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jeudi 30 août 2018

Nouveau monde - Vers une taxe sur le sel : ce n'est pas un impôt et c'est pour notre bien...

Les taxes  soda et tabac ne suffisent pas à combler le déficit public...
 
La commission d'enquête sur l'alimentation industrielle proposera une taxe sur les produits salés 

Quand l'Union européenne nous laisse tranquille, c'est l'ONU qui nous traque. 
L'Organisation mondiale de la santé préconise 5 grammes. Or, la consommation moyenne de sel en France est de 12 grammes par jour, "deux fois plus que les préconisations de l'institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies pour la santé publique, indique Michèle Crouzet, députée LREM de l'Yonneet rapporteuse de la commission d'enquête parlementaire sur l'alimentation industrielle. 

Les organisations supranationales dictent sa politique à la France.
Présidée par Loïc Prud'homme (LFI), un écologiste radical, cette commission proposera dans son rapport en septembre de taxer les produits trop salés dans l'optique d'inciter les fabricants industriels à diminuer leurs taux salins. En effet, la majorité du sel qu'absorbent les consommateurs n'est pas un choix personnel : le sel est présent dans les produits transformés, sans qu'ils en aient une conscience claire (pains artisanaux ou plats préparés).
Son militantisme associatif et syndical - peut-être aussi sa compétence - a conduit Prud'homme à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA)

Les députés nous appliqueront les recommandations  de l'OMS
Les députés réfléchissent à calquer cette taxe sur le modèle de la taxe soda, c'est-à-dire proportionnelle au taux de sucre dans la boisson, et non fixe en fonction d'un seuil.
Depuis 2013 et l'instauration de la taxe soda, les gros poissons du secteur agroalimentaire travaillent à réduire entre 15 et 30% la teneur en sel et en sucre de leurs produits. Mais Loïc Prud'homme penche pour une politique plus répressive, estimant que ce sont des engagements volontaires, trop peu contraignants et "insuffisants". 

Idem pour le dispositif Nutriscore, instauré en 2016 qui permet de donner une note aux produits en fonction de leur qualité nutritionnelle. "Récompenser financièrement les bons élèves ne suffit pas, il faut contraindre les fabricants à déshabituer leurs clients à manger trop sucré ou salé. Rien ne justifie les doses que l'on trouve dans beaucoup de plats", détaille Michèle Crouzet que sa profession de cheffe d'entreprise dans la gestion financière ne prédispose pas à porter des jugements de santé publique.

Trop de sel tue, mais pas assez aussi

Les effets néfastes du sel sur la santé ont été démontrés à plusieurs reprises (accidents cardiovasculaires, maladie chronique, obésité...). Sans parler du coût que cette surconsommation génère : à elles seules, les maladies cardiovasculaires coûtent de 12 à 15 milliards d'euros par an. 
La taxe sur le sel permettrait de rééquilibrer en partie la balance. D’après le syndicat des Boissons rafraîchissantes de France (BRF), la taxe soda -qui touche aussi les boissons édulcorées- coûte chaque année 520 millions d'euros aux industriels. En revanche, l'économie en termes de dépenses de santé n'est pas chiffrée.

Même en instaurant une taxe industrielle, les efforts ne seraient pas suffisants. "Très souvent, on peut enlever tout de suite 20 % de sel, sans conséquence sur le goût ou la sécurité. Ensuite, libre à chacun de rajouter ou non du sel dans son assiette. C'est là qu'intervient le volet éducatif", préconise Michèle Crouzet, qui ne préconise pas la même rigueur à propos de la consommation de vin : elle est l'élue d'un département viticole.... 

Les députés conseillent alors de renforcer la sensibilisation dans les écoles sur les bons gestes alimentaires et limiter, à la télévision, la publicité pour les produits très transformés pendant les programmes jeunesse.

Une carence en sel peut pareillement avoir de graves conséquences.
Le manque de sel existe lors d'un régime sans sel mal conduit ou abusif chez des personnes âgées, les retraités étant jugés trop nombreux, chez des personnes cardiaques, mais n'étant pas hypertendues.
Une carence prolongée en sel entraîne une déshydratation, de l'hypotension, une fatigue musculaire, la perte de l'appétit, une baisse de la libido, une altération des fonctions du système nerveux. Toutes ces manifestations disparaissent avec l'absorption d'aliments salés. Quand la carence en sel est vraiment très importante, les troubles neurologiques sont sévères et relèvent de l'urgence médicale.
Les EHPAD vont se dépeupler. 
Aurore Bergé en sera-t-elle satisfaite ? Lien PaSiDupes 


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