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dimanche 26 juillet 2009

Nicolas Sarkozy en observation au Val-de-Grâce

Des témoignages de sympathie, mais un « silence qui fait du bruit »

Le président de la République a été placé sous surveillance cardiologique dimanche dans un hôpital militaire de Paris à la suite d'un "malaise", dans le parc de la résidence présidentielle de Versailles.

"Ce malaise, qui est survenu après 45 minutes d'exercice physique intense, ne s'est pas accompagné d'une perte de connaissance. Il a conduit le président à interrompre son effort et à s'allonger avec l'aide d'un proche", explique l'Elysée.Des proches de Nicolas Sarkozy , dont le maire UMP de Levallois, Patrick Balkany, ont indiqué qu'il ne s'agit que d'un malaise vagal, sorte de "coup de chaud" qui se traduit par un éblouissement momentané et sans gravité. Il restera au Val-de-Grâce jusqu'à lundi matin.

Le médecin de l'Élysée qui était à proximité a apporté les premiers soins et a prévenu les secours. La prise en charge du chef de l'Etat a été assurée par les pompiers.
Transporté à l'hôpital par hélicoptère, il a subi un bilan sanguin, un électroencéphalogramme et une IRM (imagerie par résonance magnétique) permettant notamment d'avoir une vue précise du cerveau, précise l'Elysée. Les résultats des examens sont "normaux". La présidence souligne que la surveillance cardiologique est "systématiquement pratiquée dans de telles circonstances" et annonce qu'elle publiera un nouveau bilan lundi.

Nicolas Sarkozy n'a aucun antécédent de santé grave connu.
C'est la deuxième hospitalisation connue de Nicolas Sarkozy depuis qu'il est à l'Elysée. La première, le 21 octobre 2007, avait été tenue secrète, avant d'être révélée dans un livre de deux journalistes en janvier 2008 et confirmée officiellement. Elle concernait une intervention bénigne à la gorge.
Le dernier bilan de santé datait du 3 juillet 2009.

Sportif, le président qui observe un régîme alimentaire scrupuleux, et ne boit ni ne fume, pratique le vélo et la presse a médiatisé ses footings avec François Fillon dans Paris peu après son entrée à l'Elysée, à New York avec le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, ou encore dernièrement à la mi-juillet avec la première dame.

Programme présidentiel allégé

Le président a reçu ses collaborateurs "afin de se tenir informé de l'actualité".

  • Le président se fera remplacer lundi midi à une cérémonie de signature à l'Elysée par Christine Lagarde, la ministre de l'Economie. Une décision sera prise lundi concernant le déplacement prévu mardi au mont Saint-Michel, dans la Manche, a indiqué l'entourage présidentiel.
  • Le Premier ministre François Fillon a interrompu son week-end dans la Sarthe pour rentrer dans l'après-midi à Paris.

    Entre haine et compassion

    Ses principaux adversaires politiques lui ont adressé leurs voeux de rétablissement
    . Les premiers à lui souhaiter un prompt rétablissement furent le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui n'avait pas quitté Paris pour cause d'arrivée du Tour de France et son « premier adversaire », Zizou-Bayrou qui en a fait des tonnes sur BFM-TV , jugeant "bien et nécessaire dans des moments comme cela de faire un signe de voeux, de former des voeux pour une meilleure santé du président". "Au-delà des débats politiques et des combats, des affrontements, il y autre chose, qui sont les sentiments qu'on porte d'homme à homme et qui méritent eux aussi d'être exprimés", a-t-il ajouté.
    Jacques Chirac a fait savoir par son entourage qu'il avait pris de ses nouvelles auprès de Claude Guéant.
  • La première secrétaire du PS Martine Aubry a également formé des "voeux de prompt rétablissement", sur BFM-TV "en espérant qu'il va retrouver le plus vite possible une pleine santé".
  • L'ancien ministre socialiste Jack Lang a également adressé au président Sarkozy "un message de sympathie et ses voeux les plus chaleureux en lui souhaitant, en particulier, un retour proche à ses activités normales".
  • Interrogé par téléphone sur la même chaîne, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a souligné que "tout est normal, donc ce sont des nouvelles qui sont rassurantes". "Ca nous fait particulièrement plaisir", a-t-il dit, "on lui souhaite un prompt rétablissement". Il a aussi noté l'"effort de transparence qui a été voulu par l'Elysée tout au long de cette journée": "je crois que c'est nouveau, c'est vrai" mais c'est "surtout très important".
  • Sa Cynique Majesté Royal, celle qui s'attribue pourtant une « responsabilité particulière » au PS, n'a pas encore remué les lèvres: les mots de sympathie ne lui viennent pas naturellement ...
  • Nicolas Sarkozy, hospitalisé aujourd'hui pour malaise sportif

    L'annonce a été faite après 15 heures
    Le Président de la République, âgé de 54 ans, a été pris d'un malaise vagal en fin de matinée, ce 26 juillet, alors qu'il pratiquait son jogging dominical.

    Nicolas Sarkozy n'aurait pas perdu connaissance.
    "Il a été immédiatement pris en charge par son médecin", indique l'Elysée, et transporté de La Lanterne, résidence officielle des présidents au Château de Versailles, probablement à l'hôpital du Val de Grâce.
    "Il subit actuellement des examens complémentaires", précise l'Elysée qui communiquera de plus amples informations "ultérieurement".

    Le Monde et Mediapart fuitent au service de Julien Dray

    Une bonne raison de supprimer le juge d'instruction

    L'enquête pour abus de confiance concernant le député socialiste Julien Dray est arrivée au stade du rapport final de la police financière. Il n'est évidemment pas destiné à la publication dans la presse. C'est pourtant ce qui est arrivé: deux media socialistes, un quotidien, Le Monde, et un site Internet, Médiapart, ont bénéficié de fuites...


    Ce document récapitule les soupçons ayant motivé l'ouverture de l'enquête fin 2008 dans ce dossier qui est censé préfigurer la réforme de la procédure pénale.
    Il est devenu presqu'accessoire qu'il concerne aussi le train de vie de cet élu et l'origine jugée suspecte de plusieurs centaines de milliers d'euros versés par certains de ses proches entre 2005 et 2008. Entendu par la police fin juin, le député socialiste a assuré que les fonds versés par ses amis sont des prêts qui ont été remboursés ou qui vont l'être.
    L'argent provient selon la police de caisses d'associations, notamment les Parrains de SOS-Racisme, dont Julien Dray est co-fondateur, et la FIDL, association de lycéens.
    Les montants publiés vendredi, qui ne sont pas démentis par ses avocats, font état de 1,6 million d'euros de revenus globaux entre 2005 et 2008 - salaire de député et fonds litigieux venant de ses proches mêlés - et de 2,08 millions de dépenses. Combien d'années de SMIC ?

    L'avocat du présumé innocent surjoue l'indignation

    Les fuites, qui ont permis cette publication bien ciblée sur des media complaisants, pourront être instrumentalisée au procès .
    Me Lef Forster, avocat de Julien Dray, fait savoir que, sur le fond, Julien Dray maintient qu'il n'a commis "aucune malversation".

    Le cher maître a aussitôt pris soin de disculper les services du procureur
    , qu'il connaît parfaitement, précise-t-il, ce qui oriente les fuites sur l'instruction ou la police, voire les deux.
    Un syndicat intouchable de police aurait-il « fuité » et fourni à la défense les moyens de plaider sur la forme plutôt que sur le fond ? Cette connivence défense-syndicats n'est pas une première.

    Me Lef Forster s'est donc à nouveau déclaré extrêmement scandalisé par cette publication. Il a en conséquence assuré que l'élu socialiste refuserait désormais de collaborer à l'enquête et a déposé plainte, comme il se doit.
    « Cette volonté de manipulation inacceptable nous conduit à persévérer dans nos plaintes et à ne pas collaborer", a-t-il bien insisté. "On privilégie une interprétation fallacieuse avant même que les personnes s'expliquent", a tonné l'avocat courroucé.

    Tout le monde y trouve son compte

    Julien Dray a toujours rêvé de devenir ministre de l'Intérieur. Son affaire servira en tout cas la réforme de la procédure pénale qui se profile qui envisage la suppression du juge d'instruction.

  • Ces fuites, dont on peut penser qu'elles sont plus consensuelles qu'il n'y paraît, fournissent au procureur Jean-Claude Marin l'occasion de faire avancer le projet de réforme. Il a d'ailleurs innové en transmettant jeudi 23 ce rapport de police à la défense de Julien Dray et de plusieurs autres personnes en leur proposant de présenter des arguments écrits.

  • La procédure est censée préfigurer les futures méthodes de poursuites pénales. L'affaire d'Outreau, qui a mis en évidence les dangers de l'intruction lorsque le juge est frappé d'autisme, devrait trouver une certaine utilité.
    L'Elysée veut en effet supprimer le juge d'instruction, magistrat indépendant et tout-puissant mais solitaire qui mène des enquêtes contradictoires avec accès au dossier pour la défense, au profit du procureur, nommé sur décret présidentiel.

    Suite de l'enquête à la rentrée

    Il est probable, compte tenu des conclusions policières, que le parlementaire soit cité directement devant le tribunal correctionnel pour y être jugé pour "abus de confiance" en compagnie de certains de ses proches et pourvoyeurs de fonds .

    Les syndicats de magistrats jugent que l'innovation du procureur risque d'être irrégulière. Dans l'état actuelle de la procédure Julien Dray et les autres personnes interrogées, qui ont le statut de témoins, n'ont normalement pas de droit d'accès à l'enquête, soulignent-ils.

    L'enquête préliminaire n'a en outre pas vocation à amener des investigations complètes mais sert à voir s'il y a matière à poursuite, ajoutent-ils.

    Le fond du problème pour la fin
    Les syndicats de magistrats feignent enfin de ne pas comprendre la nécessité d'anticiper une réforme politique par des expérimentations procédurales. Ils font plus que jamais de l'immobilisme, refusent donc les tests grandeur nature et, soupçonneux, opposent leurs a priori.
  • Restauration: accords d'augmentation des salaires et des embauches

    C'est la résultante de la baisse de TVA à 5,5%

    Dénigrez, il en restera toujours quelque chose...
    C'est entre autres le cas, malgré la chute la TVA de 19 à 5,5% dans la retauration: les restaurateurs, de 'mauvais Français', ne l'auraient pas répercutée, aucnjornalite n'en aurait noté le début d'une amorce d'effet sur son addition. La profession resterait-elle les "bras ballants" ?
    Deux des cinq syndicats de salariés de la restauration et de l'hôtellerie en France, la CFDT et la CGC, ont pourtant signé un accord de revalorisation salariale avec le patronat.

    Un relèvement des salaires est l'un des trois engagements du "contrat d'avenir", passé entre la profession et les pouvoirs publics en échange de la baisse de la TVA à 5,5%, entrée en vigueur le 1er juillet.
    L'accord salarial signé vendredi établit le salaire de base à 1.671,75 euros, "avantages en nature et nourriture compris", contre 1.337,70 euros pour le smic de droit commun.
    A la CGC, on précise que le salaire horaire de niveau 1 dans la profession sera désormais de six centimes supérieur au smic normal, à 8,88 euros.
    "On décolle du smic. C'est une bonne nouvelle particulièrement pour l'hôtellerie puisque la baisse de la TVA ne concernait que la restauration", a déclaré Didier Chastrusse, vice-président de la fédération hôtellerie et restauration du syndicat.

    Les restaurateurs ont également promis d'embaucher 40.000 personnes et de baisser les prix, ce qui, de l'avis du gouvernement et des associations de consommateurs, ne va pas assez vite.

  • Côté syndical
    L'accord s'appliquera à l'ensemble de la profession à une double condition : que les trois autres syndicats de salariés du secteur - CFTC, FO et CGT - n'y fasse pas objection et que le ministère du Travail fasse une "extension" de l'accord aux restaurateurs non syndiqués.

  • Côté patronal
    Pour Christine Pujol, présidente de l'UMIH, premier syndicat patronal de la restauration, "la signature de cet avenant par la CFDT et la CGC témoigne clairement de la volonté de la profession de tenir les engagements du 'contrat d'avenir'".
    "C'est aussi la preuve que le dialogue social est renoué", note-t-elle.
  • Le Synhorcat, deuxième syndicat patronal, se félicite également de cette future nouvelle grille des salaires.
    "Le 'contrat d'avenir' est en bonne voie. Il n'y a plus de smicards dans le secteur de l'hôtellerie-restauration", écrit le président du Synhorcat, Didier Chenet.

    L'agence de presse R****** parle sans enthousiasme de « revalorisation » pour une augmentation des salaires, alors qu'il s'agit d'une avancée arrachée de haute lutte à l'Union Européenne par le gouvernement.
  • Banaliser, c'est déjà dénigrer. Et en période de crise, le dénigrement systématique n'est pas 'insolent' mais carrément anti-républicain.

    samedi 25 juillet 2009

    Surprise: Ségolène la bien-aimée, victime de menaces de mort à son tour

    Jean-Pierre Pernaut et pas elle: il n'y avait pas de justice ?

    Les braves gens les aiment, croyait-on, Sa Cynique Majesté Royal et son franc sourire calibré, et pourtant on l'entarte et on la cambriole, malgré ses plaies ouvertes et ses mauvais sondages. Certains profiteraient-ils de son état de faiblesse pour tirer sur l'ambulance?

    L'amère Royal ne pouvait-elle pas être de reste ?

    De même qu'elle se pose en recours, en participant avec Valls, Dray, BHL et Lang au tollé général contre le PS et sa direction, alors que personne ne lui demande rien, elle ne pouvait laisser passer les lettres de menaces de mort à l'encontre de ses amis Sarkozy et Juppé, sans se mettre en scène.
    En février dernier, le chef de l'Etat, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati et Christine Albanel avaient reçu par courrier une balle de 9 mm et des menaces. Rien pour elle ! Que du mépris: elle se sentait humiliée. Vu sa stature politique, seuls sa prise de hauteur et son recul rendaient en effet (difficilement) concevable qu'elle ne reçût aucune menace.
    Dix personnalités de droite au total étaient citées par les courriers. Parmi elles figuraient le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, le député du Nord UMP Christian Vanneste et le maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy. Du menu fretin en comparaison d'un prédateur de l'envergure de Désirdavenir Royal qui serait passée au travers des mailles du filet. Les criminels manquaient décidemment du plus élémentaire respect de la hiérarchie.

    Certes, le courrier s'adressait aux ministres et élus «pourvoyeurs de lois liberticides, de lois fachistes», et les accusait de distiller la haine. Or, en matière de haine, il était un peu fort de négliger son alambic plein. Avait-elle d'ailleurs demandé pardon pour ce comportement. Ce courrier menaçait également «l'UMP, le Nouveau centre, le FN et autres collabos centristes ou socialos collabos». Une promiscuité qui la chagrine, puisque la socialiste occasionnelle ne peut être accusée de collaboration.
    Mais, dans sa logique de dénonciation, ne rien recevoir la désignait pourtant comme l'instigatrice des criminelles malveillances visant ses adversaires. Il fallait prendre les choses en main. Y aurait-elle mis bon ordre?

    Elle a pris son temps, quatre mois, car les auteurs de l'envoi de menaces de mort risquent une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 3 ans et 45.000 euros d'amende. Gala et Voici pourraient lui rapporter deux à trois fois plus dans l'été et cette perspective de rentrées d'argent facile aurait fait tomber ses scrupules hésitations.

    L'amère de Melle a donc reçu sa lettre de menaces

    Accompagnée d'une balle de gros calibre, comme tout le monde. Ils n'ont pas fait de différence: n'est-ce pas un peu vexant ?
    Son avocat (et parrain de ses enfants), Me Jean-Pierre Mignard, a confirmé une information de la Nouvelle République du Centre-Ouest: le paquet cadeau a été adressée au Conseil Régional de Poitou-Charentes, dont la socialiste est encore présidente jusqu'en 2010.

    L'enveloppe, adressée à la candidate battue et rabattue en personne, mais évidemment en son absence, contenait également des articles de presse consacrés à l'élue socialiste, ainsi qu'un photomontage, précisant que la lettre avait été écrite sur ordinateur. Me Mignard a indiqué qu'une main courante avait été déposée hier à Poitiers.

    Désormais assimilée aux personnalités politiques de la majorité, elle bénéficie ainsi du traitement de faveur dû à son rang dans les sondages ses prétentions. Les envois sont en effet pareillement revendiqués par une mystérieuse "cellule 34".

    A l'approche de la fin du Tour de France, la presse ne manquera donc pas de cartouches.

    Les socialistes français sèment aussi la zizanie au Parlement Européen

    L'exception culturelle politique du PS en Europe

    Les socialistes français ne cassent pas seulement les pieds de Cohn-Bendit

    Les eurodéputés socialistes français se rendent également insupportables aux socialistes européens. Les tensions ont reprisdès le lendemain des élections du 7 juin, lorsque l'Allemand Martin Schulz (1955) a proposé de transformer le Parti socialiste européen (PSE) en Alliance progressiste des socialistes et des démocrates (APSD), afin de l'élargir aux eurodéputés démocrates italiens. Bien qu'affaiblis (31 élus en 2004, 14 élus en 2009), les socialistes français s'y sont fortement opposés.

    Le climat délétère entre les socialistes français et le président du parti socialiste européen (PSE) au Parlement Européen
    (depuis mai 2004) s'est encore dégradé quand ce dernier a reconduit l'« accord technique » passé entre le PPE [Parti populaire européen, centre droit] et l'APSD sur le partage des responsabilités. Une nouvelle fois, les socialistes français ont dénoncé cet accord en refusant de prendre part au vote sur le président du Parlement Européen. Les eurodéputés de la gauche du PS, Françoise Castex et Liêm Hoang Ngoc, proches de Benoît Hamon, porte-parole et mignon de Martine Aubry, ainsi qu'Estelle Grelier, qui soutient Laurent Fabius, ont même voté pour la candidate GUE [Gauche unitaire européenne], la Suédoise Eva-Britt Svensson.

    Pour construire une « maison commune de la gauche », ils veulent casser la baraque
    Ce nouvelle fronde a éclaté au nom de la continuité de la démarche initiée, au niveau national, par Martine Aubry soutenue par Sa Cynique Majesté Royal !

    Liêm Hoang Ngoc
    dénonce ses camarades socialistes français.

    Selon lui, ils se seraient abstenus, parce qu'« ils ne voulaient pas braquer Martin Schulz, à la veille de la répartition des postes dans les commissions du Parlement européen ». Il faut dire que le président socialiste européen a déjà été au centre d'un incident diplomatique: Silvio Berlusconi l'avait présenté comme un kapo...

    Bilan ?

    L'ancien Premier ministre polonais, Jerzy Buzek (1940) candidat du Parti populaire européen (PPE, droite), a finalement été élu président du Parlement Européen, avec le soutien des autres socialistes européens, devenant ainsi la première personnalité d'un pays de l'ex-bloc communiste à accéder à cette fonction.

    Inaudibles au sein de l'APSD, les socialistes français s'apprêtent à vivre cinq années difficiles à Strasbourg. Le sort du PS hors des frontières hexagonales deviendra un enjeu politique d'autant plus important que se trouve désormais à la vice-présidence de l'Internationale socialiste une certaine... Marie-sEGOlène Royal, par la grâce de ...la Ch'tite Aubry.

    Qui est Estelle Grelier ?

    On peut avoir envie de savoir que, née en 1973 en Vendée mais diplômée de l'IEP de … Grenoble, elle fut pendant 3 ans assistante parlementaire Patrick Jeanne, député- maire PS à ...Fécamp. En 2004, pour les élections régionales, elle fut sollicitée par Alain Le Vern (actuel président de la région Haute-Normandie né 1948 à Portsall où ,en mars 1978, eut lieu naufrage de l'Amoco Cadiz), un instituteur qui fut chargé de mission aux cabinets successifs de ...
    Laurent Fabius .


    françoise>Un peu de Françoise Castex, maintenant ?

    Née au Maroc en 1956, elle est titulaire d'un DEA, comme tout le monde au PS, en … sciences de l'éducation obtenu à Toulouse-Le Mirail , tristement célèbre pour ses grèves et la confusion lors de l'attribution des diplômes. Les lycéens tentent -souvent en vain- de s'inscire partout ailleurs, quand ils ne sont pas demandeurs d'animation syndicale. Et d'évaluation allégée, compréhenive... Ci-contre à gauche, des figures du P.S. gersois, le député Ph. Martin et la candidate F. Castex (cheveux à la garçonne) entourent Joseph Bové.

    Entrée en politique par l'engagement syndical, elle fut secrétaire générale adjointe du syndicat de l'éducation populaire à la FEN pendant huit ans dans les années 90, bien qu'elle ne fut jamais guère en présence d'élèves, puisqu'elle fut planquée à l'abri des insultes et des crachats comme fonctionnaire à la direction départementale de la jeunesse et des sports du Gers ! Elle a également été présidente du comité départemental de la Ligue des Droits de l'Homme et membre de son comité central dans la même période.

    Elle a adhéré au PS en 1991, d'abord au courant de Gauche socialiste puis à Nouveau Monde. De 1998 à 2000, elle a été conseillère auprès du président du Conseil Général du Gers, puis membre du cabinet de Jean-Luc Mélenchon, ministre délégué à l'enseignement professionnel: pour sa connaissance de la réalité du terrain ?

    Elle a mené le combat pour le NON au referendum du 29 mai 2005 sur le projet de Constitution européenne avec Henri Emmanuelli, puis l'a suivi au Nouveau Parti socialiste, lancé en 2002 par Julien Dray, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon. Le sémillant Nono Montebourg et la gracieuse Yvette Roudy l'abandonnèrent en 2005, mais d'autres, tel Michel Vauzelle (Bouches-du-Rhône), ou Benoît Hamon, animateur du groupe "Nouvelle gauche", firent le choix de rester au NPS dans lequel ce dernier s'est dissous. Est-ce bien clair? Que de soubresauts tout de même !
    C'est donc tout naturellement que Françoise Castex est aujourd'hui euro-député d'opposition à l' actuelle Union Européenne où elle anime le désordre socialiste.

    Liêm Hoang-Ngoc, enfin ?
    Cet économiste français, né en 1964 à Saïgon, est maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du CNRS: et il faudrait croire que ses étudiants ne seraient pas manipulés !

    Au PS, c'est un proche de Henri Emmanuelli (1945) qui 'drive' BB Hamon, le porte-parole Titine Aubry. Secrétaire général du club Nouveau Monde (PS) (2002), il est fait également partie du club de pensée « La Forge », initié par Noël Mamère et Benoît Hamon et du conseil scientifique d'Attac.
    Ca suffit peut-être pour savoir qu'il est pro-européen... Dans le cadre de la campagne sur le référendum en 2005, au sujet du traité établissant une Constitution pour l'Europe, Riton Emmanuelli n'a-t-il pas fait publiquement campagne pour le NON ?

    Le jeu des sept familles du gouvernement Fillon

    Les affinités au 23 juin 2009, selon Le Figaro

    Voici la liste des membres du nouveau gouvernement.
    Cliquer sur l'image pour la visualiser en plus grand


    - Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat
    -
    Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés
    -
    Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
    -
    Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
    -
    Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat
    -
    Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement
    - Bruno Le Maire ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche
    -
    Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication ;
    -
    Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire
    - Henri de Raincourt, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement
    -
    Christian Estrosi, ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, chargé de l'industrie
    -
    Valérie Letard, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable
    -
    Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés
    -
    Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
    -
    Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports
    -
    Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense
    -
    Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
    - Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
    - Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des aînés, auprès du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
    - Benoist Apparu, secrétaire d'Etat, chargé du logement et de l'urbanisme, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable
    - Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'outre-mer, auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
    -
    Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre

    Par ailleurs, sont confirmés dans leurs fonctions:
    -
    Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes
    -
    Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi
    -
    Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance
    -
    Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
    -
    Hervé Morin, ministre de la Défense
    -
    Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports
    -
    Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire
    -
    Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industerie et de l'emploi, chargé de l'emploi
    -
    Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique
    -
    Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, chargé des Transports
    -
    Fadela Amara, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville
    -
    Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Intérieur et des Collectivités territoriales
    -
    Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée du Commerce extérieur
    -
    Alain Joyandet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie
    -
    Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer
    -
    Martin Hirsch, Haut-Commissaire auprès du Premier ministre aux Solidarités actives contre la pauvreté, à la Jeunesse et à la Vie associative

    vendredi 24 juillet 2009

    La "responsabilité particulière" de l'amère Royal pour "aider le PS à changer"

    Ne changera-t-elle donc jamais ?Son échec à la Présidentielle lui fait de l'usage !

    L'ex-candidate PS à la présidentielle Marie-sEGOlène Royal estime avoir une "responsabilité particulière" pour "rassembler nos forces et aider le PS à changer vraiment, en profondeur" alors que le parti traverse un crise de leadership.

    Sa Cynique Majesté Royal instrumentalise ses troupes

    L'amère Royal n'est pas une spécialiste du dialogue. Pour ne pas communiquer avec le PS, elle a envoyé vendredi une lettre aux adhérents de son association. Vu leur nombre et leur abattement, le PS n'a pas grand chose à attendre d'une bande de pelés errants et désabusés qui ont battu en retraite en désordre.
    Ils doivent se refaire ! "L'été nous invite à faire une pause, à prendre du recul et de la hauteur". Pour la hauteur, on pensait qu'elle avait fait son maximum, mais elle s'accorde donc encore un peu de marge. Elle prétend aussi prendre du recul, ce qui s'impose en effet puisqu'elle n'a toujours rien de plus à offrir que ce qu'elle promet depuis plus de trois ans. Malgré sa « responsabilité particulière » autoproclamée et sa hauteur, elle ne fait donc ni plus ni mieux que des seconds couteaux aux dents longues, tel Manu Valls, qui renouvellent sans cesse les mêmes appels, inlassablement et en pure perte: yaka !

    Désirdavenir Royal « casse-t-elle les pieds » de Dany-le-Rouge?

    Pour la crédibilité, c'est au plus fort du dénigrement interne qu'
    elle assure ne "pas ajouter à la cacophonie du Parti socialiste, qui a plus que jamais besoin de travail, d'idées neuves, et de sérénité". Puisqu'il ne s'y est pas encore mis, malgré les législatives, les municipales et les Européennes, sans compter la crise internationale, elle exhorte l'ensemble de la gauche qu'elle associe ainsi au désastre du PS. Sa Cynique Majesté Royal a le sens du partage ...de la défaite et de l'impuissance.

    Après Dray, Valls, BHL,ou Lang, c'est bien tardivement que l'oie du Capitole de la région Poitou-Charentes met en état d'alerte un camp socialiste déjà en pleines manoeuvres depuis plusieurs semaines.
    "Travaillons à relever la gauche, face à une droite arrogante et trop sûre d'elle-même. Travaillons à rendre possible une nouvelle espérance". C'est à croire que le PS peut être sensible au lyrisme du pompier incendiaire picto-charentais.


    L'art de ré-écrire l'Histoire

    C'est inouï, mais l'amère porteuse assure qu'elle a "porté les couleurs de la gauche à l'élection présidentielle de 2007", depuis en berne, puis qu'elle a "porté l'exigence de la rénovation lors du débat du Congrès" de Reims en novembre dernier où elle a mis le feu au parti, ne laissant qu'un tas de cendres. Le « devoir de mémoire » est plus que jamais nécessaire au PS.

    Comment tout ramener à soi

    Sa Cynique Majesté Royal profite du désarroi socialiste pour se dresser au milieu du champ de ruines et de morts.
    "Cela me crée des devoirs. J'ai, en effet, une responsabilité particulière : celle d'agir pour rassembler nos forces et aider le PS à changer vraiment, en profondeur", recommence-t-elle, expliquant qu'elle ne veut "pas être instrumentalisée dans un quelconque courant ou sous-courant, à l'heure où le PS souffre d'être si fragmenté".

    Pathétique tentative pour se relancer
    : quand les cadavres s'amoncèlent, c'est peut-être l'occasion rêvée -bien qu'indécente- pour les chefs qui se tiennent à l'arrière de se porter sur le front.

    Un parti atteint par la grippe H1N1?

    Hautaine, la battue et re-battue est importunée par les relents du marigot socialiste et ne se penchera sur la dépouille du PS qu'avec un masque et des gants. Elle se tient au-dessus de la mêlée et ne se frotte pas à la misère humaine. Royale, elle indique donc qu'elle refuse de prendre "part aux multiples initiatives de courants qui vont avoir lieu cet été" et invite "tous ceux qui partagent l'espoir d'un monde nouveau" à "venir nombreux, le samedi 19 septembre à Montpellier, pour la fête de la Fraternité".
    "Bon été à tous. Rendez-vous à la rentrée, en grande forme ! ", conclut-elle, sans doute un peu trop 'maternaliste' au goût de Dany-le -Rouge...
    Que la crise soit avec vous !

    Action Directe: Schleicher libéré par la Cour d'Appel

    Un de plus en liberté contre l'avis du Parquet
    La Cour d'Appel de Paris a accordé aujourd'hui une nouvelle mesure de semi-liberté pour un ancien membre d'Action Directe (AD), groupe communiste libertaire.
    Cette fois, c'est Régis Schleicher, ex-dirigeant de l'une des branches du mouvement armé d'extrême gauche Action Directe.

    La Cour d'Appel n'est pas aux ordres du ministère de la Justice


    Le 25 juin dernier, le Parquet général s'était opposé à la semi-liberté pour Schleicher, 52 ans, mais la chambre d'application des peines de la Cour d'Appel a suivi les juges du tribunal d'application des peines qui avaient déjà été favorables à la libération de l'ancien terroriste d'extrême gauche.
    Les syndicats de la magistrature auraient-ils un faible pour l'extrême gauche ?

    25 ans les deux perpétuités

    Arrêté le 15 mars 1984, Régis Schleicher a été condamné à deux reprises par la Cour d'Assises de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité: la première fois en 1987 pour sa participation au meurtre de deux policiers avenue Trudaine à Paris le 31 mai 1983, puis en 1988 pour des hold-up avec tentatives de meurtre sur des policiers. Le 15 mars 2002, la Juridiction nationale de libération conditionnelle (JNLC) avait refusé sa remise en liberté.

    La perpétuité à 12 ans et six mois a-t-elle encore un sens ?

    Incarcéré à la centrale de Clairvaux (Aube), Régis Schleicher pourra bientôt sortir de prison la journée pour travailler mais devra y passer les nuits et les week-ends.

    Les syndicats de police ont-ils quelque chose à déclarer ? Ca fait le meurtre de policier à six ans de détention...

    Les extrémistes ont droit à la clémence des juges

    En 1979, l' « organisation de guérilla » commença à revendiquer ses attaques sous le nom d'Action Directe, expression empruntée à l'anarcho-syndicalisme du début du XXe siècle mais, au nom de la lutte contre l’impérialisme capitaliste, des symboles de la puissance de l’État, le grand patronat et la défense du prolétariat, elle ne fit alors que des dégâts matériels.

    Le 13 septembre 1980, Jean-Marc Rouillan et Nathalie Menigon, pensant rencontrer le terroriste Carlos, sont arrêtés
    rue Pergolese à Paris après un échange de coups de feu. Mais, après l'élection de Mitterrand en 1981, le nouveau gouvernement fait voter une loi d'amnistie qui remet en liberté Rouillan et Ménigon. Pendant l'hiver 81-82, l'organisation se scinde en quatre groupes , dont l'Affiche rouge qui commettra plusieurs attentats anti-sémites tout en continuant sa lutte anti-impérialiste, et Action Directe avec Jean-Marc Rouillan et Nathalie Menigon qui s'allient à la Fraction armée rouge à partir de 1985.

    De 1982 à 1987, AD exécute plusieurs assassinats
    ou tentatives: 1987, les principaux membres d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, et Georges Cipriani sont arrêtés par le RAID et condamnés (tout comme Régis Schleicher, arrêté en 1984) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de dix-huit ans, notamment pour les assassinats de Georges Besse, PDG de Renault, par le commando Pierre Overney (un militant maoïste), et le général René Audran, (responsable des ventes d'armes de la République Française.

    Les libérations anticipées

  • Joëlle Aubron, dont la peine avait été suspendue en 2004 pour raisons de santé,
    est décédée en 2006 .
  • Nathalie Ménigon a bénéficié de la clémence de la chambre d'application des peines de la Cour d'Appel de Paris qui lui a accordé le regime de semi-liberté en juillet 2007 et sa libération conditionnelle, après 20 ans, en juillet 2008.
  • Jean-Marc Rouillan a obtenu un régime de semi-liberté en décembre 2007, mais elle a été révoquée en octobre 2008, suite à des propos tenus lors d'une interview donnée au magazine L'Express. On ne se refait pas.
    En décembre 1986, Alain Peyrefitte, ancien Garde des Sceaux, avait pourtant fait l'objet d'une tentative d'assassinat.

    Il ne restait plus à la Cour d'Appel de Paris que de libérer Régis Schleicher. C'est chose faite depuis le 23 juillet 2009. Elle aura encore profité de la torpeur estivale...
  • jeudi 23 juillet 2009

    Guerre froide au PS : après Valls et Dray, Montebourg y va de ses missiles

    Chargé de sa rénovation, Nono bombarde son parti

    Arnaud Montebourg a ajouté au chaos du PS

    Nono tente de dissimuler son impuissance en ajoutant lundi matin sa critique aux critiques de la gestion du Parti socialiste. N'est-il pas pourtant responsable au premier chef du délabrement du PS en sa qualité théorique de secrétaire national chargé de la rénovation?
    Il est allé sur France Info pour déclarer que le parti «devra changer de nature» et donc de nom. «On ne peut pas garder un parti tombé dans le formol», a asséné le Docteur Folamour.

    Dans la guerre froide au PS, le général Nono Montebourde, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer des B-52 frapper la direction dont il est membre. Le premier secrétaire commande une réunion d'urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d'éviter une guerre nucléaire.
    Un débat s’engage alors entre les tenants des différentes options politiques et militaires qui s’offrent à la Ch'tite Aubry. La seule possibilité pour éviter un conflit majeur est de fournir aux Ségoléniens les positions des éléphants, afin qu’ils les détruisent. Certains sont abattus et les autres sont rappelés, sauf un, dont le système de communications est hors d'usage. L’ambassadeur de Ségolénie, convoqué afin de témoigner de la bonne foi du premier socialiste, mentionne l’existence d’un système secret de défense qui déclencherait l’holocauste nucléaire en cas d’attaque contre Sa Cynique Majesté Royal. Ledit système secret de défense porte le nom de La Machine infernale.
    On consulte alors le Dr Montebourde, un scientifique, transfuge du régime stalinien, nostalgique et psychopathe. Il explique alors une solution possible pour sauver l'espèce socialiste.
    Pendant ce temps, l’équipage du B-52 mène sa mission vers son terme, certain du bien-fondé de l’ordre qu’il a reçu, malgré toutes les difficultés qu’il ne manque pas de rencontrer.

    Guerre froide au PS: les derniers mouvements de troupes

  • Ces déclarations font suite à celles de Manuel Valls, Bernard-Henri Lévy et Julien Dray le week-end dernier.
    ->Interrogé dimanche 19 par leparisien.fr sur la crise qui secoue actuellement le PS, Manuel Valls est revenu sur l’avertissement par lettre de Martine Aubry. La première secrétaire du PS le sommait : «Arrête d’attaquer le PS ou pars.» Le député de l’Essonne lui avait répondu par le même canal qu’il n’en ferait rien. Il déclarait hier soir : «La lettre de Martine Aubry m'a fait beaucoup de mal parce qu'il n'y avait pas lieu de polémiquer

    -> Le député-maire d'Evry a également réagi aux propos de Bernard-Henri Lévy dans « le Journal du dimanche » pour qui le « PS doit disparaître. Il faut dissoudre. En finir, le plus vite possible, avec ce grand corps malade ». Manuel Valls estime que ce qu’affirme le philosophe concernant le PS « est de notoriété publique » et se dit « renforcé dans son analyse sur la direction actuelle du parti ».
    -> Quant aux déclarations publiées vendredi soir par Julien Dray sur son blog, le député-maire d’Evry considère que ce dernier « exprime ce que les militants socialistes pensent tout bas ». Dray a dénoncé «l'impuissance, l'amateurisme et surtout une étonnante incapacité» de la première secrétaire socialiste «à entendre ce qui se passe et dans son parti et dans la société».
    Martine Aubry, elle, a pour l'instant gardé le silence.
  • La première secrétaire du PS a, en revanche, reçu le soutien de Bertrand Delanoë. Interrogé ce lundi matin sur Europe 1, le maire de Paris a aussi fustigé «le gâchis de talents et de personnalités», affirmant qu'aucune de ces personnalités n'a de «débouchés seule».
  • Une de ses proches, la députée PS Marylise Lebranchu, s'est également emportée contre les détracteurs d'Aubry : «Que tous ceux qui donnent des leçons viennent plutôt avec nous dans la salle des machines, il y a du travail, loin des plateaux télés, loin des flashes des photographes», a-t-elle lancé sur France Info. Nono les mains dans le cambouis: nous voulons voir çà !
    Lebranchu de "l'arbre sec" d'ajouter enfin à l'adresse de BHL : «Nous sommes bien vivants». BHL ne manquera pas de bois mort pour une petite flambée d'ici cet hiver.
    Marylise Lebranchu s'est néanmoins dite prête à travailler avec Bernard-Henri Lévy «comme avec d'autres à un vrai projet de société», affirmant que «dire du mal de la gauche, c'est faire le jeu de la droite».

    Dans la bagarre,
    les propos de D'Jack Lang n'ont-ils pas retenu l'attention ni suscité de réactions ?
    Le PS bouge encore en effet ; du moins la langue...

    L'UMP compte les points

    Ce lundi, c'est Nadine Morano, interrogée sur LCI, qui a ainsi qualifié d'«affreux ce qui se passe au PS». La secrétaire d'Etat à la famille a ajouté : «C'est surtout affreux dans une démocratie, parce qu'il n'y a pas d'opposition, il n'y a pas de message politique». «On se dit que le PS a perdu son âme dans le combat de chefs alors que les Français attendent des idées», a-t-elle poursuivi. S'affirmant d'accord avec Julien Dray et Manuel Valls, elle a ajouté que le PS «est une maison vide où souffle un air de fantôme
  • Le rose socialiste est-il soluble dans le Vert écolo?

    Régionales : Fabius veut laisser leur place aux Verts

    Au début du mois, le député PS de Seine-Maritime assurait que les écologistes ne seront pas traités comme des «supplétifs» du PS en cas d'alliance de la gauche aux Régionales. Pourquoi cete précision? Y avait-il un risque qu'ils soient traités comme des supplétifs Harkis que l'affreux Jojo Frèche, un socialiste vertueux parmi d'autres, qualifia de "sous-hommes"? Ce risque est-il levé ?
    VOIR et ENTENDRE le député PS de Seine-Maritime invité du Talk du Figaro le 09/7.

    Cohn-Bendit a répliqué: lire sa réaction dans PaSiDupes.

    New Fabris appelle à manifester en Poitou-Charentes

    Les CAMIF abandonnés par Sa Cynique Majesté Royal se joindront-ils ?

    Les employés de l'équipementier automobile New Fabris ont décidé aujourd'hui jeudi 23/7/09 d'organiser une grande manifestation le 30 juillet prochain à Châtellerault (Vienne), veille de l'expiration de leur ultimatum au delà duquel ils menacent de faire sauter leur usine. Les salariés de l'entreprise en liquidation judiciaire, qui réclament 30.000 euros d'indemnités, ont toutefois décidé de ne pas remettre les bombonnes de gaz sur leur site.
    Le délégué CGT Guy Eyermann, qui mène la danse du feu, a précisé à la presse que l'appel à manifester ce jour-là concernait non seulement les salariés d'autres équipementiers en difficulté du secteur automobile, mais aussi "tous les responsables" de partis politiques (FN excepté, mais le PCF compris !) et des confédérations syndicales.

    Les "Fabris", réunis en assemblée générale, ont par ailleurs décidé la mise en oeuvre d'une "série d'actions" non précisées à partir de vendredi: une technique du dialogue démocratique entre toutes .

    Enfin, comme annoncé la veille, une réunion est prévue à la sous-préfecture de Châtellerault en vue de trouver des solutions aux revendications sur les indemnités. Les négociations ne portent donc pas sur la sauvegarde des emplois...
    Jusqu'ici, Renault et PSA n'ont promis que 11.000 euros par salarié, au lieu des 30.000 euros réclamés.

    Les CAMIF qui n'ont pas bénéficié de la même mobilisation

    Ils se sentent à juste titre méprisés et leurs clients floués sont révoltés.


    En effet, le groupe Bernard Krief Consulting devait présenter lundi 29 juin une offre améliorée de reprise de l'équipementier automobile Heuliez, en redressement judiciaire, prévoyant en particulier de reprendre 600 personnes.
    "L'offre a évolué et a été améliorée, elle va être officiellement déposée chez l'administrateur judiciaire le 29" , a déclaré Me Catherine Boulanger, du cabinet Pardo, Boulanger et associés, représentant Bernard Krief Consulting.
    En outre, dans sa nouvelle offre, Bernard Krief Consulting va "proroger la durée de la priorité de réembauchage, qui légalement est de douze mois, à trois ans", a ajouté Me Boulanger. Le projet est de pouvoir réembaucher environ 100 salariés supplémentaires par an sur les trois prochaines années, pour atteindre à terme environ 900 salariés. De quoi faire rêver les CAMIF.
    Par ailleurs, le groupe candidat à la reprise est en négociation avec l'administrateur judiciaire et les syndicats pour abonder au plan social, a-t-elle ajouté, citant un montant de l'ordre de 1,25 million d'euros. De quoi donner des idées de bombonnes de gaz aux CAMIF...
    Et combien de la part de la région socialiste ?

    Les entreprises charentaises sont-elles toutes égales?

    Concernant la maison de haute couture Christian Lacroix, en redressement judiciaire depuis juin, l'administrateur judiciaire chargé de gérer le dossier a reçu plusieurs "marques d'intérêt" pour la reprise, dont celle de ...Bernard Krief Consulting, apprenait-on lundi 20 juillet.
    "Bernard Krief Consulting a retiré ce lundi matin un dossier confirmant sa marque d'intérêt pour la griffe", a-t-on indiqué au cabinet de l'administrateur judiciaire, en précisant qu'il s'agissait d'une "marque d'intérêt parmi d'autres", sans préciser lesquelles.La CAMIF n'était-elle donc pas digne de semblables « marques d'intérêt » ?

    En octobre 2008, Sa Cynique Majesté Royal estimait que les salariés de la CAMIF méritaient la solidarité de l'Etat, mais quand sa région a 5 millions d'euros à donner, c'est à Heuliez !
    Pas assez socialistes, les mutualistes? Peut-être trop ! Les licenciés sont prêts à voter pour Désirdavenir Royal à nouveau et à crier « Tous ensemble! Tous ensemble! » avec les New Fabris. Tous pour un, en fait, mais c'est tellement beau...

    Certaines entreprises sont 'plus égales que d'autres'.

    Cohn-Bendit supplie le PS d'arrêter de « nous casser les pieds » !

    «Que le PS arrête avec son paternalisme !»

    Dany-le-Rouge s'est épanché dans un entretien au Figaro daté du 09/7/2009 intitulé

    «Que le PS arrête avec son paternalisme !»

    Daniel Cohn-Bendit justifie son désir d'autonomie vis-à-vis du PS

    LE FIGARO. - Le PS appelle à « l'unité de la gauche » dès le premier tour des régionales. La décision d'Europe Écologie de partir en autonome est-elle irrévocable ?
    Daniel COHN-BENDIT. - Que les socialistes arrêtent de nous casser les pieds ! La proposition que j'ai faite de partir en autonomes pour les régionales au premier tour a été actée avec enthousiasme. Le PS devra faire avec la réalité de l'écologie politique qui a repris des couleurs vertes, fortes et brillantes. Il est donc temps qu'il arrête avec ce paternalisme d'un autre temps.

    Pour le second tour, quelles seront vos conditions ?
    Je ne suis ni fou, ni aveugle. Nous ne sommes pas non plus des enfants illégitimes de la politique. Si nous arrivons en tête dans certaines Régions, même si ce sera très difficile, il est évident que l'accord de second tour se fera en fonction du résultat du premier tour. Cette règle est simple. Je ne vois pas pourquoi on en changerait.

    La députée Martine Billard a démissionné des Verts, auxquels elle reproche un virage droitier. Où se situent les écologistes ?
    Cela fait douze ans qu'elle me dit droitier ! Moi, ma conception de l'écologie politique nouvelle est que nous en avons fini avec les vieilles définitions droite-gauche. Nous sommes très critiques vis-à-vis de la gauche traditionnelle et très loin de la droite. Nous devons définir d'une manière moderne une écologie sociale permettant la transformation de nos modes de production et de nos modes de vie. Maintenant, si Martine Billard trouve son paradis chez Jean-Luc Mélenchon, c'est son droit.

    Aux européennes, Europe Écologie a devancé le PS dans huit Régions. Combien espérez-vous en conquérir aux régionales ?
    Les voix des européennes ne nous appartiennent pas. Pour les régionales nous devons repartir de zéro. Même si ça peut être un électorat similaire, ce n'est pas du tout la même problématique. La question est aussi de savoir si nous aurons un programme et des personnalités suffisamment crédibles pour être en compétition avec les présidents sortants. Réunir ces conditions ne sera pas facile.

    Quel sera votre engagement et votre apport dans cette campagne ?
    Ce sera une participation visible. Je compte faire quelques meetings. Mais je ne repars pas pour un nouveau tour de France.

    Vous avez effectué votre meilleur score à Paris : 28 % contre 14 % pour le PS. Serez-vous candidat à la Mairie de Paris ?
    Non, je l'ai déjà dit, je ne briguerai plus aucun mandat. Ni en France, ni en Allemagne. Donc, ni à Paris, ni à Francfort. Mais je vais rester politiquement présent.

    Lang, cette vieille branche de l' « arbre sec » socialiste

    "Le PS est devenu un arbre sec", selon lui

    L'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang, s'exprime pour la première fois sur la crise qui secoue son parti pour estimer, dans un entretien à Aujourd'hui en France paru mardi, que "le PS est devenu un arbre sec" .

    Lang scie la branche sur laqu'elle il est assis

    "Force est de constater que le PS est devenu un arbre sec depuis trop longtemps", estime cette vieille branche. Bien qu'annonçant son "soutien personnel et amical à Martine Aubry", le député du Pas-de-Calais lui demande: "on rêverait surtout que l'équipe dirigeante soit là à plein temps. Que nous ouvrions enfin les portes et les fenêtres à une nouvelle génération".

    La démagogie n'a pas d'âge

    Pour ce faire, il préconise une idée neuve pratiquée par Sa Cynique Majesté Royal au temps où elle n'était pas encore tombée au 36e dessous. D'Jack prend pourtant le risque de ressortir cette idée miroblante de "faire entrer des dizaines de milliers d'adhérents en baissant radicalement le prix des cotisations : 1 euro pour les jeunes, par exemple", propose-t-il. Une limit d'âge que, pour bien faire, il faudra repousser également. Sans aucun mépris des jeunes pour ce recrutemet 'low-cost'... Rien pour les sourds-muets et les aveugles: le PS est déjà bien pourvu... Y compris d'aliénés de tout poil et de tous âges qui râlent ou crient à tue-tête dans les couloirs de tous les media.

    L'inusable brosse à reluire

    Au passage, il annonce qu'"en fin politique, Nicolas Sarkozy a su s'emparer de certains sujets qui façonnent l'imaginaire collectif et que le PS laisse en jachère".


    La boîte à idées que D'Jack veut placer dans les quartiers nous promet de bons moments de diversité...

    Avec cette poche de sang neuf et métissé, la perfusion du PS va-t-elle prendre sur les vieux éléphants séniles et les jeunes lions anémiques de la Rue de Solférino ?

    Le Parlement offre la liberté de travailler le dimanche

    Le Sénat a adopté la proposition de loi qui autorise le travail dominical

    En adoptant définitivement le texte sans le modifier, les sénateurs ont décidé de permettre l'ouverture des commerces le dimanche dans les zones touristiques et thermales. La loi doit encore passer le test du Conseil Constitutionnel.

    Par 165 voix contre 159, cette proposition de loi UMP a franchi au Sénat l'obstacle des habitudes et des préventions parlementaires dans la nuit de mercredi à jeudi. C'est d'ailleurs un oui hésitant qui met fin à deux ans de bataille législative. Comme à l'Assemblée, où une cinquantaine de voix avaient manqué au sein de la majorité, le texte n'a pas fait l'unanimité des sénateurs UMP, mais fallait-il qu'ils jouent les godillots. Les tractations se sont multipliées jusque tard dans la nuit et c'est l'appoint des sénateurs centristes qui a fait pencher la balance avec six voix d'écart, la plus faible majorité recueillie par un texte au Sénat depuis la rentrée parlementaire.
    Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, a reconnu que son groupe «n'est pas sur cette question, unanime». «Il y a mieux à proposer à nos concitoyens que «'métro, boulot, conso'», a persiflé le sénateur UMP André Lardeux, qui a voté contre.

    La majorité des sénateurs n'ayant pas modifié le texte, approuvé le 15 juillet par les députés, cette adoption est définitive. Bien que le faible écart de voix soit souvent mis en exergue, ce vote de justesse marque cependant une réussite: la conformité du texte dans les deux Chambres permet d'éviter la réunion d'une commission mixte paritaire, ainsi qu'un ultime aller et retour devant chacune des Assemblées.
  • Des sénateurs ont aussitôt protesté contre le fait que tous leurs amendements ont été rejetés. «On transforme le Sénat dans une sorte de chambre de suiveurs qui a une seule liberté: celle de dire oui», s'est insurgé le radical de gauche François Fortassin, qui refuse la règle du vote démocratique à la majorité plus une voix. Faudrait-il désormais voter les lois à la minorité ?

  • Au matin de la bataille, le ministre du Travail, Xavier Darcos, était en droit de se féliciter de l'adoption de la loi et a salué «l'équilibre définitif», trouvé «au terme de plusieurs mois d'échanges avec les parlementaires, les élus locaux, les représentants des salariés et les acteurs du monde économique». Le texte réaffirme «le principe du repos dominical et propose «de véritables contreparties» aux salariés et «plus de liberté aux consommateurs et aux entreprises», rappelle le ministre.

    Le PS fera ce qu'il sait faire: un recours devant les Sages

    Environ 500 communes seront concernées a promis le gouvernement. Mais l'opposition, qui avance le chiffre de 6.000 communes, y voit elle une première «brèche» à une généralisation du travail dominical.
    Le groupe socialiste de l'Assemblée a donc confirmé qu'il allait déposer un recours auprès du Conseil Constitutionnel contre ce texte de réforme au programme du candidat Sarkozy, mais vivement critiqué par la gauche et par les organisations syndicales.

    Seulement deux types de dérogations au repos dominical sont introduits
  • Le texte est désormais une version consensuelle de la proposition de loi qu'avait initialement dévoilée le député UMP Richard Maillé à l'automne 2007. Après l'échec de trois premières tentatives, la dernière mouture du texte a été présentée par le gouvernement comme étant plus contrôlée et restrictive.
  • La première concerne les agglomérations de Paris, Lille et Marseille afin de légaliser des ouvertures dominicales pratiquées illégalement dans une quinzaine de zones commerciales.
  • Le texte élargit aussi les possibilités de dérogations aux zones et communes «d'intérêt touristique» ou thermales.
  • mardi 21 juillet 2009

    L'élu du suffrage universel n'est plus le président de tous les Français

    Son temps de parole sera décompté avec celui de la majorité

    Le président n’est plus "au-dessus de la mêlée"

    Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a adopté mardi de nouvelles règles rééquilibrant le temps de parole du président de la République, de la majorité et de l'opposition à la télévision et à la radio, une décision saluée par l'ensemble de la classe politique.

    Les socialistes, qui dénoncent régulièrement la communication «exubérante» du chef de l'Etat dans les médias, considèrent que le rééquilibrage décidé par les sages leur donne «raison», puisque la haute autorité n'envisage pas de contrôler la pléthore d'interventions désordonnées des élus socialistes. Le CSA ne dispose d'aucune échelle de mesure de l'intempestif et le PS reste impuissant à.juguler la diarrhée verbale de ses membres les plus gourmands de media militants et insolents.


    Les propos de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée et surnommé La Voix de Son Maître, et de Didier Mathus, spécialiste des media au PS, ont pourtant la priorité dans la presse.
  • «Le président n'est pas un acteur au dessus de la mêlée ». Par chance, l'action présidentielle ne se mesure pas au nombre de mots à l minute, mais à l'aune des réformes. Il s'agit bien en effet de mêlée dans l'opposition, mais le PS n'a-t-il pas besoin pourtant, comme la France, de sortir des marécages de la mesquinerie, de la confusion et des rivalités ?
    « En accroissant les possibilités pour l'opposition de lui répondre, le CSA met fin à une anomalie démocratique», selon le PS qui espère faire la différence. Si le CSA limitait l'opposition au droit de réponse, il mettrait effectivement fin à l'anomalie du harcèlement systématique et la démocratie aurait tout à y gagner, mais la gauche ne manquera pas d'intervenir en désordre (et en catimini derrière des rideaux), avant, pendant et après les débats, faisant le bonheur des media privés contre le service public.


    Simplifier le décompte

    La haute autorité a également voulu simplifier les règles du décompte, jusqu'ici fondées sur une répartition équitable (par 1/3) du temps de parole entre gouvernement, majorité et opposition: désormais, les temps de parole de la majorité présidentielle (membres du gouvernement, personnalités appartenant à la majorité parlementaire, collaborateurs du chef de l'Etat), seront regroupés.

    Le 8 avril, à la suite d'une plainte des socialistes, le Conseil d'Etat avait invalidé le précédent dispositif de répartition du temps de parole, jugeant que la parole présidentielle ne pouvait être exclue «par principe» de la comptabilité.

    Pour s'y conformer, le CSA avait adopté des règles provisoires fondées sur un système de «neutralisation»: les réactions aux interventions du présidentde la République n'étaient pas imputées sur le temps de parole des opposants si elles étaient diffusées dans les deux jours suivants.
    Ce principe de neutralisation ne satisfaisait ni le PS, ni les chaînes, qui le jugeaient «trop compliqué».

    L'Elysée souhaite que ces règles aillent «dans le sens d'une plus grande qualité du débat démocratique»; et l'UMP y voit une décision «sage et conforme à la République exemplaire voulue par le président». Le Modem et le PC ont également fait part de leur satisfaction. Reste que l'opposition devra se hisser au niveau des espoirs de la majorité d'une opposition responsable, constructive et républicaine. Elle a reçu les moyens; il lui reste à trouver le mode d'emploi...

    La règle du 50-50 remplace celle des trois tiers

    => A partir du 1er septembre, le «principe de pluralisme» régira le décompte du temps de parole des personnalités politiques (?) à la radio et à la télévision, en lieu et place de la règle en vigueur depuis 40 ans, dite des «trois tiers». La règle du pluralisme, adoptée à l'issue d'une consultation des chaînes et radios, vise à prendre en compte, pour la première fois, les interventions «non régaliennes» du président de la République, conformément à l'arrêt du Conseil d'Etat du 8 avril.

    Les propos du chef de l'Etat «non régaliens» sont ceux qui relèvent du «débat politique national», explique la haute autorité audiovisuelle. A titre d'exemple, le discours sur l'Europe prononcé par Nicolas Sarkozy en mai à Nîmes, participait au débat politique national, selon le CSA. En revanche, les propos prononcés dans un contexte international ou lors des cérémonies n'en font pas partie. Le Chef de l'Etat conserve donc le droit de parole...

    => Les nouvelles règles visent aussi à «renforcer l'équilibre des temps de parole», explique le CSA. Dorénavant, «les temps d'intervention de l'opposition parlementaire (PS, MoDem, PC et Verts réunis) ne pourront être inférieurs à la moitié des temps de parole cumulés du chef de l'Etat et de la majorité présidentielle».
    De belles empoignades en perspective entre les arrogants socialistes dominant l'opposition et leurs alliés, agonisants mais jaloux de leur indépendance...
    «Actuellement, l'opposition doit avoir au moins la moitié des temps cumulés du gouvernement et de la majorité parlementaire. A partir de septembre, elle disposera de ces mêmes temps, auxquels viendront s'ajouter les temps de certains propos du chef de l'Etat et de ses collaborateurs: son temps augmente donc mécaniquement», a expliqué Marie-Laure Denis, conseillère du CSA.
    Elle n'a donc pas envisagé que l'opposition ne va pas manquer de s'étriper sous les flashs et qu'au sein du PS les ténors vont s'arracher les micros. Avec le sourire !
    Au programme de la rentrée sur nos écrans, le joli spectacle de catch féminin, à la loyal et en 16/9e sous l'arbitrage du CSA, entre l'amère Royal et la maire de Lille ou la série socialo-socialiste en direct des studios de la Rue de Solférino avec les jeunes premiers BB Hamon et Nono Montebourg...

    Le temps de parole ainsi réglementé retire une illusion à la gauche -et au PS, en particulier-, celle de croire que ses déboires accumulés seraient dus à une privation de parole: l'abondance de leurs interventions intempestives et maléfiques auraient plutôt nui à leurs intérêts, dans le pays comme au sein de la gauche.
    Puisqu'elle n'a pas compris que plus elle se tait, mieux elle se porte, la gauche apprendra à ses dépens mais un peu tard que le résultat des Régionales ne sera pas proportionnel du temps de parole.
  • Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, cible de la haine socialiste

    Hadopi 2, prétexte à un déferlement de méchanceté à l'Assemblée

    Le nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, neveu du président socialiste de la République, a été bizuté mardi par ses camarades socialistes qui l'ont soumis au feu roulant de leurs critiques et moqueries, alors qu'il défendait le texte Hadopi II contre le téléchargement illégal, dont le vote a été fixé à septembre.

    "Aujourd'hui, le piratage est responsable d'un désastre économique et surtout culturel", a déclaré F. Mitterrand, qui a repris les mêmes arguments que son prédécesseur, Christine Albanel, mais avec son style flamboyant.

    Sur le fond
    , le ministre a ainsi déploré "450.000 téléchargements illégaux de films par jour" en France et rappelé que "99 % des maisons de disques ont moins de vingt salariés".
    "Ce projet de loi n'est pas celui des majors : c'est celui de tous les créateurs et des jeunes talents, c'est celui de l'exception culturelle française", a-t-il fait valoir.

    Dans la forme, M. Mitterrand a laissé libre-cours à son lyrisme coutumier.
    "Je ne veux pas que l'on traîne dans le caniveau des pirates 'l'atmosphère, atmosphère' d'Arletty, le 'c'est dégueulasse' de Jean Seberg dans 'A bout de souffle', la biscotte de Michel Serrault dans 'La cage aux folles'", a-t-il dit.


    Le PS s'en est pris à la personne du ministre
    "Rendez-nous Albanel !", a vociféré Patrick Bloche (PS) avec malveillance. "Vous n'êtes pas à la télé"; "Vous étiez meilleur à la Villa Médicis !", lui ont lancé deux autres socialistes à qui personne n'aurait songé à leur lancer: "Vous n'êtes pas dans votre classe" ou "Vous êtiez meilleur au conseil municipal de Melle". Ils ont inventé la "république du respect": il ne leur reste plus qu'à la pratiquer, vertueusement, comme dans leurs discours.

    En quête de succès et toujours dressés contre le texte également défendu par la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, les députés PS estiment qu'ils ont obtenu une "victoire politique" en repoussant une nouvelle fois la date de son adoption définitive, bien que l'approche des vacances soit la seule raison. Peu leur importe les moyens utilisés. Le vote solennel interviendra donc le 15 septembre, lors de la prochaine session extraordinaire, a en effet annoncé le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP).

    Hadopi II a été rendu nécessaire après le rejet du volet sanction d'Hadopi I par le Conseil Constitutionnel qui a jugé inconstitutionnelle la possibilité donnée à une autorité administrative (Hadopi) de suspendre l'accès Internet en guise de sanction du téléchargement illégal. Les Sages ont estimé que seul un juge pouvait prendre une telle décision. Ce faisant, ils ont justifié leur existence et leur fonction, laquelle ne consiste pas à donner raison à quelque parti que ce soit. Il joue son rôle de garant du respect de la constitution quel que soit le gouvernement, sans qu'aucune opposition ne puisse se targuer de quelque mérite que ce soit.
    Le projet de loi Hadopi II confie donc au juge le pouvoir de suspendre la connexion Internet. Le jeu parlementaire a ainsi fonctionné à plein.

    L'Assemblée devra consacrer une grande part des derniers jours d'activité avant la fin de la session extraordinaire, à se débarrasser des 747 amendements inutiles déposés par le groupe socialiste pour entraver l'action du gouvernement. "Nous allons devoir durant toute la semaine écouter les litanies" du PS "cela va être sinistre", a commenté le président du groupe UMP Jean-François Copé.
    M. Copé a par ailleurs jugé que la "mobilisation" de l'UMP était "très bonne". L'examen en commission des derniers amendements a été reporté du matin à l'après-midi du fait des effectifs insuffisants de députés. Par ailleurs, l'UMP Lionel Tardy s'apprête certes à voter de nouveau contre le texte, tandis que d'autres ont décidé se s'abstenir, mais ce clivage existe dans l'opposition qui se divise également sur le projet.

    Les députés PS ont eux de nouveau dénoncé un texte "répressif" qui n'apporte, selon eux, pas un euro supplémentaire aux artistes. Mardi soir, ils ont de nouveau proposé en vain une "contribution créative" de deux euros par mois à la charge de l'internaute, permettant tout à la fois le téléchargement et le financement de la création. Au Parlement, le gouvernement attend également du PS -mais en vain- des 'contributions créatives'... Dans l'attente, l'hypocrisie de l'euphémisme du terme 'contribution' ne dissimule pas que le PS n'est pas opposé aux taxes qui frappent plus durement les plus petits revenus. Comment les socialistes peuvent-ils dès lors assurer que l'Internet est un droit fondamental ? Voire un droit de l'homme !
    "Votre licence globale est un leurre", leur a opposé Frédéric Mitterrand, qui a confirmé des "concertations" avec les professionnels de la culture après le vote de la loi sur la question de la rémunération des créateurs.