POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

jeudi 28 janvier 2010

New Fabris, un enterrement Royal, sans fleurs ni couronnes

Désirdavenir Royal n'a pas présenté ses condoléances

Ils étaient bien seuls les 150 ex-salariés présents à "l'enterrement de leur outil de travail".

L'équipementier automobile New Fabris a mis fin à ses jours, lors de la vente aux enchères du stock, à Châtellerault, en Poitou-Charentes.
Dans le vaste atelier de l'usine et dans le froid, environ 400 personnes, des ex-salariés, acheteurs professionnels ou curieux, circulaient au milieu des lots en attendant le début de la vente publique. Des industriels de toute la France et même d'Allemagne lorgnaient les 1.101 numéros ont été classés, de la chaise de bureau au petit outillage jusqu'aux machines-outils et centres d'usinage pour pièces automobiles.
Quand le commissaire priseur demanda le silence et lança la première enchère, il fut interrompu par Dominique Duval, ex-syndicaliste FO. "Nous demandons la vente du lot pour un euro symbolique par salarié, soit au total 366 euros. C'est notre travail, notre sueur que vous vendez", hurla-t-il, applaudi pour se baroud d'honneur dérisoire qui conclut une lutte syndicale surtout destinée à faire monter les enchères des indemnités de licenciements et autres avantages compensatoires (photo ci-dessous).

Les ex-ouvriers, visages fermés, assistent en retrait à la dispersion de leur ancien outil de travail. "Le 31 juillet, c'était la mort de New Fabris, aujourd'hui, c'est l'enterrement. C'est un crève-coeur de voir ce gâchis", lâche Christine, agent de production, 34 ans de maison.
Les lots partent sans difficulté. "J'ai réalisé une bonne affaire. J'ai obtenu pour 800 euros du petit matériel qui vaut cinq à six fois plus", avoue un patron d' entreprise de mécanique de précision.


"C'est l'enterrement de New Fabris. Certains commencent aujourd'hui leur deuil", déplore Guy Eyermann, ex-délégué syndical CGT. "Moi, il y a longtemps que je l'ai fait", dit Jean-Claude Vannier, 45 ans, "écoeuré par autant de gâchis".
L'argent récolté, "entre 500.000 et un million d'euros », a estimé avant la vente le commissaire priseur, ira au liquidateur judiciaire pour payer les créanciers.

Rappel des luttes syndicales

Cet été, les 366 salariés de l'entreprise, placée en liquidation judiciaire, avaient menacé de faire sauter l'usine avec des bonbonnes de gaz s'ils n'obtenaient pas une prime de 30.000 euros chacun. Fin juillet, ils acceptaient 12.000 euros. Aujourd'hui, une trentaine seulement a retrouvé un travail, les autres sont en formation ou au chômage, selon les syndicats.

La présidente de la région Poitou-Charentes ne s'est plus déplacée: des photos seraient préjudiciables à sa carrière. Imaginez si elles se rendrait dans le 9.3... Mercredi, les ex-salariés devront aller à elle, retranchée dans son palais, sans désabusés. Le Conseil régional fait croire qu'il serait intéressé "par le rachat du bâtiment pour maintenir la vocation industrielle du site, chargé de mémoire". Avant les régionales, la vague promesse d'un musée dédié aux luttes syndicales et àl'amère la « mère » des New Fabris. VOIR et ENTENDRE

La présidente habillée aux frais de son Conseil Régional
Ni fleurs, ni couronnes, aujourd'hui

6 juillet 2009, 14h30 : des syndicalistes de New Fabris avaient pris le contrôle de la salle Jean Monnet où se déroulaient les séances du Conseil régional Poitou-Charentes. Syndicalistes remontés, revendicatifs, mécontentement exacerbé, banderoles criardes. Dans un climat insurrectionnel, Sa Cynique Majesté Royal se résolut à céder la parole aux représentants syndicaux et leur promit le soutien de leurs revendications. Ils savent depuis ce que valent ses promesses, il est vrai arrachées sous la pression.


Les sacrifiés de Fabris sous protection Royal

Quels sont les effets bénéfiques de la propagande de l'époque: « La maison Poitou-Charentes appartient à tous, y compris aux salariés de New Fabris... Ségolène Royal fit preuve d'une grande générosité en permettant à ces sacrifiés économiques de témoigner devant le plus haut représentant de l'État en Région, qui ne cesse de faire des allers et venues avec l'Elysée. » Rien de moins !
Mais rien de plus...
Paroles, paroles. Et récupération politicienne .

Un républicain dans le fauteuil d'un démocrate, Ted Kennedy, après quelque 50 années

Scott Brown élu sénateur du Massachusetts

Fin d'un long cycle démocrate de plus de 50 ans

Le candidat républicain Scott Brown a remporté mardi l'élection sénatoriale partielle du Massachusetts, organisée pour pourvoir le siège laissé vacant par Ted Kennedy dans ce bastion démocrate traditionnel tenu par la dynastie Kennedy, les frères John Fitzgerald et Edward (Ted). Sans compter Michael Dukakis, ancien gouverneur et candidat démocrate à la présidence en 1988 et John Kerry, sénateur et candidat démocrate à la présidence en 2004.
Les chiffres
Après décompte de 97% des votes, M. Brown recueillait 52% des suffrages, contre 47% à la candidate démocrate Martha Coakley. Celle-ci a appelé son adversaire pour reconnaître sa défaite. Le président Obama a eu les deux candidats au téléphone. "On ne peut pas toujours gagner", aurait-il dit à Mme Coakley selon le témoignage de cette dernière.

Le Parti démocrate perd la majorité au Sénat
Non seulement Scott Brown apporte un 41e siège, mais le parti républicain prend la majorité.
Avec 59 voix sur 100 au lieu de 60, les Démocrates ne disposent plus de la majorité qualifiée qui assurait leur domination. Une bonne excuse pour considérer que ce scrutin met en danger la réforme du système de santé voulue par le président Barack Obama, mais qui crée des tensions dans les deux partis. Va-t-il expérimenter au Sénat la tactique d'obstruction que pratique le PS au Parlement ? Ces procédés ne sont pas vraiment dans les manières républicaines. A preuve, la participation des Républicains à la commission sur les déficits américains qu'Obama propose le mercredi 27 janvier 2010, alors que dans le même temps le PS boycotte la conférence sur le sujet qui s'ouvre précisément.

Une nouvelle ère commence

Scott Brown inflige un sévère camouflet au parti démocrate
Dans le Massachussets, archétype à la fois libéralisme et du puritanisme, dont la capitale et la métropole de l’État est Boston, les démocrates, dont l'âne est l'emblème (photo ci-contre), détenaient ce siège depuis plusieurs générations.
Ted Kennedy, décédé en août 2009 à l'âge de 77 ans, avait remporté le siège pour la première fois en 1962, et ne l'avait jamais lâché. Lors de l'élection présidentielle, M. Obama avait remporté l'Etat avec 26 points d'avance sur M. McCain.
Cette défaite est de mauvais augure dans l'optique des élections de mi-mandat en novembre, où de nombreux parlementaires, gouverneurs et autres officiels remettront en jeu leur mandat.

La défaite éclabousse également le président Obama
Le président s'était déplacé inopinément, pour soutenir Mme Coakley, en créant l'événement. Selon les observateurs, l'électrochoc n'a pas produit l'effet Obama escompté et l'électorat du Massachusetts a peut-être vécu comme intempestive cette immixtion d'un président dans la campagne. Il aura voulu, dans le meilleur des cas, rendre hommage au dernier des frères Kennedy qui l'aura beaucoup aidé, mais c'est en vain qu'il a tenté de sauver sa majorité.

Les électeurs ont en tout état de cause saisi l'occasion pour donner à ce scrutin une résonance nationale et exprimer son mécontentement sur la politique de B. H. Obama, qui a fêté le 20 janvier le premier anniversaire de son accession à la Maison Blanche.
Cette hypothèse semble confirmée par le taux relativement élevé de participation. Peu avant la fermeture des bureaux de vote, le Secrétaire d'Etat du Massachusetts, William Galvin, estimait qu'entre 1,6 et 2,2 millions d'électeurs s'étaient déplacés pour voter, soit de 40 à 50% de l'électorat.
Lors des primaires organisées en décembre pour désigner les candidats de chaque camp, la participation avait été de 20% seulement.

La polémique a jailli de la défaite au sein du parti démocrate...

Nous connaissons !
Dans le camp démocrate, des voix se sont élevées avant même que les résultats soient connus pour accabler la candidate, dénonçant la désinvolture avec laquelle Mme Coakley a fait campagne depuis sa victoire aux primaires en décembre.
La discrétion de la candidate sur le terrain et dans les media semblait indiquer qu'elle pensait la partie gagnée d'avance.
Pendant ce temps, le séduisant et séduisant quinqua, S. Brown, parlementaire local donné vaincu, a été reconnu comme l'un des siens par l'Américain moyen, et a fait une campagne énergique.

La défiance à Obama
Dans l'entourage de Mme Coakley, on a commencé à fournir des explications sur la défaite depuis quelques jours déjà. La candidate démocrate paierait le climat de défiance vis-à-vis du président Obama. Une partie des électeurs qui se sont prononcés pour lui en 2008 voudraient ainsi lui rappeler ses promesses d'améliorer leur quotidien.
Pour Jon Cowan, qui dirige le think tank Third Way, de sympathie démocrate, une partie de l'électorat de M. Obama lui a en effet fait crédit en 2008 et demande encore à être convaincu.
Leur message mardi: "Il faut écouter nos inquiétudes et s'appliquer à résoudre nos problèmes pour disposer de notre soutien à long terme", estime M. Cowan.
"Je n'ai pas l'intention de tenter d'embellir ce qui s'est passé dans le Massachusetts", a réagi le sénateur démocrate du New Jersey, Robert Menendez, qui dirige le comité de campagne des sénateurs démocrates.
"Il y a une grosse inquiétude dans le pays à l'heure actuelle.


"Les Américains sont impatients, et cela se comprend", dit-il. Outre la question de la réforme du système de santé, les effets de la crise économique, la montée du chômage ou les questions de sécurité sont évoquées.

S. Brown terminera le mandat de T. Kennedy et se soumettra donc à la réélection en 2012. Il a tous les atouts:

Non, rien à voir avec le chouchou d'Aubry
C'est Scott Brown, étudiant dans le besoin !

Et Mme Coakley sait ce qu'il lui reste à faire.

Le démocrate Obama dépassé par les déficits

En plus des 10% de chômeurs

L'effet Obama ?

Pour endiguer la crise économique internationale, l'icône américaine des socialistes français avait injecté des tombereaux de dollars dans l'économie, faisant l'admiration de nos archaïques hexagonaux. Aujourd'hui, Barack Obama ne sait plus comment contenir les déficits.

Qu'a-t-il fait depuis mars 2009 ?
« La performance économique du dernier trimestre de 2008 a été la pire des 25 dernières années », a noté le président Obama dans un discours prononcé au département des Transports. L'économie américaine s'est contractée de 6,2 % au dernier trimestre, sans que, de ce côté de l'Atlantique, la Rue de Solférino ne prenne la mesure de la crise. « Et franchement, le premier trimestre de cette année ne promet guère d'être meilleur », a-t-il pourtant admis alors.

Alors, son programme TALF, placé sous la responsabilité de la Réserve fédérale et du département du Trésor, a été créée en ...novembre. Il permit alors d'injecter dans l'économie la somme minimale de 200 milliards, mais celle-ci devait pouvoir être portée à 1000 milliards de dollars, selon l'évolution de la situation. Le PS français était subjugué.

2010 - Un an plus tard, le président Barack Obama a pris acte mercredi de l'état préoccupant des finances publiques américaines et annoncé la création, par décret présidentiel, d'une commission chargée de trouver des solutions aux déficits. En France se réunit dès aujourd'hui mercredi une conférence sur les déficits, mais l'opposition de gauche la boycotte. Dans l'intérêt de la France et des Français. Et tandis que le démocrate Obama rameute les acteurs politiques américains, la Ch'tite Aubry, qui s'estime constructive, a déclaré cette semaine que «Sarkozy est en panne de solutions».

Mais où en est donc l'Amérique d'Obama ?
"Si nous ne prenons pas de mesures fortes pour réduire notre dette, cela pourrait nuire à nos marchés, augmenter le coût de l'emprunt et menacer notre reprise", a déclaré le président démocrate américain, lors de son discours sur l'état de l'Union devant les deux chambres du Congrès réunies au Capitole.
"Ce ne sera pas un de ces machins de Washington censés nous faire croire que nous avons résolu un problème. La commission fournira un ensemble spécifique de solutions dans un délai fixé", a-t-il ajouté en critiquant au passage les sénateurs qui ont bloqué au Congrès une proposition similaire.

Démocrate ou socialiste, cherchez la différence

  • A la différence des poseurs de lapin français qui ont une solution à tout, Obama n'est pas en mesure de proposer d'importantes mesures de réduction des déficits: il en est seulement à dégager des priorités. A la différence de nos socialistes abstentionnistes, son opposition républicaine n'envisage pas de boycotter les travaux de recherche de ces solutions.
  • A la manière de nos abstentionnistes hexagonaux, Barack Hussein préfère affirmer -douze mois plus tard- qu'il a hérité d'une situation financière difficile des mains de son prédécesseur Georges Bush, plutôt que de prendre la mesure de la crise économique internationale et de reconsidérer sa propre politique.

    Obama, sur le point d'imiter Sarkozy ?

    Le déficit budgétaire américain a atteint 1.400 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009, soit près de 10% du PIB (produit intérieur brut), et devrait être de 1.350 milliards en 2010, selon la commission du budget du Congrès.

    => En France, le déficit public atteint 5,6% du PIB
    Le gouvernement table désormais sur une contraction du PIB de 1,5% en 2009 et une croissance de 1,0% en 2010. L'inflation s'établirait à 0,4% en 2009 et 1,4% en 2010. Il prévoyait jusqu'alors une croissance de +0,2 à +0,5% en 2009 et un déficit public, qui comprend les déficits de l'Etat, des organismes de sécurité sociale et des collectivités locales, à 4,4% du PIB. La consommation des ménages a bien tenu en 2009 et le moral des consommateurs français s'est légèrement amélioré en janvier 2010. Sur le front du chômage, le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, a pour sa part évoqué une "bonne" tendance en décembre.

    => Aux USA,
    => Barack Obama a proposé un gel de certaines dépenses budgétaires pendant trois ans pour économiser 20 milliards de dollars dès l'année fiscale 2011.

    => Il aimerait supprimer les exemptions fiscales (les "niches"?) pour les compagnies pétrolières, les gérants de fonds d'investissement et les Américains dont le revenu dépasse 250.000 dollars par an. "Nous ne pouvons pas nous le permettre", a-t-il souligné, promettant de recourir si nécessaire à son veto pour faire appliquer ces décisions.

    => Il a en revanche renouvelé son engagement à prolonger les baisses d'impôts dont bénéficient les familles gagnant moins de 250.000 dollars annuels.

    => Le gel des dépenses publiques n'affectera pas la sécurité nationale, la sécurité sociale (retraites) et les programmes Medicare et Medicaid qui fournissent une assurance-santé aux plus pauvres et aux personnes âgées, a promis Barack Obama, qui présentera lundi son projet de budget pour l'année fiscale 2011.
    "Les familles de ce pays se serrent la ceinture et prennent des décisions difficiles. Le gouvernement fédéral doit faire de même", a déclaré le président américain, un brin populiste.

    Que celui qui y trouve une idée des socialistes français lève la main.
    Le PS ne fanfaronne plus; il se drape dans son indignité boudeuse et se tient sur son quant-à-soi. Désemparé. Inutilisable.
  • mercredi 27 janvier 2010

    Conférence sur les déficits français: nouveau boycottage par le PS

    Les redresseurs de torts socialistes sont des abstentionnistes

    Comme Peillon-la-honte, le PS pratiquera la politique de la chaise vide
    A sa différence, ils ont eu la délicatesse insigne de prévenir de leur défection à la conférence sur les déficits français du jeudi 28. Les élus locaux de gauche espèrent ainsi servir la France tout en portant un coup à l'ambition gouvernementale de parvenir à un consensus sur la réduction des dépenses publiques. N'est-ce pas en effet pour le PS le meilleur moyen de dissimuler ses tensions internes ?

    Les collectivités locales ne craignent donc pas de se déconsidérer à force de se plaindre de la faiblesse de leurs budgets, accusant l'exécutif d'avoir transféré des responsabilités qu'elles doivent désormais financer, alors que leur bonne foi est justement mise à mal par le scandale de la campagne socialiste de désinformation -aux frais du contribuable- concernant la réforme territoriale. Le gouvernement a ainsi une nouvelle raison de pointer du doigt la responsabilité des collectivités locales dans l'augmentation des déficits.

    Alain Rousset, président socialiste de l'ARF (Association des Régions de France, dont 22 sont socialistes), a tenté de justifier sa décision de boycottage en reportant sur le gouvernement la responsabilité dans la dérive des déficits.
    "D'abord les budgets des collectivités locales sont à l'équilibre et l'endettement des régions est extrêmement faible", peut-il assurer tant que l'alternance ne met pas en évidence la gabegie socialiste. "D'autre part, l'Etat est aujourd'hui le principal responsable de la confusion des financements croisés des politiques publiques", selon lui.
    "Le déficit vient des dépenses de relance mais surtout des choix fiscaux du gouvernement, plus 23 milliards d'euros de niches fiscales depuis 2002". C'est aussi simple que çà !. Quels sont ses chiffres sur la période Jospin ?

    Collusion de l'ARF avec l'ADF, où la droite est minoritaire

    Claudy Lebreton, président de l'ADF (Assemblée des départements de France), qui représente 102 départements, dont 58 dirigés par la gauche et 44 par la droite, a déploré la politique du gouvernement français.
    "Au total, l'Etat nous doit environ 8 milliards d'euros", a-t-il dit. "L'exercice de la chaise vide n'est pas un exercice facile, mais j'assume." Attention, le jeu de la chaise musicale va commencer !

    L'AMF, autre association socialiste

    Le socialiste André Laignel, secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF) et maire d'Issoudun (Indre), lui a emboîté le pas, mais les maires faisant partie de la majorité présidentielle devraient être présents: pas de chaise vide à droite.
    "Vouloir associer les collectivités territoriales à une conférence sur le déficit de la France, et ainsi faire croire qu'elles seraient concernées et en porteraient une part de responsabilité, ceci relève, de la part de M. Sarkozy, d'une volonté (...) de désinformation, de dénigrement (...) et d'une volonté de mise en tutelle financière des collectivités locales", a soutenu le socialiste André Laignel dans un communiqué.
    Pour lui, cette conférence est "une médiocre manoeuvre électorale et un rideau de fumée sur une réalité à l'évidence grave: le déficit de l'Etat de plus de 141 milliards pour 2009 et dont M. Sarkozy et son gouvernement portent l'entière responsabilité", conclut le secrétaire général de l'AMF, tout en nuances.

    Dans la majorité présidentielle

  • A l'Elysée, on s'est refusé à tout commentaire sur ce boycottage de la minorité.
    Le président français a émis l'espoir que cette conférence débouche sur un "diagnostic partagé" par tous les acteurs de la dépense publique - Etat, collectivités locales, Sécurité sociale -, pour les placer ensuite devant leurs responsabilités.

    => Elle intervient au moment où la France s'est engagée auprès des instances européennes à ramener sous 3% d'ici 2013 un déficit public qui devrait culminer à 8,2% du PIB en 2010, soit cinq points de plus qu'au début de la crise. Sans ces difficultés ce ne serait pas la crise...

    Le Président Sarkozy a exclu toute hausse des impôts
    Selon le ministre du Budget, Eric Woerth, la croissance économique devrait contribuer pour moitié aux 100 milliards d'euros nécessaires pour y parvenir mais le reste de l'effort devra être réalisé en réduisant les dépenses.

    => Enfin, cette conférence d'élus locaux rassemble des inquiets. Par référendum, les DOM de la Martinique et de la Guyane ont voulu la fusion département-région, une épée de Damoclès sur quelques têtes échauffées et une promesse de baisse des déficits.
  • Rayhana agressée: Amara condamne le fanatisme

    Une féministe musulmane immolée

    Rayhana est une comédienne d'origine algérienne connue dans la sphère arabo-musulmane pour son franc-parler et ses convictions libertaires. Elle a été agressée mardi 12 janvier 2010 par des hommes qui lui ont jeté au visage de l'essence et un mégot de cigarette.

    Une personnalité forte
    « Je suis très émue
    Ce sont les propos de l'artiste, tremblante et extrêmement gênée, lors de la conférence de presse qu'elle a donnée le jeudi 14 à 16 heures, à la Maison des métallos, dans le 11e arrondissement de Paris.
    Son triste récit est celui d’une artiste passionnée, d’une femme engagée pour la cause féminine, qui s’est faite agresser, presque sans aucun doute à cause de sa «grande gueule», comme elle dit, dans une rue sombre, alors qu’elle se rendait sur la scène où elle interprète la pièce, «A mon âge, je me cache encore pour fumer», la première qu’elle a écrite en français. Un succès dérangeant pour certains.

    Les faits
    Rayhana, 45 ans, marchait mardi soir dans le quartier de Belleville, quand deux hommes l’ont interpellée, la traitant de «putain» et de «mécréante». «Je me dépêchais –je suis souvent en retard- je ne regardais pas autour de moi car je marchais tête baissée», raconte la comédienne qui asssure ne pas avoir eu le temps d'apercevoir leurs visages. «Tu crois qu’on ne sait pas qui tu es ?», lui ont-ils demandé avant d'ajouter : «On t’a prévenue.» C'est alors qu'elle sentit qu’on l’«attrapait par derrière». «J’ai reçu une giclée sur le visage. J'étais aveuglée. J'ai reconnu à l'odeur que c’était de l'essence.» Mais à peine eut-elle le temps de réaliser ce qui lui arrivait qu’elle reçut «une braise rouge, un bout de cigarette» au niveau de son bonnet. Elle s’est alors mise à courir.

    L’intention de l'immoler paraît claire
    Sous le choc et apeurée, Rayhana chercha à se réfugier à se réfugier dans plusieurs commerces où les employés prirent peur et n'appellèrent pas les secours. Ces réactions sont ce qui l’a «le plus choquée», confie la victime. «C’est moi qui venais d’être agressée mais je leur ai fait peur !», en déduit-elle, avec émotion. La loi du silence et une population asservie par le chantage et la violence.

    Une victime pour l'exemple ?

    La tentative de crime est visiblement liée à son rôle de Myriam dans la pièce de théâtre, qui met en scène neuf musulmanes dans un hammam, sorte d’isoloir qui leur permet d’aborder tous les sujets sans tabou. De la femme enceinte pourchassée par son frère qui veut la tuer (le rôle de Rayhana), à la divorcée, en passant par la jeune fille en quête d’amour, tous les symboles de la transgression sont mis en scène, dans les bouches, les rires et les larmes de ces musulmanes à la fin des années noires.

    «C’est avant tout une pièce sur les femmes»
    Rayhana insiste sur cet aspect mais rejette fermement tout caractère politique de sa pièce.
    Fabian Chappuis, le metteur en scène, Philippe Mourrat, le directeur de la Maison des métallos, ainsi que Christophe Girard, l’adjoint au maire de Paris en charge de la Culture, ont tour à tour appelé à ne pas faire d’amalgame ni tirer de conclusions hâtives. «Rien dans l’enquête ne permet de confirmer le lien entre les deux [entre l’agression et la pièce]. On le fait nous parce que Rayhana est exposée et, dans la mesure où ça s’est reproduit à deux reprises, ça ne peut pas être un hasard. Mais, pour l’instant, rien ne permet de le prouver», a notamment insisté Fabian Chappuis. «Je ne suis pas sûre à 100% que cela a un rapport avec la pièce, (…) l’enquête le dira», a confirmé la comédienne.

    Rayhana a bien évidemment porté plainte

    L’actrice avait déjà été agressée verbalement le 5 janvier, dans le même contexte, sans trop y prêter attention –mais en déposant néanmoins une main courante.
    Une enquête pour «crime en relation avec une entreprise terroriste» a été confiée à la section anti-terroriste de la brigade criminelle.
    Malgré tout, Rayhana ne compte donc pas se laisser intimider par cette agression. «Je n’ai pas peur d’eux», a-t-elle affirmé, expliquant avoir choisi, après réflexion, de rendre public cet acte criminel, justement pour le leur prouver. «J’assume ce que j’ai écrit, et nous sommes dans un pays où il y a une liberté d’expression

    Fadela Amara est à son côté
    => Une manifestation de soutien

    Environ 500 personnes se sont rassemblées samedi 16 après-midi à Paris devant la Maison des Métallos (Paris, XIe), en soutien à la comédienne.

    => Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) "condamne l'agression" dont a été l'objet la comédienne et féministe Rayhana et "appelle le ministre de la culture à soutenir publiquement" sa pièce, dans un communiqué publié jeudi 14 janvier. Il "demande, par ailleurs, au ministre de l'intérieur de redoubler d'efforts afin que l'auteure de cet acte soit identifié et puni".

    => La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a déploré jeudi que "la liberté d'expression et de création" soit "encore menacée en France en 2010". "Menaces, intimidations et agressions mettent en danger la liberté des auteurs de théâtre en France en janvier 2010, comme en témoigne la tentative de meurtre dont a été victime Rayhana", estime dans un communiqué la SACD. L'organisation apporte son "soutien" à cette "auteure en danger", réfugiée en France depuis 2000, "menacée dans son pays, l'Algérie". "La France, pays de Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Camus doit tolérer toutes les religions et refuser les fanatismes (si souvent refuges de l'ignorance)", écrit Louise Doutreligne, vice-présidente de la SACD, dont elle préside la commission théâtre.

    => Des hommes expriment leur indignation

  • Bertrand Delanoë, parce que maire socialiste de Paris, a exprimé sa "profonde sympathie et son amical soutien" à Rayhana agressée juste avant la représentation de sa pièce, comme pour établir clairement le lien.
    "Indigné par ce terrible événement, qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle [qui donne la parole à neuf figures féminines aux prises avec le refoulement et la violence, réunies dans un hammam à Alger], je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements d'une extrême gravité", écrit le maire ...dans un communiqué.
  • Favorable à une loi contre la burqa, Manuel Valls, le député-maire PS d'Evry, fit une promesse: « Je vais proposer à Rayhana que la scène nationale d'Evry accueille sa pièce". "Je voudrais que le maximum de théâtres en banlieue accueillent sa pièce", a-t-il ajouté, voyant là la "meilleure réponse" à l'agression.

  • L'imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), Hassen Chalghoumi, a également pris part au rassemblement. Il aura des ennuis peu après (lire PaSiDupes) jusque dans sa mosquée et recevra des menaces de mort.

  • Le journaliste Mohamed Sifaoui a quant à lui été attaqué à deux reprises dans ce même quartier de Belleville (11e arrondissement) et estime que « la rue Jean-Pierre-Timbaud est un territoire qui n’appartient plus à la République ».
    Qui aura aperçu son maireà la manifestation de soutien de la comédienne et de rejet du fanatisme religieux ? Patrick Bloche (PS) est le successeur de Jean-Marie Le Guen, démissionnaire en novembre 1999, suite à l'implication de ce dernier dans l'affaire de la MNEF, une mutuelle maquillée depuis en LMDE.

    => Des femmes se mobilisent; le silence d'autres fait du bruit...

  • Pour Sihem Habchi, présidente du mouvement Ni putes ni soumises, à l'origine du rassemblement, "c'est un acte criminel. On s'est attaqué à une femme libre qui crée des pièces qui dérangent certains".
  • Mais pour d'autres, qui se disent féministes, ce n'est rien
    Dans le souci de ne pas perdre des voix aux régionales, par exemple Sa Cynique Majesté Royal, en Poitou-Charentes. Quant à Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste, ou Martine Aubry, premier secrétaire du PS, ni l'une ni l'autre, si promptes à dénoncer la passivité du gouvernement, n'était présente et solidaire.
  • Mais que dire de Clémentine Autain,dont le témoignage de sympathie n'est pas parvenu jusqu'à nous

    => En revanche, la secrétaire d'Etat à la Ville
    Fadela Amara
    , se dit "révoltée par l’agression intolérable" dont a été victime l'auteur et comédienne féministe Rayhana, dans un communiqué. Elle lui fait part de "tout son soutien [...] et salue son engagement dans le combat pour l'émancipation des femmes".

    "Le combat pour le droit des femmes ne reculera devant aucune menace", déclare Fadela Amara qui ajoute : "Cette agression nous rappelle malheureusement que la lutte pour l’émancipation des femmes et contre l’obscurantisme est toujours d’actualité".
  • Réforme territoriale: le scandale de la désinformation socialiste

    Bertrand interpelle le PS à l'Assemblée Nationale

    L'UMP a dénoncé les mensonges du PS à l'opinion

    La réforme des collectivités territoriales a provoqué un vif échange à l'Assemblée nationale entre le Parti socialiste, d'une part, et le député X. Bertrand et le ministre de l'Intérieur, d'autre part, sur fond de campagne pour les élections régionales du mois de mars.

    Dans ce cas, l'agence de presse R****** parle de « prise de bec »...
    Pendant la séance des questions au gouvernement, le député et secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a dénoncé le "scandale" des campagnes de communication contre la réforme de "nombre" de départements, communes et régions gérés par la gauche.

    => Violation de la loi
    "Tout ceci intervient en violant les lois de la République sur le financement électoral", a observé l'ancien ministre.

    => Affectation partisane des impôts locaux
    "Qu'un parti politique utilise le budget des collectivités territoriales qu'il gère pour (faire de la communication politique), c'est tout simplement un scandale", a-t-il souligné, déclenchant huées à gauche et applaudissements à droite.

    => La communication sournoise du PS
    "Si vous avez des choses à dire, faites-le dans cet hémicycle. Vos militants peuvent le dire sur le terrain mais avec l'argent du Parti socialiste et pas avec l'argent des impôts des Français", a-t-il rappelé aux travées du PS dans sa question au ministre de l'Intérieur.

    Réponse du ministre de l'Intérieur

    Brice Hortefeux a corroboré les faits développés par X. Bertrand concernant "campagnes non pas d'information mais de désinformation" lancées par "certaines, mais pas toutes" parmi les collectivités locales aux mains des socialistes.

    => A l'appui de ses reproches, il a cité des exemples de tracts ou d'affiches (cf. photo ci-dessus) affirmant que la réforme des collectivités territoriales conduirait à supprimer des lignes de bus, à ne plus financer des manifestations culturelles ou "que les routes faute d'entretien allaient se transformer en pistes".
    Les socialistes "faute de propositions" tentent "d'agiter les peurs et (...) de propager les rumeurs", a observé, preuves à l'appui, le ministre de l'Intérieur.

    => Mise en garde de poursuites

    Il a promis un retour de bâton juridique après les élections régionales.
    "Au regard de la jurisprudence, il existe un doute sérieux, très sérieux sur la légalité de ces agissements", a-t-il dit. "La commission des comptes de campagne électorale (...) aura à se prononcer, voire à sanctionner ces agissements."

    Aux faits, le PS oppose son sentiment

    Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, a pris la parole à son tour, à la place d'un député socialiste qui devait poser une question au Premier ministre.

    Ayrault fait le serein

    "Ces menaces ne nous impressionnent pas", a assuré le député-maire de Nantes.
    Ayrault est pourtant concerné dans sa Région des Pays de Loire. Xavier Bertrand a d'ailleurs personnellement mis en cause le député-maire de Nantes (et président de Nantes Métropole... en 35 heures !) un peu plus tôt. Son activité d'intox s'étend en effet sur trois niveaux: commune, communauté de communes et circonscription. De quoi faire des dégâts ! Et atteint depuis deux jours par l'âge de la retraite, Ayrault défie Martine Aubry qui préconise maintenant la retarite à 60 ans, sous la pression de la bande à Hamon le dilettante.

    Le PS ne répond pas sur l'usage qu'il fait de l'argent des Français

    "Cette réforme des collectivités territoriales que vous voulez imposer aujourd'hui par la menace est une régression démocratique et ceux qui jugeront - et ce sera un référendum sur la réforme - ce sont les citoyens au mois de mars prochain" lors des régionales, a-t-il prévenu devant les députés.
    La crise ne frappe pas le budget communication de la plupart des régions socialistes qui assurent par ailleurs qu'elles n'ont pas les moyens d'organiser les service minimum dans les écoles de leurs administrés.

    Contre-attaque polémique dérisoire

    Dans un communiqué, Ayrault a par la suite dénoncé une "campagne de boue" et des méthodes dignes d'un "régime autoritaire" où le "ministre de la police menace l'opposition des tribunaux". Ce qui ne répond pas à la question de la gestion socialiste des budgets des collectivités territoriales tombées dans leur escarcelle...

    Le président du groupe socialiste joue l'indignation

    Il a accusé la majorité de "propagande", de "provocation" et d'insulte faite aux élus locaux socialistes.


    En termes d'insultes, c'est d'une part faire bien peu cas de l'intelligence des Français manipulés et de l'impôt des contribuables.
    C'est d'autre part se décrédibiliser dans la querelle de la réforme de la taxe professionnelle.

    Collectivités locales socialistes: on a retrouvé l'argent des impôts locaux

    L'UMP dénonce la communication mensongère du PS aux frais de la population

    La cause de l'augmentation des impôts locaux dans les collectivités d'opposition ?

    La "campagne de désinformation" sur la réforme territoriale, gérée par les collectivités socialistes, mais financée par "l'argent des Français" a été pointée mercredi par le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.

    "Scandale", "campagne de désinformation", "manipulation", "violation des règles sur le financement électoral": le patron du parti présidentiel et ses deux porte-parole, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, n'ont pas ménagé leurs attaques contre le PS, à quelques semaines des régionales.
    "Qu'un parti décide de consacrer une partie de son budget pour faire de la communication politique c'est normal (...) mais que le Parti socialiste se serve du département qu'il gère pour financer une campagne politicienne contre la réforme territoriale, ça c'est un scandale !", s'est indigné X. Bertrand lors d'un point de presse.

    "L'argent des Français", et "de leurs impôts", "ne doit pas servir à mentir aux Français", a-t-il insisté en pointant du doigt des tracts et des affiches utilisés par des collectivités de gauche pour dénoncer les effets de la réforme territoriale et de la taxe professionnelle, notamment en matière de transports.

    "C'est une campagne orchestrée, concertée et voulue par le PS" qui "avance de façon couverte"
    ['sournoise', en politiquemen incorrect], a poursuivi Xavier Bertrand, accusant le groupe (majoritaire) de gauche de l'Association des départements de France (ADF) d'avoir "tout planifié".
    Selon lui, "une cinquantaine de départements ont participé à cette campagne en totale infraction avec les règles sur le financement" des campagnes électorales.

    L'UMP exige que le PS rende des comptes

    L'UMP "va demander officiellement dans les départements et communes concernés le coût de ces opérations de communication", et "les présidents de conseils généraux devront en vertu de la loi communiquer ces informations", a ajouté M. Bertrand.
    "Il y en a pour des millions et des millions d'euros", a-t-il dit.

    L'UMP va saisir les instances de contrôle

    Le principal parti de la majorité va parallèlement saisir "les chambres régionales des comptes et la Commission nationale des comptes de campagne" sur la question du financement de ces "campagnes anti-réforme territoriale", a annoncé le député UMP Marc Laffineur, présent à ce point de presse.

    => Les responsables UMP ont chiffré à quelque "200 millions d'euros" cette "gabegie".
    Pointé du doigt par Frédéric Lefebvre, le Languedoc-Roussillon administré par l'ex-socialiste George Frêche aurait selon les estimations de l'UMP fait passer en 5 ans de "17 à 95 millions d'euros" son budget de communication. Idem pour l'Ile-de-France (3 à 15 millions) et les Pays de la Loire (9 à 23 millions).
    "En cinq ans, a précisé D. Paillé, la Corse (administrée par l'UMP) a porté son budget de communication de 1,5 à 2,2 millions d'euros". Et selon lui, l'Alsace, seule autre région administrée par la droite, a fait progresser le sien "dans les mêmes proportions".

    => Enfin, Frédéric Lefebvre a invité tous les Français qui "seront comme nous choqués" à signer une pétition mise en ligne sur le site de l'UMP.

    Grippe A: Roselyne Bachelot ne peut se fier à personne

    Ni les conseillers politiques, ni les experts médicaux ne seraient fiables C'est le tour du groupe d’experts du comité de Roselyne Bachelot d'être montrés du doigt. Supposés la conseiller sur la grippe A, plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui au coeur de la polémique. Lire aussi PaSiDupes

    Le comité de lutte contre la grippe
    Il a été créé par décret le 25 juillet 2008 « pour apporter au ministre chargé de la Santé une expertise sur l’ensemble des mesures à mettre en oeuvre pour contrôler et réduire l’impact d’une épidémie de grippe ou d’une pandémie grippale ».
    C’est ce comité qui, en septembre 2009, a préconisé une vaccination massive (sur incitation de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé), avec des priorités : les personnels hospitaliers, les femmes enceintes, puis les personnes les plus fragiles, et enfin le reste de la population.
    Les dix-sept experts de ce comité ont tous été nommés sur décision de la ministre de la Santé. En 2009, seuls deux d’entre eux n’ont eu aucun lien d’intérêts avec les firmes. Plus significatif encore, six ont perçu cette année-là des rémunérations personnelles des laboratoires. Pour autant, sauf à vouloir à tout prix désigner des boucs émissaires, qui peut raisonnablement affirmer que l'éventuelle collusion de six experts sur dix-sept peut expliquer la décision du ministère, rétrospectivement jugée excessive aujourd'hui ?

    L’analyse de l’épidémie
    Beaucoup de scientifiques s’interrogent sur le fait que des sommités médicales n’ont pas vu, en août, que le virus était bien plus bénin que la crise mexicaine d’avril ne le laissait prévoir.
    Yves Charpak, spécialiste des maladies infectieuses, s’interroge : « On n’a jamais eu le vrai bilan de l’enquête faite au Mexique sur la mortalité du virus H1N1, effectuée par le représentant officiel de la France, le docteur Manuguerra, président de ce comité. Si, comme on le suppose, les chiffres montraient que c’était bien moins grave qu’initialement évoqué par les Mexicains, ce comité aurait dû rendre ces données publiques. Au lieu de ça, il a continué à évoquer le risque majeur de la pandémie à venir pour l’hiver. »
    Charpak (Pologne, 1924), prix Nobel de physique 1992, a également été récompensé du Prix de la Société française de physique (1980), décerné par la société ...Ricard !

    Un projet d’enquête parlementaire
    La position de certains experts du comité est devenue délicate. « Imaginez deux minutes que plusieurs experts aient été contre le principe de vaccination de masse dans les débats à huis clos. Cela voulait dire qu’ils allaient contre les intérêts de leur employeur, ce n’était pas une décision facile à prendre », constate le sénateur divers gauche François Autain, médecin, qui veut lancer une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet.
    François Autain est membre du Parti de gauche de J.-L. Mélenchon. Il fut par ailleurs secrétaire d’État auprès du ministre de la Solidarité nationale, chargé des immigrés, sorte de 'ministère' de l'identité nationale, avant l'heure, dans le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy (1981-1983).
    Accessoirement, il est oncle de Clémentine Autain, née en 1973 à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, un temps conseillère municipale de Paris (apparentée PCF)et récemment attirée par le NPA anti-capitaliste. La vertueuse fut pourtant membre du conseil d'administration de l'OPAC, l'organisme chargé de la gestion des logements à loyers modérés de Paris, au temps tumultueux de leur attribution douteuse à des nantis de tous horizons. cf. l'affaire de la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP): lien PaSiDupes

    Liste noire (nominative!) des experts suspects
    Les six sont présumés coupables, en attendant de savoir si, parmi les onze autres encore présumés innocents, certains n'habiteraient pas par malheur dans la rue de l'un des laboratoires fournisseurs de doses de vaccin...

    Jean-Claude MANUGUERRA
    Français, président du comité de lutte contre la grippe, chercheur à l’Institut Pasteur et aussi rémunéré par Roche.
    Jean-Louis BENSOUSSAN
    Français, membre du comité de lutte contre la grippe, directeur des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe) et rémunéré par Roche.
    Sylvie VAN DER WERF
    Française, membre du comité de lutte contre la grippe, chercheuse à l’Institut Pasteur Paris et aussi rémunérée par GSK.
    Brigitte AUTRAN
    Française, membre du comité de lutte contre la grippe, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière et aussi rémunérée par Sanofi-Pasteur.
    Catherine WEIL-OLIVIER
    Française, membre du comité de lutte contre la grippe, pédiatre à Colombes
    et aussi rémunérée par Sanofi, GSK et Roche.
    Jean BEYTOUT
    Français, membre du comité de lutte contre la grippe, professeur de médecine à Clermont-Ferrand et aussi rémunéré par Novartis.

    Une chance que les experts sélectionnés sont des scientifiques. Que n'aurait-on dit s'ils avaient été recrutés à EDF la SNCF ?... L'erreur originelle ? Ne pas avoir pensé aux politiques et surtout aux journalistes. Mais attention, Joffrin était capable d'accepter !

    Elections: communication institutionnelle vs. propagande électorale

    Des partis bafouent les critères d'appréciation de la propagande

    Vademecum à l'usage des élus d'opposition

    "Le Conseil d’Etat, tout comme le Conseil Constitutionnel, passent au crible d’un certain nombre de critères formels les campagnes d’information. Ainsi de la périodicité et de la régularité des actions de communication.

  • L’ancienneté et la régularité des moyens de communication mis en œuvre par les collectivités territoriales sont des éléments souvent déterminants pour écarter le risque d’une requalification électorale.
    Ainsi sera regardée avec suspicion une initiative de communication qui apparaîtrait par trop novatrice si celle-ci venait à se dérouler à proximité de l’organisation du scrutin.
    Une commune qui n’aurait pas pour habitude d’inviter la population à l’inauguration d’un bâtiment public encourt le risque, si elle se hasardait à une telle initiative en période électorale, de se voir soupçonnée d’avoir recherché un effet électoral.
    A l’inverse, une collectivité coutumière de ce genre de manifestations est autorisée à poursuivre sa pratique habituelle.
    [il suffit d'anticiper pour se protéger]
    Le juge vérifiera cependant que les inaugurations correspondent à des réalisations véritables, que le coût de la communication ou des initiatives qui les accompagnent n’est pas exorbitant au regard de l’ordinaire et qu’elles n’ont pas, par le contenu de la communication, l’objet de promouvoir un candidat.
  • De même, une grande attention est-elle portée à l’évolution du budget de communication. Si celui-ci peut bien évidemment progresser d’une année sur l’autre, voire prendre en compte un événement exceptionnel, il va de soi qu’il n’est guère envisageable de doubler l’année des élections le montant des crédits normalement affectés aux actions de communication.
    Si un changement de pagination ou de formule éditoriale est accepté, encore faut-il qu’il n’occasionne pas un bouleversement des traditions, notamment financières, de la communication locale. Dans un pareil cas, tout indice de propagande électorale sera naturellement amplifié, la collectivité étant soupçonnée d’arrières pensées électorales.
  • Au-delà de ces premiers critères, et bien évidemment, le juge de l’élection examine, en priorité, le contenu de l’information.
    La notion essentielle permettant d’identifier un risque de propagande électorale est celle du profit électoral qu’en retire le candidat par la valorisation de son image, de son action, ou de son programme.

    Ce sont ces trois obstacles que doit s’efforcer de surmonter la communication municipale.
    Une communication non personnalisée s’analysant davantage comme une information apportée au public que comme la valorisation d’une action, demeure licite.

    [Ex. 1] C’est ainsi qu’une campagne d’affichage sur le recyclage des papiers s’inscrivant dans un ensemble d’actions de communications en faveur de la protection de l’environnement ne constitue pas une campagne illicite (CC, 4 nov.1993, AN Rhône, 2ème).
    Dans cette espèce, le Conseil Constitutionnel a relevé que la campagne de communication tendait à informer le public de l’importance du recyclage des vieux papiers et qu’elle se bornait à porter à sa connaissance les modalités de leur collecte sélective.

    [Ex. 2] De la même manière, un affichage destiné à informer le public sur la mise en œuvre prochaine de travaux d’aménagement n’est pas interdit dans la mesure où il privilégie l’information des habitants, éventuellement en leur présentant les désagréments qu’ils subiront du fait des travaux, et non pas la valorisation de l’ouvrage ou du maître d’ouvrage (CC, 6 oct. 1993, AN Lot, 1ère circonscription).
    En revanche, et dans le même arrêt, le Conseil constitutionnel a critiqué la publication d’un reportage publicitaire inséré dans un journal d’informations, d’un courrier par lequel le maire exposait le programme de développement de sa ville, qu’il entendait mener pour l’année à venir.

    Il est également important de respecter le rythme administratif des actions municipales.
    Ainsi, de nombreux textes législatifs ou réglementaires imposent aux collectivités d’informer les habitants de leurs projets.
    Par exemple : les textes imposent de nombreuses enquêtes publiques relatives aux opérations d’aménagement à l’occasion des DUP ou des études d’impact en cas de grands travaux.
    Les communes n’ont aucune raison, dès lors qu’elles en ont l’habitude, de renoncer à ce type de communication qui peut être importante dans la mesure où les textes n’imposent qu’un minimum d’obligations, laissant aux collectivités la possibilité d’aller au-delà des textes.
    [Ex.3] Ainsi, si la création d’une ZAC peut se contenter d’une information minimale, rien n’interdit aux collectivités de présenter des projets d’urbanisme de manière plus ambitieuse.
    [Ex.4] De la même manière, rien n’interdit aux collectivités, qui en ont l’habitude, de procéder à l’inauguration d’équipements publics.
    Encore faut-il que la date d’inauguration soit dictée, non pas par des motifs électoraux, mais par les délais normaux du processus d’élaboration administrative et de réalisation des travaux.

    Un autre critère fréquemment utilisé est la date de diffusion des vecteurs de communication. En effet, s’agissant d’un document présentant les réalisations d’une collectivité, le Conseil d’Etat s’attachera à la date de sa confection et de sa première distribution pour déterminer s’il entre ou non dans le champ d’application de l’article L.52-1.
    Autant la distribution tardive d’un tel document serait, éventuellement, répréhensible, autant le fait qu’il continue à être mis à disposition de la population dans des endroits publics postérieurement au délai de 6 mois, ne sera pas obligatoirement critiquable.
    [Ex.5] A titre d’exemple, à considérer avec prudence, le Conseil d’Etat a admis la diffusion d’un document intitulé « bilan » qui, eu égard à sa présentation et à son contenu se limitait à une énumération en des termes mesurés des principales actions entreprises par la municipalité et était dépourvu de toute polémique électorale .

    En considération de ces principes du droit électoral, si les collectivités doivent être prudentes et mesurées, rien n’autorise cependant une paralysie de la communication locale.

    Il suffit, mais cela est souvent délicat, de s’en tenir à une information légitime qui ne puisse pas, ou difficilement, prêter le flanc à la critique.
    [Ex. 6] Notamment, rien n’interdit que, pendant la période préélectorale, les magazines d’information continuent à publier un éditorial signé du Maire ou du Président du conseil général, et illustré de leur photographie coutumière.
    De la même façon, dès lors que les magazines comprennent habituellement des photographies des conseillers municipaux et des conseillers généraux, rien ne fait obstacle à ce que ces photographies continuent d’illustrer les articles du magazine s’y rapportant.

    Les tribunes de l’opposition

    L’obligation pour les collectivités locales de réserver, dans le magazine municipal ou départemental, un espace réservé à l’expression des élus de l’opposition est prévue par les articles L.2121-27-1 et L.3121-24-1 du Code général des collectivités territoriales.
    Saisi d’un référé liberté contre la décision du Maire de supprimer, en période préélectorale, la publication des tribunes de l’opposition, le Tribunal administratif de Versailles a considéré que cette suppression porte une atteinte grave et immédiate à l’exercice du mandat des conseillers de l’opposition et méconnaît les dispositions de l’article L.2121-27-1.
    => Aussi, la période préélectorale ne justifie pas que la publication des tribunes libres soit supprimée, au contraire, une telle suppression pourrait être sanctionnée par le juge administratif.
    => De la même façon, le Tribunal administratif d’Orléans vient de restreindre fortement la possibilité pour le Maire ou le président du Conseil général de contrôler le contenu des tribunes libres de l’opposition.
    En effet, dans un arrêt du 5 janvier 2007 , le Tribunal administratif d’Orléans a considéré que le Maire, en tant que directeur de publication, ne détenait pas le pouvoir de s’opposer à la publication d’un article de l’opposition dans la Tribune libre.
    Il a d’ailleurs expressément fait référence à l’article L.52-1 du Code électoral pour préciser que cet article ne donnait pas compétence au Maire pour refuser des articles de l’opposition.

    La possibilité pour le Maire, en tant que directeur de la publication, de vérifier le contenu des articles proposés et, le cas échéant de refuser leur publication s’ils ne rentrent pas dans des sujets d’intérêt local ou s’ils revêtent clairement un caractère électoral, paraît donc devoir être utilisé avec précaution.
    Selon le contenu de l’article, deux attitudes pourront être adoptées.
    En effet, lorsqu’un article sort quelque peu du débat d’intérêt public local pour, par exemple, commenter une politique de dimension nationale, la publication ne pourra pas être refusée.

    En revanche, lorsque, en période préélectorale, l’article revêt clairement un caractère électoral, le Maire, sans refuser pour autant la publication, pourrait néanmoins avertir l’auteur des risques tenant à cette publication.
    L’envoi de ce courrier pourrait conduire l’auteur de l’article litigieux à le supprimer ou, du moins, à l’amender.
    En cas de diffamation ou d’injure, le président de l’exécutif local pourra saisir le juge pénal dans les conditions de droit commun."
    (source elunet, portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne, PCF )
  • mardi 26 janvier 2010

    Le PS se radicalise: Aubry, mise en minorité sur les retraites

    Le premier secrétaire socialiste se fait doubler sur sa gauche

    Le PS à hue et à dia


    Martine Aubry est "désavouée" par son parti qui a réaffirmé dans la soirée son attachement au maintien à 60 ans de l'âge légal du départ à la retraite. PaSiDupes avait noté l'opposition du tandem Emmanuelli-Hamon à un compromis sur l'âge de la retraite.

    Montée du stalinisme

    Dans un texte adopté ...à l'unanimité, la direction du PS écrit qu'il ne transigera pas et refuse le départ à la retraite à 62 ans. Il réaffirme que "le maintien de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans, c'est-à-dire la possibilité de faire valoir ses droits, quel que soit le montant de sa retraite, c'est le seul droit encore attaché à l'âge légal de départ à la retraite et nous le défendrons".

    Souque à la corde


    Or, la Ch'tite Aubry avait envisagé, sous conditions, des retraites à 61 ou 62 ans.
    LIRE PaSiDupes (lien) L'UMP avait par conséquent imaginé que lorsque le Premier secrétaire du PS s'exprime, c'est qu'il est représentatif de l'ensemble et le président Nicolas Sarkozy avait estimé que ses propos publics étaient un accord sur la retraite à 62 ans. Mais le PS s'est mobilisé toute la semaine dernière pour assurer que la maire de Lille n'a pas voulu prendre ses camarades de vitesse et qu'il ne subit aucun tiraillement. A peine un couac !

    Face à cette volte face du PS, il n'est pas étonnant que le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, se désole.

    "Pour une fois que le PS se comportait comme un parti de gouvernement, Martine Aubry proposant de participer à un débat de manière constructive en revendiquant un départ à la retraite à 61 ou 62 ans" la première secrétaire "est désavouée, le PS restant fidèle à l'anti-sarkozysme primaire plutôt qu'ouvert à un débat constructif" pour l'avenir des retraites, a fait valoir F. Lefebvre dans un communiqué.

    Après le sale coup médiatique de Peillon-la-honte contre France 2, les déchirements internes sur la burqa et maintenant le grand écart de la Ch'tite Aubry sur les retraites, le "principal opposant" est toujours dans la boue des tranchées... Et pendant ce temps, au Conseil régional de Poitou-Charentes, indifférente à l'avenir des Français, Désirdavenir Royal se fait reluire le fauteuil en moleskine...

    Marche de Woippy: en hommage aux voleurs de scooter

    Traitement politique de l'actualité sur France Info
    Compte-rendu de France Info: point de vue des quartiers ?

    C'est se faire des illusions que de croire que l'ensemble de la banlieue -même populaire- serait désireuse de rendre hommage à ceux qui leur rendent la vie difficile. Mais la radio de service public n'est pas la moins populiste.

    France Info, sur son site, écrit: « La marche organisée hier soir [20 janvier] à Woippy en Moselle, en hommage [sic] aux trois garçons [des adultes et des électeurs...] de 18 à 20 ans, victimes [re-sic] la nuit précédente d’un accident de scooter, alors qu’ils étaient (pour)suivis par la police municipale, a tourné court. » (LIRE PaSiDupes) Des 'garçons', jeunes 'victimes innocentes d'une police depuis longtemps répressive, mais depuis peu assujettie au 'chiffre' !

    => A l'issue de la cérémonie, les proches du défunt se sont rassemblés au centre socio-culturel et sportif du quartier du Roi - où réside la famille de la victime - "afin d'évoquer la mémoire de Malek", a indiqué un animateur du centre socio-culturel qui n'est en rien responsable des troubles consécutifs au rassemblement qu'il a initié.

    France Info poursuit. "Des dégâts, alors que la manifestation avait commencé dans le calme, rassemblant 200 personnes, à l’endroit où les trois jeunes [adultes] ont été projetés [quasiment par leurs poursuivants] de leur scooter [à trois -120 kg- sur le même] après un virage manqué [permis de conduire ? excès de vitesse ?]. L’un d’entre eux, 19 ans, est mort sur le coup.
    Les deux autres se trouvent toujours dans un état critique au CHU de Nancy-Brabois. »


    => Le maintien de leur anonymat est un choix politique absurde de France Info. Ailleurs, « on » rompt le silence: "Hommage à Malek [Saouchi, 19 ans, Woippy], espoir pour Josua [Koch, 20 ans, Woippy] et Nabil [Bouafia,19 ans, venu de Metz]" et à l'endroit de l'accident, plusieurs bouquets avaient été disposés et des cierges allumés, peut-on lire: il ne sert donc à rien de faire de la rétention d'information.

    Si vous (pour)suivez (...la lecture de l'article), vous apprenez tout de même que «selon la police [ne nous laissons donc pas abuser...], les garçons [ils sont majeurs] roulaient à trois, sans casques, sur un scooter sans phare, signalé "volé". Les policiers auraient [pas sûr ?] alors décidé de les suivre - le procureur de la république refusait hier de parler de "poursuite"- [mais peut-on croire un procureur, n'est-ce pas ?].

    Donnons d'abord la parole au maire, décide France Info

    « C’est en prenant la fuite que les trois jeunes auraient raté un virage et terminé leur course dans un lampadaire. "Il n’y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police", a pris soin de souligner le procureur. "Les policiers ont respecté les consignes qui leur avaient été données pour ce type d’intervention", selon François Grosdidier, député-maire (UMP) de Woippy. »


    Pour mieux le contester ensuite
    Cette distribution de la parole est enseignée dans les écoles de journalisme: l'avantage reste toujours au dernier qui a la parole, mais, face à Eric Besson, le jeune « garçon » Peillon-la-honte, dans sa paranoïa, a fait semblant d'être victime de ce privilège-là dans l'émission de France 2, qu'il a préféré boycotter pour faire, de son propre aveu un "coup médiatique. Fair play ? (Lire PaSiDupes )

    "Pourtant [vous étiez prévenu(es)] hier soir, on [c'est qui ça ? Un anonyme comme il en rode tant autour de la presse...] restait sceptique [tu m'étonnes !] dans le quartier du Roi, l’une des 22 [pas mal...] zones urbaines sensibles [traduction: 'zone de non-droit'] de la Moselle, aux abords de Metz. Plusieurs attroupements en marge de la marche silencieuse ont donc dégénéré [un 'attroupement' qui dégénère ?]. Les incidents ont pris fin vers 23h00, lorsque les forces de l’ordre les ont dispersé[s] avec des chiens, après une vingtaine de minutes d’échanges de jets de pierre et de grenades. Bilan : une vingtaine de véhicules, dont un autobus, une pelleteuse et des camions de la direction départementale de l’équipement ont été incendiés, une cabine téléphonique retournée, une école de la deuxième chance partiellement saccagée et l’éclairage public du quartier hors service... [La violence des policiers n'a donc pas de limites ?]

    Les 'incidents' ?

    Ce n'est pas France Info qui le dit (auto-censure oblige ?)

    « Et les gendarmes mobiles positionnés près du commissariat ont été caillassés à l'issue de la manifestation qui a réuni quelque 200 personnes, a constaté un journaliste de l'A*P. »

    Qui a dit « zone de non-droit »?
    "Les sapeurs-pompiers ont tenté d'intervenir mais ils ont dû rebrousser chemin face, semble-t-il, à la colère des manifestants. Les services d'incendie et la police n'intervenaient "pas pour l'instant car nous risquons de tomber dans un guet-apens", avait même déclaré à l'A*P un responsable policier dans le dispositif. Des habitants criaient tandis que de l'habitacle de plusieurs voitures stationnées alentour s'échappaient des flots tonitruants de rap. Des policiers anti-émeutes étaient disposés en nombre aux abords d'un commissariat. Le préfet de la Moselle et de la Région Lorraine Bernard Niquet était sur place. » Provocateur ?

    Conclusion de France Info
    Une cinquantaine de policiers et de gendarmes mobiles ont continué de patrouiller pendant la nuit. [Et les parents avaient enfin fait rentrer leurs 'garçons' à la maison ? Terrorisés, bien évidemment]

    Les autres informations que France Info ne diffuse pas

    « Pourtant, le procureur a relaté la scène qui serait un accident de la route sans contact avec le véhicule de police alors que les jeunes ne portaient pas de casques, roulaient sans papiers en allant vite sur un scooter volé non éclairé... "Les policiers -qui ont été placés en garde à vue pour les nécessités de l'enquête- ont entamé le suivi du scooter qui a pris la fuite en empruntant un sens interdit, dans un secteur non couvert par une vidéo-surveillance. Quelque 800 mètres après le début de ce 'suivi' -le procureur a refusé d'employer le terme de "poursuite"-, les passagers du deux-roues ont perdu le contrôle de leur machine dans un virage". Violemment projetés sur la chaussée, "ils ont percuté le trottoir" et un lampadaire, a-t-il ajouté. L'un des trois jeunes est mort sur le coup d'un enfoncement de la boîte crânienne en dépit des soins intensifs que lui ont apportés les sapeurs-pompiers.
    "Il n'y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police", a encore relaté le procureur. "L'état des deux véhicules, qui ont été saisis pour être expertisés, semble corroborer cette version", a-t-il expliqué. Il a annoncé qu'il allait faire procéder à des investigations "extrêmement minutieuses". "Les policiers ont respecté les consignes qui leur avaient été données pour ce type d'intervention", selon le député-maire (UMP) de Woippy, agglomération d'environ 15.000 habitants située à la bordure Nord de Metz. "Ils ont mis en marche leur gyrophare mais n'ont pas pris de risques inconsidérés en tentant d'interpeller" les trois jeunes, a affirmé l'élu. »

    Le service public choisirait-il ses sources ?

    Invité de France Info -et présent (!)- ce matin, Peillon-la-honte (lire PaSiDupes) n'a pas dénoncé la « servilité » du service public à la pensée unique.


    Hommage à France Info ...

    Guyane et Martinique d'accord pour la fusion département-région

    DOM, labos de la réforme territoriale

    La Martinique et la Guyane ont approuvé ce week-end par référendum la création d’une collectivité unique qui fusionnera département et région.

    Ils ont commencé par repousser massivement une autonomie accrue le 10 janvier dernier, lors d’un premier referendum organisé à la demande d’une majorité d’élus locaux, 68,3% des électeurs martiniquais et 57,49% des Guyanais ont répondu "oui", en faveur du statu quo.
    Ils ont donc refusé la transformation de ces DOM en collectivités d'outre-mer dotées d'un statut d'autonomie, comme le prévoit l'article 74 de la Constitution.
    Rétrospectivement, la casse provoquée par Elie Domota apparaît d'autant plus dramatique.

    Les ultra-marins étaient à nouveau appelés à se prononcer sur leur administration locale. "Acceptez-vous la création d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l’article 73 de la Constitution ?".

    => Le regroupement département-région avait déjà été proposé en Guadeloupe et Martinique lors d'un référendum le 7 décembre 2003. Cette option avait été repoussée, respectivement à 72,98% et 50,48%.

    Ce scrutin avait été voulu par le gouvernement

    Son souhait est clairement de réduire les chevauchements de compétences et les dépenses inutiles entraînées par les deux structures que devrait éliminer cette nouvelle collectivité unique. Pratiquement, cela signifie la création d'une seule et même institution dans ces régions mono-départementales.

    La ministre de l'Outre-Mer, Marie-Luce Penchard a également fait valoir une volonté de rationalisation et de simplification des démarches administratives, que les 'débineurs' ont omis de mettre en avant. Assez plaisamment, elle a d'ailleurs choisi pour exemple, la difficulté de savoir qui du Conseil régional ou du Conseil général est l'interlocuteur compétent en matière de ...demande de subvention.
    Marie-Luce Penchard est chargée de rédiger avant fin 2010 une loi ordinaire arrêtant la composition de la nouvelle assemblée, le nombre d'élus, le découpage des circonscriptions, le corps électoral, etc.

    Quelques réactions

    Les socialistes coupés de la base
    L'ancien Premier ministre de Mitterrand, Pierre Mauroy, a participé au comité Balladur, mais pour le socialiste Claude Bartolone considère qu'avec cette réforme, le gouvernement prépare «une République low-cost».
    Contre l'avis du peuple, il a affirmé que « au-delà de l'opprobre jeté sur les élus locaux, il n'était question que de suppression de services publics. »
    Partisans Martiniquais du OUI aux collectivités uniques

    A l'annonce des résultats, Nicolas Sarkozy a salué "ce choix, qui place la Guyane et la Martinique en avance sur la métropole, allant un pas plus loin que la réforme des collectivités locales, actuellement en examen au Parlement".

    Les 'débineurs' professionnels ont souligné que cette consultation a été marquée par une faible mobilisation.

    27,44% des inscrits se sont déplacés en Guyane, mais tout de même 35,78% en Martinique. Si l'intention des détracteurs était saine, ils stigmatiseraient les électeurs d'Outre Mer, mais alors ils rappelleraient qu'ils n'ont pas un goût très prononcé pour les scrutins.
    La députée DVG Christiane Taubira (ci-contre), qui avait appelé à voter blanc le 24 janvier, après s'être prononcée pour une autonomie accrue le 10, a estimé que le président Sarkozy "a décidé unilatéralement d'interroger les électeurs guyanais sur une réforme administrative". "Sept électeurs sur 10 lui ont fait savoir qu'ils n'avaient rien à lui dire à ce propos", a déclaré l'aimable députée.

    => Ecoutez-la pourtant celle qui, le 12 juillet 2006, se déclara candidate à l'investiture du PRG pour l'élection présidentielle de 2007. Vous aurez un petit aperçu du haut degré d'intégrité intellectuelle et politique de la PRG, proche de Sa Cynique Majesté Royal... Elle fut sa « déléguée à l'expression républicaine» ! LIEN France Info : Guy Etienne (RFO)
    L'objectivité de ce compte rendu pourrait être mieux apprécié avec une utile ré-écoute, à la suite de la lecture du dernier paragraphe de cet article de PaSiDupes.

    Devoir de mémoire


  • La 'fraternitude'
    Taubira était tête de la liste « Europe fraternelle » du PRG aux élections européennes de 2004, dans la circonscription Île-de-France : cette dernière n'obtient que 1,54%, et aucun élu.
  • L'abstention à la législative 2007 en Guyane
    Lorsque Christiane Taubira, née à Cayenne en 1952, fut réélue députée au second tour avec 63,41% des suffrages exprimés, le taux d'abstention dans sa circonscription fut de 60,23 % au premier tour, et de 57,54 % au deuxième tour.
    PaSiDupes laisse à Chri-Chri le soin de calculer quelle proportion des électeurs a quelque chose à lui dire...