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dimanche 23 décembre 2012

Guérini lève son embargo socialiste sur Marseille et les Marseillais

Guérini ne peut plus ignorer la capitale de la 
métropole régionale


Bouffée d'oxygène pour l'enclave UMP dans les Bouches-du-Rhône

Après avoir tenté d'asphyxier Marseille pendant des années, le président PS du Conseil général est contraint par Marseille Provence 2013 de consacrer un peu de l'argent de la collecte fiscale aux Marseillais: la région sera Capitale européenne de la culture en 2013.
Gaudin avait des raisons objectives de réclamer la démission de Guérini: lien TF1



Le président PS du Conseil général, Jean-Noël Guérini, s'est donc vu obligé de signer lundi une convention de partenariat de 100 millions d’euros en faveur de Marseille. Une somme destinée à la sécurité et aux équipements sportifs et culturels: 
3 millions d’euros pour entretenir le patrimoine et les équipements culturels de la ville; 
34 millions d’euros seront alloués aux équipements sportifs;
33 millions d’euros seront destinés à la sécurité avec notamment le déploiement de la vidéoprotection dans tous les noyaux villageois de la ville.

Régulièrement rappelé à ses obligations de soutien financier de l'ensemble du département  par la majorité municipale UMP - sans ostracisme -, le président PS controversé du Conseil général s'est enfin exécuté en faveur de la cité phocéenne.
Sur 3 ans, le département financera différentes opérations dans le domaine de la sécurité et des équipements. "Marseille avait été complètement oubliée par le Conseil général. On rentre maintenant dans une relation de normalité", se réjouit en marge de la signature l’adjointe au maire, Martine Vassal.

Une aide très exceptionnelle

Devant un parterre d’élus locaux, Jean-Claude Gaudin, a reçu la part   du Conseil général qui revient à Marseille le sénateur-maire UMP a dit sa satisfaction que Guérini "pense aux grands équipements (de la ville) dans lesquels il intervenait déjà". Minimisant les  tensions avec le maire, le président mafieux poursuivi par la justice se rappela opportunément  que "même si on n’a pas les mêmes idées politiques, il y a le temps du combat politique et le temps de la gestion".

Le versement sera étalé sur 3 ans. 
"La situation à laquelle notre ville de Marseille est confrontée est celle d’une crise profonde qui appelle des réponses dynamiques et globales" estime, vachard, le président mauvais payeur du département
Un soutien financier tardif mais juste des finances de la ville. "Si le conseil général n'avait pas apporté cet argent, nous aurions été obligés de le faire en augmentant éventuellement les impôts", assure Martine Vassal.


lundi 5 décembre 2011

Avis de naissance: data.gouv.fr, site de partage de données publiques

Pour une information à la source

Le gouvernement français a officiellement lancé lundi sa plateforme en ligne de partage des données publiques, data.gouv.fr
, qui vise à rendre facilement accessibles et réutilisables les informations produites par les institutions.

Avec ce site internet, l'Etat français rejoint quelque 28 pays et cinq villes françaises déjà engagés dans le mouvement dit d'open data, dont l'objectif est double :
- assurer une plus grande transparence de l'Etat
- et encourager le développement d'innovations et de nouveaux services en ligne.

Aux Etats-Unis, par exemple, les citoyens se servent d'un site similaire pour comparer les performances des compagnies aériennes et leur ponctualité.
La Commission européenne évalue à 140 milliards d'euros l'impact économique et social de la réutilisation des données publiques dans tous les pays de l'Union européenne.
Ce n'est pas un aboutissement, mais "le commencement de tout", déclare Séverin Naudet, directeur d'Etalab, la mission créée en février dernier par le Premier ministre François Fillon pour mettre en place la politique française d'open data.

Le site data.gouv.fr sera en effet constamment alimenté de nouvelles données.
Celles-ci seront recensées et collectées par des coordinateurs nommés au sein de chaque administration.

La première moisson présentée lundi comporte 352.000 jeux de données allant de dépenses de l'Etat à la qualité de l'air dans le pays, en passant par les ressources de la BBF (Bibliothèque nationale de France), en passant par les secteurs classés en Appellation viticole AOC (lien) ou les permanences d'accès au droit du réseau judiciaire de proximité (lien), par exemple.

Un vaste catalogue qui, estime Séverin Naudet, couvre toutes les thématiques d'action de l'Etat. Ces données proviennent de 90 "producteurs", dont quelques villes et collectivités.

Imaginer les services de demain

Certaines de ces données, notamment la localisation, la nature et la gravité des accidents de la route, n'avaient jamais été publiées auparavant. D'autres étaient publiques, mais dispersées dans des centaines de rapports écrits.

Outre le développement technique du site et la collecte des données, l'équipe d'Etalab, composée de 7 personnes et d'une petite dizaine de développeurs, a dû mettre en place un cadre juridique et politique adapté à la publication et à la réutilisation de ces données.

A ce stade, le projet a coûté 900.000 euros hors taxes. Difficile en revanche d'évaluer le coût de fonctionnement normal du site une fois lancé, précise Séverin Naudet.

L'ambition gouvernementale est d'accompagner l'éclosion d'une économie des applications et des services en ligne.

"Nous faisons appel aux entrepreneurs d'Internet pour imaginer les services que l'Etat n'a pas encore créés", déclarait Nicolas Sarkozy en avril dernier lors de l'installation du Conseil national du numérique (CNN).

Les exemples d'applications développées à la faveur de sites de partage de données publiques sont légion aux Etats-Unis et en Angleterre, deux pays précurseurs du mouvement de l'open data.
FlyOnTime.us permet ainsi aux voyageurs américains de comparer les performances des différentes compagnies aériennes sur un même trajet, et de se renseigner sur les durées moyennes d'attente. UK Pharmacy offre aux Britanniques un service de localisation rapide de la pharmacie la plus proche.

Encourager l'utilisation par le grand public

En France
, de nombreuses applications se sont également développées avec la mise en place de sites d'open data dans deux départements et 5 villes (Nantes, Rennes, Paris, Montpellier et Bordeaux).
Le site KelQuartier.fr permet par exemple aux utilisateurs de chercher, en fonction de leurs préférences, le quartier qui leur est le plus adapté.

En guise d'exemple, l'équipe d'Etalab a également créé une application avec certaines données publiées sur data.gouv.fr. Elle permet de comparer, sur les 60 dernières années, l'importance des différents postes de dépense des Français par rapport à leur revenu.

Pour Etalab, le grand défi des mois et années à venir sera d'encourager l'utilisation des données par le grand public. Un défi qu'elle a l'intention de relever avec un programme de soutien à l'innovation appelé Dataconnexions.

Ce programme sera lancé mi-janvier en partenariat avec des acteurs privés et publics parmi lesquels Orange et l'institut de recherche numérique Inria.

Sur le modèle américain, Dataconnexions organisera des concours annuels et bimensuels de réutilisation de données, récompensant les meilleurs services.

Pour aider à sensibiliser et à former toute une génération de développeurs, une collaboration pédagogique avec plusieurs écoles d'ingénieur sera également lancée.

"Idéalement, dans un an, la plateforme sera plus efficace, il y aura encore plus de données, et surtout on aura vu se développer un très grand nombre de services et d'applications", espère Séverin Naudet.

mardi 16 septembre 2008

Marseille, élue capitale européenne de la culture

En 2013, Marseille partagera le trophée avec la ville slovaque de Kosice
Marseille, deuxième ville de France, a été choisie mardi 16 comme capitale européenne de la culture 2013, a annoncé le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Marseille Provence. Quatre villes françaises étaient en lice pour le titre de 2013, avec à la clé, des visiteurs et des rentrées d'argent supplémentaires.

L’annonce
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a peu après confirmé officiellement le choix de Marseille, sous les applaudissements, en précisant que la décision du jury "avait été prise à l'unanimité".
Le président du jury, Robert Scott, a expliqué son choix en affirmant que "la candidature de Marseille présente un équilibre particulièrement réussi entre la qualité culturelle, l'engagement politique et le soutien économique". "Nous ne doutons pas que Marseille, Capitale européenne de la culture, sera un grand succès", a-t-il ajouté.
"C'est une grande victoire", s'est félicité M. Pfister. "C'est la réussite d'un formidable élan du territoire Marseille-Provence dont les acteurs politiques, économiques et culturels de 130 communes ont su se rassembler", a-t-il ajouté.
Après quatre ans de course de fond, Marseille a remporté le sprint final (son site officiel ).
Les villes candidates avaient déposé leur dossier de candidature au ministère de la Culture en juillet et peaufiné la visite du jury, début septembre. Lyon avait programmé «un grand défilé costumé des compagnies de danse régionales dans les rues, suivi d'un déjeuner pour montrer l'évolution de notre gastronomie traditionnelle», confiait Jérôme Delormas, le directeur artistique de Lyon 2013. Concurrence oblige, pas question de dévoiler le nom du fameux restaurant. Dix jours plus tard, rendez-vous à Paris pour le grand oral. Le nom du gagnant devait être dévoilé d'ici au 31 décembre. Mais le jour exact avait été tenu secret jusqu’au dernier moment… Le mystère est levé.

Tentative de polémique
Un journaliste (connu pour son militantisme à Force Ouvrière, FO) de France 3-Méditerranée et correspondant local de …France Info et France Inter, Olivier Martocq, assurait clairement ce matin que les critères politiques pèseraient lourds dans la balance, comme si l’agitation socio-politique à Toulouse ne plaidait pas contre ses intérêts. L’exemple de Lille, capitale européenne en 2004, démontre en outre l’absurdité partisane de cette radio. De longue date socialiste aux mains de la Ch’tite Aubry, après l’avoir été dans celles de Gros Quinquin, Pierre Mauroy, Lille a été choisie à l’époque du Président Chirac et Alain Juppé (Bordeaux,UMP), Jean-Claude Gaudin (Marseille, UMP) et Gérard Collomb (Lyon,PS) rêvaient de faire aussi bien qu’à Lille. L’opposition pourra se consoler en ironisant sur le sort de Bordeaux, où, Alain Juppé, l’ancien Premier ministre et premier ministre de l’Environnement du gouvernement Fillon, n’a pas été favorisé plus que Lyon ou Toulouse (PS) dans le combat de deux villes gérées par le parti présidentiel contre deux par l’opposition. Ce que le journaliste Olivier Martocq, beau joueur bien qu’à FO, ne manquera pas de reconnaître, objectivement…
O.Martocq a-t-il rendu compte de la liesse partagée par Gaudin et Guérini, copains comme cochons à la célébration de la divine nouvelle ? De quoi mettre un peu d'eau dans sa Vodka militante FO, avec un zeste d'intelligence !

Lille a attiré 9 millions de visiteurs pour 72 millions d'euros de recettes.
Depuis, les lumières sont restées allumées et la capitale des Flandres s'est transformée en une grande ville européenne plébiscitée par les entreprises comme par les touristes. Entre les villes, les enjeux se chiffrent en millions d'euros. Remporter le titre si envié, c'est gagner dix à quinze ans dans le développement. «C'est l'occasion d'exister davantage dans le paysage national et européen. Quand les entreprises innovantes regardent où s'installer, elles ont deux critères : les écoles et la culture», ajoute Pierre Cohen, le maire socialiste de Toulouse.

Le concept de capitale européenne de la culture
Pour Bruxelles, Lille 2004 fut de loin l'une des meilleures capitales européennes depuis la création du concept par Melina Mercouri, ministre grecque de la Culture, en 1985. Son idée était de rapprocher les Européens, en désignant deux villes par an. En 2007, ce sont Liverpool et Stavanger (Norvège). La France a déjà été à l'honneur à trois reprises : Paris 1989, Avignon 2000, Lille 2004.
Mais parfois le choix est catastrophique.
Gênes 2004 et Luxembourg 2007 ont été des flops monumentaux. L'Union Européenne, qui verse des subventions allant de 200 000 euros à 1 million d'euros à chaque gagnant, n'a pas apprécié. Jean-Claude Gaudin a retenu la leçon : «Si Marseille gagne, cela ne coûtera pas cher à l'Europe. Nous financerons les 100 millions d'euros nécessaires», avait-il promis.
Selon les calculs de Bernard Latarjet, directeur de la candidature de Marseille 2013 : «Un euro investi va générer 6 euros de recettes. Nous devrions engranger 600 millions d'euros de recettes, séduire 2 à 3 millions de touristes supplémentaires et attirer 1 million de croisiéristes.»
Encore fallait-il que les jurés n'aient pas le même raisonnement que ceux de l'America's Cup. En 2004, ces derniers avaient préféré Valence à Marseille, à cause de ses conflits sociaux à répétition, comme à Toulouse. La situation à Marseille s'est nettement améliorée : la gare Saint-Charles a été rénovée et agrandie, tandis que tout le quartier était réhabilité, comme l’avenue de la République, qui devient un nouveau pôle d’activités, et comme Euro Méditerranée, sans oublier la création de lignes de tramway. Des réalisations remarquables qui n’ont pu que séduire le jury au-delà de tout esprit partisan.

Un désir d’avenir de bon aloi
Le projet de Marseille-Provence
(Marseille et sa communauté urbaine) veut tirer parti de sa position géo-politique pour créer "une plate-forme pérenne d'échanges et coopération culturelle entre l'Europe et les Suds".
Pour le directeur de la candidature de Marseille-Provence, Bernard Latarjet, présent mardi soir au ministère de la Culture, "une des raisons du succès a été le travail collectif réalisé depuis deux ans".
Avec cette élection, le dynamisme de l’équipe municipale de Jean-Claude Gaudin se trouve justement récompensé.