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mardi 14 août 2018

Tirs de fusil à Beaune : 20 Minutes condamne ses confrères de la presse qui ont accusé les "gens du voyage"

Plus malsaine, une certaine presse accable différents sites ...d'extrême droite !

"Comment est née l'intox autour d'un règlement de comptes de «gens du voyage," titre 20 Minutes

La presse bien-pensante occulte désormais ses informations
mettant en cause les "gens du voyage", pour accuser
"différents sites d'extrême droite" de les avoir reprises
Comment 20 Minutes ajoute la propagande à l'information, pour l'heure, présumée inexacte diffusée par la presse.  
Tandis que La Croix rend payant son article du 31 juillet accusant des "gens du voyage", sans honte solidaire de ses confrères,  20 Minutes tire sur l'extrême droite qui a repris l'information de France Info ou La Croix.    

"FAKE OFF", s'écrie 20 Minutes le 13/08/18.
Et Alexis Orsini, tranquille, de détourner l'attention de la désinformation de ses confrères, dans le supposé respect de la déontologie de sa profession : "Selon différents sites d'extrême droite, les deux personnes suspectées d'avoir tiré sur sept personnes à Beaune (Côte-d'Or) la nuit du 30 juillet seraient des "gens du voyage" ayant tenté de régler leurs comptes pour un trafic de voitures... 

Quelles étaient les motivations des agresseurs ayant blessé 7 jeunes à Beaune (Côte-d'Or) la nuit du 30 juillet en leur tirant dessus au fusil [lien inutile : l'article originel a été "mis à jour" dans la hâte, un quart d'heure plus tard...], après avoir tenté de leur foncer dessus en Renault Clio [rouge] quelques heures plus tôt ? S'agissait-il d'un d'un [sic] acte à caractère raciste, comme le soutiennent les victimes? Ou plutôt un règlement de comptes dans une affaire de voitures volées. La communauté arabe tient absolument à la thèse de l'"attentat" raciste, pour changer des attentats terroristes islamistes...  

La Provence, classée d' "extrême droite" par  20 Minutes !
Alors que deux suspects aux lourds casiers judiciaires ont été interpellés et placés en garde à vue vendredi, certains sites d'extrême droite affirment connaître les détails cette affaire particulièrement médiatisée. "Fusillade "raciste" de Beaune : il s’agissait finalement d’un règlement de compte (sic) lié à un trafic de voitures entre gens du voyage et Maghrébins," titrait ainsi dès le samedi 11 août le blog Fdesouche.

20 Minutes a pourtant identifié la source de l'erreur générale

Le site Fdesouche avance cette affirmation en reprenant une phrase d'un article de France 3 Bourgogne-Franche-Comté publié le même jour, admet 20 Minutes dans le même article, alors que l'information a disparu de l'article cité en lien : " Selon les informations de France 2, les suspects sont originaires de la communauté des gens du voyage et se sont cachés dans différents camps au cours de leur cavale..."  Comment Alexis Orsini (20 Minutes) ose-t-il donc mettre en cause l'extrême droite qui ne fait que citer ses confrères ?

20 Minutes profère ses accusations tout azimut une fois que Thierry Bas, procureur adjoint de la République de Dijon contacté par 20 Minutes a donné sont sentiment : "c'est de l'invention pure et simple, de la désinformation : rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit de gens du voyage," nie-t-il, sans apporter d'éléments corroborant son assertion

Les différents sites d'extrême droite ne sont finalement pas en cause !

Thierry Bas ne cache [pourtant] pas sa colère face à cette affirmation fausse " qui viendrait d'un article de La Provence," selon l'écho qui lui en a été fait. Plus que des échos, les preuves existent, ci-dessus. 

Après avoir accusé l'extrême droite, 20 Minutes avoue connaître l'origine des soi-disant "fake out" [imposture].  Le 11 août, quelques heures avant la publication de l'article de France 3, le quotidien régional avance en effet cette information au conditionnel : "Selon une source proche du dossier, les deux hommes interpellés seraient des membres de la communauté des gens du voyage." Une citation inexacte (non datée, invérifiable : le document 1, ci-dessus, révèle une désinformation d'Alexis Orsini, journaliste professionnel).

Alexis Orsini"Fake news" d'un organe de presse institutionnelle : la photo ci-dessus montre que le quotidien régional La Provence, n'emploie pas le conditionnel, contrairement à l'affirmation trompeuse de 20 Minutes, une désinformation assumée.

La rumeur devient virale, commente, très librement, le journaliste Alexis Orsini (ci-contre). Pour sa démonstration, le journaliste véreux cite, non pas ses confrères, auteur de la désinformation, mais des sites qui leur ont fait confiance... Elle est reprise notamment sur le site d'extrême droite 'Riposte laïque' [et pourquoi ne le ferait-il pas dans la confusion générale où les organes nationaux (tel La Croix) ou de service public (tel France Info, Radio France) ne vérifient pas leurs sources] dans un article moquant la vague d'indignation liée au caractère potentiellement raciste de l'incident : "Les deux suspects ne sont pas des gens du voyage, ils étaient effectivement mobiles [pendant leur fuite], mais ils ont un appartement à Dijon et en banlieue de Dijon." Ils pouvaient donc connaître telle ou telle de leurs victimes, ce que le Parquet ne prend pas la peine de préciser.

Le petit gars est un obsédé de l'intox et du complot :

Une voiture au coeur de l'affaire (mais pas de "trafic" en cause !)

Exacerbant la haine raciale, 20 Minutes tente de banaliser l'affaire au plan délinquance. 
Plus que sottement, Alexis Orsini accuse pourtant le site d'extrême droite tout en admettant que l'affirmation de Fdesouche sur un "règlement de comptes lié à un trafic de voitures", trouve quant à elle son origine dans un extrait d'un article du Parisien du 11 août indiquant que "les policiers n’ont toujours pas retrouvé les armes ayant servi lors de la fusillade de Beaune" et partagé le même jour par le compte Twitter du blog d'extrême droite :

"Selon les premières investigations, les tireurs se sont rendus en pleine nuit, à bord d’une Renault Clio, dans le quartier populaire de Saint-Jacques, pour y trouver une personne en particulier liée à un trafic de voiture. Ils font chou blanc mais tombent nez à nez sur une bande de sept jeunes [...] La situation s’envenime rapidement. [...] Les suspects profèrent des insultes racistes couplées à des menaces : "Sales bougnoules, on va revenir vous calibrer" » peut-on ainsi lire dans ce passage.

Quinze jours plus tard et suite aux progrès de l'enquête, c'est "au faciès" que 20 Minutes distribue les condamnations. 
"Pour autant, on ne peut nullement affirmer, comme le font certains sites en interprétant de manière fantaisiste cet extrait que les tirs au fusil représentent un règlement de comptes lié à un trafic de voitures, comme l'explique Thierry Bas : "Ce que l'on sait à coup sûr, c'est que la présence des deux suspects à Beaune est liée à la recherche d'une personne qui les avait probablement escroqués à propos d'une voiture et qu'ils pensaient trouver à Beaune." Si le procureur lui-même envisage un règlement de compte à propos d'une voiture, les méchants sites mal-pensants y sont autorisés. 

Le procureur adjoint de la République de Dijon poursuit : "Les deux hommes n'étaient pas venus à Beaune pour commettre une agression raciste; ils sont tombés sur le groupe de jeunes par hasard, alors qu'ils cherchaient une autre personne, et c'est là que les choses ont dégénéré." C'est à ce moment-là que seraient proférées les insultes racistes, avant que les deux suspects ne tentent d'écraser la bande en voiture. Pour finalement revenir quelques heures plus tard lui tirer dessus, "relate" Alexis Orsini, moins journaliste qu'auteur de roman. 

La version des deux suspects, mis en examen "des chefs de tentative d'assassinat aggravée en raison de l'appartenance des victimes à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée", confirme partiellement ce scénario, comme l'indique Le Parisien : "Les deux hommes, déjà condamnés pour vols et violences, ont contesté devant les policiers de la PJ de Dijon toute motivation raciste. [...] Selon leur version, ils cherchaient un homme à qui ils avaient prêté une voiture."

Thierry Bas conclut : "Dès le début de l'enquête, j'ai dit que plusieurs pistes pouvaient être envisagées : un règlement de comptes, une agression raciste... L'enquête juridique ouvre toutes les portes possibles, et on les ferme ensuite au fur et à mesure des avancées." Dès lors, pourquoi cette mise en procès de plusieurs sites marqués à droite ?

Un Beaunois tranquille de 22 ans, blessé par balle un mois plus tôt.
Pour mémoire, à la fin du mois de juin 2018, dans le quartier des Blanches-Fleurs, un vingtenaire - sans aucune "soi-disant race" avait été blessé au niveau d’un mollet à la suite d’un coup de feu. Pour l'heure, aucun lien n'a encore été établi entre ces deux affaires.

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