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mardi 28 août 2018

Quand les réseaux sociaux permettent l'interpellation du harceleur d'une femme à Paris...

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L
es réseaux sociaux ont largement relayé la vidéo de l'agression 

Femme harcelée et frappée dans la rue à Paris: un suspect interpellé

Ce n'est à ni la police ni à la presse que l'on doit l'arrestation de l'homme
soupçonné d'avoir frappé en juillet à Paris une jeune femme qui venait de répondre sèchement à ses obscénités. Constamment décriés par les journalistes imbus de leur pouvoir, notamment les 'fact checkers', comme de leur statut privilégié qui les rend intouchables, les "gens qui ne sont rien" ont apporté, en toute humilité, une contribution aussi efficace que désintéressée.

Interpellé à sa sortie d'un hôpital psychiatrique, lundi soir, l'homme "correspond au signalement du suspect recherché", a précisé une source policière. La victime doit encore venir l'identifier, a-t-elle ajouté.
Le suspect a été placé en garde à vue à Paris dans le cadre d'une enquête ouverte fin juillet pour des faits qualifiés de "harcèlement sexuel" et "violences avec arme"



La victime est une militante féministe active. "J'ai donc lâché un 'ta gueule' en traçant ma route. Car je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire", explique cette étudiante dans sa publication.



Mais "ça n'a pas plu à cet homme", poursuit-elle, expliquant qu'il lui a d'abord "jeté un cendrier dessus", avant de la suivre, de la "frapper au visage en pleine rue, en pleine journée, devant des dizaines de témoins".

L'affaire avait été rendue publique le 25 juillet par un post sur Facebook.
images de vidéosurveillance à l'appui, Marie Laguerre, 22 ans, racontait comment un homme lui avait adressé des "bruits/commentaires/sifflements/coup de langue sales, de manière humiliante et provocante", alors qu'elle rentrait chez elle la veille au soir, dans le Nord-Est de la capitale, les quartiers populaires.
Le suspect a été placé en garde à vue au commissariat du XIXe arrondissement de Paris, dans le Nord-Est.



La victime ressemble étrangement à Marlène Schiappa


Les images de cette agression, en dehors du circuit des organes de presse institutionnelle ont été relayées massivement sur les réseaux sociaux. Ensuite, Marie Laguerre avait pu enchaîner avec des entretiens dans les media français et internationaux. 

La jeune militante a ouvert un site pour recueillir la parole des femmes victimes de harcèlement de rue. Non pas qu'elle soit habile, mais parce que soutenue par des réseaux féministes telles que 'Les Effronté-es', association féministe et LGBT. C'est au nom du féminisme que ses membres défendent la pénalisation du client de prostitué-e au sein de la plateforme associative ''Abolition 2012 menée par les deux associations catholiques du mouvement 'Le Nid' et de la 'Fondation Scelles' (contre la prostitution)...




Ensemble, elles ont lancé une nouvelle plateforme en ligne 
- "Nous Toutes Harcèlement" - pour partager les témoignages similaires de femmes agressées dans la rue. La page Facebook publie les premiers témoignages recueillis, sans contrôle des sources (du nanan pour les 'fact-checkers !). Quiconque tient un blog sait que certains commentaires émanent d'anonymes  qui prétendent apporter la contradiction au titre invérifiable de proches des protagonistes et de témoins visuels, quand ils ne sont pas acteurs secondaires!  Combien, parmi les quelques 500 témoignages actuels, sont-ils recevables ?


C'est L'association féministe "Les effrontées" qui collecte ces messages. Pour Fatima Benomar, sa co-porte parole, cela va permettre d'avoir une autre analyse que celle des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc : "#MeToo a été beaucoup axée sur le viol et le harcèlement sexuel. C'est important que plusieurs luttes s'organisent. Là ce sont des femmes qui s'emparent du sujet spécifique du harcèlement de rue. Tous ces témoignages [subjectifs et sujets à caution]nous permettent de nous rendre compte de nouvelles formes de harcèlement. Beaucoup de femmes noires, par exemple, témoignent en disant qu'elle ont des harcèlements de rue spécifiques." Ces femmes peuvent être musulmanes.

Marie Laguerre veut libérer la parole et surtout déconstruire les idées reçues.
Et d'affirmer : "Les agresseurs, ce ne sont pas des hommes en cagoule au coin d'une rue, qui sont un peu louches. Ce sont des hommes parfaitement intégrés dans la société.Une première contre-vérité grossière, en la personne de son agresseur, un déséquilibré sous traitement .
Mais elle continue. "Je pense que c'est important aujourd'hui aussi de pointer du doigt que ça peut être ton pote, ton frère, ton père ou ton fils, et ce n'est pas facile à accepter. Mais au lieu de les protéger, je pense qu'il faut vraiment ne plus tolérer ces comportements et ça, ça passe vraiment par tous les citoyens. Or, deuxième contre-vérité sexiste, les agresseurs de femmes peuvent aussi bien être des femmes, lesbiennes ou noncopine, soeur, mère ou fille. 



Les parlementaires français ont voté début août une loi contre les violences sexistes et sexuelles. Ils ont créé un
délit d'"outrage sexiste" pour le harcèlement de rue, désormais passible d'une forte amende. 

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