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mercredi 29 septembre 2010

Les origines ethniques pèseraient donc sur la délinquance ?

« Veux pas savoir ! », réplique la gauche...

Les propos seraient tenus par Zemmour, le Net ne chercherait pas plus loin et sa chronique serait déclarée « fasciste ».

Quant à l'hebdomadaire Le Point, il n'est pas subversif, mais n'est pas non plus à la solde de la majorité, il s'en faut de beaucoup; or, le 14 septembre, il publiait un article fort peu 'politiquement correct', intitulé « Le poids des origines ethniques et la délinquance ». Il est désormais soupçonné de dérive droitière, quand il n'est pas traité de « facho », pour faire court, mais efficace !
Tandis qu'idéologues et militants ostracisent au nom des Rom, que les laïcs intégristes dénoncent partout des menaces papistes et que les moins bobos de nos libres penseurs luttent contre l'identité nationale en rangeant au rayon 'art', certaines photos insultant emblêmes nationaux (lien PaSiDupes), un chercheur au CNRS, spécialiste de la violence et des politiques de la ville, ferait de la provocation, au point d'émouvoir lesgauchistes du CNRS et au-delà ! Déclarant en effet que "refuser de s'intéresser aux origines culturelles des délinquants est une hypocrisie," nul doute, il n'est pas bien pensant; c'est facho. Tous des fachos, donc.

Plutôt un sondage bidonné qu'une enquête universitaire

Le sociologue Hugues Lagrange publie les résultats de ses recherches sur les facteurs de délinquance. Souci: ni téléphonique, ni téléphoné, ce travail balaie hypocrisies et idées reçues.
[D'ailleurs,les travaux de Lagrange sont contestés, notamment par le chercheur(CNRS) Laurent Mucchielli, partisan du 'tout-social', qui réfute tout biais culturel. Pour Mucchielli, l'islam n'est ni fondamentalement criminogène, ni un ennemi de l’intérieur en France, ni porteur d’un nouvel antisémitisme en France.] Le propos est tranché, à rebours des précautions d'usage. Le spécialiste l'assume, après huit années d'une enquête inédite et scrupuleuse, au plus près des Français d'origine étrangère - du Bassin parisien à la banlieue nantaise, [laquelle accueille le polygame Liès Hebbadj ou Tariq Ramadan, l'idéologue islamiste. C'est, pour tout dire, le fief du socialiste Jean-Marc Ayrault]. Surtout, il l'explique, comme personne avant lui, dans un livre limpide publié le 16 septembre, Le Déni des cultures (Seuil). Une oeuvre de salut public, en ces temps d'amalgames, sinon d'aveuglements.

[Les tabous dévoilés]

Oui, affirme ce chantre de la tolérance, les émeutiers de 2005 et 2007 sont majoritairement de jeunes Noirs ayant grandi dans les cités. Traumatisée par un passé colonial qu'elle refuse de sonder, "la France se berce de refrains antiracistes et refuse la réalité".
Oui, les familles pauvres musulmanes, africaines ou encore maghrébines, sont des familles nombreuses et leurs enfants plus souvent déstructurés, séduits par l'islam radical ou tentés par la violence. Ils sont aussi plus dépressifs.
Non, ils ne souffrent pas d'un manque d'autorité, mais d'un excès d'autoritarisme.
Et non, l'école égalitaire et les valeurs universelles ne sont pas accessibles à tous. Pas plus que l'assimilation n'est un rêve partagé. Ni la polygamie un crime, mais une tradition désastreuse aggravée par l'exil...

[La vérité, dût-elle déranger]

Hugues Lagrange (ci-contre) n'a que faire de heurter les bonnes âmes.
[Serait-il communiste? Socialiste, peut-être?] Lui-même reconnaît avoir longtemps posé le problème à l'envers: "J'avais moi aussi une vision globale stupide des Français d'origine étrangère, dit-il. Je croyais qu'une politique égalitaire était la seule possible. Je réalise aujourd'hui combien les héritages culturels, la langue, la structure familiale, pèsent sur les individus." Près de dix ans passés à interroger les migrants, les enseignants de ZEP, les acteurs de terrain lui ont ouvert les yeux. Et permis de comprendre.

Qui s'intéresse à la place des mères?
Comprendre quoi? Qu'un enfant pauvre d'origine malienne a plus de risques de décrocher que les autres au primaire, par exemple. Certainement pas parce qu'il est noir, ni musulman, ni moins doué. Mais parce qu'il s'est construit autour de valeurs familiales bancales, que la plupart de ses voisins "de souche" ignorent.

"Dans les familles subsahariennes arrivées récemment en France, près de 30% des hommes mariés sont polygames", constate sobrement le spécialiste. Les femmes sont aussi jusqu'à quinze ans plus jeunes que leur mari et ont chacune, en moyenne, entre 6 et 7 enfants. [Combien d'entre elles bénéficient-elles en revanche, de la solidarité nationale ? Les enfants sont aussi d'un bon rapport en allocations familiales, en aides sociales et en aide aux familles mono-parentales. Les maliennes ne sont pas exclues de l'allocation parent isolé.]
[Ces enfants] sont, culturellement encore, généralement livrés à eux-mêmes avant d'avoir atteint l'âge de trois ans... [Les pères ne sont pas présents] Autant dire qu'ils entrent à l'école de la République désarmés [bien que l'Education nationale se soit adapté au-delà de toute raison]. Faute d'encadrement spécifique, ils en sortiront détruits. [Jugement outrancier, du fait de sa noirceur réductrice et de sa généralisation schématique]

N.B.
Le questionnement sur la place des mères évacue le problême soulevé par un Thema controversé qui devrait être enfin projeté ce soir sur Arte à 21h35: « La cité du mâle », Retour à Vitry, où Sohane fut assassinée dans un local à poubelles. Sur France Info, c'est une femme, habituellement sans tabous, qui s'est révélée 'politiquement correcte', ce matin, pour la bonne cause. La chroniqueuse Danièle Ohayon (ci-contre) a pris Daniel Leconte à partie, lui reprochant un documentaire qui, en dénonçant les machos des banlieues, stigmatiserait l'ensemble des musulmans. Encore un facho !
Complément d'info
Danièle Ohayon est créatrice (2002) et présidente de la Maison des Journalistes (MDJ), qui accueille des journalistes réfugiés contraints de fuir leur pays après avoir subi des persécutions et qui leur permet «de s'intégrer à la culture de leur pays d'accueil ».

La gauche prétend créer une société de Bisounours

Notre modèle méritocratique ne s'embarrasse pas de ce genre de nuances. [Faut-il qu'après avoir nivelé le niveau au profit des plus défavorisés, il sacrifie les autres ?]

Qui s'intéresse à la place des mères dans ces mêmes familles africaines, turques, maghrébines, repliées sur leurs traditions ? Contrairement aux idées reçues, très peu élèvent seules leurs enfants. En revanche, à la maison, le père seul incarne l'autorité. Au pays, les solidarités villageoises rétablissent une sorte d'équilibre au sein des couples. Mais, en France, [outre que l'autorité paternelle est battue en brèche par les gaulois, féministes ou laxistes...], ces patriarches ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes et sombrent le plus souvent dans un autoritarisme implacable. [Blanc ou noir, pas facile aujourd'hui d'être père !] Répétant le même scénario infernal: mères disqualifiées, filles soumises et garçons hors de contrôle. [sans compter la prise de pouvoir par les grands frères francophones, pourtant scolarisés et éduqués par l'Education nationale (aux mains, il est vrai, de la FSU), mais aussi des imams.]

[L'intégration opposée à l'assimilation, responsable de la ségrégation]

Bien sûr, les traditions n'expliquent pas tout.
Grandir dans une tour délabrée, un logement insalubre, isolé ou sans perspectives d'emploi, [comme pourtant bien d'autres enfants venus d'Europe] ajoute au sulfureux cocktail. [A noter que les asiatiques ne soulèvent pas encore ces problèmes] De même que l'exil aggrave le repli communautaire [d'autant plus qu'à l'effort français d'assimilation, par idéologie, la gauche vertueuse a fait prévaloir l'intégration], la ségrégation et la xénophobie brisent les plus beaux élans.

Certaines habitudes héritées constituent, par ailleurs, de formidables paravents - l'entraide entre générations et les solidarités féminines notamment. Il n'empêche. "Faute de s'intéresser aux individus dans leur globalité, les politiques publiques se privent de leviers essentiels", assène le chercheur, qui le déplore: à elles seules, les récentes émeutes urbaines auraient pourtant pu révéler bien des carences liées aux origines, et permis d'y répondre. Si encore les autorités avaient pris la peine de briser l'omerta. [Les autorités portent-elles la responsabilité de l'idéologie marxiste, tiers-mondiste et anti-colonialiste ?]
Mais les tenants du tout-sécuritaire [qualificatif discréditant les efforts entrepris], ceux-là même qui "laissent se propager les contrôles au faciès au mépris des règles élémentaires de déontologie" , fustige l'auteur [c'est en fait le problème plus général de l'apparence négligée ou de l'attitude provocante qui s'applique en réalité à tous, mais qui est récupéré à des fins politiciennes. Sans compter tout bêtement le surnombre de mâles à l'entrée des boîtes, qu'ils viennent ou non des cités],

[les tenants du « tout-sécuritaire », donc] refusent de communiquer aux chercheurs l'origine des délinquants. [Une accusation injuste, car cet interdit émane de hautes autorités ou d'associations (Halde, Cran) Ainsi, Attac dénonce le danger des statistiques ethniques : « la production technico-scientifique de la "race" », avec pour axiome: « créer des races [de toutes pièces ?], c’est d’emblée du racisme. » !]
Comment dès lors disséquer la secrète alchimie qui pousse certains au pire, et en assagit d'autres ? La gauche est tout aussi coupable à ses yeux, quand "elle prétend créer une société de Bisounours", niant au passage la diversité des valeurs. Cette dernière existe pourtant, s'étend même, et mériterait que l'on s'y intéresse. Rapidement.

Usage, encadré et sécurisé, des statistiques ethniques
La situation sous Jospin
Depuis le début des années 2000, les défenseurs de la République "une et indivisible" refusent l'idée que l'on puisse distinguer les Français en fonction de leurs origines ethniques. Ils s'opposent à ceux qui estiment que seule une telle distinction permettra de lutter efficacement contre les discriminations.

La France dispose désormais des outils statistiques nécessaires pour mieux appréhender l'ampleur et les mécanismes des discriminations. Elle peut développer ce qu'on appelle communément des "statistiques ethniques", à condition d'en faire un usage "raisonné" et "différencié selon les circonstances et les finalités". Fruit de dix mois de réflexion, le rapport du Comité pour la mesure de la diversité et l'évaluation des discriminations (Comedd), que son président, François Héran, a remis vendredi 5 février 2010 à Yazid Sabeg, commissaire à la diversité, témoigne de la volonté de sortir de la polémique.

Que révèlent-elles ?

Les faits

Un mis en cause par les forces de sécurité sur cinq est de nationalité étrangère. Ce ratio est de un sur quatre (25,13 %, 206.888 étrangers mis en cause) pour la police. Pour la gendarmerie, ce taux atteint 7,79 %, soit, un mis en cause sur treize (27.347 étrangers mis en cause). Pour être plus complet, la part d'étrangers dans la population française est d'environ 6 %, soit un habitant sur dix-sept.

L'interprétation sociale (Jospin, premier ministre, 2 juin 1997-6 mai 2002)
Selon les derniers chiffres publiés (1997 !), cette population étrangère serait également surreprésentée dans la population frappée par la pauvreté. La part de ménages étrangers vivant sous le seuil de pauvreté est de deux à trois fois supérieure (un ménage sur dix concerné pour des étrangers issu d'un pays de l'Union européenne; un sur quatre pour les Algériens, Marocains et Tunisiens; et près d'un sur six pour les étrangers issu d'un autre pays hors UE) à celle rencontrée dans les ménages français (7 %, soit près d'un ménage sur quatorze).

mardi 17 août 2010

Discrimination: l'armée française est républicaine et non pas laïque

Les statistiques ethniques existent-elles donc ?
Triomphe de la république laïque

La laïcité ne s'impose qu'aux Chrétiens

Invasion du hallal, jusque dans l’armée…
Un jugement éclairé, comme il se doit pour LePost : « On savait que l'Armée Française proposait des menus sans porc pour ses soldats et jusque là, rien d'anormal », selon Mathieu Soliveres (UMP Palavas, Hérault et conseiller National des Jeunes Populaires, Jeunes Pop). Rien d'anormal ? Qui sait pourquoi? Et l'armée assume-t-elle aussi bien le poisson au menu du vendredi ?
Lire PaSiDupes sur le salon halal, une chance pour l'identité nationale
Lire PaSiDupes: le Conseil Constitutionnel ne se pose pas de questions

Sur eBay, un libre penseur vend des rations de combat hallal. « Ce sont de nouveaux modèles arrivant en unités, pour un respect plus profond de certaines religions », écrit-il. Même si « Y a pas de ‘musulman’ qui tienne », on peut manger hallal dans l’armée française.
Mais alors, cela signifie-t-il que l'intendance des Armées a fiché les Musulmans pratiquants et que nous disposons donc de statistiques ?

Un rapport consensuel sur les statistiques ethniques
Fruit de dix mois de réflexion, le rapport du Comité pour la mesure de la diversité et l'évaluation des discriminations (Comedd), que son président, François Héran, a remis vendredi 5 février 2010 à Yazid Sabeg, commissaire à la diversité, témoigne de la volonté de sortir de la polémique.
Depuis le début des années 2000, les défenseurs de la République "une et indivisible" refusaient l'idée que l'on puisse distinguer les Français en fonction de leurs origines ethniques. Ils s'opposent à ceux qui estiment que seule une telle distinction permettrait de lutter efficacement contre les discriminations.
Le comité a mis à plat chacune des méthodes existantes qui permettent de décrire les origines des personnes. Le panel est large: enquêtes s'appuyant sur le pays de naissance et la nationalité des individus comme les grandes enquêtes de l'Insee, études reposant sur le "ressenti d'appartenance", testings utilisant patronymes ou prénoms selon leur consonance ethnique...

Les statistiques ethniques sont possibles

Avant la Halde,

Il fut un temps
où les libres penseurs
discriminaient
toutes
les religions
équitablement...


"Contrairement à une idée répandue, relève François Héran, président du Comedd et ancien directeur de l'Institut national des études démographiques (INED), la loi ne pose pas un interdit absolu de traiter statistiquement des données sensibles, y compris ethniques et raciales. Mais elle l'autorise à titre dérogatoire et sous strictes conditions."

Elles sont possibles, mais confidentielles

De fait, si la loi Informatique et liberté de 1978 énonce une interdiction de principe sur le traitement statistique des données sensibles, elle permet d'y déroger, sous contrôle de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) et à condition de respecter certains critères (consentement individuel, anonymat, intérêt général...).
Le politiquement correct a encore sévi et la démocratie, c'est-à-dire l'égalité de tous, a encore reculé.

Discrimination positive
Le comité (Comedd) insiste toutefois sur le fait que la mesure des discriminations doit se faire en lien avec les inégalités sociales. Le comité propose plusieurs mesures pour favoriser le développement contrôlé de telles études.

La discrimination négative, laïque, c'est pour les Chrétiens.
La création au sein de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et l'égalité (Halde) d'un Observatoire des discriminations aura réussi à produire
plus de discrimination. Bravo !

Traitement de faveur non discriminatoire ?

Discrimination physique: Hamon (lien PaSiDupes)

lundi 23 mars 2009

Rien pour l’emploi des jeunes ? 1,5 milliards d'euros de plus

Coup de pouce du Haut commissaire à la Jeunesse

Martin Hirsch, a proposé dimanche que l'Etat encourage l'embauche par les entreprises de 100.000 jeunes en contrats en alternance pendant deux ans, avant de se rembourser par baisse "minime" des allègements de cotisations.

Rallonge de 1,5 milliards d'euros

Détaillant devant le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI les mesures qu'il compte présenter mardi à la commission de concertation jeunesse, M. Hirsch a "proposé que les entreprises embauchent toute de suite" et que "pendant deux ans on (les pouvoirs publics, c’est-à-dire les contribuables) paye la prise en charge plus grande du salaire".

On appelle contrats en alternance, les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, qui conjuguent formation théorique et travail en entreprise.

La contrepartie

Martin Hirsch a proposé de réduire de 1% "les cinq années suivantes" les "30 milliards d'euros d'allègement de charges" donnés chaque année par l'Etat aux employeurs.
"Cela rembourse le milliard et demi", selon lui, même si "c'est un remboursement minime" revenant à renchérir de 5 centimes l'heure de travail.

Les avis
  • Le Medef n'était "pas très chaud"
    Les employeurs bénéficient déjà d'une exonération de cotisations lorsqu'ils embauchent un jeune en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, et ils peuvent faire prendre en charge les coûts pédagogiques par les fonds de la formation continue.
  • Le Haut commissaire à la Jeunesse a pour sa part estimé que c'était "la meilleure formule pour tout le monde" car "il y a aujourd'hui 200.000 jeunes supplémentaires sur le carreau dont beaucoup sont formés et ont envie de travailler" et "de l'autre des entreprises qui n'ont pas les moyens d'embaucher des jeunes aujourd'hui, mais dont la survie dépendra d'avoir des jeunes formés avec une première expérience d'ici deux ou trois ans".
    M. Hirsch est depuis janvier en charge de la politique de la Jeunesse. "On est passé à côté de la plaque, et on est allé vers une génération sacrifiée", a-t-il estimé.
  • D'autres membres du gouvernement, comme Yazid Sabeg (Diversité), ont plaidé récemment pour un nouveau coup de pouce des pouvoirs publics à l'alternance en réponse à la flambée du chômage des jeunes, victimes de la crise.
  • lundi 16 mars 2009

    La question des statistiques ethniques n’est pas bien posée

    Exemple d’intox grossière par les vertueux

    Une majorité de Français (55%) jugent "pas efficace" la mise en place de statistiques ethniques pour lutter contre le racisme, l'antisémitisme ou les discriminations, selon un sondage* CSA-UEJF-SOS Racisme publié aujourd'hui dans Le Parisien.Ils sont 37% à estimer que cette mesure de la diversité serait au contraire "efficace" et 8% ne se prononcent pas.
    Les sondages sur mesures sur le client

    => Les sondages n’ont de valeur que pour ceux ceux qui les commandent
    SOS-Racisme (Julien Dray et le PS) et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF,Raphael Haddad, président) sont précisément les commanditaires de ce sondage.
    Au début des années 1980, l'UEJF s'est rangée derrière le PS et a du même coup tissé des liens étroits avec l'UNEF (surtout dans sa période UNEF-ID) et la MNEF. Depuis 2004, l'UEJF organise chaque année en partenariat avec SOS Racisme le spectacle "Rire contre le Racisme": amusant, non? Le même festival serait-il plus drôle en association avec le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) qui est proche du PCF et lutte pour la régularisation des étrangers en situation irrégulière.

    =>
    Quelle est la valeur d’un sondage de circonstance ?
    Celui-ci a été commandé à l'occasion des premières assises nationales de la lutte contre les préjugés, dimanche à Paris.
    Malek Boutih, président de SOS Racisme jusqu'en 2003, a aussi été critiqué pour ses prises de position ultérieures, effectuées en tant que chargé des questions d'immigration au PS, concernant les quotas d'immigration.

    Les résultats satisfont le payeur

    "Les Français considèrent que les solutions pédagogiques sont plus efficaces", soulignent les clients, dans un communiqué commun. C’est justement ce qu’ils voulaient entendre : ils en ont pour leur argent !
    Les sondages qui tombent à pic

    Il s’agissait en l’occurrence de contrer le commissaire à la diversité, Yazid Sabeg, qui vient de confier à une commission le soin d'élaborer "la mesure de la diversité et des discriminations" en se fondant sur "l'appartenance à une communauté".

    SOS Racisme et l'Union des étudiants juifs de France seraient à l’unisson des Français

    => Par bonheur, les Français, à peine sollicités, pensent plus efficace d'ouvrir les grandes écoles aux populations défavorisées (85%) : un score sans appel qu’aucune contestation ne peut ébranler. Les Grandes Ecoles resteront-elles assez grandes, c’est-à-dire assez vastes, car elles sont à leur tour menacées du même nivellement par le bas qu’ont connu les collèges et les lycées. Il faudra songer à créer des CPPE (Classes Préparatoires aux Petites Ecoles) pour conserver dans des réserves les élites en voie de disparition.
    => Pour lutter contre le racisme, ils pensent en effet qu'il faudrait renforcer
    - la formation des enseignants et les programmes (76%)
    - ou encore les moyens de contrôle des propos racistes exprimés sur internet (65%).
    - développer le testing et l'utilisation des CV anonymes paraît pertinent à 55% des sondés.
    Les media sont parvenus à modeler l’opinion.
    Le monde est bien fait…
    Les Français feraient confiance
    - d'abord aux associations (40%) : le hasard fait que SOS Racisme et l'Union des étudiants juifs de France sont justement des associations …, auxquelles il faut ajouter les autres, tel le CRAN ou le réseau ESF, à titre d’exemple…
    - ensuite aux enseignants (20%) : or, les camarades de la FSU (SNU-ipp, SNES ou Sne-Sup) sont on ne peut plus fiables…
    devant les citoyens et les élus locaux et nationaux (14%) : avec une probable prédilection pour les parents d’élèves de la FCPE et les élus de la gauche…

    Petit souci sur la fiabilité de ce type de sondage

    La recherche de manipulation ne peut être écartée ; elle affleure d’ailleurs.
    Ce sondage met en effet en évidence un paradoxe: si 96% des Français considèrent qu'il est grave de tenir des propos reflétant des préjugés ethno-raciaux, ils sont 71% à tomber d'accord avec au moins un des préjugés qui leur sont soumis. Ainsi,

    -48% trouvent que les étrangers savent mieux profiter du système de protection sociale…
    - 38% que les Juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les media …
    - 24% que les noirs sont plus forts physiquement,
    -12% que les arabes sont plus voleurs.

    La question fondamentale

    La seule question qui vaille concernant les statistiques ethniques serait en fait de savoir si l’intention cachée de les tenir secrètes ne serait pas de favoriser les minorités en exploitant la surestimation de leur nombre.
    Les quelques chiffres suivants, mais concernant les Noirs américains, donnent une idée de l’ampleur de l’intox liée à l’élection d’un métis à la Maison Blanche: sur une population totale de 305 683 227 habitants en 2005, les Américains Blancs sont 80,2% et les Noirs sont seulement 12,8%, soit moins nombreux que les 14,4% d’Hispaniques…
    Qu’en est-il en France ? Ces chiffres sont-ils transposables à la France dans des proportions équivalentes ? Qui a intérêt à dissimuler l’information ? …
    *Sondage réalisé par téléphone les 4 et 5 mars auprès d'un échantillon représentatif de 1.050 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

    mercredi 17 décembre 2008

    Les grandes écoles s’ouvriront à l’élite des minorités

    A nouvelle élite française, nouvelle fracture sociale !
    Le Président de la République a souhaité ouvrir aux minorités "les lieux où se forme l'élite" de la nation.
    Nicolas Sarkozy a fait cette annonce mercredi à l'Ecole polytechnique à Saclay près de Paris, un fleuron parmi nos grandes écoles, dont il compte faciliter l’accès aux bons éléments des quartiers défavorisés.

    Les gardiens de la Constitution veillent
    Or, le matin même, le comité présidé par l'ancienne ministre de Valéry Giscard d’Estaing, Simone Veil, chargée par le président de réfléchir à une éventuelle modification du préambule de la Constitution, avait écarté l'idée de "discrimination positive à la française", se prononçant pour une évolution dans "le cadre constitutionnel actuel".

    Si, pour des raisons constitutionnelles de respect du principe d’égalité, le critère ethnique ne peut être clairement énoncé, il s’agit pourtant bien de privilégier les populations d’origine étrangère (et européenne ?), sous couvert du critère social qui ne trompe personne. "C'est par le critère social qu'il faut prendre le problème parce que les inégalités sociales englobent toutes les autres", a-t-il assuré dans un discours sur l'épineuse question de l'intégration des jeunes issus de l'immigration prononcé devant l’élite des étudiants français.

    La nouvelle fracture sociale
    L’objectif défini par le président cible la partie immigrée de la jeunesse française et passe d’ailleurs par une orientation du statut de boursier vers la population maintenant privilégiée. Sachant que les critères d’attribution des bourses sont d’ores et déjà favorables aux immigrés et excluent largement les revenus faibles de la population hexagonale indigène, il faudra que le nombre des bourses soit augmenté pour que les nouveaux exclus ne soient pas les étudiants autochtones, et singulièrement ceux des familles ni nombreuses, ni monoparentales ni recomposées.

    Origine révélatrice du commissaire ad hoc
    > Pour accompagner ces mesures, N. Sarkozy a annoncé la nomination de Yazid Sabeg, grand patron français millionnaire, d'origine berbère, comme "commissaire à la diversité et à l'égalité des chances". Rien que le terme de 'commissaire' est porteur de réussite dans les quartiers !

    > Quant au gouvernement, il devra mettre sur pied pour mars un "plan global d'action".

    "Je me souviens du charivari que j'avais provoqué en disant que j'étais intéressé par la discrimination positive", a lancé le président. "Comme si le simple fait d'être intéressé par cette idée devenait la preuve que je justifiais le communautarisme. C'est exactement le contraire!" Malheureusement, la discrimination peut bien être ‘positive’ pour les uns, elle est nécessairement ‘négative’ pour les autres : toute discrimination est fondamentalement inégalitaire !

    L’école est bonne à tout
    Et propre à rien? Les tâches d'instruction qui lui incombent ne suffisaient pas; elle se voit accablée d'activités d'éducation aussi diverses que contradictoires, un domaine qui revient à la famille.
    > Ne lui demande-t-on pas déjà de sensibiliser et d’éduquer à tous les problèmes, dès le plus jeune âge et avec le succès que l'ont sait ? Comment préserver la nature et développer l’information sexuelle, respecter l’environnement et enseigner le code de la route, s’opposer à la guerre et enseigner la lutte des classes, informer sur les dangers de la drogue (ou des écrans) et enseigner l’informatique (et les TICE), promouvoir la tolérance et la laïcité, comment être libre et libéré et se protéger du sida, prévenir contre la pédophilie et respecter les orientations sexuelles, éduquer le goût et organiser une journée de la presse, éradiquer la différence et s’opposer à l’uniforme, promouvoir l’égalité et privilégier la diversité? Le rôle de la famille ne serait-il pas plus décisif ?
    > N. Sarkozy a néanmoins poursuivi. "L'égalité réelle des chances, c'est d'abord par l'école qu'elle passe". Mais l’égalité réelle ne devrait-elle pas commencer par la ‘petite’ école pour atteindre ensuite les ‘grandes’ ?

    > L’égalité entre les forces vives de la nation passe par les bourses
    "C'est la solution qu'avait choisie la IIIe République en créant le statut de boursier". Statut qui a "permis à tant de fils d'immigrés pauvres de rejoindre en une ou deux générations les élites sociales, intellectuelles et politiques d'une République qui acceptait alors de regarder en face la réalité de ses inégalités". Mais comme il suffit de huit semaines à la Star’Ac pour faire une star, il ne faudra plus « une ou deux générations », mais deux ou trois années de ‘grande école’ pour faire l’élite à la française.

    L’élite nouvelle

  • L'éducation a été au centre de son discours
    - à partir de septembre 2009, 25% des places de chaque lycée à classes préparatoires réservées "aux meilleurs lycéens boursiers"..
    - "A la rentrée 2010,
    ce taux atteindra 30%".

    Pour ces boursiers, il veut aussi des "internats d'excellence" avec "tutorat assuré par des élèves de grandes écoles", et "suivi personnalisé". Ce niveau de tuteurs est-il également prévu pour la mise à niveau des professeurs-stagiaires d’IUFM ?
    L'objectif de 30% d'élèves boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles est louable et contribuera peut-être à la lutte contre l’abstention scolaire… Il avait été pour la première fois souhaité par Jacques Chirac, en janvier 2006, peu après les émeutes qui avaient embrasé les banlieues parisiennes. Nul doute qu’en saccageant leurs écoles et en brûlant leurs bibliothèques de quartiers, les casseurs réclamaient des ‘grandes écoles’ … Il faut savoir décoder !

  • La légalité et l’égalité nouvelles
    >Avec Chirac, il s'agissait alors d'un objectif de moyenne nationale, et non, comme maintenant, des effectifs de chaque établissement. La difficulté consistera donc désormais à constituer l’élite française de demain avec les meilleurs élèves des plus mauvais établissements pour remplacer les meilleurs éléments des meilleurs lycées. Puisque le niveau scolaire ne baisse pas et que le bac n’est pas dévalorisé, il ne sera donc pas nécessaire de recourir aux bons vieux stratagèmes, comme des taux éblouissants de réussite au bac dans certains quartiers : nous vous laissons imaginer lesquels.
    Grâce au forcage psycho-pédagogique, la filière spécifique que Science Po à Paris réserve aux meilleurs des quartiers va regorger d’éléments hors normes. Tout dépend de la norme.

    >
    Les professeurs de la FSU n’ont pas encore exprimé leur approbation et plutôt que d’applaudir bruyamment, ils restent perplexes.
    Le Président fait ce à quoi ils ne rêvent même pas et qui risque de décimer les manifs ! De plus, cette annonce semble bien nier leur capacité à détecter -depuis la IIIe République- les enfants doués, volontaires et prometteurs.
  • > Le Président Sarkozy veut aussi, pour les "jeunes de condition modeste", des "classes préparatoires" (modestes) créées par les ministères (modestes) pour les préparer aux concours de la Fonction publique les plus visibles.
    > A la télévision, donc, pour favoriser visiblement la diversité, les chaînes auront à déterminer en 2009 des "objectifs d'amélioration" de visibilité, qui seront "intégrés dans des conventions signées avec le CSA". La concurrence va donc s’étendre aux présentateurs/trices de couleur déjà présents.
    > Dans le monde du travail (pour de vrai, hors télévision, qui n’est donc pas véritablement considérée comme un lieu de travail), pour renforcer visiblement le poids des minorités, cent grandes entreprises expérimenteront en 2009 le CV anonyme. L’anonymat, pour plus de visibilité, sans trop de lisibilité !

  • Des "contrôles inopinés" dans les entreprises
    > Elles pourront être effectuées par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde).
    Comment les Blancs maghrébins seront-ils décryptés et comptabilisés ? Comment pourront-ils faire entrer leur origine ethnique dans les statistiques de la Halde, avec un CV anonyme et un échantillon de peau qui leur a été retiré ?
    > Les scientifiques travailleront sur ce sujet ô combien sensible ! Il est clair que, comme le souligne N. Sarkozy face à ces difficultés techniques, "la France doit se doter d'outils statistiques permettant de mesurer sa diversité". La question est de savoir si des mesures de longueur sont envisagées et si elles vont faire régresser les élites des ‘grandes écoles’ aux préaux des collèges ?

    Nouvelle épreuve inscrite à l’examen de fin d’études

    Une "commission d'évaluation de la promotion de la diversité dans la vie politique"
    sera constituée et rendra chaque année un rapport public. Le taux d’admission sera-t-il fixé par le ministère, comme pour le bac ?
  • Excellence et diversité

    Sarkozy veut-il aller plus loin dans la discrimination ?

    Barack Obama a créé un scandale pour ne pas avoir mis la main sur le coeur pendant l'hymne national américain, début novembre dans l'Iowa.
    Il peut faire partie de l’équipe de France de football…

    Un excellent élément aura-t-il désormais plus de chances de réussite s’il est issu de la diversité.
    Nicolas Sarkozy entendrait, dit-on, donner une nouvelle impulsion à l'"affirmative action", pour ne pas parler français, mais sous-titré dans l’hexagone par « discrimination positive», en matière de recrutement professionnel. C’est tellement inégalitaire que la notion heurte lourdement le principe d'égalité inscrit dans le marbre de la Constitution et au fronton des mairies.
    Porté par le vent de l’actualité, le président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), Patrick Lozès, se plait d’ailleurs à évoquer "les émeutes en Grèce [qui] viennent nous rappeler combien le mécontentement peut rapidement se muer en violences que nul ne peut souhaiter à notre pays". Marqué par les violences urbaines de 2005, au temps où il était au ministère de l'Intérieur, le Président n'ignore pas en outre que la récession internationale et la désobéissance citoyenne font leur chemin et pourraient donc exacerber le malaise social actuel.

    Or, le président français doit prononcer aujourd’hui mercredi un discours à l'Ecole polytechnique, à Saclay, près de Paris, sur "l'égalité réelle des chances et la promotion de la diversité". Sur le campus de l'"X", symbole de l'élite française, il annoncerait sa volonté d’ouvrir plus largement les grandes écoles aux minorités. Le critère ethnique est tellement clair qu’il faudra le travestir.

    Discrimination ethnique ou sociale ?
    > Déjà, le terme « discrimination » ne conviendra pas : il est trop évocateur d’ostracisme. Discriminer les uns, c’est discriminer les autres. Les anciens privilégiés seraient les nouveaux discriminés, mais la France n’aurait pas fait de progrès en matière de discrimination. On pourra bien l’anoblir en la qualifiant de ‘positive’, elle ne sera jamais ‘positive’ que par opposition à l’autre qui n’en deviendra que plus négative.
    > Auparavant, le Président aura précisément reçu le rapport de Simone Veil sur la Constitution française. Le 8 janvier, Nicolas Sarkozy avait en effet annoncé son intention d'amender le préambule de la Constitution de la Ve République pour y intégrer "les nouveaux droits que notre époque appelle", notamment le respect et la promotion de la diversité.
    "Si, pour des raisons éthiques, la diversité ne peut se définir sur une base ethnique, elle doit néanmoins refléter la richesse de notre société à tous les niveaux de responsabilité", admet le chef de l'Etat et, ce faisant, le souligne. Fonction publique, grandes administrations centrales, collectivités locales, télévision, Education nationale représentent pour Nicolas Sarkozy les creusets de cette "action positive" qu'il refuse d'assimiler à des quotas …’positifs’.
    > Dans le domaine de l'éducation, l'Institut de Sciences politiques de Paris était un symbole d’excellence et un sujet d’aigreur pour les politiciens qui ne sont pas passés dans son moule froid. Ils ont décrié cette (dé)formation, mais, en créant une filière spécifique, c’est celle qu’on a ouverte en premier aux quartiers ! L’école à la tête de laquelle on a commencé par nommer un directeur ad hoc, a bientôt expérimenté la réservation de places dans ses filières à de jeunes privilégiés des quartiers difficiles. Mais en n’en créant pas d’autres en compensation, les places devenues chères, en garder pour certain(e)s , c’est en soustraire à d’autres : d’excellents éléments en sont privés, parce qu’à qualités égales, ils ne viennent pas de quartiers assez sensibles. Et qui osera prétendre qu’un excellent candidat est supérieur à un autre, parce qu’il est issu de la diversité? Que sont donc devenues les notions républicaines d’excellence et d’égalité ? Une hiérarchie est-elle en train de s’établir, qui place la diversité au dessus de l’égalité.
    > Les inégalités sont-elles vraiment plus grandes dans les quartiers de banlieues des grandes villes que dans les campagnes dépeuplées, parce qu’elles sont plus concentrées et donc plus visibles ? Les chambres de bonne et les studios vont s’arracher à prix d’or dans les banlieues. Et faire monter les loyers...

    Des affirmations aussi hasardeuses que 'positives'
    > "Bien sûr que Barack Obama a été élu parce qu'il était le meilleur, mais en plus il est porteur de sa propre histoire", affirmait récemment Nicolas Sarkozy, pour les besoins de la cause. Notons que les ascendants Noirs d'Obama ont été épargnés par l'esclavage et n'est guère le symbole qu'on voudrait.... Ce n'est que du « diplomatiquement correct », car chacun sait que l’éléphant républicain ne faisait pas le poids face à l’âne démocrate et que l’alternance a pu jouer à plein après deux mandats républicains.
    > La question de l’élection à la Maison Blanche d’un premier métis, plutôt que d’une première femme, la féministe Hillary Clinton, n’interpelle personne, surtout pas Christiane Taubira et pas même Sa Cynique Majesté Royal ?
    > Reste que la sagesse exigerait d’attendre que le président élu ait commencé à faire ses preuves avant de conclure au miracle de la diversité. Sa couleur de peau n’a encore prouvé qu’une chose, c’est qu’on peut être métis aux Etats-Unis et réussir. Imaginons en outre que son action ne réponde pas aux attentes, est-ce que sa part blanche reprendrait le dessus. Le projet du Président français serait-il remis en cause ? Il faut donc aller vite, du point de vue du CRAN…

    Faut-il aller plus vite que la musique du « Star-Spangled Banner » ?

    L'ancienne ministre de Valéry Giscard d'Estaing,
    Simone Veil, a mené les travaux d'un comité de réflexion sur la Constitution, composé de parlementaires, juristes, intellectuels, scientifiques et membres de la société civile.
    > Le rapport, attendu initialement fin juin, décevra les attentes de l'Elysée, dit-on de source proche du comité.
    Il devrait en effet réaffirmer le caractère intangible du principe constitutionnel d'égalité qui fait obstacle à la "discrimination positive", politique née dans les années 1960 aux Etats-Unis et qui a consisté à rendre obligatoire l'accession des Noirs aux universités et à certains emplois.
    > Le réservoir d’excellence de la diversité existe déjà
    En 2004, Nicolas Sarkozy avait déjà trouvé qui nommer préfet du Jura : Aïssa Dermouche, d'origine algérienne. Récemment, Pierre N'Gahane, d'origine camerounaise, et Nacer Meddah, d'origine algérienne, ont été respectivement nommés préfets des Alpes de Haute-Provence et de Seine-Saint-Denis. Y aura-t-il assez de départements ?

    Dans sa très grande cohérence, l’opposition prend volontiers pour cibles -« privilégiées »-, Rachida Dati, Fadela Amara et Rama Yade, ministres emblématiques de la diversité. Leurs qualités de femmes, et de femmes issues de la diversité, ne semblent pas suffire à en faire des ministres d’excellence, selon la gauche ? Toutes autant qu’elles sont, la secrétaire d'Etat à la politique de la ville, la ministre de la Justice et la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme sont constamment harcelées et la presse de gauche assure qu’elles sont en délicatesse avec l'Elysée. Faudra-t-il que l’ « affirmative action » » ne s’adresse qu’à des candidats de gauche ?

    Carla Bruni-Sarkozy soutient, mais ne signe pas

    > Dans la perspective des élections européennes de juin 2009 et des éventuelles régionales du printemps 2010, un manifeste initié par le millionnaire Yazid Sabeg (Lire PaSiDupes) et intitulé "Oui, nous le pouvons!", en référence au slogan de campagne de Barack Obama ("Yes we can"), réclame notamment "un pacte national de la diversité" pour en finir avec des listes électorales monocolores. Il est prévu que le blanc ne serait plus une couleur.
    > Parmi les premiers signataires, on relève une grande diversité de noms de responsables politiques, comme Jean-François Copé et Patrick Devedjian (UMP), Dominique Voynet (Verts), Christiane Taubira (PRG), Arnaud Montebourg et Christian Paul (PS) mais aussi des personnalités de la société civile, l'avocat Théo Klein, ou encore l'historien Benjamin Stora, ainsi que le collectif Les Gracques.
    Le manifeste bénéficie de l'appui de Carla Bruni-Sarkozy, qui a déclaré au JDD être "d'accord avec le texte" tout en expliquant que son statut d'épouse du président de la République l’empêchait de pouvoir le signer. L’épouse du chef de l’État français revendique dans l’hebdomadaire son engagement antiraciste.

    Ce "manifeste pour l'égalité réelle", publié par le Journal du Dimanche dimanche 9 novembre, est lancé avec le soutien de l’épouse du président français, Carla Bruni-Sarkozy, par divers acteurs publics qui réclament un Grenelle de la diversité.

    lundi 1 décembre 2008

    Le « Manifeste pour l'égalité réelle » est-il une proposition égalitaire et équitable?

    Dernière version en date de la discrimination positive…
    Malgré Christiane Taubira qui ne compte pas sur la « discrimination positive » (cf. PaSiDupes), Yazid Sabeg, un chef d’entreprise français d’origine algérienne, vient de lancer un « Manifeste pour l'égalité réelle » en faveur des minorités de notre pays, profitant de la dynamique de l'élection du métis Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Jean-François Copé, Patrick Devedjian, Arnaud Montebourg et Dominique Voynet soutiennent cet appel, qui a la sympathie déclarée de Caria Bruni-Sarkozy.

    Le promoteur soutient que ce manifeste ne trahit aucun des grands principes de notre République et renforce même au contraire son souci de justice.
    Il prend l’exemple des Etats-Unis, qui sont arrivés à élire un Noir (dont on dénie le métissage...) à la tête de l'Etat, pour affirmer que c’est en raison d'un processus très déterminé en faveur des minorités, mené depuis des décennies par les associations, les réseaux et les collectifs outre-atlantique. Ils ont édifié ainsi une conscience civique collective et une fierté d'appartenance nationale, qui a commencé avec le slogan « Black is beautiful », et leur ont permis de transcender les clivages. Sabeg prétend que les électeurs ont vu dans Obama un homme d'Etat, et non un Noir : c’est dire que les media auraient perdu leur temps et leur énergie, qu’en dernier ressort le système électoral aurait laissé aux électeurs le choix entre Hillary Clinton et Obama, et qu’il n’auraient nullement souhaité l’alternance. C’est ce qu’il qualifie de maturité, laquelle donnerait -au passage- une leçon et un vrai coup de vieux à nos habituels principes franco-français.
    Or,
    « l’égalité réelle » recherchée serait réellement inégalitaire
    En évacuant le terme dérangeant de ‘discrimination’ et en introduisant ce concept mou, Yazid Sabeg remet en cause l'égalité devant la loi républicaine sur le critère de la couleur de la peau. Sa vraie fausse solution serait pire que le mal ! Et, outre que le succès d'Obama est largement dû à l’échec du candidat républicain, il est maintenant le prétexte à nombre de divagations, qui n’ont d’autre mérite que d’être tentées au moment opportun, avant que le président élu n’ait eu le temps de prendre ses fonctions. Au communautarisme, on devrait pourtant pouvoir préférer mérite et assimilation en France .
    Le mot « discrimination » heurte donc les esprits, alors, bien qu’il traduise exactement la réalité de la voie où Sabeg veut pourtant nous mener, il l’élimine, sans rien changer au problème, mais en remplaçant une injustice par une autre.
    Créer du politiquement correct n’a jamais rien changé à la réalité.
    > Dans la réalité des faits, l’égalité face aux concours d’accession aux différents postes sera retirée aux "pâlots". Mettre le doigt dans le communautarisme, c’est victimiser les uns, favoriser les autres et jetter le discrédit sur ses bénéficiaires. Les concours offrent un nombre limité de places : ceux qui profiteraient des privilèges froidement souhaités par Y. Sabeg priveraient le pays des contributions des meilleurs et des plus méritants de ses enfants, pour peu qu'ils n'aient pas la couleur de peau 'politiquement correcte'. Ce serait ainsi la fin du système qui a permis, dans le passé, à des gens compétents, mais d'origines diverses, de progresser à force de travail et de mérite. Ce système de quotas, qui ne dit pas son nom, mais qui faisait jusqu'ici grincer les dents des immigrants, comblerait désormais les nouveaux arrivés, au détriment des plus anciens, et aggraverait la déstructuration de la France !

    Les plus méritants seront spoliés, mais heureux d’apprendre que l’ « égalité réelle » ne serait nullement fondée sur des critères ethniques. Il faut qu’ils sachent dès à présent, et se convainquent, que les concours sont devenus des instruments de calcification sociale et que leur groupe social est facteur de dégénérescence sociale. Pour protéger contre eux le pays, le docteur Sabeg imagine donc d'autres voies d'accès -équitables- à nos filières prestigieuses, à travers des jurys qui valoriseraient, comme dans les universités américaines, autant le niveau d'étude que le potentiel personnel. Contrairement à ce que nous pouvions penser, l’évaluation du ‘potentiel’ n’a en effet jamais rien eu de subjectif. Une autre initiative d'action positive consisterait d’ailleurs à décider, sans aucun risque d’arbitraire, qu'une partie des élèves des lycées parisiens, et encore pas tous, proviennent de l'autre côté du périphérique.[en Vélib’ ?]. Autant dire de l’autre côté de la Méditerranée. Quiconque jugerait que la proposition n’est pas équitable, serait décidemment bien réactionnaire et manquerait cruellement d’abnégation et de charité judéo-chrétienne.
    D’ailleurs, en supprimant l'anonymat avec les concours, ne casserait-on pas les meilleurs moyens de débloquer l'ascenseur social. Mais si, cerise sur le gâteau à l’occasion des concours, l’ « action – ô combien- positive » pouvait donner aux ‘culs blancs’ un aperçu de ce qu’est le délit de fasciès, ne serait-ce pas un juste retour des choses ? Quant à faire son marché dans les banlieues, comme le pratique Sciences-Po de manière démagogique et scandaleuse (sous la houlette de Recoing), cela donnerait en effet bonne conscience aux élites parisiennes repentantes.
    Pourquoi affaiblir le sommet de la pyramide, quand il faut irriguer la base ? Est-il indispensable et judicieux de frapper à la tête avant même d’avoir réussi à élever le niveau général ? Comment peut-on ignorer à ce point le risque de frustration collective qui pourrait aboutir à une véritable guerre civile ?
    Yazid Sabeg nous fait observer que la République nous ressert le principe d'égalité à toutes les sauces et que le terme, voire la notion même, serait « presque galvaudé ». A des obligations de moyens, il oppose seulement une obligation de résultats. La fin, on ne le sait donc pas suffisamment, justifierait désormais les moyens.

    Comment évaluer la situation des minorités ou mesurer des évolutions ?
    Yazid Sabeg ne prétend plus quantifier, mais « normer », c'est-à-dire qualifier une situation. Il ne sert donc à rien, selon lui, de parler de discrimination, car encore faudrait-il d'abord l'évaluer. On peut toujours objecter que les statistiques ethniques étant interdites en France, mais alors la subjectivité ferait donc loi. Il ne s'agirait pas en effet de catégoriser les populations sur des critères objectifs établis, mais seulement de demander aux individus s'ils « se sentent » - ou non – membres d’une minorité, à un moment donné. Cette photographie en noir et blanc de la diversité ne permettrait donc pas à la France de se voir telle qu'elle est, mais telle qu’elle se sent. Nous ignorions en outre jusqu’ici que, s’il est vrai que les CV anonymes sont un échec, la Constitution ne nous interdirait pas, en revanche, de mener une enquête anonyme, avec possibilité de rétractation de la personne interrogée. En admettant que son anonymat permette la démarche à ce repentant-là. Mais on entend aussi bien qu’en jouant sur l'origine des parents, on ne joue pas le jeu franchement!
    L’engrenage fatal de la couleur, de l'origine et du « comment vous vous sentez ? » des populations minoritaires, a pourtant déjà armé la bombe du Liban. L’ « action positive » prend ainsi le risque de renforcer leur victimisation, de faire qu’ aucune catégorie ne se sentira assez représentée, pour au final aller s’écraser contre le mur et à l'explosion.
    Bizarrement, Yazid Sabeg rappelle au passage que le système confessionnel libanais a été conçu par la France et qu’elle a fait de même en Algérie en instituant un tri ethno-racial durant la colonisation. Pourquoi ne pas le retenter en France : l’histoire est un éternel recommencement, mais en l’occurrence, le « sens de l’histoire » serait plutôt un retour à la case départ. Mieux, il évoque une constitution qui proclamait l’égalité de tous, mais qui a été trahie. Pourquoi ne pas la trahir à nouveau, en effet ? D’ailleurs, ce ne serait pas la trahir, en refusant en France la construction d’une séparation ethnique et sociale, si ce sont désormais les Parisiens intra-muros qui passent le périphérique, dans le seul sens qui vaille. Telle est sa façon d’avoir des« politiques différenciées ». C’est son idée neuve et décapante de la diversité et des statuts des populations de la France de demain.

    L’ « action positive » , moyen de lutte contre le chômage
    Certes, l’exemption de concours ou la sympathie des jurys ad hoc pour les populations de couleur ne serait pas équitable pour ceux qui seraient écartés sur le critère de la pâleur de leur teint, mais ce serait un faux cadeau pour les premiers. Finis dans l’école de la République les mêmes exigences de niveau pour tous, l’émulation et le mérite scolaire ! Vive la graduation du niveau des bourses sur l’intensité du travail teint et la péréquation massive en faveur des communes les plus pauvres. Si toutefois elles ne sont pas trop massivement rurales mais plutôt ethnicisées…!
    Le XXIe siècle aura le teint mat, ou ne sera pas...