> Le ministre du Budget, Eric Woerth, a jugé mardi que les grèves et la manifestation étaient un mode d'expression inapproprié en période de crise, à l'avant-veille d'une journée de mobilisation nationale.
> Les syndicats de la fonction publique et du privé ont en effet appelé à une journée de grève nationale, jeudi 29. On annonce qu’elle pourrait être particulièrement suivie, et sans doute mieux que la dernière manifestation nationale lycéenne qui a été un fiasco. Le pays pourrait être paralysé par une faible minorité de salariés, puisque le taux de syndicalisation n’est que de 8% dans le secteur public et de 4% seulement dans le privé.
> Interrogé sur France Inter, Eric Woerth a dit "respecter le droit de grève" mais regretter "vivement ce mode d'expression absolument traditionnel face à une situation qui est absolument exceptionnelle".
L’opposition organise un « grand défouloir » onéreux
C’est dire que les syndicats qui se tirent dans les pattes sur le terrain vont défiler ensemble, mais sur des mots d’ordre différents, pour se compter avant les élections de représentants des personnels, en mars à la SNCF.
Le secrétaire général de Force ouvrière se livre à une analyse fine de ce qu’il qualifie de " jeu de rôle" au sein de la majorité. "Il y a le Père Fouettard, c'est (le porte-parole de l'UMP, Frédéric) Lefebvre, il y a le Père Peinard, c'est le ministre du Travail (Brice Hortefeux) et il y a le Père Trouillard, c'est le ministre du Budget."
Selon lui, la journée de jeudi sera l'expression d'une "vraie colère" (saine?) des salariés qui veulent se faire entendre par le gouvernement et le patronat. La lutte des classes…
"On veut un plan de relance axé sur la consommation. Cela suppose par exemple une augmentation du Smic (...), une vraie prime transports qui n'a été faite qu'à moitié (...), une relance de la négociation dans la fonction publique", a-t-il déclaré sur Europe 1.
Il a en outre prévenu que le recours à la réquisition de certains grévistes pour assurer le service minimum lors des grèves entraînerait "un point de conflit dur". C’est en effet la réponse du berger gouvernemental à la bergère syndicale qui lutte pour le pouvoir d’achat en bloquant l’économie. Ainsi des cheminots contournent-ils cette loi, qui est d’ailleurs appliquée dans les hôpitaux, en recourant au droit de retrait dès que possible ou en ne faisant grève que 59 minutes, tout en étant payés mais en bloquant à tour de rôle l’ensemble de l’activité.
FO a " expliqué il y a deux ans au président de la République […] qu’ 'il y a des lignes à ne pas franchir'. Faire de la réquisition, ce serait un point dur." Ce syndicat qui représente une minorité de travailleurs se permet le franchissement des lignes qu’il interdit aux élus d’une majorité de Français et Françaises.
Les propos du ministre du Budget sont dénaturés par l’*P
Eric Woerth ne fait pas de la provocation comme l’agence de presse le suggère.
>Dire qu’« on » doit se remonter les manches ne signifie pas la même chose que les « mécontents » doivent se remonter les manches ! Le ministre ne fustige donc pas les grévistes, mais incite l’ensemble des Français à se remonter les manches, ce qui n’est pas du tout la même chose.
>D’autant qu’on imagine mal que le ministre du Budget ait pu suggérer aux «mécontents » de "se serrer les coudes"…
Et quand « on lui objecte que les personnes qui comptent manifester expriment une inquiétude face à la crise », « il ne rétorque pas », mais il souligne le caractère irresponsable de cette dépense stérile d’énergie au détriment de la production et du pouvoir d’achat en temps de crise. Il s'adresse aux Français qui pourraient se laisser entraîner par une minorité tonitruante pour leur dire qu'ils ont mieux à faire ! "Qu'ils se démènent, (...) qu'ils bougent, qu'ils ne le fassent pas nécessairement uniquement en défilant ou en râlant! (...) Qu'ils deviennent un acteur de la sortie de crise. Et devenir un acteur de la sortie de crise, c'est quand même, me semble-t-il, se remonter un tout petit peu les manches et se mettre à travailler plutôt à l'unité du pays".
Eric Woerth face au conservatisme syndical
Il incite à une prise de conscience
> "Je trouve qu'il y a d'autres moyens de le dire que de descendre dans la rue un peu traditionnellement comme on le fait depuis 30 ou 40 ans en France avec les mêmes banderoles"
> "Bloquer un pays, faire en sorte que les transports ne fonctionnent pas, ennuyer les gens quand ils sont encore extraordinairement craintifs et qu'ils ont peur de l'avenir, c'est rajouter de la peur à la peur, de la crainte à la crainte".
De la crise à la crise.

Le même spectateur du show Royal avoue en outre qu'ils ont bien ri en prenant connaissance samedi de la suggestion de Désirdavenir Royal dans Le Parisien : "

Le palmarès 2008 du Trombinoscope, annuaire professionnel du monde politique qui présente depuis 1981 les acteurs de la vie politique, a été dévoilé mardi par le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.
















L'UMP a présenté samedi lors de son bureau national 

















