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jeudi 3 novembre 2011

Hollande, un gros mou livré à la gauche radicale

Tous les constituants d'une marionnette

Les sympathisants du PS ont désigné le candidat de la primaire socialiste le plus inapproprié à une situation de crise.

Le 16 octobre, le consensuel François Hollande a rassemblé 56,6% des voix au second tour, face à l'agressif premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, avec 43,3%. Samedi 22 octobre, il est désormais le candidat officiel du PS pour 2012.

A droite, comme à gauche, on se félicite d'un choix aussi stupide
L'aile gauche radicale du PS, incarnée par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, entrevoit le moyen de prendre l'ascendant sur le parti.
Pour sa part, Arnaud Montebourg, bien que proche des eurosceptique et de Mélenchon, s'est déjà porté -contre toute attente- en "soutien" sur son flanc gauche...
Le mardi 18 octobre, le parti présidentiel tenait une convention dédiée à l'étude critique du projet du Parti socialiste et du candidat du PS, en toute clarté: elle était retransmise sur la Chaîne parlementaire.
Les ténors de la majorité peuvent toujours adresser maintenant leurs premières observations en direction des media qui relaient assez peu....

Ce que la presse occulte autant que possible



Le Tulle gras


Le PS s'est mis lui-même la pression avec le second tour des primaires


Hollande, candidat "mou", selon Aubry...
Détestée de tous, la Ch'tite Brochen-Aubry n'a pas épargné le favori des sondages. Le camp Aubry n'a pas hésité à hausser le ton et à atteindre le niveau des injures: chassez le naturel, il revient au galop. Distrait un moment de leur cible privilégiée, les aubrystes se sont payé le bonhomme Hollande.
Martine Aubry, à la traîne dans les sondages à quatre jours de l'échéance du second tour, a réitéré ses attaques. "La gauche forte, c'est avoir le courage de mettre les banques au pas, de mener la transition écologique avec la sortie du nucléaire, de remettre la justice partout notamment dans les retraites, les salaires. Ça veut dire aussi une République nouvelle", a affirmé la Mère Tape-dur. Lorsqu'a circulé l'information selon laquelle la Ch'tite Brochen-Aubry s'était rendue dans la Creuse par avion, un pro-Hollande n'a pas hésité: " La gauche dure, c'est la gauche qui ne s'emmerde pas [et prend l'avion] pour faire 266 km"?

Hollande ne tient pas ses engagements
La maire de Lille a en outre accusé François Hollande de s'être déclaré prêt à inscrire dans la Constitution une "règle d'or" sur la réduction des déficits, comme souhaité par Nicolas Sarkozy." Toi, tu as dit 'oui' ", a-t-elle dénoncé, allant jusqu'à affirmer qu'elle dispose de documents qui le prouvent.

Hollande est influençable
L'amère Aubry a également estimé que son concurrent traîne des pieds sur l'interdiction du cumul des mandats. " Tu n'étais pas d'accord", a-t-elle accusé. "Je ne suis ni dans la gauche molle, ni dans la gauche dure, je suis dans la gauche solide et sincère", a-t-il estimé.

L'UMP, jusque-là discrète, s'est alors jugée autorisée à reprendre les critiques internes au PS
" C'est la victoire de la gauche molle ", a lancé dimanche Laurent Wauquiez.

Jean-François Copé a repris l'argument lors d'un point presse, lundi 17 octobre, mais pour mieux fustiger "la gauche réputée molle qu'est censé incarner François Hollande". Le patron de l'UMP estime que M. Hollande est "le champion du monde de l'ambiguïté sur tous les grands sujets" , et juge que "la gauche dite molle, c'est surtout l'inaptitude à prendre des décisions courageuses. Qu'est-ce qu'on dit de François Hollande ? On dit qu'il est habile, on ne dit jamais qu'il est courageux." Le patron de l'UMP a également jugé sur RTL que F. Hollande est " quelqu'un qui vogue à tous les vents ".

Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur, a simplement rappelé que " Martine Aubry (...) décrit quelqu'un qui n'a pas d'épine dorsale, qui ne travaille pas ".

" C'est quelqu'un d'extrêmement prudent, assez orthodoxe, pas très audacieux, pas très transgressif ", a jugé lundi le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, sur France Inter.

L'anti-thèse du président de la République. "Prendre une décision courageuse, ajoute F Copé, c'est prendre une décision au risque d'être impopulaire si c'est pour le bien de notre pays."

Mais, pour autant, il faut aussi se méfier des velléitaires
Le "magicien" Hollande peut avoir un sursaut et Jean-François Copé ne donne pas dans la caricature. La gauche "molle [...] n'est en rien la gauche que certains diraient fréquentable pour tel ou tel membre de notre famille politique". En clair, le PS n'est pas seulement la gauche de F. Hollande: susceptible de tomber sous influence, Monsieur Dugenou peut se radicaliser "à l'insu de son plein gré'.
Dans l'entre-deux tours, des membres de la majorité avaient noté qu'Arnaud Montebourg, le "troisième homme", tient le candidat investi en otage avec ses 17% du premier tour.

L'UMP démonte le rêve de l'enchanteur Merlin socialiste

Elle reproche à François Hollande de n'être pas assez concret
: " Quand François Hollande (...) commence (...) par dire 'mon programme c'est de réenchanter le rêve français', on se dit que vraiment le projet PS est à côté de la plaque ", a lancé François Fillon, lundi 17 octobre sur France 2. Argument repris mardi matin sur Europe 1 par Xavier Betrand : "La France n'a pas besoin aujourd'hui d'un magicien, mais de quelqu'un de solide et courageux qui protège les Français."

Son bilan en Corrèze l'expose aux attaques
La mère de ses enfants, l'amère Royal, l'a déjà malmené durant la campagne socialiste, et le ministre Thierry Mariani" l'a eu belle de remonter les bretelles du corrézien, économiste parisien: " Quand je vois son expérience, quand je vois ses propositions et surtout quand je vois son bilan - le département le plus endetté de France -, je me dis que ce n'est certainement pas la meilleure solution dans quelques mois pour notre pays ".

Hollande "mal élu" et le PS divisé...
La 'victoire' de l'Ami Molette est relativisée par le parti présidentiel.
" Après des mois de campagne, il a réussi à rallier la majorité des électeurs de gauche mais ce n'est pas terrible franchement si l'on regarde le report de voix à l'issue du premier tour, il aurait dû faire quasiment 70 %, mais il fait 55,45 %" a calculé dimanche M. Mariani, tandis que Laurent Wauquiez parlait de "victoire à la Pyrrhus ".

En conséquence de cette "mal-élection", le parti socialiste est en fait totalement divisé.
Ils peuvent bien s'étreindre et s'embasser devant les caméras, les rancunes sont profondes, voire les haines. Le grand écart laisse des tensions. " Les socialistes ressortent de ces primaires en ayant un peu mal aux adducteurs. Qu'est-ce qui sort ? Trois tendances : la démondialisation de Montebourg, la gauche dure de Martine Aubry, la gauche molle de François Hollande ", décrypte Laurent Wauquiez, pour qui "les primaires ont dégagé un candidat mais pas de clarté".

Même avis pour François Fillon sur France 2 : " Les socialistes ne sont d'accord sur rien du tout [...] Il y a une large fourchette de Manuel Valls à Arnaud Montebourg. "
Avec le député de Saône-et-Loire, le parti présidentiel a de quoi fustiger. Dimanche 16 octobre, après avoir comparé Arnaud Montebourg aux "bolcheviks", Jean-François Copé dénonçait "les folies" de son programme, évoquant notamment la "spoliation" que constituerait "une tutelle publique sur les banques sans compensation". Et F. Copé d'estimer par ricochet, à propos de François Hollande, que "ses compromissions avec Montebourg sont particulièrement choquantes".

Hollande tente de se dégager du programme PS, un carcan.
Avec un PS divisé et irréconciliable, ainsi qu'avec un projet socialiste à configurer aux vues du camp Hollande, le député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti met en garde les Français: " sans ligne idéologique, il [François Hollande] est désormais le prisonnier de ses alliés contre nature ".

Car, comme l'affirme François Fillon, "le fond du sujet" n'est pas le candidat PS, "c'est le projet !"
Un projet qui sera l'objet de toutes les attentions de l'UMP durant sa convention "riposte". Objectif : dénoncer les "promesses folles" du PS. Jean-François Copé évoque ainsi les retraites, soulignant que " le PS est le seul parti socialiste en Europe à préconiser la baisse de l'âge de la retraite, François Hollande ayant finalement cautionné l'idée que l'on pourrait revenir à la retraite à 60 ans pour une partie de nos compatriotes".

Le talon d'Achille : la "fausse" vertu budgétaire affichée par les socialistes
" La vertu budgétaire, ce n'est pas l'aptitude à augmenter les impôts, c'est l'aptitude à baisser un certain nombre de dépenses improductives. Il n'y a pas une proposition de baisse de dépense chez M. Hollande mais 70 milliards de hausses d'impôts ", a-t-il affirmé. Le PS propose en fait de supprimer 70 milliards d'euros de niches fiscales.

Autre faiblesse, pointée cette fois par Roselyne Bachelot, dans son domaine, mardi 18 octobre sur Canal+ : la "politique sociale"qui serait la grande absente du projet socialiste, "alors que ce devrait être son coeur de cible". Et la ministre de juger également que " les bêtises que vont dire les socialistes vont aussi intervenir dans cette notation de la France" par les agences de notation.

CV de François Hollande

Sensibilité politique : plutôt ancré à la droite du PS

Parcours :
- Né le 12 août 1954
- 1974 : entrée à HEC - président du comité de soutien à François Mitterrand
- 1980 : diplômé de l'ENA
- 1981 : nommé conseiller de François Mitterrand pour les questions économiques
- 1983 : directeur de cabinet des porte-paroles du gouvernement Max Gallo et Roland Dumas
- 1988 : élu député de Tulle, Corrèze, avec 53% des suffrages
- 1994 : secrétaire national du PS pour les questions économiques
- 1995 : porte-parole du Parti socialiste
- 2001 : élu maire de Tulle
- 2006 : il renonce à ses ambitions présidentielles pour l'élection de 2007 et cède la place à sa compagne Ségolène Royal
- 2008 : Martine Aubry lui succède à la tête du PS et il est élu conseiller général de Corrèze
- 31 mars 2011 : il annonce sa candidature aux primaires du Parti socialiste
- 16 octobre 2011 : il remporte la primaire, avec 56% des voix face à Martine Aubry au second tour
- 22 octobre 2011 : François Hollande est investi officiellement par le parti à la Halle Freyssinet (Paris XIII).

Professions exercées : auditeur à la Cour des comptes, professeur d'économie.

En 2007, alors premier secrétaire du Parti socialiste, il s'était effacé devant sa concubine et n'avait pas porté sa candidature à l'Elysée, laissant la place à Marie-sEGOlène Royal.

Aucune expérience ministérielle.


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