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dimanche 24 mars 2013

Me G. Kiejman dénonce la mise en examen de Sarkozy

Proche de Mendès France et Mitterrand, 
il conteste le bien-fondé de cette mise en examen
G. Kiejman et F. Mitterrand
à Belle-Ile-en-Mer, 1994
Georges Kiejman a qualifié de "mauvais coup porté à la justice" la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le dossier Bettencourt.

L'avocat et ancien Garde des Sceaux
 souligne samedi les "invraisemblances" dans les charges pesant contre l'ancien chef de l'Etat.

"Cette mise en examen restera comme un mauvais coup porté à la justice", estime dans une tribune publiée dans le Figaro l'ancien avocat de Liliane Bettencourt. "Et peu m'importe que son auteur ait voulu ou non rejoindre au panthéon quelques gloires judiciaires que leur narcissisme a rendu illustres", critique Me Kiejman qui, en octobre 2011, avait lui-même été visé par une perquisition du juge bordelais Jean-Michel Gentil.

"Il y a trop d'invraisemblances et de doutes" dans les charges pesant contre l'ancien chef de l'Etat "pour que je puisse me dérober, indépendamment de toute sympathie pour M. Sarkozy", ajoute l'ancien ministre délégué à la Justice de François Mitterrand. En 2012, il avait appelé à voter François Hollande contre le candidat Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen jeudi pour "abus de faiblesse" à l'encontre de l'héritière de l'Oréal Liliane Bettencourt, sur fond de soupçon de financement illicite de parti politique. Il avait été interrogé pendant quelques 12 heures et perquisitionné pour au bout du compte être placé en novembre sous le statut de témoin assisté dans le cadre de cette affaire. 

"Qu'est-ce que la mise en examen de M. Sarkozy permettra (au juge) de faire qu'il n'aurait pu faire sans le mettre en examen ?", s'interroge encore l'avocat, conseil de Liliane Bettencourt jusqu'à fin 2010.

"Qui peut croire que le financement occulte d'une campagne présidentielle, certes possible, se fait par remise d'une enveloppe au candidat, entre la poire et le fromage, en ajoutant probablement ‘Tenez, mon brave, cela pourra vous aider?'", ironise celui que le Canard enchaîné qualifia de grand courtisan de François Mitterrand.

mardi 20 avril 2010

Violences urbaines: des élus et des sociologues agitent l'opinion

Ils attendent de Sarkozy qu'il fasse du Jospin

L'agence de presse R****** milite

L'agence de presse militante estime - mais sur quelles bases ? - que le modèle créé par Nicolas Sarkozy aurait montré ses limites. C'est précisément l'avis d'élus et d'acteurs des banlieues françaises nostalgiques d'une police de proximité..., alors que le président français se rend justement en Seine-Saint-Denis ce mardi pour y installer un nouveau préfet après les récentes violences de Tremblay-en France, où des bus ont été attaqués par des bandes.


Un syndicat d'opposition

Or, c'est la porte-parole du syndicat SGP-Unité police, Yannick Danio, et non pas un élu ou un acteur des banlieues qui polémique: "Mais le volet répression a atteint ses limites", selon le syndicaliste .

=> L'agence de presse ne précise pas que ce syndicat a succédé à la FASP, dont le premier patron, Gérard Monate fut impliqué dans l'affaire Urba (cf. libellé PaSiDupes, ci-dessous) soupçonnant des conditions douteuses d'attribution de marchés publics et concerne le financement occulte du PS
(1987-1989). Son domicile fut perquisitionné, mais le garde des Sceaux, Henri Nallet, ex-trésorier de la campagne présidentielle, s'en mêla et qualifia la perquisition d’« équipée sauvage », tandis que le ministre de la Justice, Georges Kiejman, parla de « cambriolage judiciaire ». Le juge d'instruction était clairement libre et indépendant sous Mitterrand, puisque le juge fut dessaisi !...

Le procureur de la chambre criminelle de la Cour de cassation estima notamment qu’Henri Emmanuelli (actuel mentor de Benoît Hamon...) était, en tant que trésorier du parti, « le véritable patron d’URBA », car « c’est lui qui assurait la gestion des 30% de commissions qui revenaient au parti ». Henri Emmanuelli s’entendit qualifier de « trésorier qui ne s’occupait pas de trésorerie ». Pour le procureur, Urba était un système qui « en voulant moraliser la collecte des fonds, a moralisé l’immoralité ».

Henri Emmanuelli a finalement été reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et a été condamné le 16 décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.
André Laignel, qui avait été mis en examen pour les mêmes motifs, a été relaxé.

L'affaire Urba a été à l'origine de deux lois sur le financement des partis politiques par l'État, la loi de janvier 1990 et la loi Sapin de janvier 1993. Ce dispositif a été achevé par la loi Séguin de janvier 1995.

Consulter Wikipedia, pendant qu'il est temps, puisque l'affaire de la MNEF n'est plus une "affaire": elle y a laissé une trace discrète au libellé MNEF et encore n'a-t-elle plus connu qu'une simple "dérive"...

=> En 1998, les organisations membres de l'ex-FASP ont participé à la fondation de l'UNSA-Police (1 seul représentant élu aux élections professionnelles 2010), pour la quitter. Le Syndicat Unique SGP change de nom pour devenir Unité Police, le Syndicat Unique, en 2009 (proche de FO, 8 représentants depuis 2010).


L'offensive socialiste

Selon R******, dont la terminologie est révélatrice de la contre-offensive du PS, « des élus critiquent une police axée sur la répression, désertant les quartiers où l'on a besoin d'eux et se terrant dans leurs locaux ou leurs véhicules .
Ils évoquent des commissariats transformés en bunkers, d'autres insalubres ou encore des antennes de police vides.
Et beaucoup reprochent à Brice Hortefeux d'avoir définitivement enterré la police de proximité que Michèle Alliot-Marie, son prédécesseur au ministère de l'Intérieur, avait tenté de rétablir discrètement».

Nicolas Sarkozy promet des mesures
Il veut multiplier les opérations coup-de-poing visant l'économie souterraine et développer la vidéo-protection et les polices municipales, face à la persistance des violences.
"Nicolas Sarkozy, c'est plus de technologie et moins de présence humaine", dénonce Michel Bourgain, maire Verts de l'Ile-Saint-Denis (bastion communiste), en évoquant la baisse des effectifs décidée par le gouvernement «dans les collèges ou même au sein de la police ». C'est le même élu à partir duquel R****** fait une généralisation (il a ici la cravate du notable 'arrivé' que l'on reconnaîtra pourtant plus bas.)

Or, cette citation date du 8 décembre 2009 et d'un entretien à l'Express que R****** ne cite pas (lien lexpress.fr)
"Nous, nous misons avant tout sur le lien social. Si on avait de l’argent, on le placerait dans l’éducation et la prévention, pas dans les caméras", dit-il. Outre les problèmes d’atteinte à la vie privée, le vice-président des maires de France estime que "Cela demande des moyens considérables pour une efficacité aléatoire."

"Nicolas Sarkozy, c’est plus de technologie et moins de présence humaine", déplore-t-il en évoquant la baisse générale des effectifs dans les collèges ou même au sein de la police.

L'avis de son homologue de Bondy - socialiste, comme par hasard - n'est pas moins idéologique.
"Les caméras ne peuvent pas remplacer la présence humaine. A Londres, où l’on est filmé, paraît-il, 300 fois par jour, cela n’empêche pas les agressions". Si déjà elles ne sont pas assurées de l'impunité, elles ne sont pas inutiles et l'article de L'Express précise: «Malgré l’opposition acharnée des élus "Verts", le Conseil de Paris vient de donner son feu vert à l’opération mais le collectif qui tente actuellement de mobiliser les Parisiens n’a peut-être pas dit son dernier mot. » D'ailleurs, R****** apporte aujourd'hui sa contribution.

Cette agence de presse tronque aussi l'entretien qui rapporte aussi que « 226 caméras existent déjà , mais le maire socialiste Bertrand Delanoë a lui aussi accepté, sur l’insistance de la préfecture de police, le plan "1.000 caméras pour Paris". Trop content, le brave Bébert, de ne pas s'en remettre totalement à l' « efficacité aléatoire » de sa politique de prévention et de se retrancher derrière la préfecture ?...

La police 'kamikaze'
« Partagés sur la question, les syndicats de police » (ou du moins certains) proposent une "police à pied", proche de la population, dans des zones qualifiées par les fonctionnaires de "cités coupe-gorge".

=> Police de proximité, crée par Charles Pasqua
"Le mot police de proximité n'est pas un gros mot", dit Loïc Lecouplier, responsable du syndicat Alliance dans le département, rappelant que le concept a été créé par un ministre de droite, Charles Pasqua, avant d'être développé par le socialiste Jean-Pierre Chevènement et dont la gauche s'est depuis approprié la paternité.
Mais aujourd'hui, il "serait suicidaire de réintroduire la police de proximité avec peu de moyens; ce serait envoyer nos collègues au casse-pipe.", estime Loïc Lecouplier. En effet, 500 bandes, "soit 5.000 individus" en France, entretiennent un climat de tension permanente dans les cités. Il n'est pas encore interdit de les chiffrer ?
Les policiers admettent tous qu' un grand nombre de cités sensibles sont aux mains de petits caïds qui font régner une loi de la jungle, qui pourrissent la vie des habitants et des forces de l'ordre, qu'ils provoquent, insultent et menacent.

Pourtant, l'opposition accuse
Elle dénonce un comportement de policiers, selon elle, soumis à la "politique du chiffre", et qui multiplieraient les gardes à vue et stigmatiseraient les jeunes. Des accusations sans nuance qui font le jeu des voyous et qui justifient les actes de violence.

L'opposition joue avec le feu dans les banlieues

Bien que le ministre de l'Intérieur ait organisé en août 2009 une table ronde pour recréer un lien entre la police et la jeunesse, député PS de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers-La Courneuve-Le Bourget), Daniel Goldberg accuse: "La police agit en réaction, elle dépêche les CRS en bas des tours, en cas de problème, mais elle ne connait plus la population". Il se trouve que c'est un proche de Martine Aubry.

Rivalité polices nationale et municipale
La police nationale considère que la seule police de proximité semble est la police municipale, quand il y en a une. Une situation que désapprouvent les syndicats de police.
=> C'est en tous cas l'avis de Yannick Danio.
Selon le porte parole de SGP-Unité police, "on ne peut pas envisager, comme c'est aujourd'hui prévu, que demain la sécurité publique soit aux mains des polices municipales".
=> Un officier de police qui a requis l'anonymat (il faut donc faire confiance à R******) insiste sur le manque de moyens là où il y en aurait le plus besoin. "Trouvez-vous normal qu'il y ait autant d'effectifs dans la paisible ville de Boulogne qu'à Epinay-sur-Seine ?", demande-t-il. Son appartenance politique ou syndicale n'est pas précisée, mais ne fait pas de doute.
Coïncidence, à Boulogne vit Sa Cynique Majesté Royal...

Relance médiatique des violences urbaines avant mai ?

=> Les quartiers seraient-ils trop calmes depuis trop longtemps ?
Depuis les émeutes de 2005, qui ont placé le problème des banlieues au premier plan, "on n'a pas vu beaucoup de changements", insiste-t-il, un brin nostalgique des émeutes, puisque deux années se sont écoulées.

Des sociologues tout aussi anonymes
(mais c'est ainsi que fonctionne la presse vertueuse), mais sollicités par R******, considèrent de leur côté (mais c'est le même!) que « la question première est bien celle de la stratégie gouvernementale », écrit R******.
Selon l'agence de presse et ses « sociologues anonymes », cette stratégie peut être « difficilement dissociée de la politique de la Ville. Or, le plan promis par Nicolas Sarkozy en faveur des quartiers défavorisés en 2007 semble avoir accouché d'une souris. »
=> L'appel à la violence est-il assez clair ?

N.B.
Michel Bourgain
est membre des Casques Bleus Citoyens
C'est le même que plus haut, mais plus jeune et en tenue de combat...

=> Avec Alain Lipietz (maoïste GOP, puis OCT, les Verts, faucheur volontaire, candidat EE battu en 2009), Alima Boumedienne-Thiery (sénatrice Verts de Paris et ex-député européenne, Andreas Pilartz (responsable associatif: comité international pour la défense d'Azmi Bishara, Vigie Média Palestine, etc), Arielle Denis (co-président du Mouvement de la Paix, Non à la guerre contre l'Irak, Pour les droits des prisonniers politiques palestiniens), Denis Sieffert (directeur de la rédaction de « Politis », membre fondateur de l'association Attac-France, - Jean-Paul Besset, ex-LCR, en fut le rédacteur en chef, aujourd'hui eurodéputé EE), Gilles Lemaire (les Verts), Jacques Boutault (journaliste, maire Verts de Paris 2e), Jean Ridoux (président de l'Association Internationale des éducateurs à la paix), Michel Warschawski (figure de la gauche radicale israélienne et l'un des représentants du courant radical antisioniste en Israël, directeur du Centre Alternatif de Jérusalem), Michel Tubiana (ex-président de la Ligue française des droits de l'homme), Nahla Chahal (sociologue co-fondatrice et animatrice de la CCIPPP, et Comité international pour la défense d'Azmi Bishara), Simone Bernier (présidente de Femmes solidaires de Seine-Saint-Denis, ex-Union des femmes françaises (UFF, liée au PCF), et Noël Mamère...
Selon ces pro-palestiniens, pour qui « L'ONU, c'est Nous ! », « L'ONU devait être balayée ». Les black blocks ne pensent pas autrement. Lien PaSiDupes


=> Bishara fut accusé de crime contre la sécurité d'Israël et de collaboration avec le Hezbollah libanais (mouvement chiite financé par l'Iran)
pendant l'invasion israélienne de 2006.

samedi 7 février 2009

Bernard Kouchner fournit deux démentis pour une accusation

Des prises de positions édifiantes, spécialement socialistes

Dans un de ses bouquins, le journaliste-polémiste Pierre Péan accuse l'actuel ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, d'avoir mélangé les genres entre activités publiques et privées en Afrique.

A l'Assemblée Nationale, lors des questions au gouvernement, le député socialiste Jean Glavany, un jospiniste, a demandé au chef de la diplomatie française de s'expliquer.

Bernard Kouchner défend son honneur à l'Assemblée:

'A aucun moment, ni au Gabon ni ailleurs, je ne me suis servi de mes fonctions ministérielles'.
Dénonçant des 'amalgames', Bernard Kouchner a dit 'souffrir' de ces accusations et a également démenti être à l'origine de la mutation-sanction en 2008 de l'ancien secrétaire d'Etat à la francophonie, le socialiste Jean-Marie Bockel, qui avait critiqué la rémanence de la 'Françafrique'.

Auparavant, Bernard Kouchner s'était expliqué sur le site du Nouvel Observateur.

Il y déclare notamment : 'Je n'ai jamais signé un seul contrat avec un Etat africain. Jamais. J'ai été un des consultants d'une entreprise française Imeda dans un domaine que je connais : celui de la médecine et de la santé publique.' 'Y a-t-il quelque chose de choquant qu'un ancien ministre de la santé, qui a fait pendant des dizaines d'années des missions humanitaires pour Médecins sans frontières Prix Nobel de la paix, je le rappelle, Médecins du monde et bien d'autres, sans toucher un centime, rédige des rapports permettant à des pays africains d'améliorer leur système de santé ?', demande Bernard Kouchner.
Celui-ci ajoute avoir 'toujours agi dans la légalité et la transparence, déclaré mes revenus, payé mes impôts'.
Il dénonce par ailleurs 'une attaque grotesque et nauséabonde'.

Selon son entourage

Bernard Kouchner 'n'a pas mis d'argent dans sa poche' et les accusations sur les contrats africains 'ne s'appuient sur rien'.
L'avocat du ministre, Me Georges Kiejman, a annoncé sur France Info mercredi son intention d'engager des poursuites judiciaires.


Vidéo de la réaction de Nicolas Sarkozy
Au cours de son intervention télévisuelle du jeudi 5 janvier, le Président répondit au journaliste -qui s’interrogeait- qu'il maintenait "totalement" sa confiance à Bernard Kouchner, son ministre des Affaires Etrangères, mis en cause dans ce bouquin où il est accusé de conflit d'intérêts.
VOIR et ENTENDRE (lien LCI)

Quelques autres réactions parmi les premières dans la classe politique

Le premier ministre François Fillon a dit mercredi sa "confiance" et son "respect" à son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, estimant dans un communiqué que "rien ne justifie que la réputation d'un homme soit ainsi piétinée suite à de simples allégations".

Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, a estimé qu'"il appartient évidemment à Bernard Kouchner de s'expliquer". "On vit dans une société où on jette très facilement des responsables publics aux piranhas sur la base d'un certain nombre d'allégations, d'affirmations, donc je crois que c'est bien que Bernard Kouchner puisse répondre à tout cela, et puis on verra ce qu'il en est."

S'exprimant sur Europe 1, Eric Besson, lui-même transfuge du PS, a déclaré : "Je connais Bernard Kouchner et je sais que ce n'est pas un homme d'argent." "S'il l'avait été, il aurait mené une autre carrière. C'est un homme de causes et de missions. Mon présupposé, c'est que c'est un honnête homme."

Bernard Accoyer (UMP) a invité à rester "calme". "Tout va dépendre des réponses qui seront faites par Bernard Kouchner, c'est à partir de là que l'on pourra dire s'il s'agit d'un dossier qui justifie telle ou telle réponse, telle ou telle attitude", a-t-il souligné.

Xavier Bertrand (UMP) a pris la défense de Bernard Kouchner. "Je n'ai pas pas lu ce livre" mais "ce que j'en retiens, ce que je sais, c'est que c'est un livre à charge, très critique", a déclaré le secrétairé général de l'UMP sur LCI. "Ce que je vois surtout, c'est que des socialistes ont décidé de régler leurs comptes avec Bernard Kouchner", ministre d'ouverture, et qu'"il y a chez eux beaucoup d'esprit de revanche à l'égard de Bernard Kouchner, le socialiste le plus populaire".

Les opposants qui se maîtrisent

La secrétaire du PS, Martine Aubry, a confié mardi à la presse : "Je ne dirai pas un mot de désagréable sur [Bernard Kouchner], sur cette affaire, dont je ne connais rien, et que je préfère ne pas croire, parce que je ne la crois pas." "Vous n'entendrez pas un mot de ma part sur ce livre," a insisté la maire de Lille.

Le député Vert de Paris Yves Cochet a de son côté invité Bernard Kouchner à s'expliquer devant la commission des Affaires Etrangères de l'Assemblée.

On le sait, Jean-Luc Mélenchon a été moins que les suivants.(Lire PaSiDupes)

Ceux qui foulent la présomption d’innocence aux pieds

Plus sévère, comme d'habitude, le fielleux député PS Arnaud Montebourg a déclaré dans un entretien sur le site Marianne2 : "Ça me paraît problématique qu'un ministre ait reçu de l'argent de chefs d'Etat africains dont la réputation est contestable sur le plan des droits de l'homme. (...) Pour lui, la cause est déjà entendue. Il est coupable; qu'on lui tranche la tête ! ... Avant, il a toutefois droit à s'expliquer... "Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s'expliquer sérieusement."

Pour Pierre Moscovici, interrogé mercredi matin sur RFI, c'est "le ministre qui a le devoir de s'expliquer".
La tête de Kouchner sur un plateau ne le satisferait pas : et laquelle donc alors ?...

"Quand on aura vraiment lu le livre, on posera une question de façon vraiment pertinente, assure Jean-Marc Ayrault, spécialiste en pertinence et président à vie du groupe socialiste à l'Assemblée. S’il donne à croire qu’il est sans a priori, il ne faut pas s’imaginer que l’odeur du sang le repousse… "On ne laissera pas passer cette affaire.", prévient-le pitbull, lourd de menace et d’importance.

Le 4 janvier, c'est Bernard-Henri Levy qui est monté en première ligne

"Le philosophe, Bernard-Henri Lévy, a qualifié mercredi de "saloperies" les accusations contre le ministre des Affaires étrangères portées par le journaliste Pierre Péan, qu'en passant il a qualifié de "nain". (Lien Le Monde )
"C'est pathétique, c'est nauséabond. Qu'est-ce que c'est que ces petits mecs qui viennent s'en prendre à quelqu'un qui a passé une vie d'engagement, qui a risqué sa peau sur tous les terrains où ça avait un sens, qui a une oeuvre et une vie extraordinaire", s'est exclamé l'écrivain sur France Inter.

Explication du contentieux:

"Dans son livre, Pierre Péan associe l'expression "cosmopolitisme anglo-saxon" à Bernard Kouchner et à l'écrivain …Bernard-Henri Levy. L'auteur reproche aux deux hommes ce qu’il ressent comme une "haine" de l'héritage politique français, dont l'"indépendance nationale honnie au nom d'un cosmopolitisme anglo-saxon, droit de l'hommiste et néolibéral, fondements de l'idéologie néo-conservatrice (américaine) que nos 'nouveaux philosophes' ont fini par rallier".

Péan est un scribouillard aveuglé d’idéologie:

C'est un peu le problème des livres de Pierre Péan. Cela s'était déjà produit lors de la publication de "La face cachée du Monde". Au milieu de faits rapportés avec minutie (autant qu'il est possible) figurent toujours des accusations de nature idéologique, plus ou moins maîtrisées, qui servent de paravent à ceux qu'il met factuellement en cause pour ne pas répondre aux vraies questions posées. Il brouille le message et l’invalide.

Nous sommes pris à témoins d’une vieille querelle que l’opposition s’empresse de récupérer et d’instrumentaliser à des fins politiciennes : tout est bon pour nuire, certes au ministre socialiste qui a accepté de servir son pays en passant par l’ouverture, mais aussi à celui qui a ruiné les désirs d'avenir de l'opposition . Les sectaires du PS ne lui pardonneront jamais et lui feront payer.
« Aimez-vous les uns les autres », clamait Sa Cynique Majesté Royal qui marche sur les eaux égouts.