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vendredi 17 août 2018

Un policier mis en examen pour la mort d'un délinquant sans permis qui l'a percuté à pied

Faut-il laisser courir les rebelles aux contrôles de police  ?

La presse met en cause l'accomplissement du devoir des policiers 

Les risques sont pour les policiers
Un fuyard contraint un policier à une course-poursuite mais c'est "l'attitude du policier" qui est au centre de l'enquête... Le conducteur sans permis  de 26 ans a en effet trouvé la mort en tentant de se soustraire au contrôle de police, mardi soir à Paris

Tout débute mardi vers 23h lorsque "l'homme" originaire de Draveil dans l'Essonne refuse de se soumettre à un contrôle de police dans le quartier des Halles à Paris. Selon les premiers éléments de l'enquête, le fonctionnaire de police, qui circulait à pied, est alors monté à l'arrière du scooter d'un particulier, et tous deux ont pris la voiture en chasse jusque dans la rue Condorcet dans le 9e arrondissement de Paris où le véhicule a été bloqué par le trafic.

"Le fuyard a pris tous les risques, y compris des rues en sens inverse et s'est finalement retrouvé bloqué. Le policier est alors descendu et l'a sommé d'obtempérer, a indiqué une source proche de l'enquête à l'AFP qui note que  le véhicule a fait marche arrière et a percuté le scooter des poursuivants. Agressé, le fonctionnaire a tiré un coup de feu, selon une source proche du dossier citée par Le Parisien. 

Le quotidien précise que la salle de commandement de la préfecture de police de Paris aurait demandé au jeune policier de laisser filer le délinquant qui avait portant tenté de neutraliser les deux hommes.

"Ces situations de tension extrême sont de plus en plus fréquentes lors des contrôles", observe le syndicat de police Alliance

C'est le jeune gardien de la paix de 23 ans qui a d'abord été placé en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi pour "violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner". L'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), ainsi que la police judiciaire, ont été saisies de l'enquête. 
La victime était sous le coup d'une procédure ouverte en février pour "conduite malgré une annulation de permis" et "refus d'obtempérer exposant autrui à un risque de mort ou d'infirmité".

La famille du récidiviste conteste dans Le Parisien l'attitude du policier.
Résultat de recherche d'images pour "conduite sans permis""Ça aurait pu se passer autrement, à plusieurs reprises ce policier s’est retrouvé à hauteur de la voiture. Il aurait pu relever la plaque d’immatriculation et venir le chercher à la maison", reproche Frank, le père de la victime. Mercredi, il a déposé plainte auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour homicide volontaire. "Quand j’ai appris pour son décès, je me suis écroulée. A cause de ce policier, j’ai perdu une partie de moi. Avec mes parents, on voulait qu’il aille de l’avant, arrêter d’avoir des problèmes avec la police", témoigne sa soeur Fiona, 19 ans. "Romain [la victime, NDLR] était quelqu’un d’aimant, toujours là pour sa famille. Il était toujours de bon conseil. Il était très proche de nous; quand il avait déménagé, il venait nous voir dès qu’il pouvait. C’était une personne aimante, gentille, drôle".

Le syndicat de police Alliance comprend la réaction du policier. 
"Il a pris une initiative, celle de réquisitionner le scooter. Ces situations de tension extrême sont de plus en plus fréquentes lors des contrôles. Certaines personnes, parce qu'elles sont ivres ou n'ont plus de permis, ne s'arrêtent plus et prennent la fuite, mettant en danger la vie de nos collègues et celle des autres", résume Loic Lecouplier, responsable Ile-de-France d'Alliance.

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