POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 7 décembre 2011

Valbuena, le David contre les Goliath, remet en question la préférence pour les joueurs tout en muscles

Le sport gangréné par la pensée unique


La masse musculaire en question

Quand une sélection d'athlète ne se faisait pas au faciès
Né au Mali, Jean Tigana (1m68) fut sélectionné en équipe de France sur ses qualités et les joueurs français étaient encore parmi les meilleurs du moment, Noirs ou Blancs. Ils n'étaient pas choisis sur leur masse musculaire pour favoriser la diversité, au détriment de la technicité de chacun et de l'équilibre du groupe.
Personne n'alla imaginer que Jean Tigana était devenu entraîneur de l'OL et des Girondins de Bordeaux en remplacement de Laurent Blanc, pour sa couleur de peau. Il met l'accent sur un important travail de fond lors de ses entraînements et met en place un système de jeu offensif unanimement reconnu qui profitera également au Fulham FC.
Lien PaSiDupes : " Le foot, moyen d'intégration de Blacks et de discrimination anti-blancs "

Puis la gauche a fait du sport l'essentiel de sa politique d'insertion
Issue de la diversité, Rachida Dati le clame haut et fort sur Canal +, le jeudi 5 mai 2011.
Lien Foot 2010 vers les avantages acquis des sportifs de la diversité

La gauche a défendu des options discriminantes
Le passage de Marie-George Buffet au ministère des Sports du gouvernement Jospin (1997-2002), a laissé des séquelles. De 1993 à 2004, Ray Domenech sera sélectionneur de l'équipe de France espoirs.
Ainsi émergent les cas de Patrick Vieira (1m91 et 83 kg) et surtout de l'ambitieux Lilian Thuram (80kg pour 1.85m), dont Mediapart exploite l'engagement politique partisan. Lien PaSiDupes
Christophe Dugarry fit alors des contre-révélations fracassantes:

La politique pourrit le terrain du football avec l'affaire des quotas
Bayrou, le président du MoDem, a jugé la polémique " révélatrice d’un certain nombre de dérives de la société française", même si, au fond, on ne peut pas parler de "racisme" dans ce dossier ", a-t-il soutenu.
C'est à voir, car si le député des Pyrénées atlantiques est ravi: " Il suffit d’aller sur les terrains de football de tous niveaux, de l’équipe de France jusqu’aux poussins dans les quartiers, pour voir que le football est précisément, au contraire, sans doute l’endroit où la diversité est la plus grande ", il fait peu cas des Européens.
Lien PaSiDupes : "Mediapart accuse le football français de discrimination raciale "

La victoire de l'OM hier contre Dortmund conclut le débat


Le lutin marseillais fait mieux que les colosses d'ébène
A Dortmund, du haut de son 1m67, le remplaçant d'origine espagnole Mathieu Valbuena, 67kg, a envoyé l’OM, d'une frappe somptueuse, en 8e de finale. Cette résurrection de la petite mascotte du public assure la survie d'un club dont l'avenir européen semblait compromis.
Relégué dans l’ombre du banc de touche depuis plusieurs semaines, Mathieu Valbuena avait mal digéré sa non-sélection en équipe de France pour les deux matches amicaux de novembre: il en avait perdu sa place de titulaire à l’OM depuis le déplacement à Montpellier (3 fois de suite sur le banc en Ligue 1).

Recalé par le centre de formation de Bordeaux qui le jugeait trop petit
"Petit Vélo", comme on l'appelle, était victime de l'idéologie dominante qui -depuis trente ans -donne la préférence aux grands "blacks". Il conviendrai en effet, pense-t-on à gauche depuis les années Jospin, que le sport est un moyen d'assurer la paix sociale, en valorisant les quartiers et leurs populations d'origine immigrée.

Petit européen blanc né en Gironde, Valbuena a dû prendre les chemins de traverse pour parvenir chez les pros.
Et à Marseille, après avoir été le chouchou d’Eric Gerets, il a été mis de côté par Didier Deschamps (1m74), avant de parvenir à convaincre l’ancien capitaine des Bleus de son talent et de son utilité. Il a d'ailleurs grandement participé aux bons résultats du club ces deux dernières années (un titre de champion de France, deux Coupes de la Ligue, un Trophée des Champions).

Le statut du spécialiste des grands rendez-vous n'évolue pas
Qu’il soit titulaire indiscutable ou remplaçant, Valbuena s’est même fait une spécialité de marquer des buts qui comptent. En 2007, il offre la victoire à l’OM à Liverpool (0-1), la première d’un club français à Anfield, sur une frappe lointaine. L’an dernier, dans un match qu’il faut remporter face au Spartak, à Moscou, il remet ça en inscrivant le premier but du large succès olympien (0-3). Si l’on ajoute à cela le but qu’il a inscrit à Wembley avec l’équipe de France contre l’Angleterre (1-2), on se dit que ce petit homme de 67kg est fait pour les grands rendez-vous et les enceintes de prestige. « C’est quelqu’un, et je l’ai déjà dit plusieurs fois auparavant, qui marque des buts très importants comme la saison passée à Moscou dans un autre match décisif », confirme Didier Deschamps. «Il est très adroit face au but que ce soit de volée ou dans ses frappes. Il a vécu des moments difficiles sur le plan personnel car il jouait moins, mais il marque aujourd’hui ce but décisif et je suis content pour lui car ce n’était pas facile ces derniers temps. Quand un joueur entre en jeu, il doit avoir cette attitude et apporter quelque chose à l’équipe comme il l’a fait», admet encore le coach olympien. "L’important, c’est le groupe et je me battrai jusqu’au bout avec cette idée", glissait-il encore mardi soir dans les travées du Westfalenstadion. Une déclaration qui n'engage à rien: du Hollande, our jus de chaussette.

Loïc Rémy finit-il de convaincre les amateurs de masse musculaire ?
Né à Rillieux-la-Pape (Rhône), l'attaquant de l'OM Loïc Rémy est l'auteur d'un des trois buts vainqueurs contre l'équipe allemande, celui de l'espoir de victoire, et il ne pèse que 78 kg. Il est condamné aux remplacements -souvent providentiels- et malgré sa capacité à dépanner avec bonheur dans l’axe, Karim Benzema reste intouchable au poste d’avant-centre, le sélectionneur national Laurent Blanc hésite à décaler Ribéry et Didier Deschamps vote plutôt pour Loïc à droite, privilégiant lui aussi la diversité dominante à Marseille.
Or, Loïc est d'origine antillaise et, la politique dans le sport n'étant pas plus limpide qu'ailleurs, l'égalité n'est pas même assurée au sein de la diversité, bien que Loïc (24 ans) soit arrivé à maturité.
Quand on est capable d'une Panenka contre le goal de son ancienne équipe, Nice, on n'a plus rien à démontrer en matière de masse musculaire et de diversité.
Quant au but de Valbuena, il offre au club phocéen 3 millions d’euros de prime de qualification.
"Mathieu Valbuena, je le surnomme Euromillions. Avec lui, on décroche le gros lot à tous les coups", conclut Loïc Rémy après cette soirée qui "restera dans les mémoires collectives et dans les annales du club", selon Vincent Labrune, le président phocéen.

Mais c'est sans compter avec la politique. Le pognon aura-t-il raison de l'idéologie ?

mardi 6 décembre 2011

La lucrative collecte de fonds pour la formation professionnelle arrive-t-elle à destination ?

L'usine à gaz de la formation professionnelle fuite plus que le nucléaire



Et ce qu'on sait moins:
les syndicats ne sont pas pauvres !




Les partenaires sociaux, qui collectent l'argent de la formation, se servent largement au passage.

Laurence Parisot, patronne du MEDEF, résume la question avec délicatesse : la formation professionnelle, a-t-elle expliqué aux députés, "est un sujet si complexe que l'on peut toujours envisager l'existence d'un problème à un embranchement". Traduction : dans une usine à gaz, une fuite peut toujours se produire. D'ailleurs, lorsque le plombier fait l'inspection des circuits, il ne se déplace généralement pas pour rien. Il n'est donc pas le seul.



Des collectes de fonds s'évaporent
En 2010, 4 000 contrôles ont été réalisés par l'Administration auprès des OPCA, les organismes - gérés à parité par les syndicats patronaux et de salariés - qui collectent auprès des entreprises les sommes qui seront mutualisées pour être redistribuées sous forme d'heures de formation. L'enveloppe contrôlée, qui s'élevait à 200 millions d'euros, a donné lieu à pas moins de 30 millions de redressement !

Ce chiffre souligne la fréquence des "problèmes d'embranchement", ou dysfonctionnements. La machinerie est en effet tentaculaire : une collecte de près de 6,5 milliards, réalisée par une bonne centaine d'organismes collecteurs gérés par les syndicats, et, au bout de la chaîne, des milliers de centres de formation désireux de tirer profit de cette manne. Seuls les initiés savent circuler dans les dédales de la formation professionnelle, monument du paritarisme cogéré à la française qui, malgré des dépenses plus élevées que nos voisins allemands ou britanniques, contribue si mal à faire fonctionner "l'ascenseur social".

Des rapports, comme les commissions et comités Théodules

Plusieurs rapports successifs ont souligné combien ce terrain est propice aux dérives.
Le gâchis d'abord : certains organismes collecteurs (les OPCA) affichent des frais de fonctionnement de plus de 10 % - jusqu'à 30 % ! L'aisance financière dont ils bénéficient conduit les organismes à pratiquer des niveaux de salaires élevés. En 2007, la Cour des comptes a relevé que la rémunération annuelle des dirigeants régionaux de l'Agefos PME (association de gestion des fonds des PME) pouvait atteindre près de 162 000 euros par an, plus divers avantages matériels...

En réalité, membres des conseils d'administration de ces organismes,les organisations d'employeurs et de salariés tirent un revenu substantiel de cette gestion : près de 66 millions d'euros en 2010. Moitié pour le patronat, Medef en tête, moitié pour les centrales syndicales représentant les salariés. Or, les comptes rendus d'utilisation des fonds sont le plus souvent très succincts.

Un système opaque infiltré par les sectes

Des circuits complexes, une quasi-absence de contrôle
: c'est aussi la recette idéale pour que se développent de vraies escroqueries. Lorsqu'un organisme de collecte possède des liens avec un centre de formation, il peut arriver que le premier accepte de payer au second des heures de formation que celui-ci n'effectue pas... Régulièrement, la justice met le doigt sur des formations bidon ou des systèmes de surfacturation. Consciente de ces failles, l'administration du ministère du Travail a affiché l'objectif d'étendre les contrôles - mais les moyens ne sont pas légion. La nouvelle loi devrait également permettre une meilleure sélection des organismes en amont.

Récemment, la Miviludes, instance chargée de lutter contre les sectes, s'est en outre alertée d'un autre phénomène, corollaire du manque de contrôle : l'infiltration des mouvements sectaires dans le milieu de la formation professionnelle. "De nombreuses structures proposent des formations axées autour de notions de psychologie ou du développement personnel", explique Georges Fenech, président de la Miviludes. "Une partie d'entre elles est sujette à caution. Il faut faire preuve de vigilance avant d'envoyer des salariés en stage." Dans la Région Rhône-Alpes, 35 % des contrôles réalisés ont révélé le caractère sectaire de la formation dispensée. Charlatans, voire gourous, tentent par le biais de la formation d'asseoir leur emprise sur des salariés, et de tisser un réseau en entreprise. La Miviludes estime que 10 % des formations dans le domaine comportemental sont sujettes à caution. Ce qui représente pas moins de 1 200 à 1 500 organismes de formation dans le collimateur...
(Source Le Figaro Magazine du 3 décembre, article de Laurence de Charette)

Innocents et détraqués n'ont-ils pas tout à craindre des psychiatres

Le droit des innocents



Représentation par Rubens du
Massacre des Saints Innocents




Et si, plutôt que d'ajouter l'impudeur au malheur absolu qui le frappe, nous avions la décence d'entendre l'objurgation du père d'Agnès Marin ? Et si, pour une fois, nous laissions tomber la gauche, la droite, tout cet attirail idéologique, toutes ces empoignades partisanes fort légitimes quand il s'agit de répondre aux problèmes politiques " ordinaires ", mais qui n'ont plus aucun sens face à la mort d'un enfant ? Tous ensemble, nous n'aurions plus alors qu'un seul souci en tête : essayer de faire en sorte qu'une telle tragédie - d'autant plus atroce qu'il semble qu'avec un peu de bons sens, elle aurait pu être évitée - ne se reproduise pas.
Cela vaudrait mieux, assurément - pour les Français et pour l'idée qu'ils se font de l'action politique - que la médiocre polémique alimentée par un Benoît Hamon (heureusement, d'autres responsables socialistes se sont montrés plus dignes) à propos d'une prétendue "instrumentalisation" de ce drame par le gouvernement.

Car enfin, quand François Fillon annonce qu'à l'avenir, les chefs d'établissement devront être systématiquement informés du passé judiciaire des élèves inscrits chez eux, faut-il être de gauche, de droite ou du centre pour s'écrier tout simplement : il était temps ! Quand il ajoute que les mineurs accusés de faits graves devront attendre leur jugement dans un centre éducatif fermé, et non pas dans un collège ordinaire (à propos, combien sont-ils dans ce cas actuellement ?), quel père ou quelle mère de famille ne lui donnerait pas cent fois raison ? La gauche n'a pas voulu voter la création de ces centres fermés ? La belle affaire ! La droite ne s'est pas donné les moyens de les remplir, ou n'en a pas construit assez ? Peu importe ! Maintenant, agissons...

On nous dit - cette semaine encore, un éminent psychiatre (*) dans les colonnes du Monde - qu'en matière de récidive, "le risque zéro n'existe pas". Que prétendre empêcher la répétition d'actes aussi odieux est un " rite conjuratoire ", une "illusion". Mais quel étrange raisonnement ! Imagine-t-on un ingénieur affirmer qu'en matière de nucléaire, la sécurité absolue est un leurre et que dans ces conditions, il est inutile de renforcer les mesures de surveillance ? Un médecin clamer que le cancer ne sera jamais totalement vaincu, et qu'au diable le dépistage ? Un ministre des Transports renoncer à limiter la vitesse au motif que tant que des voitures rouleront, il y aura des accidents ? On crierait au fou, et on aurait raison ! Bien sûr, l'être humain étant ce qu'il est, nul ne saurait prétendre que la récidive - ni le crime - sera un jour éradiquée. Faut-il pour autant renoncer à tendre vers ce but ? Refuser, au motif bien réel que l'objectif est par nature inatteignable, toute mesure qui permettrait, si peu que ce fût, de s'en rapprocher ? Non, évidemment non.

Et puisque les « psys » - ils le reconnaissent eux-mêmes - n'ont ni l'envie ni les moyens scientifiques de « prévoir » quoi que ce soit en matière de récidive, changeons la méthode d'évaluation ! Recommandée chez nous par l'Académie de médecine, et par l'Institut pour la justice (dont la pétition vient de dépasser le cap du million de signatures), une autre technique est depuis longtemps en usage dans le monde anglo-saxon. C'est celle de « l'analyse actuarielle », qui permet de mesurer « objectivement » le risque de récidive sur la base d'un certains nombre de critères statistiques (âge, sexe, situation familiale, nature des faits, mode opératoire, etc.). Elle n'est pas parfaite. Aucune technique ne l'est. Mais - Manuel Valls et Pierre Moscovici y ont fait allusion - elle fonctionne plutôt bien au Canada. Plutôt que d'ajouter un psy à un autre psy, ce qui n'avancera guère le juge, qu'attend-on, au moins, pour l'essayer ?

On nous dit aussi - argument suprême - qu'une demi-douzaine de lois sur la récidive ayant été adoptées depuis 2006 sans en venir à bout, il est urgent de ne pas en rajouter. Ni maintenant : ce serait «surenchérir sous le coup de l'émotion». Ni après la présidentielle : ce serait «exploiter politiquement un drame humain». Ni jamais. Confondant ! Plus un problème est aigu, plus il suscite la légitime indignation des Français, moins il faut tenter de le résoudre ! Si les lois précédentes n'ont pas atteint leur objectif, ce n'est pas qu'elles sont imparfaites, incomplètes, timorées, ou mal appliquées par ceux-là mêmes qui sont censés le faire (combien de magistrats utilisent vraiment l'arsenal répressif « facultatif » mis à leur disposition par le législateur ?), c'est le principe même de la loi qu'il faut condamner...

Une loi ? Deux lois ? Mais qui donc s'en plaindra si nos enfants sont mieux protégés ? Les bons apôtres de la « deuxième chance » (pour les coupables) et du « risque à courir » (pour la société) ? Sans doute. Mais combien d'Agnès Marin, de Laëtitia Perrais, de Marie-Jeanne Meyer, de Natacha Mougel, de Marie-Christine Hodeau ou d'Anne-Lorraine Schmitt (assassinée il y a tout juste cinq ans) leur faudra-t-il, à ces adeptes de la « justice sans peine », à ces apprentis psycho-sorciers, avant d'admettre que le droit des innocents doit aussi - et d'abord - être respecté ?

Alexis Brezet pour Le Figaro Magazine du 26/11/2011

* Psychiatre à l'hôpital de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) et expert auprès de la cour d'appel de Paris, Daniel Zagury dénonce la stigmatisation des professionnels du monde judiciaire, médical et éducatif. Il s'élève contre la stigmatisation des pseudo-experts et admet que sa spécialité n'est ni scientifique ni divinatoire. Mais alors la psychiatrie serait-elle donc une vaste fumisterie ? "On cherche à instrumentaliser la psychiatrie afin qu'elle obéisse à un objectif de certitude qui lui est parfaitement étranger et à lui faire assumer une fonction qu'elle ne peut que très modestement partager avec les sciences judiciaires, criminologiques et sociales," observe le psychiatre dans Le Monde.
Si tel est bien le cas en effet, à quoi les experts des "sciences [sic !] judiciaires, criminologiques et sociales" jouent-ils eux aussi ? A quoi rime-t-il qu'ils prennent l'avis de faux-savants ne disposant pas d'une "traçabilité du mal", ni de la capacité d'identifier un "trouble nettement repérable" ?
S'il ne sert à rien que la justice les consulte, sinon pour se libérer de toute responsabilité envers les prochaines victimes, n'est-il pas indécent de s'en prendre aux responsables politiques et criminel de leur opposer des arguments d'irrationalité et de : si "M. Guéant confond diagnostic et pronostic, psychiatrie et criminologie", que dire des psychiatres qui, comme lui, polémiquent bien qu'ils ne soient jamais en capacité de produire aucun diagnostic fiable ?

A propos de l'affaire Fourniret, Le Figaro notait: " Avec les docteurs Dubec et Zagury, l'expertise psychiatrique atteint des niveaux stratosphériques. Sans vouloir faire injure aux praticiens qui ont examiné le couple Fourniret-Olivier et déposé précédemment aux assises des Ardennes, c'est un peu comme si on passait sans transition de la Méthode rose à la Salle Pleyel."

Le psychiatre s'affranchit de la présomption d'innocence
Malgré la faiblesse de ses moyens et l'aspect intuitif de sa "science", le Dr Zagury condamne l'accusé, brossant de lui le portrait effrayant d'un homme "entièrement responsable", à la "dangerosité extrême", pour qui la thérapie relève de la "spéculation théorique". Du "tueur en série français le plus achevé", qui ne mérite aucun piédestal, mais un cachot. Un lynchage, au vu des connaissances de la psychiatrie ! Ce qui, telle une lame de guillotine, fait d'autant plus froid au col, de la part d'un "faux-savant et chevalier de l'après-coup " !...

Avec Benoît Hamon, la liste des incapables est donc longue...
Qu'au moins ils soient positifs et évitent de nuire !



Le trésor de guerre des comités d'entreprise, pour qui ?

La gauche s'enrichit "au service" des défavorisés

Pour commencer, il faut lutter pour

le pouvoir d'achat des syndicats et des CE,

menacé par les patrons...



Les Comités d'entreprise sont des nantis

Les syndicats, CGT en tête, règnent sur une poignée de puissants CE du secteur public, fortement subventionnés par des patrons qui achètent la paix sociale. Tous les excès sont permis.

Au comité central d'entreprise (CCE) de France Télécom, les élus [qui ne se suicident pas comme nombre de leurs 'camarades', mais, le savaient-ils,] partent en voyage d'étude au frais des agences de voyage pour tester les lieux de vacances qui seront proposés aux salariés du groupe. " C'est de la corruption pure et simple ", explique un délégué syndical de l'entreprise. Mais ces pratiques ne sont pas propres à notre CCE. On les retrouve partout. " [L'éthique de l'égalité est sauve !]
La CGT (26,04%), SUD-PTT (22,29%) et CFDT (21,91%), dans cet ordre aux dernières élections professionnelles, se partagent presqu'également les responsabilités.
L'an dernier, un rapport d'audit a révélé que le CCE d'Air France louait pour ses salariés en 2009 " des Mercedes, des Chevrolet et des Peugeot 807 ", alors qu'il possède sa propre flotte de véhicules. Toujours selon ce rapport, 30 ordinateurs portables achetés 39 000 euros " n'avaient toujours pas été distribués fin 2009. [à 1.330 euro pièce, ils sont plaqués or ?]

[Or, les CCE engorgent les tribunaux
En février 2011 et selon le rapport du tribunal de Bobigny, l'institution avait besoin de 20,5 millions d'euros pour poursuivre son activité en 2011 et éviter la cessation de paiement. Le feuilleton du CCE d'Air France ne faisait en fait que se poursuivre, car l'institution qui chapeaute 7 des 8 comités d'établissements (CE) de la compagnie aérienne devait trouver 20,5 millions d'euros pour poursuivre ses activités en 2011 après avoir déjà eu besoin de 15 millions d'euros supplémentaires pour survivre en 2010.
Et ce CCE a fait l'objet d'un audit en 2009 qui a dénoncé sa gestion et notamment «les dépenses à vocation personnelles» de ses dirigeants.
Et les syndicats d'Air France KLM s'est en outre payé le luxe d'une grève du personnel navigant commercial à cheval sur octobre (3 jours) et novembre (2 jours). La compagnie évalue à 28 Millions d'Euros l'impact de ces cinq jours de grève sur le résultat d'exploitation.
Aux élections professionnelles de mars dernier, la CGT (18, 84 %) et la CFDT (12, 26 %) arrivaient encore largement devant SUD et l'UNSA.]

Chez Disneyland Paris, un récent rapport judiciaire a révélé que 558 000 euros ont été détournés du CE entre 2006 et 2009.


Les cas de corruption et d'enrichissement personnel sont peut-être rares, mais le gâchis est généralisé.

Outre leur rôle de prestataires de vacances et de gestionnaires d'activités sociales et culturelles pour les salariés, les comités d'entreprise sont un bon moyen pour les patrons de choyer leurs délégués syndicaux et d'acheter la paix sociale. [Puisqu'ils se laissent corrompre, tous vertueux qu'ils fussent !] Au fil des ans et des chantages syndicaux, les CE [noyautés par les syndicats] sont devenus de véritables "Etats dans l'Etat". Surtout dans les grands groupes du service public où, comme le dit pudiquement le rapport des députés, " le niveau global de droits syndicaux va bien au-delà du droit commun ".

Ce sont des entreprises gérant des budgets considérables et une masse salariale imposante.
Le comité central d'entreprise d'Air France emploie ainsi 900 salariés. Celui de la SNCF, près de 1 000, et celui de la RATP, 300 employés. Quant à celui d'EDF, le plus gros de France, il rémunère près de 4 000 personnes !
[Ce sont des personnels mis à disposition par l'entreprise]

La direction d'Air France a fini par couper le robinet

Pourtant, depuis deux ou trois ans, le vent semble avoir tourné et les grands comités d'entreprise français sont dans la tourmente. Ceux de la SNCF et de la RATP ont fait l'objet d'une enquête de la Cour des comptes en 2010. Les élus du CCE d'Air France se sont, eux, succédé l'an dernier à la brigade financière, qui enquêtait sur d'éventuelles malversations. La police s'est intéressée à de possibles abus au comité d'établissement de la SNCF à Lyon. Après quatre ans d'enquête, la justice a fini par mettre en examen l'ex-président du comité d'entreprise d'EDF/GDF-Suez - le plus beau fleuron de la CGT - pour emplois fictifs, abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux.

Comment en est-on arrivé là ?

Encouragés par la bienveillance des grands patrons et en l'absence de tout encadrement, les dirigeants des comités d'entreprise ont amassé de véritables trésors de guerre, qu'ils n'étaient pas formés à gérer.
Au risque, parfois, de véritables catastrophes. Celui de France Télécom a frôlé la cessation de paiement en 2010 : l'annulation des vacances et un plan d'économie drastique ont évité le désastre.

Chez Air France, le CCE est englué depuis trois ans dans un conflit entre la CFDT et la CGT, qui se renvoient la responsabilité d'une gestion catastrophique. Le commissaire aux comptes a jeté l'éponge l'an dernier et le CCE a été placé sous la responsabilité d'un mandataire du tribunal de Bobigny, qui essaie vainement d'y voir clair dans les comptes. Pour échapper à la cessation de paiements en 2010, le CCE a dû emprunter 14,5 M€ et envisage de vendre une partie de son patrimoine pour échapper à la faillite.

Mais c'est la Caisse centrale d'activités sociales (CCAS), le comité d'entreprise resté commun à EDF et GDF-Suez, qui a surtout défrayé la chronique ces dernières années. La Cour des comptes, qui avait publié en 2007 un rapport accablant sur le «manque de transparence» de sa gestion, n'a pu que constater trois ans plus tard que ses recommandations étaient restées lettre morte. Pis, comme un pied de nez à la Cour, qui exigeait une maîtrise des coûts, la CCAS a embauché 400 collaborateurs de plus entre 2007 et 2010 ! Il est vrai que ce comité d'entreprise hors norme est financé par un prélèvement de 1 % sur les factures d'électricité et de gaz (et non sur la masse salariale) et que son budget augmente mécaniquement à chaque hausse de tarif... Cela ne l'empêche pas d'accumuler les pertes (encore 70 M€ l'an dernier). Le ministère de l'Energie, censé surveiller les activités de la CCAS (autre bizarrerie de la situation), a proposé «une remise à plat» du système, et notamment du mode de financement de la CCAS.

Un peu partout ailleurs, la crise a imposé un certain retour à la raison.
Air France a ostensiblement mis fin aux sauvetages et autres rallonges consenties à son CCE et prié ses élus de trouver seuls une solution pour redresser la barre. Mais aucune remise en question de l'opulence des comités d'entreprise ni aucune harmonisation ne sont encore à l'ordre du jour en France.
(Source Le Figaro, article de Fabrice Amédéo)

Les représentants syndicaux détachés à temps plein ou partiel, ont-ils aussi droit, dans le calcul des annuités de retraite, à une prise en compte de la "pénibilité" au travail ?...

La CGT fait la fête dans son château pour 447 000 €

Les défavorisés se sentent-ils trahis ?

En son château de Fontenay-lès-Briis (Essonne),
le CE de la RATP tient de somptueuses fêtes populaires.
Une commune ghetto, même pas desservie par la RATP !


Mediapart et Libération ne vous avaient donc pas informé(e) ?

Il y a des révélations qui se perdent...

Ce château du XVIIe siècle est sis dans un magnifique parc boisé de 74 hectares où il héberge non pas un, mais trois terrains de tennis, un mini-golf, un camping et un étang…
Le 5 juin 2010, le Comité régional d'entreprise de la RATP avait invité le groupe zouk Kassav’, antillais, et le rappeur Admiral T. Bizarrement, cet artiste guadeloupéen ne semble pas poser de problème de cohérence, ni à la CGT, ni au PS. L'attribution du Césaire de la Musique à Admiral T fit pourtant l'objet d'une polémique. Il est en effet critiqué pour les paroles homophobes qu'il a tenues en 2001 dans l'une de ses chansons: Batty Boy Dead Now. Ce morceau incitr entre autres à « brûler les pédés », en créole.
Or, le PS se dit par ailleurs proche des homosexuels...

Et le chatelain n'est autre que Bernard Thibault, grâce au discret intermédiaire des travailleurs de l’union des syndicats CGT de la RATP...

Ils ont des complices

Le maire, Léopold Le Compagnon, est sans étiquette, mais à l'élection présidentielle de 2007, Marie-sEGOlène Royal (PS) a obtenu 86,58 % de participation.SUD et Olivier Besancenot n'ont donc pas eu l'idée de réquisitionner ce symbole du capitalisme social ?


La Cour des comptes dénonce des fraudes au CE de la RATP

La CGT, l'UNSA et SUD-Ratp dans le collimateur des juges financiers de l'Etat

Les Sages de la rue Cambon demandent l'ouverture d'une enquête pénale

Appels d'offres douteux, doubles facturations, dépenses somptuaires. Présidée par le Didier Migaud(PS),
la Cour des Comptes publie aujourd'hui mardi un rapport sur le comité d'entreprise de la RATP.

Les dernières élections professionnelles à la RATP se sont déroulées le 30 novembre 2010 et enregistrent une baisse d'influence des syndicats dominants: la CGT (près de 3 points) et de l'UNSA (plus de 4 points), mais une montée en puissance de SUD-RATP
((Solidaires Unitaires Démocratiques), membre de l'Union syndicale Solidaires (+ 7,38 points).


Les syndicats de la RATP écrivent l'une des pages les plus sombres de leur histoire.
Après le scandale de proxénétisme et de fraude dévoilé en interne à la fin de l'été, un rapport de la Cour des comptes doit être publié mardi. Il est accablant et souligne des "problèmes de surfacturations, voire de double facturations, des dépenses somptuaires, une absence de comptabilité sérieuse, des gestions opaques des centres de vacances ou de restauration collective", selon Le Parisien et TF1 qui l'ont dévoilé.

Les magistrats de la Cour des comptes se sont notamment intéressés à la mauvaise gestion du centre de vacances de Serre-Chevalier où 7 millions d'euros ont été dépensés pour sa rénovation depuis 2006. Le centre est toujours fermé, quatre ans après la fin des travaux qui n'ont pas réussi à le mettre aux normes de sécurité. Pour réaliser ces travaux, les élus de la RATP ont fait appel à une PME de région parisienne qui n'avait jamais travaillé en montagne, dont les véhicules n'étaient pas équipés pour affronter les routes enneigées mais dont des cadres avaient des accointances avec des syndicalistes de l'entreprise publique.

«Tout se vend et tout s'achète»

Face à cette situation, les magistrats de la rue Cambon en appellent à une enquête pénale.
" Le procureur général près de la Cour des comptes a jugé bon de saisir le ministre de la Justice, estimant que certains faits étaient de nature à motiver l'ouverture d'une action pénale".

Ce rapport de la Cour des comptes est rendu public tout juste un an après un rapport interne réalisé par la direction de la RATP. Cette enquête avait alors dévoilé un «trafic» d'heures de «relèves», c'est-à-dire des heures réservées aux représentants du personnel pour leurs tâches syndicales. "En forçant le trait, on pourrait dire que tout se vend et tout s'achète sur le marché de la relève", indiquait déjà ce rapport.

S'intéressant au coût de cette gabegie,l'enquête interne détaillait alors que la seule subvention de fonctionnement du comité d'entreprise représentait 113 euros par agent. C'est moins qu'à La Poste (204 euros) mais davantage qu'à la SNCF (59 euros), Areva (101 euros) ou encore Orange (90 euros). À ce chiffre s'ajoute la subvention aux oeuvres sociales (sport, vacances, sorties) qui, la plupart du temps, multiplie par dix la manne financière mise à disposition des syndicats.

Plusieurs CE sont dans la tourmente

Le rapport de la Cour des comptes devrait relancer le débat sur la gestion des comités d'entreprise en France.
Plusieurs d'entre eux sont dans la tourmente: celui d'EDF est régulièrement déficitaire depuis le scandale qui l'a secoué en 2004. Celui d'Air France a fait l'objet en 2010 d'une enquête de la brigade financière et est actuellement géré par un mandataire du tribunal de Bobigny chargé de le faire échapper à la faillite. Enfin, le comité d'établissement du CCE de la SNCF a fait l'objet d'une enquête de la brigade financière.

Curieusement, le rapport du député Nouveau Centre Nicolas Perruchot sur les dérives et sur le financement du paritarisme en France a été retoqué mercredi à l'Assemblée nationale et ne sera pas publié.

La CGT nie tout en bloc


Sur TF1, le secrétaire CGT du CE de la RATP, Jean-Michel Hurault, a démenti ces révélations. " Il n'y a pas de surfacturations et il n'y a pas de malversations ", s'est-il affirmé mordicus.

Le CE est contrôlé par la CGT, syndicat majoritaire à la RATP
, depuis les élections professionnelles de décembre 2010 avec près de 34% des voix.

Par ailleurs, la RATP est secoué depuis l'été dernier par un "scandale sexuel" qui mettrait en cause un des anciens responsables syndicaux de l'UNSA (Union syndicale Solidaires), surnommé "le roi".
Le juge Roger Le Loire a été désigné en août dernier pour mener une enquête sur des faits de harcèlement sexuel à la RATP. Un corbeau a en effet dénoncé le comportement de cadres syndicaux qui échangeraient leur soutien au déroulement de carrière d'agents - principalement des femmes - contre des faveurs sexuelles.

Les bureaux de l'administration centrale du syndicat, situés au 19, boulevard de Sébastopol, à Paris, étaient utilisés pour ce type de rencontres ce qui n'excluait pas des passages dans des hôtels parisiens. Selon lui, "les femmes qui ont refusé de coucher vivent une vie dure, comme Mme O. H., Mme C. F. et bien d'autres..." Quant aux hommes témoins des faits, les auteurs les harcèleraient pour qu'ils ne parlent pas : "Tous subissent encore aujourd'hui des pressions, [sont] poussés à la dépression. Soit près d'une dizaine de victimes présumées.
De plus, ils sont pénalisés dans leur déroulement de carrière, parce que tout simplement ils ont désobéi à l'exigence du Roi." L'expéditeur masqué évoque encore des "soirées organisées en nuit dans les locaux du CSA (Contrôle sécurité assistance, un département de la RATP) de certaines lignes".

Double jeu de syndicalistes
Les présumées victimes, elles, se tournent vers les syndicats concurrents de l'Unsa. " Elles étaient bouleversées. Elles avaient l'impression de ne pas être écoutées. On leur a même refusé d'être accompagnées d'un salarié ou d'un délégué syndical ", s'indigne Olivier Cots de Sud-RATP, à l'origine de la saisine du TGI de Paris.

Nauséabonds les couloirs de la RATP ?


Un élu PS s'en prend aux homosexuels en la personne d'un élu UMP

Les socialistes décrédibilisent leurs déclarations politiciennes


"Coming out" et mariage gay,
ne confondons pas les "issues"
(comme on dit en anglais)




Dans les mairies de gauche, ils passent des "actes de révolte"

Le député-maire
de Coulommiers (Seine-et-Marne), Franck Riester, a choisi d'officialiser son homosexualité.
Il a fait son "coming out" dans un entretien au journal Le Pays Briard, publié mardi, à la suite de la manifestation d'intolérance d'un opposant PS local..
Lors du conseil municipal du 28 novembre, l'élu d'opposition Pascal Thierry () avait lancé une plaisanterie stigmatisante : à l'évocation de la "couverture mixte" d'un nouveau terrain de sport de la ville, le socialiste vertueux avait ironisé: "si la couverture est mixte, il ne faudrait pas être gay".

Interrogé par le bi-hebdomadaire sur cette pique, M. Riester répond: "il semblerait que ces allusions m'étaient destinées et cherchaient à m'atteindre"."Si c'est le cas, c'est raté car mon homosexualité n'est pas un secret. Je partage ma vie avec mon ami depuis longtemps. Pour autant, je n'ai jamais fait étalage de ma vie privée et continuerai à agir de la même manière", souligne le secrétaire national de l'UMP chargé de la communication.


En juin dernier, Franck Riester avait voté, avec quelques autres députés UMP, en faveur d'une proposition de loi PS visant à autoriser le mariage homosexuel.
Il avait également condamné, quelques jours plus tôt, les propos "ignobles" de sa collègue UMP Brigitte Barèges qui, à propos de ce texte, avait lancé: " et pourquoi pas des unions avec des animaux ?" en mairie.

Avant M. Riester, plusieurs responsables , de gauche comme de droite, ont fait eux aussi le choix de révéler publiquement leur homosexualité. C'est le cas notamment de l'ancien ministre UMP Roger Karoutchi ou de Jean-Luc Romero, ancien UMP devenu conseiller régional (PRG) d'Ile-de-France, "outé" en 2000 par un fanzine gay et de l'ancien maire de Pau, André Labarrère, ou de l'actuel maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.
Alors que sort à Paris la pièce de théâtre "En ballottage" de Benoît Masocco, le cas de Bruno Julliard, élu socialiste de la capitale, est plus épineux. Il a également fait son "coming out" en effet à la rentrée dans le magazine spécialisé Têtu de Pierre Bergé. S'il récuse toute arrière-pensée électorale, le problème n'est pas seulement stratégique mais plutôt de son domaine d'activité parmi les jeunes: adjoint au maire de Paris, Bertrand Delanoë, il est en charge de la jeunesse. Il conviendrait donc de s'assurer que ce n'est pas un prédateur de mineurs.
PS entre mythe d'une ouverture d'esprit vs réalité de la chasse aux homos

La gauche rivalise d'ambiguïté avec les gays
En 2004, le maire gauchiste de Bègles, Noël Mamère (Europe Ecologie-les Verts) célébra une parodie gay de mariage, en sa mairie, mais en toute illégalité. Cet acte de provocation a définitivement été annulé par la Cour de cassation en 2007 malgré un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

En février 2011, Hélène Mandroux, imposée aux militants à la maire PS de Montpellier par Martine Brochen-Aubry, a marié symboliquement un couple de femmes, sans inscrire leur union sur le registre officiel des mariages.

Un subterfuge: Wilfrid, père trois enfants, est devenu Chloé
Plus récemment, à la fin du mois d'octobre dernier, le tribunal de Brest n'a pas demandé l'annulation du mariage de cet homme de 41 ans qui a changé de sexe et d'état civil plusieurs années après son union. Une décision décrite comme un premier pas vers la légalisation du mariage gay par le milieu associatif militant.
Son avocat s'est félicité que le tribunal de Brest ne manifeste " aucune opposition " à la demande de sa cliente. " C'est une double première. Il s'agit d'un couple marié qui va le rester. Le changement d'identité n'entraîne pas la rupture du lien conjugal. Au contraire, il le conforte. Et là, c'est une situation exceptionnelle ", a-t-il déclaré.
Mais, en juin dernier, l'Assemblée nationale a rejeté une proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples homosexuels.
Et novembre 2011, c'est encore un élu de gauche, Jean Vila, le maire PCF de Cabestany qui se prêta à une nouvelle mascarade en unissant deux hommes, Guillaume, 37 et Patrick, 48 ans, qui avaient décidé de médiatiser leur mariage, assurant que « on est des citoyens comme les autres ».
C'était une action hors-la loi délibérée et militante pour relancer le débat et cliver le pays.

En fait, malgré leurs déclarations officielles, les socialistes traquent les gays
Or, par derrière, on le voit à Coulommiers, le PS 'rance' peine à passer de la théorie à la pratique, tandis que, par devant, plus rose que rose, le PS fait campagne pour le mariage gay. Ainsi, lors de l'université d’été du PS à La Rochelle, plusieurs membres du PS avaient -ils fait du pied aux homosexuels.

Harlem Désir, second de Martine Brochen-Aubry et porte parole du PS, avait instrumentalisé les homosexuels dans un virulent réquisitoire contre Claude Guéant. Dénoncant la « Droite Populaire », il avait comparé l’actuel Ministre de l’Intérieur à Bruno Gollnish, le n°2 du Front National. « Il y en a assez de cette droite rance qui compare les homosexuels à des animaux, qui demandent des tests ADN à des immigrés », avait-il dénoncé dans un amalgame de plus.

Martine Aubry, l’une des favorites de la primaire socialiste, avait alors assuré sa détermination à stopper les discriminations que constituent l’interdiction de se marier ou d’adopter pour les couples homosexuels. Dans une « Lettre aux Français », l'amère de Lille mentionna son « combat sans merci contre toutes les discriminations à l’emploi, au logement, à l’accès à la santé… (…) pour leur orientation sexuelle ou leurs choix familiaux. [...] Je veillerai à ce que le droit au mariage et à l’adoption soit ouvert pour tous les couples, a-t-elle ajouté. » Au risque d'alimenter elle-même les soupçons qui pèsent sur ses propres préférences sexuelles...
Lien PaSiDupes : "Les deux poids, deux mesures de la censure de Mme Brochen-Aubry "

Si la condition des homosexuels est un facteur important pour votre vote en 2012, sachez que le mariage homosexuel fait parti du programme commun du PS et devrait donc être autorisé quelque soit le vainqueur de la primaire. Le mariage homosexuel est à priori dans tous les programmes de gauche, d’Europe Ecologie au Front de Gauche. Quant à l’UMP, nul doute qu’elle restera discrète sur le sujet. N’oublions pas qu’elle a choisi de légiférer très majoritairement contre le mariage homosexuel, au mépris des valeurs républicaines qu’elle prétend pourtant incarner.


Les communicants socialistes sont-ils crédibles ?

Le Post : "L'élu Socialiste homophobe, Pascal Thierry, doit il démissionner ? "
Quelle suite va donner le Parti Socialiste à cette scandaleuse sortie aux relents homophobes de Pascal Thierry, Conseiller Municipal P.S de Coulommiers (Seine-et-Marne) ?
" Si le Parti Socialiste ne prend aucune initiative, il se fait le complice des dérives homophobes de certains de ses élus... ", estime un contributeur régulier dans un "post non vérifié par la rédaction" !

Le Bureau national va-t-il prendre les devants et exclure l'homophobe ?
Ce serait un message fort à l'adresse des jeunes souvent plus ouverts que leurs aînés et François Hollande, qui vise le créneau de la jeunesse, se distinguera-t-il le premier ?

lundi 5 décembre 2011

Cette niche sociale que les syndicats ne veulent pas supprinmer

Les syndicats, ces riches qu'aime Hollande

Le Figaro Magazine du 3 décembre a obtenu le sésame

Les subventions de l'Etat sont dans leur caverne d'Ali Baba

Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie... Un rapport parlementaire lève le voile.

Décapant ! Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom ! En février dernier, 12 délégués syndicaux du groupe se sont rendus au Sénégal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Dans leurs valises, un mandat en bonne et due forme du très imposant Comité central de l'unité économique et sociale (CCUES). Pour représenter les salariés de France Télécom face à la «place importante faite au secteur des télécoms, notamment dans le cadre des relations nord-sud», la délégation a reçu un chèque de 12.000 euros. À l'heure où les entreprises serrent les coûts et l'État taille dans ses dépenses, les syndicats ne rechignent pas à envoyer leurs membres au soleil, tous frais payés, simplement «pour nourrir leur réflexion».

Gonflé ? Non, une pratique plutôt ordinaire dans une France qui n'aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement. Car si le syndicalisme n'a jamais été aussi peu représentatif dans notre pays - seuls 8 % des salariés (public et privé confondus) adhèrent à une organisation, le taux le plus bas de l'Union européenne ! -, la machine syndicale, elle, se porte bien, très bien même. Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! C'est la démonstration choc que font les députés dans un rapport rendu public cette semaine, et que Le Figaro Magazine a pu consulter en avant-première.

Au terme d'une commission d'enquête de six mois, de dizaines d'auditions, les élus font ce constat: la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d'euros pour financer l'activité syndicale. Presque l'équivalent du budget de l'Enseignement supérieur...
Les cotisations ne représentent qu'une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4% pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 % selon les cas pour les structures patronales. C'est une «exception française en Europe», relèvent les parlementaires, soulignant qu'ailleurs sur le continent, «les cotisations occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de 80% dans l'ensemble». Leur «légitimité» est à ce prix, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics, glisse le rapport.

Ici, ce sont les détachements syndicaux, les décharges horaires, les subventions aux comités d'entreprise ou encore la gestion des organismes sociaux et de la formation professionnelle qui fournissent le gros des moyens. Un système bien huilé mis en place au lendemain de la guerre et que personne - même en ces temps de crise - n'a osé remettre en cause. Et surtout pas l'État impécunieux, pourtant avide d'économies. Y trouverait-il son compte?

Lorsqu'il a décidé de se pencher sur cette délicate question, Nicolas Perruchot, ce député centriste qui a fait une entrée tonitruante sur la scène politique en 2001, en évinçant Jack Lang de la Mairie de Blois, savait qu'il avançait en terrain miné. L'annonce de sa commission d'enquête a été fraîchement accueillie «en haut lieu», souffle-t-il. À plusieurs reprises, on m'a fait dire qu'une commission d'enquête parlementaire sur le prix de l'essence serait mieux venue», précise Perruchot, pas mécontent de n'en avoir fait qu'à sa tête.

Les syndicats ne se sont pas bousculés à la porte de la commission. «Nous nous sommes même demandé si nous aurions besoin de faire intervenir la force publique, comme nous en avons le droit», confie-t-il. Les représentants de l'UIMM - la puissante fédération patronale de la métallurgie - ou de FO ne se sont présentés à la convocation des députés qu'in extremis, lors de la dernière semaine d'audition.

On comprend leurs réticences. Le tableau que dressent les élus est décapant: «mécanismes de financement structurellement opaques», «absence de prise en considération (...) des mises à disposition de personnels et de locaux», «dérives»... Le schéma descircuits de financement qu'ils ont tenté de reconstituer vaut son pesant d'or, tant il est incompréhensible.

Les députés se sont fondés pour leur enquête sur de tout nouveaux éléments, fournis par les fédérations elles-mêmes. Car, pour la première fois cette année, les organisations syndicales et patronales ont dû se livrer à un exercice d'un genre nouveau: la publication de leurs comptes, en vertu de la loi d'août 2008 sur la représentativité syndicale. Personne n'avait osé leur demander le moindre bilan depuis la loi Waldeck-Rousseau créant les syndicats en... 1884 !

Certes, une incertitude plane encore sur les obligations des puissants syndicats de la fonction publique. En outre, toutes les organisations ne se sont pas pliées aux nouvelles règles du jeu avec le même entrain, certaines les ont même royalement ignorées. On attend toujours les comptes de FO pour 2010, de même que ceux de l'Union nationale des professions libérales (Unapl). Quant à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), elle a carrément fait savoir qu'elle n'entendait pas commencer l'exercice avant l'année prochaine.

Bernard Thibault, lui, a fait le choix de présenter le bilan de la CGT à la presse le 14 novembre. Sur 79 millions d'euros de cotisations versés par ses adhérents, un peu moins de 13 ont été affectés à la confédération pour financer ses activités, a-t-il détaillé. Ce qui lui a permis d'affirmer que près des deux tiers des recettes de la CGT provenaient des adhérents. À l'entendre, on serait donc «très loin» de l'image d'un syndicat «fonctionnant avec l'argent public». Simple question de présentation. Ce que l'on nomme par facilité «syndicat» est juridiquement composé d'une kyrielle de structures: sections d'entreprises, unions locales, départementales, fédérations professionnelles... La maison-mère est souvent elle-même incapable d'indiquer avec certitude le nombre de ses affidés. La CGT, par exemple, hésite entre 25.000 et 30.000 entités.

Quoi qu'en dise M. Thibault, l'essentiel de la richesse de la CGT et des autres syndicats de salariés provient des moyens humains - détachements, décharges horaires, etc. - mis à leur disposition par les entreprises et surtout par l'Etat. Ces petites mains se comptent par dizaines de milliers dans la fonction publique. Ou plutôt, elles ne se comptent pas. Car en la matière, l'unité de mesure, c'est l'estimation. Le doigt mouillé.

Pour en avoir le cœur net, l'Inspection générale de l'administration a épluché l'an dernier les mécanismes de mise à disposition pour les syndicats de la fonction publique dans deux départements, le Rhône et le Loiret. Son rapport, resté confidentiel, montre que l'administration n'est pas tatillonne avec les absences syndicales, qu'elle a parfois même renoncé à comptabiliser. Au service des impôts notamment, les syndicats déclarent que tous les droits syndicaux ont été pris quand la direction, elle, fait état d'une importante sous-consommation des heures de détachement ! De manière générale, les administrations peinent à distinguer les différents types d'absence ou de décharge.

Les abus prospèrent dans un univers où règne le flou. Soumis aux questions des inspecteurs de l'administration, les directeurs des ressources humaines des ministères ont bien dû admettre qu'ils ne disposaient d'aucun tableau de bord détaillé de leurs effectifs. Des réponses au moins aussi vagues ont été données aux députés. Du bout des lèvres, au ministère de la Fonction publique, on reconnaît qu'environ 17.000 agents (en postes équivalents temps plein) seraient mis à la disposition des syndicats dans la fonction publique. Dont près de 1200 à l'Éducation nationale. Les parlementaires ont conclu de cet aveu à moitié officiel que la réalité devait se situer bien au-dessus et Perruchot avance le chiffre de «28.000 équivalents temps plein pour les trois fonctions publiques». Si l'on s'en tient au chiffre officiel, les moyens humains offerts aux syndicats par l'État représenteraient une enveloppe minimale de 1,3 milliard d'euros. «J'ai dit à Valérie Pécresse: rien qu'avec une économie de 10% sur ce budget, je te fais l'équivalent de deux taxes sodas», ironise le rapporteur.

Dans certains services de l'État comme la police, fortement syndiquée, ces mises à disposition ont atteint une telle ampleur que le ministre a dû taper du poing sur la table. Depuis une dizaine de jours, le cabinet du ministre de l'Intérieur reçoit discrètement les syndicats de policiers les uns après les autres. Claude Guéant a lancé un pavé dans la mare en déclarant qu'il comptait «remettre les policiers sur le terrain». Depuis les déclarations du ministre, les langues se délient, et les différentes centrales se renvoient la patate chaude. Les uns ont reconnu des syndicalistes policiers assurant le service d'ordre de manifestation d'un candidat de gauche, les autres dénoncent les moyens humains particulièrement généreux consacrés aux œuvres sociales de la police. Jusqu'où ira le ministre de l'Intérieur? Dans bien des cas, les administrations préfèrent fermer les yeux pour assurer la paix sociale.«Globalement, les quotas de détachement dans la fonction publique ont souvent été dépassés avec la bénédiction des ministères», concède un connaisseur.

Cette stratégie dépasse de beaucoup les détachements de permanents syndicaux. Elle passe aussi par des largesses aux comités d'entreprise, la mise à disposition de locaux et de moyens matériels. Toujours dans la police, à Lyon, les syndicats policiers bénéficient depuis 2008, date de la destruction d'un immeuble ancien, d'un relogement dans le domaine privé pour un loyer annuel de 87.000 euros.

Au fil des ans, certains comités d'entreprise de la sphère publique sont devenus de véritables coffres-forts ! Il est vrai que les patrons n'hésitent pas à mettre la main à la poche bien au-delà des obligations prévues par la loi. Manière d'acheter, au prix fort, la paix sociale. Pierre Mongin, à la tête de la RATP, n'aligne-t-il pas 16 millions par an, c'est-à-dire 7 de plus que ce que lui imposent les textes, dans la caisse syndicale? Durant plus de dix ans à la tête d'Air France, Jean-Cyril Spinetta a mis des sommes importantes à disposition de ses comités d'entreprise (3,1 % de la masse salariale). Un compte courant avait même été mis à disposition par l'entreprise pour éponger les dettes et la gestion hasardeuse du CCE. Air France l'a fermé en 2008 et a accepté d'éponger un découvert de 7 millions d'euros. Une goutte d'eau face aux enjeux poursuivis par la direction: faire passer la privatisation de l'entreprise et la fusion avec le néerlandais KLM.

Même chose à EDF, qui abrite la plus grosse cagnotte de la CGT, l'intouchable Caisse centrale d'action sociale (CCAS). «Les magistrats ne comprennent rien aux impératifs économiques!» s'était emporté un certain ministre du Budget en 2004 alors qu'une information judiciaire était ouverte sur les irrégularités de la gestion du comité d'entreprise (4000 permanents syndicaux). Met-on en cause la gestion d'un syndicat majoritaire à la veille d'un changement de statut de l'entreprise? Chez France Télécom-Orange, la direction a trouvé une méthode tout aussi efficace de mettre de l'huile dans les rouages: acheter des pages de publicité dans les journaux syndicaux ou encore louer des stands dans les grands congrès.

Par comparaison, les entreprises privées «contribuent financièrement assez peu, sauf exception, au financement des syndicats de leurs salariés», note la commission d'enquête parlementaire. Hormis les décharges horaires prévues par la loi et les locaux syndicaux mis à disposition et dûment mentionnés dans leurs comptes. Au total, les députés évaluent le coût de la représentativité syndicale dans le secteur privé à 1,6 milliard d'euros. Un chiffre qui «ne correspond pas, à proprement parler, au financement des "syndicats", mais plus précisément à celui de l'activité de représentation, de défense, de revendication menée par les syndicalistes dans les entreprises», note le rapport. En outre, plus des trois quarts de ces syndicalistes sont élus par le personnel et non désignés par leur syndicats.

Les organisations syndicales et patronales se partagent enfin également, depuis plus de soixante ans, le gros gâteau du paritarisme. Ce sont elles qui gèrent le circuit de la formation professionnelle en France (un pactole de 6,3 milliards) et le «1% logement». Elles encore qui sont aux commandes des grands organismes de la Sécurité sociale et de l'Unedic, des mastodontes qui assoient leur puissance et font vivre des dizaines de milliers de militants promus au rang d'administrateurs. Indemnités forfaitaires, frais de formation, prise en charge de secrétariat, voyages d'études...: les députés énumèrent les multiples avantages que procure la gestion des organismes paritaires (voir tableau). «Tout le monde se tient, car tout le monde en croque», résume un dirigeant d'une caisse de retraite complémentaire, la galaxie Agirc-Arrco.

Denis Gautier-Sauvagnac, ancien dirigeant de la très puissante UIMM au sein du Medef, n'a toujours pas livré les secrets de la «fluidification du dialogue social». Dix-neuf millions d'euros ont été retirés en liquide des caisses de l'organisation entre 2000 et 2007, qui auraient majoritairement servi au financement occulte de syndicats, selon les soupçons des enquêteurs.

«Je suis parvenu à la conclusion qu'il existe bien un système, une stratégie globale et une alliance objective entre acteurs concernés, analyse Jean-Luc Touly, syndicaliste lui-même [second de la CGT à la CGE, membre decla Fondation de Danièle Mitterrand et de ATTAC], en cours de rédaction de son deuxième ouvrage sur les financements occultes. Si la CGT n'a pas mené la fronde lors de la réforme des régimes sociaux, comme elle aurait pu facilement le faire, c'est que le gouvernement avait une monnaie d'échange: la loi sur la transparence des comptes syndicaux dont l'incidence est limitée. »

Au plus fort de la crise, les confédérations affichent une insolente santé financière. Toutes les centrales sont propriétaires de vastes locaux parisiens : le siège du Medef est valorisé 24 millions d'euros, l'UIMM dispose d'un trésor de guerre de près de 505 millions d'euros, selon le rapport. François Chérèque, à la tête de la CFDT, avoue avoir du mal à cacher ses économies de plus de 350 millions d'euros, dont 34,7 millions de « trésorerie disponible ». Celle de la CGT est de 42 millions d'euros. Les fruits d'une «gestion de père de famille» ont expliqué, sans rire, plusieurs responsables syndicaux...

Des rentiers, les syndicats français ? Ils fonctionnent en tout cas très bien indépendamment de leur manque de représentativité. Inutile de grandir pour s'enrichir ! À l'extrême, ils n'auraient guère besoin d'adhérents. Premier syndicat français, la CGT en compte 670.000. Très loin des 2,4 millions d'IG Metall, le syndicat allemand des «métallos».

La vie privée de DSK serait une poubelle, selon Fabius

Un ministre de l'Intérieur doit s'occuper aussi des poubelles nauséabondes

Un ancien ministre s'alarme de l'état des poubelles socialistes

Pourquoi Fabius précisément ?
L'ex-Premier ministre socialiste s'est faché tout rose à l'évocation par Claude Guéant d'un contrôle de police dont DSK aurait fait l'objet dans le bois de Boulogne, haut lieu de la prostitution. Lien Le Point
" Quand on est ministre de l'Intérieur, on doit s'occuper d'autre chose que des poubelles", estime-t-il, dans l'émission C politique sur France 5

Différence de techniques: rumeur sournoise vs. allusion factuelle

Interrogé sur le feuilleton DSK et la théorie du complot, ce proche de Martine Brochen-Aubry s'en est pris à l'allusion de Claude Guéant. " C'est quelque chose de détestable, un gâchis effrayant. Je n'ai pas d'autres éléments d'information que ce que je lis dans la presse ", a aussi dit le député de Seine-Maritime, qui avait soutenu DSK avant l'affaire du Sofitel de New York.
La méthode Mediapart de la rumeur ne paraît pas 'détestable' à la gauche, si détournée et sournoise soit-elle.
Appelé à confirmer la rumeur auto-censurée dans les rédactions pendant des mois, selon laquelle DSK a été surpris en décembre 2006 au bois de Boulogne, Claude Guéant a fait le travail de la presse d' "investigation" en répondant au JDD : " Oui, j'ai entendu parler de cette histoire au cours de laquelle M. Strauss-Kahn avait été contrôlé au bois de Boulogne par les fonctionnaires en charge de la surveillance de cet endroit lors d'un contrôle de routine."

Les journalistes 'insolents' qui revendiquent le droit à l'impertinence sont-ils des foireux ?
La petite phrase désobligeante de Fabius est surtout malencontreuse

On s'était ému des conditions inhumaines de vie dans les décharges publiques de Guatemala city en Amérique centrale, dans celle de Dandora en Afrique ou encore dans celle de Stung Mean Chey au Cambodge (ci-contre), mais nous avons ce qu'il faut en France, comme jusqu'il y a peu à Entressen, commune du maire PS François Bernardini.

Avec les frères Guérini, dont l'aîné, Jean-Noël, est président du CG, la décharge du PS ne compte-elle pas une célèbre entreprise familiale de traitement des ordures poursuivie par la justice dans les Bouches-du-Rhône ?... (cf. libellé ci-dessous)
Certes, les écologistes radicaux d'Europe Ecologie-les Verts ont avec Gro Eva Joly et Noël Mamère des récupérateurs de déchets fort médiatisés, mais le PS, en la digne personne de Nono Montebourg tient aussi son propre kärcher vertueux, mais surmené !

Avis de naissance: data.gouv.fr, site de partage de données publiques

Pour une information à la source

Le gouvernement français a officiellement lancé lundi sa plateforme en ligne de partage des données publiques, data.gouv.fr
, qui vise à rendre facilement accessibles et réutilisables les informations produites par les institutions.

Avec ce site internet, l'Etat français rejoint quelque 28 pays et cinq villes françaises déjà engagés dans le mouvement dit d'open data, dont l'objectif est double :
- assurer une plus grande transparence de l'Etat
- et encourager le développement d'innovations et de nouveaux services en ligne.

Aux Etats-Unis, par exemple, les citoyens se servent d'un site similaire pour comparer les performances des compagnies aériennes et leur ponctualité.
La Commission européenne évalue à 140 milliards d'euros l'impact économique et social de la réutilisation des données publiques dans tous les pays de l'Union européenne.
Ce n'est pas un aboutissement, mais "le commencement de tout", déclare Séverin Naudet, directeur d'Etalab, la mission créée en février dernier par le Premier ministre François Fillon pour mettre en place la politique française d'open data.

Le site data.gouv.fr sera en effet constamment alimenté de nouvelles données.
Celles-ci seront recensées et collectées par des coordinateurs nommés au sein de chaque administration.

La première moisson présentée lundi comporte 352.000 jeux de données allant de dépenses de l'Etat à la qualité de l'air dans le pays, en passant par les ressources de la BBF (Bibliothèque nationale de France), en passant par les secteurs classés en Appellation viticole AOC (lien) ou les permanences d'accès au droit du réseau judiciaire de proximité (lien), par exemple.

Un vaste catalogue qui, estime Séverin Naudet, couvre toutes les thématiques d'action de l'Etat. Ces données proviennent de 90 "producteurs", dont quelques villes et collectivités.

Imaginer les services de demain

Certaines de ces données, notamment la localisation, la nature et la gravité des accidents de la route, n'avaient jamais été publiées auparavant. D'autres étaient publiques, mais dispersées dans des centaines de rapports écrits.

Outre le développement technique du site et la collecte des données, l'équipe d'Etalab, composée de 7 personnes et d'une petite dizaine de développeurs, a dû mettre en place un cadre juridique et politique adapté à la publication et à la réutilisation de ces données.

A ce stade, le projet a coûté 900.000 euros hors taxes. Difficile en revanche d'évaluer le coût de fonctionnement normal du site une fois lancé, précise Séverin Naudet.

L'ambition gouvernementale est d'accompagner l'éclosion d'une économie des applications et des services en ligne.

"Nous faisons appel aux entrepreneurs d'Internet pour imaginer les services que l'Etat n'a pas encore créés", déclarait Nicolas Sarkozy en avril dernier lors de l'installation du Conseil national du numérique (CNN).

Les exemples d'applications développées à la faveur de sites de partage de données publiques sont légion aux Etats-Unis et en Angleterre, deux pays précurseurs du mouvement de l'open data.
FlyOnTime.us permet ainsi aux voyageurs américains de comparer les performances des différentes compagnies aériennes sur un même trajet, et de se renseigner sur les durées moyennes d'attente. UK Pharmacy offre aux Britanniques un service de localisation rapide de la pharmacie la plus proche.

Encourager l'utilisation par le grand public

En France
, de nombreuses applications se sont également développées avec la mise en place de sites d'open data dans deux départements et 5 villes (Nantes, Rennes, Paris, Montpellier et Bordeaux).
Le site KelQuartier.fr permet par exemple aux utilisateurs de chercher, en fonction de leurs préférences, le quartier qui leur est le plus adapté.

En guise d'exemple, l'équipe d'Etalab a également créé une application avec certaines données publiées sur data.gouv.fr. Elle permet de comparer, sur les 60 dernières années, l'importance des différents postes de dépense des Français par rapport à leur revenu.

Pour Etalab, le grand défi des mois et années à venir sera d'encourager l'utilisation des données par le grand public. Un défi qu'elle a l'intention de relever avec un programme de soutien à l'innovation appelé Dataconnexions.

Ce programme sera lancé mi-janvier en partenariat avec des acteurs privés et publics parmi lesquels Orange et l'institut de recherche numérique Inria.

Sur le modèle américain, Dataconnexions organisera des concours annuels et bimensuels de réutilisation de données, récompensant les meilleurs services.

Pour aider à sensibiliser et à former toute une génération de développeurs, une collaboration pédagogique avec plusieurs écoles d'ingénieur sera également lancée.

"Idéalement, dans un an, la plateforme sera plus efficace, il y aura encore plus de données, et surtout on aura vu se développer un très grand nombre de services et d'applications", espère Séverin Naudet.