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lundi 25 avril 2011

Sarkozy - Quatre ans d'action : mai 2007 - mai 2011


A ceux de l'opposition qui refusent de voir

La France avance


A l'automne 2008, la crise économique frappait le monde. La France et les Français ont fait face.Ensemble, nous avons lutté pour que notre pays continue à se réformer et à progresser au milieu des difficultés. Aujourd'hui, la croissance française repart et le chômage commence à baisser.

Depuis quatre ans et malgré la crise, la France avance. Notre pays change, se modernise et se transforme. Il le fait grâce aux efforts de chacun des Français, grâce au courage de tous. Depuis quatre ans, la France s'est remise en mouvement. Les lignes ont bougé. La France, grâce aux efforts des Français a montré qu'elle pouvait se réformer. Notre pays n'est pas condamné à l'immobilisme, ni au déclin.

Le chemin parcouru, ensemble, depuis 2007, n'a pas toujours été facile, mais il est considérable. Au cours de ces quatre dernières années, la liste des réformes engagées et des changements opérés n'a cessé de s'allonger. Avec une seule obsession : protéger les Français dans un monde de plus en plus dur. Avec un seul but : garder la France au premier rang à l'heure où les équilibres d'hier sont remis en cause. Cette période de réforme compte certainement parmi les plus fécondes depuis les trois dernières décennies.
Ces réformes, les Français les ont attendues longtemps. Ils les ont choisies sans ambiguïté lors de la dernière élection présidentielle de 2007 car le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy a été élu par les Français sur une seule promesse : celle du changement.

Dès les premiers jours du quinquennat, le chef de l'État, le Premier ministre François Fillon, le gouvernement et l'ensemble de la majorité parlementaire ont concentré leur action sur les sujets fondamentaux de l'emploi, de la sécurité, de l'autorité et du pouvoir d'achat.

À partir de l'été 2008, à la suite d'une crise financière née aux États-Unis, la crise économique la plus grave depuis la Grande Dépression des années 1930 a ébranlé le monde sans épargner notre pays.
Sans renoncer à mettre en œuvre les engagements pris pendant la campagne, Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont dû faire face à l'urgence des faillites bancaires, à la chute de l'activité et à la hausse du chômage. Alors qu'il présidait l'Union européenne, c'est au chef de l'État français qu'il est revenu d'organiser la réponse internationale à cette crise sans précédent dans le cadre du G20.

Cette crise a rendu le besoin de réforme encore plus pressant, encore plus urgent à l'instar de la réforme des retraites. Trop longtemps retardée, ou partiellement engagée, elle ne pouvait plus attendre. À cela il faut ajouter que les turbulences monétaires qui ont submergé la Grèce, l'Irlande et maintenant le Portugal, ont fait de la maîtrise de nos finances publiques un impératif catégorique. C'est donc à coût quasi constant qu'il a fallu engager et poursuivre les réformes.Dans cette période difficile, les principes d'action fixés par le chef de l'Etat n'ont jamais varié : encourager le travail plutôt que l'assistanat, protéger les victimes d'agression plutôt que les délinquants, réduire la dépense publique plutôt qu'augmenter les impôts des Français, réaffirmer les valeurs de la République contre le communautarisme, miser sur un développement durable plutôt que sur la décroissance.

Cette volonté de réforme de la majorité présidentielle reste plus que jamais au cœur du travail du gouver-nement. En effet, après quatre ans d'activité continue, quatre années de volontarisme politique, l'action du président de la République, du Premier ministre et du gouvernement n'est pas encore arrivée à son terme.
En quatre ans tout n'a pas encore pu être entrepris, tout n'a pas été réussi, mais tout sera mis en œuvre pour apporter aux Français les résultats promis et attendus. C'est pour cette raison que le chef de l'État entend demeurer au service des Français jusqu'à la dernière minute de son mandat. C'est alors, et alors seulement, qu'un bilan de son action, complet et juste, pourra être dressé. Comme chaque année, il s'agit ici de présenter un point d'étape, une photographie aussi exacte que possible de l'action du président de la République et du gouvernement, de présenter des faits et uniquement des faits au jugement des Français.
Il s'agit aussi de rendre hommage au courage dont les Français ont fait preuve au cours des quatre dernières années. Changer n'est jamais facile et forcément- toujours risqué. Mais au cours de ces quatre dernières années, marquées par tant d'événements imprévus, les Français ont démontré qu'ils étaient un grand peuple, capable d'affronter les urgences du présent, aussi bien que de relever les défis de l'avenir.
Un peuple à la hauteur de son Histoire.

PROTEGER LES FRANCAIS

Depuis 2007, le gouvernement a eu à faire face à des menaces de tous ordres pour protéger les Français : aux défis anciens de la lutte contre la délinquance, du terrorisme ou de l'immigration clandestine, se sont ajoutées des menaces plus récentes sur l'épargne des Français et sur leur niveau de vie...(LIRE LA SUITE)


BATIR UNE FRANCE PLUS JUSTE

La justice est au cœur du projet présidentiel. Mais la justice que nous défendons, ce n'est pas celle des politiques sociales qui versent dans l'assistanat, de l'égalitarisme qui n'aboutit qu'au nivellement par le bas ou à la fraude aux prestations. La justice que nous défendons, c'est celle de la récompense du travail, de l'effort et du mérite, de l'égalité des chances pour tous, et de la juste compensation des difficultés de chacun...(LIRE LA SUITE)

CONSTRUIRE UNE FRANCE MODERNE

Dans le projet présidentiel, Nicolas Sarkozy a souscrit à plusieurs engagements destinés à faire de la France «une démocratie irréprochable». D'emblée, le gouvernement a été limité à 15 membres : il y a toujours 15 ministres pleins dont 5 femmes auxquels- s'ajoutent autant de « ministres auprès » et de secrétaires d'État. Par ailleurs, une révision constitutionnelle a été votée le 23 juillet 2008. Elle est l'une des plus importantes qu'ait connue la Ve République...(LIRE LA SUITE)

PREPARER L'AVENIR

Dans un domaine aussi essentiel du pacte social que celui des retraites, le président de la République s'est placé d'emblée sous le signe de la justice et de la responsabilité. Sujet considérable pour nos concitoyens, la question des retraites n'a commencé à être traitée qu'en 2003, à l'époque par François Fillon, aujourd'hui Premier ministre. Pour garantir l'avenir et la justice de notre système de retraites, il fallait agir de nouveau...(LIRE LA SUITE)

FAIRE RESPECTER LA VOIX DE LA FRANCE

La politique étrangère menée depuis quatre ans a permis de rendre la France plus forte et plus influente sur la scène internationale. La France s'engage pleinement au service de la paix et de la sécurité du monde. Elle est à la tête du combat pour une mondialisation mieux régulée, plus juste et plus protectrice des citoyens. Elle joue un rôle moteur face aux grands défis globaux. Partout, elle défend les intérêts de la France et des Français...(LIRE LA SUITE)


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LIEN

mardi 17 juin 2008

Un génocide culturel : les langues régionales inscrites dans la Constitution française

La diversité de l’unité nationale, un nouveau concept absurde et périlleux …
Le 22 mai dernier, lors de l'examen du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions, l’Assemblée Nationale décida d'adopter un amendement introduisant dans l'article de la Constitution française la phrase suivante : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. » Avec cette avancée populiste, une erreur historique est à redouter. La sottise à courte vue risque d'être élevée au rang de révolution.
En 1999, selon les critères de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, le rapport Bernard Cerquiglini en a recensé 75. Leur caractéristique est qu'elles ne doivent pas être les langues officielles de pays étrangers - l'espagnol, l'anglais ou l'arabe classique, par exemple, ne sont pas concernés–, ni émaner de populations récemment immigrées, ni être mortes. Il s'agit donc de langues régionales et traditionnelles, encore parlées et attachées à un espace géographique, comme l'occitan, le basque, le breton, le catalan, l'alsacien, le corse, le créole, donc à une nation. Mais on trouve aussi, dans les langues minoritaires et en raison de l'Histoire, le berbère, l'arabe dialectal ou le yiddish. C’est la résurgence du passé colonial de la France avec, par exemple, le lingala parlé en République du Congo et le douala au Cameroun parlés par moins de 20 millions de personnes, dont les franco-camerounais controversés Dieudonné, humoriste ou l’ex-sportif-chanteur Yannick Noah, ou le jazziste Manu Dibango.
Il serait d’ailleurs extrêmement injuste de négliger les 66 à 73 millions de locuteurs vietnamiens au Viêt Nam et les 15 à 22 millions de Cambodgiens du Cambodge et du sud du Viêt Nam (et en Thaïlande), qui parlent la langue khmer.

Le flou sur les critères rend souvent difficiles à identifier les langues
concernées par ce projet. Ainsi, le shimaore parlé à Mayotte est une variante du swahili. Il n'existe pas une langue créole ou kanak, mais plusieurs dialectes. En Nouvelle-Calédonie, on compte par exemple 32 aires langagières différentes ! Ce qui brise net le roman venu de Paris qui voudrait que l'on puisse témoigner au tribunal dans la langue du « pays ». Pour le breton, les cinq langues d'origine ont été unifiées pendant l'Occupation. Et le breton dit 'unifié', à côté du gallo, est une langue parfaitement artificielle, qui est au breton ce que le poisson surgelé est au poisson de pêche, selon le socialiste Jean-Luc Mélenchon ! Au total, les langues minoritaires ne sont parlées que par 7 % de la population. Vouloir introduire, dans le registre politique, des droits particuliers au motif de la langue est contraire à l'esprit de nos institutions. En 1999, le Conseil Constitutionnel ne s'y est pas trompé : il a rejeté la charte européenne - qui introduisait notamment ces langues dans nos services administratifs et judiciaires - au motif qu'elle était incompatible avec l'unité et l'indivisibilité de la communauté légale. Quatorze membres du Conseil de l'Europe ne l'ont pas signée du tout, comme la Belgique, le Portugal, la Grèce ou l'Irlande.
En 1972, Georges Pompidou, Président de la République dit encore :
« il n’y a pas de place pour les langues régionales dans une France destinée à marquer l’Europe de son sceau ». (lien 'langues régionales')
Songez que le Français est langue officielle de l’Union Européenne, mais qu’elle est en cours de marginalisation et que de grandes entreprises françaises pratiquent l’anglais en interne… C’est ‘cool’ ! L’urgence est la défense de la langue française et donc de notre culture, voire de notre identité nationale. Par conséquent, cette volonté d’introduction des langues régionales dans la Constitution n’est pas une simple plaisanterie mais un génocide programmé. LIEN Académie de la Carpette anglaise

Or, le 22 mai 2008, l'amendement de Jean-Luc Warsmann, président de la Commission des lois, a pourtant été adopté à la quasi-unanimité... C'est une décision circonstancielle, démagogique, absurde et dangereuse ! Les ethnicistes mélangent les genres. Les langues régionales ou minoritaires font partie de notre culture. Personne ne peut le nier ou s'y opposer. Mais les introduire dans notre Constitution est dangereux. L'article l est centré sur la notion d'universalité. Introduire de la différence à ce niveau est d'une totale aberration. Pourquoi reconnaître cette particularité-là ? Demain, d'autres demanderont qu'on y fasse figurer la religion ou l'origine ! Et progressivement, on va introduire l'idée qu'il y aurait une définition ethnique possible du peuple français.

L’amendement est certes la manifestation d'une prise de conscience générale de l'intérêt de ces langues régionales dans notre patrimoine. Mais le problème est qu'il ne faut pas en faire un principe institutionnel. C'est une chose d'être croyant ; c'en est une autre de vouloir créer un gouvernement religieux. La décision du 22 mai a mis en valeur la pression d'une Assemblée nationale sous l'influence des communautaristes. Droite et gauche ont cédé à l’ ethnicisme ambiant. En filigrane, le risque, désormais, est de voir resurgir cette fameuse charte des langues minoritaires que le Conseil Constitutionnel a rejetée en 1999. Cette charte était faite pour les minorités linguistiques dans les Balkans, dans les Etats baltes, dans les anciens pays de l'Est, etc. Mais en France, le contexte est radicalement autre, avec tout un appareil législatif protecteur depuis la loi Deixonne LIEN
, en 1951. Elle fut complétée par les lois Toubon (1994, LIEN 'franglais') et Jospin. Outre la rando ou le surf, on peut désormais choisir une de ces langues en option pour le bac. En Corse, les élèves ont droit à trois heures de corse par semaine. Les écoles Diwan enseignent du matin au soir le breton, et le français n'est pas même optionnel. On peut difficilement nous reprocher de faire obstacle à ces langues. Mais lorsqu'en Bretagne le français -langue en voie de disparition- sera une option langue étrangère, appelerons-nous l'Oncle Sam au secours? WWF nous recueillera peut-être...
De plus, parler français a aussi été un mode d'émancipation, notamment pour les femmes. Il serait politiquement incorrect d'ajouter qu'il l'a été pour les peuples colonisés... Ce fut la manière d'éviter l'enfermement dans un 'petit' lieu clos, où l'on devait se marier et mourir comme avaient fait les parents. ('Small is not beautiful', selon le cas) Lorsque François 1er décide, par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, d'imposer partout le français, plus populaire que le latin, il libère finalement le serf. C'est le parler commun qui fonde notre liberté, dit ajuste titre Robert Badinter, sans penser que parler 'franglais', puis anglais -'parler commun' du reste du monde-, nous aliène. L'enracinement qu'idéalisent aujourd'hui les urbains était avant tout porteur d'aliénation. Quiconque a vécu dans un village sous l'œil du maire laïc saura de quoi il est question!

Il a fallu autrefois l'école publique pour que la langue s'impose, en mettant en sourdine les langues régionales. Sans réussir à les faire disparaître. Aujourd’hui, le risque politique est bien celui d'un communautarisme officialisé. La France a inventé les droits universels de l'homme. Avec la spécificité commencent l'horreur de l'enfermement, les affrontements sanglants, l'obscurantisme. La langue est un domaine de passion et de culture. Mais aussi un enjeu de pouvoir et de liberté. On doit s'interroger, quand on est républicain, sur l'origine de la charte européenne, par exemple.
Qui l'a proposée au Conseil de l'Europe ? Une commission animée par un groupe composé d'élus eurosceptiques autrichiens, flamands et allemands. Ses origines suspectes devraient mettre en garde tout le monde sur le délire qui consiste à créer un droit particulier pour ceux qui parlent une langue particulière. Tout cela risque finalement d'aller au détriment des langues minoritaires : car, si la charte, à terme, devait être adoptée, demain l'Etat, empêtré dans ses obligations de traductions, n'aura d'autre choix que de dire quelle est la bonne langue bretonne, catalane... Les ethnicistes sont à l'œuvre. Il faut s'opposer à eux au nom de l'unité et de l'indivisibilité de la République française. Je proposerai donc prochainement un amendement de suppression de cet article au Sénat.

Liens intéressants : 'fastoche', 'mollo mollo', etc
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