POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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mercredi 24 septembre 2008

Xavier Darcos voudrait honorer les bacheliers avec mention

Les médailles, ou l’éducation au mérite, contre « Entre les murs », ou la permissivité à l’école
PaSiDupes a déjà pointé Laurent Cantet (libellé à son nom) , le réalisateur du film « Entre les murs », primé à Cannes , comme l’un des « anonymes » qui se trouvaient par hasard à bord de cet avion du retour à Bamako, quand des passagers lambdas ( ?) ont pris parti -contre la police- pour des clandestins maliens soutenus par le réseau ESF.

Les spectateurs sont invités à sourire aux arrogances, aux manques de respect et aux âneries d'une classe intenable pour qui l'« argenterie» serait un habitant de l'Argentine. Le niveau n’a pas baissé… Tellement pas qu’une élève de 4° du collège Paul-Gauguin, horrifiée, s’exclame : « C'est pas nous
Le niveau s’est même élevé, à l’oral, peut-être ! Des virtuoses de naturel, ces ados à la langue bien pendue et à la brutalité à fleur de peau, qui pourtant assurent : « C'était un rôle de composition ». Car ils se sont entendu parler et c’est apparemment plus vrai que nature…Ces élèves qui « parlent trop mal », c’est impardonnable, selon certains jeunes spectateurs. « Conjuguer croire en nous 'croitrons", sérieusement, c'est abuser! », lance Nina. Et ce prof «trop mou » avec l'orthographe, le verlan, les insanités...

Seraient-ils peu fiers d’être montrés, bruts de décoffrage, par un réalisateur, qui les utilise pour illustrer sa thèse ? Du professeur, M. Marin : «Il est vraiment d’une ambiguïté dérangeante, tranche une jeune fille. Et tous les personnages sont tellement stéréotypés
« Ambiguïté? » interroge Alice. « Stéréotypés », ajoute Alexandre. Caricature ?
« Le film nous fait passer pour des idiots et ça donne une mauvaise image des ZEP», se lamente au final Angelica, qui se découvre à l’écran, au risque de ruiner la promotion d’une certaine école.
Question d'élève: «Et le salaire?» « 1000 euros par semaine», répond Lucie. Xavier Darcos ne joue pas dans la même catégorie cours de récréation…

Les professeurs qui ont vu le film sont plus interloqués les uns que les autres par l'indiscipline des élèves du collège Dolto dans le 20° arrondissement de Paris, où les violences inter-communautaires émaillent aussi la vie des jeunes dans la rue : pensez à Rudy, le jeune juif plongé dans le coma par ses agresseurs, puis aux trois autres jeunes qui se sont faits agresser, au début du mois, alors qu’ils portaient la kippa.

Conclusion : un film caricatural ? Et pourquoi ?
«Pas de Mohamed ni d’Aïssata », comme dirait la perfide Esméralda, qui n’a pas été sélectionnée pour sa seule spontanéïté… Pur hasard ? Esméralda est dans la vraie vie une ancienne élève renvoyée du collège Gauguin et placée à Dolto (Paris 20), où le réalisateur a trouvé sans les chercher les élèves croquignolés qu’il lui fallait pour sa satire militante du système éducatif. Une journaliste, dépaysée, la dit « géniale tête à claques ». Si elle est géniale, mais que dire d’Einstein ?
Mais il suffit aux acteurs d’avoir monté les marches de Cannes, comme Sharon Stone. Voilà qui sidère une ‘jeune’ élève : « C'est satisfaisant d'avoir les félicitations, mais la Palme ! » Celle-ci apprécie les félicitations : une « médaille en chocolat » l’aurait contentée, elle, mais elle n’est pas adhérente à l’UNL et Florian Lecoultre ne lui a pas glissé ce qu’il fallait dire et penser …

Le film a pourtant reçu en 2008 la Palme d’Or au Festival de Cannes, dont le jury était placé sous la présidence de Sean Penn, avec des membres comme Marjane Satrapi. On notera que personne ne vante la réalisation : un détail à Cannes et pour le réalisateur Penn !

Sean Penn, né en 1950 dans une famille juive immigrée de Lituanie, se revendique laïc et agnostique. Au cinéma, il s’est fait le spécialiste des rôles de mauvais garçons indomptables Puis, il a multiplié les rôles d'hommes violents et désespérés, dominés par la soif de vengeance, comme une thérapie à sa propre histoire familiale. Son père figura au nombre des cinéastes soupçonnés de sympathies communistes et inscrits sur la liste noire du sénateur Joseph McCarthy.
Dans ses propres films, à partir de 1995, il s’est intéressé aux thèmes de la culpabilité (The Indian Runner), de la folie (Crossing Guard) et du pardon (The Pledge). Ce tatoué est aussi célèbre pour sa personnalité marquée, sa violence (il menaça un passant de lui couper l'oreille avec une bouteille cassée) et ses prises de position politiques, en particulier à propos du conflit en Irak en 2003 (il conspua en public les Républicains). Il était à prévoir que « Entre les murs » pourrait lui devoir beaucoup et, en toute neutralité, les responsables de la sélection des films et de la composition du jury ne pouvaient pas l’ignorer …
La palme ne pouvait donc guère échapper à ‘Entre les Murs’, sachant en outre que France Télévisions co-produit ce film partisan. On peut dès lors se demander enfin si le service public ne pourrait pas vivre décemment de ses investissements militants dans l’économie de marché (que décrient ses journalistes) et de son marketing forcéné, comme en cette période actuelle de promotion, plutôt que de réclamer leur contribution aux pauvres gens par le biais de la redevance audio-visuelle.


Cette nouvelle version de l’arroseur arrosé convient naturellement à ceux qui se plaisent dans leur jus ou à la gauche caviar qui observe de loin et n’y voit que dépaysement ou exotisme et sujet d’étude ethnologique. « Entre les murs » justifie donc la fuite des élèves, pour qui compte plutôt ce qu’ils ont « Entre les oreilles », et les demandes de dérogations à la carte scolaire. Le ministre Darcos a bien mérité la palme … en chocolat !

Le 14 septembre, le ministre de l'Education a envisagé dans un entretien au Parisien que des médailles soient attribuées aux bacheliers
Dans la foulée des Jeux Olympiques de Pékin, Xavier Darcos a précisé son intention de "valoriser" l'obtention du baccalauréat: "Nous envisageons même que les bacheliers puissent recevoir une médaille. Elle serait de couleur différente, peut-être sur le mode des médailles sportives, or, argent, bronze, selon la mention obtenue."
Interrogé ensuite sur RTL, X. Darcos a assuré que cette proposition ressortait d'une "attitude pédagogique qui n'a rien de réactionnaire". "Je ne suis pas un nostalgique, je suis résolument moderne". Selon lui, il s'agit de "reconstituer des rites, des modes de reconnaissance" et de "donner un peu de solennité aux récompenses".
Le ministre a développé cette argumentation le 15 au matin sur France Info, en demandant que l'on ne "caricature" pas. "Je suis, a-t-il dit, à la recherche de la reconnaissance du mérite (...), notamment des élèves qui viennent des milieux les plus modestes et qui ont réussi." Le ministre a d’ailleurs souligné le "succès" rencontré par des expériences de cérémonies de remise du baccalauréat dans certains établissements et a précisé que le mérite pouvait être reconnu "par une médaille ou par autre chose".


La gauche s’est félicitée de opposée à cette proposition
Les organisations tutélaires de l’Education Nationale n’ont pas supporté l’initiative venue de cet audacieux ministre qui ne prend pas les ordres auprès d’elles. Elles n’ont donc pas tardé à ironiser. "Ce n'est pas du tout une demande des lycéens, affirma Florian Lecoultre, nouveau président de l'Union nationale lycéenne (UNL), c'est du bling-bling, c'est insignifiant. On peut multiplier les annonces inutiles comme celle-là, reste que pendant ce temps on ne s'attaque pas aux vrais problèmes."
Daniel Robin, son tuteur du SNES-FSU, syndicat de professeurs de gauche du second degré, jugea "pathétique et dérisoire qu'un ministre de l'éducation consacre son temps à faire des annonces de cette nature alors qu'il y a bien d'autres problèmes à régler".
Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, parla de mesure "complètement déphasée renvoyant à une vision de la société particulièrement rétrograde".
Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), fédération de parents située à gauche, rappelait n'avoir "jamais demandé" ce type de mesure.
Seule la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), qui ne milite pas à gauche, , par la voix d'Anne Kerkhove, sa présidente, se démarqua timidement de la nébuleuse opposée : "Certains parents disent qu'ils aimeraient bien des remises de prix comme celles pratiquées dans les pays anglo-saxons. Mais je ne suis pas persuadée que ce soit une demande de tout le monde." L’élection des représentants de parents d’élèves se profile.
Ainsi, une palme d’or remise entre amis à des amis aurait à gauche plus de valeur morale que la réussite à un examen national au mérite. Que le bac soit le sésame pour l’enseignement supérieur de 80% des candidats n’est certes plus l’exploit d’antan. C’est que la gauche considère que réussir au bac n’est plus aujourd’hui un exploit et que les lycéens ont plus de respect pour le disque d’or d’une chanteuse ou le soulier d’or d’un footballeur !


Suggestions au ministre de l’Education Nationale :
- rebaptiser l’enseignant en « coach » : c’est plus prestigieux et les entraîneurs de foot, bien que contestés, restent respectés et maîtres de leur équipe.
- faire remettre les médailles ‘en chocolat’ sur les marches du festival de Cannes par 2Z (Zinédine Zidane), devant micros et caméras, ou sur le perron de l’Elysée, si toutefois Désirdavenir Royal montait un jour sur le podium.
- ne distribuer que des médailles palmes -ou des lingots- , et exclusivement en or (bien que « bling-bling »): l’argent est discriminatoire et le bronze, cet alliage, est humiliant, dans les quartiers.

mardi 23 septembre 2008

Afghanistan: les troupes françaises prolongeront leur assistance

La gauche s’oppose au maintien des droits de l’homme en Afghanistan

La gauche a voté pour l’abandon
de l’Afghanistan aux Taliban

Les candidats au poste de Premier secrétaire ont voté pour ça…
  • la Ch’tite Aubry : la soumission de la femme
  • Bébert Delanoë : la lapidation
  • L’homme et la femme adultères, vêtus d’un linceul, sont enterrés dans un trou rempli de sable, l’homme jusqu’à la taille avec les bras dégagés, la femme jusqu’au-dessus des seins, et ils sont lapidés.

  • Pierrot Moscovici : pour que la politique du PS soit cohérente
  • Ils se sont pressés autour du dalaï lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain (voyez Sa Cynique Majesté Royal) , mais ils acceptent toujours que les grands bouddhas de Bâmiyân, parce qu’ante-islamiques, soient dynamités en mars 2001 par les Taliban…Bien qu’inscrites au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO , la défense du patrimoine universel n’est pas une priorité de la gauche laïque…« Nous ne faisons que casser des pierres... », déclare le mollah Mohammad Omar à Kandahar en mars 2001 !

  • Et d’autres irresponsables :
  • - François Hollande et Jean-Marc Ayrault
    L'anti-américanisme primaire des socialistes français
    La gauche combat les troupes et les agences de renseignements des Etats-Unis, bien que nombre d'autres pays soient présents, certains pour maintenir la paix, d'autres assignés à chasser les Taliban et al-Qaïda.
    Ainsi, sont présents en Afghanistan des états européens, dont certains administrés par des gouvernements socialistes (ou travaillistes) : après tout, la première vague lors de la Guerre d'Afghanistan de 2001 fut menée par les forces américaines et …britanniques .
    L'Espagne socialiste a déployé 500 soldats sur le territoire afghan. 21 de ces soldats ont été tués depuis 2005, date de la première victime espagnole du conflit. L'opposition espagnole se livre-t-elle à une démagogie nauséabonde ?
    L’Allemagne ? Elle a déployé plus de 3 500 soldats, dont les forces spéciales KSK, ainsi que des navires et des équipes luttant contre les menaces NBC (nucléaires, bactériologiques et chimiques). 21 soldats ont été tués (4 lors d'opérations de déminage, 7 lors d'un crash d'hélicoptère, 1 dans un accident, 8 par des attentats suicides et 1 par une mine).
    Et l’Italie socialiste, avant Berlusconi, avait envoyé 2 000 hommes au sol, plusieurs navires de guerre, dont un porte-aéronef. A la date de mai 2007, 9 soldats italiens étaient morts au champ d’honneur.

    La gauche s’oppose à l’ONU et à l’OTAN
    Une force de maintien de la paix de l’ONU (Nations Unies), la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) est en effet opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris la direction de cette force, le 11 août 2003. Mais ne bonne partie du pays reste encore sous le contrôle des chefs de guerre bénéficiaires de la narco-économie.
    L’OTAN est une organisation politico-militaire créée à la suite de négociations entre les signataires du
    traité de Bruxelles (la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni), les Etats-Unis et le Canada, ainsi que 5 autres pays d’Europe occidentale invités à participer (le Danemark, l’Italie, l’Islande, la Norvège et le Portugal), pour organiser la défense et la sécurité de l’Europe face à l’Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale.
    En juin 2006, les ministres de la Défense de l’OTAN, réunis à Bruxelles, ont décidé de doubler les effectifs de l’ISAF, la Force internationale d'assistance et de sécurité, déployée en Afghanistan, forte actuellement de 9 000 hommes.


    La FIAS (force internationale d'assistance à la sécurité, appelée en anglais International Security and Assistance Force (ISAF) )) opère en Afghanistan et constitue la composante militaire de la coalition, sous l'égide de l'OTAN opérant dans ce pays depuis la guerre d'Afghanistan de 2001. Elle est mandatée par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies 1386, 1413, 1444 et 1510. Son quartier général tactique est basé à Kaboul. Elle regroupait, en mai 2008, 52 700 personnes provenant de 37 pays
    Le rôle spécifique de la France dans la FIAS
    La France a contribué en 2007 à hauteur de 1 670 militaires à l'ISAF en formant les futurs officiers de l'armée nationale afghane (ANA) et en menant l'opération Pamir, chargée par la FIAS, de conduire des patrouilles de sécurisation dans la province de Kaboul et dans la plaine de la Shamali, plus au nord, et apporte un appui aérien aux forces alliées.
    En mars et avril 2008, à la demande de ses alliés, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a promis à l'OTAN que des renforts de quelques centaines de militaires allaient être votés et déployés.
    En août 2008, on compte environ 2 500 à 3 000 avec une présence de chasseurs de l'armée de l'air française et de l'aviation navale.


    - Laurent Fabius: les ONG l'indiffèrent
    Peu lui chaut que, le 26 mai 2004, cinq membres d'ONG furent tués dans une embuscade au nord-ouest de l’Afghanistan et que le 16 juillet 2004, une roquette tomba près d'un collège visité quelques minutes plus tard par le président Hamid Karzaï, démocratiquement élu. Les Taliban revendiquent l'attentat.

    - La « Ligne Claire » est-elle bien au clair avec la situation des 40.000 veuves réduites à la mendicité à Kaboul, où l’enseignement et les soins ne peuvent plus être assurés correctement.
    Qu’en pense la socialiste qui rêvait d’être la première femme à l’Elysée et fonda sa candidature sur sa ‘maternitude’ et sa ‘féminitude’ ? Sa Cynique Majesté Royal est en effet fille et sœur de militaire et ex-bras droit du ministre de l’Education, Claude Allègre.

  • La gauche se contente de pétitions et défilés




  • - Noël Mamère

    sera comptable des morts de soldats français qu’il sacrifie en sapant le moral des troupes.

    D’autres ont voté contre la montée de l’islamisme
    Une franche majorité de parlementaires français a désavoué la politique d’obstruction de l’opposition, par leur vote .


    - pour la défense des droits de l’homme en actes :

    - l’Europe en action, plutôt qu’en paroles
    L’Eurocorps
    Créé en 1992 à l’initiative franco-allemande à laquelle se sont successivement joint la Belgique (1993), l’Espagne (1994) puis le Luxembourg (1996), ce corps d’armée est déclaré opérationnel en 1995.
    L’Union Européenne se construit par la mise en commun des forces militaires et de la diplomatie et non pas devant micros et caméras…

    - pour que l’aide humanitaire ne soit pas seulement des mots :
    Hôpital français de Kaboul

    VOIR et ENTENDRE Les « french doctors » à Kaboul (France 24 /Chaîne de l'Espoir – sept 2007)

    Ce n'est pas seulement 4 000 enfants sauvés. Ce ne sont pas seulement les médecins ou infirmières qui y ont été formés. Ce ne sont pas seulement 318 Afghans qui y travaillent, dont 20 médecins permanents.

    VOIR et ENTENDRE


    La chaîne de l'espoir - Kaboul envoyé par chainedelespoir

    L'hôpital de Kaboul, c'est aussi la preuve qu'un avenir est ouvert.

    lundi 22 septembre 2008

    Afghanistan - L’opposition fera-t-elle bon usage de sa nouvelle prérogative?

    La présence des troupes françaises en Afghanistan
    Les députés et sénateurs voteront aujourd’hui lundi sur le maintien des 3.300 militaires français engagés face aux taliban en Afghanistan.
    Le PS, qui réclame une réorientation de la stratégie militaire française sur place, devait harmoniser lundi les positions du groupe contre lemaintien des troupes françaises. Les affrontements seront très vifs toutefois lors du débat sur la présence des troupes françaises en Afghanistan, l’un des temps fort avec le RSA de la session extraordinaire.

    La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, elle-même fort débattue, promeut la "coproduction" législative : les élus de la majorité, menés par Jean-François Copé, comptent en faire bon usage, mais l’opposition qui pourra débattre sur la politique du gouvernement, se plaint déjà que le dénouement ne fait aucun doute et ne se satisfait donc pas non plus de son statut démocratique de minoritaires : les mauvais joueurs voudraient sans doute confisquer le pouvoir à la majorité démocratique ?
    Le débat, qui s’ouvre ce lundi par une déclaration du Premier ministre à 15h00, sera suivi d'un vote, plus d'un mois après la mort de dix soldats français dans une embuscade des taliban à l'est de Kaboul. François Fillon s'attachera de nouveau à défendre la stratégie de l'exécutif, au nom de la lutte contre la "barbarie" terroriste et de la sûreté nationale.

    La mission des troupes françaises
    Elle est limitée au maintien de la proximité avec la population et au recueil d’information auprès d’elle, mais la guerre n’est jamais loin. Or, les soldats français sont bien acceptés par les Afghans qui sentent respectés. L’hôpital français de Kaboul contribue à l’image humanitaire de la présence de la France en Afghanistan.

    Les Taliban
    Un Taliban est une personne qui adhère à un mouvement fondamentaliste musulman sunnite qui est originaire d'Inde, lequel s'est répandu au Pakistan et surtout en Afghanistan en octobre 1994, peu après le retrait des occupants soviétique.

    Rappel d’histoire récente
    Pendant les 10 années d’occupation soviétique commencée en 1978, de nombreux islamistes issus de divers pays (Algériens du GIA, Bosniaques, Philippins, Saoudiens, Palestiniens, Egyptiens, voire quelques Européens d'origine maghrébine) se joignent à la résistance afghane (Moudjahidines). Les Soviétiques ne pourront jamais défaire ces combattants qui utilisent le terrain montagneux afghan pour mener une véritable guérilla financée et soutenue alors militairement par les États-Unis, le Pakistan, l’Arabie saoudite et diverses associations musulmanes à travers le monde.
    Après le retrait des troupes soviétiques en 1989 et à partir de 1994, laissant à Nadjibullah le contrôle du pays, le régime tombe le 29 avril 1992 après la prise de Kaboul et la démission de Mohammed Nadjibullah le 16 avril.
    Dans son livre L’Ombre des Talibans,
    Ahmed Rashid raconte les derniers instants de Nadjibullah : « Les Talibans entrèrent dans la chambre de Nadjibullah, le passèrent à tabac ainsi que son frère, et jetèrent les deux hommes inconscients à l’arrière d’une camionnette qui se rendit au palais présidentiel plongé dans l’obscurité. Là, ils castrèrent Nadjibullah et traînèrent son corps derrière une Jeep, avant de l’achever d’une balle. Son frère subit les mêmes tortures et fut étranglé. Les Talibans pendirent les deux cadavres à un poteau de signalisation en béton, juste devant le palais, à quelques pâtés de maisons des locaux des Nations Unies. » « À l’aube, des habitants curieux vinrent regarder les deux corps gonflés et mutilés pendus par du fil de fer. Ils avaient des cigarettes entre les doigts et les poches débordantes de billets de banque afghans – pour mieux transmettre le message des Talibans sur leur débauche et leur corruption. Les deux autres compagnons de Nadjibullah s’étaient échappés. Rattrapés alors qu’ils tentaient de fuir la ville, ils furent aussi torturés et pendus », poursuit Ahmed Rashid.
    Les Taliban s’emparent peu à peu des différentes provinces du pays. De 1994 à 1996, soutenus par l'armée pakistanaise, ils conquièrent l'essentiel du pays et instaurent une dictature fondamentaliste (islamiste). Durant l'été 1996, Oussama Ben Laden, fuyant l'Arabie Saoudite et après un séjour de deux ans au Soudan (tortionnaire du Darfour), retourne en Afghanistan. Il diffuse une déclaration de djihad contre les Américains.
    Le 27 septembre 1996, les Talibans prennent Kaboul et s'emparent dès lors du pouvoir. En 2004, deux ans après l'intervention internationale, l'Afghanistan est redevenu le premier pays producteur mondial de pavot dont le latex est utilisé pour produire l'opium et l'héroïne. Certains considèrent que la destruction des champs de pavot contribuerait de manière décisive à la fin de la guerre, tout en sauvant des vies humaines en Occident.
    À partir de 2005, la situation s'aggrave.
    Les Taliban, en parallèle ou avec des volontaires étrangers, s'infiltrent dans certaines régions. En août 2006, l'OTAN lance une offensive (opération Méduse) à l'ouest de Kandahar, mais après la perte d'un avion de surveillance avec 14 militaires et plusieurs morts au sol notamment par feu ami, son commandant réclame des renforts. Sur les dix premiers mois de 2006, la guérilla et les combats ont fait plus de 3 000 morts en Afghanistan, alors que la production d'opium a augmenté de 60 % pendant l'année...
    Actuellement, l'Afghanistan est dirigé par le président Hamid Karzaï dont la gestion du pays est de plus en plus attaquée. Il a gagné les élections générales de 2004 avec 55,4 des voix. L'ancien monarque Mohammed Zaher Chah est retourné dans le pays, bien que très populaire il ne fut pas réinvesti du pouvoir royal et son influence se limita seulement à des pouvoirs cérémonieux, jusqu'à sa mort en 2007.
    Avec les accords de Bonn, la Commission Afghane de la Constitution fut établie pour consulter le peuple et formuler une constitution. Programmée pour la réaliser le 1er septembre 2003, la commission a demandé un délai pour entreprendre plus de consultations. La réunion du grand conseil constitutionnel fut tenue en décembre 2003 quand une nouvelle constitution fut adoptée, créant une forme présidentielle de gouvernement avec une législature bicamériste.
    Les troupes et les agences de renseignements des États-Unis et nombres d'autres pays sont alors présents, certains pour maintenir la paix, d'autres assignés à chasser les Taliban et al-Qaïda. Une force de maintien de la paix des Nations Unies, la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) est opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris le contrôle de cette force le 11 août 2003, mais une bonne partie du pays reste sous le contrôle des chefs de guerre soutenus par l’économie de la drogue, la narco-économie.
    L'Eurocorps est sous la responsabilité de l'OTAN qui dirige la FIAS à Kaboul depuis le 9 août 2004. Les pertes, parmi ces troupes, sont le plus souvent provoquées par des erreurs d’identification, des attentats à la voiture piégée ou des accidents routiers aggravés par l’absence de ceintures de sécurité.
    Des élections nationales furent tenues le 9 octobre 2004.
    Plus de 10 millions d'Afghans furent enregistrés sur les listes électorales. Plus de 17 candidats s'opposant à Hamid Karzaï boycottèrent les élections, jetant la suspicion sur la régularité du scrutin malgré une commission indépendante. Hamid Karzaï remporta 55,4 % du vote et fut investi à la présidence, le 7 décembre. Ce furent les premières élections nationales libres du pays depuis 1969, lorsque des élections parlementaires furent tenues pour la dernière fois.
    La politique intérieure du cabinet
    Karzaï est fondée sur un plan de reconstruction élaborée conjointement par ARTF []et plusieurs ministères clés: du Commerce et de l'Industrie, Économie et Finances, Mines et Ressources Naturelles. Le plan prévoit une privatisation des entreprises publiques, ainsi que la création des conditions juridiques et fiscales pour attirer des investissements étrangers. Cette stratégie semble porter ses fruits, singulièrement avec la Chine.

    Le contexte géo-politique

    Exacerber le mécontentement intérieur français
    62% des Français se prononcent pour le retrait des quelque 2.600 hommes déployés sur le sol afghan , selon un sondage BVA. Les pressions de la presse sur l’opinion ont donc produit leurs effets. Jamais la presse ne rappelle d’ailleurs que les troupes françaises sont constituées de volontaires et de professionnels et le pays raisonne comme s’il s’agissait d’appelés du contingent. Jamais l’opposition ne rappelle non plus qu’elle a souhaité et réduit le budget militaire lorsqu’elle était au pouvoir ou y a participé par ses votes.
    Pourtant, et la presse et l’opposition font vibrer la corde sensible des Français qui s’émeuvent à juste titre que de jeunes hommes soient fauchés dans la force de l’âge. Mais l’exploitation qui en est faite par la gauche et sa presse militante ne laisse pas place à l’illusion de leur sincérité. Car, en accréditant l’idée que l’armée française est sous équipée et mal encadrée, que leurs positions de nos troupes sont prenables et que ni l’opinion ni les élus ne les soutiennent, elles participent à la démoralisation des troupes sur le terrain et contribuent ainsi à leur plus grande vulnérabilité.
    Une certaine presse a sélectionné des parents et de jeunes épouses et sœurs pour qu’elles expriment leur inquiétude, voir des accusations, comme ce fut le cas sur France Info. Or, la construction des reportages ne laisse pas de doute sur l’intention. D’abord, la thèse : quelques témoignages de femmes angoissées, puis l’antithèse : une mère –et une seule– qui dit sa confiance et, pour finir, la synthèse : il faut rapatrier nos maris et nos fils.
    Il n’est donc pas question de déplacer le débat de l’émotion sur les faits et les risques : celui de la chute du pouvoir en place et l’accession des Taliban, voire de l’expansion de l’obscurantisme, du terrorisme et de l'islamisme.

    La Constitution
    L'article 35 de la Constitution prévoit que "lorsque la durée de l'intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement". Les députés devront donc répondre par "oui" ou par "non" à la question : "Etes-vous pour ou contre la prolongation de l'intervention des forces armées en Afghanistan?" Voir les sondages de PaSiDupes en colonne de droite, où vous pouvez participer au vote)
    "Laisser tomber les Afghans, nos alliés, ce serait aussi d'une certaine façon compromettre la sécurité des Français", justifie un diplomate.

    D'une relative discrétion depuis la rentrée, du fait de ses déplacements à l’étranger, François Fillon, le chef du gouvernement, retrouvera une tribune dans l'arène parlementaire.
    D’ores et déjà, Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a souhaité dimanche qu'un "certain nombre de socialistes" votent en faveur de la prolongation de l'intervention des forces françaises en Afghanistan.
    "S'ils souhaitent le retrait des forces d'Afghanistan, c'est parfaitement contradictoire avec ce qu'ils ont dit et fait pendant des années", a-t-il rappelé lors du Forum Radio-J.
    "Il y a quand même des moments où l'intérêt national l'emporte sur la division politique", a réagi Roger Karoutchi au matracage médiatique. Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement a déploré que le "seul programme du PS aujourd'hui" soit "à bas Sarko" dans tous les domaines.
    Alors que Lionel Jospin a appelé vendredi les socialistes à voter "non", tout en se réclamant en permanence des droits de l'homme, Roger Karoutchi a jugé que l'ancien Premier ministre socialiste, qui avait décidé avec Jacques Chirac d'envoyer les troupes françaises en Afghanistan après le 11-septembre, "ne manque pas de souffle".

    dimanche 21 septembre 2008

    Sénatoriales : la droite plie mais ne rompt pas

    La victoire en déchantant
    L’amertume de l’opposition
    Avant le scrutin, lgauche avait hurlé son indignation à la création de 12 sièges. Or, elle a eu son lot de victoires et ne pourra pas crier au charcutage. Elle a ainsi remporté un siège supplémentaire dans les Bouches-du-Rhône, où a été élue une jeune candidate de la diversité, Samia Ghali, ainsi qu'un siège en Gironde, dans les Ardennes et les Alpes-Maritimes.

    Au nom du PS, son futur ex-premier secrétaire nous a fait du François Hollande qui s'est en effet félicité de ce qu’il appelle la "victoire de la gauche rassemblée". Dans le contexte actuel d’implosion latente du PS, son idée de « rassemblement » ne manque pas de sel ! Le Premier secrétaire du PS a d'ailleurs préféré se consacrer à la majorité et a attribué son "recul sérieux" à l'effet "mécanique" des élections précédentes, mais n'a pas envisagé qu'il puisse être lié aux réformes actuelles, auxquelles la gauche avait bravement renoncé pour conserver ses sièges.
    Déçu, le futur militant socialiste lambda a dénoncé "l'anomalie" du mode de scrutin sénatorial, qui n'a pas permis à la gauche de faire basculer la Haute Assemblée. "Normalement, il devrait y avoir une majorité de gauche au Sénat", a-t-il protesté. Que veut dire ‘normalement’ ? Mystère…

    Le renouvellement par tiers de la Haute Assemblée a donné lieu à une progression de la gauche, mais la droite a bien résisté et le président du groupe socialiste Jean-Pierre Bel avoue à son tour : "Je ne suis pas satisfait". "Alors que nous sommes dans une situation historique qui aurait dû se traduire ici dans cette assemblée par un changement, nous restons dans la continuité", a-t-il constaté.


    Où la majorité a-t-elle gagné des sièges ?
    Dans l'Hérault ou l'Eure-et-Loir, ainsi que dans les nouveaux sièges des collectivités d'outre-mer de Saint-Martin et Saint-Barthélémy, voire même dans des circonscriptions improbables, comme la Haute-Garonne pourtant marquée à gauche, et dans le Gard, où Jean-Paul Fournier (UMP) a conquis le sien sur la gauche.
    Sont également réélus, l'UMP Robert Laufoaulu à Wallis-et-Futuna. le divers droite Philippe Adnot dans l' Aube, l'UMP Pierre Jarlier dans le Cantal, l'UMP Rémy Pointereau dans le Cher et l'UMP Aymeri de Montesquiou dans le Gers.

    Les dirigeants de la majorité ont commenté le scrutin
    "La majorité sénatoriale a mieux résisté que prévu", a estimé le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian.
    Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, s'est félicité de la "bonne résistance des listes UMP", attribuant la poussée de la gauche à la dynamique de ses victoires aux municipales dans les grandes villes.
    Le parti de Nicolas Sarkozy conserve 149 sièges sur un total de 343 membres en 2008, qui peut compter sur ses partenaires centristes (29 sièges) et radicaux valoisiens (soit 178) , avec lesquels l'UMP va seulement devoir renforcer le dialogue. La majorité absolue sera à 172.

    La présidence du Sénat
    La principale inconnue de ce scrutin porte désormais sur la présidence du Sénat, qui se jouera mercredi lors de la primaire organisée au sein du groupe UMP.
    Les deux principaux candidats à la succession de Christian Poncelet, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher, sont venus à tour de rôle dimanche dans la salle des conférences du Palais du Luxembourg. Le sénateur des Yvelines s'est attardé plus longtemps que son rival, qui répondait à une invitation d'émission de radio. "La confiance, ce n'est pas une addition de clichés, c'est vraiment une relation humaine qui fait passer le contact", a déclaré M. Larcher.
    Bien que réélu, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP) ne briguera pas la présidence du Sénat.


    Ce qui va encore changer
    Les élections sénatoriales sont actuellement organisées tous les trois ans, mais concerneront la moitié –et non plus le tiers– des sièges à partir de 2011.
    Les effectifs de la Haute Assemblée passeront alors de 343 à 348.
    Depuis 2003, les sénateurs sont élus pour une durée de six ans (et non plus neuf) au suffrage universel indirect par 150 000 grands électeurs, qui sont des conseillers généraux, des conseillers régionaux et les députés et des représentants des conseils municipaux. Ces derniers représentent 95 % du collège électoral et assurent l'équilibre de la représentation nationale entre les villes et la campagne.

    L'élection sénatoriale de ce dimanche était le dernier scrutin avant les Européennes de juin 2009.

    Sénatoriales : la gauche n’obtient pas les 10 sièges de plus escomptés

    Stabilité : droite et gauche confortent leur positions
    Déception de la gauche, dimanche 21 septembre, à la mi-journée, pour les sénatoriales : l’opposition ne reçoit pas les dividendes de ses dénigrements systématiques. Dès la première partie de la journée, la droite ne cédait rien.

    Progression limitée de l'opposition
    Le président sortant du groupe PS du Sénat, Jean-Pierre Bel a été réélu dès le premier tour dans son fief d'Ariège avec 76,2 % des voix. Les deux sénateurs PRG sortants de Corse, Nicolas Alfonsi (Corse-du-Sud) et François Vendasi (Haute-Corse), ont également été réélus.
    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, où sévit Jean-Louis Bianco, le socialiste Claude Domeizel a également été réélu.
    Les deux sénateurs socialistes de l'Aude, Roland Courteau et Marcel Rainaud, ont été réélus avec plus de 76 % des voix dans les Côtes d'Armor, la gauche conserve ses trois sièges, deux pour les socialistes, un pour les communistes.
    Le socialiste Michel Teston est réélu en Ardèche.

    La droite conserve ses sièges
    Dans l'Eure, la majorité présidentielle a de nouveau réalisé le grand chelem. Les sénateurs UMP Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski ont été tous deux réélus, et Hervé Maurey, Nouveau Centre, emporte le troisième siège.
    En Charente-Maritime, sur le territoire de l’amère de Melle, la présidente socialiste de région, l'UMP conserve ses trois sièges : Claude Belot et Michel Doublet sont réélus et Daniel Laurent, élu.
    Dans l'Aisne, les deux sièges restent à l'UMP.
    Le sortant UMP, Robert Laufoaulu a été réélu à Wallis et Futuna, territoire d'outre-mer.
    Le divers droite Philippe Adnot est réélu dans l'Aube;
    l'UMP Pierre Jarlier dans le Cantal,
    et dans le Cher, l'UMP Rémy Pointereau est également réélu.

    Charles Millon (UMP) a besoin de deux tours.
    L'ancien ministre de la défense, Charles Millon, candidat aux sénatoriales dans l'Ain avec le soutien de l'UMP, était dans une situation très délicate. Il est arrivé troisième au premier tour de la sénatoriale, avec 580 voix, après Rachel Mazur (PS) et Sylvie Goy-Chavent (UMP), avec respectivement 588 et 634 voix. La réserve de voix à droite semble suffisante pour assurer l'élection de Ch. Millon, mais les opposants à son retour en politique jusque dans son propre camp pourraient toutefois contribuer à l’élection de deux PS dans ce département où il n'y en avait aucun.

    Chevènement (MRC) en ballottage
    Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat dans le Territoire de Belfort, est lui aussi en bonne posture. Arrivé en tête du premier tour avec 127 voix, il devance le candidat socialiste, Yves Ackermann, qui en a recueilli 111. Malgré le soutien du PS à J.P. Chevènement, Yves Ackermann entend se maintenir au second tour.

    Pari difficile pour Rebsamen (PS)
    Le proche de Sa Cynique Majesté Royal en campagne présidentielle, le maire de Dijon, n'est arrivé qu'en 5e position en Côte-d'Or, ce qui compromet ses chances d'être élu. Avec 582 voix, ce numéro 2 du PS est largement devancé par le président PS du Conseil Régional François Patriat (740 voix), ainsi que par Alain Houpert (DVD), qui a recueilli 611 voix. Un jeune candidat PRG, Patrick Molinoz (38 ans), 596 voix et le sénateur sortant UMP Louis de Broissia, avec 594 voix, ont également devancé le maire de Dijon.Mais Frère Rebsamen pourrait profiter de ses passages devant micros et caméras.

    Les facteurs d’incertitude
    Malgré la mainmise de la gauche sur les grandes villes, les régions et une majorité de départements, la majorité du Sénat ne devrait pas basculer dimanche et le PS ne prétend gagner qu'une quinzaine sièges dans le meilleur des cas.
    Les communes de moins de 3 500 habitants fournissent en effet la moitié des délégués des conseils municipaux : le Sénat a pour fonction de représenter la campagne et de contrebalancer le poids des villes
    . Ainsi, l’équilibre des secteurs urbain et rural est-il assuré.

    Mais la création de 12 nouveaux sièges constitue un autre élément d’incertitude
    L'UMP risque de voir sa majorité grignotée du fait d’une possible obligation de composer davantage avec ses alliés centristes de l'Union centriste-UDF (UC-UDF) et les radicaux valoisiens.

    PS : Dray pousse Hollande à se bouger

    Malek Boutih marierait bien la carpe et le lapin
    Le puzzle socialiste
    Julien Dray a appelé François Hollande à prendre une "initiative"
    Ce porte-parole du PS a ainsi réagi samedi à la décision de Martine Aubry de déposer une motion en vue du Congrès de Reims, après Désirdavenir Royal et Bertrand Delanoë, confirmant " tout aussi respectables que soient ces démarches, la situation de blocage dans laquelle s'enferme le Parti socialiste".

    Les socialistes savent tous ce qu'il faudrait faire !...
    Selon le professeur-chercheur Juju Dray, "dans une telle configuration, il ne peut y avoir de majorité claire et incontestable au Congrès de Reims". Sans parvenir à une proposition claire et précise, il a insisté : "Il faut trouver une solution, qui ne peut consister en ces jeux de Rubik's cube permanents", martelant que cette solution "ne peut être que collective". C'est bien là le problème ! En plus des images et des bons mots en guise de pensée. L'effet Hollande... Face à ce foisonnement de paroles inutiles, qu'est devenue la 'pensée unique' ? Pixellisée !

    Décriant l’impasse dans laquelle le premier secrétaire a mené le PS et bien qu’il ait démontré son incapacité à préparer sa succession, c’est pourtant à François Hollande que le député de l'Essonne lance un ultime appel à « prendre l'initiative nécessaire pour dépasser les blocages actuels ». Il lui rappelle ses responsabilités : « Parce que c'est son rôle, et parce que cela va dans le sens de la contribution que nous avions signée ensemble ».
    Juju Dray sonne le tocsin
    "Le temps qui nous sépare du Conseil national de mardi doit être mis à profit pour établir les conditions de constitution d'un axe de rassemblement avant le début du congrès". Il en est toujours à dire ce qu'il faudrait faire et rappelle qu'il a lancé, avec François Rebsamen, proche de Sa Cynique Majesté Royal, une pétition en ce sens qui a recueilli "les signatures de plusieurs milliers de militants et de responsables socialistes". (voir lien, 2 paragraphes ci-dessous )

    'Explosion' ou implosion ?
    Quant à Malek Boutih, en rupture de ban avec François Hollande - auquel il reproche de s’être allié à Bertrand Delanoë, au lieu de “tout faire pour préserver l’unité” – a pourtant le sentiment, contre toute évidence, “qu’une force de non alignés est en train de naître”. Le risque d’explosion (du PS) existe”, a lancé l’ancien président de SOS-Racisme, vendredi 22 septembre.

    Un front anti- Delanoë / Hollande
    Opposé à toute candidature présidentiable, malgré la présence, parmi les signataires de l’appel “Faire gagner le parti socialiste” , de partisans de l’amère Royal, Malek Boutih, imperturbable, n’exclut personne, ni la gauche du PS ni les fabiusiens. Une façon - une de plus - de s'inscrire en faux contre Bébert Delanoë qui ne veut pas entendre parler d’un tel rapprochement.

    En somme, le laborieux rapprochement Delanoë et Hollande ne règle rien au PS, bien au contraire.

    La valse des egos continue.
    Elle s’intitule : “Chacun pour soi et satan pour tous".

    Encore un prof accusé de violence et mis en garde à vue : il se suicide

    Le SNES-FSU politise l'affaire
    Suite à une plainte pour violence d'un de ses élèves âgé de 15 ans, un enseignant d'un collège de Saint-Michel (Aisne) a été retrouvé mort à son domicile vendredi 19 septembre. Il se serait suicidé, selon La Voix du Nord.

    Placé en garde à vue parce qu’un adolescent a affirmé avoir reçu un coup de poing à l'issue d'un cours
    , ce professeur, qui niait les faits qui lui étaient reprochés, a été entendu durant plusieurs heures, la veille, jeudi 18, après une plainte déposée par le père de cet élève, puis remis en liberté. Le lendemain, vendredi après-midi, l'enseignant a été retrouvé mort à son domicile: il a donc pu se donner la mort dès le jeudi soir, à son retour du commissariat.
    Le professeur aurait donc eu un différend mardi avec l’élève de 15 ans, arrivé en retard en classe. C'est lors d'une explication sans témoin, à la fin du cours et dans la salle de cours, que l'enseignant aurait donné un coup de poing à l'élève, selon le plaignant. Le professeur avait été placé en garde à vue jeudi matin pour violences ayant entraîné une ...incapacité totale de travail (ITT) inférieure à huit jours par une personne chargée d'une mission de service public. Sa garde à vue avait été levée jeudi en fin d'après-midi.

    La gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ce décès et pour permettre à la justice de décider des suites à donner à cette affaire. Elle s'interrogera de savoir s’il existe un lien entre l'audition de l'enseignant jeudi et son suicide le lendemain vendredi

    Le syndicat d’enseignants de gauche n’attend pas les conclusions de l’enquête pour polémiquer.
    Le représentant dans l'Aisne de la SNES-FSU, dirigée par Achiéri, a dénoncé la "disproportion des moyens policiers" après ce suicide d'un enseignant ! "Une fois de plus, on peut s'interroger sur la disproportion des moyens policiers mis en oeuvre avec la nature des faits reprochés à ce professeur" d'un collège près d'Hirson (Aisne), affirme-t-il, plus qu’il ne s’interroge.

    Considérant le nombre de conseillers psychologues de l'Education Nationale, COP (Conseillers d'Orientation Psychologues) et CPE (Conseillers principaux d'éducation -ils sont tous 'principaux'...- , qui ont succédé aux 'surveillants généraux'), lesquels font de la psycho à trois balles sans le diplôme, plutôt que de représenter la moindre autorité dans les établissements, nous est-il donc permis de nous interroger sur la réalité concrète de

  • l’aide psychologique de ces psychologues éclairés qui excluent leurs collègues professeurs de leur champ d’action, lorsque la police les tracasse;
  • du rôle réel de ces équipes pompeusement qualifiées de ‘pédagogiques mais qui ne prennent pas en compte les difficultés rencontrées par leurs collègues sur leur lieu de travail ;
  • et de l’utilité des syndicats qui s’intéressent à leurs collègues s’ils adhèrent, cotisent et militent, mais les négligent dans ce type de circonstances et préfèrent instrumentaliser leur douleur à des fins politiques.

    La communauté éducative, globalement, se révèle une nouvelle fois en dessous de tout
    Le professeur âgé de 38 ans, qui avait certes des problèmes personnels, familiaux et financiers, s’est manifestement trouvé tout seul à la sortie du commissariat de police et le SNES-FSU n’a donc pas porté assistance à personne en danger.
    Le supérieur hiérarchique direct de la victime a quant à lui fait appel à une cellule rectorale d’aide psychologique qui, le temps de se déplacer, a trouvé le fonctionnaire pendu à son domicile vendredi.

    L’indécence du SNES-FSU est indigne d’éducateurs
    Absent dans les premières heures, le syndicat n’a pas mis en œuvre les imposants moyens financiers et humains à sa disposition. Peut-être a-t-il même choisi de négliger son collègue mais d’exprimer sa compréhension aux parents de l'élève, qui se sont sentis encouragés, comme cela arrive, en fonction de l’engagement politique, syndical ou associatif des parents.

    La FSU récupère une situation douloureuse sans aucune pudeur
    Dès samedi, le syndicat voit dans ce drame "l'illustration de la dégradation de la situation de tous les enseignants, qui doivent faire face dans leur quotidien à des jeunes qui sont de moins en moins encadrés par des personnels qualifiés en nombre suffisants".

    Cette odieuse accusation ne pouvait donc attendre que leur collègue ait été porté en terre.
  • samedi 20 septembre 2008

    La "Ligne Claire" est-elle bien claire et nette ?

    Valls fait le pont
    Le député socialiste Manuel Valls estime que "les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement" pour le ralliement des barons provinciaux socialistes derrière la présidente de Poitou-Charentes. Et-ce si clair et limpide?
    A deux mois du congrès socialiste de Reims en novembre prochain, la valse des égos s’emballe : « et moi, et moi ! », entend-on de toutes parts….

    Au départ, une répartition des rôles : le strauss-kahnien Pierre Moscovici qui brigue le poste de premier secrétaire en 2008, tandis que Strauss-Kahn se réserverait pour la présidentielle, en 2012.

    Mais la « Ligne Claire », une motion pour le congrès de Reims, est élaborée, au motif que ‘le congrès du Parti Socialiste est mal engagé, dans la mesure où ses enjeux semblent devoir se concentrer sur la prise du pouvoir du parti dans la perspective des présidentielles et que le débat de fond s’en trouvera escamoté.
    Et s’il faut mettre les points sur les ' i ', parce que, ‘ pire, les nécessités tactiques induites par cette lutte pour le pouvoir risquent d’engendrer une alliance des contraires qui brouillera un peu plus l’image du PS’.

    Les ‘artistes’ fondateurs de la Ligne Claire ?
    Gérard Collomb, sénateur - maire de Lyon ;
    Jean-Noël Guérini, sénateur - Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône ;
    Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux - maire de Blanquefort.

    Leur motivation ?
    Le PS n’a, en effet jamais totalement tranché entre ceux qui rêvent encore du Grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste. Cette volonté de réforme, nous l’assumons totalement dans nos collectivités locales et c’est sans doute ce qui explique les victoires que nous remportons dans ces territoires.
    Nos politiques sociales y sont audacieuses, notre engagement sur les questions environnementales fort ; nous nous situons souvent à l’avant-garde des grands projets urbains. Mais, dans le même temps, nous nous engageons pleinement sur le plan économique aux côtés des entreprises dans des politiques d’innovation et de développement qui nous permettent de créer de la richesse.
    Ces politiques sont largement approuvées par nos concitoyens qui n’hésitent pas à nous confier des responsabilités au niveau local alors même que nous échouons à toutes les élections nationales.
    C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de mettre fin à la schizophrénie qui existe entre nos pratiques locales et un certain discours national. Ce sera là le plus sûr gage de pouvoir incarner une alternative à la politique aujourd’hui menée.
    Nous souhaitons donc qu’avant d’être un débat sur les personnes, le congrès de Reims soit un congrès de clarification permettant de prendre pleinement en compte le monde moderne.
    C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette ligne politique à rédiger et à signer avec nous, une contribution qui mettra la clarification au cœur de nos débats du prochain congrès.


    Leurs suiveurs ?
    Jean Germain, maire de Tours - 1er Vice-Président de la Région Centre ;
    Jean Besson, dénateur de la Drôme - Vice-Président du Conseil Régional Rhône-Alpes ;
    Michel Vauzelle, député des Bouches-du-Rhône - Président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur ;
    Eugène Caselli, Président de la communauté urbaine de Marseille ;
    Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne ;
    Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine, Député de la Gironde ;
    Philippe Esnol, maire de Conflans-Sainte-Honorine - conseiller général des Yvelines ;
    Robert Alfonsi, Vice-Président du Conseil Régional PACA, - conseiller municipal de Toulon
    Et Manuel Valls, député de l’Essonne - Maire d’Evry.

    Or, la Ligne claire et Moscovici se découvrent des affinités
    D’abord, Pierre Moscovici parle d’«un premier contact», mais un proche de Martine Aubry, lui, préfère évoquer une «réunion ubuesque». Moscovici, le député du Doubs, et Aubry, la maire de Lille, ne semblent alors pas franchement à la veille d’un accord. Une rencontre, tenue le 17 septembre peu après midi dans les locaux de la Communauté urbaine de Lyon (CUL), non loin de la rue de Solférino, en témoigne, qui ne présage pas d’une alliance imminente entre ces deux candidats plus ou moins déclarés à la succession de François Hollande.

    Mais la «Ligne claire» se pousse sur le devant de la scène.
    D’un côté, François Lamy, député de l’Essonne et lieutenant de Martine Aubry, et de l’autre, le strauss-kahnien Pierre Moscovici, avec deux représentants de la «Ligne claire», en l’occurrence, Manuel Valls, député-maire d’Evry, et le Marseillais Patrick Mennucci, ex-porte-bagages de Sa Cynique Majesté Royal, au temps de ses illusions présidentielles.
    A l’ordre du jour, la position de Pierre Moscovici, résumée par l’intéressé : «J’ai un mandat confié par mon courant : travailler avec Martine Aubry et la Ligne claire. Avec une préférence de mon courant pour ma candidature.» Un postulat de départ qui n’a guère réussi à enthousiasmer les aubrystes… : «On a beaucoup parlé de la candidature de Pierre au poste de premier secrétaire, mais pas beaucoup des propositions faites à Martine. A part le fait qu’elle serait présidentiable dans la motion. Ça avait au moins le mérite de la franchise», résume François Lamy.
    Les amis de le Ch’tite Aubry, qui, pas à pas, creuse son sillon, ne pouvaient se satisfaire d’espoirs à terme. François Lamy, encore : «Convoquer une réunion pour m’expliquer qu’on va faire une motion avec les strauss-kahniens, la Ligne claire et nous, dont Martine serait une des signataires, j’ai trouvé ça curieux et même loufoque. Il n’y a même pas eu de proposition faite à Martine sur sa place dans la motion…» Rien sur les idées et un projet commun : seulement une répartition des sièges et des strapontins. C’est que la place de numéro un serait dévolue au maire de Lyon, Gérard Collomb, un des principaux promoteurs de «la Ligne claire», mais le costume du candidat serait enfilé par Moscovici.

    Plus conviviale encore le 17 septembre,
    une menace était brandie : sans accord avec les amis de Martine Aubry, les animateurs de «la Ligne claire» et Pierre Moscovici rejoindraient Sa Cynique Majesté Royal. «Intox», assure le député du Doubs, qui s’était entretenu au téléphone avec la maire de Lille, un peu avant.
    Alors Moscovici ressent la nécessité d’une mise en garde : «Je ne suis pas en train de rallier une motion Royal élargie. Toute rumeur me concernant est erronée
    Jean-Noël Guérini, patron PS des Bouches-du-Rhône, mais battu à la mairie de Marseille, et artiste co-auteur de la «Ligne claire», intervient en renfort, rassurant «Tout est ouvert», dément-il à son tour tout en admettant qu’il «n’attendait pas grand-chose de cette réunion». Il annonce que rien n’est fait et qu’officiellement il ne prendra sa décision que lundi 22 septembre, «à 24 heures du dépôt des motions»...
    A la veille du conseil national de synthèse, mardi 23, la situation ne s’est donc pas éclaircie. Commentaire d’un participant à la réunion : «Il nous reste cinq jours pour essayer de sauver le soldat socialiste…»

    Les sauveurs ne seraient-ils pas plutôt à la recherche de sauveteurs ?
    Qui sauvera la candidate échouée de la présidentielle ?

    jeudi 18 septembre 2008

    L’amère Royal perd la boule : CAMIF ou MACIF, c’est donc kifkif ?

    Royal s’en prend aux mutuelles et casse la CAMIF
    Touche pas à mon prof !
    Chacun peut se souvenir que, pendant sa campagne présidentielle, Désirdavenir Royal avait cassé du prof en les menaçant tous d’heures supplémentaires pour le même salaire, au prétexte, selon elle, qu’ils travailleraient tous au noir dans le privé pour gagner décemment leur vie. Mais par franchise, elle admet qu'elle ne"va pas le crier sur les toits" !... La scène se passait près d'Angers, dans une arrière salle enfumée de section départementale du PS (lire PaSiDupes et REVOIR et ECOUTER la vidéo pirate qu’elle a aussitôt contestée pour renier ses propos agressifs et discriminatoires). A parler sans cesse, de manière péremptoire et avec la franchise que révèle la vidéo, voilà ce qui arrive.

    Sa Cynique Majesté Royal perd la boule
    La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes était l'invitée du JT de 20 heures le lundi 15 dernier et a une nouvelle fois démontré son incompétence, sur deux plans.
    Sa Cynique Majesté Royal pourra bien prétendre que cette fois ce n’est pas elle qui, comme au Proche Orient, n’a pas entendu distinctement, mais nous tous. Pourtant, si Désirdavenir n’est pas claire dans sa tête, les preuves le sont, et bien davantage que son esprit, au mieux surmené, mais au pire (d)écervelé.


    Les bourdes Royal : d’une pierre, deux coups
  • Première victime
    Royal n’a pas craint de montrer du doigt l'assureur mutualiste des commerçants et industriels de France et des cadres et des salariés de l'industrie et du commerce, la MACIF, et l’a livré à la vindicte populaire, "comme un exemple de mauvaise politique sociale."

  • Deuxième victime
    La malencontreuse candidate du PS à la présidentielle est décidemment fort malheureuse. Elle s’est à nouveau mélangée les crayons et confondu la MACIF et la CAMIF ! Pour le coup, la prétendante n’allège pas le cartable des enfants mais pèse un peu plus lourdement sur la besace de leur maîtres du SNUipp…
    Imaginons un peu maintenant qu’une fois bombardée à l’Elysée elle se mélange aussi les doigts sur le bouton nucléaire…

    Désirdavenir scie la branche sur laquelle elle est assise !
    L’amère Royal frappe toujours plus fort !
    L’amère de Melle a-t-elle jamais posé un escarpin en Poitou-Charentes ?
    L’arrogante p’tite présidente de Poitou-Charentes offre ainsi l’image détestable de ces potentats locaux parachutés qui ne connaissent pas leur circonscription, ou leur région, et décident depuis leurs bureaux, ou mieux, tranchent par téléphone portable.
    Celle-ci, qui se pare de toutes les vertus –et de bien d’autres encore– s’en est prise avec aplomb à l’une des mutuelles proches du PS, auquel elle doit autant qu’il lui doit, et s’aliène ainsi du même coup les sympathisants socialistes, adhérents des deux mutuelles, la présumée innocente et la présumée coupable, aux dires de la procureur générale socialiste.
    A chacune de ses bourdes, on espère toujours à gauche qu’elle a enfin atteint le fond, mais Royal repousse toujours ses limites et démontre que nous ne sommes pas égaux face au seuil d’incompétence : certains ont en effet le privilège de marges plus copieuses que d’autres, sur lesquelles la CGT et FO devraient se pencher, puisque ces syndicats n’ont pas le vertige des profondeurs.

    Royal a encore débloqué !
  • Pendant sa campagne présidentielle, en mars 2007, Désirdavenir Royal était grisée par le sentiment de toute-puissance et avait fustigé à Pau a appelé "l'inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique Airbus et avait annoncé la création par les huit régions concernées par l'aéronautique (toutes PS, mais en particulier les présidents des régions Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et Aquitaine, Alain Rousset), et "avec l'intersyndicale" d'Airbus, d'"un groupe stratégique" chargé d'examiner "des alternatives industrielles" au plan de restructuration Power8 de l'avionneur. Selon la présidente du Poitou-Charentes en campagne, les régions pourraient, "comme l'ont fait les länder allemands", aller "jusqu'à une entrée dans le capital d'Airbus si cela peut se révéler utile à la stabilisation du capital" de l'entreprise. C’est le moment de demander jusqu’où ils sont effectivement allés et à quoi ils sont parvenus : de la transparence, en somme !
  • Le 19 mai dernier, Sa Cynique Majesté Royal avait annoncé qu’elle débloquerait un "fonds d'urgence de 500.000 euros" pour "aider les familles des pêcheurs à vivre", du fait des difficultés de trésorerie liées à l’augmentation du prix du baril de pétrole. On espère qu’ils ont effectivement reçu le chèque, car personne n’en a vu passer la photo qui aurait immortalisé le don généreux…
    Elle a atteint le comble du ridicule, bien qu’elle se croie à l’abri.
    Ce qu’elle ignore, c’est que la CAMIF, dont elle dénigre les responsables, a son siège social … sur le territoire de Poitou-Charentes, la région qu’elle préside de loin, très loin...
    Comme la MACIF, d’ailleurs, avec ses 8 600 salariés dans 11 régions de France et 4,662 millions de sociétaires, ce qui aggrave doublement le cas de la pauvrette !
    Qu’elle ait donc pu traverser Niort, une ville peuplée d’employés des mutuelles, et manquer les imposants bâtiments en béton de la CAMIF et de la MACIF, donne un petit aperçu de son intérêt pour la région.
    Quant à la CAMIF, en fait incriminée, c’est la coopérative des adhérents à la MAIF, la mutuelle des … instituteurs de France (SNUipp), soit 1,150 million sociétaires. Cette coopérative rencontre des difficultés depuis les années 90 et le retour de la gauche au pouvoir tardant dangereusement. La perte d'exploitation s'est creusée à 18 millions d'euros et amena donc la CAMIF à se restructurer et à se recapitaliser dès 2003, puis en 2005 et 2007, avec l'appui de … la MAIF, de la …MGEN et de la …CASDEN BP.
    La CAMIF reste donc dans la tourmente et dans l’œil du cyclone Royal, qui est prête à lui donner le coup de grâce en prenant parti contre le plan de relance. Elle reproche à la MACIF CAMIF d’envisager la suppression de 509 emplois plutôt que la faillite de l’entreprise et la mise au chômage de 1.927 salariés, dont quelque 400, rien qu’à Niort dans le fief de la candidate à vie à l’Elysée.
    L’Humanité décrit la situation et justifie l’appel aux pouvoirs publics: « Les représentants du personnel ne sont pas écoutés au sein de l’entreprise, regrette la syndicaliste [CGT, Geneviève Paillaud]. À partir du moment où la direction nous présente un plan social, on doit s’attendre à ce que toutes les décisions soient déjà prises. » Les Niortais commencent à être habitués aux plans sociaux : il s’agit du quatrième en seulement huit ans. Pour les deux syndicats, FO et la CGT, ce énième plan de réorganisation, « prélude à une disparition totale », n’est pas dû à une fatalité. Dans leur communiqué commun, les deux organisations dénoncent la responsabilité des dirigeants successifs, un sentiment partagé par de nombreux employés. « Les salariés ont toujours considéré qu’il s’agissait d’une très mauvaise gestion. Le but, selon nous, de ces licenciements massifs, prévus pour décembre, est d’attirer des nouveaux investisseurs pour une - CAMIF sans salariés, spécialisée dans la vente sur Internet. Dans ce cas-là, ce n’est pas le dernier plan social que connaîtra le groupe », soupire Geneviève Paillaud. Une manifestation de soutien aux salariés est prévue le 13 septembre. » Les mutuelles, ce serait donc devenu çà ?

    Mais qu’à propos de la MACIF et de la CAMIF la présidente de la région cencernée se mélange les pieds ampoulés est d’autant plus alarmant qu’elle avait tout juste manifesté pour la défense des emplois des salariés de la CAMIF en défilant dans les rues de Niort le samedi 13 septembre avec 800 personnes, et que, trois jours plus tard, dès le lundi 15 sur TF1, elle ne sache plus pour qui elle avait pourtant si bien parlé… Elle avait donc oublié qu’à l'issue de la manifestation elle avait réclamé davantage de transparence au plan économique: «Il n'y a aucune raison d'être moins exigeant dans le secteur de l'économie sociale que dans le secteur concurrentiel», avait affirmé la socialiste, admettant ainsi que la première ne fait pas mieux que le second… Elle avait même désigné les coupables et leurs parachutes dorés ('sociaux', donc) , dans le secteur mutualiste, comme dans le privé, sans que les responsables de la mutualité ne toussent. «Il faut dénoncer le scandale des dirigeants successifs» de la Camif et des indemnités perçues lors de leur départ, avait accusé la présidente de région. Elle avait exigé «un moratoire tant qu'on n'a pas de réponses claires et surtout financières» à la situation actuelle dont la Région sera amenée à assumer les conséquences. Un moratoire à défaut de proposition… La CAMIF, ce n'est pas Airbus, où bien nous ne sommes manifestement plus en campagne: dommage pour les 509...

  • VOIR et ENTENDRE

    Ségo boulette envoyé par MHD79

    Mais qu’a-t-elle donc contre tout le monde ?
    Responsable et pas démagogue un seul instant, Désirdavenir Royal a réglé son compte aux professeurs et maintenant aux dirigeants de la CAMIF.
    Les profs savent que l’amère Royale considère qu’ils ne font pas assez d’heures en présence des élèves, en plus de leur temps de préparation, de corrections et de formation. Ils ignoraient peut-être qu’elle pouvait lâcher aussi son électorat sur les sujets de protection sociale
    Qu’elle perde la boule n’est pas une excuse, car ce qui lui est essentiellement reproché, c’est son manque total de fiabilité.

    L’amère Royal a confirmé son incompétence et son ignorance, en confondant une mutuelle d’assurance et le 3° groupe de vente par correspondance, mais elle a aussi rappelé à tous qu’elle est capable de larguer ses soutiens –et sans état d’âme…

    Sarkozy, un hyper président aux « bras ballants », selon l’amère Royal

    Hargne et injustice, le tout avec respect
    Vous avez peut-être manqué l’entretien de Jean-Jacques Bourdin sur RMC avec Désirdavenir Royal, le 19/9/2008.
  • Partie 1
    'En marge' mais 'au cœur du débat', le don d'ubiquité ?

    Sa Cynique Majesté Royal ne danse pas la 'valse des égaux'
    Etes-vous toujours candidate au poste de premier secrétaire : elle met la question de côté et la "gèle" à des fins personnelles. Elle évacue la question, car la situation du PS ne la préoccupe pas autant que la promotion du bouquin que Tourraine Alain (et non Marisol) écrit et qu’elle co-signe : ils y font ses propositions en marge du débat interne…
    Elle reste néanmoins un ‘acteur’ du débat, rencontre ‘individuellement’ les militants plutôt que ses collègues et peut donc apporter sa contribution et même faire des propositions car elle a une responsabilité particulière en tant que candidate battue.

    L’amère de Melle se réserve pour le débat de fond !
    Car elle reste nostalgique de l’époque de sa candidature à la présidentielle qui la place au-dessus de la mêlée et la différencie du commun des mortels... Sa responsabilité est de tirer vers le haut… Elle « montre l’exemple » !
    Son calcul politique est-il né de son impossibilité à réunir des partisans? Certes non ! Ses aigreurs apparentes sont (en vérité!) une exigence sur la façon de faire de la politique et le respect des militants.

    Mater dolorosa "Trahie par Hollande" ? ‘Moi je, moi, je…’ évacue, car elle est venue pour ne faire aucun commentaire : « moi, je ne veux pas de çà !»
    Arlette et Marie-Ségolène, même combat : Besancenot a donc du souci à se faire
    Comme la LCR, elle a quelque chose qui lui fait mal, tel le « pognon des grandes banques » qui grugent les « travailleuses, travailleurs» et c’est aussi la responsabilité des partis et des lobbys.
    Sarkozy reste là "les bras ballants" pendant que la crise financière internationale fait rage, et il ne fait pourtant rien que d’inventer des impôts nouveaux.
    C'est ce qu'elle appelle sa 'cohérence'.
  • Prime de 200 euros aux étudiants ? Des 'gadgets' ! Des 'gadgets', 200 euros, par mois? ‘On en a assez !’, brame-t-elle. Et en plus, elle n’aime pas le chocolat des médailles ! Sans 'maternalisme', la dame patronesse régionale donne en revanche 1000 euros et un ordi aux étudiants scientifiques: ce sont ses bonnes oeuvres, mais rien pour les lettreux et le technologique ? Est-ce égalitaire bien que quelque peu discriminatoire ? A noter que, dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le papa Noël socialiste du coin, fait encore plus fort, avec un ordinateur portable à chaque famille de collégien et une clé USB à chaque élève... (lire PaSiDupes à ' Ordina 13 ')
    Darcos veut cesser de former les enseignants de la pré-maternelle au changement des couches. Le 'grand agrégé' mépriserait, selon elle, les instits, mais en fait c’est peut-être leur témoigner du respect que de leur proposer un emploi qui prend en compte leurs niveaux d’étude et de formation…

    VOIR et ECOUTER ce qu’en campagne la 'révolutionnaire' promet aux enseignants, avec respect, donc sans mépris aucun… 35 heures dans les établissements (ce qui fait pas mal de couches à changer), sans compter les 'devoirs' à la maison (préparations, corrections et formation) : la 'double journée pour tous, la parité hommes-femmes !
    (pub)

  • Partie 2
    Edvige
    : elle adresse un salut amical à la ministre Michèle Alliot-Marie et fustige le manque de 'fair play' du Président Sarkozy !
    Et Borloo et la fiscalité écologique : elle suggère d'aller au bout du processus d’industrie écologique.
  • Bonus malus : Borloo est dans le juste, mais elle réclame des règles et des moyens d’investiss comme une banque pour les PME, axée sur le développement écolo et des emplois
    L’aide au transport (remboursement de 200 euros par les entreprises) en baissant la fiscalité sur l’essence. Plafonner les niches fiscales ne lui suffit pas, il faut les supprimer pour en injecter le produit – moins 1000 euros
    Afghanistan
    Quitte à laisser le terrain aux taliban et à abandonner le pouvoir légitime Afghan aux islamistes, Sa Cynique Majesté Royal s'oppose à l'envoi de troupes supplémentaires, selon elle, "pour répondre à la demande de Bush" : elle préconise rien moins que le retrait complet , comme le signe d’une volonté d’autres moyens de rétablissement de la stabilité du pays, et un calendrier de retrait.
    Les moqueries la laissent de glace: elle les met au 'réfrigérateur' et affirme qu'elle incarne la chaleur humaine...
    "On vous aime ou on vous déteste", observe J.J. Bourdin. Réponse de l'anti-'bling-bling'? Un rendez-vous 'paillettes' à son prochain show du Zénith !
  • Questions :
    Aucune taxe n’a sa préférence, pas même écologique malgré son soutien au Grenelle de l'Environnement, car les Français sont « matraqués » et l'économie se porte aussi bien que possible, tout comme le dette publique. Il suffit de débloquer l'argent des riches; c'est pourtant simple. Arlette Laguiller lui a passé le flambeau et on murmure qu’elle est passée conseillère de Sa Cynique Majesté Royal, au côté de la camarade Sophie Bouchet-Petersen (lire PaSiDupes à ce nom). Mais vous n’êtes pas obligé de me croire, comme dit l’autre.
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