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dimanche 21 juin 2009

Moscovici dénonce "un discours du trône" au Congrès

A défaut d’actes, Moscovici a encore parlé

Le PS est aux abonnés absents: Désirdavenir Royal a chois de faire parler d'elle pour ses silences et Benoît Hamon, théoriquement porte-parole, prébende qui "eut payé, mais ne paie plus", est en recherche d'emploi lucratif d'une sinecure, depuis qu'il s'est fait éjecté de son siège d'euro-député. L'espace médiatique ayant horreur du vide, Pierrot Moscovici s'y est collé.

Mais Pierre Moscovici n’a pas plus d'idées personnelles que les autres socialistes et il n'a rien inventé, puisqu’il reprend l’idée de Libération, lequel prône la diversité et la différence, mais ne manque pas de discriminer sur le physique. Cette liberté d’expression interdite au vulgum pecus et poursuivie par la loi est un privilège autorisé à l’aristocratie républicaine, au nom de la liberté de la presse et du droit ( ?) à l’insolence, fusse-t-elle attentatoire à la personne. Le président de la république, en effet, n’est pas actuellement une personne : c’est un élu de droite.

Le bouffon socialiste du roi ne sait pas ce qu'il dit

Le beau parleur n’est pas à un bon mot près. Moscovici est en effet davantage soucieux de se faire remarquer que d’accoucher d’une quelconque proposition. Son image de présidentiable ne sort donc pas grandie de sa dernière saillie.

Le député socialiste du Doubs a en effet critiqué lundi "le discours du trône" de Nicolas Sarkozy devant le Congrès.

  • "C'est une mauvaise réforme que nous n'avons pas votée, on a rétabli ce qui fut la tradition de la monarchie", a déploré sur i>télé (Canal+) ce représentant de la minorité, qui donne un représentation caricaturale des institutions votées par la majorité des représentants du peuple. "C'est le droit d'adresse monarchique et avec en plus un président qui parle en majesté, et en haut la piétaille l'écoute".

  • "Après il s'en va, et laisse le Premier ministre répondre à des groupes qui royalement ont deux fois dix minutes pour parler: c'est vraiment une procédure d'Ancien Régime", a considéré Pierre Moscovici.
    Pierrot Mosco se plaint qu'ainsi conforté dans son action le président il "cherche à pousser son avantage (...). Il évite la confrontation et cherche un sacre", a insisté l’amère député socialiste observe en effet avec pertinence que Nicolas Sarkozy sort plus fort de sa victoire aux élections européennes, qui devaient constituer un vote-sanction !Or, si les socialistes ont décidé de faire acte de présence, ils ont en revanche refusé de participer aux débats: le président de la République devait-il rester pour seulement les regarder dans le blanc des yeux ?

  • "Cela ne grandit pas sur le fond". Référence à Libération, la bible laïque du PS !
  • Le respect de la fonction, des institutions
    et de la personne

    Centré sur sa petite personne, il se répand encore: "La raison pour laquelle j'y vais, c'est en fonction de ma conception du rôle de parlementaire: je n'ai pas été élu député pour faire la grève des institutions", s’est-il justifié. "Il y a ce discours du trône que je trouve d'un autre temps, il y a ce droit d'adresse monarchique que je ne trouve pas très digne d'une grande démocratie, mais je vais respecter la fonction du président, l'écouter".
    Le démocrate aigri manifeste en ces termes son respect des sondages, du scrutin populaire aux partielles successives et des Européennes: les votes populaires qui confirme la décision du suffrage universel direct ne s'imposent pas au PS qui persiste à leur manifester son mépris.

    Le coût…
    Qu’il s’agisse de chiffrer le ‘programme’ de Désirdavenir Royal, la candidate socialiste battue, et vous n’avez plus personne au PS. Pourtant, lorsqu’il s’agit de polémiquer sur le coût de ce Congrès, Pierre Moscovici sort la calculette et produit des chiffres. Il a constaté que "cela va coûter plus cher que d'habitude". "D'habitude, ça coûte 280.000 euros, cette fois-ci, ça coûtera entre 400.000 et 600.000 euros", a-t-il affirmé. "Franchement, quand il s'agit d'accueillir Sarkozy, ils mettent les petits plats dans les grands, et c'est le contribuable qui paie."


    Moscovici confond tout

  • Régime présidentiel ou monarchie parlementaire ?
    Il faut savoir… Après lavoir assimilé notre président à premier consul, comment se retrouver dans les approximations ?
  • Le discours du Trône (ou de la Couronne) fait référence au régime britannique, entre autres. Il s’agit d’une allocution devant le Parlement présentant le programme du gouvernement pour l’année à venir. Au Royaume-Uni, le Discours du Trône fait partie d’un rituel très solennel qui a lieu lors de la cérémonie d'ouverture du Parlement. Prononcé par le souverain, il est en fait rédigé par le Premier Ministre.
  • « Sacre » ou « intronisation » ?
    Le sacre est une est une cérémonie religieuse conférant à un souverain un caractère sacré (parfois même divin), le distinguant ainsi des autres laïcs.
    Une intronisation constitue un hommage des grands corps d’État au souverain.
    Un couronnement est une cérémonie (distincte du sacre) pendant laquelle on remet une couronne, en général à un roi, prince ou seigneur. Au PS, les associations (Parrains (!) de SOS Racisme ou Fidl, par exemple) ne remettent pas seulement de la verroterie, mais des cadeaux en tous genres, montres de luxe et chèques, à leur suzerain (Julien Ier, par exemple). Cf. PaSiDupes
    Dès lors, que dire du « bouclier fiscal » après ça !


  • L’opposition s’entête à voir un régime présidentiel à l’américaine dans la pratique de la présidence actuelle en France depuis la dernière révision de la constitution de la Ve République.
    C’est délibérément ignorer que
    -> Le président américain est élu au suffrage indirect par les 50 états de l’union, dont il reçoit son mandat et qu’il représente, tandis que le français est issu du suffrage universel direct et responsable devant le peuple qui l’a élu.
    ->En France, il assure la continuité du pouvoir et nomme et révoque un premier ministre qui, lui, est responsable de l’exécutif devant le Parlement. Or, cette fonction de premier ministre n’existe pas aux USA: le président y exerce la totalité du pouvoir exécutif, avec le droit de s’adresser au Congrès mais sans droit de dissolution
    -> Le français dispose du droit de dissolution
    , puisqu’il est directement responsable devant le peuple.
    ->Théoriquement, le président américain peut être destitué (impeachment), mais dans des cas extrêmes (trahison , corruption et crime ou délit) : cf. le démocrate Andrew Johnson, le républicain Richard Nixon (Watergate) et le démocrate Bill Clinton (Monicagate).

    Moscovici, populiste ou démagogue ? Nous avons le choix !...
  • dimanche 21 septembre 2008

    Sénatoriales : la droite plie mais ne rompt pas

    La victoire en déchantant
    L’amertume de l’opposition
    Avant le scrutin, lgauche avait hurlé son indignation à la création de 12 sièges. Or, elle a eu son lot de victoires et ne pourra pas crier au charcutage. Elle a ainsi remporté un siège supplémentaire dans les Bouches-du-Rhône, où a été élue une jeune candidate de la diversité, Samia Ghali, ainsi qu'un siège en Gironde, dans les Ardennes et les Alpes-Maritimes.

    Au nom du PS, son futur ex-premier secrétaire nous a fait du François Hollande qui s'est en effet félicité de ce qu’il appelle la "victoire de la gauche rassemblée". Dans le contexte actuel d’implosion latente du PS, son idée de « rassemblement » ne manque pas de sel ! Le Premier secrétaire du PS a d'ailleurs préféré se consacrer à la majorité et a attribué son "recul sérieux" à l'effet "mécanique" des élections précédentes, mais n'a pas envisagé qu'il puisse être lié aux réformes actuelles, auxquelles la gauche avait bravement renoncé pour conserver ses sièges.
    Déçu, le futur militant socialiste lambda a dénoncé "l'anomalie" du mode de scrutin sénatorial, qui n'a pas permis à la gauche de faire basculer la Haute Assemblée. "Normalement, il devrait y avoir une majorité de gauche au Sénat", a-t-il protesté. Que veut dire ‘normalement’ ? Mystère…

    Le renouvellement par tiers de la Haute Assemblée a donné lieu à une progression de la gauche, mais la droite a bien résisté et le président du groupe socialiste Jean-Pierre Bel avoue à son tour : "Je ne suis pas satisfait". "Alors que nous sommes dans une situation historique qui aurait dû se traduire ici dans cette assemblée par un changement, nous restons dans la continuité", a-t-il constaté.


    Où la majorité a-t-elle gagné des sièges ?
    Dans l'Hérault ou l'Eure-et-Loir, ainsi que dans les nouveaux sièges des collectivités d'outre-mer de Saint-Martin et Saint-Barthélémy, voire même dans des circonscriptions improbables, comme la Haute-Garonne pourtant marquée à gauche, et dans le Gard, où Jean-Paul Fournier (UMP) a conquis le sien sur la gauche.
    Sont également réélus, l'UMP Robert Laufoaulu à Wallis-et-Futuna. le divers droite Philippe Adnot dans l' Aube, l'UMP Pierre Jarlier dans le Cantal, l'UMP Rémy Pointereau dans le Cher et l'UMP Aymeri de Montesquiou dans le Gers.

    Les dirigeants de la majorité ont commenté le scrutin
    "La majorité sénatoriale a mieux résisté que prévu", a estimé le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian.
    Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, s'est félicité de la "bonne résistance des listes UMP", attribuant la poussée de la gauche à la dynamique de ses victoires aux municipales dans les grandes villes.
    Le parti de Nicolas Sarkozy conserve 149 sièges sur un total de 343 membres en 2008, qui peut compter sur ses partenaires centristes (29 sièges) et radicaux valoisiens (soit 178) , avec lesquels l'UMP va seulement devoir renforcer le dialogue. La majorité absolue sera à 172.

    La présidence du Sénat
    La principale inconnue de ce scrutin porte désormais sur la présidence du Sénat, qui se jouera mercredi lors de la primaire organisée au sein du groupe UMP.
    Les deux principaux candidats à la succession de Christian Poncelet, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher, sont venus à tour de rôle dimanche dans la salle des conférences du Palais du Luxembourg. Le sénateur des Yvelines s'est attardé plus longtemps que son rival, qui répondait à une invitation d'émission de radio. "La confiance, ce n'est pas une addition de clichés, c'est vraiment une relation humaine qui fait passer le contact", a déclaré M. Larcher.
    Bien que réélu, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP) ne briguera pas la présidence du Sénat.


    Ce qui va encore changer
    Les élections sénatoriales sont actuellement organisées tous les trois ans, mais concerneront la moitié –et non plus le tiers– des sièges à partir de 2011.
    Les effectifs de la Haute Assemblée passeront alors de 343 à 348.
    Depuis 2003, les sénateurs sont élus pour une durée de six ans (et non plus neuf) au suffrage universel indirect par 150 000 grands électeurs, qui sont des conseillers généraux, des conseillers régionaux et les députés et des représentants des conseils municipaux. Ces derniers représentent 95 % du collège électoral et assurent l'équilibre de la représentation nationale entre les villes et la campagne.

    L'élection sénatoriale de ce dimanche était le dernier scrutin avant les Européennes de juin 2009.