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vendredi 1 novembre 2019

Assurance-chômage : ce que la réforme Macron va bouleverser

Macron, Philippe et Pénicaud ont  décidé de frapper fort

Après l'échec, fin février, des négociations entre partenaires sociaux, 
Macron impose sa réforme de l'assurance-chômage 


Gouvernement et députés de la majorité LREM durcissent les mesures dévoilées le 18 juin : conditions d'accès réduites, dégressivité pour les cadres, bonus-malus sur les contrats courts… la réforme met le feu au système existant. 

Le 18 juin 2019, le gouvernement a présenté une vaste réforme de l'assurance-chômage immédiatement dénoncée par les syndicats qui ont fait part de leur " colère" face au durcissement des règles d'indemnisation, renforçant l'encadrement des chômeurs et frappant au portefeuille les entreprises abusant des contrats courts

Pour faire faire des économies à l'Etat - 4,5 milliards d'ici à 2022 - sans toucher au train de vie du président épinglé par la Cour des Comptes le mois suivant, en juillet.  
Macron a fait dépasser le budget de l'Elysée de 5 millions d’euros par rapport à celui prévu en 2018.
Selon la Cour des comptes, ce sont d’abord les 816 agents qui travaillent au palais présidentiel. Parmi les fortes dépenses, le parc automobile qui comptait 72 véhicules. L’Elysée a acheté dix nouvelles voitures.
Il y a également
les déplacements de l'ex-banquier. Le président aurait moins voyagé (de 197 visites en 2017, il est passé à 135 en 2018), mais elles ont coûté plus cher : de 17,5 millions à 20 millions d’euros.
Ses voyages sont plus lointains, et pas seulement en Outre-mer, plus long et avec des étapes, dont des déplacements d'agrément. Ainsi à La Réunion est-il encore allé survoler le volcan du Piton de la Fournaise, alors qu'il a mis un mois pour se rendre à Rouen après l'incendie de produits toxiques à l'usine Lubrizol.
La com' du gouvernement assure qu'il assume des objectifs ambitieux. Tandis que le patronat proteste mollement, les syndicats sont furieux. Même la CFDT repart à la charge...
La réforme a pris un tour concret le 10 juillet avec l'envoi aux partenaires sociaux et au Conseil d'Etat des projets de décrets relatifs à la prochaine convention de l'UNEDIC.

Les principales mesures de la réforme-choc de Muriel Pénicaud et Edouard Philippe 

Résultat de recherche d'images pour "Macron traverser la rue"
Dans une étude d'impact de la réforme, l'Unedic envisage que le nombre de chômeurs indemnisés baissera de 210.000 d'ici à 2022 du fait des nouvelles règles de l'assurance-chômage. Celles-ci auront des répercussions sur un allocataire sur deux, un chiffre que conteste le ministère du Travail.

Ouverture des droits :

Le gouvernement prévoit de durcir les conditions d'entrée dans le régime d'assurance-chômage.
Dès aujourd'hui, 1er novembre, il faudra avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois pour bénéficier des allocations chômage au lieu de quatre mois sur 28.
Créé par les partenaires sociaux en 2014, le principe de rechargements des droits, est maintenu, mais durci : il faudra avoir travaillé six mois, au lieu d'un pendant sa période de chômage pour voir son indemnisation prolongée d'autant.
La réforme pourrait pénaliser au moins un chômeur indemnisé sur cinq.

Calcul de l'allocation-chômage :

Les règles d'indemnisation seront revues à partir du 1er avril 2020 de façon à ce qu'il ne soit
plus possible d'avoir une indemnisation chômage supérieure à la moyenne des revenus du travail, un phénomène qui touchait, selon le ministère du Travail, un chômeur sur cinq.
Pôle emploi confirme qu'un chômeur sur cinq touche plus que son ancien salaire.

Dégressivité pour les cadres :

Selon le ministère du Travail, les cadres qui perçoivent les indemnisations chômage les plus élevées (plus de 5.000 euros) sont ceux qui restent le plus longtemps au chômage (575 jours). Les bacs +2 (BTS ou IUT) sont les moins durablement touchés. Pour éviter la prolongation de ces périodes,
les salariés qui avaient un revenu du travail supérieur à 4.500 euros brut par mois verront leur indemnisation réduite dès ce 1er novembre 2019, au début du septième mois d'indemnisation, de 30 % avec un plancher fixé à 2.261 euros, bien qu'ils aient pu cotiser solidairement mais copieusement pendant 30 ans. Tous les salariés âgés d'au moins 57 ans ne seront pas concernés par la mesure.
Les allocations-chômage de nombreux cadres baisseront au bout de six mois.

Bonus-malus sur les contrats courts :

Afin de lutter contre les abus d'enchaînements des CDD ou des missions d'intérim, un système de bonus-malus faisant varier les taux de cotisation chômage de 3 % à 5 % sera instauré à partir du 1er janvier 2020 pour les entreprises de plus de 11 salariés.
Ce taux est déterminé en fonction du nombre de ruptures de contrats de travail. Ainsi, plus le nombre de salariés qui s'inscrivent à Pôle emploi après avoir travaillé dans une entreprise est important par rapport à son effectif, plus une entreprise sera pénalisée sur ses cotisations patronales à l'assurance-chômage.
Ce dispositif ne concernera que les sept secteurs qui génèrent le plus de contrats courts, dont l'hébergement et la restauration, l'agroalimentaire, les études d'opinion, les transports… mais le bâtiment, la santé et l'audiovisuel [la  presse?] ne sont pas concernés.

Le patronat dépose un recours contre le bonus-malus
L'industrie agroalimentaire dénonce un "coup de poignard dans le dos", alors que les règles du jeu du bonus-malus sur les contrats courts se précisent

Résultat de recherche d'images pour "Macron traverser la rue"Les CDD d'usage (des contrats renouvelables indéfiniment, sans délai de carence), qui ont explosé depuis leur création en 1982, se verront appliquer une taxe forfaitaire de 10 euros, pour inciter les entreprises qui en abusent) à proposer des contrats d'une semaine ou d'un mois plutôt que de quelques heures chaque jour. Pourtant, les employeurs de salariés intermittents du spectacle ne seront pas concernés par cette mesure : le lobby du show-business a encore gagné un régime d'exception.
Un chiffre : en 2017, sur 100 embauches réalisées au cours de l'année, 86 l'ont été en contrats à durée déterminée (CDD). Et ces contrats sont de plus en plus courts. 83 % des CDD signés sont inférieurs à un mois. Comment inciter les entreprises à travailler sur la réorganisation du travail ? En jouant sur le niveau de cotisations d'assurance chômage pour toutes les entreprises, avec une baisse des cotisations pour les plus vertueuses et une hausse pour les mauvais élèves. Insuffisant, jugent les syndicats.
Autre scénario, faire payer les entreprises qui abusent selon un système pollueur-payeur (pourcentage, durée de CDD à déterminer…). C'est cette deuxième option qui a été retenue par le gouvernement, mais en limitant le champ à quelques secteurs d'activité. Entre 5 et 10.
"Dans les autres secteurs, nous prendrons une mesure transversale pour décourager le recours aux CDD d'usage", a indiqué le premier ministre. Ces contrats sont parfois utilisés en dehors des secteurs pour lesquels ils sont autorisés. Insuffisant, jugent les syndicats déçus. "Légalement, ça ne tient pas de viser uniquement quelques branches", réagit-on à la CFE-CGC, le syndicat des cadres. A la CFDT, on dénonce un bonus-malus a minima, loin de satisfaire le syndicat de Laurent Berger, bien qu'il ait d'abord applaudi à ce système.
Pour les démissionnaires et indépendants :

Conformément à ce que le gouvernement avait prévu dans sa première mouture de la réforme de l'assurance-chômage en 2018,
les salariés démissionnaires et les travailleurs indépendants pourront bénéficier de l'assurance-chômage dès ce 1er novembre 2019.
Les démissionnaires concernés seront les salariés avec un moins cinq ans d'ancienneté dans leur entreprise, à la condition qu'ils aient un projet professionnel. Et ça commence avec le projet d'une formation à un autre métier... Ils bénéficieront des mêmes droits que les autres chômeurs. Pour les travailleurs indépendants, l'indemnité sera de 800 euros par mois pendant six mois. L'activité professionnelle devra avoir généré un revenu minimum de 10.000 euros par an sur les deux dernières années, avant liquidation judiciaire.

Accompagnement renforcé des chômeurs :
Plus de 1.000 nouveaux conseillers Pôle emploi seront recrutés pour trois ans, pour permettre de proposer de nouveaux services d'accompagnement d'ici ...deux mois.
A partir du 1er janvier 2020, tous les demandeurs d'emploi qui le souhaitent auront droit à deux demi-journées d'accompagnement intensif avec Pôle emploi, dans les quatre premières semaines qui suivent leur inscription à Pôle emploi. De nouvelles aides, adaptées aux territoires, pourront par ailleurs être proposées en 2020, comme l'aide à la mobilité ou à la garde d'enfant.
Dès lors qu'une offre d'emploi sera restée sans réponse plus de 30 jours après son dépôt, Pôle emploi recontactera l'entreprise pour l'inciter à faire évoluer son offre. Et l'accompagnement des personnes en cumul emplois chômage fera l'objet d'une prestation particulière pour les aider à retrouver un emploi durable que Pôle emploi confiera à des opérateurs privés. 

L'échec de la négociation entre partenaires sociaux

Alors qu'ils avaient déjà planché début 2018 sur une réforme de l'assurance-chômage qui a permis d'élargir l'indemnisation à davantage de démissionnaires et dans certains cas aux indépendants, à l'automne 2018, les partenaires sociaux ont été rappelés autour de la table de négociation. A la surprise générale, lors de son discours annuel devant le Congrès en juillet, Macron leur avait demandé de revoir les règles d'indemnisation. L'objectif était double : favoriser le retour à l'emploi durable des chômeurs et dégager entre 3 et 3,9 milliards d'économies sur trois ans.
Petit retour en arrière. Le ministère du Travail avait un temps accepté l'idée d'un dispositif anti-précarité, en lieu et place du bonus-malus, convaincu par le patronat qui refuse d'entendre parler d'un bonus-malus : - c'était même l'un des totems à abattre selon Geoffroy Roux de Bézieux lors de sa campagne à la présidence du Medef. Des discussions par branche professionnelle, pour les inciter à changer les habitudes ont été lancées, sans succès. Et la négociation ne devait jamais aboutir… Or, fin février 2019, face à l'échec des discussions, le gouvernement a décidé en juin de reprendre la main sur l'ensemble de la réforme de l'assurance chômage.

Mais
après trois mois de demi de négociations, syndicats et patronat n'ont pas réussi à se mettre d'accord. 
Une nouvelle fois, ils ont buté sur l'instauration d'un "bonus-malus" pour décourager les entreprises de recourir aux contrats courts. Catégoriquement rejeté par le patronat, ce dispositif était exigé par les syndicats forts des engagements répétés de Macron en ce sens. Il s’appliquera "dans les 5 à 10 secteurs" d’activité utilisant le plus de contrats courts, avait confirmé le premier ministre, Edouard Philippe, lors de sa déclaration de politique générale


"Nous créerons un bonus-malus sur l'assurance-chômage". C'était l'engagement du candidat Macron pendant la campagne de 2017, répété à plusieurs reprises par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Après des mois et des mois de tergiversations, l'exécutif a donc tranché. La promesse sera tenue… mais a minima. La réforme annoncée dans le détail le 18 juin sera mise en œuvre par décret.


mardi 9 novembre 2010

Plan anti-chômage britannique: travail contre allocation

9 manifs, grèves ou blocages syndicaux à prévoir Outre-Manche ?
Le gouvernement britannique présentera cette semaine son nouveau plan anti-chômage. Sera-t-il assez concerté, égalitaire et respectueux ?

Deux semaines après avoir dévoilé un plan de rigueur sans précédent, le gouvernement conservateur britannique s'apprête à prendre des mesures musclées pour lutter contre le chômage. Ce nouveau dispositif sera présenté cette semaine par le ministre britannique du Travail, Iain Duncan Smith.

L'objectif du Eric Woerth britannique

Iain Duncan Smith ambitionne de réduire la facture des allocations, qui coûtent chaque année 190 milliards de livres sterling (220 milliards d'euros), et «casser le cycle de la dépendance».
Iain Duncan Smith décrit ce nouveau plan anti-chômage comme un «contrat» qu'il entend passer avec les 1,4 million de chômeurs de longue durée qui touchent des allocations hebdomadaires de 65 livres sterling (75 euros). Ces derniers se verraient contraints d'effectuer 30 heures par semaine de travail bénévole, donc non rémunéré, comme le ramassage d'ordures, le balayage des rues ou l'entretien des parcs et jardins, pendant quatre semaines.
En échange, le gouvernement compte garantir au bénévole un nouveau «crédit universel» qui remplacerait les catégories d'allocations existantes. Si le demandeur d'emploi ne se présentait pas à son poste, en revanche, il perdrait ses allocations pendant au moins trois mois.

Redonner aux chômeurs une «routine de travail»
Le bénévolat est-il humiliant pour un chômeur ?

Maintenir le lien
«Il s'agit simplement de redonner aux chômeurs une routine de travail, ce qui rendra leur profil bien plus intéressant pour un employeur qui cherche à pourvoir un poste», explique une source proche du ministère britannique du Travail au Guardian, journal travailliste.

Déjà des sanctions avant l'arrivée des Tories
La suppression des allocations était déjà prévue les bénéficiaires qui refusent de participer à une formation ou de se rendre à des entretiens d'embauche.

Le nouveau plan de la coalition britannique suscite la «controverse»

La députée travailliste Anne Begg (ci-contre à gauche) a estimé que ces 30h hebdomadaires de travail bénévole priveraient les chômeurs d'un temps précieux pour la recherche d'emploi. «Le problème, c'est justement de trouver un travail», a-t-elle déclaré.
Harriet Harman, une autre députée travailliste, a déclaré que les réformes étaient sans doute nécessaires, tout en jugeant les projets du gouvernement «inéquitables». Elle militent par ailleurs pour l'édulcoration de la législation contre la pornographie enfantine.

Au pouvoir, les partis deviennent responsables

Il y a tout juste deux semaines, la Grande-Bretagne a annoncé les coupes budgétaires les plus radicales de l'histoire moderne du Royaume-Uni. Le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, a confirmé l'objectif annoncé en juin pour la réduction des dépenses publiques, alors fixé à quelque 83 milliards de livres (95 milliards d'euros) d'ici à 2015. A cet horizon, pour «éviter la faillite» et «s'éloigner du précipice», la Grande-Bretagne ne prend conseil ni de la Ch'tite Aubry, ni de Sa Cynique Majesté Royal, ni de Hamon-le benoît: il va supprimer 490.000 emplois publics.
Cela ne rappelle-t-il rien aux irresponsables de l'opposition hexagonale, qu'ils soient du PC, de la FSU ou du PS ?


Invité de Bourdin Direct ce lundi matin, le secrétaire d’Etat français chargé du Logement et de l’Urbanisme, Benoist Apparu, estime que le plan britannique qui prévoit de faire travailler gratuitement les chômeurs de longue durée est « une excellente idée ».

samedi 2 mai 2009

1er Mai: aide ciblée soumise aux syndicats par le gouvernement en faveur des classes moyennes et aux chômeurs

Piqure de rappel sur les mesures sociales du gouvernement

Quelle est la ritournelle reprise à satiété dans les débats des radios et chaînes de télévision, où, tout à loisir, le front des trois ou quatre porte-parole et militants des gauches accable de contre-vérités démagogiques le kamikaze de la majorité ? 'Rien n'est fait pour les plus exposés de la crise économique internationale'.
PaSiDupes rappelle les propositions que Nicolas Sarkozy a présentées aux partenaires sociaux, mercredi 18 février 2009, et invite l'opposition à mettre ses fiches à jour. Nicolas Sarkozy ouvrait alors le sommet social réunissant les partenaires sociaux.
Voici en synthèse ce que proposait le chef d'Etat, selon l'Elysée.

Les moins fortunés, tu aideras fiscalement

Le président de la République a proposé "la suppression d'une partie de l'impôt sur le revenu pour les personnes assujetties à la première tranche" (revenus fiscaux compris entre 5.850 et 11.670 euros). Elle pourrait prendre la forme de la suppression provisoire d'un seul ou de deux tiers provisionnels restant à payer en 2009. Le gain moyen pour chacun de ces tiers serait de 100 euros par ménage. Nicolas Sarkozy a souhaité connaître "l'avis sur trois points" des syndicats et du patronat : limite-t-on la mesure à un seul tiers provisionnel ou aux deux tiers restant à payer ? Quels sont les ménages bénéficiaires ? Que faire pour les ménages légèrement au dessus de cette tranche ?

Aux chômeurs, tu donneras un coup de pouce

Figure aussi parmi les propositions du président, une "prime exceptionnelle de 400 ou 500 euros" pour les chômeurs "pouvant justifier entre deux et quatre mois de travail", dont le financement serait assuré par l'Etat.

Le chômage partiel, tu indemniseras mieux


Concernant le chômage partiel, le chef de l'Etat a estimé que le gouvernement pourrait "améliorer encore l'indemnisation pour la porter, par exemple, jusqu'à 75% du salaire brut". "Il n'est pas question dans mon esprit de vous demander de renégocier les accords que vous venez de signer. Je crois en revanche que nous pourrions procéder par voie de conventions ad hoc entre l'Etat et les branches ou des entreprises données, comme nous l'avons fait pour l'automobile", a-t-il ajouté.
Sur ce dossier, le chef de l'Etat a demandé aux partenaires sociaux s'ils étaient "prêts à ce qu'une convention Etat-Unedic permette de répartir ce surcoût sur l'entreprise, l'Etat et l'assurance chômage". "Nous pourrions également mobiliser la formation professionnelle pour prévenir l'activité partielle ou l'accompagner", a-t-il suggéré, se déclarant par ailleurs favorable à ce que les salariés en activité partielle puissent "bénéficier d'une modulation de leurs échéances pour le remboursement de leurs emprunts immobiliers".

Un fonds d'investissement social tu créeras

Ce fonds, une proposition de la CFDT, serait doté de 2,5 à 3 milliards d'euros et financé pour moitié par l'Etat.

Des bons d'achat, tu offriras aux utilisateurs des services à la personne


Nicolas Sarkozy a renouvelé aux partenaires sociaux sa proposition d'offrir des "bons d'achat" pour l'aide à domicile, la garde d'enfants, le soutien scolaire ou le ménage, à certaines personnes âgées dépendantes et à certains parents pour la garde d'enfants.
Parmi les bénéficiaires possibles de cette mesure, le chef de l'Etat a notamment cité les "660.000 ménages bénéficiant de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile et qui ont besoin d'aide à la maison".
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Il a également ciblé "les 470.000 bénéficiaires du complément mode de garde gagnant moins de 43.000 euros par an, qui ont besoin d'aide pour faire garder leur enfant", "les 140.000 foyers qui ont un enfant handicapé" ou "les demandeurs d'emploi qui retrouvent du travail et ont besoin de solutions temporaires pour faire garder leurs enfants".

De bonus, tu priveras les patrons licencieurs

Nicolas Sarkozy a souhaité que les dirigeants de sociétés renoncent à leur bonus "lorsque leurs entreprises recourent massivement à du chômage partiel ou décident un licenciement économique d'ampleur".

Du partage des profits, tu discuteras

Le chef de l'Etat avait annoncé confier au directeur général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis une mission d'étude "sur le partage de la valeur ajoutée et son évolution, tant pour le secteur privé que pour les entreprises publiques". Sur la base de cette étude, qui sera remise dans les deux mois, "je vous demande donc d'engager entre vous, patronat et syndicats, des discussions sur les thèmes du partage de la valeur et du partage du profit", a dit le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy présentait ce mercredi-là aux partenaires sociaux des propositions dont le total pourrait représenter un coût de 2,65 milliards d'euros pour l'Etat. "Selon les solutions que nous retiendrons, le coût de ces mesures sera compris entre 850 millions et 1,85 milliard d'euros. Si on ajoute la contribution supplémentaire de l'Etat au fonds d'investissement social (800 millions), le total de mes propositions s'élève pour l'Etat à une somme qui pourrait être comprise entre 1,65 et 2,65 milliards d'euros", a dit le président.


Dans ce dialogue social, le chef de l'Etat a insisté sur la nécessité de l'implication des syndicats et du patronat.
Avec la liberté de faire obstruction, mais les classes moyennes et les chômeurs doivent garder les blocages en mémoire.

samedi 24 janvier 2009

Réforme de l'assurance chômage : même si c’est mieux, ce n’est pas suffisant !

Le syndicalisme irresponsable et ringard des obstructionnistes

Entre SUD provocateur violent qui cherche l’affrontement, la CFDT qui n’a pas le courage de signer seule ce qu’elle approuve et FO qui prétexte que ce qui est mieux pour leurs adhérents n’est pas suffisant pour signer,

Les travailleurs ne sont vraiment pas gâtés avec leurs syndicats !

Quelle considération ont-ils réellement de ceux dont ils prétendent protéger les intérêts ?

Prenons le mauvais sort que les syndicats réservent à la réforme de l'assurance chômage comme exemple de leur immobilisme primaire.
La nouvelle convention d'assurance chômage en France a du plomb dans l’aile et pourtant elle élargirait le nombre de personnes indemnisables et permettrait une baisse des cotisations sous conditions. Négligeable ?
Comment se fait-il alors que la CFDT est pour l'heure le seul syndicat de salariés à avoir approuvé ce projet d'accord négocié fin décembre avec le patronat mais que la CGT, FO et la CFTC le combattent ? Le traitement responsable du dossier est d'autant plus crucial qu'une forte hausse du chômage est prévue cette année. Mais voilà !

Ce qui est mieux ne serait plus toujours bon à prendre

Ces trois oppositions, si elles sont formalisées, permettraient d'annuler un accord qui comporte pourtant des avancées et renforcerait les garanties de protection des chômeurs dont le nombre pourrait augmenter notablement avec la crise.

  • La CFE-CGC, qui représente les cadres, a confirmé vendredi qu'elle s'opposait au projet en l'absence des garanties qu'elle demandait concernant les baisses de cotisation.
    Son président, Bernard Van Craeynest, qui a rencontré le Premier ministre, François Fillon, estime qu'un nouveau tour de table s'impose.
    "On souhaite une clarification d'un certain nombre de choses ( ?). En l'état, il n'y a pas de changement", s’est entêté Alain Lecanu, qui suit le dossier à la CGC.
  • L'accord doit être validé tel quel par le gouvernement si le syndicat CFE-CGC ne s'y oppose pas, avait auparavant estimé la présidente du Medef, Laurence Parisot. "Si (la CGC) aujourd'hui ne dit pas 'je m'oppose', je demanderai au gouvernement d'agréer l'accord pour qu'il rentre le plus rapidement possible en vigueur", a dit la présidente du Medef.
  • Plus carrée et pour le Medef, Laurence Parisot a plaidé pour la nouvelle convention. L'assurance chômage est gérée en France par les syndicats et alimentée par des cotisations salariales et patronales.
    "Jamais un texte n'a été aussi favorable aux demandeurs d'emploi, jamais un projet de convention d'assurance chômage n'ouvrait aussi grand les portes du régime. On a vraiment le sentiment que les syndicats de salariés pénalisent les chômeurs", a-t-elle plaidé sur LCI. On est en effet en droit de s’interroger sur leur réelle volonté de paix sociale.

    Les avancées snobbées du projet de réforme
  • Les syndicats réfractaires de salariés critiquent un aspect de l'accord, qui prévoit des baisses automatiques de cotisations lorsque le régime est excédentaire ce qui est le cas pour l'instant, en juin et à la fin de l'année, mais ne devrait pas durer.
    Ils prétendent co-gérer, mais gérer, c'est prévoir.
    Comme ils sont incapables d’anticipation et qu’ils ne se projettent dans l’avenir que pour jouer les oiseaux de mauvais augure, sans prendre pour autant les dispositions adaptées à leurs noirs présages, ils craignent en période encore excédentaire d'appauvrir le régime en pleine crise économique...
  • La CFDT ne partage pas le pessimisme stérilisateur des bloqueurs et estime que la hausse du chômage ne mettra d’ailleurs pas le régime en situation financière de baisse de cotisations.
    Son secrétaire général, François Chérèque, a répété vendredi qu'il retirerait sa signature si les trois autres syndicats de salariés continuaient de s'opposer au texte. Une manière de les mettre face à leurs responsabilités ?
  • Aux termes du projet, une période de travail de seulement quatre mois dans les 28 derniers mois, et non plus six mois et sur une période plus courte, serait suffisante pour l'ouverture des droits à l'assurance chômage.
  • La durée maximale d'indemnisation passerait de 23 à 24 mois, ce qui, dans les temps difficiles qui s’annoncent, n’est pas un mince effort, et resterait à 36 mois en faveur des plus de 50 ans. L'Unedic estime d’ailleurs que les nouvelles règles permettraient d'indemniser 100.000 chômeurs supplémentaires, la CFDT envisage même des chiffres supérieurs et souligne encore que les salariés précaires bénéficieront davantage du système.

    Chérèque a mis en garde les syndicats obstructionnistes
    qu'ils risquaient de laisser la main au pouvoir politique s'ils persistaient dans leur refus. "S'ils veulent que le président de la République soit en plus président de l'Unedic, ils n'ont qu'à décider de s'opposer par écrit (...) et c'est le gouvernement qui aura le pouvoir", a-t-il dit sur Europe 1.

    Mais les syndicats ne poussent-ils pas le Président à prendre la place qu’ils lui abandonnent. Dans sa malignité cousue de fil blanc, cette stratégie consiste à profiter des avancées proposées en se les faisant imposer, sans donc s’engager ni entamer leur pouvoir de nuisance.
    On comprend que le taux de syndicalisation baisse, baisse, baisse !...