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vendredi 9 février 2018

Corse: 61% des Français ne font pas confiance à Macron pour débloquer la situation

Six  Français sur dix ne font "pas confiance" à Macron "pour faire avancer la situation politique en Corse"

Les deux tiers se prononcent pour le statu quo en matière d'autonomie de l'île

Seules 39% des personnes interrogées font confiance à l'exécutif pour faire avancer le dossier, selon un sondage Elabe diffusé mercredi.

Pour 64% des Français interrogés, l'Etat ne doit accorder "ni plus ni moins d'autonomie" à la Corse que ce que lui confère déjà son statut particulier. 19% souhaitent "plus d'autonomie" et 16% moins pour le territoire, selon cette enquête pour BFMTV, réalisée mardi, au premier jour de la visite d'Emmanuel Macron en Corse.

Seuls 27% pensent que les prisonniers dits "politiques" doivent être "amnistiés et libérés".

Les personnes interrogées sont également massivement opposées, à 74%, à l'indépendance de la Corse, contre 26% d'un avis contraire.

D'autres sujets, plus compassionnels, sont jugés moins sensibles.
57% (contre 42%) pensent ainsi que "les prisonniers dits 'politiques' par les nationalistes" doivent "être incarcérés en Corse pour se rapprocher de leur famille". Et les Bretons en Bretagne, les Basques  au Pays basque et ceux du 9.3 dans leur immeuble ?...

Les sondés ne se soucient pas de l'intégrité de la République 

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Pour 53%, "la spécificité de la Corse doit être inscrite dans la Constitution", comme c'est déjà le cas de certains territoires ultramarins.

Et 46% estiment que "le statut de résident corse doit être créé pour réserver l'achat immobilier aux personnes résidant depuis plus de cinq ans en Corse". La côte d'Opale ou la Côte d'Azur serait-elle pareillement réservée aux riverains ?...

Mais, en revanche, la langue corse ne doit devenir la langue co-officielle sur l'île avec le français que pour 43% des Français interrogés. 
Résultat de recherche d'images pour "Asterix en Corse"
Enquête réalisée en ligne le 6 février auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

dimanche 4 février 2018

LREM : la majorité présidentielle se divise sur la Corse

Castaner désavoue le soutien d’élus LREM aux revendications nationalistes 

Des élus locaux du mouvement présidentiel soutiennent une résolution nationaliste en Corse

Dans la nuit de vendredi à samedi à l’Assemblée de Corse, les six élus macroniens corses ont voté une résolution solennelle déposée par les dirigeants nationalistes reprenant leurs principales demandes et qui sera remise au président Macron lors de sa venue dans l’île, mardi

Le premier article de la résolution de l’Assemblée de Corse appelle Emmanuel Macron à ouvrir "un dialogue sans préalable ni tabou entre l’Etat et la Corse"
Le second demande que "la Corse fasse l’objet d’une mention spécifique dans la Constitution"
Le troisième réclame le "rapprochement de tous les prisonniers condamnés pour des actes en relation avec la situation politique de la Corse" et qu’une "mesure d’amnistie intervienne au terme du règlement définitif de la question corse". 

Christophe Castaner a désavoué les soutiens LREM aux nationalistes

Délégué général de La République en Marche (LREM) et ministre des Relations avec le Parlement, Castaner a affirmé dimanche  qu’ils n’ont "pas voté une position de LREM".  "Le seul positionnement politique de La République en Marche n’est pas celui de la motion qui est adoptée, je vous le dis, il est celui du discours du président de la République qu’il a tenu à Furiani pendant la campagne”, a affirmé le délégué général de LREM lors du "Grand Jury" LCI-RTL-Le Figaro. 

"Ils n’ont pas voté une position qui est celle de la République en Marche", a-t-il dénoncé. Ce vote a également été désavoué dimanche par les "animateurs" des comités locaux de LREM dans l’île
Pour le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, il ne s’agit pas d’un "rappel à l’ordre", car les six élus macroniens de l’Assemblée de Corse sont "libres". 

Le patron des élus LREM de l’île et maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, a riposté.
Il a révélé qu'après cet épisode il a appris "de façon officieuse", l’annulation d’une étape de M. Macron dans sa ville de Corse-du-Sud, prévue "à titre privé". "J’ose espérer que c’est pour des raisons d’agenda”, a déclaré l’élu, dimanche soir, se défendant après avoir "tout fait pour que la résolution soit d’inspiration macronienne" et estimant qu’aucun point n’était "en contradiction avec le discours d’En Marche". 

Une visite sous tension d'Emmanuel Macron mardi et mercredi

L’un des déplacements les plus sensibles depuis son entrée à l’Elysée en se rendant en Corse, où il est très attendu sur sa vision de l’avenir de l’île, 72 heures après une manifestation à l’appel des dirigeants nationalistes. 
"Il aurait été préférable que Christophe Castaner et (le porte-parole du gouvernement) Benjamin Grivaux voient la résolution" avant de se prononcer a taclé Orsucci, lâchant que le texte des nationalistes avait été modifié sous l’impulsion d’En Marche, notamment sur la question des prisonniers et de l’amnistie. 

En langue de bois sur France 3, Benjamin Grivaux a appelé de son côté à se concentrer sur "l’avenir" de l’île. "Le dialogue a commencé il y a plusieurs semaines avec le nouvel exécutif" corse, a-t-il souligné.
Mais il a aussi rappelé plusieurs lignes rouges du gouvernement, sur le refus d’un statut fiscal pour les résidents ou l’examen "au cas par cas" de la situation des prisonniers

Absence annoncée de Jean-Guy Talamoni aux cérémonies d’hommage au préfet Erignac...
"C’est sa décision", a déclaré le porte-parole, avant de juger "important que la République puisse rendre hommage à ce préfet assassiné d’une balle dans le dos", le 6 février 1998, à Ajaccio par des indépendantistes corses.
Les auteurs de l'assassinat ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité; un autre indépendantiste corse, Yvan Colonna, jugé postérieurement au reste du groupe, a été condamné en appel à la même peine le 27 mars 2009, mais nie sa participation à l'attentat. Yvan Colonna a été jugé une troisième fois début mai 2011, après cassation de son procès en juin 2010. C’est pour n’avoir pas répondu aux conclusions de la défense concernant l’audition d’un expert en balistique que sa condamnation en appel avait été annulée.Le 11 juillet 2012, le pourvoi en cassation d'Yvan Colonna est rejeté, rendant sa condamnation à perpétuité définitive. Le 11 janvier 2013, Yvan Colonna a toutefois saisi la Cour européenne des droits de l'homme, estimant qu'il n'a pas eu droit à un procès équitable.

samedi 8 décembre 2012

Egypte: les anti-Morsi s'opposent au président islamiste

Les démocrates exigent le report du référendum scélérat
Autour du palais présidentiel gardé par l'armée

Environ 10 000 opposants au président Morsi
ont crié leur colère 
devant le palais présidentiel

Le pouvoir pourrait reporter le référendum sur un projet de Constitution qui divise profondément le pays, mais des milliers de manifestants maintenaient  la pression sur les Frères musulmans, vendredi soir au Caire.

Des opposants ont franchi sans incidents des barbelés déroulés près de la présidence, envahissant le périmètre de sécurité établi la veille par l'armée mais sans pouvoir entrer dans le complexe sur place.

En début de soirée, plus de 10.000 personnes s'étaient rassemblées aux abords du palais. Des chars étaient stationnés à proximité mais les soldats n'ont fait aucun geste en direction des protestataires, dont certains sont montés sur les blindés pour fraterniser avec les militaires.
Certains ont tagué des graffitis sur les murs extérieurs du palais, situé dans le quartier d'Héliopolis, dans la banlieue du Caire, proclamant "Dégage" à l'encontre du président islamiste.
Aucune violence n'avait toutefois lieu entre manifestants qui se sont répandus autour du site protégé par un mur d'enceinte et les forces de sécurité, malgré les fortes tensions de ces derniers jours dans ce quartier.

Des manifestants ont brocardé M. Morsi un "mouton" inféodé aux Frères musulmans. D'autres ont scandé "A bas le pouvoir du guide", en référence à Mohammed Badie, guide suprême de la confrérie dont le président est issu.
Dans le même temps, 2.000 islamistes étaient rassemblés dans une mosquée à quelques kilomètres de là, scandant "Nous sommes tous avec le président" et "Morsi, nous t'aimons" !
"Nous n'irons au palais présidentiel que s'ils (les anti-Morsi) cherchent à y entrer par la force", a certifié un manifestant membre des Frères musulmans, Ayman al Sawwah.

"Carton rouge"

Des manifestations hostiles au président ont aussi eu lieu sur la place Tahrir (photo) dans le centre du Caire, à Hourghada, sur la mer Rouge, et à Qena, dans le sud, selon des témoins. Alexandrie, la grande ville du nord du pays, était pour sa part le théâtre de rassemblements islamistes.

L'opposition avait intitulé cette journée "Vendredi du carton rouge" pour dénoncer le décret du 22 novembre par lequel le président Morsi a étendu ses pouvoirs et mis ses décisions à l'abri de tout recours en justice, ainsi que le projet de Constitution, accusé d'ouvrir la voie à une extension de la loi islamique et d'offrir peu de garanties pour les libertés.

Le président Mohamed Morsi met des conditions

Il "pourrait accepter de reporter le référendum" prévu le 15 décembre, a déclaré le vice-président Mahmoud Mekki, à condition que l'opposition ne se serve pas de ce report pour saisir la justice.

Le vice-président Mekki a toutefois expliqué que M. Morsi serait prêt à envisager un report du référendum si l'opposition garantit qu'elle ne mettra pas en cause le chef de l'Etat au motif que le scrutin doit se tenir, selon la loi, deux semaines après la présentation du texte au président.

Signe supplémentaire d'un possible report global du référendum, le vote des Egyptiens de l'étranger, qui devait débuter samedi, a été reporté à mercredi.

Mohammed El-Baradei, l'une des figures de proue de l'opposition, a toutefois réaffirmé vendredi qu'un dialogue avec M. Morsi reste conditionné au report du référendum constitutionnel mais aussi à l'abandon du décret du 22 novembre.
"Il peut faire cela immédiatement, cette nuit", a déclaré M. El-Baradei, prix Nobel de la Paix et ancien chef de l'agence atomique de l'ONU, qui dirige le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition libérale et de gauche.

La persistance des tensions politiques fait craindre de nouvelles violences
Le président fracture le pays.
Des heurts entre pro et anti-Morsi ont fait sept morts et des centaines de blessés dans la nuit de mercredi à jeudi près de la présidence.

Dans un discours au ton offensif jeudi soir, M. Morsi avait maintenu son décret et le référendum, tout en appelant l'opposition à un dialogue samedi. "Nous respectons la liberté d'expression pacifique, mais nous ne laisserons jamais personne participer à des meurtres et à des actes de sabotage", avait prétendu l'aspirant dictateur.


mardi 9 novembre 2010

9 novembre: Sarkozy dans la droite ligne de de Gaulle

Identité nationale: Sarkozy invoque de Gaulle

Hommage à Charles de Gaulle, l'homme et l'oeuvre

Le chef de l'État était mardi à Colombey-les-Deux-Églises pour commémorer les 40 ans de la mort du général de Gaulle, le 9 novembre 1970. Sous la célèbre croix de Lorraine qui domine la dernière demeure de l'ex-président, c'est par un temps gris de novembre que le président a rendu hommage au général, devant François Fillon, ses ministres Michèle Alliot-Marie, Luc Chatel, élu régional, des chefs de l'UMP Xavier Bertrand et des députés du parti présidentiel à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé.
Dans ces collines majestueuses, et dans cette atmosphère déjà très barrésienne, aux marches de la Lorraine, le chef de l'État a voulu se placer dans les pas du père de la Constitution de la Ve République et prendre avec lui de la hauteur.Au cimetière de Colombey, il n'a pas croisé la "nauséabonde" Martine Aubry qui, il y a quelques mois pourtant, n'avait pas hésité à enrôler le chef de la France Libre entre Voltaire, Zola et Zidane, pour dénoncer la politique du chef de l'Etat.


Nicolas Sarkozy a puisé dans l'héritage gaulliste


La famille gaulliste
Citations à l'appui, le Président de la République a souligné la continuité en évoquant tout ce qui, dans son action fait écho à celle de Charles de Gaulle. Il a d'abord célébré l'homme qui a toujours su concilier la «fidélité à soi-même» et la conscience que «lorsque rien ne change, il n'y a pas d'autre issue que le déclin».

La gestion de la crise
«Quand il avait dit que la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille de la Bourse (…), à sa façon il appelait à la régulation des lois du marché», a-t-il ainsi estimé à la veille de prendre les rênes du G20.

Allusion au débat sur l'identité nationale
«Jamais un homme d'État n'avait compris aussi bien que (…) pour s'ouvrir aux autres il faut d'abord être assuré de ses propres valeurs, de son identité», a également rappelé Nicolas Sarkozy,.

Détermination
A l'heure où, à Paris, le Conseil constitutionnel donnait son feu vert définitif à sa réforme des retraites, le chef de l'État a aussi rappelé que le général de Gaulle n'avait «jamais reculé devant la nécessité de décider (…) parce qu'il savait qu'en repoussant la décision, les souffrances seraient plus grandes encore».

Légitimité présidentielle
Le président Sarkozy a également rappelé quelles sont les sources de son pouvoir et son autorité en citant le fondateur de la Ve République qui souhaitait que, du président, «émanent réellement toute décision importante aussi bien que toute autorité». Chacun, sauf à gauche et dans sa presse militante, aura ainsi fait un retour salutaire au texte de la Constitution de 1958, et se sera ressourcé. Le premier ministre n'est fait, ni défait par la presse, l'opposition ou la rue et le nouveau collaborateur de l'Elysée, quel qu'il soit, est nommé par le Chef de l'Etat dont il tient, et de lui seul, toute autorité.

Le président en exercice n'inaugure pas les chrysanthèmes
Quant à la nécessité des réformes, Nicolas Sarkozy l'a retrouvée dans un autre propos gaullien qui a fait crépiter les applaudissements : «si la France m'a appelé à lui servir de guide, ce n'est certes pas pour présider à son sommeil»…

La fidélité gaulliste affichée par président n'a pas fait l'unanimité. «Une imposture», a jugé le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui organisait une contre-célébration dans le cimetière de Colombey-les-Deux-églises quelques minutes après le départ du chef de l'Etat.

Après son discours, Nicolas Sarkozy a déjeuné à Colombey dans le restaurant La Montagne, racheté par l'un de ceux qui ont porté le cercueil du général. Michèle Alliot-Marie était placée à sa gauche et le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, à sa droite. François Fillon, qui était en face de lui, a raconté quelques anecdotes sur le gaullisme. Le président a évoqué le cinéma en noir et blanc de l'époque et dit un mot sur l'idée - sans indulgence - que de Gaulle se faisait des journalistes. Nicolas Sarkozy a été nuancé sur le sujet: «Sur les retraites, les media ont peu parlé du fond, mais il y a eu un effort d'objectivité pour compter le nombre de manifestants», a-t-il observé.

Tirer un trait sur le mouvement syndical

La presse buzzante n'y a pas trouvé de quoi alimenter le flot des supputations sur le remaniement ministériel annoncé.
Rien, pas un mot, et pas une attitude n'a permis mardi d'interpréter la présence de François Fillon au côté de Nicolas Sarkozy comme un signe certain du premier ministre à son poste.
L'occasion ne s'y prêtait que pour les media mono-maniaques qui s'obsèdent de ce sujet pour ne pas s'attarder sur la validation de la réforme de la retraite par le Conseil Constitutionnel. Privés d'oxygène éditorial par l'asphyxie du mouvement syndical, les media manquent d'air et cherchent un second souffle. Les Français ne se laissent d'ailleurs pas distraire de leurs préoccupations quotidiennes.
La presse tourne à vide
Mais tandis qu'elle nous 'gave', elle accuse le pouvoir de la laisser à la portion congrue
.

dimanche 19 septembre 2010

Immigration et mosquées: Merkel refuse l'angélisme et menace

L'Allemagne n'acceptera pas une société musulmane parallèle

'Minable' stigmatisation des immigrés, dira Cohn-Bendit ?

La chancelière allemande Angela Merkel met en garde ses immigrés
Ceux qui ne feront pas suffisamment d'efforts pour s'intégrer peuvent s'attendre à être traités «avec fermeté», prévient-elle. Et d'ajouter ils en «subiront les conséquences».
«Nous ne pouvons accepter de société parallèle dans laquelle les droits fondamentaux, par exemple l'égalité entre hommes et femmes, ne serait pas la règle. Seule la Constitution peut servir de base pour que nous vivions ensemble dans la tolérance et le respect. Quiconque veut vivre ici doit accepter cela».

Immigration: on s'intègre ou bien quoi?

Dans un entretien publié samedi par le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Mme Merkel prévoit que les mosquées vont devenir un élément courant dans le paysage allemand, et estime que la société doit se préparer à des transformations liées à l'immigration. «Pendant des années nous nous sommes bercés d'illusions sur ce sujet», reconnaît Mme Merkel, mais « les mosquées, entre autres, vont devenir un élément plus présent dans notre paysage que par le passé », ajoute-t-elle.
«Une chose est sûre: notre pays va continuer à se transformer et l'intégration est un devoir pour une société qui accueille des immigrés», explique la chancelière, alors que l'intégration, notamment des musulmans, est devenue un sujet brûlant en Allemagne depuis la publication d'un pamphlet par un responsable de la Bundesbank, qui a démissionné depuis.

Merkel promet la « fermeté »

Elle précise toutefois aussi que les immigrés qui ne feront pas suffisamment d'efforts pour s'intégrer peuvent s'attendre à être traités «avec fermeté» et qu'il en «subiront les conséquences».
«Nous ne pouvons accepter de société parallèle dans laquelle les droits fondamentaux, par exemple l'égalité entre hommes et femmes, ne serait pas la règle. Seule la Constitution peut servir de base pour que nous vivions ensemble dans la tolérance et le respect. Quiconque veut vivre ici doit accepter cela».

Un livre témoin du rejet du « politiquement correct » allemand
Dans son pamphlet «L'Allemagne court à sa perte» paru fin août, Thilo Sarrazin, ancien membre du conseil de surveillance de la banque centrale allemande, affirme notamment que le pays «s'abrutit» en raison d'immigrés musulmans mal intégrés et peu éduqués.
Dans un entretien, il avait également évoqué l'existence d'un «gène juif», une provocation de trop dans un pays traumatisé par le nazisme.
M. Sarrazin, 65 ans, qui est pourtant membre du parti social-démocrate, a annoncé, le 9 septembre, sa démission.
Il n'empêche que son livre est devenu un best-seller et a fait de lui une sorte de «héros populaire», selon les mots de l'hebdomadaire Der Spiegel, destinataire des milliers de témoignages de sympathie, dans un pays où vivent 15,6 millions d'étrangers ou Allemands d'origine étrangère et environ 4 millions de musulmans.

Les manipulateurs de Libération pris à leur propre piège

La presse allemande serait-elle exploitée par la presse française ?
Quelques observations partisanes auraient-elles été montées en épingle à des fins peu ragoûtantes d'antisarkozisme ordinaire par notre presse vertueuse d'opposition?

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui fait la promotion (ci-dessus) du livre de Thilo Sarrazin, villipendait la politique française de reconduite des clandestins bulgares et roumains volontaires.

Der Spiegel est aussi du nombre des journaux étrangers cités par Libération qui portaient des jugements négatifs à l'endroit de la politique française d'évacuation de camps illégaux et la reconduite volontaire dans leurs pays de clandestins ...Rom !

Pas même dans l'embarras, Libération !

jeudi 27 mai 2010

Approbation massive du plan de réduction des dépenses publiques

Les Français soutiennent les efforts du gouvernement

Ils désavouent l'opposition

Les Français soutiennent massivement
- le principe d'un plan de réduction drastique des dépenses (82%)
- et la décision de Nicolas Sarkozy (75%) de faire inscrire l'objectif de redressement des finances publiques dans la constitution, selon un sondage BVA.

Ils comprennent les exigences de l'U.E.

Cette enquête, réalisée les 25 et 26 mai et diffusée jeudi 27 par Canal +, montrerait que pour les deux-tiers des Français, le gouvernement est incité à conduire une politique de rigueur. Parmi les sympathisants de gauche, ils sont 72% à le penser, contre 59% pour ceux qui se déclarent plutôt de droite.
Trente-quatre pour cent des personnes interrogées sont d'un avis contraire.

Les contraintes de l’appartenance de la France à l’Union économique et monétaire européenne

Depuis 1999, son destin économique est lié à celui des autres nations européennes.
Pour garantir la solidité de l’ensemble, le traité de Maastricht exige le respect des critères qu'il définit , dont notamment
- le maintien du déficit public sous les 3 % du PIB
- et une dette publique inférieure à 60 % du PIB.

Lire PaSiDupes: la droite assume l'héritage

mercredi 17 février 2010

L'UMP s'élève contre les "mensonges" et les "insultes" du PS

Le PS et le FN, mêmes méthodes indignes

L'UMP a demandé lundi 15 à la présidente sortante de Poitou-Charentes, l'amère Royal (PS), de désavouer l'"un de ses affidés", le maire d'Angoulême Philippe Lavaud, qui a comparé les jeunes UMP aux "jeunesses hitlériennes".

Deux nouvelles insultes
=> "Le PS manie l'insulte avec une facilité déconcertante", a regretté Dominique Paillé, porte parole adjoint, rappelant que l'UMP avait essuyé en fin de semaine dernière "une bordée d'insultes totalement inadmissibles".
Il faisait allusion à ce dérapage verbal du maire d'Angoulême, un "affidé de Ségolène Royal", selon lui, et ex-professeur d'histoire (FSU ?), dont on ne veut pas imaginer le contenu des cours.

=> Dénonçant "un axe Aubry-Le Pen", F. Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a estimé que ce n'était "pas un hasard" si les deux dirigeants de l'opposition avaient "pris pour cible le même jour" (samedi) le Premier ministre par "des attaques et des insultes ad hominem".

  • Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, avait comparé F. Fillon à "l'exécuteur des basses oeuvres".
  • Le patron du FN l'avait surnommé "Fidel Castré".

    "On ne peut pas passer son temps à insulter l'adversaire pour masquer le vide ou les idées gênantes" dans cette campagne régionale, a déclaré le porte-parole Frédéric Lefebvre, lors du point-presse hebdomadaire de l'UMP. "Ils veulent masquer le vide ou les idées gênantes", a ajouté F. Lefebvre.

    A l'appui de sa critique, il cite
    - "la réforme des retraites où la patronne du PS a reculé devant la gauche du PS" en rétropédalant de 62 annuités à 60...
    - et la "régularisation massive des clandestinselle a reculé devant les modernes du PS, comme Manuel Valls".
    "Les convictions de Mme Aubry réapparaîtront après les élections régionales", selon F. Lefebvre. Elle prépare simplement l'alternance, lorsque, de retour aux responsabilités, la gauche devra changer son fusil d'épaule, abandonner la facilité et poursuivre les réformes.

    Sa Cynique Majesté Royal doit demander pardon pour Lavaud

    De la chef de file régionale du PS en Poitou-Charentes, D. Paillé a "exigé qu'elle désavoue haut et fort Ph. Lavaud". "Nous attendons des excuses et en tout cas une clarification" de sa part, a ajouté D. Paillé.

    Enfin, il a déploré que "les excuses logiques que l'on pouvait attendre" du maire d'Angoulême "ne soient pas venues", alors même que le président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar, a fait personnellement le déplacement dans sa ville pour les entendre de vive voix.

    Les fonctions de Premier ministre

    Rappel à la Constitution du 4 Octobre 1958 (extraits) que le PS et le FN ont tendance à ignorer:
    Art. 8. - Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
    Art. 9. - Le Président de la République préside le Conseil des Ministres.
    Art. 21. - Le Premier Ministre dirige l'action du Gouvernement. Il est responsable de la Défense Nationale. Il assure l'exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l'article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.
    Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.
    Il supplée, le cas échéant, le Président de la République dans la présidence des conseils et comités prévus à l'article 15.
    Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d'un Conseil des Ministres en vertu d'une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.
    Art. 22. - Les actes du Premier Ministre sont contresignés, le cas échéant, par les ministres chargés de leur exécution.


    Le PS n'est pas dispensé du respect des hommes, des idées et de la Constitution.
  • samedi 17 janvier 2009

    Réforme du travail parlementaire: blocage anti-démocratique des débats

    L’opposition pratique une obstruction « minable » et « honteuse »

    Recours obligé et justifié à l'article 44.2 de la Constitution

    Plusieurs députés du PS, qui n'a rien à envier au syndicat SUD-Solidaires et cherche à paralyser le Parlement, craignaient que l’initiative de Christine Lagarde préfigure un vote bloqué, qui permet au gouvernement de demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte (article 44.3 de la Constitution).
    L'entourage du président du groupe UMP, Jean-François Copé, a rassuré les bloqueurs, mais, conformément à leur stratégie de retardement du vote des réformes, une délégation de socialistes a rencontré le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

  • Selon la présentation des faits par Arnaud Montebourg (PS) dans les couloirs du Palais-Bourbon, "Bernard Accoyer a entendu notre plainte, il a dit qu'il s'engageait à chercher les points de conciliation avec la majorité", a-t-il expliqué en donnant à penser que la majorité ne jouerait pas le jeu !

  • En revanche, le rapporteur UMP du texte, Jean-Luc Warsmann, avait déclaré un peu plus tôt dans l'hémicycle que l'Assemblée était "en situation de blocage complet". "Un petit groupe de députés n'a pas arrêté de déposer des sous-amendements au point que son nombre dépassait de loin la capacité d'examen et de vote de l'Assemblée", a-t-il ajouté. L'examen du texte devait reprendre vendredi dans la soirée et se poursuivre samedi.

    Plus de 2.300 amendements (sur près de 4.000) restaient en effet à examiner en fin de journée, précisent les services de l'Assemblée.

    En conséquence, les députés sont encore loin du coeur du texte, l'article 13 (limitation de la durée des débats). Pourtant, ignorant le verdict des urnes, Arnaud Montebourg (PS) a eu l’aplomb de dénoncer "le sectarisme du pouvoir", "le sectarisme de la secte qui s'est emparée de la France", des propos qui ont suscité l'indignation du ministre Roger Karoutchi.

    Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a jugé "écoeurant" et "honteux" l'attitude "d'obstruction systématique" de la gauche, qui donne selon lui une "image minable" en allant, fait assez rare, soutenir les amendements à la tribune.
  • Martine Aubry ne montre pas sa face aux caméras, et on peut comprendre qu'elle n'a aucune raison d'être fière, mais porte la responsabilité de ce comportement anti-républicain. A moins qu'elle soit débordée ...

    mercredi 17 décembre 2008

    Les grandes écoles s’ouvriront à l’élite des minorités

    A nouvelle élite française, nouvelle fracture sociale !
    Le Président de la République a souhaité ouvrir aux minorités "les lieux où se forme l'élite" de la nation.
    Nicolas Sarkozy a fait cette annonce mercredi à l'Ecole polytechnique à Saclay près de Paris, un fleuron parmi nos grandes écoles, dont il compte faciliter l’accès aux bons éléments des quartiers défavorisés.

    Les gardiens de la Constitution veillent
    Or, le matin même, le comité présidé par l'ancienne ministre de Valéry Giscard d’Estaing, Simone Veil, chargée par le président de réfléchir à une éventuelle modification du préambule de la Constitution, avait écarté l'idée de "discrimination positive à la française", se prononçant pour une évolution dans "le cadre constitutionnel actuel".

    Si, pour des raisons constitutionnelles de respect du principe d’égalité, le critère ethnique ne peut être clairement énoncé, il s’agit pourtant bien de privilégier les populations d’origine étrangère (et européenne ?), sous couvert du critère social qui ne trompe personne. "C'est par le critère social qu'il faut prendre le problème parce que les inégalités sociales englobent toutes les autres", a-t-il assuré dans un discours sur l'épineuse question de l'intégration des jeunes issus de l'immigration prononcé devant l’élite des étudiants français.

    La nouvelle fracture sociale
    L’objectif défini par le président cible la partie immigrée de la jeunesse française et passe d’ailleurs par une orientation du statut de boursier vers la population maintenant privilégiée. Sachant que les critères d’attribution des bourses sont d’ores et déjà favorables aux immigrés et excluent largement les revenus faibles de la population hexagonale indigène, il faudra que le nombre des bourses soit augmenté pour que les nouveaux exclus ne soient pas les étudiants autochtones, et singulièrement ceux des familles ni nombreuses, ni monoparentales ni recomposées.

    Origine révélatrice du commissaire ad hoc
    > Pour accompagner ces mesures, N. Sarkozy a annoncé la nomination de Yazid Sabeg, grand patron français millionnaire, d'origine berbère, comme "commissaire à la diversité et à l'égalité des chances". Rien que le terme de 'commissaire' est porteur de réussite dans les quartiers !

    > Quant au gouvernement, il devra mettre sur pied pour mars un "plan global d'action".

    "Je me souviens du charivari que j'avais provoqué en disant que j'étais intéressé par la discrimination positive", a lancé le président. "Comme si le simple fait d'être intéressé par cette idée devenait la preuve que je justifiais le communautarisme. C'est exactement le contraire!" Malheureusement, la discrimination peut bien être ‘positive’ pour les uns, elle est nécessairement ‘négative’ pour les autres : toute discrimination est fondamentalement inégalitaire !

    L’école est bonne à tout
    Et propre à rien? Les tâches d'instruction qui lui incombent ne suffisaient pas; elle se voit accablée d'activités d'éducation aussi diverses que contradictoires, un domaine qui revient à la famille.
    > Ne lui demande-t-on pas déjà de sensibiliser et d’éduquer à tous les problèmes, dès le plus jeune âge et avec le succès que l'ont sait ? Comment préserver la nature et développer l’information sexuelle, respecter l’environnement et enseigner le code de la route, s’opposer à la guerre et enseigner la lutte des classes, informer sur les dangers de la drogue (ou des écrans) et enseigner l’informatique (et les TICE), promouvoir la tolérance et la laïcité, comment être libre et libéré et se protéger du sida, prévenir contre la pédophilie et respecter les orientations sexuelles, éduquer le goût et organiser une journée de la presse, éradiquer la différence et s’opposer à l’uniforme, promouvoir l’égalité et privilégier la diversité? Le rôle de la famille ne serait-il pas plus décisif ?
    > N. Sarkozy a néanmoins poursuivi. "L'égalité réelle des chances, c'est d'abord par l'école qu'elle passe". Mais l’égalité réelle ne devrait-elle pas commencer par la ‘petite’ école pour atteindre ensuite les ‘grandes’ ?

    > L’égalité entre les forces vives de la nation passe par les bourses
    "C'est la solution qu'avait choisie la IIIe République en créant le statut de boursier". Statut qui a "permis à tant de fils d'immigrés pauvres de rejoindre en une ou deux générations les élites sociales, intellectuelles et politiques d'une République qui acceptait alors de regarder en face la réalité de ses inégalités". Mais comme il suffit de huit semaines à la Star’Ac pour faire une star, il ne faudra plus « une ou deux générations », mais deux ou trois années de ‘grande école’ pour faire l’élite à la française.

    L’élite nouvelle

  • L'éducation a été au centre de son discours
    - à partir de septembre 2009, 25% des places de chaque lycée à classes préparatoires réservées "aux meilleurs lycéens boursiers"..
    - "A la rentrée 2010,
    ce taux atteindra 30%".

    Pour ces boursiers, il veut aussi des "internats d'excellence" avec "tutorat assuré par des élèves de grandes écoles", et "suivi personnalisé". Ce niveau de tuteurs est-il également prévu pour la mise à niveau des professeurs-stagiaires d’IUFM ?
    L'objectif de 30% d'élèves boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles est louable et contribuera peut-être à la lutte contre l’abstention scolaire… Il avait été pour la première fois souhaité par Jacques Chirac, en janvier 2006, peu après les émeutes qui avaient embrasé les banlieues parisiennes. Nul doute qu’en saccageant leurs écoles et en brûlant leurs bibliothèques de quartiers, les casseurs réclamaient des ‘grandes écoles’ … Il faut savoir décoder !

  • La légalité et l’égalité nouvelles
    >Avec Chirac, il s'agissait alors d'un objectif de moyenne nationale, et non, comme maintenant, des effectifs de chaque établissement. La difficulté consistera donc désormais à constituer l’élite française de demain avec les meilleurs élèves des plus mauvais établissements pour remplacer les meilleurs éléments des meilleurs lycées. Puisque le niveau scolaire ne baisse pas et que le bac n’est pas dévalorisé, il ne sera donc pas nécessaire de recourir aux bons vieux stratagèmes, comme des taux éblouissants de réussite au bac dans certains quartiers : nous vous laissons imaginer lesquels.
    Grâce au forcage psycho-pédagogique, la filière spécifique que Science Po à Paris réserve aux meilleurs des quartiers va regorger d’éléments hors normes. Tout dépend de la norme.

    >
    Les professeurs de la FSU n’ont pas encore exprimé leur approbation et plutôt que d’applaudir bruyamment, ils restent perplexes.
    Le Président fait ce à quoi ils ne rêvent même pas et qui risque de décimer les manifs ! De plus, cette annonce semble bien nier leur capacité à détecter -depuis la IIIe République- les enfants doués, volontaires et prometteurs.
  • > Le Président Sarkozy veut aussi, pour les "jeunes de condition modeste", des "classes préparatoires" (modestes) créées par les ministères (modestes) pour les préparer aux concours de la Fonction publique les plus visibles.
    > A la télévision, donc, pour favoriser visiblement la diversité, les chaînes auront à déterminer en 2009 des "objectifs d'amélioration" de visibilité, qui seront "intégrés dans des conventions signées avec le CSA". La concurrence va donc s’étendre aux présentateurs/trices de couleur déjà présents.
    > Dans le monde du travail (pour de vrai, hors télévision, qui n’est donc pas véritablement considérée comme un lieu de travail), pour renforcer visiblement le poids des minorités, cent grandes entreprises expérimenteront en 2009 le CV anonyme. L’anonymat, pour plus de visibilité, sans trop de lisibilité !

  • Des "contrôles inopinés" dans les entreprises
    > Elles pourront être effectuées par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde).
    Comment les Blancs maghrébins seront-ils décryptés et comptabilisés ? Comment pourront-ils faire entrer leur origine ethnique dans les statistiques de la Halde, avec un CV anonyme et un échantillon de peau qui leur a été retiré ?
    > Les scientifiques travailleront sur ce sujet ô combien sensible ! Il est clair que, comme le souligne N. Sarkozy face à ces difficultés techniques, "la France doit se doter d'outils statistiques permettant de mesurer sa diversité". La question est de savoir si des mesures de longueur sont envisagées et si elles vont faire régresser les élites des ‘grandes écoles’ aux préaux des collèges ?

    Nouvelle épreuve inscrite à l’examen de fin d’études

    Une "commission d'évaluation de la promotion de la diversité dans la vie politique"
    sera constituée et rendra chaque année un rapport public. Le taux d’admission sera-t-il fixé par le ministère, comme pour le bac ?
  • lundi 21 juillet 2008

    L’amère Royal s’en prend au « régime du mépris généralisé »

    Désirdavenir Royal ne verrait pas la victoire du PS dans l’échec de la réforme des institutions
    Marie-sEGOlène Royal a besoin de baume au cœur
    La blessure de Sa Cynique Majesté Royal à la présidentielle reste béante et la battue n’a actuellement qu’un désir, c’est l’échec de la révision constitutionnelle. Le Parlement est réuni aujourd’hui lundi en Congrès à Versailles pour adopter ou repousser le projet de réforme de la Constitution de la Ve République qui date de 1958. Alors que quatre des propositions du projet de la candidate socialiste à la présidentielle ont été reprises dans la version du gouvernement de réforme des institutions, le PS votera contre son adoption, hormis Jack Lang.
    Or, hier dimanche, en guise comme promis de contribution positive, la vaincue de la présidentielle a vitupéré tout à son aise dans un entretien avec Le Parisien Aujourd'hui en France. En page 4, toutefois... Celle qui méprise les élus de la Région Poitou-Charentes, tel le dénommé Fountaine, y déclare : « Le sarkozysme, c’est le régime du mépris généralisé ».
    Ainsi, la prétendante au poste de Premier secrétaire du PS participe-t-elle au dénigrement, dans l’intérêt supérieur du pays, de tout ce que le gouvernement peut entreprendre. Elle a en effet affirmé qu’ « On pourra simplement parler d'un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre". Que celle qui n’a aucun mandat national n’est-elle parlementaire.
    La méchanceté suinte de tous les propos de la mauvaise qui méprise tout le monde, jusqu’à son propre parti.
    La déclaration précédente est en fait tronquée par l’agence de presse française (A*P) et vient en réponse à une question du Parisien : « Si la révision échoue, pourra-t-on parler d’une victoire du PS ? », dans son délire psychotique, elle réplique : « Non ! » Et ajoute ensuite: « On pourra simplement parler d’un échec du pouvoir en place.» Elle est d’une part méprisante envers le PS et l’opposition et, d’autre part, monomaniaque.
    Sa Cynique Majesté Royal porte impunément des accusations sans preuves.
    Son indigne affirmation que « le pouvoir en place a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux’ n’est pas fondée autrement que sur des déductions hasardeuses. C’est ainsi que les rumeurs naissent de supputations et de la malveillance de quelques vertueux. Celle qui appelle de ses vœux une « république du respect » s’y prend donc étrangement. Car, dans le même temps, elle considère que la méthode de Nicolas Sarkozy "produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine". Elle ne produit pourtant aucune illustration ’institutionnelle, sociale, humaine’, et seules des affirmations gratuites suffisent à cette malveillante aux exigences morales élevées, pour les autres. Un petit stage intensif de prières s’impose d’urgence dans la pénombre d’une église italienne, ni vue, ni connue : à défaut des adhérents, le ciel reconnaîtra les siens !
    Tout aussi déconcertante est la sollicitude de Royal envers … François Fillon !
    Sa Cynique Majesté s’inquiète en effet de l’avenir du Premier Ministre. Elle considère que l’évocation par le président du remplacement de François Fillon en 2009 est "un manque de respect et une incroyable désinvolture de la part du chef de l'Etat vis-à-vis de son Premier ministre".
    Elle atteint là encore des sommets dans l’hypocrisie et l’ignorance.
    Le Premier Ministre est nommé par le Président qui peut le révoquer à tout moment, comme le prévoit la Constitution, dont on peut donc recommander la lecture à celle qui préconise le rejet de sa rénovation. On est aussi en droit de se demander si celle qui milite contre la révision a une meilleure connaissance du projet de réforme que de l’original !
    L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en est restée à la méthode globale
    La vipère remarque notamment qu'il n'est "malheureusement pas question" du mandat unique dans le texte, et qu'"il y manque tant de choses". Les généralisations abusives ne lui font pas peur. "Tout le monde est malmené, a-t-elle ajouté, sansnuances, en citant la justice et le Parlement "qui ne sont pas respectés" et les syndicats qui "sont piétinés". L’automne et le printemps derniers, les syndicats ont pourtant pu tout à loisir piétiner le pavé parisien et des grandes villes de France : qu’il y eût peu d’amateurs de randonnées syndicales est-il le signe d’une opposition ‘juste’ ?
    Son sens de l’humour ne saute pas aux yeux
    L’amère susnommée sur les propos de Nicolas Sarkozy qui a ironisé sur les déblatérations de l’amère susnommée : "Ségolène Royal est vraiment trop! Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer". Il est en effet allé un peu loin en envisageant de l’inventer !... D’ailleurs, Royal a eu toute latitude pour recourir à la méthode Coué: "Il a dû faire un lapsus, il a dû penser: elle est vraiment top, si elle n'existait pas elle manquerait beaucoup", a plaisanté Sa Cynique Majesté Royal ajoutant, dans l’inconscience de son état: "A ce niveau d'agressivité de la droite, je fais le choix de l'humour". Est-elle plus performante dans le registre de l’humour que de l’agressivité ? Cela reste vraiment à prouver, comme toujours, la concernant.
    Toujours plus hilarante, l’inénarrable est revenue sur un sketch précédent.
    A propos de "la mise à sac" de son domicile, au top de sa forme, l’agressive refuse la présomption d’innocence à ses accusés sans preuves. Mieux, la hyène harcèle et s’acharne. "Le procureur de la République doit rester le seul habilité à communiquer" sur ce sujet, a-t-elle prévenu.
    Sa Cynique Majesté serait-elle en revanche la seule habilitée à proférer des accusations ?
    En effet, ce modèle d’agressivité à son top s'est dite "très étonnée que l'Elysée ait diffusé à la presse de fausses informations". Ne conçoit-elle « l’égalité » de traitement des parties qu’en sa faveur ? Peut-on parler de son royal mépris de la justice ? Est-elle au-dessus des lois ? Et la justice serait-elle donc d’une coupable indulgence à son égard ?
    Sur une page entière, à la fois dans"Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", celle qui se plaint de n’avoir pas la presse à sa disposition poursuit. La vertueuse souligne qu'"il ne serait pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques". De « mauvais exemples », la sainte femme en fournit à chaque fois que la presse en mal de copie tourne vers elle un micro ou une caméra. Et à chaque fois, inlassablement, imperturbablement, elle déverse son fiel sur son vainqueur.

    L’amère Royal ne va pas mieux.
    Elle a consacré sa vie à Sarkozy !

    mardi 17 juin 2008

    L'Académie française contre des langues régionales dans la Constitution

    Les académiciens demandent le retrait d’un article de la loi

    Une atteinte à l'identité nationale

    L'Académie Française s'inquiète de la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, qui porte selon elle "atteinte à l'identité nationale", et demande le retrait d'un article de loi en ce sens voté en mai par l'Assemblée nationale.
    Une démarche "extrêmement rare" de l'institution, dont la mission est notamment de "veiller sur la langue française", reconnaît l'Académie, pour souligner la gravité du danger.


    Cette attaque vient de l’intérieur,
    ce qui la rend encore plus accablante.

    "Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre Constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence: La langue de la République est le français", écrivent les académiciens dans une "déclaration" diffusée lundi.
    Or, les députés ont, selon les sages du Quai Conti, adopté en première lecture le 22 mai un texte "dont les conséquences portent atteinte à l'identité nationale". Les défenseurs de la langue s’élèvent contre ce qu’ "ils ont souhaité que soit ajoutée dans la Constitution, à l'article 1er, dont la phrase commence par les mots : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, une phrase terminale: Les langues régionales appartiennent à son patrimoine".

    Un amendement en ce sens au projet de loi sur la réforme des institutions déposé par le président UMP de la commission des Lois de l'Assemblée Nationale, Jean-Luc Warsmann (1965, sans profession), avait alors été voté à la quasi-unanimité.
    S'ils ne contestent pas l'importance des langues régionales, les académiciens s'interrogent sur "cette apparition soudaine dans la Constitution", qui met "en cause, notamment, l'accès égal de tous à l'Administration et à la Justice".

    L'Académie, "qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement", demande "le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution".
    Les académiciens contestent en particulier la primauté donnée aux langues régionales, désormais inscrites dans l'article 1 de la Constitution alors que la langue française reste mentionnée dans l'article 2. "Il nous paraît que placer les langues régionales de France avant la langue de la République est un défi à la simple logique, un déni de la République, une confusion du principe constitutif de la Nation et de l'objet d'une politique", écrivent-ils.

    Les déclarations de l'Académie de ce type sont "rares et traduisent une vraie préoccupation" des académiciens, souligne-t-on Quai Conti.
    L'institution est ainsi intervenue ces dernières années pour donner sa position et "attirer l'attention" des différents acteurs dans les débats sur la simplification de l'orthographe, la place du français dans les programmes scolaires ou la féminisation des noms de métiers et fonctions.
    Le texte doit être examiné à partir de mardi au Sénat.

    Un génocide culturel : les langues régionales inscrites dans la Constitution française

    La diversité de l’unité nationale, un nouveau concept absurde et périlleux …
    Le 22 mai dernier, lors de l'examen du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions, l’Assemblée Nationale décida d'adopter un amendement introduisant dans l'article de la Constitution française la phrase suivante : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. » Avec cette avancée populiste, une erreur historique est à redouter. La sottise à courte vue risque d'être élevée au rang de révolution.
    En 1999, selon les critères de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, le rapport Bernard Cerquiglini en a recensé 75. Leur caractéristique est qu'elles ne doivent pas être les langues officielles de pays étrangers - l'espagnol, l'anglais ou l'arabe classique, par exemple, ne sont pas concernés–, ni émaner de populations récemment immigrées, ni être mortes. Il s'agit donc de langues régionales et traditionnelles, encore parlées et attachées à un espace géographique, comme l'occitan, le basque, le breton, le catalan, l'alsacien, le corse, le créole, donc à une nation. Mais on trouve aussi, dans les langues minoritaires et en raison de l'Histoire, le berbère, l'arabe dialectal ou le yiddish. C’est la résurgence du passé colonial de la France avec, par exemple, le lingala parlé en République du Congo et le douala au Cameroun parlés par moins de 20 millions de personnes, dont les franco-camerounais controversés Dieudonné, humoriste ou l’ex-sportif-chanteur Yannick Noah, ou le jazziste Manu Dibango.
    Il serait d’ailleurs extrêmement injuste de négliger les 66 à 73 millions de locuteurs vietnamiens au Viêt Nam et les 15 à 22 millions de Cambodgiens du Cambodge et du sud du Viêt Nam (et en Thaïlande), qui parlent la langue khmer.

    Le flou sur les critères rend souvent difficiles à identifier les langues
    concernées par ce projet. Ainsi, le shimaore parlé à Mayotte est une variante du swahili. Il n'existe pas une langue créole ou kanak, mais plusieurs dialectes. En Nouvelle-Calédonie, on compte par exemple 32 aires langagières différentes ! Ce qui brise net le roman venu de Paris qui voudrait que l'on puisse témoigner au tribunal dans la langue du « pays ». Pour le breton, les cinq langues d'origine ont été unifiées pendant l'Occupation. Et le breton dit 'unifié', à côté du gallo, est une langue parfaitement artificielle, qui est au breton ce que le poisson surgelé est au poisson de pêche, selon le socialiste Jean-Luc Mélenchon ! Au total, les langues minoritaires ne sont parlées que par 7 % de la population. Vouloir introduire, dans le registre politique, des droits particuliers au motif de la langue est contraire à l'esprit de nos institutions. En 1999, le Conseil Constitutionnel ne s'y est pas trompé : il a rejeté la charte européenne - qui introduisait notamment ces langues dans nos services administratifs et judiciaires - au motif qu'elle était incompatible avec l'unité et l'indivisibilité de la communauté légale. Quatorze membres du Conseil de l'Europe ne l'ont pas signée du tout, comme la Belgique, le Portugal, la Grèce ou l'Irlande.
    En 1972, Georges Pompidou, Président de la République dit encore :
    « il n’y a pas de place pour les langues régionales dans une France destinée à marquer l’Europe de son sceau ». (lien 'langues régionales')
    Songez que le Français est langue officielle de l’Union Européenne, mais qu’elle est en cours de marginalisation et que de grandes entreprises françaises pratiquent l’anglais en interne… C’est ‘cool’ ! L’urgence est la défense de la langue française et donc de notre culture, voire de notre identité nationale. Par conséquent, cette volonté d’introduction des langues régionales dans la Constitution n’est pas une simple plaisanterie mais un génocide programmé. LIEN Académie de la Carpette anglaise

    Or, le 22 mai 2008, l'amendement de Jean-Luc Warsmann, président de la Commission des lois, a pourtant été adopté à la quasi-unanimité... C'est une décision circonstancielle, démagogique, absurde et dangereuse ! Les ethnicistes mélangent les genres. Les langues régionales ou minoritaires font partie de notre culture. Personne ne peut le nier ou s'y opposer. Mais les introduire dans notre Constitution est dangereux. L'article l est centré sur la notion d'universalité. Introduire de la différence à ce niveau est d'une totale aberration. Pourquoi reconnaître cette particularité-là ? Demain, d'autres demanderont qu'on y fasse figurer la religion ou l'origine ! Et progressivement, on va introduire l'idée qu'il y aurait une définition ethnique possible du peuple français.

    L’amendement est certes la manifestation d'une prise de conscience générale de l'intérêt de ces langues régionales dans notre patrimoine. Mais le problème est qu'il ne faut pas en faire un principe institutionnel. C'est une chose d'être croyant ; c'en est une autre de vouloir créer un gouvernement religieux. La décision du 22 mai a mis en valeur la pression d'une Assemblée nationale sous l'influence des communautaristes. Droite et gauche ont cédé à l’ ethnicisme ambiant. En filigrane, le risque, désormais, est de voir resurgir cette fameuse charte des langues minoritaires que le Conseil Constitutionnel a rejetée en 1999. Cette charte était faite pour les minorités linguistiques dans les Balkans, dans les Etats baltes, dans les anciens pays de l'Est, etc. Mais en France, le contexte est radicalement autre, avec tout un appareil législatif protecteur depuis la loi Deixonne LIEN
    , en 1951. Elle fut complétée par les lois Toubon (1994, LIEN 'franglais') et Jospin. Outre la rando ou le surf, on peut désormais choisir une de ces langues en option pour le bac. En Corse, les élèves ont droit à trois heures de corse par semaine. Les écoles Diwan enseignent du matin au soir le breton, et le français n'est pas même optionnel. On peut difficilement nous reprocher de faire obstacle à ces langues. Mais lorsqu'en Bretagne le français -langue en voie de disparition- sera une option langue étrangère, appelerons-nous l'Oncle Sam au secours? WWF nous recueillera peut-être...
    De plus, parler français a aussi été un mode d'émancipation, notamment pour les femmes. Il serait politiquement incorrect d'ajouter qu'il l'a été pour les peuples colonisés... Ce fut la manière d'éviter l'enfermement dans un 'petit' lieu clos, où l'on devait se marier et mourir comme avaient fait les parents. ('Small is not beautiful', selon le cas) Lorsque François 1er décide, par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, d'imposer partout le français, plus populaire que le latin, il libère finalement le serf. C'est le parler commun qui fonde notre liberté, dit ajuste titre Robert Badinter, sans penser que parler 'franglais', puis anglais -'parler commun' du reste du monde-, nous aliène. L'enracinement qu'idéalisent aujourd'hui les urbains était avant tout porteur d'aliénation. Quiconque a vécu dans un village sous l'œil du maire laïc saura de quoi il est question!

    Il a fallu autrefois l'école publique pour que la langue s'impose, en mettant en sourdine les langues régionales. Sans réussir à les faire disparaître. Aujourd’hui, le risque politique est bien celui d'un communautarisme officialisé. La France a inventé les droits universels de l'homme. Avec la spécificité commencent l'horreur de l'enfermement, les affrontements sanglants, l'obscurantisme. La langue est un domaine de passion et de culture. Mais aussi un enjeu de pouvoir et de liberté. On doit s'interroger, quand on est républicain, sur l'origine de la charte européenne, par exemple.
    Qui l'a proposée au Conseil de l'Europe ? Une commission animée par un groupe composé d'élus eurosceptiques autrichiens, flamands et allemands. Ses origines suspectes devraient mettre en garde tout le monde sur le délire qui consiste à créer un droit particulier pour ceux qui parlent une langue particulière. Tout cela risque finalement d'aller au détriment des langues minoritaires : car, si la charte, à terme, devait être adoptée, demain l'Etat, empêtré dans ses obligations de traductions, n'aura d'autre choix que de dire quelle est la bonne langue bretonne, catalane... Les ethnicistes sont à l'œuvre. Il faut s'opposer à eux au nom de l'unité et de l'indivisibilité de la République française. Je proposerai donc prochainement un amendement de suppression de cet article au Sénat.

    Liens intéressants : 'fastoche', 'mollo mollo', etc
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