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lundi 27 septembre 2010

France: grèves et alertes à la bombe plusieurs fois par mois

Septembre 2010: rentrée de la gauche, rentrée de toutes les peurs

Les islamistes d'Al-Quaida menacent la France

La semaine dernière, les services de renseignement ont évoqué 'une menace imminente d'attentat' et le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a estimé que la menace terroriste en France était 'réelle'.
Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a en effet revendiqué l'enlèvement, le 16 septembre, de cinq Français, un Togolais et un Malgache à Arlit, dans le nord du Niger, et lancé une mise en garde à Paris.
La veille, la tour Eiffel et la station de métro et de RER Saint-Michel, à Paris, avaient déjà été évacuées par la police, en raison d'alertes à la bombe, qui se sont révélées fausses.

Al-Qaida n'inspirerait-elle pas la gauche radicale ?

AQMI semble avoir bon dos: après les ruptures de caténaires (cf. libellé PaSiDupes),
la SNCF est à nouveau la cible des terroristes.

Lundi 27 septembre, la gare Saint-Lazare a été temporairement évacuée en raison d'une alerte à la bombe. L'évacuation de la gare parisienne a débuté à environ 13 h 40 et s'est achevée un peu après 14 heures. Les autorités, qui étaient à la recherche d'un colis suspect, ont mis fin à l'évacuation après n'avoir 'rien trouvé lors de l'inspection des lieux', selon la préfecture de police.

Bartolone aussi a lancé sa bombinette !

Lancée fin mai 2010, la fausse vraie nouvelle du 'pacte de Marrakech' entre DSK-Aubry pour les primaires du PS fait de l'usage. Le député PS du 9.3 vient de la relancer: le cratère n'a pas refroidi, mais les victimes ne se comptent pas sur les doigts des deux mains, car si les media se lamentent sur le sort des huit candidats putatifs, les nombreux blessés sont bel et bien du côté des militants socialistes !
Lire PaSiDupes

=> A noter que le même Cloclo Bartolone nous a déjà fait une crise de rébellion au printemps dernier. En avril dernier, le socialiste s'en prenait comme d'habitude au gouvernement. En tant que président de Conseil général en Ile-de-France, il avait pris des "emprunts toxiques", mais accusait néanmoins le pouvoir de ses problèmes budgétaires dus à sa gestion hasardeuse des finances de son département.
Le terrorisme revêt des aspects aussi divers qu'inattendus... Lire PaSiDupes

dimanche 26 septembre 2010

Primaires au PS: Bartolone, politiquement incorrect

Cloclo jette un pavé dans le marigot de la Rue Solférino

Rien que de la fraternité

Les socialistes pensaient avoir réussi leur affichage de sérénité
lors de leur grand show estival de La Rochelle et malgré la fête de la Fraternité de leur électron libre picto-charentais à Arcueil en septembre. Mais, voilà que Claude Bartolone rompt cette belle harmonie en lâchant une bombe verbale qui explose cette belle façade.
Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, ancien fidèle de Laurent Fabius lequel a soutenu Martine Aubry lors du congrès de Reims en 2008, a fait vendredi sur France Inter, une révélation destinée à faire plus de dégâts que celle de l'ex-comptable vénale de l'affaire Bettencourt à Mediapart et un grand nombre de victimes au sein même du PS.


Le cave se rebiffe: attentat suicide contre le PS

Le kamikaze Bartolone (ci-contre) a lâché une bombe en dénonçant à nouveau une "entente" entre les camarades Martine Aubry, premier secrétaire socialiste, et Dominique Strauss-Kahn-(DSK), en vue de la présidentielle 2012. Cette entente rendrait caduc le système de primaires, qui ne serait donc qu'une "confirmation". Des propos fracassants qui ont fait l'effet d'une bombe à fragmentation, à la fois au sein du PS et de la presse engagée.
Invité sur France Inter vendredi, l'élu a ainsi assuré que la primaire socialiste pourrait ne servir qu’à "confirmer" le ou la postulante. Ce système ne ferait alors plus véritablement office de "choix" du candidat, mais plutôt de "confirmation". Et Claude Bartolone "d'espérer que des millions de Français" viendront alors "donner leur énergie à celui ou celle qui pourra permettre à la gauche de gagner, et au pays de changer".

VOIR et ENTENDRE Claude Bartolone (PS) invité de Patrick Cohen sur France Inter ce matin:


Claude Bartolone envoyé par franceinter.

Les vertueuses victimes

=> Se sentant visée, Sa Cynique Majesté Royal ne s'est pas montrée sous les projecteurs: elle a envoyé son porte-parole, Guillaume Garot, affirmer que les propos de Claude Bartolone de "tout à fait inopportuns et déplacés". Il a rassuré la foule clairsemée des ségogols en émoi, confirmant que Désirdavenir Royal nourrit bien toujours des ambitions présidentielles et que Martine Aubry et elle "s'étaient téléphonées" dans la journée.

=> Même réaction dans le camp de François Hollande, autre vestige du socialisme, qui a lui aussi déclaré toujours compter sur la primaire pour accéder au pouvoir. La garde rapprochée de l'ancien premier secrétaire, Stéphane Le Foll et Bruno Le Roux, s'est toutefois mobilisée, réclamant des "clarifications" sur l'organisation et le calendrier de la primaire. Voilà une "étonnante révélation qui, si elle devait être confirmée, remettrait en cause le principe même de la rénovation pourtant adopté massivement par les militants au début de l'été 2010", se sont-ils insurgés, derrière un communiqué.
=> Même regain de tension chez Manuel Valls, le député-maire d'Evry, autre candidat déclaré: "Des vents contraires semblent souffler sur la logique initiale des primaires à gauche", a-t-il noté sur Europe1.

Fabius n'a pas appuyé sur le bouton Bartolone

=> Cloclo du 9.3, l'avatar du PS
Alors que plusieurs membres du bureau national du PS se sont désolidarisés des propos de Claude Bartolone, Laurent Fabius a tenu à réduire la fracture, en insistant toutefois sur le besoin d'unité. "Les primaires vont permettre à plusieurs [personnes] d'être candidats, mais il faudra faire prévaloir l'unité et je pense que parmi les grands candidats, ce serait mauvais qu'il y ait un affrontement", a-t-il mis en garde, non pas par communiqué, mais au micro de RMC.

Il évoquait le "pacte de Marrakech", par lequel Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry auraient décidé de ne pas se présenter l'un contre l'autre dans cette compétition ouverte au peuple de gauche. Un pacte de non-agression auquel semble avoir adhéré Ségolène Royal, si l'on en croit ses propos, fin mai 2010.

Détournant l'attention des accusations de l'agresseur et ancien lieutenant, l'ancien Premier ministre a appelé à "faire prévaloir l'unité" avant tout, mettant ainsi en cause les conspirateurs.

L'UMP boit du petit lait (de chèvre du Poitou)
=> En marge des journées parlementaires de la majorité à Biarritz, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a estimé devant les media que la primaire au PS s'annonçait "soit truquée, soit mort-née".
Et de prévoir: "Elle ne sera donc qu'un simulacre."
=> Le 27 septembre, Dominique Paillé se porte au secours de Ségol'haine Royal, la chèvre du Poitou que? dans leurs petits arrangements entre ennemis socialistes, DSK et Aubry s'apprêtent à tondre.
VOIR et ENTENDRE
le porte-parole adjoint de l'UMP offrir ses services à la "dinde de la farce":

UMP - Au PS, petits arrangements entre ennemis
envoyé par ump. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Les militants socialistes, la presse militante le souligne bien peu, sont, bien avant les candidats, les dindons de la farce DSK-Aubry-Royal.

Martine Aubry refuse de céder son siège à un handicapé

Sa politique du bien-être ne s'applique pas à tous et dans les avions

Une féministe ne cède pas sa place à un homme

Dans l’avion qui emportait le premier secrétaire socialiste à la Réunion pour les élections régionales, Martine AUBRY a refusé tout net de céder sa place à un homme.

Soucieuse de son propre bien-être avant tout

L'humaniste voulait pouvoir garder les jambes bien allongées pendant le voyage. Par bonheur, un passager défavorisé mais humaniste de base a en revanche accepté d'échanger sa place et la nantie a ainsi pu voyager les doigts de pieds en éventail.

La « république du respect », ce n'est pas elle, c'est l'autre !

La vertueuse socialiste a bien sûr démenti ce que tous les témoins de la scène ont vu, mais elle ne lit jamais ni ne voit ou entend quoi que ce soit qui pourrait la mettre en difficulté.

Martine Aubry a peur qu'on lui prenne sa place

Depuis son élection à la tête du PS, dans les conditions douteuses que l'on sait, la parano craint à tout instant qu'une socialiste embusquée ne lui ravisse sa place et son entourage aurait expliqué que la suspicieuse aurait cru reconnaître DSK sous les traits du passager handicapé...

Aubry, la honte hexagonale, détesterait-elle les jeunes ?

La grande prêtresse du "Vivre Ensemble" (lien PaSiDupes) aurait-elle envoûté la presse métropolitaine ? Assez étrangement, l’article paru à La Réunion n'a pas retenu l'attention des sites Mediapart ou LePost, ni de Libération d'ailleurs, et il ne s'est trouvé aucun media continental assez impertinent pour fustiger la socialiste privilégiée.

Voici cet article (que les nantis peuvent sinon acheter ICI ...)
mais qui est gratuit ICI , en Afrique !

“Un caprice de star”. Voilà comment l’un de nos lecteurs internautes qualifie l’attitude de Martine Aubry dans l’avion qui l’amenait samedi matin (13 février 2010) à La Réunion.
L’histoire commence par un banal rapatriement sanitaire : Jérémy, 21 ans, blessé au basket-ball, a les deux bras dans le plâtre et ne peut rien faire tout seul, ni manger ni s’habiller, encore moins boucler sa ceinture. La compagnie Mondial Assistance finance son rapatriement à La Réunion, ainsi que le voyage de l’accompagnateur, son frère Baptiste, 19 ans. A Orly, Air France informe les deux garçons : “Vous êtes dans des sièges séparés. Mais dans l’avion, vous pourrez demander à un passager de changer de place pour vous rapprocher”. En cabine, les deux plâtres visibles sous le tee-shirt, Jérémy demande à une dame (qu’il ne reconnaît pas) si elle veut bien changer de place. Refus ferme de la passagère, qui veut rester là “pour pouvoir allonger les jambes”. Un passager plus conciliant se dévoue ; les deux frères peuvent quand même passer les onze heures de vol côte à côte, et atterrissent sans encombre à Gillot.
Ce n’est que plus tard que les deux garçons comprennent qu’ils ont voyagé tout près de la première secrétaire nationale du Parti socialiste. Dans un message posté sur www.clicanoo.com, leur père, habitant de Saint-Pierre, raille Martine Aubry : “En bonne socialiste s’intéressant aux conditions humaines, elle a refusé de laisser sa place à un jeune handicapé”.
Quelque chose nous dit que ce citoyen-là ne votera pas socialiste aux régionales...


N.B. En revanche, la propagande socialiste fonctionne bien
A preuve cet article édifiant: lien

Si Strauss-Kahn veut se présenter aux présidentielles, croyez-vous que la Ch'tite Aubry lui cédera sa place comme convenu dans leur pacte de Marrakech ?

Sa Cynique Majesté Royal va devoir consacrer tout son temps à demander pardon pour ses camarades.
A quand un poste pour le pardon socialiste au "shadow cabinet" du PS ?...

PS: le simulacre des primaires

Le "vent de révolte" que ressentait Royal contre Sarkozy en 2008
se lève au PS en 2010 !


Soupçons socialistes de complot

Pierre Moscovici demandait en juin 2010 que
la primaire socialiste pour désigner le futur candidat à l'élection présidentielle ne soit "pas verrouillée" ni "jouée d'avance".

"Franchement, il faut jouer le jeu. La primaire doit être ouverte ou ne doit pas être."
Pierre Moscovici l'avait mauvaise dès avant l'été 2010, à propos des primaires du Parti socialiste, tout comme comme Manuel Valls, Jack Lang
VOIR et ENTENDRE l'ancien ministre invité des Questions du Mercredi, en partenariat avec le Monde, France Inter et Dailymotion sur les questions de l'avenir de l'école, de l'Europe ET des primaires socialistes:

Questions du Mercredi, Jack Lang par franceinter.

ou François Hollande
VOIR et ENTENDREFrançois Hollande, ex-Premier secrétaire du PS, député et président du Conseil général de Corrèze, invité à son tour de France Inter (encore), par Eric Delvaux, le 21 Juillet 2010, évoque déjà le « pacte de non agression » entre DSK et Aubry et le « bal des cocus » ds primaires socialistes (et se positionne dans le harcèlement socialiste du PS):

François Hollande - France Inter par franceinter.


Les candidats de second choix humiliés

Le député du Doubs avait déjà assuré le vendredi 4 juin sur France Info : " Nous devons avoir le droit, Manuel Valls, François Hollande et moi-même de participer à cette primaire. Il faut vraiment que cette primaire ne soit pas verrouillée ou jouée d'avance."
L'ancien ministre avait ainsi mis en garde contre les "petits arrangements entre amis". "Il y aura des favoris. Il y aura des outsiders. Je me mets dans les outsiders", avait-il estimé.

L'interférence des sondages

Selon un sondage CSA pour LCP, DSK arriverait largement en tête de cette primaire si elle se tenait ce dimanche. Il obtiendrait 33% des voix, devant Martine Aubry (12%) et Ségolène Royal (10%). Hollande et Valls seraient ex-aequo avec 4%.

La primaire, un apéro géant?
Pierre Moscovici, ancien lieutenant de DSK, qui s'était éloigné de son mentor, l'a revu à Washington le 21 juin. "Je verrai un ami tout simplement, je n'y vais pas pour préparer je ne sais quel accord ou arrangement. Il y a eu peut être un accord à Marrakech, il n'y aura pas d'accord à Washington", a-t-il assuré reconnaissant d'éventuelles "discussions".
"Quand des personnalités éminentes se mettent d'accord pour faire émerger une solution pour leur parti, ça peut être positif pour leur parti. Il n'est pas illégitime qu'ils soient tous les trois candidats à l'élection présidentielle".

Jeudi 3 juin, dans un entretien au journal Le Monde, Manuel Valls s'était lui aussi insurgé contre cette alliance présumée entre DSK, le directeur général du FMI et le premier secrétaire du PS.
"Si ce pacte vise à étouffer les primaires ou à les transformer en apéro géant, alors ce serait inacceptable. Je mets en garde ceux qui auraient cette arrière-pensée et qui voudraient revenir à la vieille politique où l'on s'auto-désigne à quelques-uns", expliquait alors le député maire d'Evry.
Depuis, les autres prétendants font grise mine et les simagrées socialistes de l'université d'été du PS laissèrent les observateurs perplexes

Cette semaine, Bartolone ne fait que souffler sur le feu.

samedi 25 septembre 2010

Présidentielle: les éventuels candidats au banc d'essai...

Les socialistes qui se verraient bien à l'Elysée !

Et 20 Minutes, qui les a évalués le 4 juin 2010, n'a pas tout vu !


Les tours de chauffe ont commencé au Parti socialiste en vue des primaires.

A la publication du "test à l'effort" de 20 Minutes, seul Manuel Valls s’était alors déclaré officiellement, mais les candidats officieux avaient déjà enfilé le bleu de chauffe rose de travail et la liste des pilotes potentiels s'est encore étoffée depuis (lire PaSiDupes). 20minutes.fr a dressé la liste des éventuels points forts et des faiblesses les plus criantes de chacun. Le quotidien se risque même encore à un pronostic sur les favoris, alors que la magouille des primaires est aujourd'hui dénoncée de l'intérieur (lire le prochain article de PaSiDupes).

Martine Aubry (35%)

Forces: Après des débuts difficiles à la tête du PS, la première secrétaire tient le parti. «Elle a l’appareil avec elle et elle a installé son leadership, ce qui est indispensable à une campagne réussie», note Gérard Grunberg, directeur de recherche au CNRS/Sciences Po. Autre atout: son discours de gauche traditionnelle plaît dans la conjoncture actuelle marquée par la crise. «Je ne sais pas si les gens la croient mais ils ont envie de la croire», assure le politologue. Dans l’esprit des gens, elle apparaît également comme «ayant une petite chance de battre Nicolas Sarkozy» . Enfin, elle a du caractère et de la volonté.
Faiblesses: «Elle manque de charisme et elle n’est pas excellente sur le plan médiatique», tranche Gérard Grunberg. Autre point négatif: «Elle manque de crédibilité sur le plan économique, ce qui va être très important dans les prochaines années et son discours sonne un peu creux». Enfin, son caractère peut se retourner contre elle: «saura-t-elle éviter les pièges d’une campagne, les provocations ? », s’interroge le chercheur.

Dominique Strauss-Kahn (30%)

Forces: C’est le roi des sondages qui le placent, tous ou presque, comme meilleur candidat socialiste pour battre Nicolas Sarkozy en 2012. «Outre sa très grande popularité, il jouit d’une grande crédibilité sur le plan économique lié à ses postes actuel (directeur du FMI) et passé (ministre des Finances)», insiste Gérard Grunberg, ce qui lui permet de mordre sur l’électorat centriste et de droite. Il apparaît également comme très crédible sur le plan international. Il dispose d’un courant assez influent au sein du PS, qui n’attend qu’un signe de «l’imam caché» pour se mettre à son service.
Faiblesses: DSK est déjà «emprisonné par un calendrier très compliqué» à cause du FMI. Les primaires doivent se dérouler à l’automne 2011… en même temps que le G20 sous présidence française auquel le directeur du FMI a déjà dit qu’il participerait. En outre, il jouit d’une réputation de dilettante et de nonchalance qui cadre mal avec les exigences de la campagne. «A-t-il vraiment la motivation pour y aller et a-t-il vraiment envie d’affronter Sarkozy», avec lequel il est assez proche sur le plan humain et des idées, se demande le politologue du Cevipof. Et d’après lui, «le PS a fait en sorte de lui rendre les choses compliquées» avec le «dogme» sur la retraite à 60 ans et le projet sur le programme déjà voté à l’unanimité. Enfin, «on ne sait pas se qui se cache dans les placards» de DSK, relève Grunberg, alors que le socialiste a dû déminer l’an dernier une affaire de relation adultérine au sein du FMI.

Ségolène Royal (19%)

Forces: «Elle a beaucoup de caractère, beaucoup de volonté et une certaine originalité», énumère le directeur de recherche du Cevipof Autre qualité: «son écoute dans les classes populaires» que les autres ténors socialistes n’ont pas. Ce que confirme les sondages, où si elle est distancié par les deux poids lourds déjà cités, elle les devance dans les classes populaires.
Faiblesses: Très isolée au sein du PS, la présidente de la région Poitou-Charentes «a perdu beaucoup de crédibilité. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle n’apparaît plus comme quelqu’un pouvant battre Nicolas Sarkozy», assure Gérard Grunberg. Objet politique non identifié en 2006, elle a désormais «perdu de cette fraicheur, son discours est moins novateur». Enfin, et c’est très handicapant, Royal est «une solitaire qui ne sait pas travailler en équipe»

François Hollande (10%)

Forces: Ancien premier secrétaire du PS, il dispose d’une bonne base dans le parti. «Il a de l’expérience et il est intelligent», commente Gérard Grunberg. Ses propositions en matière fiscale sont «crédibles» et le font apparaître comme «moins dogmatique» que la direction.
Faiblesses: Un bonne popularité chez les militants mais une cote ridiculement basse dans les sondages pour un ancien chef de parti: Hollande souffre d’un déficit de notoriété. Surtout, «il apparaît comme un homme du passé» et une «solution peu crédible pour gouverner la France», d’après le politologue du Cevipof.

Manuel Valls (5%)

Forces: «C’est l’oustider absolu», insiste Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques spécialiste du PS. «Il apporte vraiment quelque chose de nouveau et il est structuré politiquement», assure Gérard Grunberg. Manuel Valls est motivé, il sait ce qu’il veut.
Faiblesses: Il pèse peu dans le parti, il n’a pas de troupes. Et son discours, un peu plus à droite que la «doxa» en vigueur au PS, passe mal. «Les gens n’ont pas envie d’entendre qu’il faut faire des efforts», témoigne Grunberg. «Et il ne faut pas oublier que le parti s’est toujours pris historiquement à gauche», conclut-il. (Et sa notion de mixité lors de l'épisode de ses regrets du nombre insuffisant de "blancs, whites et blancos" dans sa bonne ville d'Evry: lien PaSiDupes
L'hypocrisie de l'opération de rattrapage de la bavure vaut le détour, sur France Info, avec la complicité de David Abiker et de Lozès du Cran: lien Parlons Net (à noter que Valls se sent 'manipulé' et que sur France Info personne n'interrompt le député-maire socialiste)

Pierre Moscovici (1%)


Atout: Il est celui qui a porté le projet de rénovation adopté ensuite à l’unanimité. Il paraît crédible sur les questions internationales puisqu’il a été ministre délégué aux Affaires européennes de Lionel Jospin.
Faiblesses: Il ne dispose d’aucune base au sein du PS, il n’est pas identifié dans l’opinion publique.

Laurent Fabius (0%)

Il a fait un pacte avec Martine Aubry, qu’il a contribué à porter à la tête du PS, avec les Strauss-kahniens. Désormais, «il porte la candidature Aubry aux primaires avec son équipe. Il est très malin, il a de l’expérience. Il attend désormais un gros ministère», assène Gérard Grunberg.

Primaires du PS: les cinq pas de la « danse des cocus »

Une mascarade: la messe est déjà dite !
Pour les amateurs de bonneteau

Arnaud Montebourg a soumis son rapport sur la rénovation du PS au Bureau national le 1er juin. Le texte détaille les modalités des primaires, chargées de faire émerger le candidat du parti pour 2012.
Une multitude d'ambitions élyséennes, pour une seule candidature estampillée PS en 2012.

Avant de pouvoir se confronter au suffrage universel sous couleurs socialistes à la prochaine élection présidentielle, les candidats déclarés devront d'abord se soumettre au plébiscite des sympathisants.
Ils ne sont donc pas dans la situation ubuesque du sondage CSA qui met Sarkozy et Villepin artificiellement à égalité, par la magie de la participation de sondés de gauche à une enquête qui ne les concerne pas.

Pour le MoDem, Paris ne vaut pas une messe
François Bayrou a d'ailleurs compris au printemps qu'il serait toujours le Rom du PS et a donc pu méditer tout l'été sur son expulsion. Il a opéré un retour volontaire en Béarn où il s'est inventé un "cabinet fantôme" pour se donner de l'importance, avant de revenir à Paris en septembre.

Selon quelles modalités?
Arnaud Montebourg a remis en juin son rapport sur la rénovation du parti et l'organisation de ces fameuses primaires.
Elaboré dans une commission intégrant toutes les sensibilités, et reprenant les principes votés par les militants le 1er octobre, le texte a fait l'objet d'une première discussion le 1er juin, avant d'être soumis au Bureau national dans l'après-midi et d'être entériné.

1. Qui vote?

Le PS veut ses primaires largement ouvertes aux électeurs de gauche. D'où un minimum de trois conditions pour y participer.
=> Exigence n°1: "Être inscrit sur les listes électorales de la République".
=> Deuxième pré-requis: "Signer, en forme d'émargement, une déclaration sur l'honneur d'adhésion aux valeurs de la gauche [...] ou si la forme paraît trop lourde un engagement de soutien au vainqueur de la primaire". Exit donc, une potentielle tentative de noyautage du scrutin par la droite.
=> Enfin, faire un don, "dont le montant sera laissé à la discrétion de chacun selon ses moyens, et pouvant aller de 1 euro jusqu'au plafond de versement défini par les règles de financement des partis politiques".
C
ette sélection socialiste par l'argent laisse rêveur !

2. Où voter?

Les scrutins se tiendront "dans les locaux municipaux mis à la disposition des primaires par les municipalités". Objectif: 10 000 à 15 000 bureaux de vote, avec au minimum "un bureau de vote par canton, et un bureau de vote pour environ 5000 électeurs".

3. Qui peut être candidat?

Un seuil de parrainage de 5% des membres du conseil national du parti -conseillers, nationaux, parlementaires, maires, conseillers régionaux ou généraux- est requis, afin "d'éviter un trop grand nombre de candidatures" ou des "candidatures farfelues".
Une "Convention d'investiture et de rassemblement", prévue après le vote, pouvant "prendre la forme d'un Congrès", aurait lieu "au plus tard à l'automne 2011".
Les primaires sont ouvertes aux "partis frères", qui seront libres de choisir la règle de désignation de leurs candidats.
Le MoDem est un faux frère...

4. Quand aura lieu le vote?

Suspense... Principale pomme de discorde au sein du parti, la question du calendrier des primaires -pouvant ou non permettre une candidature DSK- a été reportée à un Bureau national en janvier 2011 "dernier délai". Le rapport prévoit deux "options".
Option n°1: le nombre de candidats est "inférieur à 4". La campagne "courte" peut être engagée "tard" -en septembre- avec des "votes en octobre".
Option n°2: le nombre des postulants est "supérieur à 4", il faudrait alors organiser un "vote préalable" avant la mi-juillet 2011. Seuls les candidats ayant obtenu plus de 10% des suffrages pourraient rester en lice.
Le vote préalable interviendrait avant le 14 juillet. Le premier tour des primaires se tiendrait début octobre. Si besoin, un deuxième tour pourrait être organisé 15 jours après.
La date limite de dépôt des candidatures serait alors fixée à juin 2011.

5. Comment sera opéré le dépouillement?


"Publicité" et "sincérité" en seront les maîtres mots. "Le dépouillement sera public et donnera lieu à un procès-verbal et à une transmission directe des résultats par sms ou téléphone et visible sur Internet en temps réel. Le soir même, les procès-verbaux et les fonds collectés seront déposés auprès d'une commission chargée du recensement départemental des votes".
Voilà pour les apparences

Mais la réalité est tout autre
L'automne sera rude rue de Solférino, mais PaSiDupes se chargera dans ses prochains articles de ramasser les plus belles feuilles foulées aux pieds.

Christian Pierret, candidat de plus aux primaires socialistes

La liste commence à se faire longue

Christian Pierret s'est déclaré candidat à l'investiture socialiste pour 2012
Dans une émission de sa télévision locale de Saint-Dié (Vosges), Déodat TV, reprise par le quotidien régional Vosges-Matin , cet ex-secrétaire d'Etat, puis ministre délégué à l'Industrie sous le gouvernement Jospin (1997-2002), a expliqué dans une déclaration à la télévision locale de sa ville sur internet, Déodat TV, reprise par le quotidien régional: «Je serai un candidat social démocrate modéré».

Le maire de Saint-Dié indique notamment vouloir faire entendre sa voix sur les thèmes de l'énergie ou sur «une vision économique axée sur l'innovation».
La primaire socialiste est prévue à l'automne 2011 et il aurait 66 ans en 2012.

Le Lorrain
n'a pas peur de la foule


Qui sont ses rivaux et quelles étaient les estimations de leurs chances début juin 2010 ?

1- Martine Aubry (35%)
2- Dominique Strauss-Kahn (30%)
3- Ségolène Royal (19%)
4- François Hollande (10%)
5-Manuel Valls (5%)
6-Pierre Moscovici (1%)
7-Laurent Fabius (0%)
et Pierret est encore non classé, mais plus on est de fous, mieux on est !


Son parcours

Né en 1946 d'un père directeur de société (ingénieur des Arts et Métiers et de l’École navale), Christian Pierret qui a profité du milieu privilégié d'une famille bourgeoise catholique, est lui-même sorti de l'ENA. D'abord au côté de Jacques Delors, père de Martine Aubry, il est ensuite responsable du CERES (animé par Jean-Pierre Chevènement, en particulier) qui permet à François Mitterrand d’accéder aux responsabilités de Premier secrétaire PS au Congrès d’Epinay en 1979. En 1982, il se rallie à Pierre Mauroy et à Laurent Fabius. Il ne cache pas son appartenance à la franc-maçonnerie dans la Grande Loge nationale française.

Ses casseroles
Depuis la fin des années 1980, Christian Pierret a fait l'objet de plusieurs procédures pour lesquelles les jugements rendus ont levés les accusations dont il faisait l'objet, lui accordant 5 non-lieux et 3 relaxes (affaire des pompiers de Saint-Dié, détournement de fonds publics dans l'affaire de l'ARDIES et corruption et complicité d'abus de biens sociaux dans l'affaire concernant l'emploi de collaborateurs par la Lyonnaise des Eaux).

Juge libéré relâche prisonnier évadé et repris

Ce juge présumé innocent est un récidiviste
Monsieur le juge est un 'humaniste' !

Vendredi, un juge a fait libérer un jeune homme de 21 ans qui, en juillet, s’était évadé de la prison de Varces, en Isère, à l’occasion d’une permission de sortie, alors qu’il purgeait trois peines de six, quatre et trois mois pour vol aggravé, conduite sans permis et abus de confiance.

Cette victime de la police avait été interpellée jeudi et déférée au parquet de Grenoble, vendredi, alors qu'elle était libérable le 3 novembre, précise Le Parisien.

Monsieur le juge est décidement très ouvert

Ce juge des libertés et de la détention n'est autre que celui qui avait décidé impunément de laisser en liberté Monsif Ghabbour, le second braqueur présumé du casino d’Uriage, en Isère. Lire Le Parisien

Ce magistrat manifestement fort compréhensif et responsable avait déjà provoqué l'indignation des honnêtes gens, des éducateurs et des parents responsables, mais aussi d'une partie de la classe politique.
La gauche avait en revanche maintenu sa position sur l'indépendance des juges. Autant dire sa liberté débridée.

Les syndicats de policiers sont écoeurés

Valérie Mourier, secrétaire départementale du syndicat Alliance a réagi à cette nouvelle affaire:
"On est désolé de voir que la justice n'a pas pris la mesure des récentes décisions. Que le même JLD décide de relâcher une personne qui a commis des actes répréhensibles, c'est inadmissible"."Des mesures devraient être prises contre ce juge pour lui expliquer que lorsque des personnes sont condamnées, il faut qu'elles purgent leur peine", a-t-elle ajouté.

Brice Hortefeux propose que certains juges soient élus

Est-ce vraiment trop injustifié ?

Lien Le Parisien

vendredi 24 septembre 2010

Retraites: Madame Royal voit Sarkozy en Louis XVI

Les destins tragiques de Marie-Thérèse, Marie-Olympe et Marie-Ségolène




Marie-Thérèse-

Charlotte de France,

fille aînée du roi

Louis XVI




Ce qui irrite la gauche déjà fort susceptible


Le ministère de l'Intérieur observé que les cortèges des manifestants du 23 septembre ont drainé moins de monde qu'il y a deux semaines.

Bien qu'il refuse tout dialogue, le PS se mêle au débat, mais par voie de communiqués.
C'est ainsi que, vendredi 24 septembre, la socialiste Royal a ajouté son grain de sel à la bataille des chiffres. « Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait énormément de monde dans la rue, au moins autant que la dernière fois et (...) plus qu'au moment du pic des manifestations contre le CPE » a-t-elle assuré depuis son marais poitevin et du haut de ses 17% dans les sondages.

La mobilisation contre la réforme des retraites lui a en outre inspiré un commentaire complémentaire: le président lui ferait « penser à Louis XVI dans son palais qui fermait ses volets pour ne pas entendre le peuple gronder » !
En somme, pour l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, « il faut que Nicolas Sarkozy, que le gouvernement écoutent le peuple français qui exige une autre réforme des retraites, à la fois juste et efficace ». Une réforme qui garantit le maintien du niveau des pensions ne semble donc évidemment pas 'juste et efficace' à celle qui n'en a cure !

Désirdavenir Royal a enfin le sentiment que « l'écart (des chiffres) est tel qu'il en devient dérisoire ». Ce qui lui permet de conclure, en toute objectivité et par un jugement passe-partout, qu' « en lançant cette polémique, le pouvoir cherche à faire diversion et à ne pas répondre aux vrais sujets ».

Hormis une promesse dangereuse de retour aux 60 ans, la présidente de Poitou-Charentes a alimenté la polémique, mais n'a encore pas fait progressé le débat sur les retraites.

L'Histoire pour les Nuls

=> Depuis que Julien Dray l'a initiée, Sa Cynique Majesté Royal s'identifie à la Olympe de Gouges, révolutionnaire féministe.
Or, pour commencer, Marie-Olympe de Gouges était simplement Marie Gouges (1748), une enfant adultérine. Femme politique et polémiste qui rédigea la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle devint emblématique des mouvements pour la libération des femmes. Mais après avoir soupçonné Robespierre d’aspiration à la dictature, elle fut guillotinée, le 3 novembre 1793 à Paris, pour ses écrits et singulièrement une lettre au président de la Convention où elle s’indignait d'une mesure attentatoire, selon elle, aux principes démocratiques...
Dans une « profession de foi civique », l’adjudant général ...Aubry de Gouges, par crainte d’être inquiété, renia publiquement sa mère qui mourut sur l'échafaud, comme celui qu'elle avait combattu.

=> Madame Royale
Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851) est la fille aînée de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche. Elle est donc également appelée Madame Royale. Seul membre de la famille royale libérée de la Tour du Temple en 1795, elle partagera l'exil de son oncle, le futur Louis XVIII, et, devenue dernière dauphine de France à la mort de celui-ci, elle ne donnera pas de descendance aux Bourbons.
La mort de son oncle et beau-père Charles X (1836) fit de Marie-Thérèse, 58 ans, la nouvelle reine de France et de Navarre, aux yeux des légitimistes.
Marie-Thérèse de France est inhumée dans un monastère de Slovénie, où reposent également son oncle, le roi Charles X.


Des destins mirroirs
En termes de similitudes rocambolesques, le premier secrétaire du PS a de quoi être interpelée par le parcours chaotique de Madame Royal, sa 1ère dauphine du Congrès de Reims, exilée en Poitou-Charentes, candidate battue à la présidentielle de 2007, puis à la prise du pouvoir au parti socialiste, et qui vit prisonnière de la tragédie révolutionnaire passée.

Eric Besson, harcélé par la presse tombée dans le caniveau

Sa vie privée sous les coups des media malveillants

Déontologie: qui soutiendra que la presse française n'a pas des relents d'égoûts ?

D'abord, sa famille: «Le fils d'Eric Besson agressé »

Il ne manque que la photo du jeune Maxime...

Tel est le titre qui a fleuri partout dans la presse, qu'elle soit papier ou Internet, professionnelle ou anonyme... Le temps d'une rose !
« Maxime Besson, le fils du ministre de l'Immigration, a été victime d'un vol à l'arraché le week-end dernier dans le 16e arrondissement de Paris et a déposé une plainte, révèle le site du point.fr.
L'étudiant s'est fait subtiliser son téléphone portable dans lequel figuraient entre autres les numéros personnels de la ministre de la Justice Michèle Al[l]iot-Marie, du secrétaire d'État chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez, de l'animateur Michel Drucker et de l'actrice Emma de Caunes. Le Service d'accueil, de recherche et d'investigations (Sarij) 16 a été appelé à une attention particulière en raison de ce répertoire téléphonique très fourni.
Rien ne permet pour le moment de faire un lien entre l'agression du fils et les activités du ministre. »
Cette précision sonne comme un aveu de complot !

Le 21 septembre dernier, aux environs de midi, le site internet du magazine Le Point - fort peu sarkosyste - a en effet publié un article concernant un Maxime Besson, fils du ministre de l'Identité nationale, agressé au cours d'une tentative de vol de son téléphone portable.
Or, l'article du Point, cité par PurePeople (Yahoo!), a été très vite retiré. Le jeu médiatique consiste maintenant à garder le silence sur l'authenticité de l'information et à donc instiller l'idée que l'agression du jeune homme serait effective et ses numéros de téléphone divulgués.
Le tout aurait en outre été classé « top secret», parce que la rédaction du point.fr n'a pas donné suite et qu'un blogueur contributeur de LePost, qui avait évidemment copié-collé l'article, l'a retiré, comme d'ailleurs Le Point, mais aussi
Yahoo ! et Le Monde. Et pourtant, Google a longtemps permis de retrouver une copie de la page originale du Point.fr. Et c'est ce lien qu'avait donné LeFigaro.fr dans son article sur le sujet...
Selon Le Point, simple « Erreur sur la personne »
« Le Point.fr le 22/09/2010 à 19:09 - Modifié le 22/09/2010 à 19:33
Le 16 septembre 2010, un jeune homme dénommé Maxime Besson a déposé plainte pour le vol de son téléphone portable. Âgé de 22 ans, il a dit aux policiers posséder dans son répertoire de nombreux numéros de personnalités - Emma de Caunes, Laurent Wauquiez ou encore Éric Besson. Contrairement à ce que nous écrivions mardi, cet étudiant n'est pas le fils du ministre de l'Immigration. À nos lecteurs, toutes nos excuses. »
C'est a
ussi simple que ça !

Ensuite, son couple


« Le voyage de noces de Besson payé par son ministère, selon Bakchich, Besson nie »

Péremptoire, Bakchich accuse, retranché derrière le secret des sources. Il ne reste plus à Besson qu'à « nier ».

« Le journal en ligne Bakchich a accusé vendredi Eric Besson d'avoir fait payer par le ministère de l'Immigration son voyage de noces en Italie, une information aussitôt démentie, documents à l'appui, par le ministre qui
a décidé de porter plainte contre le journal.
Le journal publie en fac-similé ce qu'il présente comme les bons de commande des billets en classe affaires du ministre et de son épouse, affirmant que le ministère a payé 1.500 euros pour chaque billet.
"Les deux billets ont été réglés avec la carte bleue du ministre", a démenti son cabinet à l'agence de presse française, joignant les copies des billets et l'autorisation de débit.
Rien que ça !

Mediapart ou Bakchich, bonnet noir et rouge bonnet

A l'origine site internet panafricain avec pour slogan « informations, enquêtes et mauvais esprit », Bakchich a fait faillite et s'est relancé dans le papier avec l'arrivée de journalistes du Monde ou du Canard Enchaîné. Devenu Bakchich Hebdo, il se déclare pompeusement « journal qui n’écrit que s’il peut apporter un plus aux infos du jour et qui se nourrit d’enquêtes exclusives, fouillées. » Il se dit néanmoins apolitique...
Aujourd'hui, il a besoin de doubler son tirage pour atteindre l'équilibre financier. Il a trouvé la méthode, celle de Mediapart !

Les aimables lecteurs sont invités à sauvegarder les deux fac-similés probablement devenus introuvables.

Syndicats: et encore deux journées de mobilisation, les 2 et 12 octobre

Ils se shootent à la grève contre la réforme des retraites

Des doses deux par deux

Les syndicats se sont retrouvés vendredi matin pour confirmer sans surprise leurs menaces d'avant la grève - pourtant « majoritaire » - du 23 septembre, après celle du 7, assortie d'une nouvelle journée de manifestation dans la rue, après celle du 15, qui ne leur ont encore pas suffit.
Ils ont décidé des suites de la protestation contre le projet de réforme des retraites, au lendemain. Deux nouvelles dates de mobilisation a été décidées : ce sera une troisième manifestation depuis la rentrée le samedi 2 octobre, mais aussi la deuxième journée de grève, mardi 12 octobre.

Le samedi 2 octobre, les organisations espèrent attirer plus de manifestants qu’en semaine, spécialement des jeunes et des femmes, et le mardi 12 octobre, où les travailleurs auront le choix entre défiler et sacrifier une journée de salaire. Les centrales feront un point intermédiaire le 4 octobre, lors d'une réunion intersyndicale. L'intersyndicale mise notamment sur "une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre", afin de "conforter la mobilisation et permettre l'engagement de nouveaux salariés dans l'action" longue, une grève renouvelable « à partir du 12 », comme indiqué par Bernard Thibault (CGT) au 13h00 de France 2.

Les syndicats autistes dénoncent la surdité du gouvernement

L'intersyndicale ne compte pas sur le PS
réunie vendredi au siège de la CGT à Montreuil, continue de réclamer une "réelle négociation" pour chercher d'autres financements des régimes de retraite, alors que le gouvernement axe sa réforme sur l'allongement de la durée d'activité. Les syndicats marquent ainsi leur défiance envers la promesse socialiste par Sa Cynique Majesté Royal, confirmée par la Ch'ite Aubry, de retour à l'âge de la retraite à 60 ans, le jour où la gauche reviendra au pouvoir.

Les syndicats tiennent toujours le même discours
"Les organisations mettent en garde le gouvernement sur les conséquences que provoquerait l'ignorance de la colère qui s'exprime profondément", ont prévenu les six centrales syndicales dans un communiqué commun.
Or, jeudi soir, Eric Woerth a notamment noté "une décélération incontestable de la mobilisation".
"Le mépris du gouvernement est inacceptable. Il n'a pas les mêmes lunettes que nous pour analyser la situation", a polémiqué Laurent Berger, de la CFDT. "Le mouvement s'enracine dans le pays", a assuré Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, malgré la baisse du nombre de grévistes, voire même de celui des manifestants.

Déçus par les Français, les syndicats reserrent les rangs

Les apparences d'unité
"Le travail d'échanges a déjà commencé ces derniers jours", a avoué la CGT juste avant la réunion, qui a permis aux syndicats de mettre en sourdine leurs divergences afin de définir des modalités d'action commune.
Bien que partisan – avec Solidaires-SUD, du trotskiste Besancenot- de la grève générale pour "bloquer le pays sur 24 heures" au moins et "contraindre le gouvernement à évoluer", le secrétaire général de FO (Force ouvrière) Jean-Claude Mailly s'est donc finalement rallié au projet des syndicats dominants, qui défendaient depuis plusieurs jours l'idée d'une journée de manifestations pendant un week-end.

La réalité des divisions
Comme les fois précédentes, le texte est signé par les syndicats CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU et Unsa, à l’exception de FO et de Solidaires-SUD. Ces deux derniers restent intransigeants sur le retrait de la réforme dans la déclaration commune.
La veille, entre 1 et 3 millions de personnes ont manifesté contre la réforme selon les organisateurs syndicaux, mais moins d'un million , selon le ministère de l'Intérieur. Pour les premiers, les cortèges étaient sensiblement plus fournis que le 7 septembre, alors qu'ils étaient simplement plus nombreux pour atteindre des chiffres invraisemblables, en multipliant les estimations excessives au niveau de chaque lieu de rassemblement de province. Pour le gouvernement, en revanche, les défilés et les grèves, particulièrement dans la fonction publique, ont drainé moins de monde, de l'ordre de 970 000 personnes au total, partout en France.
De quoi agacer la CGT... Lire PaSiDupes

Pathétiques estimations syndicales de participation à la journée du 23 septembre

Des manifestants, mais moins de grévistes

La bataille des chiffres

Les raisons politiques l'emportent sur les raisons sociales et davantage encore sur la raison.
Les syndicats organisateurs de la grève 'majoritaire' du 23 septembre prétendent que le mouvement grandit, alors que le pouvoir observe «une décélération incontestable de la mobilisation».


Les inactifs ont défilé
Alors que l’estimation de fin de journée donnée par le ministère de l’Intérieur indique 997.000 manifestants au total, la CGT a dénombré 3 millions de manifestants hier contre la réforme des retraites en France et la moyenne d'âge des marcheurs était élevée. Ce chiffre contesté se devait d'être supérieur à celui du 7 septembre, mais ce dernier -2 735 000- était déjà surévalué, puisque les services préfectoraux n'en ont vu que 1,1 million. Les syndicats tentent ainsi de convaincre que la mobilisation ne faiblit pas et qu'elle atteint même le pic de 2006 contre le contrat première embauche (CPE). Leur crédibilté est très faible, ne serait-ce en particulier que parce que les jeunes étaient alors dans la rue et qu'ils ne le sont plus.

Les manifestants ou les grévistes, ce n'est pas pareil !

Les actifs ont travaillé
Cette farce des chiffres masque le fond du problème des syndicats. Les organisateurs cherchent dresser un rideau de fumée sur le nombre des grévistes.

  • Pour le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, « le pari est perdu pour le gouvernement ».
    Côté PS, Martine Aubry a de nouveau demandé le retrait du projet de réforme, et assure que « beaucoup de jeunes et de femmes avaient rejoint le cortège », ce qui reste justement à démontrer et qui constitue l'une des faiblesses de ce mouvement.
  • Le gouvernement insiste en revanche sur la grève dans les entreprises. Elle a en effet été moins suivie que lors de la dernière journée d'action, le 7 septembre. Illustration dans un communiqué de l'Elysée paru à la mi-journée : « Soit les Français considèrent que tout cela est déjà derrière eux, soit ils adhérent davantage » au projet de réforme.
    « La raison est en train de l'emporter, nous a aussi confié Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP. Les Français ont compris l'intérêt de la réforme pour eux et pour l'équilibre du système des retraites. »
    Hier soir sur France 2, Eric Woerth constatait, lui aussi, qu'il y avait « une décélération incontestable de la mobilisation, dans la rue et dans la grève ».

    La majorité silencieuse est raisonnable

    Libération et L'Humanité, même combat
    Dans L'Huma, on peut lire que 68% des sondés soutiennent le mouvement. On y rappelle un sondage de la CGT, affirmant que 70% des sondés s'opposent à la politique du gouvernement...
    Libération se situe dans les mêmes eaux. 63% des sondés se situent du côté des grévistes (ce qui n'a guère de sens), 59% sont opposés au report de l'âge légal, 45% se disent révoltés (contre 21% de résignés).

    "Une grande majorité de Français juge la réforme inéluctable", dit-on à l'Elysée selon Le Figaro. Commentaire de LePost: « Reste à savoir de quelle majorité il s'agit, car les chiffres, on leur fait dire ce que l'on veut, manifestement... » 'Manifestement' est bien le mot, mais suspicion unilatérale en est un autre. D'ailleurs, dans ce cas, le misérable site Internet n'a pas les chiffres pourtant à la disposition de tous!

    L'engagement solennel du PS, par la voix de Sa Cynique Majesté Royal, à rétablir la retraite à 60 ans en 2012, ne convainc pas les Français, révèle l'enquête OpinionWay réalisée pour Le Figaro. Manifestement, les Français n'ont pas oublié les promesses non tenues par le PS de revenir sur les précédentes réformes des retraites. Seulement 36% des personnes interrogées semblent croire en effet à la promesse des ténors socialistes de revenir sur les 62 ans, nouvel âge légal de départ à la retraite après le vote de la réforme du gouvernement. Ils sont 63% à estimer que jamais le PS n'abrogera la loi Woerth-Fillon. A comparer avec les sondés de Libération: « 63% se situent du côté des grévistes » !

    L'opposition est à la rue

    => Sondage Le Figaro, à la veille de la grève du 23 septembre
    Les socialistes pourront trouver matière à se rassurer en constatant que 69% de leurs sympathisants croient dur comme fer au retour aux 60 ans. Mais l'adhésion à cette promesse est déjà moins forte chez les Verts (53%) et carrément absente chez les amis de François Bayrou. Seuls 12% des électeurs du MoDem croient ce retour possible. Inversement, 83% des sympathisants UMP jugent impossible l'engagement du PS. La proportion est à peu près la même (81%) chez les partisans du Front national.
    Quant à la perception de la réforme par les Français, elle évolue assez peu par rapport à d'autres enquêtes. Si 70% des personnes interrogées par OpinionWay la jugent «nécessaire», 32% seulement estiment que le projet du gouvernement est «juste». 52% des Français trouvant le gouvernement «courageux» de s'attaquer à l'un des tabous sociaux en France. Le gouvernement peut compter sur un soutien complet des sympathisants UMP. 96% d'entre eux approuvent la réforme et 80% répondent qu'elle est «juste».
    La question n'est jamais posée de la crédibilité du maintien du niveau des retraites avec un retour de la gauche aux affaires...
    À la veille de la seconde journée de mobilisation syndicale, cette enquête n'était pas faite pour rassurer les partenaires sociaux. Après avoir rassemblé entre 1,1 et 2,5 millions de personnes dans les manifestations du 7 septembre, les leaders syndicaux n'ambitionnaient qu'une mobilisation du même ordre pour la journée du 23.

    L'après 23 septembre 2010

    Le mensonge est naturel aux uns

    Au lendemain, les syndicats martèlent des chiffres merveilleux, ceux qu'ils auraient voulus.
    Le mot d'ordre a d'ailleurs été si bien entendu à Marseille que La Provence écrit: « la police a ainsi comptabilisé quelque 22 000 manifestants quand les syndicats en dénombraient 220 000».
    Que dit aussi La Provence ? « [jeudi 23 septembre 2010 à 10H32] Pour cette nouvelle journée d'action nationale contre la réforme des retraites, aujourd'hui dès 10h, la mobilisation est plus forte que le mardi 7 septembre en région. »
    Or, le rassemblement était prévu à 10h30 au Vieux-Port, mais le mot d'ordre était clair et c'est ainsi que la FSU prévoyait: « Le cortège sera dédoublé le jeudi 23 septembre pour répondre à l’affluence historique attendue. »
    Qui s'étonnera donc qu'à Marseille les syndicats mulitplient les chiffres par ...10 !

    Le langage de vérité des autres

    Le 8 septembre, le Premier ministre avait répliqué sèchement au PS: «Depuis 1993, la gauche n'a jamais tenu un seul des engagements qu'elle a pris en matière de retraite.» Et le chef du gouvernement a tenté de rafraîchir la mémoire de l'opposition en refaisant l'histoire des réformes des retraites successives depuis vingt ans: «Vous aviez promis d'abroger la réforme Balladur, vous ne l'avez pas fait. En 2003, vous aviez promis d'abroger la réforme que nous allons porter; vous l'avez aujourd'hui intégrée dans les propositions que vous faites. Et en 2007, vous avez combattu la réforme des régimes spéciaux; je n'ai trouvé aucune phrase dans votre projet qui vise à revenir sur cette réforme. Tout se passe comme si une bonne réforme pour vous, c'était la précédente.»

    Et maintenant ?

    La rue peut-elle défaire ce que l'Assemblée nationale a voté?
    Plusieurs syndicats pensent désormais à une manifestation un week-end, peut-être le samedi 2 octobre, afin de permettre aux salariés d'exprimer leur mécontentement sans perdre une nouvelle journée de salaire. La baisse du nombre des grévistes le 23 septembre engage en effet les organisations syndicales à faire descendre dans la rue les « 68% des sondés [qui] soutiennent le mouvement », selon L'Humanité.

    Du côté des radicaux de FO et de SUD, on pousse à une grève reconductible, pour ne pas effrayer avec le terme de « grève générale ».
    Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndical voudrait lui une journée de grève unitaire de 24 heures pour « contraindre le gouvernement à évoluer », c'est-à-dire le travail parlementaire, élus de la nation. Il veut durcir le mouvement pour forcer l'exécutif à faire marche arrière et donc rayer d'un coup de plume le travail parlementaire et bafouer la volonté des députés démocratiquement élus.

    Après une journée d’action «réussie» selon les syndicats et face à un gouvernement qui n’a pas l’intention de céder, l’intersyndicale va se réunir à 13h, ce vendredi, au siège de la CGT, afin de déterminer les suites à donner au mouvement.

    La rue mène les syndicats à l'impasse

    «La logique du conflit impose la surenchère des chiffres. Ce n’est pas une affaire d’huissier, c’est une affaire de politique», écrit Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro. Cependant, pour cet éditorialiste, «l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’on ne sent pas dans le pays la grande vague susceptible de faire reculer Nicolas Sarkozy».
    Le gouvernement, qui mise sur des divergences de stratégie entre les syndicats, a annoncé qu'il est prêt à bouger, au Sénat, mais seulement à la marge, et en aucun cas sur les bornes des âges de départ à la retraite.
  • Des sondages pour manipuler l'opinion ?

    Apprenons à "décrypter" les sondages
    Les partis et la presse se réfèrent aux analyses, études et autres panels des instituts de sondage. Ils n'ont d'autre objectif que de nous en imposer par leur façade scientifique. Leurs directeurs vêtus de noir sont des individus compassés et franchement graves (autant dire sinistres) auxquels celui qui réussira à arracher l'esquisse d'un pâle sourire n'est pas né. Ils dirigent d'ailleurs des "instituts', terme impropre qui ne convient qu'à desorganisations universitaires, mais qui confère sans doute un vernis de respectabilité.

    Pourquoi tant de précautions si leurs opérations étaient aussi respectables qu'elles paraissent ? Pour nous aider à résister aux sondages, Valeurs Actuelles propose cet article, le jeudi 23/09/2010. Valeurs actuelles , si besoin, nous déniaise...

    Comment les sondages nous manipulent

    Un Français sur deux ne croit pas aux sondages ou s’en méfie. C’est pourtant en France qu’on en publie le plus. Sans compter les sondages internes commandés par les partis. Les plus secrets. Mais aussi ceux qui pèsent le plus sur la politique.
    C’est “le” sondage qui a fait l’événement la semaine dernière et induit l’opinion en erreur. « Présidentielle 2012 : Villepin crée la surprise », titrait le Parisien du 14 septembre. À la clé, les résultats d’une « enquête exclusive CSA » démontrant que Nicolas Sarkozy et l’ancien premier ministre « se retrouvent au coude à coude » dans l’optique de 2012 : 15 % chacun. Largement reprise dans les médias et commentée sur Internet, l’information, pour l’opinion, est devenue : “Sarkozy et Villepin à égalité pour la présidentielle”. Or, c’est exactement l’inverse que révèle ce sondage ! [Lire PaSiDupes]
    À la question : “Qui préféreriez-vous voir représenter la droite en 2012 ?”, le chef de l’État et le président de République solidaire obtiennent certes, tous deux, 15 %. Mais ce sont les Français, droite et gauche confondues, qui répondent. Futurs électeurs d’un côté, simples spectateurs de l’autre.
    Car, si les premiers s’apprêtent, effectivement, à voter pour l’un ou pour l’autre des candidats de leur camp (FN inclus), la “préférence” accordée par les seconds n’induit en rien un vote futur. Au premier tour de 2012, ils ne seront qu’une infime minorité (et encore !) à se mêler d’un éventuel match Sarkozy-Villepin. C’est exclusivement au sein des “sympathisants de droite” que les deux adversaires pêcheront leurs voix. Or, que répondent les “sympathisants de l’UMP”, “coeur de cible” de cet électorat ? 45 % d’entre eux choisissent Sarkozy, contre… 5 % Villepin. Inversement, celui-ci obtient la “préférence” de 23 % des sympathisants PS et PC contre respectivement 4 et… 0% pour Sarkozy. Mais à quoi sert d’être adoubé par des électeurs qui, sauf exceptions, voteront pour un autre ?

    Le Parisien et CSA ont-ils, pour autant, voulu “manipuler” l’opinion ? « Évidemment, non », se défend Jean-Daniel Lévy, le directeur de l’institut. Interrogé par le quotidien, celui-ci l’avait du reste souligné : « En explorant de manière plus précise [les] sympathisants de droite, et plus encore ceux de l’UMP, Nicolas Sarkozy tient la corde de manière très nette. […] Dominique de Villepin incarne pour l’heure davantage l’antisarkozysme que la construction d’un projet politique propre. » Ce que confirme un autre… sondage (Ifop-Paris Match), testant Villepin dans le cadre d’un premier tour (bien réel, celui-là) à la présidentielle : l’ancien premier ministre n’y est crédité que de 6 à 8% des voix, contre 25 à 28 % pour Sarkozy
    Selon Jean-Daniel Lévy, si l’enquête réalisée pour le Parisien a pu être mal interprétée par l’opinion [mais en fait surtout par les media d'opposition !], cela est dû, notamment, à « la nécessité, pour les médias, de faire une présentation simplifiée de leurs sondages, alors même que ceux-ci nécessitent, le plus souvent, une lecture plus affinée, donc plus complexe : dates du “terrain”, dont les résultats ne seront pas les mêmes selon que le sondage a été ou non réalisé “à chaud”, ventilation par catégories de sondés, solidité du choix… » Sont toujours disponibles, sur le site du Parisien (leparisien.fr) et du CSA (csa.eu), les… dix-neuf pages de “l’intégralité du sondage”, mais qui, hors quelques initiés , aura eu la curiosité (et la patience…) de les consulter [et de les traduire, puisque les "décripteurs" professionnels les ont exploités tout crus, aux fins douteuses qui les avaient motivés] ?

    Apparues dans les années 1930 aux États-Unis (lire l'article de Stéphane Denis dans "Valeurs actuelles"), c’est en France que les enquêtes d’opinion publiées sont les plus nombreuses : presque deux par jour en moyenne ! Et encore ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg, 90 % des sondages n’étant pas rendus publics. Malgré cette profusion ou à cause d’elle, un Français sur deux affirme ne pas y croire, ou s’en méfier, en raison, d’abord, de la méconnaissance des méthodes utilisées : échantillons, quotas, marges d’erreur, redressements… Objet de tous les soupçons de “tripatouillage”, ces méthodes répondent, en réalité, à une logique très codifiée : les intentions de vote “brutes” sont indexées sur les derniers scrutins (manière, notamment, de mieux mesurer le vote FN, souvent dissimulé par les sondés). Opacité ? Sans doute. Complexité ? Sûrement. Mais c’est ailleurs que se dégagent les vraies zones d’ombre. Ainsi des questions, jugées trop “provocatrices”, que les instituts refusent de poser. Ce qui a été récemment le cas pour le Cri du contribuable, souhaitant interroger les Français sur la suppression des avantages des fonctionnaires [et surtout l'ensemble du 'politiquement correct', dont les questions ethniques, tabous et protégées. Ainsi, aussi, des mystérieux liens d’intérêts noués, entre les instituts et leurs “clients”. Ancien de l’IFOP, puis cofondateur de BVA, Michel Brulé, l’un des ex-“papes” de la profession, le reconnaît : « C’est vrai que cela peut poser des questions de déontologie : peut-on, à la fois, conseiller un homme politique dans le privé et tester par la suite, en toute indépendance, sa popularité au travers de nos sondages publics ? Pour avoir pratiqué ce “mélange des genres” avec Raymond Barre, Pierre Mauroy et bien d’autres, je peux témoigner que cela n’a jamais influé sur mes travaux. Mais à l’heure où l’opinion réclame de plus en plus de transparence, je suis favorable à ce que les instituts de sondage rendent public le nom de tous leurs clients privés. »

    Une avancée cependant encore insuffisante pour “laver”, à elle seule, les sondeurs d’une autre accusation récurrente : « Lorsqu’un sondage est commandé par un journal de droite, il donne des résultats de droite ; lorsqu’il est commandé par un journal de gauche, il donne des résultats de gauche », résume un internaute sur forum.orange.fr consacré à la “fiabilité des sondages”. Cette “fiabilité”, il est vrai, a été l’objet d’une vive polémique – une de plus ! –, au cœur de l’été. À l’origine : un sondage Ifop-le Figaro en date du 6 août testant les propositions de Sarkozy lors de son discours de Grenoble : expulsion des Roms, déchéance de la nationalité, peines incompressibles… Le discours était approuvé par 70 à 89 % des Français. Ce “plébiscite” pour le chef de l’État est vanté en une du Figaro. Huit jours plus tard, une enquête CSA pour Marianne semble démontrer le contraire [c'était la résultante du précédent sondage] : 69 % des Français jugent “inefficace” la politique menée depuis huit ans par Sarkozy en matière de sécurité.
    En cause, selon la gauche : la formulation des questions du sondage Ifop-le Figaro, utilisant des termes “connotés” : “camps illégaux” plutôt que “camps non autorisés”, “délinquants multirécidivistes” plutôt que “personnes condamnées plusieurs fois”, “assassins”, plutôt qu’“auteurs d’homicide”, etc. Des « entorses […] aux règles élémentaires de la profession », accuse Libération. [une offensive du 'politiquement correct', plutôt qu'un alignement] « De l’art de façonner l’opinion publique », renchérit le Monde [incapable de ce genre de langage clair]. Directeur adjoint du département opinion de l’Ifop, et auteur de l’enquête controversée, Jérôme Fourquet se défend : «Concernant les différences entre notre sondage et celui de Marianne, c’est normal : le sujet n’était pas le même ! Nous avons interrogé notre échantillon sur des propositions concrètes, CSA sur le bilan de Nicolas Sarkozy. Concernant notre enquête elle-même, les questions utilisent les mots couramment employés. Nos partenaires sont libres de commenter nos chiffres comme ils l’entendent, mais ceux-ci sont incontestables [sans doute dérangent-ils ?]. La preuve : trois semaines après notre enquête, un autre sondage sur les Roms donnait 63 % d’approbation aux propositions du chef de l’État, contre 79 % dans le Figaro. Compte tenu de la violente polémique qui a suivi, des critiques du pape, de la gauche et d’une partie de la droite, c’est encore très élevé et témoigne de l’importance de l’approbation initiale. »

    L’intitulé réel de la question, au moins aussi important que la réponse ? «Disons plutôt que l’opinion se focalise presque entièrement sur la seconde, négligeant souvent, à tort, les nuances de la première, poursuit Jérôme Fourquet. Cela peut l’induire en erreur. » En témoigne… notre propre sondage Isama, publié cette semaine (lire page 22), selon lequel 63 % des Français estiment que le “démantèlement des campements illégaux de Roms en France est une question qui relève exclusivement de la souveraineté de l’État français”. Un résultat qui, à première vue, semble prendre le contre-pied de celui du CSA réalisé ce week-end pour le Parisien : 56 % des Français répondant que “l’Union européenne est dans son rôle en critiquant la politique du gouvernement français”… En réalité, la contradiction, là encore, n’est qu’apparente : farouchement attachés aux prérogatives de leur État, les Français n’en acceptent pas moins les critiques de l’Europe. Le dernier mot– indication phare de notre enquête – devant revenir à la France…
    1981 : un institut créé sur mesure pour Chirac
    Posons franchement la question : le fait que Valeurs Actuelles se positionne à droite peut-il avoir “orienté” le résultat ? Sous-entendu : nos partenaires réguliers (Ifop, CSA, Isama) orientent-ils eux-mêmes leurs sondages en fonction de la sensibilité de leurs clients ? « Nous travaillons avec des partis et des médias de gauche comme de droite, répond Jean-Daniel Lévy. « À travers nos études, c’est notre crédibilité professionnelle qui est en jeu, ajoute Jérôme Fouquet (Ifop). La concurrence entre les six principaux instituts est le garant de notre indépendance. Qu’un client doute de celle-ci, au regard d’un résultat sentant le “bidonnage”, et il part voir ailleurs… »

    Il n’empêche : les politiques, bien qu’ils s’en défendent, sont convaincus de l’influence positive, pour eux-mêmes, de sondages (publics) flatteurs. « Quelques jours avant le premier tour de la présidentielle de 1965, se souvient Michel Brulé, alors à l’Ifop, nous avions réalisé un sondage pour France Soir annonçant de Gaulle en ballottage avec 43 % des voix. Il paraît dans la première édition. Aussitôt, Pierre Lazareff reçoit un coup de fil de Roger Frey, le ministre de l’Intérieur. “Vous vous êtes fait avoir, lui dit-il : nous disposons d’un sondage RG plaçant le Général à 54 %.” Lazareff décide alors de publier les deux enquêtes dans sa seconde édition. Quelque temps plus tard, de Gaulle ayant effectivement été mis en ballottage [44,6 % au premier tour], j’eus l’occasion de m’étonner de leur piètre performance auprès de sondeurs des RG. Qui se défendirent énergiquement en me rétorquant : “En fait, nous avions donné 46 % des intentions de vote à de Gaulle, mais le ministre a cru de son de voir de voler au secours du Général en difficulté.” Ce qui montre qu’il n’est pas si facile de manipuler l’opinion… »

    Tous les sondages prédisant la course en tête de Giscard face à Chirac pour la présidentielle de 1981, Charles Pasqua avait fait plus fort encore en lançant lui-même, en sous-main, l’institut Public SA – le seul, durant toute la campagne, à pronostiquer un second tour Chirac-Mitterrand ! Objectif : “booster” la candidature de son champion. Sans résultat, là encore…

    Interrogés en février 2007 par l’Ifop, les Français étaient certes 19 % à affirmer que les sondages auraient une “influence importante” sur leur choix à la présidentielle, mais dans quel sens ? Pour venir au secours d’un candidat décroché ou pour renforcer le poids grandissant d’un autre ? «Les deux cas de figure existent, répond Jérôme Fourquet, mais le second est plus fréquent. Ségolène Royal a sans nul doute bénéficié, lors de sa désignation par les militants du PS, de ses bons sondages présidentiels. De même, le score de François Bayrou en 2007 a-t-il assurément été amplifié par ses sondages, mais à la marge.

    En aucun cas, un bon sondage ne fait une élection
    Pas plus que le soutien quasi unanime des médias. En témoigne la dégringolade d’Édouard Balladur en 1995, dont l’élection paraissait pourtant «déjà jouée», comme l’annonçait alors Jérôme Jaffré, de la Sofres, dans un article du Monde demeuré célèbre. En témoigne aussi l’élimination de Jospin par Le Pen en 2002. En témoigne encore la victoire surprise du “non” lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005.

    Davantage que l’opinion, ce sont les politiques qu’influencent le plus les sondages. En 1999, ce sont deux études internes de la SOFRES qui décidèrent Pasqua et Villiers, jusque-là ennemis irréductibles, de faire liste commune aux européennes – où ils devancèrent le RPR. En 2007, c’est à sa “performance” d’avoir été l’un des – très – rares à avoir prévu le résultat du référendum de 2005, que Patrick Buisson doit d’avoir été recruté par Sarkozy pour sa campagne présidentielle, puis comme conseiller de l’Élysée chargé des…sondages. « Patrick, lancera-t-il lors de sa remise de la Légion d’honneur à l’Élysée, j’ai décidé de le décorer seul, car sans lui je ne serais pas là aujourd’hui… »
    Stratégie et thèmes de campagne, slogans, mais aussi sélection, en amont, des “candidats les mieux placés” aux élections locales : à l’exception du Front national (avec lequel aucun institut n’accepte de travailler, de crainte de perdre leurs autres clients…), c’est par le biais de ces enquêtes secrètes commandées par les partis que l’opinion, indirectement, se retrouve la plus “manipulée” par des sondages. Tout le monde se souvient du croisement des courbes de Chirac et Balladur en 1995. Mais qui sait que c’est une étude confidentielle, commandée à BVA en février, qui a convaincu Chirac, alors au plus bas, de maintenir sa candidature –pour finalement l’emporter ? Le sondage en question annonçant sa future remontée… dans les sondages !
    Arnaud Folch

    A lire également dans le magazine...
    Le roman des sondeurs, par Stéphane Denis.