POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

vendredi 27 mars 2009

La gestion comptable de la grève par les syndicats

La liberté de la presse mise à mal par la gauche

Les chiffres sont-ils un gage sérieux ?
Dans notre société de peu de foi, seule la science convertit les incrédules.
Les mécréants ont besoin de concret et les chiffres jouent ce rôle tout aussi incertain que les espèces sonnantes et trébuchantes, jusqu’à la crise économique internationale qui favorise plutôt le retour à l’or, valeur refuge éternelle.
Lorsqu’on est en déficit de croyants,
les mathématiques confèrent une valeur scientifique aux démonstrations hasardeuses.
C’est au credo des chiffres et des pourcentages que l’on recourt aussi lorsque l’objectif de crédibilité n’est pas facilement accessible. Les syndicats ont toujours brandi de saints chiffres de participation à leurs manifestations que les mécréants de la police n’ont eu de cesse de contester. Face à ces athées du chiffrage syndical, s’estdressé le sondage. Présenté comme une avancée de la connaissance, le sondage est une escroquerie scientifique, une manipulation de la crédulité humaine.
A chaque jour son sondage.
En effet, chaque jour que Dieu fait, les media nous mènent comme au tombeau de Saint Janvier, où les foules se pressent, mais seulement deux fois l’an, pour assister au miracle de la liquéfaction du sang du saint patron de Naples. Le sondage est le nouvel opium des masses laborieuses. L’utilisation des chiffres peut donner du poids à une démonstration farfelue. Leur magie confère l’illusion de la vérité scientifique aux élucubrations les plus insensées. Les écarts infiniment grands des nombres de manifestants, selon les syndicats ou la police, en sont la démonstration. On fait dire ce qu’on veut aux chiffres. Ce qu’en attendent les commanditaires.

On le sait (lien PaSiDupes), LePost, dont la mission consiste à manipuler les jeunes sur l’Internet, fait fort dans le genre orthographe relâchée, phrases courtes et sujets insipides.
Ses journalistes experts en copier-coller allégés et satisfaits, s’est lancé dans la désinformation pseudo scientifique avec la bénédiction de l’infâme américain Google. A l’occasion du 19 mars 2009, ils ont publié la « Google Map des manifs ». Un outil informatique paré des vêtements liturgiques de l’église scientifique. De la science ‘molle’ passée au Viagra.

Une fois surmonté l’obstacle de l’axiome des trois millions de manifestants, une question religieuse taraudait encore ces journalistes échappés du Monde: « Qui s'est le plus mobilisé? »
au pèlerinage du Lourdes syndical. Les croyants traditionalistes, les malades de la peur ou les sectaires de la politique ? Le pape de la CGT avait annoncé une forte mobilisation. "Il est très clair qu'il y a plus de manifestants qu'il y en avait le 29 janvier", avait prédit Bernard Thibault, avant le départ du cortège. Selon lui, le miracle s’est d’ailleurs produit : il a eu la vision de 3 millions de fidèles, un chiffre rond et médiatique. Les laïcs de la police, trois fois moins !
De Lourdes, LePost a rapporté de l’eau miraculeuse. Alors, combien de manifestants y a-t-il eu dans les rues ?


Google fournit la logistique d’une carte (lien Google, que LePost n’indique pas…) et crée l’illusion de la rigueur.
Elle n’est en effet renseignée par nul autre que LePost qui ne s’en vante pas, par honnêteté déontologique. Vous et moi pouvons pareillement fabriquer une carte semblable et y entrer les informations que nous voulons. C’est le moyen d’ajouter des erreurs volontaires les unes aux autres pour arriver à l’objectif fixé par la CGT, le syndicat le plus optimiste et le plus exigeant. A Poitiers, où Sa Cynique Majesté Royal avait annoncé sa participation, les manifestants étaient pourtant à peine plus nombreux : si le syndicat dit vrai, ce n’est pas gentil pour elle et le retour alternatif de l’union de la gauche n’est pas pour demain.

Alors que les syndicats comptent traditionnellement 3 manifestants où il n’y en a qu’un seul, on peut constater que la CGT a vu 10 fois plus de manifestants que la police. Mais il faut bien dire que c’est à Marseille, bien connue pour son pastis et ses exagérations…
LePost, c’est l’opprobre sur toute la profession.
Mais qui a dénoncé un tel procédé ? Aucun confrère respectueux des lecteurs.

Voyons donc l’article de LePost

« Le porte-parole du PS
était pourtant venu à Compiègne (Oise) pour soutenir les manifestants avec d'autres élus socialistes!
Lors de la manifestation à Compiègne (Oise) [1ère répétition], qui réunissait ce jeudi midi près de 10.000 manifestants (selon la police et les syndicats), le porte-parole du PS Benoît Hamon
a été pris à partie par une manifestante. Il était pourtant venu soutenir les manifestants avec d'autres élus socialistes! [2ème répétition ! ] […]
La presque totalité des employés de l'usine Continental de Clairoix (1.120 employés), qui devrait bientôt fermer, menait un cortège de 10.000 manifestants [3ème répétition] ce jeudi midi à Compiègne (Oise) [4ème répétition], selon la police et les syndicats [5ème nouvelle répétition]. Deux fois plus que lors de la
grève
du 29 janvier, selon les syndicats."
Tout est là ; c’est-à-dire rien. Car de répétition en répétition, cet article est d’une indigence insigne : on n’y apprend rien de plus que dans le titre ! Une escroquerie.

Incompétence ou bourrage de crâne ?

Les deux, par respect du lecteur… La « république du respect » n’est qu’un slogan pour Sa Cynique Majesté Royal ; ce n’est qu’un chiffon de papier pour LePost : un Kleenex à jeter.

Contre la rétention d'information

VOIR et ENTENDRE
(wat.tv, puisque LePost est défaillant…)

La presse censure la presse

Qui censure qui ?

  • i>télé a-t-il fait retirer la video du site LePost ?
    LePost a-t-il cédé sans lutter aux pressions du PS en retirant cette video peu flatteuse ?

  • François Chérèque dénonçait justement le « rapace » Besancenot qui avec le NPA fait le tour des entreprises en difficultés pour soulever les salariés contre les patrons victimes de la crise. La CFDT condamne l’exploitation du malheur par les partis politiques. Fort bien !
  • Mais alors ne devrait-il pas tourner sa colère -probablement « saine »- contre le Don Juan Hamon et l’aile gauche du PS qui fait de la surenchère de mauvais aloi avec le Che-Besancenot ?

    LePost adopte donc un profil bas militant et courageux, tout à l’honneur de la presse de gauche, donneuse de leçons et garante exclusive de l’insolence rédactionnelle actuellement en vogne et de la liberté d’expression.
  • Discours présidentiel consacré à l’action du gouvernement face à la crise

    A Saint Quentin, Nicolas Sarkozy fait de la pédagogie

    "Responsabilité " : c'est sans doute le mot clef du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin dans l'Aisne. Le chef de l'Etat a appelé les patrons à prendre leurs " responsabilités " et maintient son cap économique, tout en se disant prêt à " aller plus loin " si la situation l'exige.
    Le chef de l'Etat a expliqué sa politique économique (cf. article de PaSiDupes), mais aussi annoncé des mesures contre les bandes violentes ou en faveur des transports en Ile-de-France.
    Voici les principaux points du discours économique et social qu’a tenu le président Nicolas Sarkozy mardi à Saint-Quentin:

    - PLAN D’URGENCE EN FAVEUR DES JEUNES
    : Nicolas Sarkozy veut, en 15 jours, "avant le 15 avril" un "plan d’urgence en faveur des jeunes" mettant l’accent sur la formation en alternance et sur l’apprentissage.

    - "BONUS" EN CAS DE PLAN SOCIAL OU D’AIDE DE L’ETAT
    : selon le chef de l’Etat, "il ne doit plus y avoir de bonus" [ boni], de "parachutes dorés" ou de "stock-options" "dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat" ou qui "met en oeuvre un plan social d’ampleur".

    - PARTAGE DES RICHESSES
    : "Si aucun progrès n’est accompli d’ici au mois de juin" sur la question du partage des richesses, Nicolas Sarkozy demandera au gouvernement de déposer un "projet de loi cet automne".

    - COMMISSAIRES A LA REINDUSTRIALISATION
    : le gouvernement nommera des "commissaires à la réindustrialisation" dans les bassins d’emploi en difficulté" qui "auront les pleins pouvoirs pour mobiliser tous les acteurs et pour agir" et "disposeront de moyens d’intervention financiers accrus".

    - PROJET DE LOI SUR LES BANDES VIOLENTES
    : le Parlement sera saisi "dès le mois d’avril" d’un projet de loi sur les bandes, "la seule appartenance à une bande" étant passible "d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison".
    "L’intrusion dans un établissement scolaire sera également considérée comme un délit sanctionné par le code pénal".

    - TRANSPORT FRANCILIEN
    : une décision "plus radicale" sera prise "fin avril" pour l’amélioration du transport francilien et donc plus de bien-être dans la région.

    - TAXE CARBONE
    : Nicolas Sarkozy s’est dit favorable à une "taxe carbone" qui permettrait "de faire participer les importations au financement de notre protection sociale" et de lutter contre le "dumping environnemental". (cf. l’article précédent sur discours de F. Fillon en partie consacré à la taxe professionnelle, dans PaSiDupes)

    Taxe professionnelle : Fillon rassure les collectivités territoriales

    Les collectivités anxieuses conserveront leur puissance de démagogie

    A l’occasion de la visite d’une usine d’extraction et de transformation d’amidon le 16 février 2009 à Lestrem (Pas-de-Calais), le Premier Ministre a prononcé un discours sur le thème du soutien à l’emploi, de la compétitivité des entreprises et de la taxe professionnelle. Accompagné de Christine Lagarde, François Fillon a notamment promis aux collectivités locales "qu’en dépit de la suppression de la taxe professionnelle, leur niveau de ressources sera maintenu".
    Le discours du Premier Ministre sur la taxe professionnelle
    "Le message que je veux adresser aux collectivités est clair : continuez à investir sans crainte, car vos ressources ne diminueront pas du fait de la réforme [visant à la suppression de la taxe professionnelle]."
    Concernant les modalités de la compensation de la perte des recettes, François Fillon a répété que des décisions seraient prises après la remise des propositions du comité Balladur sur la simplification territoriale. "Il n’est pas question de réformer la fiscalité locale sans une concertation approfondie avec les élus locaux", a assuré François Fillon, annonçant qu’il réunirait "la Conférence nationale des exécutifs vers la mi-mars sur les questions liées au volet financier de la réforme".
    La taxe professionnelle constitue une recette de l’ordre de 29,4 milliards d’euros pour les collectivités territoriales et chambres consulaires, dont 24,8 milliards pèsent sur les entreprises, et le reste sur l’Etat.
    La suppression de la taxe sur la totalité des investissements productifs, annoncée le 5 février par Nicolas Sarkozy, correspond à un allègement d’environ 11,4 milliards d’euros de la charge des entreprises, soit 8 milliards une fois pris en compte l’impôt sur les sociétés.
    "Ces 8 milliards, ce sont des moyens en plus pour que nos usines puissent embaucher, innover et exporter davantage", a assuré François Fillon. "Cette réforme, elle bénéficiera uniquement à ceux qui ont choisi de produire en France et non à ceux qui localisent leur production à l’étranger. En cela, la suppression de la taxe sur les investissements productifs sera un remède contre les délocalisations."

    Le Président explique son action contre la crise

    Sarkozy combat la désinformation et le défaitisme de l’opposition

    Nicolas Sarkozy a fait la promotion de sa politique économique face à la crise
    Mardi à Saint-Quentin (Aisne), le Président de la République a promis d'aller encore "plus loin". Il a aussi opté pour un décret (plutôt qu’une loi) interdisant les stock-options ou les parachutes dorés en faveur de dirigeants d'entreprise en difficulté, vilipendés à droite comme à gauche.

    Cinq jours après une journée de grève peu suivie et de défilés de la peur dans toute la France, et à un peu plus d'une semaine du sommet du G20, le chef de l'Etat a choisi de venir "faire la pédagogie" de ses réformes dans la ville où est élu le secrétaire général de l'UMP et ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand.
    Devant quelque 4.000 personnes et en présence de deux ministres, Brice Hortefeux (Travail), et Eric Woerth (Budget), il a, point par point, défendu les réformes déjà engagées contre la crise, assurant que "si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage".
    Mais "la sagesse, le bon sens, le sang froid commandent d'attendre que tout ce qui a été décidé soit mis en oeuvre, qu'on laisse le temps à toutes ces mesures de produire leurs effets". Il n’est pas favorable à des mesures sous la pression de la rue, à chaque fois que les militants d’opposition décident de manifester.
    Il a d’ailleurs rendu hommage à la France silencieuse et majoritaire qui travaille plutôt que de défiler.
    Il a salué la pudeur des Français qui souffrent dans l’effort face aux difficultés. Les populistes se sont-ils sentis à l'aise dans leurs habits étroits de démagogues?
    Il a enfin exprimé sa volonté de ne pas faire supporter la charge la plus lourde à la classe moyenne. La moitié des Français seulement paie l’impôt, a-t-il rappelé, et ils ne peuvent donner plus, a-t-il admis.

    Le chef de l'Etat a annoncé souhaiter évaluer avec les partenaires sociaux "avant l'été" les mesures du gouvernement. "Au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures", a-t-il indiqué.


    Lucidité et pragmatisme
  • Alors que les inscriptions à Pôle emploi en février, attendues mercredi 25, confirment l'impact accru du chômage sur les moins de 25 ans en activité, il a annoncé, "avant la fin du mois d'avril", un "plan d'urgence en faveur des jeunes" et spécialement au profit de ceux qui n’ont jamais eu de premier emploi..

    "Toutes les pistes doivent être explorées: celle de la formation en alternance dont je veux doubler le nombre de contrats, celle des contrats aidés, celle du service civique", a affirmé M. Sarkozy.


    Autres décisions
  • la prochaine nomination de "commissaires à la réindustrialisation" dans chaque bassin d'emploi en difficulté.
    "L'Etat ne peut pas sauver toutes les entreprises mais chacun a droit à une solution adaptée, soit un emploi, soit une formation (...) Personne ne doit être laissé au bord du chemin", a dit le président.
  • Nicolas Sarkozy veut également "aller plus loin sur les infrastructures", notamment pour améliorer un système de transport francilien "à bout de souffle" et pour lequel il promet des mesures d'ici "la fin du mois d'avril".

    Il s'est par ailleurs déclaré favorable à une "taxe carbone" contre le "dumping environnemental".
  • Le chef de l'Etat est également revenu sur ses objectifs en matière de "moralisation du capitalisme", l'un de ses principaux chevaux de bataille depuis le déclenchement de la crise, en septembre dernier.
    "Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés (...), de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", a-t-il dit sans proposer de loi, en réagissant aux polémiques suscitées par les stock-options des dirigeants de la Société Générale ou le parachute doré de l'ex-PDG de
    Valeo.
  • Toutefois, il a promis "à l'automne" un projet de loi sur le partage des profits des entreprises si les partenaires sociaux n'avançaient pas sur ce sujet.
    "Le chemin que nous avons pris nous permettra de nous en sortir. J'ai confiance, je vous demande d'avoir confiance", a conclu le chef de l'Etat.

    Lire le prochain article de PaSiDupes consacré aux principales mesures annoncées, dont la taxe professionnelle.

  • jeudi 26 mars 2009

    Procès en appel d'Yvan Colonna : l'heure du verdict

    Le terrorisme judiciaire de la défense sera-t-il récompensé ?

    La Cour d'Assises spéciale de Paris rend vendredi son verdict sur la culpabilité ou l'innocence d'Yvan Colonna, accusé d'être l'assassin du préfet de Corse Claude Erignac, abattu de trois balles dans la tête dans une rue d'Ajaccio, le 6 février 1998.

    Le procès d’un terroriste mis à mal par une bande de cinq avocats (cinq !) aux procédés terroristes.
    On savait qu’en Corse les morts touchent des pensions et votent. Les amis et les épouses des condamnés se rétractent aussi allégrement. Mais la défense voudrait que l’on prenne en compte les déclarations de témoins que les assureurs rejettent : quelle foi accorder en effet aux témoignages des proches et des apparentés ? La défense a alors joué l’indignation et poussé des cris d’orfraie. Elle a même porté des accusations outrageantes contre le juge et transformé le tribunal en pétaudière. Elle a exigé que la cour se déplace une seconde fois sur la scène les lieux du crime et le refus du juge a été l’occasion de nouvelles vitupérations, accusations et insultes: la "république du respect' ou de l'intimidation ?...

    Les neuf juges de cette instance d'appel diront demain vendredi en fin de journée s'ils suivent ou non le verdict du premier procès, qui avait condamné le berger de 48 ans à la réclusion criminelle à perpétuité, sans période de sûreté.

    Comme en décembre 2007, l'accusation a réclamé jeudi que cette peine soit assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pendant laquelle aucune libération conditionnelle ni aménagement de peine n'est possible.
    Car pour le ministère public, au sein du commando d'assassins, dont six membres ont déjà été condamnés, c'est Yvan Colonna "le tireur, l'exécuteur, le bourreau" du représentant de l'Etat, le préfet Erignac.
    Les avocats généraux ont fustigé "un homme sans honneur" qui, avec ses cinq défenseurs, a "déserté" le procès depuis le 11 mars, quand la cour a résisté à l’exigence d’une nouvelle reconstitution des faits.

    La défense déserte à son tour
    Vendredi matin, en l'absence de plaidoiries de la défense et, sauf coup de théâtre, de dernière parole de l'accusé, cette cour spéciale d’appel, sans jury populaire, comme le prévoit la loi en matière terroriste, entrera en délibération.
    Les avocats de la défense, qui dénoncent depuis la première audience, le 9 février, un "simulacre" de justice et des magistrats "en mission" pour condamner le nationaliste, réservent leurs plaidoiries à la rue et ont prévu une conférence de presse sitôt le verdict connu.

    Sans illusion non plus, le comité de soutien à Yvan Colonna a déjà appelé à manifester samedi à Ajaccio pour dénoncer "un verdict inique" auquel son protégé a refusé de participer..

    Le terrorisme continue…

    Les amis d’Yvan Colonna veulent-ils rendre eux-mêmes la justice ?
    Après avoir cherché à perturber la sérénité des débats, à intimider le tribunal et l’avoir insulté, l’inculpé et sa défense ont renoncé à leurs droits et refusé de participer au procès en appel que le condamné en première instance a lui-même demandé. N’est-ce pas un aveu de culpabilité ?
    La république de l'intimidation, ou de la menace ?
    Les nationalistes appellent tous les partisans, mais aussi tous les militants d’opposition, à manifester dans la rue.

    Afghanistan : le démocrate Obama envoie 4 000 soldats en plus des 17.000 de février

    L’Irak, non; l’Afghanistan, oui : pour entraîner les forces afghanes
    C’est bref, voire laconique, c’est l’article in extenso du journal Le Monde !

    "Le président Barack Obama devrait autoriser l'envoi de quatre mille soldats américains supplémentaires en Afghanistan [4.000] pour entraîner les forces de sécurité afghanes, dans le cadre de sa nouvelle stratégie, ont affirmé, jeudi 26 mars, des responsables américains.Cette brigade sera déployée 'plus tard cette année', a déclaré un responsable de défense.

    Barack Obama, qui a fait du front afghan une priorité de sa politique internationale, a déjà autorisé
    fin février l'envoi de dix-sept mille soldats supplémentaires [17.000], en sus des trente-huit mille déjà déployés sur place [38.000], alors que les violences des insurgés ont redoublé d'intensité depuis deux ans.
    La Maison Blanche s'apprête à révéler vendredi sa nouvelle stratégie en Afghanistan, qui prévoit d'étendre les efforts militaires, diplomatiques et économiques face à l'insurrection."
    (Jeudi 26/03/09, présentation de PaSiDupes)

    Le Pakistan serait visé.
    L'opposition hexagonale, mais à géométrie variable, avait dénoncé la politique de la France en Afghanistan et fustigé, devinez qui, le Président Sarkozy..., auquel ils demandaient une "clarification", quand le Président attendait un "débat constructif au Parlement" (lien LePoint) !
    Autres lectures saines:
    Le Monde (payant !)
    Le Figaro (gratuit)
    Rappel:
    La gauche 'pacifiste' française va-t-elle cette fois se rassembler devant l'ambassade américaine, Ayrault et Bel en tête? Après tout, le risque de "glissement vers une guerre d'occupation" qu'Ayrault dénonçait (lien Nouvel Observateur), serait-il passé ?...
    Il y a fort à parier que la gauche va faire la sourde oreille ?

    Le SMA résiste au Sénat

    Les jeunes ruraux ne seront pas à la charge des mères salariées

    Une proposition de loi déposée par le RDSE (à majorité radicaux de gauche), visant à exclure les communes de moins de 2 000 habitants du dispositif d'accueil des élèves d'écoles maternelles et élémentaires (SMA) en cas de grève, a été rejeté jeudi par le Sénat.
    Plusieurs centristes y étant favorables (sans plus de précisions par la presse partisane...) et l'UMP ne disposant pas de majorité sans eux, leur groupe a fait l'objet d'intenses tractations pour qu'il ne mette pas en minorité le gouvernement et sa majorité. La proposition a été repoussée par 169 voix contre 163 : le PCF et le PS ont soutenu en vain la proposition du RDSE.

    Le président du groupe RDSE (ici à la gauche de Baylet), Yvon Collin, (Tarn-et-Garonne) a dénoncé une "loi inapplicable" qui "consiste à faire porter sur les collectivités locales l'organisation et le coût de l'accueil des enfants".
    Mais le sénateur Yvon Collin (âgé de 64 ans et qui compte travailler jusqu’à 70…), non réélu le 16 mars 2008, car battu par François Bonhomme (UMP) est amer. "C'est un nouveau désengagement de l'Etat et un nouveau transfert de charges vers les collectivités locales qui n'ont rien demandé", a-t-il prétendu.
    Il n'a rien demandé... Caussade, dont il fut l’ancien maire, compte en effet ... 6500 habitants et n’est donc pas concerné par la proposition des radicaux de gauche !
    Collin a également estimé que cette loi qui n'exige "aucune qualification minimale" pour le personnel d'accueil "fait courir des risques aux élèves". L’homme ne doit pourtant pas être considéré comme sécuritaire, par confusion avec son homonyme héraultais, ancien enfant de troupe (jusqu’en 1959) et instituteur auteur d’un
    Journal d'un enfant de troupe et d’un Journal d'un instituteur de campagne, ce qui donnerait toutefois du poids à la proposition radicale..
    On sait pourtant que si le coût peut être un problème, le personnel d’encadrement en revanche ne l’est pas, sauf à exiger des pédo-psychologues chevronnés.
    L’actualité du jour démontre aussi qu’on peut être professionnels de l’éducation et remettre à un enfant de 8 ans la mise en fuite d’un kidnappeur de fillette. (lien Libération). Par conséquent, affirmer que de jeunes retraité(e)s et des mères de familles bénévoles ne seraient pas compétents pour la surveillance de nos chères têtes blondes et pour l’organisation d’une partie de colin-maillard, c’est vraiment se moquer du monde ! D’autant que des parents sont déjà appelés à participer à l’encadrement des déplacements scolaires.
    Enfin, en milieu rural, la solidarité est autrement plus grande qu’en zones fortement urbanisées et le nombre des grévistes facilite l’encadrement dans les petites communes rurales, d’autant que tout le monde se connaît en milieu villageois.

    Jacqueline Gourault (Loir-et-Cher, voir libellé PaSiDupes), une professeure ( !) d’histoire-géographie qui a voté pour, a critiqué une "véritable usine à gaz". "J'ai toujours fait un service d'accueil, on se débrouillait, on est grand, on n'a rien demandé, tout est maintenant plus compliqué" a-t-elle ajouté. Précision que la presse militante omet malencontreusement d'indiquer: la petite dame est vice-présidente du Mouvement démocrate,(MoDem) de Bayrou (ici à sa gauche) …
    Cerise sur la tarte : le 14 février 2008, elle signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire …Marianne, qui fait partie, chacun sait, de la multitude des organes de presse à la solde de Sarkozy.

    Le ministre de l'Education, Xavier Darcos a évidemment douté qu'il "soit plus dur d'appliquer cette loi dans une commune de moins de 2.000 habitants que dans une ville de plus de 100.000 habitants".
    Défendant cette "avancée majeure pour le droit des familles et signe de maturité pour notre dialogue social", il a par ailleurs souligné que le nombre d'enfants accueillis était passé de "50.000 en octobre 2008 à 450.000 en janvier" dernier.Et quasiment autant de mères soulagées de cette responsabilité et dont les enfants ont véritablement pu bénéficier de la scolarité obligatoire.
    Cette proposition de loi était présentée dans le cadre de la semaine d'initiative parlementaire instaurée par la réforme de la Constitution...

    Éric Besson met à l’étude le décret sur les tests ADN

    Une mise en œuvre complexe

    Les tests ADN facultatifs pour les regroupements familiaux laissent Éric perplexe
    Le ministre de l'Immigration et de l'Intégration a déclaré qu'il ne savait pas s'il allait signer le décret d'application de la loi si controversée au moment de son examen, à l'automne 2007.

    En 2007, l'adoption du texte sur l'expérimentation de tests ADN pour le regroupement familial, dans le cadre de la loi sur la maîtrise de l'immigration, a déclenché de nombreuses réactions.
    Dans une interview au point.fr , l'auteur de l'amendement controversé, Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse et rapporteur du projet de loi sur l’immigration, justifiait la mesure par la nécessité d’accélérer les procédures. « Aujourd’hui, les gens attendent un an à un an et demi ! Il n’est pas normal que ceux qui ne fraudent pas fassent les frais des délais de vérification ».
    « Le problème est identifié par tout le monde : dans certains pays, il existe des fraudes généralisées dans l’élaboration des actes d’état civil. Il faut regarder la réalité en face ! » Il avait alors dénoncé une polémique de "fantasmes de soixante-huitards", martelant que "dans certains pays, il existe des fraudes généralisées dans l'élaboration des actes d'état civil."
    Le prix des tests était évalué à 300 euros à la charge du demandeur du visa. Or, selon le rapporteur, « le coût des tests ADN baisse tous les six mois. Au début de l’année prochaine [2008], il devrait être de 150 euros. Les candidats à l’immigration doivent gagner au moins le Smic. Ils peuvent se payer un billet d’avion pour venir en France, ils n’auront donc pas de problème pour débourser 150 euros.

    Besson éprouve des difficultés à "traduire à la fois l'esprit et la lettre de la loi"

    Aujourd'hui
    , Éric Besson se montre circonspect : "Je ne sais pas si je vais signer le décret d'application, cela dépendra de ma capacité à traduire à la fois l'esprit et la lettre de la loi."

    Dix jours après sa nomination à l'Immigration, en janvier
    , Éric Besson s'était montré prudent sur la question, soulignant que ces tests ADN, prévus dès l'origine pour être facultatifs, étaient "un droit potentiel, pas une obligation", en vue d'établir une filiation "en cas de difficulté à établir un état civil". Il avait alors fait savoir qu'il se rendrait dans certains des pays [Sénégal en mars], où les tests seront appliqués, afin de vérifier si cela est "rigoureusement" appliqué.

    En février dernier
    , le successeur de Brice Hortefeux avait exprimé son embarras : "Quand j'aurai la conviction absolue que tout a été fait sur le plan éthique, moral et des réalisations concrètes, je signerai ce décret", avait alors indiqué Éric Besson, prévoyant l'entrée en vigueur du texte "un mois et demi, deux mois" plus tard. "Pas davantage", promettait-il alors.
    En mars 2009, depuis Dakar, il déclare : "Le décret d'application que je suis supposé prendre est très complexe à rédiger", a-t-il admis sur France Info, première étape d'une tournée africaine qui doit également le conduire au Cap Vert et au Mali, lequel ne retient pas ses ressortissants au pays.
    Il a expliqué cette complexité par la multiplicité des "précautions légitimes" qui ont été prises dans la loi.

    mercredi 25 mars 2009

    Le cousin de Désirdavenir Royal poursuit l'État

    Nul doute, Yvan Colonna fait des émules

    Un cousin germain de Sa Cynique Majesté Royal, Pierre Royal, un enseignant (directeur des études de Saint-Alyre), avait été condamné, puis acquitté en appel dans une affaire de viol sur mineure devant les assises du Cantal. Procédurier comme sa cousine, il poursuivit son accusatrice pour dénonciation calomnieuse. En novembre 2008, le ministère public a requis la relaxe devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Mais ce n'est pas tout...

    Une affaire aussi sombre que trouble

  • Pour le procureur, Laure Lehugeur, "celle qui est prévenue aujourd'hui est en réalité la victime, je lui ai même conseillé de solliciter l'association d'aide aux victimes."
  • Pour le ministère public, dans cette affaire, "on est loin de l'évidence, de nombreux magistrats ont connu ce dossier et se sont montrés convaincus des dires de la victime. De même les premiers jurés de la cour d'assises (du Puy-de-Dôme) ont même penché pour la condamnation de Pierre Royal".
    Madame Lehugeur a rappelé au tribunal que l'un des trois avocats en appel de Pierre Royal, Me Eric Dupont-Moretti, n'a jamais plaidé l'innocence, mais le doute. Pour elle, "il faut mettre un terme à une procédure judiciaire et à la souffrance de la jeune femme". Le jugement avait été mis en délibéré au 18 décembre 2008.

    Pierre Royal dans le sillage d’Yvan Colonna

    Condamné, puis acquitté en appel, il passe à l’attaque
    Pierre Royal était mercredi dernier à nouveau devant la 1re chambre du TGI de Paris. Acquitté en appel après avoir été condamné à dix ans de prison pour "agression sexuelle", le général attaque l'État pour "dysfonctionnement de la justice, préjudices moral et professionnel".

    Pierre Royal pointe maintenant du doigt le juge d'instruction.
    Il l’accuse d’avoir refusé pêle-mêle une expertise médicale, l'audition d'un témoin et une reconstitution qui auraient pu faire, selon lui, éclater la vérité. "Lors du premier jugement aux assises de Riom, j'ai été victime d'un procès inique, affirme Pierre Royal. Le président a autorisé un expert à ne pas répondre à une question. Le dernier jour, l'audience a duré dix-neuf heures d'affilée. Mes avocats ont plaidé à 2 h 30 du matin alors que le président aurait pu prolonger les débats le lendemain, car il n'y avait aucun autre procès prévu." Pierre Royal, fils et petit-fils de général, a déjà été dédommagé à hauteur de 64.000 euros pour sa détention provisoire qui a duré dix mois.

    Le droit malmené
  • Bien qu’artificiellement, la défense d’Yvan Colonna est parvenue à introduire le doute dans le procès, en multipliant les incidents et en jetant la suspicion et l’opprobre sur le juge. Pierre Royal suit la même méthode et accuse à son tour le juge !…
  • Le SM (Syndicat de la magistrature) revendique l’exercice de son libre arbitre, mais l’autonomie du juge vis-à-vis de la loi a un prix à payer…
  • Vers la maîtrise des rémunérations des dirigeants des entreprises aidées

    Le gouvernement décidé d'agir "au plus vite"


    Le gouvernement profite de la crise économique internationale pour moraliser le système de rémunérations des grands patrons français.
    Les dirigeants des entreprises aidées par des fonds publics vont se voir interdire toute rémunération variable et le gouvernement a décidé d'agir "au plus vite.

    Le gouvernement a fixé un nouvel ultimatum au patronat pour obtenir un encadrement des rémunérations des patrons d'entreprises;

    Quant aux ministres concernés et des parlementaires de la majorité réunis mercredi à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, ils ont décidé de "se donner au plus vite les moyens pour imposer aux entreprises aidées de ne pas faire profiter les mandataires sociaux ou les dirigeants des entreprises aidées de rémunérations variable", a rapporté un participant..

    Le gouvernement privilégie la voie réglementaire
    Mais il veut encore vérifier qu'une loi n'est pas nécessaire sur le sujet. S'il était nécessaire de modifier la loi, un amendement serait déposé mardi prochain au Sénat dans le cadre du collectif budgétaire.

    Que font les collectivités territoriales pour les emplois menacés de Heuliez à Amora ?

    A quoi servent Rebsamen et Désirdavenir Royal ?

    Au-delà des effets d’annonce
    Combien les huit régions socialistes ont-elles versé en 2007 pour entrer au capital d’EADS et sauver Airbus ?
    Voilà à peine plus de deux ans, en mars 2007, Sa Cynique Majesté Royal était une candidate pleine d’illusion à l’Elysée. L’esbroufe semblait devoir faire recette et elle se faisait la porte-parole de la proposition de Martin Malvy de faire entrer les huit régions socialistes concernées d’entrer au capital d’EADS, à hauteur de 150 millions d’euros (lien L'Express).
    Elle déclarait alors que “tout le monde doit faire bloc” en France face au plan de restructuration d’Airbus, sujet qu’elle évoqua avec Angela Merkel, et proposa un plan d’action. “Au-delà des sensibilités politiques, en Allemagne, tout le monde a fait bloc. Donc, en France, tout le monde doit faire bloc dans la situation actuelle pour sauver l’aéronautique”, plaida-t-elle la candidate socialiste lors d’un point de presse à son QG de campagne, au terme d’une réunion des huit présidents PS des régions concernées par les suppressions d’emplois (dont sa région Poitou-Charentes).

    Pas de politique politicienne quand Désirdavenir est dépassée
    Encore une déclaration à sens unique: “Ce sujet ne mérite pas de politique politicienne. Il faut savoir dépasser les antagonismes politiques pour travailler ensemble dans l’intérêt général”, précha-t-elle alors, invitant l’Etat à “tendre la main” à l’initiative des régions socialistes !Face au plan Power 8, elle présenta un plan d’action en quatre volets qui resta lettre morte.

    La grève, la réponse socialiste à tout

    Les salariés menacés ont théoriquement sous la main une Présidente de région qui fut candidate, certes malheureuse, de l’ensemble de la gauche, et qu’est-ce que ça change ?
    Frère François était numéro 2 du PS, rien de moins ! Il est toujours maire de Dijon. Sachant que les socialistes ont une solution à tout, voire plusieurs, comment expliquer que 244 emplois y soient encore menacés ?

    N’est-ce qu’une question d’argent ?

    Les sites d’Amora-Maille de Dijon (dont le maire socialiste, François Rebsamen, fut un proche de François Hollande, puis de l'amère Royal) et d’Appoigny (près d'Auxerre dont le maire est Ferraz, un socialiste), dans l’Yonne, restent en effet fermés. Une fermeture pour l’instant due à la grève menée depuis dix jours par les salariés mais qui sera bientôt définitive : Amora-Maille s’est vendu en 2000 au groupe Unilever, qui l’a décidée. En tout, près de la moitié des emplois pourraient être supprimés (sur un effectif de 453). Le site de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or), que la direction veut développer, était bloqué mercredi 25 mars, les grévistes affirmant détenir un stock de 22 000 palettes de produits Amora.

  • Mercredi soir, la pression était énorme. La direction a promis de verser 40 000 euros à chaque salarié, en plus des indemnités légales (avec un plafond de 90 000 euros d’indemnités au maximum). Mais les syndicats réclament 125 000 à 140 000 euros. La direction leur a donné jusqu’à ce soir minuit pour accepter la proposition. Sinon, les strictes indemnisations légales s’appliqueront.
  • «Inacceptable, estime Jean-Pierre Cordier, de FO, le syndicat majoritaire. Quand on sait qu’ Unilever a fait 5,3 milliards de bénéfices nets en 2008…» Quant à la proposition de sauver 32 postes de plus en rapatriant une ligne de production de vinaigrette, produite en République tchèque : «Du flan. Je ne les vois pas démonter une ligne toute neuve [en Tchéquie] pour réimplanter en France une vinaigrette qui de toute façon ne se vend plus depuis qu’on a changé son emballage…»
    «Entre les mesures d’âge, les projets personnels et les reclassements, je peux déjà présenter autant de solutions que de salariés concernés», confiait au contraire la semaine passée Hervé Laureau, le président d’Amora-Maille. Notamment grâce à la création de 150 emplois chez FM logistic, qui s’est vu confier l’activité de distribution et où les ex-Amora seraient prioritaires. Hier soir, la CFDT espérait convaincre les autres syndicats d’organiser un vote des salariés sur les propositions de la direction. A main levée ?

    Mieux que l’invective à la Royal, le président aux « bras ballants »

    C’est acquis, la présidente de la région Poitou-Charentes est une incapable. Après EADS et la CAMIF pour lesquels elle n’a apporté que des déclarations, elle ne peut davantage pour Heuliez, sur son territoire.

    Pour Heuliez, les "cadeaux" deviennent possibles…
  • L’amère de Melle n’a que 5 millions à offrir: il faudra que les Français mettent 10 millions d’euros dans le sous-traitant automobile Heuliez.
    Si l’entreprise familiale se plie aux exigences du gouvernement, le Fonds d’investissement stratégique (FSI) contribuera à son sauvetage en rentrant au capital, après s’y être d’abord refusé. Dans le cas contraire, les 10 millions seront quand même versés, mais sous la forme d’un «traitement social d’entreprise en restructuration». Autrement dit, la cessation de paiement ne serait pas évitée et elle interviendrait dès le 10 avril.

    Temps mort dans les invectives

    L’entreprise a besoin de 45 millions d’euros et «la moitié n’est pas trouvée», a dit hier Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’Industrie, qui exige que la famille Quéveau, propriétaire d’Heuliez, mette la main à la poche. Selon Luc Chatel, seules les contributions de la région Poitou-Charentes présidée par Désirdavenir Royal (5 millions), de l’Etat (10 millions) et du fonds d’investissement Demeter (7 millions) sont acquises. Reste à trouver 23 millions auprès de banques ou d’industriels. Des partenariats pourraient être noués. Avec des bénéficiaires du bouclier fiscal ?

    Le gouvernement exige aussi que le sous-traitant lui soumette «un vrai projet industriel».

    Ce qui suppose de renoncer aux activités en déclin telles que l’emboutissage ou la carrosserie. Actuellement, les 1 014 salariés sont au chômage partiel un tiers de leur temps. Le gros de l’activité réside dans la production de l’Opel Tigra Twin-Top, qui cesse en juillet.

    Heuliez fait valoir son projet de véhicule électrique Friendly, prévu pour 2010. «Ce projet n’occupe que 45 salariés», oppose Chatel. Et les développements attendus paraissent inatteignables. «L’objectif de coût de production est extrêmement ambitieux compte tenu d’un prix de vente de la Friendly très bas, de même que celui d’accaparer 25 % du marché en deux ans alors même qu’il n’y a pas de client confirmé», liste le directeur du FSI, Gilles Michel, qui reconnaît qu’il «faudra une forme de réorganisation ou de restructuration».

    Les licenciés sont-ils "inreclassables"?
    Les salariés, reçus hier par le secrétaire d’Etat, craignent des licenciements. «Le gouvernement ne nous le dit pas clairement mais il nous demande d’expliquer en quoi notre projet tient la route entre septembre 2009 et avril 2010», confie Emile Bregeon, délégué CFDT. Il souligne qu’avec les contrats futurs, comme celui de fabrication de portes d’hélicoptères pour Eurocoptère, «150 personnes ne seront pas affectées sur des projets». Et souhaite que ce sureffectif soit géré via du chômage partiel : «Dans le contexte actuel, les gens sont inreclassables».

    Aujourd’hui , Luc Chatel doit se rendre dans le fief de Sa Cynique Majesté Royal, au siège du groupe, à Cerizay (Deux-Sèvres), pour expliquer la démarche du gouvernement.
    L'opposition "qui fait bloc" lui enverra-t-elle des syndicalistes survoltés? SUD se distinguera-t-il ?
    Qu’au moins la gauche ne fasse pas du blocage !...

    lundi 23 mars 2009

    Fillon aux Etats-Unis pour préparer le G20

    Mission : défendre la régulation financière

    Si on se fiait à France Info, lundi matin (sauf erreur), François Fillon était « en voyage », probablement en voyage d’agrément, selon un petit journaliste militant de base qui a une haute idée de l'objectivité et qui pratique les raccourcis tendancieux par respect de la déontologie professionnelle, quand ça arrange la propagande de la gauche. Il est bien évident que le Premier ministre ne sert en effet à rien, tant le Président est hyperactif. La vérité est toute autre.

    La mission du Premier ministre
    François Fillon a entamé dimanche 22 à New-York une visite aux Etats-Unis, au cours de laquelle il a rencontré à Washington le vice-président Joe Biden, afin de promouvoir, à dix jours du sommet du G20 de Londres, les "ambitions" françaises en matière de régulation financière.

    Un rapprochement
  • Alors que les Américains ont fait pression pour que les Européens renforcent leurs plans de relance de l'économie, ces derniers, Paris en tête, préfèrent promouvoir la réforme du système financier mondial.
  • Pourtant, selon Matignon, le G20 des ministres des finances la semaine dernière près de Londres, préparatoire à celui des chefs d'Etat et de gouvernement le 2 avril, a été "plutôt rassurant" sur la volonté américaine de ne pas faire passer ce sujet au second plan.

    La rencontre avec le vice-président Biden

    Le thème devait être au centre de la rencontre lundi après-midi à la Maison Blanche entre le vice-président américain Biden et F. Fillon.
  • Le Premier ministre a défendu les mesures anti-crise adoptées par la France -représentant 1,2% de son PIB, bien moins que le dispositif américain- a indiqué Matignon, mais surtout les "ambitions de la France" pour une régulation financière accrue.
  • A l'unisson de ses partenaires européens, François Fillon plaida notamment pour une réglementation des "hedge funds" - des fonds spéculatifs souvent accusés d'une part de responsabilité dans la crise financière - pour la transparence des paradis fiscaux, l'harmonisation mondiale des rémunérations dans les secteurs financier et bancaire ou encore la modernisation des normes comptables.
  • MM. Biden et Fillon ont également échangé sur les "sujets diplomatiques du moment", dont l'Iran, l'Afghanistan et le sommet de l'Otan que la France a décidé de réintégrer complètement.

    Un agenda chargé

    Avant la rencontre avec Joe Biden

    François Fillon déjeuna avec Larry Summers, le conseiller économique du président Barack Hussein Obama.
  • Juste après son passage à la Maison Blanche, il s'était aussi entretenu avec Barney Frank, président de la commission des finances de la Chambre des représentants.

    A New York dimanche soir et lundi matin, le Premier ministre rencontra à huis clos des dirigeants d'entreprise américains, dont celui du puissant groupe de messagerie et logistique Fedex, ainsi que des responsables des institutions bancaires et de banques privées américaines.
    Il y a été question de la crise aux Etats-Unis et des perspectives mondiales pour cette année et pour 2010, alors que les prévisions économiques ne cessent de s'assombrir, rappelant les pires heures de la récession mondiale de 1929.

    Par ailleurs, M. Fillon qui était accompagné par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, donna une conférence sur "la vision française de la réponse à la crise" à l'invitation de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, un des plus importants "think tanks" outre-Atlantique.

    Le Premier ministre a quitté Paris dès vendredi après-midi pour New York pour le week-end avant le début de sa visite de travail, selon des sources concordantes.

    Pas exactement un voyage d’agrément…,
    contrairement aux insinuations des malveillants !

    Renault et PSA en forte hausse à la Bourse de Paris

    L’industrie automobile française va-t-elle si mal ?

    Des bruits dans le moteur

    Un démenti…
    Le moteur de l’automobile bruit de rumeurs de fusion. Mercredi, Renault et PSA (Peugeot Citroën) étaient en forte hausse à la Bourse de Paris en raison de rumeurs de fusion pourtant démenties par la marque au losange et jugées peu crédibles par des analystes.
    Le groupe automobile italien Fiat assurait à son Conseil d'Administration du vendredi 13 mars qu'il ne va pas soumettre d'opération de fusion avec un autre groupe du secteur.

    … mais aujourd'hui, la rumeur est transalpine

    Le quotidien économique
    Il Sole 24 Ore affirme que le constructeur automobile italien Fiat étudie, avec l'aide de Mediobanca, la banque d'affaires pivot du capitalisme italien, un plan de fusion avec le constructeur français.
    Le patron de Fiat, "serait en train d'évaluer si et quand il pourrait le présenter au Conseil d'Administration", affirme le quotidien, généralement bien informé. La presse italienne avait déjà évoqué l'éventualité d'une fusion avec PSA au mois de janvier.
    Le groupe indique toutefois qu'il "examine, dans le cadre de l'évolution normale de la gestion, toute opportunité d'accords de diverses formes, afin d'obtenir des synergies productives et accéder à de nouveaux marchés".
    Selon Il Sole, l'hypothèse la plus probable est une fusion des activités automobile de Fiat avec celles de PSA. Le quotidien indique que le plan de fusion baptisé "Eiffel" dans les milieux financiers français, prévoit que Sergio Marchionne prenne les commandes de la nouvelle entité, dont le siège serait à Paris.
    Une fusion plus importante qu’il n’y paraît
    Fiat, en quête d'alliances pour affronter la crise, a signé en janvier un accord préliminaire en vue de la formation d'un partenariat stratégique avec Chrysler, à travers lequel l'italien prendra 35 % de l'américain en difficulté, en échange de l'accès à sa technologie mais sans rien débourser.

    Renault va relocaliser la production d'un véhicule en France

    Prêts du gouvernement contre le maintien de la production en France

    Ce que deviennent les « cadeaux du gouvernement »
    à l’industrie automobile,

    dénoncés par l’opposition

    Le groupe automobile Renault va relocaliser en France la production d'un véhicule (la ClioII) jusqu'à présent fabriqué à l'étranger, a annoncé vendredi le secrétaire d'Etat français à l'Industrie, Luc Chatel.
    "Aujourd'hui, le groupe Renault va annoncer le rapatriement de la production d'un véhicule, jusqu'à présent réalisé hors de France, dans l'usine de Flins. Ce sera un surplus d'activité", a déclaré Luc Chatel, également porte-parole du gouvernement à la radio Europe 1.

    Cette relocalisation devrait représenter "à peu près 400 emplois pour la production de ce véhicule", a-t-il précisé.
  • Le groupe Renault n'était pas en mesure de faire de commentaires sur cette information.
  • « L'annonce sera faite devant les organisations syndicales ce matin » (vendredi 21 mars), a précisé Luc Chatel.

    C’est la conséquence logique de l’annonce par la France à la mi-février des prêts de six milliards d'euros à taux préférentiels pour les deux constructeurs nationaux Renault et PSA (Peugeot Citroën), en contrepartie d'engagements sur le maintien de la production en France.

  • A qui profitent les "cadeaux" du gouvernement ?

    F.Lefebvre: "Besancenot est le leader de la gauche"

    Seul contre tous, les nouveaux débats de la gauche démocrate

    Le PS fait le jeu des anti-républicains

    Clémentine Autain
    , qui se cherche dans la gauche radicale, et Frédéric Lefebvre, qui s’est trouvé à l’UMP, étaient face à face à « Parlons Net », le club de la presse Internet de France Info.

    A trois contre un, il vaut mieux avoir du répondant !

    « Parlons Net » est une émission de France Info, en partenariat avec l’hebdomadaire Vendredi et Rue89.

  • Le nouvel hebdomadaire de gauche -Vendredi- a été créé par Jacques Rosselin, fondateur de Courrier International (filiale du Monde) et par Philippe Cohen , journaliste journal Le Monde, transfuge de Libération. Il propose une compilation d'informations parues uniquement sur Internet. Pour cela, la rédaction s'appuie sur une sélection de 400 sites Internet et une multitude de blogs. Il souhaite atteindre son point d'équilibre à 35 000 exemplaires d'ici quelques mois, mais il s’écoule mal (8 pages, 1€50).
    Quant à
    Rue89, c’est un site d'information et de débat participatif créé par d'anciens journalistes de Libération. Ce n'est pas très à droite, tout ce brau monde-là...

    Mais qu’est venu faire la droite dans cette galère ?
  • L’émission est animée par David Abiker, l’un des journalistes mous de France Info, qui se laisse porter par le sens du vent médiatique, tout en croyant militer dans le sens de l’Histoire.

    La neutralité de cette émission est assurée par un partenariat démocratique garantissant le juste équilibre des opinions
    : tant qu’on discute, la démocratie est garantie ? Peu importe que l’équité ne soit pas préservée dans la variété et l’équilibre des opinions. Plus on est conscient de sa faiblesse idéologique et argumentaire, plus on a besoin d’être nombreux. L’émission ne veille donc pas au juste respect du scrutin des présidentielles. La majorité républicaine est représentée par un seul représentant, le kamikaze de service, Samuel Potier (LeFigaro.fr), face à une meute d’opposition, constituée de l'hebdomadaire Vendredi, avec Sylvain Lapoix (Marianne2.fr, soutien de Bayrou) et Julien Martin (Rue89), outre David Abiker (France Info).
    Dans son compte-rendu, Rue89 a en outre besoin du renfort du Canard Enchaîné pour régler à coup sûr son son compte à Lefebvre, lorsqu’il n’est plus là pour riposter à la ligue de ses détracteurs.

    Quand la presse partisane rend compte, c’est l’hallali

    Rue89 organise à la fois la battue et la curée
    Citation du maître-chiens Rue89 sur la victime:
    « Frédéric Lefebvre, en spécialiste des jeux de rôle politique, s'est une nouvelle fois évertué à inverser les étiquettes. Rejetant pour lui-même le qualificatif de « libéral », il a préféré l'accoler à l'ancienne adjointe au maire de Paris, présentée même en chantre du « libéralisme sauvage ».

    Qu’à donc dit Lefebvre qui ne soit vrai ?

  • " Le parti socialiste français est, exactement à l'inverse de tous les autres partis socialistes du monde, en train, alors qu'on est en crise, de se radicaliser." (...)
  • "Tout ça, c'est en réalité peut-être une petite chance pour eux de remplacer Besancenot comme leader de la gauche."

    Le déni de réalité de la ligue des journalistes d’opposition
  • Il serait, selon eux, nécessaire à la droite d’attiser le feu à gauche en présentant Besancenot comme un épouvantail. Or, Chérèque, patron de la CFDT, voit mieux encore dans le Che-Besancenot : un «rapace » planant sur les usines en difficultés.
  • Il serait également faux de dire que le PS s'aligne sur les positions de l'extrême gauche, alors que

    - dans ses prévisions sociales de rentrée Sa Cynique Majesté Royal voyait un "vent de révolte" se lever

    - et que Martine Aubry appelle à reprendre la rue au NPA et à SUD, par conséquent au Che-Besancenot.

    L'émission s'est poursuivie dans une atmosphère tout aussi tendue, entre Clémentine Autain et Frédéric Lefebvre, selon le site, qui prend partie avant, pendant et après.
    Mais rien sur Clémentine de la part de Rue89…
  • "La pertinence des stock-options" interpelle Christine Lagarde

    La crise aura-t-elle raison des stock-options ?
    La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, s'est exprimée dès le dimanche 22 mars sur "la pertinence des stock-options", plaidant pour une concertation", mais sans exclure de "passer par la loi", alors que la polémique fait rage autour des stocks-options de dirigeants de la Société Générale.

    Position ministérielle

    C'est un dossier sur lequel "nous n'avons pas débouché" et "qui n'est pas terminé", a reconnu Christine Lagarde dimanche sur la radio Europe 1.
    Les cadres de la Société Générale, qui a bénéficié de l'aide de l'Etat, ont accepté provisoirement vendredi de renoncer provisoirement à exercer leurs stocks-options, mais sans satisfaire le gouvernement qui souhaiterait les voir y renoncer purement et simplement.

    Au-delà du cas de cette banque, "cela pose (...) le vrai problème des stocks-options", a donc poursuivi la ministre, car le modèle des stock-options qui "permet certes une rémunération différée" présente "des tas de faiblesses".
    "Quand les actions baissent (...), les salariés qui en ont reçu sont un peu floués" et "quand les actions montent extraordinairement, c'est une augmentation de la rémunération qui n'est pas toujours justifiée" : la répartition de la richesse, comme fruit du travail, n’est pas équitable. Ces dernières années, "les augmentations des cours de Bourse avaient souvent peu de relations avec les performances réelles" de l'entreprise, a estimé Christine Lagarde.

    "Je serais personnellement assez favorable (à ce que l'on mette) ce dossier sur la table", a ajouté Christine Lagarde et que l'on "s'interroge sur la pertinence des stock-options, sur la pertinence, au contraire, de l'attribution d'actions gratuites".
    Il s'agit d'examiner, au cours de débats avec les partenaires sociaux, si cette forme de rémunération est "efficace et morale", a poursuivi la ministre en avertissant que "s'il faut passer par la loi, on passera par la loi". Il y a de "multiples méthodes", en particulier "la voie fiscale", a-t-elle mis en garde.

    La Société Générale cristallise à son tour l’irritation générale

    Alors que le débat a porté toute la semaine sur les stock-options distribuées par la Société Générale à ses cadres dirigeants, Mme Lagarde a sèchement déclaré: "Il serait grand temps que Société Générale rime un peu plus avec intérêt général".
    "J'avais demandé aux dirigeants de la Société Générale de prendre des ‘décisions appropriées’ ", a-t-elle ajouté, c'est-à-dire de "renoncer à l'attribution" de ces stock-options, "c'est peu", a-t-elle insisté. "J'espère vivement" que les dirigeants de la banque auront "le sens des responsabilités pour aller plus loin", a-t-elle répété, ajoutant qu'elle ne se "contentait pas de la demi-mesure" annoncée par la banque.
  • Ainsi, la ministre a-t-elle réitéré la volonté du gouvernement de voir les cadres de la banque "renoncer" aux stock-options purement et simplement. "Ce que je demande, c'est la renonciation, mais pas la renonciation à l'exercice, la renonciation à l'attribution", a-t-elle insisté.
  • Le président français, Nicolas Sarkozy, était déjà monté au créneau. "On ne peut pas solliciter de l'argent public et faire un plan généreux de distribution d'actions et de bonus", avait-il affirmé.
  • Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, Secrétaire d’Etat à l’Industrie, avait, pour sa part, jugé "indécent" l'octroi de milliers de stock-options aux dirigeants de la Société Générale.
  • Rien pour l’emploi des jeunes ? 1,5 milliards d'euros de plus

    Coup de pouce du Haut commissaire à la Jeunesse

    Martin Hirsch, a proposé dimanche que l'Etat encourage l'embauche par les entreprises de 100.000 jeunes en contrats en alternance pendant deux ans, avant de se rembourser par baisse "minime" des allègements de cotisations.

    Rallonge de 1,5 milliards d'euros

    Détaillant devant le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI les mesures qu'il compte présenter mardi à la commission de concertation jeunesse, M. Hirsch a "proposé que les entreprises embauchent toute de suite" et que "pendant deux ans on (les pouvoirs publics, c’est-à-dire les contribuables) paye la prise en charge plus grande du salaire".

    On appelle contrats en alternance, les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, qui conjuguent formation théorique et travail en entreprise.

    La contrepartie

    Martin Hirsch a proposé de réduire de 1% "les cinq années suivantes" les "30 milliards d'euros d'allègement de charges" donnés chaque année par l'Etat aux employeurs.
    "Cela rembourse le milliard et demi", selon lui, même si "c'est un remboursement minime" revenant à renchérir de 5 centimes l'heure de travail.

    Les avis
  • Le Medef n'était "pas très chaud"
    Les employeurs bénéficient déjà d'une exonération de cotisations lorsqu'ils embauchent un jeune en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, et ils peuvent faire prendre en charge les coûts pédagogiques par les fonds de la formation continue.
  • Le Haut commissaire à la Jeunesse a pour sa part estimé que c'était "la meilleure formule pour tout le monde" car "il y a aujourd'hui 200.000 jeunes supplémentaires sur le carreau dont beaucoup sont formés et ont envie de travailler" et "de l'autre des entreprises qui n'ont pas les moyens d'embaucher des jeunes aujourd'hui, mais dont la survie dépendra d'avoir des jeunes formés avec une première expérience d'ici deux ou trois ans".
    M. Hirsch est depuis janvier en charge de la politique de la Jeunesse. "On est passé à côté de la plaque, et on est allé vers une génération sacrifiée", a-t-il estimé.
  • D'autres membres du gouvernement, comme Yazid Sabeg (Diversité), ont plaidé récemment pour un nouveau coup de pouce des pouvoirs publics à l'alternance en réponse à la flambée du chômage des jeunes, victimes de la crise.
  • dimanche 22 mars 2009

    Le Che-Besancenot inquiète les syndicats

    L'activisme du NPA dans les usines

    Alerte rouge !

    Olivier Besancenot et son Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) gagnent du terrain. Mais ce sont les méthodes de ce parti politique qui alarment bien davantage les syndicats.

  • Quatre jours avant la mobilisation interprofessionnelle du 19 mars, le secrétaire national de la CFDT a reproché au porte-parole du NPA son attitude dans les conflits sociaux, affirmant que 'les militants NPA font le tour des entreprises en difficulté', comme des avocats les mis en garde à vue. 'Ça fait un peu rapace, on attend la misère pour agir', a-t-il ajouté.
  • Si François Chérèque est surpris de voir des militants anticapitalistes à la sortie des entreprises, il va falloir qu'il prenne sur lui parce qu'il va en voir de plus en plus', a rétorqué le facteur fauteur de troubles révolutionnaires.

    Voilà des années que les militants politiques de la gauche anti-républicaine radicalisent les actions sociales dans les entreprises, sur le terrain syndical.
    Si Olivier Besancenot s'est fait une spécialité de campagne électorale de visiter les entreprises en lutte, on y croise souvent aussi Marie-George Buffet pour le PCF ou Arlette Laguiller pour LO.
  • L’infiltration des syndicats est trop souvent occultée

    Les syndicats ne communiquent pas volontiers sur leurs désordres intestins. L’opinion soupçonne bien quelques gastro, mais n’a pas droit à la vérité. Pourtant, les vents de révolte chers à Sa Cynique Majesté Royal handicapent en effet cruellement la FSU et oriente la girouette Aschieri du côté que la majorité socialiste ne souhaite pas vraiment. C’est ainsi que personne ne reconnaît plus non plus la CFTC, qui elle-même ne reconnaît pas ses petits. La CGT, CFDT et FO, à des degrés divers et bon gré, mal gré, souffrent aussi en silence de tranchées creusées par les trotskistes, si bien qu’elles commencent à chercher comment éradiquer le mal : les pansements gastriques ne suffisent plus ; le temps est venu de les évacuer par des traitements de cheval.
  • Infiltration des entreprises

    Par deux fois, en 1974 et 1980, la LCR a tenté sans grand succès de "s'implanter" dans les usines, en y faisant embaucher quelques dizaines de militants chevronnés. Avec la popularité d'Olivier Besancenot et l'afflux de nouvelles recrues, la donne a changé. "Les militants du NPA ne sont plus simplement à la porte des usines, ils sont aussi à l'intérieur", note
    Florence Johsua, doctorante au Cevipof. Le "travail ouvrier" est désormais organisé par une "commission d'intervention sur les lieux de travail".

    Le recrutement est visible notamment dans l'automobile avec de nouveaux adhérents,aussi bien à Renault, Citroën, Peugeot, Ford, que dans les secteurs les plus ouvriers des services publics comme La Poste ou la SNCF, grâce à SUD, en particulier, et Solidaires. Mais pas encore suffisant pour constituer des bastions. "On s'est renforcés mais nous n'avons pas encore de grandes sections d'entreprises", tempère Basile Pot, un de ses responsables. Mais l'influence des mots d'ordre de Besancenot est, elle, bien réelle. C'est peut-être cette radicalisation qui fait peur à la CFDT.

    François Chérèque décoche ses flèches dans une situation sociale particulièrement tendue.
    Le climat social vire à l'exaspération
    Et ce n’est pas seulement dû à l'aggravation de la crise économique et à la multiplication d'annonces de fermetures d'usine et de licenciements. Certes, les débrayages se multiplient dans les usines et les blocages de sites se répandent ; les conflits sociaux risquent de partir plus vite avec des salariés qui n'ont plus rien à perdre, analysent de nombreux syndicalistes. "Les propos de M. Chérèque traduisent une inquiétude qui va croissante au fur et à mesure que l'audience d'Olivier Besancenot augmente", remarque Jérome Fourquet, directeur de l'institut IFOP.

    Depuis son passage sur le canapé de Michel Drücker, le temps de la curiosité et de la supercherie est révolu.
    Le porte parole du NPA a maintenant écorné son image d’Epinal de gentil petit facteu, mais la cote de confiance n’a pas faibli: selon le dernier sondage de BVA pour BFM et La Tribune, paru le 14 mars, il est jugé "capable de changer les choses" par 35 % des Français interrogés, soit seulement trois points de moins que Nicolas Sarkozy.
    De plus, ses discours incendiaires et ses méthodes musclées comblent les plus jeunes qui veulent tout « faire péter » tout de suite.

    Cette efficacité politique inquiète aussi à la CGT Mais Bernard Thibault se garde bien d'attaquer le Che-Besancenot de front, car Dominique Mezzi, permanent au NPA, le souligne, "le mot d'ordre des 200 euros pour tous comme en Guadeloupe a un vrai écho dans les boîtes". Nanard s'est contenté, le 10 mars, de contrer toute tentative de "d'importation" du conflit guadeloupéen, comme le souhaite le leader du NPA.

    Le PS a manqué la reconquête sociale annoncée

    Il a suffi d’annoncer la venue d’Elie Domota à Paris, dans le cortège syndical du 19 mars pour que le PS cède le pavé au NPA et batte en retraite, Désirdavenir à Poitiers et la Ch’tite Aubry à Lille…