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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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vendredi 25 février 2011

Le roi du Maroc à Mme DSK: les arabes ne sont pas intégrables

Le débat intégration vs. assimilation n'a pas de raison d'être


VOIR et ENTENDRE d'Hassan II, roi du Maroc (1929-1999), père de l'actuel, Mohammed VI, exprimer sa conviction devant Anne Sinclair que les immigrés arabes sont inassimilables:


Le débat porte sur l'identité nationale.

La CGT coule la SNCM, entreprise maritime de Marseille

24 jours de grève et le bras de fer se poursuit




Opération blocage de l'un des navires
par une quinzaine de cégétistes
du port paralysé de Marseille




Les marins CGT de la compagnie maritime ont bloqué l'accès au siège social de la SNCM
pour "empêcher" dix de leurs camarades de se rendre à une convocation de la direction "pour un entretien préalable", hier matin comme annoncé la veille, alors que le port est paralysé depuis plus de trois semaines.

La direction de cette société privée reproche à ses fonctionnaires d'avoir désobéi aux ordres des officiers et d'avoir utilisé des canots de sauvetage pour tendre des filins aux entrées du port de Marseille, empêchant ainsi tout mouvement de navire. "Les entretiens n'ont pas pu se dérouler dans les formes légales, donc il faudra que la direction renvoie des convocations", commentait hier Frédéric Alpozzo, le secrétaire général des marins CGT, syndicat hégémonique sur le port de Marseille.
En 2009, la CGT saccage le bureau d'un sous-directeur de la SNCM: lien pPaSiDupes

Les marins CGT de la SNCM ont bloqué, le 9 février, les accès nautiques du port de Marseille, entraînant l'intervention des CRS. Ils protestent depuis le 31 janvier 2011 contre la réduction de la flotte de la compagnie.
Lien PaSiDupes sur le jeu malsain de manipulation cégétiste de l'opinion

Au
cune avancée n'a été observée
sur le fond du différend qui oppose la CGT et les marins Autonomes à la direction de la SNCM.
Les cégétistes ont conservé leurs réflexes de fonctionnaires. Ils veulent toujours que l'État vienne à la table des négociations et cesse de considérer le bras de fer en cours comme une affaire purement interne ! Dans sa logique de poursuite de la lutte contre la privatisation, la CGT assure qu'elle a retiré sa confiance à la direction de la compagnie !

Après sa recapitalisation par l'État à hauteur de 113 millions d'euros et depuis en 2008, Véolia Transport (SA) est devenue actionnaire majoritaire avec 66 % du capital.
"Le directeur, M. Dufour, a parlé en Corse d'un projet de plan social. Il y avait un audit qui ne nous a jamais été communiqué", accuse Frédéric Alpozzo, qui soupçonne que le retrait du Liamone de la flotte, ne soit rien d'autre qu'un pas vers une restructuration.

Or, à la vérité, la direction estime que la baisse du trafic ne permet pas son maintien.
Le Liamone I, un navire à grande vitesse qui effectuait le service sur la ligne Nice-Corse, a été remplacé par un bateau plus faible en consommation de carburant, le Liamone II, exploité sous le nom de King Tamatoa pour le compte de la compagnie "Raromatai Ferry" depuis Papeete de mars à juin 2010. Mais, suite à la liquidation de cette société, le navire a été placé en saisie conservatoire, laquelle a été levée en octobre 2010. Il aurait alors été racheté pour une mise en exploitation sur l'Asie, et subit des travaux d'entretien dans l'attente d'un prochain départ.

Khadafi: islamisme, oui ; terrorisme, non !

Le pouvoir se situerait-il dans les mosquées ?

Quand tourne le vent de l'Histoire

Septembre 2009 – Alors que le président américain Barack Hussein Obama prononçait son premier discours à la tribune des Nations unies depuis sa prise de fonction, le dirigeant libyen prenait également la parole pour la première fois en 40 ans de pouvoir, devant l’Assemblée générale de l’ONU. Deux heures durant, Mouammar Kadhafi se livra à un véritable réquisitoire contre les grandes puissances ainsi que les membres permanents du Conseil de sécurité.
Brandissant la charte des Nations unies, Kadhafi a fustigé le fonctionnement de l’ONU. Dans le collimateur du guide de la révolution libyenne, le Conseil de sécurité et en particulier, les membres permanents de ce Conseil qui disposent d’un droit de veto. « Qui les a désignés ? Pourquoi eux ? », a lancé le colonel Kadhafi. Pour lui, ce Conseil de sécurité n’est absolument pas représentatif. « Ce n’est pas un Conseil de sécurité, c’est un Conseil de terreur », s'est-il offusqué.
Sans surprise, le colonel Kadhafi a également critiqué la justice internationale et, en particulier la CPI, la Cour pénale internationale: « Il est facile d’envoyer Charles Taylor et Hissène Habré à La Haye. Et pourquoi pas ceux qui sont responsables de la guerre en Irak ? ».

25 février 2010 - Le colonel Khadafi appella tous les musulmans à la guerre sainte contre la Suisse, dénonçant l’interdiction de la construction des minarets.
« C’est contre la Suisse mécréante et apostate qui détruit les maisons d’Allah que le djihad doit être proclamé par tous les moyens ! » Muammar Kadhafi soutint également que « le djihad contre la Suisse, contre le sionisme, contre l’agression étrangère n’est pas du terrorisme ».
Ce discours était tenu à Benghazi, à l’occasion de la commémoration de la naissance du prophète Mahomet, la fête musulmane du Maouloud.

Le rôle politique des imams

21 février 2011 – A l'issue d'un prêche au stade Modibo Keita de Bamako (Mali), des fidèles voulurent toucher le prédicateur pour obtenir bénédictions, grâces et guérisons, mais provoquèrent une tragique bousculade qui fit 36 morts et 74 blessés. Le prêcheur est un célèbre imam malien, Ousmane Madani Haïdara, communément appelé Bani, guide spirituel de l’Association Ançar Dine.
Ançar Dine est surtout fort d'une jeunesse en quête de repères depuis la fin de la révolution de mars 1991 et en conflit de génération avec les parents dont les pratiques religieuses ne sont pas à l'abri de toute critique.

Les Ançar Dine prient dans les mêmes mosquées que les autres musulmans, mais s'en distinguent par une ferme volonté de purifier l'Islam. Pour eux, il est indispensable aux croyants de faire le « Baya » pour se purifier de leurs souillures en décidant de pratiquer un Islam à l'image de celui pratiqué par le prophète et ses compagnons de Médine. « Je n'associerai rien à Dieu, je ne volerai jamais, je ne commettrai point d'adultère, je ne tuerai point mes enfants, je ne calomnierai point, je ne désobéirai point au prophète » (Coran -LX, 12). Le "Baya" est la condition d'adhésion au mouvement des "Ançar Dine", un serment d'allégeance au guide spirituel, mais une pratique condamnée par les "opposants" au prédicateur, car pour la Shahada suffit largement pour devenir musulman.
Lien PaSiDupes vers Yasmina Benguigui

Officiellement, les Ançar Dine ne militent pas pour la conquête du pouvoir ou l' islamisation de l'Etat, mais ils étendent leur influence en prenant position partout dans les débats de société et principalement au Mali.
A l'instar des nouveaux prédicateurs du Maghreb, Haïdara a su contourner l'espace traditionnel de la prédication, en investissant l'ensemble des supports médiatiques offerts par les nouvelles technologies de communication.
Lien PaSiDupes

La nuit du 8 au 9 mars 2010, le message politique d'un religieux
Le « cadeau annuel » d'Haïdara adressé aux hautes autorités du Mali était fait de critiques acerbes et démagogiques adressées au président ATT, Amadou Toumani Touré (un général né dans l'ex-Soudan en 1948, réélu en avril 2007 contre Ibrahim Boubacar Keïta, un des 36 vice-présidents de l'Internationale socialiste, comme Désirdavenir Royal). L'imam revendique une justice saine et des organes de lutte contre la délinquance financière, dont le peuple n’est pas suffisamment informé des actions, selon lui.

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La préoccupation de l'imam était la justice malienne, car « c’est cela qui peut tuer une personne lorsqu’on transforme sa vérité en mensonge et qu’on donne raison à celui qui a tort parce qu’on a les moyens de le faire. Mais le président nous a fait comprendre que ce n’était pas les juges qui étaient en cause, mais la qualité de l’homme malien», polémique l'homme de dieu.
=> En matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière, le chérif est accusateur. « Nous attendons chaque fois qu’il y a des poursuites pour détournement de plusieurs millions, souvent des milliards, ou des arrestations, mais après nous ne sommes plus informés, le peuple reste dans le flou. Ont-ils été libérés, ont-ils payé, nous ne savons plus et ne comprenons pas ce qui se passe ».

Le prêcheur fustige. "Des juges ont été bien payés par l‘Etat, pour qu’ils soient à l’abri de la corruption, alors pourquoi il n’y a pas de résultats palpables", interroge-t-il. "Tout ceux qui ont volé notre pays doivent être montré aux Maliens, parce qu’ils ne sont pas plus Maliens que d’autres qui travaillent honnêtement, sinon l’Etat encourage l’impunité", affirme-t-il. Les pouvoirs publics doivent travailler dans la transparence, mais lorsqu’ils piétinent les pauvres, ils verront les limites de leur pouvoir, assène Ousmane Haïdara.
« Dans un pays où un individu s’arroge de la part qui revient à cent personnes, on renonce au développement et à la lutte contre la pauvreté. Tout le monde doit accepter le sacrifice, le travail, récolter ce qu’on a semé et vivre du fruit de ses labeurs. Aide toi, le ciel t’aidera », fait il remarquer.

Le 21 février 2011, il exigea de l'Etat qu'il lutte avec fermeté contre la criminalité : " Au Mali, on ne connaissait pas ça ! Des gens qui viennent dans une maison, armés de couteaux et fusils, pour tuer les gens et s'en aller, sans inquiétude, cela n'est pas malien. Je demande au président ATT de trouver une solution à ce mal parce que le Mali ne connaissait pas une criminalité de ce genre ".
Pour Bani, la solution est aussi simple : l'application de la Loi du talion. " Celui qui tue, qu'on le tue si on l'arrête ! Ça va dissuader beaucoup de vagabonds. Mais dans l'impunité, rien ne sera résolu ". Il a aussi insisté sur la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la transparence : " Je vous demande la transparence. On ne vous demande que de bien gérer ce qu'on vous confie. Pas plus ! " a-t-il martelé.

Tout est dit pour préparer un prochain mouvement social aussi populaire que spontané.
Les prêches populistes de ces imams radicaux sont déstabilisateurs et la Tunisie, puis l'Egypte et la Lybie l'apprennent à leurs dépens. En attendant que le peuple du Mali se soulève bientôt, ils participent de la montée de l'islamisme.

Khadafi dans le sens de l'Histoire

Deux jours après un long discours télévisé dans lequel il promettait de mater la révolte en cours par la force, Mouammar Kadhafi s'est cette fois exprimé par téléphone à la télévision libyenne, sans apparaître à l'écran, pour lancer un appel au calme.
Dans ce troisième discours en trois jours, ce jeudi 24, le dirigeant libyen a dénoncé l'instrumentalisation des manifestants depuis une semaine par Oussama Ben Laden et Al Qaïda, pour l'évincer du pouvoir.

Retour à l'ordre moral islamiste

Il a mis en garde les jeunes "drogués" qui se révoltent contre lui et en a appelé à l'autorité parentale et celle des gens « raisonnables », mariés et pères de famille, pour rétablir l'ordre.
Mouammar Kadhafi a assuré que le soulèvement est nullement provoqué par le courant salafiste ou par les Frères musulmans, dont il a dit qu'ils avaient renoncé à la violence, mais a blâmé Ben Laden et Al Qaïda . « Ils se moquent de vous, ils se moquent de notre agriculture ou de la santé. Tout ce qu'ils veulent c'est la mort de vos enfants. C'est tout ce que veut Ben Laden, il doit être content aujourd'hui. »
En août 2010, Mouammar Kadhafi effectuait à Rome une visite officielle haute en couleurs et marquée par des polémiques en particulier un appel pour que l’Islam devienne «la religion de toute l’Europe».
Les appels à la guerre sainte en islam par un chef d'Etat sont "inadmissibles", a en outre estimé vendredi 26 février 2010le directeur général des Nations Unies à Genève, Serguei Ordzhonikidze, après que le numéro un libyen Mouammar Kadhafi eut déclaré le "djihad" contre la Suisse.

Khadafi: islamisme, oui ; terrorisme, non !

Le régime lybien est démocratique


Kadhafi a également souligné que désormais il n'a pas plus de pouvoirs « que la reine d'Angleterre ». « Je suis un leader symbolique, il y a des institutions qui gouvernent », a-t-il affirmé. « Je vous ai remis l'autorité en 1977, c'est à vous de décider », a ajouté Kadhafi en faisant allusion aux structures de la Jamahiriya et aux comités populaires qui sont censés incarner le pouvoir.

"D'un point de vue national, moral, éthique (...) ils devraient arrêter. Je n'ai aucune autorité découlant de la loi ou d'autres décisions de quelque sorte, je n'ai qu'une autorité morale", a dit celui qui se présente désormais comme le guide de la révolution (islamiste ?), plutôt que comme chef d'Etat. " Aucune personne saine" ne devrait rejoindre les rangs de la révolte, a-t-il estimé, en invitant la population à désarmer les contestataires.

A propos du soulèvement qui gagne du terrain et des affrontements de Zaouiyah, Mouammar Kadhafi exhorte la population. "Ce qui se passe à Zaouiyah est une farce (...) Les gens sains ne participent pas à une telle farce". "Vous, habitants de Zaouiyah, arrêtez vos enfants, prenez leurs armes, détournez les de Ben Laden, les pilules les tueront", a-t-il ajouté. "Laissez le pays en paix."

Un habitant anonyme de Tripoli a déclaré sur RTL :
« Maintenant on se prépare, on se prépare pour demain vendredi [25 février] après la prière, on va sortir direction au pied de sa caserne et on va bouleverser ce régime. »

Les derniers discours du colonel Khadafi indignent l'Occident par leur violence.

Retour du boomerang lancé par KHadafi à la tribune de l'ONU (sept. 2009, ci-dessus)

Le Président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, a, vigoureusement, condamné, le mercredi 23 février, à Prague, les violences "horribles", perpétrées, par les forces libyennes, contre les manifestants, soulignant que ces crimes ne peuvent "pas rester sans conséquences".
Critiqué pour son silence sur la Libye, Barack Obama s'est finalement exprimé mercredi soir, appelant le monde à s'unir contre une violence "scandaleuse". Le président américain n'a pas écarté d'éventuelles "sanctions".

Paris et Londres ont proposé au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution sur la Libye prévoyant "un embargo total sur les armes", "des sanctions", et une "saisine de la CPI pour crime contre l'humanité", a annoncé, ce vendredi matin, Michèle Alliot-Marie sur France Info.
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir aujourd'hui vendredi à 15 heures (21 heures à Paris), a indiqué la ministre des Affaires étrangères.

Mais les Etats démocratiques ne réalisent-ils donc pas que le dirigeant lybien aux abois se livre actuellement à de la surenchère islamiste pour se maintenir au pouvoir ? Que dit-il que les islamistes puissent renier ?

jeudi 24 février 2011

Un chapître de l'Histoire de l'URSS sous Staline

Pain amer de Marie-Odile Ascher (Anne Carriere)

La révolution bolchevik avait fait fuir entre 4000 et 6000 émigrés qui s'étaient installés en France en 1920.

En 1947, Staline proposa aux russes blancs de les amnistier et de revenir au pays et nombre d'entre eux se laissèrent tromper par l'appel du dictateur soviétique.

Ce roman retrace l’épopée émouvante et tragique d’une de ces familles, l’histoire vraie des grand-parents de l'auteur.
Marina, l’héroïne, vit dans le sud de la France avec ses 7 frères et sœurs. Leur père est simple jardinier alors qu’il était cadre supérieur en Russie.
Elle a dix-neuf ans et vit un immense amour avec un étudiant en médecine. Elle a réussi son bac et veut devenir professeur d’anglais, mais son père l’oblige à partir en exerçant sur elle le pire des chantages. Il lui promet aussi qu’elle pourra rentrer dès que la famille sera correctement installée.
Le voyage et le cauchemar commencent, de Vence à la Volga, au Caucase puis en Crimée. Il va durer 30 ans.

Pain amer est le récit de ce voyage de retour et des premières années d'installation en URSS d'une jeune fille née et grandie en France.

Fondé sur une solide documentation historique, c'est aussi une réflexion sur la part de liberté dont l'Histoire nous prive, lorsque le destin des hommes est tributaire de régimes totalitaires, et qu'il nous faut reconquérir à force de pugnacité. C'est le récit bouleversant d’une jeune femme piégée dans une sombre manipulation de l’Histoire.

Depuis janvier 2011, date de sa parution, ni Libération, ni Le Nouvel Observateur n'en a parlé...
Allez savoir pourquoi ? Peut-être ce livre dérange-t-il l'idéologie du 'politiquement correct' .

Primaire PS: Cohn-Bendit (EE-les Verts) avec DSK (PS)

La couche d'ozone se crève à Europe Ecologie-les Verts

Daniel Cohn-Bendit, chef de file d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), s'est déclaré "pour Dominique Strauss-Kahn", jeudi sur LCI, dans le cadre de la primaire destinée à désigner le candidat du PS à la présidentielle de 2012.

Interrogé sur sa participation en tant que sympathisant de gauche à ce scrutin, l'eurodéputé franco-allemand a noté que pour cela
il faudrait qu'il "soit électeur français". Mais "si on me demande, que je vote ou pas, pour l'instant, aujourd'hui, moi je serais pour Dominique Strauss-Kahn..., enfin je suis pour Dominique Strauss-Kahn", a-t-il ajouté.

Dans un entretien à France Soir paru mardi, l'eurodéputé avait estimé que c'était Martine Aubry qui déciderait si DSK, le directeur général du FMI, devait représenter le PS en 2012, car c'est elle qui avait " la réelle légitimité " en tant que premier secrétaire. " Si elle se présente, à mon sens Strauss-Kahn ne se présentera pas ", avait-il estimé.

Rappels:
En décembre 2010, sur I-Télé/Le Monde/France Inter, à propos du PS, Daniel Cohn-Bendit avait déclaré s'être "trompé" sur Désirdavenir Royal, tout en saluant de manière appuyée l'action de Dominique Strauss-Kahn, le certifiant "le plus apte".

Ainsi donc, la Ch'tite Aubry ne se représenterait pas.
Pas content, Mediapart !
"Dany-le -rouge, l'ex-leader de mai 68, dirigeant écologiste, en faisant la promotion de Dominique Straus-Kahn dévoile par la même une certaine inclinaison inclination politique conservatrice, néo-libérale teintée de vert." Le voilà habillé chez trotskiste & Co.

Intox du collectif Jeudi Noir: l'évacuation de l'immeuble AXA

Une technique bien rodée rappelant celle de la CGT

Libération, journal 'objectif' d'opposition, prend 'honnêtement' parti.

Depuis le 27 décembre 2010, le collectif Jeudi Noir occupait illégalement un immeuble appartenant au groupe Axa, situé 22, avenue Matignon, c'est-à-dire donnant sur le palais de l'Élysée. Condamnés à l'expulsion le 15 février, les forces de l'ordre ont exécuté l'ordre du tribunal d'évacuation des lieux, le 18 février.

Militant pour le PS, le journal Libération diffuse une video prise depuis l'intérieur de l'immeuble squatté, côté collectif Jeudi Noir
(2006) dont la 'raison sociale' est la dénonciation de la flambée des prix des loyers et l'explosion de la bulle immobilière.

Cette action est soutenue par le PS et Europe Ecologie-les Verts
(Jack Lang(PS), Bertrand Delanoë (PS), Anne Hidalgo (PS), Cécile Duflot(les Verts),entre autres). Karima Delli, eurodéputée Europe Ecologie, s'est faite connaître pour son engagement altermondialiste à Jeudi Noir. Contre son employeur, la CGT Axa a apporté son soutien à l’occupation du 22 avenue Matignon.

Commentaire du journal d'opinion: « Porte défoncée, cris, policiers casqués et musique en fond sonore. Vendredi 18 février [2011] au petit matin, jeudi Noir a été expulsé de l'immeuble du 22 avenue Matignon squatté depuis fin décembre [2010]. Un militant a filmé et a transmis à LibéLabo ses images. »

VOIR et ENTENDRE les pseudos étudiants dans leur numéro (du Cours Florent ?) présentant la grande scène d'une oeuvre classique du répertoire.
Dans le rôle principal, la braillarde en souffrance, une martyre de la cause. Quelques voix mâles -en retrait, selon les recommandations du metteur en scènes- poussant des cris de porcs qu'on égorge, tiennent les rôles d'appoint, ponctuant par intermittence les cris d'orfraie de la faible femme violentée poussée, sur le devant de la scène. Il ne manque que les témoignages des voisines horrifiées, les pleurs d'enfants traumatisés et la cellule de soutien psychologique. On notera la pauvreté du texte - récité, avec conviction, mais récité- qui se limite à quelques répliques surjouées. Plus c'est gros, meilleur c'est ?


VOIR et ENTENDRE la version longue qui souligne l'aspect artificiel de l'interprétation des acteurs perruqués de Jeudi Noir



EXPULSION EN DIRECT DE JEUDI NOIR DES LOCAUX D'AXA envoyé par latelelibre.

On a aimé la théatralité des bras en l'air d'un manifestant...


Libération et Jeudi Noir nous prennent-ils pour des billes ?

Mise en parallèle avec la suivante, cette scène grotesque de l'agression policière d'étudiants défavorisés interpelle pour la méthode de manipulation qui se répète.

La scène est filmée par un professionnel: le point de vue partial met en scène les pseudo-victimes et le visage des acteurs n'apparaît pas. Les militants nous sont vendus pour des étudiants bien sous tous rapports, que les parents ne peuvent financer et dont les bourses ne suffisent pas à couvrir les modestes besoins. Alors, (forcément) ils luttent pour l'amélioration de leurs conditions de vie et (probablement) pour l'obtention d'un diplôme. Or, en fait la plupart de ces jeunes méritants sont des étudiants fantômes inconnus des facs de la région, des vétérans des oeuvres universitaires, arrivés en fin de CDD d'occupation des universités, réduits au chômage par l'UNEF et recyclés en bénévoles de Jeudi Noir, un collectif .

Assistons ensemble à l'intox de l'opinion par leurs aînés
, un must du Cours Florent et des centres de formation CGT:

On ne s'en lasse pas !

Bilal Yusuf Mohamed Ribéry conchie les journalistes français

Ribéry maîtrise la langue fraçaise moins que jamais

Le meneur de jeu du Bayern Munich, Franck Ribéry, ne souhaite plus répondre aux journalistes français. Et quand certains parviennent à braver l'interdit, Bilal Yusuf Mohamed Ribéry les tacle.

Franck Ribéry maîtrise moins que jamais la langue française

La grenouille Ti' Ribéry a voulu se faire plus grosse que le boeuf Sébastien Chabal, mais s'est mélangé les crampons !

Alors que le rugbyman tricolore exigeait que les journalistes lui posent des questions exclusivement en Français lors de la Coupe du monde 2007, le milieu de terrain du Bayern Munich accepte les entretiens, mais surtout pas en français !
En effet, le caïd Bleu aurait plus que jamais la dent dure à la fois contre la presse hexagonale qui a révélé ses piètres performances extra-conjugales et ses frasques en Bleu (et inversement !) lors de la dernière Coupe du Monde en Afrique du Sud et les politiques qui l'ont jugé indigne du maillot tricolore.
D. Percheron, le président socialiste de sa Région nord-Pas-de-Calais, avait condamné le recours du joueur musulman aux services de la prostitution. Lien PaSiDupes

Yannick Noah aussi figurerait sur sa liste noire: lien PaSiDupes

Au total, ça ressemble fort à une fatwa générale sur le peuple français et c'est à se demander si Bilal Youssouf Mohamed ne serait pas en train de nous fomenter une révolte française, façon tunisienne... Et si, pour changer, les quartiers refusaient tout à trac de parler français dans nos écoles de la République laïque ?

Au sujet du mutisme du mutin de Knysna, L'Equipe rapporte une scène cocasse

L'ancien international tricolore aurait en effet répondu aux questions d'un journaliste français d'Eurosport (TF1)... en langue germanique. L'ancien Marseillais, qui aspire toujours à intégrer la sélection nationale française, a adopté cette attitude afin de ne plus répondre à l'avenir aux journalistes français lors de ses points presse. Une décision surprenante qui ne devrait pas améliorer l'image de Ribéry en France... Lien PaSiDupes

Mosquées de France: langue et financement français

Comme le PS, le FN est le principal opposant à la majorité

Le député Thierry Mariani avait, face à lui dans le Vaucluse, une liste du NPA dont la tête de liste, avant d'être rétrogradée au 4e rang, était voilée.



Devenu secrétaire d'État chargé des Transports et ancien rapporteur du projet de loi sur l'immigration, il n'est pas favorable au financement de la construction des lieux de culte par l'État.

LE FIGARO . - Y a-t-il un risque Front national pour la majorité ?

Thierry MARIANI. - Certains de nos électeurs pourraient effectivement se laisser tenter. Mais ils ne doivent pas se méprendre : avec sa nouvelle présidente, le FN a une nouvelle image mais si la façade a changé, la maison est restée la même. La véritable montée que l'on peut constater aujourd'hui, ce n'est pas celle du FN, mais celle de certains thèmes qui préoccupent nos électeurs : l'immigration et la sécurité, l'aberration économique que serait une sortie de l'euro que propose le FN ou les inquiétudes vis-à-vis de l'islam.

Le FN n'a-t-il pas profité du débat sur l'identité nationale ?
Les Français ont trouvé ce débat intéressant, mais attendaient d'autres mesures que celles que le gouvernement a prises, comme l'interdiction du voile. Les débats sur la viande halal ou celui de la mixité dans les piscines ont perturbé notre travail. Tout comme le débat suisse sur les minarets, alors que ce n'est pas un problème en France. Dans ma commune de Valréas, la mosquée «Marie-Vierge» a été construite dans le style provençal sans minaret, sans subsides publics et sans polémique locale.

Sur quelles pistes concrètes pourrait déboucher le débat de l'UMP ?

La formation des imams ou le respect de la langue française doivent être des points clefs. Par définition, pour bâtir un islam de France, le français doit être la langue employée dans les mosquées.

Faut-il réviser la loi sur la séparation des Églises et de l'État ?

La loi de 1905 a été écrite dans un contexte complètement différent, quand une gauche puissamment anticléricale affrontait une religion dominante. Il ne faut s'interdire aucune piste de débat, mais je reste personnellement opposé au financement de la construction des lieux de culte par l'État et demeure attaché aux principes de laïcité tels que définis par la loi.

Quels autres thèmes l'UMP doit-elle explorer pour endiguer le FN ?

Nous devons répondre aux craintes sociales de la classe moyenne, pas assez pauvre pour bénéficier de la moindre prestation et suffisamment riche pour devoir systématiquement abonder au système social. Un bon thème est la lutte contre les fraudes. Les Français sont attachés à notre système social, mais ne supportent plus les abus. Dominique Tian a fait plusieurs recommandations en ce sens ; il faut passer maintenant à l'action. Cela participe à la revalorisation du travail à laquelle nos électeurs sont attachés. Nous avons besoin d'un retour à nos valeurs fondamentales, celles qui ont fait la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 et qui doivent être encore développées pour les échéances à venir.

Pourquoi, en portant ces thèmes depuis 2007, l'UMP n'a-t-elle pas détourné les électeurs d'un vote FN ?

Ces thèmes ont été omniprésents dans notre action, mais pas toujours bien compris dans notre discours. Mais la vraie différence, c'est que nous agissons et faisons des propositions concrètes quand Marine Le Pen, elle, ne sait que jouer sur les peurs. Elle reste, comme son père, dans la dénonciation sans jamais aborder la question de la résolution des problèmes.



Minarets en Provence : priorité à l'intégration

Article de La Provence, le mardi 01 décembre 2009

Alors que la Suisse a voté contre la construction de minarets, le débat fait rage en France. Dans notre région, où de nombreux musulmans vivent, les minarets restent discrets et intégrés à leur environnement. [cf. photo de la mosquée de Valréas]



"Un minaret ne fait pas partie du paysage provençal classique. Une mosquée, ça n'attire pas des touristes en Provence." Thierry Mariani est franc. Lorsqu'il était maire de Valréas (Vaucluse), le député UMP a fait tout ce qu'il a pu pour aider les musulmans de sa commune à construire une mosquée... surtout parce qu'elle était conçue dans le plus pur style architectural d'une villa provençale.

Clairement, le statut semi-inondable du terrain aurait pu conduire l'administration à se montrer plus chafouine si le projet architectural avait été plus arabo-musulman. "Les musulmans voulaient que leur mosquée s'intègrent au quartier pavillonnaire, comme eux sont intégrés à la vie de la cité", ajoute Thierry Mariani.

Ex-FN, le maire d'Orange Jacques Bompard a accordé un terrain pour construire une mosquée. Mais sans minaret, pour raisons idéologiques. En revanche, la future grande mosquée de Marseille [UMP] sera, elle, doté d'un minaret "intégré à l'urbanisme de son quartier, et conforme aux règles d'urbanisme existantes", explique l'architecte Maxime Repaux. Les derniers étages de la tour seront éclairés lors des prières. Car le minaret ne servira pas aux muezzins pour appeler à la prière.
"C'est spécifié dans le bail emphytéotique administratif", assure-t-on à la mairie de Marseille, qui se dit plus préoccupée par les petites mosquées qui débordent de fidèles, où des haut-parleurs sont installés dans les rues le vendredi, que par des minarets symboliques.

En fait, ces appels à la prière "ne sont pas du tout demandés par les croyants", déclare le Vauclusien Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman [CFCM], qui pense que de tels appels "ne rendraient pas service à la communauté et pourraient être considérés comme une provocation".
Il est cependant "surpris voire choqué" par la décision suisse. "C'est de la discrimination. Un minaret n'est qu'un moyen architectural d'identifier visuellement ce qu'il y a à l'intérieur d'un bâtiment."

Le temps de la tolérance religieuse n'est pas celui de nos sociétés à l'heure d'internet [et de la laïcité, si La Provence permet...]. En Europe, il a fallu des siècles pour que les catholiques cessent de massacrer les protestants et les juifs.
[Une dernière remarque (en conclusion) qui en dit long sur la différence de traitement des religions, selon l'idéologie 'politiquement correcte' véhiculée par la gauche partisane mais ...égalitaire et la presse indépendante et respectueuse des orientations religieuses de tous ! ]
L'article est signé Thierry Noir

mercredi 23 février 2011

Mali: un imam provoque l'hystérie générale et 36 morts

Manifestation sportive ou cérémonie religieuse ?

La bénédiction de l'un des imams tourne mal

Les titres de presse insistent sur la localisation au stade de Bamako

La fête musulmane de Maouloud qui célèbre l'anniversaire de la naissance et du baptème du prophète Mohamed, est l'occasion d'interpellation des pouvoirs politiques sur la gestion de la chose publique et la moralisation de la société.

L'imam de renommée internationale, Chérif Ousmane Madani Haïdara, avait attiré des dizaines de milliers de personnes lundi soir 21 février au stade Modibo Keïta. L'enceinte était remplie au-delà de sa capacité maximale, selon des témoins.

Pourquoi la foule s'est-elle précipitée contre une barrière métallique, comme l'indique Sadio Gassame, ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, à la fin de la cérémonie religieuse.

Fanatisme mortel ?


Un mouvement de panique, à l'origine toujours inexpliquée, selon certains, s'est emparé des uns, tandis que les autres tentaient en vain de toucher le prêcheur comme un porte-bonheur.

Or, selon une source étrangère, les nombreux fidèles ont voulu quitter les gradins pour rejoindre le marabout installé sur la pelouse, afin de recueillir les dernières bénédictions. D'autres, venus de l'extérieur, se sont engouffrés par le seul portail ouvert pour atteindre le marabout, ont créé une énorme bousculade fatale et trouvé la mort.

L'imam, né à Tamani au Mali vers 1955, a suivi l'enseignement de Ustaz Saad Touré, un des précurseurs de l'enseignement arabe et islamique au Maliet il est devenu le guide spirituel d'« Ançar Dine» (Ansardine), un mouvement islamique, et la fête annuelle de Maouloud qu'il anime est l'occasion d'une interpellation des pouvoirs politiques sur la gestion de la chose publique et la moralisation de la société. Ainsi, en 2008 et à propos de la justice malienne, l'homme de Dieu avait-il asséné qu' "elle fait pleurer le pauvre au profit des riches et des titulaires d'une parcelle de pouvoir ". Et d'ajouter: " Les musulmans de notre pays doivent s'unir, s'ils veulent être écoutés par l'Etat." Est-ce ce qu'on appelle fomenter des troubles ?

Au total, d’après les informations de RFI, le bilan provisoire est de trente-six morts dont vingt-neuf femmes et jeunes filles. On compte également soixante-quatorze blessés.
Dans la nuit de lundi 21 à mardi 22 février, plusieurs membres du gouvernement malien se sont succédés à leur chevet.

L'an dernier, 15 personnes avaient déjà péri et fait une quarantaine de blessés lors d'une bousculade dans une mosquée de Tombouctou durant la fête de Maouloud.

Onde de choc au Proche-Orient: à qui le tour ?

Les USA, la France, qui encore ?

Allons-nous bientôt apprendre de la rue que notre société n'est pas démocratique ?

L'Union Européenne sera-t-elle plus prompte à s'auto-flageller qu'à distinguer les minorités radicales et actives des majorités légales et démocratiques ?
Le PS et Mélenchon, le PF et la CGT, la Joly Eva et SUD tomberont-ils d'accord pour accabler la France et la précipiter dans le chaos ? Faute de projets, de consensus et de majorité, un coup de main populaire et 'spontané' serait sans doute le moyen le plus rapide d'arriver au pouvoir...
La démocratie serait-elle devenue le système politique le plus sûr pour usurper le pouvoir ?

Depuis quelques jours, des activistes mettent en miroir avec la démocratie américaine des commentaires suscités par les révoltes en Tunisie et en Egypte.

Voici quelques exemples de l'exploitation maligne qui en sont faites, à des fins à l'évidence vertueuses.

«Les gens en ont assez des institutions corrompues et d'un ordre politique stagnant. Ils réclament des réformes pour rendre leurs gouvernements plus efficaces, plus réactifs et plus ouverts. "
(Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'émission d'un avertissement pour les dirigeants arabes comme l'insurrection tunisienne commençait, sur l'édition matinale de la NPR, 28/01/2011)

"Ce qui conduit à ces situations locales sont les suivantes. Vous avez la pauvreté. Vous avez des problèmes de droits. Vous avez de jeunes actifs, la classe moyenne, les gens instruits qui se plaignent amèrement d'un manque d'opportunités. "
(Ford Jr., ex-Rép Harold du Tennessee, sur Meet the Press, 30/01/2011)

«Les jeunes veulent avoir le sentiment qu'ils participent: non seulement à leur avenir économique, mais à la façon dont ils sont gouvernés, en participant à leur avenir."
(Secrétaire adjoint de Jeffrey Feltman État, sur l'édition matinale de la NPR, 28/01/2011)

Conclusions de l'agit-prop

« N'est-il pas troublant que ces citations décrivent notre situation en Amérique ?
Par exemple, l'écart entre les riches et les pauvres est plus grand ici aux États-Unis que dans n'importe quel autre pays dans le monde, y compris la Tunisie et l'Egypte. Et il s'agrandit de jour en jour. L'éclosion de structures démocratiques en Egypte a été bloqué pendant de nombreuses années par un dictateur se faisant appeler président. L'éclosion des structures démocratiques dans les États-Unis a été bloqué pendant de nombreuses années par le coup d'état en cours des entreprises, aidé et encouragé par la Cour suprême des États-Unis. Notre presse traditionnelle est presque entièrement détenue ou contrôlée par une poignée d'entreprises géantes (y compris, malheureusement, PBS [groupe d'aide à la réalisation d'émissions pour la TV publique] et NPR [radio publique nationale]). Presque toutes les décisions clés de la société sont maintenant prises à huis clos par les conseils d'administration des entreprises, qui sont devenues des constituants primordiaux de gouvernement et dont les membres dirigent désormais la plupart de nos agences gouvernementales. Bon nombre de ces atteintes ne sont légales que parce que Nous, le Peuple, nous permettons à nos entreprises d'exercer des "droits" constitutionnels, comme si elles étaient des personnes de chair et de sang. [Que penser donc des ONG ?...]

En tant qu'Américain, il est vraiment effrayant d'admettre que les États-Unis ne sont pas vraiment pas une société démocratique du tout.

Il y a deux semaines, la plupart des Egyptiens vous auraient dit qu'ils se sentaient isolés les uns des autres et qu'ils avaient peur de se battre pour leurs croyances. Puis, le peuple de Tunisie s'est dressé en grand nombre, (en partie grâce à des fuites WikiLeaks de l'Ambassade US), et leur dictateur s'est enfui. De jeunes Égyptiens ont commencé à se mobiliser via Twitter et Facebook. Et une semaine plus tard, deux millions d'Egyptiens se précipitèrent dans les rues. Les jours du dictateur égyptien sont désormais comptés [texte de propagande en date du 4 février 2011]. Et les manifestations pacifiques [sic] ont lieu en Jordanie, au Yémen, en Arabie saoudite et en Syrie. [désormais à Bahreïn et en Lybie]
D'une déstabilisation pétrolière et climatique à la possibilité réelle d'un l'effondrement économique généralisé, tant de crises nous attendent qu'elles exigent une attention vigilante. Il nous faut des pouvoirs publics réceptifs et libérés de toute ingérence des entreprises si nous voulons avoir une chance de négocier un avenir sensé et durable. Nous, Peuple des Etats-Unis, avons-nous suffisamment confiance en nous pour agir avec autant d'audace que nos frères et sœurs égyptiens? Avons-nous vraiment encore le choix? »

On l'aura compris, l'auteur – dont nous tairons le nom - n'est pas seulement un militant américain des radios alternatives, de la désobéissance civile, des actions anti-nucléaire, écolo et anti-libérales, mais aussi et avant tout un activiste anarcho-révolutionnaire qui forme les citoyens aux moyens de reprendre possession de « notre droit à nous gouverner nous-mêmes »
.

La menace islamiste n'est donc pas le seul objet de préoccupation du monde occidental démocratique et libre.

Au Proche Orient, les peuples soumis à l'onde de choc tunisienne se croient peut-être maîtres de leur destin, mais le sont-ils ?

Les partis et media européens qui soutiennent la manipulation en cours portent une lourde responsabilité:
quoi qu'en disent les démagogues, une minorité n'est jamais légitime et la loi de la rue n'est pas la démocratique.

Les cheminots CGT ont 300.000 euros pour leur pub

Sociale et vertueuse, la CGT fait sa pub aux frais du CCE

Libération, le Nouvel Observateur, Le Point et Mediapart dénoncent

Le syndicat de cheminots a utilisé 300.000 euros à vocation sociale pour sa campagne électorale.

La CGT a sorti le grand jeu pour gagner les élections du 24 mars prochain à la SNCF. Le syndicat de cheminots a commandé une campagne publicitaire de 1939 panneaux en France, principalement à proximité des gares de voyageurs et des gares de triage. Cette campagne dénonce la stratégie de la direction qui a réduit l'offre de «wagon isolé» de la SNCF, déficitaire depuis de nombreuses années, pour se recentrer sur les axes les plus rentables.

Selon nos informations, cet achat d'espace, dont la valeur brute est de 1,5 million d'euros, a été négocié 300.000 euros par le syndicat. Ces affiches font beaucoup de bruit dans le monde cheminot, mais pas celui escompté par le syndicat majoritaire. Elles n'ont en effet pas été achetées par la CGT, mais par le comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF, qui est censé financer les œuvres sociales des cheminots. «
Même si juridiquement il n'y a pas de détournement de fonds, l'opération semble éloignée de l'objet social du CCE et notamment de ce qui relève de son budget de fonctionnement», note un avocat-conseil de plusieurs comités d'entreprise en France.
Lien PaSiDupes

«Campagne de sensibilisation»

Les autres syndicats, qui dénoncent cette campagne de communication, pourraient donc porter plainte pour affectation des fonds du CCE à des fins politiques. « C'est scandaleux, martèle un responsable syndical. La CGT a ponctionné une forme de salaire supplémentaire et différé des cheminots pour conduire sa propre campagne électorale. »

De nombreux syndicalistes racontent avoir découvert cette affiche lorsqu'elle est apparue dans les rues de Paris, le 14 février. Il est pourtant mentionné dans la publicité que « cette campagne de sensibilisation » a été réalisée « à l'initiative du CCE de la SNCF et du CE Fret SNCF ». « C'est faux, le comité d'établissement Fret n'a pas été consulté, explique Gilles Desfrançois, élu FO au comité d'établissement Fret de la SNCF. Ça ressemble à une campagne publicitaire pour la CGT. Le code couleur de l'affiche, notamment la présence ostentatoire du rouge, tend à le confirmer.» Les syndicats majoritaires, la CFDT, Unsa et SUD, qui siègent aux côtés de la CGT au bureau du CCE, sont gênés aux entournures. La CFDT indique avoir «validé cette opération avec des réserves». «
Personne n'a osé s'opposer à une campagne sur l'avenir du fret à un mois des élections, commente un responsable syndical. De plus, quand nous ne suivons pas le syndicat majoritaire sur certaines de ses décisions, il y a des sanctions

Lien PaSiDupes: la CGT veut faire dérailler le programme de ferroutage

Plainte pour «dénigrement»

Contactés par Le Figaro, ni la CGT ni la direction du CCE n'ont souhaité commenter la situation. Même silence à la direction de la SNCF, où l'on ne souhaite pas s'attirer les foudres du syndicat majoritaire. L'entreprise, qui n'est pas fondée à porter plainte sur l'allocation de sa subvention, a toutefois assigné le CCE en référé pour «dénigrement» et atteinte à son image devant le tribunal de grande instance de Paris. L'affaire sera jugée vendredi matin.

Ce nouvel incident vient alourdir la liste des pratiques douteuses du CCE de la SNCF. La Cour des comptes mène actuellement une enquête sur la gestion de cette institution et sur 6 de ses 27 comités d'établissement (CE).
Le CCE de la SNCF touche chaque année une subvention de 92 millions d'euros et emploie près de 1000 salariés.
[Où les sous-effectifs se situent-ils donc, alors ? Seulement au service des usagers ? ]

Le CE de Lyon fait, quant à lui, l'objet d'une enquête de la brigade financière. Plusieurs cadres de l'institution ont été auditionnés en fin d'année. À l'origine de ces investigations: des fonds alloués par l'entreprise publique au titre de la formation syndicale qui auraient été utilisés pour financer le fonctionnement des syndicats.

Vous l'avez deviné:
ces lignes sont dues au Figaro (voir aussi le JDD), et non pas à la bande des quatre, à cette heure !

Quand la CGT, le PCF et Mélenchon organisaient une collecte sur la voie publique pour venir en aide aux cheminots grévistes (lien PaSiDupes - oct 2010)]

Pour info: coupable 'présumé', d'une part, mais intouchable, d'autre part...

Gilbert Garrel
, 51 ans, cadre à la SNCF, a été élu hier pour un mandat de trois ans au poste de secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, à l’occasion du 41e congrès du syndicat. Il remplace Didier Le Reste (1er plan flou), qui dirigeait l’organisation depuis dix ans.

République de l'insulte: les jeunes socialistes perdent la tête

L'UMP appelle le PS à revenir à un débat républicain respectueux

Le PS "salit" les personnes et les institutions

Certes, le premier secrétaire participe aux agressions verbales du PS.
Lien PaSiDupes

Sa Cynique Majesté a pourtant promis le "république du respect"
Lien PaSiDupes

Mais aujourd'hui, trop, c'est trop !


"Les dirigeants du PS n’ont-ils rien d’autre à nous opposer et à proposer aux Français que des insultes nauséabondes et indignes ?

Une nouvelle étape dans la bassesse a été franchie avec l’affiche du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui détourne honteusement une photo dans l’unique but d’assimiler Nicolas Sarkozy à Adolph Hitler, et ceux qui soutiennent le Président de la République aux nazis !

L’UMP dénonce cette dérive malsaine et dangereuse qui consiste à constamment faire l’amalgame entre nos propositions, nos élus, le Président de la République et le pétainisme ou le nazisme. C’est insultant pour le débat démocratique et républicain, pour notre pays et nos institutions et pour les familles des victimes de la barbarie nazie.

Jean-François Copé, au nom de l’UMP, appelle solennellement Martine Aubry à dénoncer et à stopper immédiatement cette campagne. Plus largement, il appelle le PS à quitter ce caniveau de l’insinuation scandaleuse sur le nazisme ou le pétainisme, pour revenir dans le débat républicain, dans l’échange d’idées, dans la confrontation de projet.

L’UMP appelle tous les Républicains, de droite comme de gauche, à faire part de leur indignation face à ces méthodes déshonorantes pour ceux qui les emploient.
Lien source

François Mitterrand a rencontré Khadafi en Crète, le15 novembre 1984

Tchad : histoire secrète d’une négociation

Pas de photo de la rencontre
François Mitterrand/Khadafi:
diplomatie parallèle...

Par Roland Dumas (*), le 14 juin 2005 —
Entretien: lien

Lorsque l’on évoque, aujourd’hui, la politique africaine de François Mitterrand, il n’est pas rare que l’on néglige l’une des premières grandes affaires du septennat, c’est-à-dire l’interposition - l’engagement ? - de l’armée française entre les troupes libyennes et tchadiennes. Pourtant, la question du Tchad a longtemps mobilisé notre diplomatie et notre armée. Vous-même avez joué un certain rôle dans cette affaire.

Roland Dumas. - C’est tout à fait exact. J’ai même eu à m’occuper du Tchad avant d’être nommé ministre. Mais avant de répondre à votre question, j’aimerais rappeler quelques éléments de contexte.

Pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de toute cette affaire, il faut se rappeler ce qu’était la situation au Tchad lorsque la gauche arrive au pouvoir. Le pays, vingt ans auparavant, avait obtenu son indépendance. Pourtant, l’instabilité y régnait. Elle se trouvait alimentée par les luttes de clans à l’intérieur et, à l’extérieur, par la convoitise des pays voisins. Ces deux termes de l’équation se complétaient d’ailleurs puisque les puissances extérieures offraient tour à tour leur soutien à l’une ou l’autre des factions, en fonction de leurs intérêts et des aléas politi-comilitaires sur le terrain.

Précisément, depuis quelques années, la Libye intervenait sans ménagement au Tchad. Officiellement, cette intervention reposait sur un différent frontalier entre les deux États : Tripoli réclamait une bande de terre de près d’une centaine de kilomètres de large - dite bande d’Aouzou - se situant à la frontière des deux pays. En réalité, cette revendication territoriale n’était qu’un prétexte. Au-delà de la bande d’Aouzou, la Libye visait un autre objectif, plus ambitieux. En s’imposant militairement dans le nord du pays, son objectif était de faire pression sur le pouvoir en place à N’Djamena. Ainsi, le Tchad aurait-il été intégré dans sa sphère d’influence - voire intégré tout court puisque en 1978, à la suite d’un coup d’État militaire à N’Djamena, un projet de fédération tchado-libyenne avait même été envisagé - permettant au « fougueux » colonel de poursuivre son avancée vers le sud de l’Afrique.

Tout cela inquiétait les pays de la région : ceux du Maghreb voyaient d’un mauvais oeil le renforcement de la puissance libyenne ; ceux d’Afrique redoutaient cette expansion vers le sud. J’insiste d’ailleurs sur ce dernier point : lors d’un sommet franco-africain, Houphouët-Boigny avait, au nom des autres chefs d’États de la région, lancé un appel pressant pour une action française contre la Libye. Bref, toutes les chancelleries nous demandaient d’intervenir.

En juin 1982, après des péripéties qu’il est sans doute inutile de détailler, mais où la France joua un certain rôle - nous étions parvenus à une sorte d’accord avec le colonel Kadhafi pour qu’il évacue ses troupes du pays et qu’une force africaine s’y déploie -, Hissen Habré reprend le pouvoir à N’Djamena, avec le soutien du Soudan. C’est-à-dire avec le soutien, probable, des États-Unis. Ces derniers sont en effet obnubilés par les liens qu’entretenaient alors Goukouni Oueddeï et la Libye ; ceci s’expliquant par le soutien diplomatique de la Libye à l’Union soviétique. N’oubliez-pas l’importance, à l’époque, des mécanismes de la guerre froide. Le colonel Kadhafi décelait dans cette situation une manoeuvre d’encerclement de la part des Américains.

Bref, Goukouni Oueddeï se trouvait chassé du pouvoir. Il recommençait la guérilla au nord, avec le soutien du colonel Kadhafi qui, du même coup, pouvait reprendre - mais l’avait-il vraiment arrêtée ? - sa politique d’expansion africaine. « Après tout, me disaitil, la Libye est une puissance africaine... »

Et la France se trouvait sur son chemin...

Roland Dumas. - ... Bien entendu. Notre pays joue un rôle important dans les équilibres géopolitiques du continent. Nous sommes les garants de la sécurité de bon nombre de pays. On nous critique beaucoup pour cela, mais cela nous crée des obligations.

Le Tchad est un pays très pauvre ; l’un des plus pauvres de la planète. Sa géographie lui est défavorable. Pays enclavé, il ne dispose d’aucun débouché naturel. Il est du reste divisé en deux. Au nord, une population plutôt musulmane, clairsemée, sans réelle force économique, vivant du désert. Au sud, en revanche, se trouve ce que l’on appelle le « Tchad utile ». Là, la population est plus dense, animiste ou chrétienne, et vit - survit - de son économie agricole. L’offensive du colonel Kadhafi ne pouvait qu’être un facteur de division et d’affrontement pour un peuple qui méritait de connaître la paix.

Tout en cherchant à poursuivre ses objectifs, il ne pouvait ignorer nos positions au risque d’entrer en conflit ouvert avec nous. Parallèlement, si de notre côté nous pouvions - et devions - jouer un rôle dans la pacification du Tchad, il paraissait difficile de nous engager dans une opération militaire de grande envergure contre les troupes libyennes. Une telle opération aurait été très coûteuse sur tous les plans et très difficile à mener en plein désert. François Mitterrand était très réticent à l’idée d’un engagement de grande ampleur.

Il fallait donc qu’une solution politique soit trouvée si l’on voulait éviter l’affrontement. Une telle volonté existait à Tripoli, aussi étrange que cela puisse paraître : le chef de la Jamaa Islamiya avait, dès mai 1981, multiplié les signaux pour entrer en contact directement avec le président de la République. À partir de l’été 1982, ces signaux se firent plus pressants mais, officiellement, François Mitterrand ne voulait pas donner suite.

La situation était bloquée ?

Roland Dumas. - Oui et non. François Mitterrand avait parfaitement conscience de la nécessité d’un contact pour trouver une solution politique. Mais il ne pouvait s’agir d’une rencontre de haut niveau qui aurait offert sans contrepartie une forme de légitimité au colonel Kadhafi. Il y avait donc une place pour ce que l’on peut appeler une « diplomatie parallèle »...

Il se trouve que j’avais été l’avocat de la famille de Françoise Claustre, enlevée au Tchad en 1974 et retenue pendant près de trois ans. J’étais donc connu pour m’intéresser au dossier. Par ailleurs, personne n’ignorait mes contacts avec François Mitterrand. Malgré tout, je fus étonné de recevoir, par l’intermédiaire d’un ami algérien, un étrange message : le colonel Kadhafi voulait que je serve d’intermédiaire pour entrer en contact avec le président de la République française. Je restai[s] prudent. Quelque temps plus tard, un nouvel émissaire frappa à ma porte. Il s’agissait du colonel Hassan Ichkal, membre du Conseil de la Révolution libyenne et par ailleurs cousin de Kadhafi. Une forte personnalité. La discussion fut avec lui beaucoup plus directe : Kadhafi voulait me voir personnellement pour me proposer un arrangement et le faire savoir à François Mitterrand.

Vous êtes donc parti pour Tripoli.

Roland Dumas. - Pas immédiatement. Je ne pouvais agir sans l’accord du Président. Celui-ci me reçut assez vite et me donna son accord pour que cette rencontre ait lieu, sans évidemment m’engager sur quoi que ce soit. « Soyez prudent. Écoutez-le », m’avait-il dit en me raccompagnant.

J’embarquai[s] donc, sans visa, pour Tripoli. Ichkal m’y attendait avec une voiture. Il me conduisit auprès de Kadhafi. Je garde en mémoire cette première rencontre. Il faut reconnaître que le personnage avait - a toujours - quelque chose de fascinant. Il est entouré d’une tribu de femmes en armes, plus belles les unes que les autres, assurant sa protection. Il est aussi très mystérieux et ne ménage pas les effets. Introduit dans une grande pièce vide et richement décorée, j’attendais depuis quelques minutes, seul, lorsque Kadhafi est... apparu. J’eus l’impression qu’il m’attendait derrière un pilier pour m’observer. Un interprète nous rejoignit et la discussion commença. Son analyse de la situation était, finalement, assez simple : la Libye et la France ont des intérêts communs au Tchad. Il suffisait donc de nous entendre pour décider d’une personnalité qui dirigerait le pays. Seulement, croyait-il, nous n’étions pas prêts à entrer dans une telle solution car nous demeurions beaucoup trop liés aux États-Unis. En tout état de cause, lui continuerait de soutenir Goukouni Oueddeï contre Hissen Habré, qu’il voyait comme la marionnette des Américains. Au fond, la proposition de Kadhafi était simple : il voulait notre aide pour installer l’un de ses hommes à la tête du Tchad ! Il me demandait de faire cette proposition à François Mitterrand. Il mit d’ailleurs à ma disposition son avion personnel pour rentrer à Paris ; celui-ci attendrait quarante-huit heures, me dit-il, une réponse du Président. Elle ne vint pas. François Mitterrand me convoquait en effet dès mon retour. Il m’entraîna dans une longue marche le long de la Seine, au pied de la rue de Bièvre. Je lui fis part de la proposition de Kadhafi. L’avion attendrait ! Le président de la République ne voulait évidemment pas entrer dans ce genre d’arrangement sur le dos d’un gouvernement étranger. Quoi que l’on pense de lui - et François Mitterrand ne l’appréciait pas particulièrement -, Hissen Habré était désormais aux commandes à N’Djamena. Pas question de soutenir contre lui une rébellion largement extérieure ! Toutefois, François Mitterrand ne voulait pas fermer la porte et me dit de conserver le lien avec Kadhafi. Entre 1982 et l’été 1983, je fis donc deux nouveaux voyages à Tripoli. La discussion se prolongeait.

Entre-temps, la situation s’était dégradée au Tchad.

Roland Dumas. - Bien entendu ! Kadhafi continuait de jouer avec le feu. Dès la fin de l’année 1982, il commença à amasser des troupes dans la bande d’Aouzou. Puis, en juin 1983, il appuya - en fait il donna l’ordre à ses troupes d’y participer - l’attaque de Goukouni Oueddeï sur Faya-Largeau, qui tomba en quelques heures. Désormais, le temps de la petite guérilla était terminé : les Libyens intervenaient directement dans le conflit avec des avions de chasse et du matériel lourd au sol. Or, Faya-Largeau était un point-clé dans le dispositif défensif tchadien. La route était ouverte vers N’Djamena. La Libye était sur le point de réaliser son objectif : placer un homme lige à la tête du Tchad, en conclusion d’une opération militaire.

Au terme de l’accord militaire qui existait entre ce pays et la France, signé en 1976, le gouvernement tchadien - en l’occurrence Hissen Habré - pouvait nous demander du matériel et des instructeurs. Nous pouvions donc le soutenir en armant et en formant ses troupes ainsi qu’en stationnant « habilement » quelques détachements dans des villes se trouvant sur la route de la capitale. L’espoir étant qu’un affrontement direct avec des troupes françaises ferait réfléchir les Libyens. Cette opération - l’opération Manta - était en place à partir du 10 août 1983, nous avons renforcé les moyens militaires français se trouvant sur place. Mais Hissen Habré voulait plus ! Et cela représentait un vrai risque pour nous.

Pourquoi ?

Roland Dumas. - Parce que ses troupes, bien que supérieures en nombre, étaient incapables de tenir tête aux forces de Goukouni Oueddeï encadrées et soutenues par les Libyens. De N’Djamena nous arrivaient donc des demandes très pressantes : l’intervention de nos avions sur des colonnes libyennes ; des hommes pour des interventions offensives au sol ; etc. Bref, une offensive militaire directe contre la Libye. Les va-t-en guerre étaient d’ailleurs nombreux : à l’Assemblée nationale, toute la droite parlementaire nous pressait d’intervenir plus durement ; Jacques Chirac le premier. Les États-Unis nous envoyaient constamment des émissaires qui nous demandaient, dans un énervement incessant, de bombarder Tripoli... L’ambiance sur cette question était tendue. N’oublions pas qu’au même moment nous étions engagés au Liban.

Nos militaires étudiaient ce scénario. Charles Hernu me l’avait clairement indiqué. Or, quand un militaire annonce qu’il se « prépare », cela signifie, en termes militaires, qu’il déploie déjà des forces sur le terrain (en l’occurrence qu’au milieu de nos « instructeurs » devaient être glissés des éléments plus offensifs).

Sans très bien savoir lequel des deux est à l’origine de l’initiative, je reçus alors un double message du président de la République et de son ministre des Affaires étrangères. François Mitterrand et Claude Cheysson m’annonçaient qu’ils étaient convenus de m’envoyer auprès de Kadhafi. Cela ne m’étonnait pas puisque, de mon côté, j’avais reçu un appel affolé de mon contact algérien auprès des Libyens. Ces derniers avaient constaté le renforcement du dispositif français et voulaient connaître nos intentions. Kadhafi voulait me revoir d’urgence.

Vous êtes donc reparti pour la Libye en pleine période de crise ?

Roland Dumas. - Exactement. Le 15 août, je me trouvais auprès de Kadhafi. Chez lui, et plus exactement sous sa tente au milieu du désert. C’est là qu’il aimait recevoir certains de ses invités. Notre entretien fut assez long. Je me rendais compte, peut-être plus que les fois précédentes, de son obsession de l’encerclement. Il voyait la main de l’Amérique partout ; persuadé que ses voisins, aux ordres de Washington, fomentaient des complots contre lui. Dit autrement, il expliquait ses décisions par sa volonté de défendre son pays.

Devant une telle attitude, il fallait évidemment le rassurer ou alors nous risquions l’escalade. Je lui fis comprendre que son attitude dans l’affaire tchadienne - mais pas uniquement - inquiétait de nombreux pays et qu’au-delà du Tchad, c’était l’équilibre de toute une région qui était en jeu. Une région à laquelle nous étions très liés. Il en découlait une conséquence simple pour notre diplomatie : que les Libyens occupent le nord du pays - comme ils le faisaient d’ailleurs depuis de nombreuses années, notamment en raison du différend sur la bande d’Aouzou - était une chose. Qu’ils arment des factions et interviennent militairement pour faire main basse sur tout un pays en était une autre. Cela créerait une situation très grave dans la région, et la France ne l’accepterait pas. C’était exactement ce que François Mitterrand m’avait demandé de dire à Kadhafi. Ce dernier respira alors longuement, considérant ce que je venais de dire. Puis, il se tourna brusquement vers notre interprète et lui demanda de sortir. Sans un mot, il se saisit d’une carte placée sous la table basse autour de laquelle nous discutions. Puis, dans un anglais parfait, il désigna sur la carte le quinzième parallèle et m’indiqua qu’au sud de cette ligne il n’y aurait pas d’intervention libyenne. Au nord, en revanche, il continuerait à soutenir le gouvernement « légal » - celui de Goukouni Oueddeï. Cette frontière virtuelle du quinzième parallèle n’était pas inintéressante. Grosso modo, on peut dire qu’elle sépare le Tchad en deux : au nord la partie peu peuplée ; au sud ce que François Mitterrand considérait comme le « Tchad utile ». Il y avait donc là le début d’un accord. Je le quittai sur ces considérations, en lui indiquant que tout cela devait être validé par François Mitterrand.

Vous n’étiez donc que son émissaire, sans aucun pouvoir de négociation.

Roland Dumas. - Pas tout à fait. Certes, dans ce genre d’affaire, seul le président de la République décide en dernier ressort. Un émissaire n’a aucun pouvoir. Il délivre un message ; il recueille une réponse ; éventuellement, il peut demander des éclaircissements pour préciser les éléments d’un accord - et là il faut être habile. Ainsi, s’il ne peut engager la parole de la France, il peut tester des solutions, tout en réservant la décision.

Vous êtes donc reparti au plus vite en France pour retrouver François Mitterrand.

Roland Dumas. - Dès la fin de notre conversation. Il était bien entendu impossible de discuter de tout cela par téléphone avec le Président. De la même façon, je ne pouvais passer par les services de notre ambassade pour communiquer mon message puisque mon déplacement était tenu secret. Même l’ambassadeur ignorait ma présence. François Mitterrand était à ce moment-là à Latche. L’avion me déposa en pleine nuit à Biarritz. J’arrivai dans la bergerie du Président vers deux ou trois heures. Tout était silencieux. François Mitterrand me fit entrer dans sa chambre et je lui fis le compte rendu de mon voyage sur le bord de son lit. Entre-temps, Danièle Mitterrand était gentiment descendue à la cuisine pour me préparer une omelette. J’étais affamé. Affamé, mais content. Le Président venait de confirmer les termes de l’accord. La perspective d’un affrontement direct, et sans doute meurtrier, avec la Libye, s’éloignait.

Le colonel Kadhafi a-t-il respecté les termes de l’accord ?

Roland Dumas. - Il y eut quelques incursions de troupes libyennes ici et là et un accrochage sérieux en janvier 1984 où un avion français fut abattu. À cette occasion, nous avons d’ailleurs durcis unilatéralement notre accord. Mais le plus important pour nous n’était pas là : nous avions obtenu l’arrêt de la progression de Goukouni Oueddeï ; nous en restions à un conflit très limité avec les Libyens. Ce répit fut mis à profit par Hissen Habré qui se renforça et put reconquérir une partie du territoire.

Certes. Mais les Libyens se maintenaient toujours au Tchad.

Roland Dumas. - C’est juste. Et cela continuait de nous poser d’importants problèmes. Mais, entre-temps, j’étais devenu ministre d’État aux Affaires européennes. Je ne pouvais plus me rendre en Libye comme auparavant car on l’aurait interprété comme une démarche officielle. Il fallait donc trouver d’autres canaux de communication. Nous savions que cela ne serait pas trop difficile : Kadhafi continuait de rechercher tous les moyens possibles d’entrer en contact direct avec l’Élysée. Omar Bongo, le roi du Maroc, le ministre des Affaires étrangères grec, d’autres encore. Mais le lien le plus intéressant fut noué avec Kadhafi par l’intermédiaire du chancelier d’Autriche, Bruno Kreisky. Ce dernier rencontrait régulièrement le leader libyen et me faisait passer de nombreux documents. En avril 1984, Kadhafi nous fit parvenir par ce biais une proposition intéressante : le retrait conjoint des troupes libyennes et françaises du Tchad au travers d’un processus contrôlé par des observateurs neutres (Maroc, Autriche, Suède). La proposition était évidemment très intéressante et pouvait permettre de nous dégager militairement du Tchad. À la suite de ce message, Claude Cheysson chercha les termes d’un accord. Or, très vite, Kadhafi fit connaître une clause supplémentaire : il voulait rencontrer personnellement et officiellement François Mitterrand pour conclure l’accord. Cette perspective représentait naturellement pour son régime une forme de reconnaissance évidente ce qui était un risque, surtout si, le lendemain de la rencontre, les Libyens décidaient de revenir au Tchad. C’était un risque à prendre, compte tenu de l’enjeu.

Finalement, la rencontre eut lieu en Crète, en terrain neutre, le 15 novembre 1984.

Roland Dumas. - C’est cela. Andhréas Papandhréou, Premier ministre grec, servit de « bons offices » dans cette affaire. Il était estimé par Kadhafi.

Pour ma part, je n’assistais pas à cette rencontre - pas plus que Claude Cheysson d’ailleurs - car François Mitterrand ne voulait pas lui donner trop d’importance. De son côté, Kadhafi avait amené une large délégation : plus d’une centaine de personnes. Au fond, le Président se méfiait. Mais je crois qu’il voulait voir de ses propres yeux l’étrange colonel, ce chef d’État qui intriguait la terre entière.

Dès le début de 1985 - alors que j’étais devenu ministre des Affaires étrangères en remplacement de Claude Cheysson -, des rapports nous parvenaient qui indiquaient que, si les Libyens avaient dans une certaine mesure quitté le Tchad par le nord, ils y revenaient par l’est ! Bref, alors que notre retrait était effectif, celui des Libyens l’était... moins. Puis, en avril 1985, nous avons constaté qu’un nouveau pas était franchi. Les Libyens allongeaient la piste d’aviation de Ouadi-Doum, située dans le nord du Tchad. Les aménagements effectués permettaient d’y faire atterrir et décoller des avions militaires ce qui constituait un appui indéniable aux forces sur place et une terrible menace pour la capitale. Il fallait réagir. Je suis donc retourné à Tripoli pour une nouvelle rencontre sous la tente du colonel Kadhafi, cette fois en qualité de membre du gouvernement. Ma parole était plus libre. J’avais sur moi des photos aériennes prouvant la présence de troupes libyennes au Tchad. Je lui montrai. Il ne nia pas l’évidence. Je l’avertissais [!] : nous ne tolérerons pas cette piste. Au fond, il fut surpris de notre attitude et me dit : « Mais qui se préoccupe du Tchad dans votre pays ? » Je lui rappelai qu’il s’agissait d’un sujet délicat pour nous. Je le quittai[s] sur un avertissement : si cette base accueille des avions militaires, nous la détruirons. Il n’en tint pas compte, si bien qu’en février 1986, le président de la République ordonna le bombardement de la piste par nos avions.

Et il fallut encore deux ans de présence française au Tchad avant qu’un accord politique soit conclu entre Goukouni et Hissen Habré et que le pays retrouve un semblant de paix. La tentative de déstabilisation du Tchad avait échoué. La paix était revenue dans la région.

(*) Ancien ministre des Affaires étrangères. Propos recueillis par Georges Saunier.