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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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mardi 27 janvier 2009

Les Français ajouteront-ils la grève à la crise, jeudi 29?

Eric Woerth préconise de se serrer les coudes et de se remonter les manches

> Le ministre du Budget, Eric Woerth, a jugé mardi que les grèves et la manifestation étaient un mode d'expression inapproprié en période de crise, à l'avant-veille d'une journée de mobilisation nationale.
> Les syndicats de la fonction publique et du privé ont en effet appelé à une journée de grève nationale, jeudi 29
. On annonce qu’elle pourrait être particulièrement suivie, et sans doute mieux que la dernière manifestation nationale lycéenne qui a été un fiasco. Le pays pourrait être paralysé par une faible minorité de salariés, puisque le taux de syndicalisation n’est que de 8% dans le secteur public et de 4% seulement dans le privé.
> Interrogé sur France Inter, Eric Woerth a dit "respecter le droit de grève" mais regretter "vivement ce mode d'expression absolument traditionnel face à une situation qui est absolument exceptionnelle".

L’opposition organise un « grand défouloir » onéreux

C’est dire que les syndicats qui se tirent dans les pattes sur le terrain vont défiler ensemble, mais sur des mots d’ordre différents, pour se compter avant les élections de représentants des personnels, en mars à la SNCF.

  • Le député socialiste Laurent Fabius a dit s'attendre sur i-Télé à une forte mobilisation jeudi. "Il va y avoir, je l'espère, des centaines de milliers de personnes pour dire: 'On n'est pas d'accord avec Nicolas Sarkozy'." C’est un peu court en démocratie. Le problème avec le PS, c'est qu'il brandit la crise, mais que pour la combattre, il combat le gouvernement et que pour y faire face, il ne veut surtout pas "se serrer les coudes" et "se remonter les manches".

  • Jean-Claude Mailly ironise.
    Le secrétaire général de Force ouvrière se livre à une analyse fine de ce qu’il qualifie de " jeu de rôle" au sein de la majorité. "Il y a le Père Fouettard, c'est (le porte-parole de l'UMP, Frédéric) Lefebvre, il y a le Père Peinard, c'est le ministre du Travail (Brice Hortefeux) et il y a le Père Trouillard, c'est le ministre du Budget."
    Selon lui, la journée de jeudi sera l'expression d'une "vraie colère" (saine?) des salariés qui veulent se faire entendre par le gouvernement et le patronat. La lutte des classes…
    "On veut un plan de relance axé sur la consommation. Cela suppose par exemple une augmentation du Smic (...), une vraie prime transports qui n'a été faite qu'à moitié (...), une relance de la négociation dans la fonction publique", a-t-il déclaré sur Europe 1.
  • Jean-Claude Mailly menace.
    Il a en outre prévenu que le recours à la réquisition de certains grévistes pour assurer le service minimum lors des grèves entraînerait "un point de conflit dur". C’est en effet la réponse du berger gouvernemental à la bergère syndicale qui lutte pour le pouvoir d’achat en bloquant l’économie. Ainsi des cheminots contournent-ils cette loi, qui est d’ailleurs appliquée dans les hôpitaux, en recourant au droit de retrait dès que possible ou en ne faisant grève que 59 minutes, tout en étant payés mais en bloquant à tour de rôle l’ensemble de l’activité.
    FO a " expliqué il y a deux ans au président de la République […] qu’ 'il y a des lignes à ne pas franchir'. Faire de la réquisition, ce serait un point dur." Ce syndicat qui représente une minorité de travailleurs se permet le franchissement des lignes qu’il interdit aux élus d’une majorité de Français et Françaises.

  • En conséquence, Eric Ciotti, le député UMP des Alpes-Maritimes a déposé il y a dix jours une proposition de loi visant à élargir le champ du service minimum obligatoire en ayant recours, notamment, à la réquisition d'agents grévistes.


    Les propos du ministre du Budget sont dénaturés par l’*P
    Eric Woerth ne fait pas de la provocation comme l’agence de presse le suggère.
  • Le ministre a dissuadé mardi les personnes qui s'apprêtent à suivre la grève interprofessionnelle de jeudi, estimant sur France Inter que "il y a d'autres moyens pour se faire entendre" que de faire grève. "On ferait mieux de se serrer un peu les coudes", ce que la presse militante déforme en « les mécontents devraient "se serrer les coudes" et "se remonter un tout petit peu les manches" ».
  • Si c’était la même chose et si l’agence de presse A* ne faisait pas de la désinformation, pourquoi le journaliste rédige-t-il une phrase dans laquelle il insère une partie des termes exacts du ministre mais en en changeant le sujet grammatical et donc le sens, comme par inadvertance?
    >Dire qu’« on » doit se remonter les manches ne signifie pas la même chose que les « mécontents » doivent se remonter les manches ! Le ministre ne fustige donc pas les grévistes, mais incite l’ensemble des Français à se remonter les manches, ce qui n’est pas du tout la même chose.
    >D’autant qu’on imagine mal que le ministre du Budget ait pu suggérer aux «mécontents » de "se serrer les coudes"…

    Et quand « on lui objecte que les personnes qui comptent manifester expriment une inquiétude face à la crise », « il ne rétorque pas », mais il souligne le caractère irresponsable de cette dépense stérile d’énergie au détriment de la production et du pouvoir d’achat en temps de crise. Il s'adresse aux Français qui pourraient se laisser entraîner par une minorité tonitruante pour leur dire qu'ils ont mieux à faire ! "Qu'ils se démènent, (...) qu'ils bougent, qu'ils ne le fassent pas nécessairement uniquement en défilant ou en râlant! (...) Qu'ils deviennent un acteur de la sortie de crise. Et devenir un acteur de la sortie de crise, c'est quand même, me semble-t-il, se remonter un tout petit peu les manches et se mettre à travailler plutôt à l'unité du pays".

    Eric Woerth face au conservatisme syndical

    Il incite à une prise de conscience

    > "Je trouve qu'il y a d'autres moyens de le dire que de descendre dans la rue un peu traditionnellement comme on le fait depuis 30 ou 40 ans en France avec les mêmes banderoles"

    > "Bloquer un pays, faire en sorte que les transports ne fonctionnent pas, ennuyer les gens quand ils sont encore extraordinairement craintifs et qu'ils ont peur de l'avenir, c'est rajouter de la peur à la peur, de la crainte à la crainte".

    De la crise à la crise.
  • La gélée Royal, expert du PS à l’international ?

    Bruno Gaccio l’a engagée dans Les Guignols ?
    Désirdavenir Royal affirme vouloir s'occuper de l'international au PS ?

    Jean-Christophe Cambadélis préfère en rire.
    "C'est sans doute un nouveau trait d'humour", confie lundi matin au site Internet du Point le préposé au secteur dans la nouvelle direction du parti . Après son sketch intitulé "J'ai inspiré Barack Obama" , cette nouvelle sortie de l'ex-candidate à la présidentielle ( qui a finalement expliqué avoir fait "de l'humour" en disant qu'Obama l'avait "copiée" ) met en joie l'entourage de Cambadélis : "J'ai suggéré à Jean-Christophe de se présenter aux régionales en Poitou-Charentes (où la gelée Royal est présidente-intermittente du spectacle régional)", ironise une proche du député de Paris.

    L’Ecole des fans, de Jacques Martin

    Le même spectateur du show Royal avoue en outre qu'ils ont bien ri en prenant connaissance samedi de la suggestion de Désirdavenir Royal dans Le Parisien : "Les Français et les militants attendent que nous soyons unis et que nous jouions collectif. Je suis toujours prête à prendre une responsabilité dans le parti. Je peux m'occuper de l'international par exemple." Réponse sans appel d'un membre de la garde rapprochée de "Camba" : "On dirait une enfant qui dit ce qu'elle veut simplement parce qu'elle le veut. Je pense qu'elle n'a pas réfléchi une seconde au fait qu'il y ait déjà quelqu'un à ce poste." La belle affaire : qui d’autre le sait ?

    Elle ne fait pas rire François Lamy

    François Lamy, agent de vedettes politiques socialistes, dont la première secrétaire du PS, Martine Aubry, affirme en revanche "prendre au sérieux" cette proposition de la Poitevine.
    "Nous avons des contacts réguliers avec les animateurs du courant de Royal", rappelle-t-il, citant tour à tour le clown blanc Vincent Peillon, député européen, Frère François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, le petit Charlot-sénateur David Assouline ou encore le croquemitaine, Manuel Valls député-maire d'Évry. "Nous sommes prêts au rassemblement des socialistes. Néanmoins, il existe déjà une direction au PS, il y a déjà un secrétaire national à l'international." Ca ne rigole pas…

    Royal en tournée au Brésil

    En se chatouillant, François Lamy relève, lui aussi, un trait d’humour dans la déclaration de Sa Cynique Majesté Royal, qui affirme vouloir s'occuper de l'international pour qu'on ne lui reproche plus de se déplacer en tous sens, de sa propre initiative. "Cet argument, c'est sans doute de l'humour. Personne au PS ne lui reproche ses déplacements. Et de toute façon, on ne devient pas secrétaire national pour voyager." Royal le sait bien, qui n'a pas attendu ce message pour annoncer sa participation le 28 janvier au Forum social mondial à Bélem au Brésil. C'est Pierre Bergé qui paie ?

    Des couacs dans la fosse d’orchestre

    La direction de la fanfare socialiste note par ailleurs que la présence de ségoléniens au secrétariat national est envisageable "si c'est un paquet global, pas seulement Ségolène". "Mais il faudrait déjà que le débat entre eux aille à son terme" : un petit bémol que s'autorise un soliste du premier rang du parti, alors que des dissonances entre certains « proches » émergent désormais de la fosse.

  • Ainsi, Frère Rebs, au triangle, assure ne pas avoir été consulté par la direction pour la rédaction du contre-plan de relance de l'économie présenté mercredi par Martine Aubry .
  • Vincent Peillon, à la flûte traversière, jure dur comme fer de son côté que les vents y ont été associés.
  • Qui dit vrai, qui dit faux ?
    Réponse de la cymbale Royal à la grosse caisse Aubry pour le journal Le Parisien : "Il y a une façon très simple de faciliter la consultation de tous, c'est que Martine Aubry fasse ce que je lui ai demandé à la fin du congrès et qu'elle a refusé : intégrer les 50 % du parti que je représente avec de nombreux responsables politiques de talent." La gelée Royal ne fait pas d'humour cette fois, mais lâche une triple 'croche' au menton.
    Un soupir, jusqu’au prochain spectacle. Rideau !
  • Martine Aubry et Nicolas Sarkozy, homme et femme de l’année

    Et qui encore ?
    Le palmarès 2008 du Trombinoscope, annuaire professionnel du monde politique qui présente depuis 1981 les acteurs de la vie politique, a été dévoilé mardi par le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.

    Martine Aubry, Premier secrétaire du Parti socialiste est récompensée pour sa victoire sur Désirdavenir Royal en novembre dernier
    , tandis que le chef de l'Etat est honoré pour sa présidence de l'Union européenne au second semestre de 2008.

    Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, est déclaré révélation politique de l'année.

    Le prix du ministre de l'année est attribué à Jean-Louis Borloo, qui est chargé de l'Ecologie.

    Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée, est déclaré député de l'année, alors que Gérard Larcher (UMP), élu président de la haute assemblée en octobre, est déclaré sénateur de l'année.

    Enfin, Gérard Collomb (PS), réélu maire de Lyon en mars dernier, est considéré comme étant l'élu local de l'année.

    Motion de censure du PS: opération recollage des morceaux socialistes

    Pour Karoutchi: "l’ultime cartouche" du PS

    Il est trop bon ... Un pétard mouillé !

    "Après avoir tout imaginé en matière de blocages et d'obstruction [parlementaires], les socialistes se préparent donc à tirer leur ultime cartouche: tenter de censurer le gouvernement de François Fillon sur sa politique face à la crise", a estimé Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

    Un motion pour recoller les morceaux socialistes

    La motion de censure a été déposée par les députés PS contre la politique du gouvernement Fillon face à la crise. Les socialistes défendent leur motion mardi 27, histoire de se donner l’illusion de l’action. Même avec le soutien des quelques pelés du MoDem de François Bayrou, les socialistes n’ont aucune chance de parvenir à leurs fins.

  • Sauf s’il s’agit de rassembler sur le dos du gouvernement (et du pays), le temps d’un vote, les six courants disjonctés de leur parti éclaté : souhaitons-leur que le courant passe à nouveau entre eux, car Fillon aurait besoin d’une opposition retrouvée et en état de faire des propositions constructives.
    "Peut-être pensaient-ils que la crise attendrait patiemment que les différents courants du PS veuillent bien s'accorder sur un chiffre ?", s'est-il interrogé. "Au final, leur plan, chiffré à 50 milliards d'euros, compile toutes les mauvaises recettes et les vieilles lunes qui ont échoué depuis 30 ans", a ajouté R. Karoutchi. Y compris celles de Mitterrand-Mauroy...

    La gauche ajoute la crise sociale à la crise économique

    Le secrétaire d'Etat a raillé lundi 26 les socialistes, qui "ont mis un mois et demi à chercher une solution alternative" au plan de relance, alors que le gouvernement travaille depuis 5 mois à endiguer la crise économique internationale, l’obstruction socialiste hexagonale, la désinformation médiatique militante et l’agitation syndicale domestique.
    "Cette motion de censure injustifiée, qui cache difficilement une opération de communication, sera bien entendu repoussée. Tant mieux pour la majorité qui, passés les effets de manches du PS, ne manquera pas cette belle occasion de réaffirmer son unité et sa solidarité", a-t-il conclu.
  • lundi 26 janvier 2009

    "Aucune fuite" de Tracfin sur l'affaire Julien Dray, estime Woerth

    Julien Dray lui inspire "de la sympathie" !

    Le ministre du Budget ne peut imaginer que l'organisme d'enquête sur le blanchiment d'argent ait pu communiquer à la presse des informations confidentielles concernant une enquête sur le député socialiste. Il le disait dimanche 25 janvier sur Radio-J.

    > Eric Woerth l’a écrit aux avocats du parlementaire socialiste et ségolénien suspecté d’abus de confiance et de corruption dans une enquête préliminaire en cours, précisant qu'il avait répondu à un courrier des avocats de Julien Dray aux ministères de l'Economie et du Budget, qui sont en charge de l'organisme Tracfin.
    Dans cette réponse, Eric Woerth a souhaité "leur dire que tout cela relevait de la loi, que Tracfin fonctionnait selon des procédures extrêmement précises et qu'évidemment nul ne pouvait penser un instant que Tracfin était à l'origine de ces fuites".

    >"Je regrette et condamne absolument ces fuites, c'est tout à fait anormal", a d’une part déclaré Eric Woerth. Il assure également qu'il n'y a eu "aucune fuite" de l'organisme Tracfin dans l'enquête pour abus de confiance concernant le député socialiste Julien Dray.

    > Le ministre du Budget estime d’autre part "qu'"il n'y a aucune fuite chez Tracfin", qui "a fait son métier" en transmettant à la justice les éléments réunis après signalement par les banques. "Nous enquêtons", a-t-il précisé.

    ’Tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil’

    > Tracfin est "un organisme sérieux qui est là pour lutter contre le blanchiment" et "qui ne s'amuse pas à communiquer à la presse des documents qu'il communique à la justice", a assuré Eric Woerth, comme s’il pouvait se porter garant de tout le personnel, et en particulier des militants syndicalistes.

    >
    Il a ajouté qu'il avait "de la sympathie" pour Julien Dray. "L'enquête préliminaire conduira ou pas à éclaircir cela", "je l'espère pour Julien Dray", a-t-il dit. "Tracfin n'est pas là pour savoir si quelqu'un est sympathique ou pas, il regarde des faits", a-t-il toutefois ajouté…


    > 'Julien Dray : la droite l’aime, la gauche non plus'
    Les socialistes ont lâché le député de l’Essonne. La droite le défendrait presque. C’est ce qu’affirme un article de Marianne, langue de pute.

    Mais Pierre Bergé l'a-t-il abandonné à son sort? (Lire l'article suivant de PaSiDupes )

    Pierre Bergé au cœur du financement de Royal et Dray

    Les Parrains de SOS Racisme et la FIDL sont des poires pour la soif d’argent

    Selon les informations du JDD publiées le 11 janvier 2009,

    "la note Tracfin transmise au parquet signale également la trace de versements, pour plusieurs dizaines de milliers d’euros, effectués par l’homme d’affaires Pierre Bergé au bénéfice de Julien Dray. “Julien est un ami, je suis le parrain de sa fille, il est possible que je l’aie soutenu et je suis prêt à le faire de nouveau”, nous confie Pierre Bergé, qui ne se souvient pas “précisément” de ces versements.

    Tel est son bon plaisir

    Je n’ai aucun compte à rendre”, ajoute cet ancien proche de François Mitterrand, prêt à “assumer le fait de l’avoir aidé et de pouvoir l’aider à nouveau”. “Ces sommes sont parfaitement explicables et je le ferai devant les enquêteurs”, nous indique pour sa part Julien Dray.

    Des sommes destinées à une campagne électorale?

    Intrigués par les sommes en jeu, les policiers de la brigade financière s'interrogent sur l'usage de ces fonds. Etaient-ils destinés à des campagnes électorales du député, à des fins personnelles ou à d'autres usages ? Certains, au PS, soupçonnent derrière cette affaire une "opération destinée à enquêter sur Ségolène Royal", dont Julien Dray a été l'un des proches. "Bercy a autorisé la transmission de la note Tracfin au parquet à la mi-novembre, pile au moment où Ségolène était en pole position pour devenir premier secrétaire", insiste [insinue?] un proche de Dray au PS, persuadé d'un "coup de billard à plusieurs bandes". Au lendemain de la présidentielle, plusieurs réunions informelles ont été organisées à l'hôtel Lutetia [! Devoir de mémoire ?] à Paris, autour de Julien Dray et Pierre Bergé notamment, pour soutenir financièrement l'ex-candidate. "Il est de notoriété publique que j'ai été le président des amis de Ségolène pendant la campagne et qu'ensuite, j'ai décidé de prendre son bureau à ma charge, ce que je continuerai à faire", nous indique Pierre Bergé. Pour lui, "l'hypothèse selon laquelle Julien Dray a récupéré des fonds pour Royal est proprement absurde". Apparemment, les enquêteurs voudront en avoir le coeur net."

    Le multimilliardaire (ici marron, à l'extrême droite) s'est déjà expliqué sur son financement de Sa Cynique Majesté Royal en désir d'avenir. (Lire PaSiDupes)

    Mais à quand la réponse de la bergère Tracfin au Bergé ?

    PS : l’international pour occuper Royal… L’Europe, trop peu pour elle !

    Gare au boycottage de la gelée Royal, façon Roquefort
    Sortie de son frigidaire, tout le monde peut constater qu’elle est gelée.


    Elle a morflé et en perd un peu plus la tête...

    <br>Lorsque Le Parisien interrogea la gelée Royal, le 24/01/09 à son retour d’investiture (celle de Barrack Hussein Obama, son disciple noir et blanc !), au détour de l’une des réponses, elle plaça sa demande d’emploi à sa nouvelle patronne potentielle du PS.
    D’abord, la vacherie, pour s’assurer que, la requête rejetée, Sa Cynique Majesté Royal pourra se poser en victime…

    "Le contre-plan, présenté par Martine Aubry, est-il à la hauteur ?

    Il a le mérite d’exister, mais il faut aller plus loin avec un volet sur la croissance écologique et sur la réforme fiscale. Il faut une modification structurelle de la façon de produire, de consommer. J’ai envoyé, il y a quinze jours, des propositions à la direction du PS, avec des actions concrètes sur la croissance verte, et je n’ai pas retrouvé cela dans le plan. J’espère qu’il y aura une deuxième étape…

    L’eurodéputé Vincent Peillon affirme que vos proches ont été consultés pour ce plan, François Rebsamen dit le contraire. Qui faut-il croire ?

    Il y a une façon très simple de faciliter la consultation de tous, c’est que Martine Aubry fasse ce que je lui ai demandé à la fin du congrès et qu’elle a refusé : intégrer les 50 % du parti que je représente, avec de nombreux responsables politiques de talent, dans la direction. Les Français et les militants attendent que nous soyons unis et que nous jouions collectif.
    Je suis toujours prête à prendre une responsabilité dans le parti. Je peux m’occuper de l’international par exemple Comme ça, on ne me reprochera plus de me déplacer de ma propre initiative…

    Le Parisien : « Nicolas Sarkozy a estimé, qu’en temps de crise, le faste de cette investiture (celle de BHO) était peut-être un peu déplacé…
    La dignité, la sobriété et l’élégance de l’investiture de Barack Obama n’ont aucun point commun avec la soirée au Fouquet’s." "

    Or, elle « se déplace de sa propre initiative », mais aux frais des riches qui font vivre Pierre Bergé, qui fait vivre Juju Dray («On a dit de moi que je l’avais lâché. Ce n’est pas le cas. ») , qui fait vivre la gelée Royal, qui ne nourrit personne.

    Réaction unanime :

    Désirdavenir Royal, entretenue par Pierre Bergé ?

    Woerth s'interroge sur ses liens financiers

    Elle aime les riches !
    A la différence de son ex,


    l’amère de Melle adore les riches.


    Le ministre du Budget a suggéré dimanche 25 janvier à Sa Cynique Majesté Royal "d'éclaircir" ses liens financiers avec l'homme d'affaires Pierre Bergé, qui revendique l'aide matérielle qu'il apporte à l'ancienne candidate PS à la présidentielle.
    > "Je n'en sais pas assez. Pierre Bergé a ses amitiés, c'est un homme estimable. Il peut aider qui il le souhaite mais ça pose la question du rapport entre l'argent et la politique finalement", a-t-il déclaré au micro de Radio J.
    > "Ségolène Royal s'est beaucoup émue de ce rapport entre l'argent et la politique, donc il faudra aussi qu'elle éclaircisse tout cela bien évidemment (...) comment elle fonctionne sur le plan financier. J'imagine qu'elle aura à cœur de le faire. Le tout, c'est de respecter la loi", a-t-il ajouté.

    L’amère Royal est-elle hors la loi ?

    Si son association est "un parti politique", a précisé Eric Woerth, "les aides des particuliers sont plafonnées à exactement 7.500 euros par an, c'est la loi".
    "Le tout, c'est que Ségolène Royal respecte la loi mais je n'ai aucun doute sur ce sujet. Si c'est dans le cadre de la loi, ça ne me choque pas" qu'elle soit aidée par Pierre Bergé, a-t-il poursuivi.

    Le silence Royal fait du bruit

    Mais le multimilliardaire Pierre Bergé est plus loquace.
    Interviewé par Le Journal du Dimanche, Pierre Bergé s'est expliqué sur le financement qu'il apporte à Ségolène Royal :


    "Avant, pendant les primaires socialistes, j'ai contribué à la soutenir. J'ai financé les locaux de l'association […].

    Après la présidentielle
    , j'ai décidé de continuer à aider Ségolène. Elle avait engrangé 17 millions de voix et on voulait la tuer!". L'homme d'affaire poursuit en expliquant qu':

    "Aujourd'hui je mets à sa disposition de nouveaux locaux, boulevard Raspail. Je ne sais pas exactement combien cela me coûte... [ !] J'ai aussi participé au financement du Zénith pour la fête de la Fraternité en septembre dernier.". Il conclut en assurant que "Si Ségolène a besoin de moi aujourd'hui, je ferai les choses dans la légalité, mais je ferai sûrement quelque chose pour l'aider financièrement."
    Ainsi, jusqu'ici, ils n'auraient pas été dans la légalité ?

    Dans le genre plus authentiquement social, est-ce que le Bergé finance les brebis égarées de DAL et des Don Quichotte ?

    Le PS accuse Malek Boutih d'être le "premier des sarkozystes"

    Le secrétaire aux …Droits de l'homme du PS le somme de choisir !

    Quand on veut couler un camarade, on l’accuse de sarkozysme

    Il n'a pas l'air d'un ayatollah (ci-contre - merci à l'aimable lecteur), mais "que Malek Boutih choisisse son camp", lance Pouria Amirshahi (biographie), secrétaire aux Droits de l'homme du PS, né en 1972 à Shemiran en Iran, d’’un père architecte et d’une mère politiquement engagée puisqu’elle a été l’une des conseillères de Shapour Bakhtiar, le dernier premier ministre d'Iran sous le Shah . Réfugié, son parcours est le résultat du bon fonctionnement de « l’intégration républicaine ».
    Pourtant il refuse à Boutih le parcours républicain dont il continue de bénéficier : "'Sarko-compatible' sur à peu près tous les sujets, Malek Boutih est en train de marcher dans les pas" de Jean-Marie Bockel et Eric Besson.

    Le délit de fasciès d’un ségolénien

    La chasse aux sorcières est-elle ouverte?
    Le secrétaire socialiste aux Droits de l'homme s'en est pris samedi 24 janvier à son camarade Malek Boutih, le qualifiant dans un communiqué de "premier des sarkozystes" et l'appelant à "choisir son camp".
    "Que Malek Boutih choisisse son camp", lance-t-il, réagissant aux déclarations de ce dernier contre le plan d'urgence anticrise présenté par les socialistes. Dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France, le "ségolénien" Malek Boutih, membre du bureau national du PS et organisteur de la Marche des Beurs, avait qualifié vendredi de "régression" reprenant "des recettes usées" le contre-plan de relance proposé par la secrétaire du PS, Martine Aubry. S'en prenant aussi à un PS "bunkerisé", il a pourtant nié vouloir en claquer la porte. Le comportement de l'ex-premier secrétaire, François Hollande, n'a en outre pas été très élégant et Boutih qui se sentait mal apprécié, sent désormais le soufre.

    L’ouverture socialiste interdite : Boutih "casse le PS" et "applaudit Sarkozy"

    Les refoulés socialistes refoulent
    "'Sarko-compatible'
    sur à peu près tous les sujets (sécurité, discrimination positive, et maintenant économie), Malek Boutih est en train de marcher dans les pas ceux qui, comme Jean-Marie Bockel et Eric Besson, ont fait le lit de la droite - avant d'y finir carrément"
    , juge Pouria Amirshahi.

    Il suffit d'une rumeur...
    "Que Sarkozy pense à lui à chaque fois qu'il envisage un remaniement, ou une nouvelle mission, en dit long sur l'état des relations politiques de proximité qu'ils entretiennent".
    Le secrétaire aux …Droits de l'homme du PS
    lance la fatwa Pouria contre Malek
    ?

    L'attachée de presse de Désirdavenir Royal fait polémique

    Comme tout ce qui touche la gelée Royal

    Le très social Pierre Bergé entretient la maîtresse, mais pas l’esclave

    Le Parti socialiste a décidé de ne pas renouveler le contrat. Pourquoi en effet ne pas faire financer l’attachée de presse par le multimillionnaire plutôt que par le PS.

    La nouvelle direction estime qu’elle ne doit rémunérer que ses propres permanents Rue de Solférino, alors que les proches de l'ex-candidate battue à l'Elysée accusent la direction de Martine Aubry de "mesquinerie". Selon la direction du PS, le Parti ne paie plus l'attachée de presse de Ségolène Royal depuis fin 2008. Son salaire était pris en charge depuis la campagne présidentielle, mais la nouvelle direction avait annoncé qu'elle ne renouvellerait pas son contrat. Un CDD ?

    A bas les privilèges

    "Nous ne rémunérons que les permanents qui travaillent pour le Parti socialiste", a expliqué vendredi le trésorier du parti, Régis Juanico, avant d'ajouter qu'"Il n'y a de traitement de faveur pour personne".
    > Lionel Jospin dispose bien d'un bureau à Solférino, mais son assistante est rémunérée par l'Etat en tant qu'ancien Premier ministre, précise-t-il.
    > De même, François Lamy, conseiller politique de la première secrétaire, souligne que "les cotisations des adhérents, celles des élus et le financement public sont destinés en partie au fonctionnement du siège central", le reste allant aux fédérations. Il est donc "logique que quelqu'un qui ne travaille pas Rue de Solférino ne soit pas payé par la Rue de Solférino".

    François, au secours ! Non pas l'ex, l’autre !

    > L'amère Royal méprise l'intendance, alors Frère Rebs fait le clebs.
    Le sénateur-maire ségolénien de Dijon, François Rebsamen, tout mou qu’il soit, voit la moutarde lui monter au nez. Il dénonce une "forme de mesquinerie généralisée". Selon lui, la présidente de Poitou-Charentes, outre l'arrêt du contrat de son attachée de presse au 31 décembre, ne reçoit "plus ses abonnements de journaux". Le caniche Royal et ancien numéro deux du PS souligne qu'"avec François Hollande, personne n'avait subi de mesure de rétorsion en fonction du courant auquel il appartenait". La récession est aux grilles de la Rue de Solférino !

    >
    Pour le porte-parole Benoît Hamon, en revanche, "si c'est une affaire d'abonnements de journaux, on lui assurera. Il suffit de m'en parler!", s'exclame l’incontournable factotum, prêt à accorder des passe-droits. Après tout, si elle a besoin de lire la Charente Libre pour avoir des nouvelles de sa circonscription…

    >
    L'homme d'affaires de grand luxe, le gracieux Pierre Bergé, qui finance les locaux de la gelée Royal, situés boulevard Raspail à Paris, a pour sa part accusé la nouvelle direction du parti de se comporter de manière "pas élégante" avec l'ex-candidate à la présidentielle. De quoi je me mêle ?
    Rien de mieux à faire pendant que Poitou-Charentes se relève de la tempête de vent ?

    dimanche 25 janvier 2009

    Européennes : les huit têtes de listes UMP

    Au PS, ils en sont encore à s’étriper
    L'UMP a présenté samedi lors de son bureau national ses têtes de listes pour les européennes de juin dans les huit circonscriptions régionales de métropole et d'Outre-mer.

    - Ile-de-France : Michel Barnier (ci-dessus), né en 1951, actuellement Ministre de l'Agriculture et de la Pêche du gouvernement François Fillon (2) mènera la liste, avec la garde des Sceaux Rachida Dati comme numéro deux. Tous deux devront quitter leurs fonctions gouvernementales avant de siéger au Parlement européen. Michel Barnier a été commissaire européen (1999), vice-président du Parti populaire européen (PPE) et ministre des Affaires Etrangères dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin;

    - Est : l’eurodéputé Joseph Daul, né en 1947, agriculteur et président du groupe du Parti populaire européen au Parlement européen ;

    - Nord-Ouest : Dominique Riquet, médecin et maire de Valenciennes ;

    - Sud-Ouest : Dominique Baudis, né en 1947, ancien député-maire de Toulouse (1983-2002) et ancien Président du CSA ;

    - Sud-Est : la sortante Françoise Grossetête, née en 1946, professeur de droit, élue stéphanoise, secrétaire nationale de l'UMP (depuis 2002) et vice-présidente de la fédération UMP de la Loire (2002);

    - Centre : l'eurodéputé Jean-Pierre Audy, né en 1952, conseiller général de Corrèze;

    - Ouest : Christophe Béchu,né en 1974, président du Conseil Général du Maine-et-Loire (avec Elisabeth Morin en numéro 2) ;

    - Outre-Mer : l'eurodéputée Margie Sudre (1943, Secrétaire d'État chargé de la Francophonie de 1995à1997 et Conseiller régional de la Réunion), Maurice Ponga (né en 1947, Nouvelle Calédonie)et Marie-Luce Penchard (secrétaire national chargé de l'Outre-Mer, fille de Lucette Michaux-Chevry, la sénatrice-maire de Basse-Terre, Guadeloupe ).

    Au PS, les noms des têtes de listes tardent à venir et les désignations sont moins évidentes. On donne Harlem Désir candidat en Ile de France.

    Désirdavenir Royal
    trouve les habits de député Européen trop étroits et n’est pas candidate, car elle s’accorde un dimension internationale... Dans une interview accordée au quotidien Le Parisien, samedi 24 janvier, Sa Cynique Majesté Royal a annoncé qu'elle ne sera pas candidate aux élections européennes de juin prochain. "Bien que très sollicitée [ !].
    Elle compte labourer le terrain, un peu pour les candidats, mais beaucoup pour raviver son image dans les campagnes : pour la première fois, un sondage la place en effet derrière son ex, François Hollande… "Comme toujours, je suis disponible pour faire campagne et défendre des idées." Et donc celles de son émule, Barrack Hussein Obama.

    Nominations au CSA : l’une est noire, l’autre pas

    Françoise Laborde, quel effet cela fait-il de ne pas être nommée pour sa couleur ?

    Les journalistes Françoise Laborde et Christine Kelly ont été nommées samedi membres du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), respectivement par le président de la République Nicolas Sarkozy et le président du Sénat Gérard Larcher. La veille, le président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, avait désigné Emmanuel Gabla, un ingénieur des télécommunications, pour entrer au CSA.

    A priori, rien ne les distingue les deux dames

    La presse pourrait se contenter d’applaudir à ces nominations qui tendent à la parité, mais elle a beau être courtisane, elle a gardé les mains dans les poches… C’est dire sa servilité dévotion au pouvoir ! Qu’elles soient des femmes ne semble pas les combler.

  • Christine Kelly, qui c’est ?
    > Pourquoi l’ineffable Victorin Lurel a-t-il salué la nomination de Christine Kelly en remplacement d’Élisabeth Flüry-Hérard dont le mandat expirait? C’est qu’elle est originaire des Antilles, qu’il est le député socialiste foireux de Guadeloupe et qu’ils sont tous les deux noirs… Question subsidiaire : pourquoi Françoise Laborde ne l’intéresse-t-il que moyennement ? Elle est un peu pâlotte à son goût et on dirait bien qu’il fait du racisme à rebours, mais ne le répétez pas, car il n’est pas permis de le penser, puisqu’il est socialiste.

    > Christine Kelly (née en 1970) est journaliste à LCI (groupe TF1). A son propos, l’agence de presse française commente en ces termes : «une des rares présentatrices de couleur de la télé » ! C’est sans doute l’interdiction du recensement des personnels sur la couleur de leur peau qui permet ce type de réflexe stupide. Et bientôt un rapport inégalitaire des présentateurs à la population totale en France. Tout bien considéré, ça fait une personne noire en moins en vitrine : est-ce bien le but recherché ?

    >
    Après des études scientifiques, cette fille d’enseignants occupe de petits emplois en Caraïbes, avant d’être embauchée par RFO en 1994 en tant que présentatrice et productrice de plusieurs émissions. Elle suit deux formations à l'Institut National de l'Audiovisuel, et passe un diplôme de journaliste en deux ans à l'IUT de Bordeaux tout en travaillant pour RFO. Par la suite, elle travaille pour France 3 Régions, Chérie FM et le quotidien Sud-Ouest, et participe au développement de la chaîne emploi de Canal +, pour laquelle elle aura la charge de cinq émissions durant deux ans. En février 2000, elle entre à LCI, où l’air du temps la propulse à la présentation du journal télévisé. Depuis le 14 mars 2005, elle est rédactrice en chef d'Ushuaia TV, et présente l'émission 'Le magazine', qui traite du développement durable. N'est-elle pas mignonne ?

    Emmanuel Gabla est aussi blanc que Barrack Hussein Obama est noir
    Pourquoi pas Harry Roselmack ?

    >
    Il est en effet né à Strasbourg en 1969, d'un père français d'origine togolaise et d'une mère lorraine. Le nouveau promu est diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris, c’est dire que justifier sa nomination par son métissage serait réducteur. "Il n'était pas absurde qu'un ingénieur soit nommé au sein du CSA", a-t-il d’ailleurs souligné tout en déclarant qu’il "espère" que sa formation lui permettra "d'être un pont" entre le CSA et l'autorité de régulation des télécoms (Arcep) dont le rapprochement est régulièrement évoqué.

    >
    Il a été conseiller technique de Jean-Pierre Raffarin à Matignon avant de devenir directeur adjoint du cabinet de Patrick Devedjian, alors ministre délégué à l'Industrie (2005). Depuis août 2005, M. Gabla était chef du service des technologies et de la société de l'information, à la direction générale des entreprises. Il a été nommé en remplacement de Christian Dutoit dont le mandat arrivait à expiration.
  • Françoise Laborde est-elle l’erreur du casting ?

    > Elle est blanche, et tendance pâle, qui plus est. Même que c’est une blonde, même pas frisée frisottée, aux cheveux courts simplement rebelles. Est-ce de bon aloi ou suspect ? Se serait-il trompé de personne, le président de la République ? Le PS va-t-il réclamer sa démission et entonner La Marseillaise ?

    > Pour sa défense, la nouvelle "sage" du Conseil supérieur de l'audiovisuel a précisé que Nicolas Sarkozy "a toujours témoigné de la courtoisie et de la sympathie à mon égard mais je ne fais pas partie de ses proches". Qu’est-ce que vous allez croire ?
    "Il doit savoir que j'ai écrit l'an dernier, dans un livre ("Ca va mieux en le disant", Fayard), mon opposition à la suppression de la publicité sur France Télévisions", ajoute la présentatrice de la chaîne publique, qui se dit "émue et fière" d'avoir été nommée.
    Françoise Laborde a été désignée samedi conseillère au CSA par un chef de l'Etat pas rancunier, en remplacement d'Agnès Vincent-Deray. Née en 1953, elle est la compagne du dirigeant de télévision Jean-Claude Pâris. Est-elle l'alibi de la discrimination positive ?

    A qui le mérite ?

    >
    Selon la presse libre, libre de commenter à sa fantaisie, les nominations répondraient aux voeux du CSA, qui avait récemment dénoncé le manque de diversité dans les media français.
    > Mais, pour tout dire, Nicolas Sarkozy avait souligné le 13 janvier sa volonté de pratiquer "l'ouverture" dans le choix des nouveaux conseillers, en "sortant des petits clans".
    > Sarkozy a-t-il décidé souverainement ou a-t-il eu un faible pour le CSA ? Peu importe, puisque, de toute façon et à nouveau, les syndicats se plaindront de ne pas co-gérer aussi le CSA ! Leur faible représentativité leur donne de l’amertume et les rend d’autant plus agressifs.

    Y a-t-il un gaucher au CSA ?

    Deux autres "sages" du CSA, présidé par Michel Boyon et qui compte neuf membres, doivent être remplacés, l'un par le président de la République, l'autre par le président du Sénat, au terme d'un mandat de six ans.
    Et si les prochains étaient à nouveau noir(e)s ? Il faudrait cette fois qu’ils soient jaunes. Ou sans papiers.
    Et pourquoi pas arabe, s’indigneront certains ? C’est que c’est déjà fait ! Le CSA compte n autre ex-journaliste connu du paysage audiovisuel français, Rachid Arhab, nommé par J.-L. Debré. Né en1955 en Kabylie (Algérie), Arhab a vécu son enfance près de Thionville (France) et fut diplômé de l'école de journalisme de Strasbourg.

  • samedi 24 janvier 2009

    Pardon de l'Eglise aux évêques intégristes excommuniés

    La théologie du pardon vaut bien celle de la réconciliation

    La gauche laïque n’a pas bronché lorsque Sa Cynique Majesté Royal a lancé un appel à la « fra-ter-ni-tude » à l’approche du congrès de Reims. Va-t-elle s’indigner que, par un décret daté du 21 janvier rendu public samedi 24, le Vatican ait annulé l'excommunication des évêques intégristes ordonnés en 1988 par Mgr Marcel Lefebvre ?
    Le décret signé au nom du pape Benoît XVI par le préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Giovanni Battista Re, lève les excommunications qui frappaient les quatre évêques de la fraternité sacerdotale Saint Pie X, Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galaretta.

    Gros malaise

    L’un d’entre eux, âgé de 68 ans, de nationalité britannique et supérieur du séminaire de La Reja (Argentine),
    Mgr Williamson fait polémique, car, selon la presse objective, il a nié récemment à la télévision suédoise l'existence des chambres à gaz. Pour la vérité et sans leçon d’intégrité journalistique, il a nié l’existence de certaines d’entre elles et le nombre de ceux et celles qui en ont été les victimes. A leur tour, les juges impartiaux de la presse éthique ne font pas de détail.
    "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) [citation tronquée qui empêche de se faire une opinion personelle]... Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz", a déclaré Mgr Williamson dans un entretien diffusé jeudi soir par la chaîne publique SVT, mais datant de novembre.
    Dans l’entretien, le prélat fait des comptes pour le moins dérangeants qui laissent peu de place à la compassion.

    L'évêque a fait ces commentaires après que le journaliste l'eût interrogé sur les propos négationnistes suivants tenus au Canada : "Vous faites allusion à des citations au Canada il y a de nombreuses années", a-t-il encore relevé.
    Aujourd’hui, selon lui, « les Allemands souffrent d'un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs, mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés", a-t-il encore dit, au cours de cet entretien précisément diffusé en différé mercredi soir. On estime à six millions le nombre de Juifs qui ont péri sous le IIIe Reich, notamment dans des camps de la mort ou au cours d'exécutions massives.
    A noter que, contrairement aux raccourcis tendancieux colportés ici et là mais jamais rectifiés par souci de propagande, Mgr Williamson ne nie pas l'existence de l'holocauste.

    Autre argument négationniste à rectifier par honnêteté intellectuelle (voire historique et laïque), le pape Pie XII n'est pas celui que les anti-cléricaux décrivent par sectarisme. Il avait en effet réussi à sauver 800 000 juifs, soit personnellement, soit par influence. Ceux qui ont eu ce courage ne sont pas si nombreux à cette époque-là, mais parmi eux on compte le cardinal
    Pierre Gerlier, cardinal de Lyon ou le cardinal Saliège, archevêque de Toulouse. C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler l’action de tous les « Justes parmi les Nations »(lien Wikipedia), quelles que soient leurs religions, et depuis honorés par les autorités israëliennes, parmi lesquelles des Catholiques romains.

    Pour preuve, le rabbin de Rome de l'époque, Eugenio Zolli (de son vrai nom Israel Anton Zoller) s’est converti au catholicisme par admiration pour l’activité secrète de PieXII. Son prénom de baptème, ‘Eugenio Maria’, est un choix personnel en hommage au pape Pie XII, né Eugenio Pacelli.
    Lien vers un article de Rue89 (site créé par d'anciens journalistes de Libération )

    L’heure n’est pas au pardon pour tous

  • Ces propos ont soulevé une vive émotion. En France, après 21 ans, la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme) a estimé que la réhabilitation de cet évêque serait "un recul inquiétant dans la politique menée par l'Eglise contre l'antisémitisme depuis le concile Vatican II".

    Selon le père Lombardi, les déclarations de Mgr Williamson, n'ont "aucun rapport" avec la mesure prise par le Vatican. Il a assuré que la fraternité a "pris ses distances" avec elles.

    Tous ensemble ! Tous ensemble !
    Le porte-parole du Vatican Federico Lombardi a salué comme "une bonne nouvelle" la levée de l'excommunication, "un pas très important vers la reconstitution de la pleine communion de l'Eglise".

    Un exemple pour le PS qui se déchire. Il n’est pourtant pas hostile à la marxisante « théologie de la réconciliation » mais ne réussit pas à mettre à exécution ses désirs de fraternité.

    Les adeptes de la fraternité Saint Pie X, caractérisée par ses positions conservatrices et son attachement à la messe en latin, sont environ 150.000 à travers le monde, notamment en France, dont près de 500 prêtres.
  • Réforme de l'assurance chômage : même si c’est mieux, ce n’est pas suffisant !

    Le syndicalisme irresponsable et ringard des obstructionnistes

    Entre SUD provocateur violent qui cherche l’affrontement, la CFDT qui n’a pas le courage de signer seule ce qu’elle approuve et FO qui prétexte que ce qui est mieux pour leurs adhérents n’est pas suffisant pour signer,

    Les travailleurs ne sont vraiment pas gâtés avec leurs syndicats !

    Quelle considération ont-ils réellement de ceux dont ils prétendent protéger les intérêts ?

    Prenons le mauvais sort que les syndicats réservent à la réforme de l'assurance chômage comme exemple de leur immobilisme primaire.
    La nouvelle convention d'assurance chômage en France a du plomb dans l’aile et pourtant elle élargirait le nombre de personnes indemnisables et permettrait une baisse des cotisations sous conditions. Négligeable ?
    Comment se fait-il alors que la CFDT est pour l'heure le seul syndicat de salariés à avoir approuvé ce projet d'accord négocié fin décembre avec le patronat mais que la CGT, FO et la CFTC le combattent ? Le traitement responsable du dossier est d'autant plus crucial qu'une forte hausse du chômage est prévue cette année. Mais voilà !

    Ce qui est mieux ne serait plus toujours bon à prendre

    Ces trois oppositions, si elles sont formalisées, permettraient d'annuler un accord qui comporte pourtant des avancées et renforcerait les garanties de protection des chômeurs dont le nombre pourrait augmenter notablement avec la crise.

  • La CFE-CGC, qui représente les cadres, a confirmé vendredi qu'elle s'opposait au projet en l'absence des garanties qu'elle demandait concernant les baisses de cotisation.
    Son président, Bernard Van Craeynest, qui a rencontré le Premier ministre, François Fillon, estime qu'un nouveau tour de table s'impose.
    "On souhaite une clarification d'un certain nombre de choses ( ?). En l'état, il n'y a pas de changement", s’est entêté Alain Lecanu, qui suit le dossier à la CGC.
  • L'accord doit être validé tel quel par le gouvernement si le syndicat CFE-CGC ne s'y oppose pas, avait auparavant estimé la présidente du Medef, Laurence Parisot. "Si (la CGC) aujourd'hui ne dit pas 'je m'oppose', je demanderai au gouvernement d'agréer l'accord pour qu'il rentre le plus rapidement possible en vigueur", a dit la présidente du Medef.
  • Plus carrée et pour le Medef, Laurence Parisot a plaidé pour la nouvelle convention. L'assurance chômage est gérée en France par les syndicats et alimentée par des cotisations salariales et patronales.
    "Jamais un texte n'a été aussi favorable aux demandeurs d'emploi, jamais un projet de convention d'assurance chômage n'ouvrait aussi grand les portes du régime. On a vraiment le sentiment que les syndicats de salariés pénalisent les chômeurs", a-t-elle plaidé sur LCI. On est en effet en droit de s’interroger sur leur réelle volonté de paix sociale.

    Les avancées snobbées du projet de réforme
  • Les syndicats réfractaires de salariés critiquent un aspect de l'accord, qui prévoit des baisses automatiques de cotisations lorsque le régime est excédentaire ce qui est le cas pour l'instant, en juin et à la fin de l'année, mais ne devrait pas durer.
    Ils prétendent co-gérer, mais gérer, c'est prévoir.
    Comme ils sont incapables d’anticipation et qu’ils ne se projettent dans l’avenir que pour jouer les oiseaux de mauvais augure, sans prendre pour autant les dispositions adaptées à leurs noirs présages, ils craignent en période encore excédentaire d'appauvrir le régime en pleine crise économique...
  • La CFDT ne partage pas le pessimisme stérilisateur des bloqueurs et estime que la hausse du chômage ne mettra d’ailleurs pas le régime en situation financière de baisse de cotisations.
    Son secrétaire général, François Chérèque, a répété vendredi qu'il retirerait sa signature si les trois autres syndicats de salariés continuaient de s'opposer au texte. Une manière de les mettre face à leurs responsabilités ?
  • Aux termes du projet, une période de travail de seulement quatre mois dans les 28 derniers mois, et non plus six mois et sur une période plus courte, serait suffisante pour l'ouverture des droits à l'assurance chômage.
  • La durée maximale d'indemnisation passerait de 23 à 24 mois, ce qui, dans les temps difficiles qui s’annoncent, n’est pas un mince effort, et resterait à 36 mois en faveur des plus de 50 ans. L'Unedic estime d’ailleurs que les nouvelles règles permettraient d'indemniser 100.000 chômeurs supplémentaires, la CFDT envisage même des chiffres supérieurs et souligne encore que les salariés précaires bénéficieront davantage du système.

    Chérèque a mis en garde les syndicats obstructionnistes
    qu'ils risquaient de laisser la main au pouvoir politique s'ils persistaient dans leur refus. "S'ils veulent que le président de la République soit en plus président de l'Unedic, ils n'ont qu'à décider de s'opposer par écrit (...) et c'est le gouvernement qui aura le pouvoir", a-t-il dit sur Europe 1.

    Mais les syndicats ne poussent-ils pas le Président à prendre la place qu’ils lui abandonnent. Dans sa malignité cousue de fil blanc, cette stratégie consiste à profiter des avancées proposées en se les faisant imposer, sans donc s’engager ni entamer leur pouvoir de nuisance.
    On comprend que le taux de syndicalisation baisse, baisse, baisse !...
  • vendredi 23 janvier 2009

    Julien Dray : le procureur confirme le bien-fondé de l’enquête

    Le socialiste « bling bling » profiterait-il des fuites ?

    Rappel des faits

    On le sait (Lire PaSiDupes), le peu flamboyant parlementaire de l'Essonne fait l'objet
    d'une enquête préliminaire ouverte le 10 décembre par le parquet de Paris pour abus de confiance à la suite d'un signalement de Tracfin portant sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association Les Parrains de SOS Racisme, la bien nommée, et de l'organisation lycéenne FIDL, qui serait victime (consentante?), non seulement politquement mais financièrement, depuis janvier 2006.

  • La cellule anti-blanchiment du ministère des Finances (Tracfin) a passé au crible les comptes bancaires de Julien Dray. Or, ils laissent apparaître d'énormes dépenses de la part d’un pauvre socialiste qui, avec le PS, s’élève contre l’augmentation des indemnités du Chef de l’Etat… Le train de vie de cet élu précaire mais « bling bling » du peuple de l’Essonne fut jugé suspect.
    Tracfin relève que les "paiements réalisés" par le député socialiste avec sa carte bancaire "depuis la mi-décembre 2005 s'élèvent, pour les seuls flux supérieurs à 500 euros, à 313.180,56 euros".
  • D'après la cellule antiblanchiment de Bercy, qui a analysé les comptes de Julien Dray, quelque "134 opérations avec sa carte Centurion ont ainsi été réalisées, allant unitairement jusqu'à 18.500 euros", facturés en août chez l'horloger Breguet, d'après le document. Environ 131.000 euros ont entre autres été dépensés pour d'autres objets de consommation vitaux, des montres, pour quelque trente achats, alors que 15.588 euros d'achats sont rassemblés par les enquêteurs de Tracfin sous le vocable "Luxe stylo", d'après L'Est républicain. Selon ce quotidien régional, qui dit avoir contacté le député PS, les revenus avoués du couple Dray atteignent 15.000 euros, ce que l'élu estime compatible avec son train de vie. "Cette affaire n'aurait jamais dû être confiée à la justice, car ce n'est en rien une affaire pénale. C'est au mieux un dossier fiscal", a estimé Julien Dray dans L'Est républicain .

    Le procureur de Paris a justifié l'enquête


    Invité sur RTL, le magistrat Jean-Claude Marin a d’une part réaffirmé le principe de présomption d'innocence de l'élu PS, mais il a d’autre part annoncé que Julien Dray sera entendu le moment venu.
  • A propos de la violation du secret de l'enquête, le procureur a condamné les fuites dans la presse qu'il a qualifiées de "scandale". "A partir du moment où la loi est bafouée à ce point, se pose la question de savoir s'il faut changer les comportements ou changer la loi", a-t-il dit.
    Mais il ne s’est pas étendu sur le but recherché par les 'fuiteurs'.
    Alors que le parquet a ouvert une enquête, fin décembre, pour identifier les auteurs des fuites qui ont permis la révélation de cette affaire par Le Monde le 19 décembre dernier et sachant qu’elles sont le plus souvent le fait de syndicalistes fonctionnaires des ministères concernés, comme le suggère Me Forster (ci-dessous), leur identification s'impose et permettrait de savoir si leur intention était simplement d’informer la presse bureaucratique (qui se dit d’investigation) ou de vicier l’affaire alors qu’elle était sur le point de sortir.
    Il n’empêche que le 23 décembre dernier, le député socialiste portait plainte pour violation du secret professionnel et recel de cette infraction. Le double-jeu !
  • Un rapport douteux de cause à effet
    La procédure à l’encontre du député socialiste a été lancée début décembre, alors qu’avaient lieu des manifestations appuyées par les syndicats lycéens dont Julien Dray est proche. Le lien enquête-manifestation établi par la défense paraît particulièrement spécieux, pour diverses raisons.
    D’abord, les lycéens sont en révolution permanente et leur activisme rendrait toute action de justice impossible à l’encontre de ses acteurs : la résistance citoyenne fait-elle de l’illégalité un entrave légale à l’exercice de la loi.
    Ensuite,le mouvement lycéen est bien antérieur et le dossier Tracfin sur les activités de Julien Dray n’est pas tout neuf. La FIDL fut créée en 1987 et Tracfin en 1990. En 18 ans de Tracfin et 21 années d’activisme lycéen sous la houlette de Julien Dray, cet organisme du ministère des finances n’aurait pas manqué d’occasions avant ce décembre 2008.

    Les fuites profitent à Julien Dray ?

    > En publiant toutes les pièces du dossier dans la presse, avant que Julien Dray n'ait pu être entendu, les « fuiteurs » qui étaient au courant de l’imminence d’une ouverture d’enquête préliminaire, cherchent à nuire à la procédure. Le procureur est donc très fâché que des soutiens de Julien Dray aient pu entraver la justice de l’intérieur. Et comment cela serait-il possible sans la couverture syndicale ? Lire à nouveaules pistes suggérées par Me Forster ci-dessous.

    >
    Me Léon-Lef Forster (au centre), l’un des conseils (commis d’office ?) de Julien Dray, a déposé plainte contre X mardi pour "violation du secret professionnel" après la parution d'un article dans le Journal du dimanche qui évoque des transferts de fonds à hauteur de "plusieurs dizaines milliers d'euros" de l'homme d'affaires Pierre Bergé (qui finance aussi Désirdavenir Royal) en direction du député, visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris. "Il apparaît incontestable que seules des personnes qui détenaient ces informations en raison de leurs fonctions ont pu les transmettre afin qu'elles soient divulguées par le biais de la presse", note Me Forster. Le beurre et l’argent du beurre !

    > L'intéressé, qui a été placé sous protection policière après la publication de son adresse par l’Est Républicain, ne manque pas de crier au scandale et se croit autorisé à réclamer un ‘jury d'honneur’, en l’occurrence bien mal nommé. Déclaration faite sur France Info, l’un des hébergeurs de la politique socialiste de Radio France, qui n’est pas exposé aux menaces Me Magaly Lhotel, comme le sont les autres hébergeur sur l’Internet.

    > Mais pourquoi Me Léon-Lef Forster ne poursuit-il donc pas l’Est Républicain, comme il poursuit le JDD ? Les états de service de France Est Médias ou groupe Est Républicain dans l’opposition à Sarkozy le mettent-ils à l’abri. L’actionnaire principal de ce groupe de presse régionale (et de M6) a bien mérité. Pierre Taribo, l’incisif rédacteur en chef de L'Est Républicain jusqu'en janvier 2008, avait annoncé son intention de briguer la mairie de Nancy aux élections municipales de 2008 sous les couleurs du MoDem, parti d’opposition aveugle, soutenu par l’hebdomadaire Marianne…

    >
    Un autre conseil de Juju, Me Emmanuel Pierrat, a par ailleurs été chargé par le présumé innocent de tout de "prendre toutes les mesures judiciaires et parajudiciaires en vue de faire cesser la propagation des propos diffamatoires, en violation de la présomption d'innocence ou même à caractère antisémite tenu à son encontre". SOS Racisme n'entre pas en scène et on comprend pourquoi la décence pourrait l'en empêcher, mais les bons "camarades" du MRAP ont-ils volé au secours de Juju?
    Selon un communiqué émis par cet autre défenseur, "des mises en demeure ont d'ores et déjà été adressées aux éditeurs et hébergeurs des sites Internet les plus litigieux" et "des citations directes devant le tribunal correctionnel sont en cours de rédaction ou de délivrance à l'encontre de plusieurs organes de presse".
    Me Magaly Lhotel, du cabinet Pierrat, a précisé que ces citations allaient être déposées "dans les prochains jours" et viseraient notamment Le Monde , Midi Libre et Le Journal du dimanche. "Nous nous sommes également tournés vers les hébergeurs et éditeurs de sites d'information qui ont laissé en ligne des commentaires d'internautes, pour certains diffamatoires, pour d'autres antisémites, alors qu'ils ont la responsabilité de faire le tri dans ces commentaires", a ajouté Me Lhotel. De quoi produire un procès fleuve et ses inondations. Et l’Est Républicain ?

    Trahi par ses services, le procureur seul contre tous

    "Nous en sommes aux soupçons. J'ai pris le parti de vérifier si nous pouvions passer du soupçon à la présomption et pour passer du soupçon à la présomption, il faut que nous disposions d'un certain nombre d'éléments documentaires", a dit le procureur.
    "Ensuite, Julien Dray sera entendu", a-t-il précisé.
    Il qualifie "d'inadmissible dans un état de droit" la publication par un journal régional, l’Est Républicain, du document Tracfin où figure l'adresse personnelle de Julien Dray. Or, on le sait, Dray ‘menace’ désormais de citer en justice des journaux et des sites Internet qu'il accuse de "propager des propos diffamatoires", selon ses avocats. Mais en attendant l’exécution de la menace, l’Est Républicain s’en tire bien jusqu’ici : un probable effet de la liberté d’expression qui place la presse au-dessus des lois et lui permet de faire entrave impunément à la justice ?

    Abus de confiance, mais aussi corruption ?

    La complexité de l’enquête sur ce proche de Sa Cynique Majesté Royal est masquée par le rideau de fumée dressé par cette affaire classique de fuites, une technique éprouvée de la gauche politico-syndicale.

    Les enquêteurs soupçonnent en effet l'éléphant socialiste de 53 ans, d'avoir personnellement bénéficié d'une partie de ces sommes, évaluées, au total à 351.027 euros, rappelons-le. Aux uns, les parachutes dorés, mais aux autres, la corruption. Combien de fois le SMIC ?

    "Nombre de chèques tirés enregistrés posent la question de leur contrepartie. -
    - Soit les émetteurs ont leur siège social dans le département dont Julien Dray est l'élu
    ,
    - soit ils ont obtenu un chantier public dans sa circonscription,
    - soit obtenu un marché public avec le Conseil régional d'Île-de-France. Ces flux suscitent les interrogations du service", souligne Tracfin dans son rapport.