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mercredi 14 septembre 2011

Affaire Banon: «Je connais l’extraordinaire faculté de mensonge de Dominique Strauss-Kahn»

Anne Mansouret lève un coin du voile sur la personnalité de DSK

L'examen médical pratiqué sur Nafissatou Diallo
quelques heures après son agression présumée
par Dominique Strauss-Kahn, le 14 mai à New York,
a conclu que
la femme de chambre noire a été violée.


La mère de Tristane Banon évoque la plainte de sa fille visant DSK pour tentative de viol, dans un entretien accordé à 20Minutes, le 13/09/2011
Dominique Strauss-Kahn a été entendu comme 'témoin' par la police dans le cadre de la plainte de Tristane Banon, qui le poursuit pour tentative de viol. Désormais, la justice pourrait ouvrir une information judiciaire ou classer le dossier. A moins qu’ils n’organisent une confrontation entre les deux protagonistes. Anne Mansouret, élue PS et mère de Tristane Banon, évoque l’affaire pour 20Minutes.

Les enquêteurs pourraient désormais demander une confrontation avec votre fille. Y êtes-vous favorable?
S’ils souhaitent que ça se passe comme ça, je n’ai rien à dire mais je ne vois pas bien ce que ça peut apporter. Je connais l’extraordinaire faculté de mensonge de Dominique Strauss-Kahn. Il ne va pas reconnaître quoi que ce soit en bafouillant et en rougissant. J’imagine qu’il n’a même pas dit à son épouse ce qu’il s’est réellement passé dans la chambre du Sofitel. Il est rôdé au mensonge. Je pense que ma fille souhaite cette confrontation. Mais elle est sans doute partagée entre le dégoût que ce pervers lui inspire et le fait de l’avoir en face d’elle avec cet air arrogant et narquois, répétant qu’il s’agit d’affabulations.

Mais dans la mesure où c’est du «parole contre parole»...
Si j’étais dans la peau d’un procureur, je ne considèrerais pas qu’il s’agit de parole contre parole, je partirais des faits. Quand vous donnez rendez-vous à une journaliste dans un endroit où il n’y a rien d’autre à faire que de s’envoyer en l’air (dans des conditions sordides, par ailleurs), c’est que vous voulez la baiser. Et si elle refuse et que vous insistez, c’est un viol. Cet endroit était un lupanar, il n’y avait qu’un lit et une télé.

Vous estimez que tant que DSK n'aura pas été jugé il ne sera pas blanchi. Mais n’est-il pas aussi présumé innocent?
La présomption d’innocence prévoit qu’on ne peut être présumé coupable tant qu’on n’a pas été jugé. Je répète que Dominique Strauss-Kahn n’a pas été blanchi aux Etats-Unis, les charges ont été abandonnées. Mais quand vous êtes un accusé et que vous êtes innocent, vous devriez demander à être jugé pour être acquitté.

Votre fille organise une manifestation contre le viol et les violences faites aux femmes, la soutenez-vous dans son action?
Non seulement je la soutiens, mais je participe à l’organisation de cette manifestation. Il s’agit d’ un rassemblement, qui se tiendra le 24 septembre devant le palais de Justice de Paris pour réclamer une justice équitable pour tous. Il est particulièrement choquant qu’en France il est impossible de faire reconnaître un viol. On se dit que si Mme Sinclair apprécie d’être cocue, si M. Strauss-Kahn apprécie de s'envoyer des femmes de chambre, ils ont la sexualité qu’ils veulent. Sauf quand la femme de chambre n’est pas consentante. Il y a une certaine chape de silence qu’il faut rompre. Je voudrais que le 24, il y ait non seulement des féministes, des femmes qui ont souffert d’agressions sexuelles, mais aussi de simples citoyens qui sont révoltés par l’inégalité de traitement entre le riche puissant et la travailleuse pauvre et immigrée.

Propos recueillis par Julien Ménielle

mardi 30 août 2011

Soi-disant innocent, DSK présente néanmoins ses excuses au FMI


N'est-il donc pas 'innocent' ?

Dominique Strauss-Kahn, honteux de son comportement ?

Le soudard a présenté ses excuses aux employés du Fonds monétaire international (FMI) pour les violences sexuelles au Sofitel de New York sur une femme de chambre noire immigrée qui ne lui demandait rien.

L'ancien directeur général du FMI a répété par trois fois: "
Je suis venu ici pour m'excuser auprès de ceux qui ont été blessés par toute cette histoire [...] C'était une erreur de ma part [...] et je suis désolé des répercussions négatives que cela a eu pour cette institution
".

De même source, une anonyme (!) employée par le Fonds précise que D. Strauss-Kahn a ajouté : " Ma venue [aujourd'hui] a aussi pour but de clore [mon passage à la tête du Fonds] et de dire au revoir ".
A l'occasion de cette rencontre au siège de l'institution lundi après-midi à Washington, l'ancien patron du FMI a indiqué que ses années au FMI avaient été "les plus intéressantes de [sa] carrière professionnelle", a indiqué le témoin.

Le couple marche désormais beaucoup
sous le regard des journalistes;
ce qui tranche avec ses déplacements en Porsche
hors caméras



Un acte de contrition

" Une double douleur, une douleur de raison qui est la détestation du péché qu’on a commis, et une douleur de sensibilité qui est la conséquence de la première."


Cet aveu de culpabilité
confirme que l'abandon des charges par le procureur pour une relation "précipitée" mais brutale selon le rapport médical, et contredit l'affirmation de son innocence par les partisans socialistes.

mardi 23 août 2011

Marie-George Buffet reçoit comme une « mauvaise nouvelle» l'abandon des poursuites contre DSK


Une féministe cohérente dénonce les réjouissances socialistes

La députée et ancienne ministre communiste Marie-George Buffet a qualifié mardi de "mauvaise nouvelle pour la justice" et "pour les femmes" le très probable abandon des poursuites pénales contre Dominique Strauss-Kahn, car "la vérité n'est pas dite".

" La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime", écrit dans un communiqué l'ancienne secrétaire nationale du PCF, élue de Seine-Saint-Denis.

Selon elle, "le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes. Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le présumé innocent ni pour la présumée victime".

Appel à la vigilance républicaine
"La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences - sexuelles ou non - à l'encontre des femmes", conclut-elle.
Trois heures après l'annonce de cette réaction originale, France Info n'avait toujours pas décidé d'informer, au risque de gâcher la fête socialiste.

mercredi 22 juin 2011

Christian Iacono, innocenté et libéré après deux erreurs judiciaires et la prison


Désacralisation par les faits de la parole des enfants





L'exception à la présomption d'innocence en prend un rude coup.





« Mon grand-père, Christian Iacono, ne m'a pas violé »


Gabriel Iacono, qui accusait depuis onze ans l'ancien maire de Vence (Alpes-Maritimes) de viol, s'est rétracté le 11 mai 2011. Son grand-père a toujours crié son innocence.
« Je n'ai pas envie qu'il passe un jour de plus en prison alors qu'il est innocent». Gabriel Iacono, qui accuse depuis onze ans son grand-père - l'ancien maire de Vence Christian Iacono - de viol, s'est subitement rétracté en envoyant un courrier au Parquet de Grasse (Alpes-Maritimes), révèle-t-il mercredi dans une entretien accordé à Nice-Matin.
« J’ai peut-être effectué une transposition, désigné mon grand-père à la place de quelqu’un d’autre », expliquait alors le jeune homme, aujourd’hui âgé de 20 ans. «Je ne peux pas vivre tant que mon grand-père n’est pas totalement blanchi», avait-il ajouté.

« Je me suis lavé des erreurs que j'ai pu commettre. C'est désormais à la justice de faire son travail et de reconnaître les siennes », estime l'accusateur, aujourd'hui âgé de 20 ans et père d'un petit garçon de neuf mois. « Personne ne m'a poussé à l'incriminer. Pour autant je n'ai pas menti. J'y croyais vraiment. Et puis j'ai pris du recul et de la maturité. Dès la fin du second procès, j'ai commencé à me poser des questions. Cela a mis trois mois pour mûrir », explique-t-il longuement.

Christian Iacono, 76 ans, maire démissionnaire (Parti radical) de Vence de 1989 à 2001 puis de 2008 à 2009 a été condamné le 23 février 2011 par la Cour d'Assises à neuf ans de réclusion pour viol et agression sexuelle sur son petit-fils. Depuis, le radiologue à la retraite était incarcéré à la maison d'arrêt de Grasse. En première instance, en avril 2009, il avait déjà écopé de neuf années d'emprisonnement. Il avait alors dû démissionner de son mandat d'élu divers droite.
L'ancien maire, finalement reconnu innocent, avait déposé un pourvoi en cassation.

Donner droit à la parole des enfants ?

Désirdavenir Royal avait déclenché des dénonciations d'innocents
Lien PaSiDupes

Ainsi, les faits incriminés étaient supposés s'être déroulés entre 1996 et 1998, au temps où la petite ministre en mal de notoriété, Marie-sEGOlène Royal, déléguée à l'Enseignement scolaire (juin 1997-mars 2000), s'attachait à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école. Mettant en scène sa vie de mère et de femme, elle fit parler d'elle en se positionnant sur un créneau démagogique porteur: la défense de la cause des enfants victimes d'abus sexuels.

La presse relaya avec complaisance l'action du Gouvernement Jospin: a-t-elle contribué à faire naître des idées malsaines chez l'enfant ?
Le petit-fils avait dénoncé en juin 2000 des faits qui selon lui s'étaient produits dans la villa de Christian Iacono à Vence, alors qu'il avait entre cinq et huit ans.

«
Pour nous, la révélation de Gabriel n'est pas vraiment une surprise, on espérait bien que cela arriverait un jour, a confié mercredi Me Baudoux, avocat de Christian Iacono. À ses yeux, la rétractation de Gabriel pose une fois de plus le problème de « la sacralisation de la parole de l'enfant » dans ce genre d'affaire.
«
C'est la preuve que la justice n'est toujours pas guérie de ça.... Les experts, les médecins... [et les juges] Ils sont nombreux à confondre militantisme et recherche de la vérité.

Les experts sont-ils fiables ?

Au cours des deux procès, l'accusation avait mis en avant des rapports médicaux signalant l'existence, sur le corps de l'enfant, de cicatrices indicatives de sévices sexuels, ainsi que les déclarations réitérées du petit-fils, jugées «crédibles» et «cohérentes» par plusieurs "experts
".
Lien PaSiDupes (bis)
Quelle est la part respective du médical et du politique dans ces expertises ?

Demande de remise en liberté
Il fallu attendre le résultat du pourvoi en cassation.
«Si la Cour accepte de casser la décision de la Cour d'Assises - ce qui devrait arriver au regard de la confession de Gabriel - alors on pourra se diriger vers un troisième procès», explique Me Baudoux.
Un procès qui donnerait à la justice l'occasion de reconnaître deux erreurs judiciaires et de laver l'honneur de Christian Iacono.
Innocent, le grand-père est libéré aujourd'hui

La demande de remise en liberté de Christian Iacono a été acceptée, mercredi, par la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence.

Mercredi, la chambre de l'instruction a décidé la mise en place d'un contrôle judiciaire, qui compte un certain nombre d'obligations pour Christian Iacono : s'abstenir de rencontrer son petit-fils, désormais âgé de 20 ans, se présenter tous les 15 jours à la gendarmerie de Vence où il a l'obligation de résider et ne pas quitter le territoire national. « La liberté est toujours une satisfaction. Gabriel, que je viens d'avoir au téléphone, se réjouit de la libération de son grand-père», a déclaré Me Lucien Simon, avocat du petit-fils.

Vers un troisième procès ?
Le septuagénaire est apparu les traits tirés à l'audience.

Maintenant que sa remise en liberté a été acceptée, après presque une année passée derrière les barreaux, Christian Iacono n'attend qu'une chose : que son pourvoi en cassation aboutisse. « Si la Cour accepte de casser la décision de la Cour d'Assises - ce qui devrait arriver au regard de la confession de Gabriel - alors on pourra se diriger vers un troisième procès».

L'accusateur, bientôt avocat ?
Le jeune homme souhaite désormais se tourner vers l'avenir. Côté vie personnelle, il entend bien « reconstruire une vraie famille et rattraper les onze années perdues».
Et en ce qui concerne son orientation professionnelle, Gabriel Iacono s'apprête à rentrer en capacité (sans le baccalauréat) de droit à Reims. Le jeune homme souhaite en effet embrasser une carrière d'avocat.

jeudi 26 mars 2009

Procès en appel d'Yvan Colonna : l'heure du verdict

Le terrorisme judiciaire de la défense sera-t-il récompensé ?

La Cour d'Assises spéciale de Paris rend vendredi son verdict sur la culpabilité ou l'innocence d'Yvan Colonna, accusé d'être l'assassin du préfet de Corse Claude Erignac, abattu de trois balles dans la tête dans une rue d'Ajaccio, le 6 février 1998.

Le procès d’un terroriste mis à mal par une bande de cinq avocats (cinq !) aux procédés terroristes.
On savait qu’en Corse les morts touchent des pensions et votent. Les amis et les épouses des condamnés se rétractent aussi allégrement. Mais la défense voudrait que l’on prenne en compte les déclarations de témoins que les assureurs rejettent : quelle foi accorder en effet aux témoignages des proches et des apparentés ? La défense a alors joué l’indignation et poussé des cris d’orfraie. Elle a même porté des accusations outrageantes contre le juge et transformé le tribunal en pétaudière. Elle a exigé que la cour se déplace une seconde fois sur la scène les lieux du crime et le refus du juge a été l’occasion de nouvelles vitupérations, accusations et insultes: la "république du respect' ou de l'intimidation ?...

Les neuf juges de cette instance d'appel diront demain vendredi en fin de journée s'ils suivent ou non le verdict du premier procès, qui avait condamné le berger de 48 ans à la réclusion criminelle à perpétuité, sans période de sûreté.

Comme en décembre 2007, l'accusation a réclamé jeudi que cette peine soit assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pendant laquelle aucune libération conditionnelle ni aménagement de peine n'est possible.
Car pour le ministère public, au sein du commando d'assassins, dont six membres ont déjà été condamnés, c'est Yvan Colonna "le tireur, l'exécuteur, le bourreau" du représentant de l'Etat, le préfet Erignac.
Les avocats généraux ont fustigé "un homme sans honneur" qui, avec ses cinq défenseurs, a "déserté" le procès depuis le 11 mars, quand la cour a résisté à l’exigence d’une nouvelle reconstitution des faits.

La défense déserte à son tour
Vendredi matin, en l'absence de plaidoiries de la défense et, sauf coup de théâtre, de dernière parole de l'accusé, cette cour spéciale d’appel, sans jury populaire, comme le prévoit la loi en matière terroriste, entrera en délibération.
Les avocats de la défense, qui dénoncent depuis la première audience, le 9 février, un "simulacre" de justice et des magistrats "en mission" pour condamner le nationaliste, réservent leurs plaidoiries à la rue et ont prévu une conférence de presse sitôt le verdict connu.

Sans illusion non plus, le comité de soutien à Yvan Colonna a déjà appelé à manifester samedi à Ajaccio pour dénoncer "un verdict inique" auquel son protégé a refusé de participer..

Le terrorisme continue…

Les amis d’Yvan Colonna veulent-ils rendre eux-mêmes la justice ?
Après avoir cherché à perturber la sérénité des débats, à intimider le tribunal et l’avoir insulté, l’inculpé et sa défense ont renoncé à leurs droits et refusé de participer au procès en appel que le condamné en première instance a lui-même demandé. N’est-ce pas un aveu de culpabilité ?
La république de l'intimidation, ou de la menace ?
Les nationalistes appellent tous les partisans, mais aussi tous les militants d’opposition, à manifester dans la rue.