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mardi 20 avril 2010

Violences urbaines: des élus et des sociologues agitent l'opinion

Ils attendent de Sarkozy qu'il fasse du Jospin

L'agence de presse R****** milite

L'agence de presse militante estime - mais sur quelles bases ? - que le modèle créé par Nicolas Sarkozy aurait montré ses limites. C'est précisément l'avis d'élus et d'acteurs des banlieues françaises nostalgiques d'une police de proximité..., alors que le président français se rend justement en Seine-Saint-Denis ce mardi pour y installer un nouveau préfet après les récentes violences de Tremblay-en France, où des bus ont été attaqués par des bandes.


Un syndicat d'opposition

Or, c'est la porte-parole du syndicat SGP-Unité police, Yannick Danio, et non pas un élu ou un acteur des banlieues qui polémique: "Mais le volet répression a atteint ses limites", selon le syndicaliste .

=> L'agence de presse ne précise pas que ce syndicat a succédé à la FASP, dont le premier patron, Gérard Monate fut impliqué dans l'affaire Urba (cf. libellé PaSiDupes, ci-dessous) soupçonnant des conditions douteuses d'attribution de marchés publics et concerne le financement occulte du PS
(1987-1989). Son domicile fut perquisitionné, mais le garde des Sceaux, Henri Nallet, ex-trésorier de la campagne présidentielle, s'en mêla et qualifia la perquisition d’« équipée sauvage », tandis que le ministre de la Justice, Georges Kiejman, parla de « cambriolage judiciaire ». Le juge d'instruction était clairement libre et indépendant sous Mitterrand, puisque le juge fut dessaisi !...

Le procureur de la chambre criminelle de la Cour de cassation estima notamment qu’Henri Emmanuelli (actuel mentor de Benoît Hamon...) était, en tant que trésorier du parti, « le véritable patron d’URBA », car « c’est lui qui assurait la gestion des 30% de commissions qui revenaient au parti ». Henri Emmanuelli s’entendit qualifier de « trésorier qui ne s’occupait pas de trésorerie ». Pour le procureur, Urba était un système qui « en voulant moraliser la collecte des fonds, a moralisé l’immoralité ».

Henri Emmanuelli a finalement été reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et a été condamné le 16 décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.
André Laignel, qui avait été mis en examen pour les mêmes motifs, a été relaxé.

L'affaire Urba a été à l'origine de deux lois sur le financement des partis politiques par l'État, la loi de janvier 1990 et la loi Sapin de janvier 1993. Ce dispositif a été achevé par la loi Séguin de janvier 1995.

Consulter Wikipedia, pendant qu'il est temps, puisque l'affaire de la MNEF n'est plus une "affaire": elle y a laissé une trace discrète au libellé MNEF et encore n'a-t-elle plus connu qu'une simple "dérive"...

=> En 1998, les organisations membres de l'ex-FASP ont participé à la fondation de l'UNSA-Police (1 seul représentant élu aux élections professionnelles 2010), pour la quitter. Le Syndicat Unique SGP change de nom pour devenir Unité Police, le Syndicat Unique, en 2009 (proche de FO, 8 représentants depuis 2010).


L'offensive socialiste

Selon R******, dont la terminologie est révélatrice de la contre-offensive du PS, « des élus critiquent une police axée sur la répression, désertant les quartiers où l'on a besoin d'eux et se terrant dans leurs locaux ou leurs véhicules .
Ils évoquent des commissariats transformés en bunkers, d'autres insalubres ou encore des antennes de police vides.
Et beaucoup reprochent à Brice Hortefeux d'avoir définitivement enterré la police de proximité que Michèle Alliot-Marie, son prédécesseur au ministère de l'Intérieur, avait tenté de rétablir discrètement».

Nicolas Sarkozy promet des mesures
Il veut multiplier les opérations coup-de-poing visant l'économie souterraine et développer la vidéo-protection et les polices municipales, face à la persistance des violences.
"Nicolas Sarkozy, c'est plus de technologie et moins de présence humaine", dénonce Michel Bourgain, maire Verts de l'Ile-Saint-Denis (bastion communiste), en évoquant la baisse des effectifs décidée par le gouvernement «dans les collèges ou même au sein de la police ». C'est le même élu à partir duquel R****** fait une généralisation (il a ici la cravate du notable 'arrivé' que l'on reconnaîtra pourtant plus bas.)

Or, cette citation date du 8 décembre 2009 et d'un entretien à l'Express que R****** ne cite pas (lien lexpress.fr)
"Nous, nous misons avant tout sur le lien social. Si on avait de l’argent, on le placerait dans l’éducation et la prévention, pas dans les caméras", dit-il. Outre les problèmes d’atteinte à la vie privée, le vice-président des maires de France estime que "Cela demande des moyens considérables pour une efficacité aléatoire."

"Nicolas Sarkozy, c’est plus de technologie et moins de présence humaine", déplore-t-il en évoquant la baisse générale des effectifs dans les collèges ou même au sein de la police.

L'avis de son homologue de Bondy - socialiste, comme par hasard - n'est pas moins idéologique.
"Les caméras ne peuvent pas remplacer la présence humaine. A Londres, où l’on est filmé, paraît-il, 300 fois par jour, cela n’empêche pas les agressions". Si déjà elles ne sont pas assurées de l'impunité, elles ne sont pas inutiles et l'article de L'Express précise: «Malgré l’opposition acharnée des élus "Verts", le Conseil de Paris vient de donner son feu vert à l’opération mais le collectif qui tente actuellement de mobiliser les Parisiens n’a peut-être pas dit son dernier mot. » D'ailleurs, R****** apporte aujourd'hui sa contribution.

Cette agence de presse tronque aussi l'entretien qui rapporte aussi que « 226 caméras existent déjà , mais le maire socialiste Bertrand Delanoë a lui aussi accepté, sur l’insistance de la préfecture de police, le plan "1.000 caméras pour Paris". Trop content, le brave Bébert, de ne pas s'en remettre totalement à l' « efficacité aléatoire » de sa politique de prévention et de se retrancher derrière la préfecture ?...

La police 'kamikaze'
« Partagés sur la question, les syndicats de police » (ou du moins certains) proposent une "police à pied", proche de la population, dans des zones qualifiées par les fonctionnaires de "cités coupe-gorge".

=> Police de proximité, crée par Charles Pasqua
"Le mot police de proximité n'est pas un gros mot", dit Loïc Lecouplier, responsable du syndicat Alliance dans le département, rappelant que le concept a été créé par un ministre de droite, Charles Pasqua, avant d'être développé par le socialiste Jean-Pierre Chevènement et dont la gauche s'est depuis approprié la paternité.
Mais aujourd'hui, il "serait suicidaire de réintroduire la police de proximité avec peu de moyens; ce serait envoyer nos collègues au casse-pipe.", estime Loïc Lecouplier. En effet, 500 bandes, "soit 5.000 individus" en France, entretiennent un climat de tension permanente dans les cités. Il n'est pas encore interdit de les chiffrer ?
Les policiers admettent tous qu' un grand nombre de cités sensibles sont aux mains de petits caïds qui font régner une loi de la jungle, qui pourrissent la vie des habitants et des forces de l'ordre, qu'ils provoquent, insultent et menacent.

Pourtant, l'opposition accuse
Elle dénonce un comportement de policiers, selon elle, soumis à la "politique du chiffre", et qui multiplieraient les gardes à vue et stigmatiseraient les jeunes. Des accusations sans nuance qui font le jeu des voyous et qui justifient les actes de violence.

L'opposition joue avec le feu dans les banlieues

Bien que le ministre de l'Intérieur ait organisé en août 2009 une table ronde pour recréer un lien entre la police et la jeunesse, député PS de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers-La Courneuve-Le Bourget), Daniel Goldberg accuse: "La police agit en réaction, elle dépêche les CRS en bas des tours, en cas de problème, mais elle ne connait plus la population". Il se trouve que c'est un proche de Martine Aubry.

Rivalité polices nationale et municipale
La police nationale considère que la seule police de proximité semble est la police municipale, quand il y en a une. Une situation que désapprouvent les syndicats de police.
=> C'est en tous cas l'avis de Yannick Danio.
Selon le porte parole de SGP-Unité police, "on ne peut pas envisager, comme c'est aujourd'hui prévu, que demain la sécurité publique soit aux mains des polices municipales".
=> Un officier de police qui a requis l'anonymat (il faut donc faire confiance à R******) insiste sur le manque de moyens là où il y en aurait le plus besoin. "Trouvez-vous normal qu'il y ait autant d'effectifs dans la paisible ville de Boulogne qu'à Epinay-sur-Seine ?", demande-t-il. Son appartenance politique ou syndicale n'est pas précisée, mais ne fait pas de doute.
Coïncidence, à Boulogne vit Sa Cynique Majesté Royal...

Relance médiatique des violences urbaines avant mai ?

=> Les quartiers seraient-ils trop calmes depuis trop longtemps ?
Depuis les émeutes de 2005, qui ont placé le problème des banlieues au premier plan, "on n'a pas vu beaucoup de changements", insiste-t-il, un brin nostalgique des émeutes, puisque deux années se sont écoulées.

Des sociologues tout aussi anonymes
(mais c'est ainsi que fonctionne la presse vertueuse), mais sollicités par R******, considèrent de leur côté (mais c'est le même!) que « la question première est bien celle de la stratégie gouvernementale », écrit R******.
Selon l'agence de presse et ses « sociologues anonymes », cette stratégie peut être « difficilement dissociée de la politique de la Ville. Or, le plan promis par Nicolas Sarkozy en faveur des quartiers défavorisés en 2007 semble avoir accouché d'une souris. »
=> L'appel à la violence est-il assez clair ?

N.B.
Michel Bourgain
est membre des Casques Bleus Citoyens
C'est le même que plus haut, mais plus jeune et en tenue de combat...

=> Avec Alain Lipietz (maoïste GOP, puis OCT, les Verts, faucheur volontaire, candidat EE battu en 2009), Alima Boumedienne-Thiery (sénatrice Verts de Paris et ex-député européenne, Andreas Pilartz (responsable associatif: comité international pour la défense d'Azmi Bishara, Vigie Média Palestine, etc), Arielle Denis (co-président du Mouvement de la Paix, Non à la guerre contre l'Irak, Pour les droits des prisonniers politiques palestiniens), Denis Sieffert (directeur de la rédaction de « Politis », membre fondateur de l'association Attac-France, - Jean-Paul Besset, ex-LCR, en fut le rédacteur en chef, aujourd'hui eurodéputé EE), Gilles Lemaire (les Verts), Jacques Boutault (journaliste, maire Verts de Paris 2e), Jean Ridoux (président de l'Association Internationale des éducateurs à la paix), Michel Warschawski (figure de la gauche radicale israélienne et l'un des représentants du courant radical antisioniste en Israël, directeur du Centre Alternatif de Jérusalem), Michel Tubiana (ex-président de la Ligue française des droits de l'homme), Nahla Chahal (sociologue co-fondatrice et animatrice de la CCIPPP, et Comité international pour la défense d'Azmi Bishara), Simone Bernier (présidente de Femmes solidaires de Seine-Saint-Denis, ex-Union des femmes françaises (UFF, liée au PCF), et Noël Mamère...
Selon ces pro-palestiniens, pour qui « L'ONU, c'est Nous ! », « L'ONU devait être balayée ». Les black blocks ne pensent pas autrement. Lien PaSiDupes


=> Bishara fut accusé de crime contre la sécurité d'Israël et de collaboration avec le Hezbollah libanais (mouvement chiite financé par l'Iran)
pendant l'invasion israélienne de 2006.

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