POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 25 août 2018

Mélenchon en terrain conquis à Marseille, mais où déraille un TGV ...

Déraillement d'un TGV à Marseille: "plusieurs jours" avant un trafic normal

Le déraillement d'un TGV à l'entrée de la gare Saint-Charles à Marseille entraînera des perturbations sur le trafic pendant "plusieurs jours",

a annoncé la SNCF samedi matin, sans fournir d'éléments sur les raisons de cet accident qui n'a fait aucun blessé, alors qu'Orange Actu fait croire aux usagers que "les TGV sont repartis".

"Un retour du trafic à la normale prendra plusieurs jours", a précisé Jean-Aimé Mougenot, le directeur régional de la SNCF en PACA -désormais 'Région SUD', ce qu'ignorent les pros parisiens de l'info - samedi matin, lors d'un point presse matinal à la gare Saint-Charles, annonçant cependant "un service normal pour les TGV et les Ouigo", au détriment des trains régionaux.

Seuls les TER à destination des gares d'Aubagne, Aix-en-Provence et Miramas seront sérieusement impactés, avec un train sur deux seulement, le service régional à destination de Toulon et Nice étant lui prévu sans encombre.cances va
Ainsi, Macron, qui s'est offert une rallonge d'un weekend de vacances au Fort de Brégançon, où séjournent toujours - aux frais de la République - Brigitte Trogneux et ses enfants et petits-enfants, après les trois semaines (de bains de mer), qui, à l'origine, ne devaient être que deux - en piscine installée pour elles pour 34.000 euros -  Macron donc, n'est pas perturbé dans ses allers et venues Paris-Bormes-les-Mimosas-Paris-Bormes-les-Mimosas-Paris... Malgré l'agenda chargé qu'on nous dit, il a en effet pu à nouveau quitter l'Elysée, jeudi en fin de matinée, en jet !  

Pourquoi ce titre mensonger d'Orange Actus sur la base d'une dépêche AFP sans tromperie ?

Parti à 14h37 de Paris, le TGV 6045 était "sorti de la voie" à l'entrée de la gare Saint-Charles vendredi peu avant 18h00, sans faire de blessés, ni parmi les 350 voyageurs, ni parmi les agents à bord, selon la SNCF. Outre que cette " sortie de voie " s'appelle un "déraillement", ce qui interpelle, c'est qu'il s'est produit à 30km/h...

Encore un incident SNCF en plein retour de vacances
"Ce matin, seules 9 voies sur 16 sont disponibles pour les trains", a précisé J.-A. Mougenot, en expliquant que le travail de relèvement et de dégagement du TGV touché sera assez long, "jusqu'à dimanche sans doute": "Puis il faudra réparer les voies touchées, et cela prendra plusieurs jours, lundi voire mardi encore", a-t-il ajouté, en prévoyant "trois à quatre jours avant le rétablissement total du trafic".

15.000 voyageurs impactés, dont des vacanciers et touristes étrangers
"A ma connaissance, ce type d'événement n'était jamais arrivé à la gare Saint-Charles", a commenté Mougenot, sans pouvoir donner d'explication sur les raisons de l'accident.
"Deux enquêtes sont en cours, une enquête interne et une enquête judiciaire, mais nous n'avons pas d'éléments à ce stade", a insisté le directeur régional de la SNCF, précisant que l'accident avait "impacté 15.000 voyageurs" vendredi, alors que 100.000 personnes sont encore attendues ce week-end à Saint-Charles.

Revenant sur l'accident, Mougenot a précisé que le TGV circulait à 27 km/h lors du déraillement: "la première partie du train était en train de rentrer à quai quand la seconde partie du train est sortie de la voie, pour des raisons encore inconnues".
Au total, ce sont les sept dernières voitures du train et la motrice de queue qui ont quitté la voie, a-t-il encore précisé.
Le premier et seul déraillement mortel d'un TGV remonte au 14 novembre 2015, quand onze personnes avaient perdu la vie [elles seraient mortes que ce serait plus grave...] lors du dernier test sur le tronçon de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg, à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale alsacienne. La rame avait percuté un pont à 243 km/h, puis chuté de la ligne.
Le dernier déraillement d'un train sur le réseau français remonte lui à celui du RER B le 12 juin. Plusieurs voitures d'une rame s'étaient couchées entre Saint-Rémy-les-Chevreuse (Yvelines) et Courcelle-sur-Yvette (Essonne), faisant sept blessés légers, après l'effondrement du ballast, fragilisé par plusieurs jours de fortes pluies.

Un mauvais signal pour la tentative d' "union des gauches" de Mélenchon en université d'été à Marseille?

Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis (La France insoumise, LFI) se retrouvent de jeudi à dimanche pour les universités d'été du mouvement... L'opération portes-ouvertes de La France insoumise à Marseille devrait attirer 3.000 militants, pour qui le voyage s'annonce compliqué. 
Résultat de recherche d'images pour "Collectif Jeudi noir Karima Delli"Le mouvement a également convié à son université d'été d'autres familles de gauche : Parti socialiste, Génération.S, EELV. "Dès qu’on m’invite pour parler d’écologie, j’y vais. Nous n’avons peut-être pas le même projet européen que les Insoumis, mais nous allons pouvoir en débattre", explique Karima Delli, eurodéputée EELV et militante du Collectif Jeudi noir, qui participera à une conférence.

Mélenchon, candidat à la mairie de Marseille, est désormais en mode séduction.
Le populiste a changé de visage: il est apparu jovial lors de sa déambulation pré-électorale dans la cité phocéenne, esquissant même quelques pas de danse sous les caméras.

"Face au rouleau compresseur Macron, il est important de porter une voix commune comme on a pu le faire sur cette motion de censure, estime Régis Juanico, issu du PS, qui a rejoint Benoît Hamon à Génération.s.
Les Insoumis avaient indiqué vouloir sortir de l’axe droite-gauche pour former une opposition plus verticale [peuple contre oligarchie]. C’était d’ailleurs une de nos divergences".

Lors de la présidentielle, Mélenchon n'avait pas visé au-delà de la fédération du peuple, refusant de viser à unir les gauches. Le député LFI Adrien Quatennens rappelait en février dans le JDD les échecs du Front de gauche. "L’effet "rassemblement de la gauche" est plutôt un repoussoir qu’une dynamique […] Aujourd’hui j’en suis convaincu, les gens n’attendent pas que du vieux bois mort se rassemble pour faire le radeau de la méduse".

La France insoumise aurait donc changé de voie.
François Cocq, orateur national de LFI, s'inquiétait début juillet, d'un déraillement : "La ligne stratégique dite "populiste" a été rangée ce week-end au placard pour laisser place au 'leadership à gauche'. Je considère pour ma part qu’il s’agit là d’une erreur terrible et d’un profond retour en arrière".

Eric Coquerel député LFI, confirme la volonté de leadership chez Mélenchon
"La stratégie de fond n’a pas changé : fédérer le peuple. Le mouvement citoyen est le meilleur moyen pour arriver au pouvoir. L’union des gauches a échoué parce que la principale force, le PS, était passé de l’autre côté pendant des années. En même temps, notre programme est de gauche et nous voulons incarner un leadership progressiste".
L’élu de Seine-Saint-Denis rappelle que deux députés Les Républicains, Marianne Dubois et Olivier Marleix, sont également invités à s'exprimer respectivement sur 'le service national universel' et sur 'Alstom (le) scandale d'Etat', au même titre que les députés socialistes Boris Vallaud et Dominique Potier pour disserter sur 'qui est le peuple aujourd'hui ?' ou le député communiste Stéphane Peu pour une conférence intitulée 'après l'affaire Benalla, vite la 6e République". "Cela montre qu’on est capable de débattre, voire même d’appuyer sur le même accélérateur à l’Assemblée pour obtenir du concret malgré les divergences, ajoute-t-il. D’autant que les socialistes sont passés d’une démarche "ni Macron ni Mélenchon" à une attitude plus respectueuse. Moins hégémonique, ce qui libère de l'espace pour le tribun populiste.

Mais le trafic reste perturbé entre les formations.
La rame Génération.S fait grincer ses freins oléopneumatiques. Régis Juanico a en effet actionné le signal d'alarme : "Même si on a eu des points communs sur l’affaire Benalla ou la réforme de l’Assemblée, je ne comprends pas l’invitation de députés LR. N’oublions pas que la droite a voté la réforme SNCF, ne trouvait pas la loi asile assez dure, etc. Avec Jean-Luc, le message n’est pas toujours très clair. [Une "pensée complexe"?] Est-ce que LFI a profondément changé de stratégie ou est-ce qu’il s’agit d’une décision purement tactique ? Ça vaut le coup de venir en discuter".

La stratégie de rassemblement de Mélenchon vise à l'évidence un objectif personnel : la prise de Marseille par les gauches. Les usagers de la SNCF seront dédommagés, mais comment les électeurs de Marseille le seraient-ils ?

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):