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samedi 24 septembre 2011

Bientôt un "tête à tête" Tristane Banon - DSK, cette fois chez le juge ?

La victime présumée demande à être confrontée à l' "innocent" vertueux

Le Parquet de Paris a décidé de confronter Dominique Strauss-Kahn à Tristane Banon

Dans le cadre de l'enquête ouverte après le dépôt de plainte de l'écrivaine pour tentative de viol, l'ancien directeur général du FMI, léger comme un papillon, " a fait savoir au service en charge du dossier qu'il se tenait à sa disposition ", évoquant au passage une confrontation "habituelle" dans le cadre de l'enquête.
A peine rentré triomphalement à Paris le 4 septembre, le couple DSK-Sinclair est toutefois arrivé jeudi à Marrakech, au Maroc, pour une visite privée dont la durée n'a pas été précisée.
Lien PaSiDupes: DSK recharge les batteries sous le soleil du Maroc

Dans une intervention au Grand journal de Canal+, la jeune journaliste Tristane Banon, 32 ans, qui ne souhaitait pas interférer avec le proçès intenté à New York par la femme de chambre noire victime de violences sexuelles, avait souhaité cette confrontation et promis de se constituer partie civile, ce qui a pour effet l'obtention, également "habituelle", de la désignation d'un juge d'instruction, si le Parquet de Paris classait l'enquête sans suite. " La brigade m'a demandé si j'acceptais la confrontation, j'ai dit évidemment oui, a-t-elle déclaré. Je voudrais qu'il soit en face de moi et qu'il me dise droit dans les yeux que ce sont des faits 'imaginaires' .

DSK, qui en retour a porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre sa victime présumée, avait estimé dimanche sur TF1 qu' " qu'aucune violence " n'a été portée sur Tristane Banon, a été entendu comme témoin. J'ai dit la vérité, que dans cette rencontre il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence ", avait-il commenté, froid et extérieur, voire étranger. Et de couper court d'autorité à toute évocation plus précise et personnelle de ce qui s'est réellement passé dans la suite luxueuse du Sofitel de Manhattan, le 14 mai 2011: " Je n'en dirai pas plus ". " La version qui a été présentée est une version imaginaire, une version calomnieuse », avait-il estimé. Claire Chazal s'était satisfaite de ce jugement et n'avait pas insisté: pourquoi la gauche, sinon, se rendrait-elle sur TF1, si elle ne craignait pas l'insolence des journalistes.
L'examen de la plainte de l'agresseur présumé devra attendre l'issue des poursuites engagées par l'écrivain.

Le socialiste assume son machisme

Lors de son audition, le 12 septembre, par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, DSK avait soigné son image, concédant avoir fait " des avances à la jeune fille. Alors que DSK était âgé de 54 ans, Mlle Banon n'en avait que 24. Père de quatre enfants, il avait une fille, Camille, de 18 ans.

La BRDP a entendu une vingtaine de personnes, dont la plaignante et lui, et doit prochainement remettre son rapport d'enquête au Parquet. Celui-ci peut déclarer que les faits sont prescrits, classer sans suite ou confier une information judiciaire à un juge d'instruction.

De nombreuses plaignantes potentielles
Sans donner de noms, ni préciser si elle en avait fait part aux policiers, Tristane Banon a par ailleurs répété cette semaine avoir reçu des témoignages de femmes affirmant avoir été victimes de DSK. " Elles me disent qu'elles ont eu des violences de la part de Dominique Strauss-Kahn, donc qu'elles savent que je dis la vérité, en tout cas qu'elles le pensent , a-t-elle précisé sur RTL.
Son avocat David Koubbi a écrit au Parquet de Paris pour demander que plusieurs témoins à charge contre DSK soient entendus sous couvert de l'anonymat, selon Le Figaro de vendredi.

DSK n'est pas quitte avec la justice américaine

Outre l'enquête préliminaire française, DSK est encore sous le coup d'une procédure civile aux Etats-Unis, intentée par la femme de chambre du Sofitel de New York, Nafissatou Diallo, qui lui réclame des dommages et intérêts. Au terme de trois mois d'une affaire politico-judiciaire lourdement médiatisée aux Etats-Unis et en France,la justice américaine a abandonné le 23 août les poursuites pénales contre DSK: le procureur élu a souverainement estimé qu'ils ne disposait pas de suffisamment de preuves pour convaincre chacun des 12 jurés, en dépit d'un rapport médical accablant qui atteste pourtant de traces ADN et de séquelles de violences physiques intimes sur la jeune immigrée africaine.

VOIR et ENTENDRE Tristane Banon sur RTL:


Combien d'autres faits similaires qualifiés d’" imaginaires " ?

Tristane Banon dit avoir reçu des témoignages d’autres victimes présumées, à qui elle a conseillé de saisir la justice.

« Oui, j’ai été contactée par ces femmes, mais elles ont peur, confie Tristane Banon. Je ne peux que les comprendre. Elles ont vu ma vie virer au cauchemar et n’ont pas envie du même sort. Certaines ont dû faire un long chemin pour refaire leur vie. Si nous parvenons à une avancée judiciaire, je pense que d’autres parleront. »
La plaignante précise ne pas avoir rencontré ces femmes. « C’est à la justice qu’elles auront à parler le moment venu, si la justice permet que ce moment vienne. »
En revanche, Tristane Banon indique avoir échangé avec elles, « notamment par e-mail » et leur avoir « évidemment conseillé de porter plainte », bien que consciente des difficultés d’une telle démarche. « J’ai compris qu’elles ne le fassent pas, eu égard à la personnalité de Dominique Strauss-Kahn. J’ai attendu huit ans et demi pour porter plainte, je serais bien mal placée de leur en vouloir. Mais si l’on se tait toutes, alors c’est accepter qu’il existe en France deux justices : une pour les puissants, une autre pour les citoyens », ajoute la jeune femme, déterminée à aller jusqu’au bout.

La plaignante avait souhaité qu’une confrontation avec DSK soit organisée
Mais le Parquet de Paris, en charge de l’enquête préliminaire, faisait obstacle. En cas de classement sans suite, Tristane Banon se constituera « immédiatement » partie civile.
Alors un juge d’instruction a le pouvoir d'organiser une confrontation. « Je ne l’attends pas comme on souhaite qu’arrive un moment agréable , confie Tristane Banon. Si cette confrontation arrive enfin, je ne dormirai sans doute pas la veille, j’aurais sans doute terriblement peur du face-à-face . Je voudrais pourtant que Dominique Strauss-Kahn me regarde dans les yeux et me dise que je mens. »
Elle ajoute : « J’ai pour moi le grand confort de la vérité et je garde l’illusion qu’il ne doit pas être si simple de mentir frontalement à sa victime en la regardant en face. »

Un guet-apens
Le vieux chat
et
la jeune souris




Tristane Banon rappelle que, le 11 février 2003, DSK, elle voyait Raminagrobis pour un complément d’interview, mais que le père de son amie Camille lui avait donné rendez-vous dans une garçonnière.
« C’est admis et reconnu, insiste-t-elle. J’ai entendu que je savais où j’allais, que je n’aurais pas dû me rendre à ce rendez-vous. Remettons les pendules à l’heure. Je n’ai jamais eu la moindre raison de penser qu’il s’agissait d’autre chose que de l’adresse de l’une de ses permanences, comme il me l’avait dit lui-même au téléphone la veille. J’allais donc dans une des permanences de M. Strauss-Kahn en toute confiance. »

La cause de Tristane Banon est emblématique
A nouveau, l'écrivaine, souvent perfidement qualifiée de 'romancière', tient à préciser les choses. " Certains ont vu dans mon action une occasion de se faire une notoriété éclair. Je ne souhaite à personne cette notoriété-là. Je n’avais rien à gagner, tout à perdre. " Elle rend hommage au " travail exceptionnel » des policiers et déclare : "
J’y crois encore et je rêve toujours du moment où celui que j’accuse sera condamné parce que je n’ai pas menti. "

Défendue par Me David Koubbi, la jeune femme dit recevoir « par e-mail, sur Facebook et par courrier » beaucoup de témoignages de soutien et d’encouragements. Il arrive qu’on l’arrête dans la rue pour lui dire de « tenir bon ». " C’est terriblement important car pour être honnête, je suis épuisée, ce combat est épuisant
", confie Tristane Banon.

Une mobilisation devant le Palais de Justice

La frêle Tristane Banon a par ailleurs appelé à une manifestation à 14 heures pour défendre les femmes victimes de violences, samedi, aux abords du Palais de justice de Paris.
Elle justifie par ailleurs son appel: " En France, les violences faites aux femmes ne sont pas prises au sérieux, ça tend à progresser, mais c’est lent. J’espère qu’il y aura du monde pour faire bouger les choses, améliorer les lois. "

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