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samedi 5 juin 2010

Dosière (PS) voudrait instaurer une république en peau de lapin

Le PS menace des ministres de la suppression des logements de fonction

Le « société du care » socialiste exclut les ministres

Le PS dispose d'un promoteur de l'austérité
Le député apparenté socialiste René Dosière s'épanouit en effet dans l'affaiblissement des budgets de l'exécutif. Il met un zèle infini dans la suppression de tout ce qui pourrait faciliter leur tâche. Il s'est d'abord illustré dans le contrôle des dépenses de la présidence de la République.

René Dosière a déjà dénoncé l'opacité du budget de la présidence
, visant en particulier la dotation effective, et sa forte progression sous la présidence de Jacques Chirac. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le député a interpellé le gouvernement sur l'attribution d'une carte bancaire à Cécilia Sarkozy et, par extension, a demandé, à cette occasion, une clarification du statut du conjoint du chef de l'État.

Député depuis juin 1988, il s'est néanmoins gardé de consacrer sa compétence en finances publiques à l'épluchage des dépenses de François Mitterrand, président de la République jusqu'en 1995. L'alternance libère du temps et sa persévérance a pu trouver à s'employer.

Un sous-prolétariat ministériel

La suite logique de la proposition Dosière est donc maintenant de réduire les membres du gouvernement à la portion congrue. Il priverait volontiers certains d'entre eux, mais pas d'autres, de leurs logements de fonction,
au risque de renforcer la hiérarchie ministérielle actuelle et de créer aussi des « ministres défavorisés ».

=> En dehors de ministères « régaliens », point de salut

Selon le député de l'Aisne, seuls les ministres d'astreinte 24 heures sur 24, comme le Premier ministre (tout de même, mais pour combien de temps ?), ou les ministres de l'Intérieur, de la Défense, de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères, auraient droit désormais à un logement de fonction. « Rien ne justifie un logement de fonction pour les autres", décréterait-il, s'il en avait le pouvoir .

=> La proposition du socialiste est royale
"Qu'ils aient un local de réception, oui. Pour le reste, « ils n'ont qu'à louer un appartement, même les ministres de province. » Ce monsieur parle en BRUT... « Ils ont des revenus --14.129 euros brut pour un ministre, 13.423 pour un secrétaire d'Etat-- qui leur permettent de louer. Il faut aller vers une séparation plus claire entre la personne publique, le ministre, et la personne privée qui vit chez elle, avec sa famille », argumente-t-il.
La hausse des loyers parisiens est « actée », affirmerait aussitôt la presse polémiste.

=> Voyons les revenus du député Rosière
Traitement/mois : 7 008,65 € brut par mois pour 2009, soit 5 219 € net, dont les indemnités suivantes (en 2009) :
Indemnité parlementaire de base : 5 443,61 € brut mensuel
Indemnité de résidence : 163,31 € brut mensuel
Indemnité de fonction : 1401,73 € brut mensuel
En cas de cumul avec un mandat local (maire, président de conseil général...), l'indemnité est écrêtée à 2722 € par mois pour 2009 ( maximum : 9 730 €)
A cela peut s'ajouter :
Frais de mandat (frais de représentation) : 5 837 €
Crédit mensuel pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs ou assistants : 9 021 € (si la somme n'est pas totalement utilisée - effectivement ou non - , la différence peut être versée au groupe politique du député, sinon, elle reste acquise au budget de l'Assemblée Nationale)
Supplément familial de traitement pour les députés chargés de famille

=> Or, qui peut croire qu'un 'escroc' de l'envergure de Noël Mamère, qui prétend circuler à vélo, (cf. PaSiDupes) n'empoche pas son indemnité transports (gratuité des taxis parisiens et la jouissance du parc automobile) ? Nous lui souhaitons d'ailleurs volontiers de profiter en outre des largesses de la « république bananière et de son allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 6 mois (pour assurer un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base).

=> Question parc automobile encore, les gaspillages de Sa Cynique Majesté
Royal, présidente de Poitou-Charentes, ne concernent évidemment pas Dosière
(cf. PaSiDupes et la VerSatis de la présidente de région), mais les lecteurs sont intéressés à savoir que la démagogie socialiste est particulièrement indigne, comme dirait Hamon, élevé avec bac +3 à la dignité de professeur d'Université, puisqu'il est plus délicat de se faire élire que coopter...

=> Et puis, le cumul des mandats auquel sont attachés les sénateurs
(comme les députés socialistes Collomb ou Rebsamen, par exemple - cf. PaSiDupes) ne devrait-il pas être accordé aux ministres de seconde catégorie ? Un secrétaire d'Etat reçoit un salaire de 12 795 € et les gains cumulés d'un Jean-Marc Ayrault sont officiellement limités à 8.100 €, mais le maire de Paris gagne 8.500 €. Quant à la mairie de Lyon, elle a quelque chose à cacher, sans que Dosière n'y voit d'opacité: les émoluments de Gérard Collomb sont 'secret défense', en tant que maire de Lyon, d'une part, et président de la CU (communauté urbaine), d'autre part...

L'exemple François Hollande, député de Corrèze, maire de Tulle (16.000 hab.)
Estimation des montants d'indemnités de fonction (en 2007)
indemnité parlementaire :5.257,58 € mensuels
indemnité de résidence :157,73 € mensuels
indemnité de fonction défiscalisée :1.353,88 € mensuels
indemnité de frais de mandat :6.112 € mensuels
indemnité pour collaborateurs :8.553 € mensuels (restitués si non employés)
indemnité de téléphone et courrier :6.610 € mensuels
indemnité de maire de ville moyenne :2343,24 € mensuels
facilité SNCF :carte de circulation en 1ère classe (40 A-R Paris-circonscription)
NB : les deux indemnités de parlementaire et de président de conseil régional ou de maire se cumulent dans la limite de 1 fois et demi la plus élevée (celle du député), mais il faut bien sûr ajouter les autres indemnités de frais diverses ci-dessus, plus les avantages en nature liées aux fonctions de présidence ou de maire, frais de bouche, voitures avec chauffeurs, et prises en charge diverses, ...
En matière fiscale,
les élus ne paient pas d’impôt sur la totalité de leurs salaires, puisque 6000 € des frais ne sont pas imposables !

Dans certaines régions, les présidents de Conseil régional ont droit à un logement de fonction que Dosière veut retirer aux ministres non régaliens, c'est-à-dire la plupart.
Sa Cynique Majesté Royal n'a pas eu besoin de se présenter aux législatives, puisqu'elle profite à plein des frais de représentation offerts par la région. Et pourtant les revenus d'une petite présidente de région comme ceux de la reine de la démocratie participative sont estimés en 2007 à plus de 30.000 euros, soit 200 fois le salaire minimum, selon AgoraVox. Elle peut compter sur Paris Match, l'une de ses pompes à fric: lire PaSiDupes
Mais c'est néanmoins grâce à ses frais régionaux de représentation que Désirdavenir Royal multiplie les voyages: ils lui auraient permis par exemple de partir en Inde avec trois journalistes il y a quelques mois. "L'utilisation de ces fonds est si secrète qu'on en ignore nous-mêmes la destination", confie Jean-François Fountaine, son rival socialiste au Conseil régional (cf. PaSiDupes: comment Sa Cynique Majesté Royal refuse la parole à Fountaine,PS).
Les velléités de transparence et les critères d'estimation de Dosière laissent donc à désirer.

=> S'agissant du choix de prêts d'aide au logement, dont la proposition démagogique de Dosière ne souffle mot, les ministres auraient-ils accès aux mêmes facilités compensatoires que les parlementaires ? Le populisme qui anime ce socialiste vertueux l'incitera-t-il à supprimer aussi leur accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) ou les quotas de déplacements aériens que les parlementaires ont en commun avec les ministres ?

Le PS ne met aucune limite au populisme

Devra-t-on autoriser nos ministres défavorisés à installer leur tente Décathlon Quai Branly ?


Le PS ira-t-il jusqu'à suggérer la modification du statut du gouvernement ?

Il suffirait qu'il se constitue en association et que les laissés pour compte de la proposition Dosière se déclarent bénévoles... Mais attention: seraient-ils intermittents, comme le prétend certainement le Canard Enchaîné, que Libération devrait les soutenir !
Le souci égalitaire des socialistes est cyclique, voire aléatoire
Notre Dosière n'a rien trouvé de mieux que de maintenir aux uns leurs avantages acquis et de priver les autres des leurs. C'est l'extension au gouvernement de la vieille discrimination entre les régimes spéciaux. C'est en quelque sorte le renforcement de l'aristocratie républicaine sur le modèle de la distinction d'Ancien régime entre petite et grande aristocratie !

Le démocrate René Dosière débat directement avec la presse

=> Une méthode méprisante en 'république du respect'
Sur les 39 membres du gouvernement Fillon 2 de 2009, quelque 33 seraient dépouillés... Mais, malgré leur nombre, c'est par la presse que les prochains ministres défavorisés apprennent ce que pourrait être leur avenir financier et donc les retombées familiales de leur expulsion.

=> René Dosière distille les éléments de sa proposition
"La transparence existe" et "on sait aujourd'hui qui a un logement et qui n'en a pas", mais il peut encore y avoir "des arrangements", lance-t-il, convaincu de s détenteur d'un pouvoir certain démocratique. Mais, si plein soit-il de son importance, il n'est détenteur que d'une parcelle de pouvoir et il a donc adressé un courrier à François Fillon pour qu'il "clarifie les procédures d'attribution" des logements de fonction "et les contrôles prévus". Sans doute Hamon-le-benoît exigera-t-il aussi de François Fillon qu'il prouve qu'il est bien Premier Ministre.

L'élu républicain crée une « noblesse d'État »

De la république bananière à la république hexagonale en peau de lapin

Dans cet entretien au Journal du Dimanche, Dosière souhaite aligner la France sur les pays en voie de développement, quitte à la relever, lorsque le Mozambique et le Sri-Lanka auront fait accéder leurs serviteurs de haut rang à l'ancienne "exception française".

Vers la lutte des classes au sein du gouvernement
Dosière veut pour nous une noblesse gouvernementale titrée, celle de la haute fonction publique, avec un logement et des préséances protocolaires sur les autres nobles de la République. MAM aurait droit à un fauteuil, mais un secrétaire d’État comme Pierre Lellouche (UMP) devrait s'honorer d'un tabouret. Reste le cas épineux des princes de la République dits « étrangers ». Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Sports, née au Sénégal et « naturalisée », devrait-elle être bientôt reléguée sur un strapontin, si toutefois le MRAP n'y voyait pas une 'insulte raciale' ?

vendredi 4 juin 2010

Hortefeux condamné: juifs et musulmans apolitiques sont sidérés

La justice donne satisfaction au MRAP

Rappel de faits

La scène s'est déroulée dans l'ambiance festive du campus d'été des Jeunes UMP à l'université d'été du parti à Seignosse (Landes), le 5 septembre dernier.
Répondant à une sympathisante qui citait l'exemple d'«intégration» d'un jeune militant d'origine maghrébine, Amine Benalia, qui mange du cochon et boit de la bière, Brice Hortefeux avait plaisanté: «Ah mais ça ne va pas du tout; alors, il ne correspond pas du tout au prototype». «C'est notre petit arabe», avait alors ajouté la malicieuse militante. Ce à quoi Brice Hortefeux avait surenchéri : «Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes».


Les suites

Filmée sans permission par les caméras de Public Sénat puis diffusée par lemonde.fr, qui plus tard se désolidarisera pourtant d'un de ses journalistes -lire PaSiDupes- la séquence avait été aussitôt perçue comme une aubaine. Le PS notamment s'était emparé de l'affaire en demandant rien moins que la démission du ministre.
Face à la polémique, Brice Hortefeux avait assez rapidement exprimé des «regrets», estimant que ses déclarations avaient fait l'objet « d'une interprétation totalement inexacte ». Pour s'expliquer, il avait notamment indiqué que ses propos ne concernaient pas les Arabes mais les Auvergnats, les habitants de la région dont il est originaire.
VOIR et ENTENDRE l'échange à l'université des Jeunes UMP de Seignosse:
Chacun aura remarqué la main amicale du condamné dans le dos du jeune militant


Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) n'était évidemment pas disposé à se laisser convaincre. Il n'avait pas manqué de bondir sur l'occasion de porter l'affaire en justice, poursuivant le ministre pour délit d'injures publiques à caractère racial.

La justice a satisfait les pro-palestiniens du MRAP
Le ministre de l'Intérieur, absent à l'audience comme au délibéré, était cité à comparaître par le MRAP, proche du parti communiste.

=> Mouloud Aounit, l'un des quatre membres du Collège de la Présidence du MRAP, est en effet un homme politique: élu au conseil régional d'Île-de-France, en tant que tête de liste en Seine-Saint-Denis de la liste de rassemblement menée par le Parti communiste français, il décida de soutenir la candidature de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle en 2007.

=> Anouit fut chassé du MRAP
Des membres estimèrent que l'image du MRAP était altérée « régulièrement et de plus en plus gravement par les déclarations d'un président devenu électron libre »; l'un d'entre eux, Gérard Kerforn, ajoute : « Nous craignons que le MRAP ne s'égare sur une voie qui n'est pas la nôtre, celle de la défense d'une religion ».
A titre d'exemple, la fédération des Landes refusa en 2008 de renoncer « à la laïcité et aux droits des femmes, menacés par les pressions obscurantistes ». Elle a donc condamné la position du président Aounit qui approuvait les horaires communautaristes de piscine, comme à Lille, avec la 'bénédiction d'une femme, la Ch'tite Aubry (PS), maire de la ville...
Ainsi, le tribunal a-t-il voulu faire preuve d'indépendance, mais a manqué de clairvoyance.

Le ministre de l'Intérieur a donc écopé vendredi 4 juin d'une amende de 750 euros et de 2.000 euros de dommages et intérêts.
Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que l'injure n'était pas publique mais qu'elle stigmatisait les "Arabes" comme source de problèmes, ce qui en soi en dit long sur les préjugés du juge.
Le Parquet avait estimé que les propos incriminés n'étaient pas publics mais qu'ils étaient "outrageants" et "méprisants" et que le délit d'injure raciale était constitué.
Par la voix de son avocat Me Nicolas Bénoit, le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il allait "immédiatement" faire appel, a indiqué le conseil à la sortie de l'audience.


VOIR et ENTENDRE le militant UMP harcelé par les media:
.


La chasse à l'Hortefeux continue !


Dans Le Figaro, Yves Thréard écrit le 4 juin 2010:
« La condamnation pour injure non publique de Brice Hortefeux n'est pas seulement surprenante, elle est insensée !
Le ministre de l'Intérieur était poursuivi par le Mrap. Lequel estimait qu'il avait proféré une injure publique à l'université d'été de l'UMP de Seignosse, en septembre dernier. L'affaire avait été montée en sauce par la communauté journalistique après la diffusion d'images saisies par Public Sénat et reprises par de nombreux sites, dont celui du Monde. On y voit Hortefeux discuter, en présence de Copé, avec des militants. Puis arrive Amine, introduit par l'entourage comme un symbole de l'intégration, catholique malgré son prénom musulman, qui mange du cochon et boit de la bière.
Hortefeux sur le ton badin - il est volontiers pince-sans-rire - dit :" Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype, alors. C'est pas du tout ça". "C'est notre petit arabe", signale une militante. Et Hortefeux de répliquer : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".
Des propos pas très malins, mais qu'il convient de re-situer dans leur contexte qui était à la plaisanterie et à la provocation entre responsables et militants UMP, dans une enceinte privée.
C'était oublier que la chasse à l'Hortefeux est un des sports favoris des médias. L'homme, son profil, son action (à l'Immigration, puis à l'Intérieur), sa proximité avec Sarkozy, en font une cible de choix. Donc Hortefeux raciste sonne comme une évidence ! La plaisanterie de Seignosse tombe comme une aubaine : peu importe les circonstances, le ton et le lieu. Piégé pour des propos semblables dans sa ville d'Evry par une caméra cachée, Manuel Valls sera épargné, ou presque. Tant mieux pour lui d'ailleurs.
Mais ce qui est plus condamnable encore, c'est que le Tribunal de grande instance de Paris accepte la plainte du Mrap, la juge et la requalifie - l'injure publique devient une injure non publique - pour pouvoir infliger une contravention au ministre de l'Intérieur. La lecture du jugement laisse pantois. L'emploi du mot "prototype" est assimilé à une entorse à la laïcité ! Quant à l'expression "C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes", elle "confère un caractère
d'aphorisme" outrageant et méprisant pour les personnes concernées, dit la décision. Il fallait l'inventer. Mais l'invention n'est pas un don que l'on attend de la justice. Dans cette affaire, elle s'est une nouvelle fois égarée.
»
Le PS n'a pas manqué de dignité

Benoit Hamon, porte-parole du PS a affirmé, vendredi 4 juin, que le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, condamné pour injure raciale, devrait avoir la "dignité" de démissionner.

Les représentants juifs et musulmans soutiennent Hortefeux

Le recteur de la Grande mosquée de Paris avec Brice Hortefeux
Brice Hortefeux, décoré du prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme, n'est pas suspect.

Le dimanche 13 décembre 2009, il avait été décoré du prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme par l'Union des patrons et des professionnels juifs de France (UPJF).
Le ministre avait alors souligné que l'augmentation constatée en 2009 est "en partie clairement liée à la situation internationale", notamment l'exacerbation du conflit israélo-palestinien en janvier. Le tribunal ne semble pas avoir pris cette dimension en compte.

Dalil Boubakeur : "Je suis désolé pour ce grand ministre"

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, avait apporté immédiatement son soutien au ministre (lien lepoint.fr)

Le comble de cette parodie de justice

Amine Benalia s'appelle en fait Brouch-Benalia et, malgré son prénom, est ... catholique !
N'est-ce pas bête, Monsieur le juge ?

Amine Benalia a reçu "injure à caractère racial" et "menaces de mort"

Le militant UMP comprend la plaisanterie mais refuse les menaces

La presse aux ordres ?

Un montage vidéo montra le militant UMP, Amine Benalia-Brouch, une Kalachnikov pointée sur la tête. Le Parisien révéla le lundi 14 décembre que c'était la "plaisanterie" d'un journaliste du journal du soir que l'ont dit sérieux entre tous: Le Monde (lequel est actuellement à vendre !) Le journaliste militant avait-il une arme pointée sur la tempe lorsqu'il reconnut être l'auteur de ce montage insultant ?

Cette parodie de mauvais goût montrait en effet Amine Benalia-Brouch victime de l'exploitation qu'a fait l'opposition de la plaisanterie privée de Brice Hortefeux, en présence de sa « victime »: "Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".
L'opposition, si démocrate soit-elle, n'a pas toléré qu'un jeune d'origine magrhébine fasse la démonstration qu'il peut être militant UMP. Et si, de surcroît, ce jeune ne porte pas de casquette (à l'envers !), il nuit à l'image entretenue par la gauche du 'djeun' des quartiers que la gauche entretient dans les banlieues. Coup de grâce final pour les journalistes incultes du site LePost et

L'insolent journaliste faisait-il bon usage de sa liberté d'expression en pointant une arme de type Kalachnikov sur la tempe d'un Beur, d'une part, et d'un militant UMP, d'autre part ?
Si cette presse-là est aux ordres, ce n'est pas aux ordres du pouvoir en place. A preuve encore, le vrai-faux SMS d'Airy Routier, un rédacteur en chef de l'ô combien respectable Nouvel Observateur.

VOIR et ENTENDRE l' "Auvergnat " de Brice Hortefeux, selon le site du journal Le Monde:






Il est risqué d'être UMP

Le phénomène est fort répandu à gauche, qu'elle soit extrême ou non. Rappelons-nous la série de lettres de menaces visant des élus de la majorité:

Des lettres de menaces de mort
, accompagnées chacune d’une balle de calibre 9 mm ou 38, ont été adressées début 2009 à Nicolas Sarkozy et neuf ministres, élus ou responsables de l’UMP.
Mais ce n'est pas tout: également les sénateurs UMP de Lozère, Jacques Blanc, et le sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, ou le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, le député du Nord UMP Christian Vanneste et le maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy..
Il n'est rien de pire actuellement - outre la dictature écologiste - que la simple suspicion de racisme: dans la balance des dérives politiquement correctes les menaces de mort ne font pas le poids. Savoir si la mort rétablirait l'équilibre.

Un militant UMP de base menacé de mort

Une enquête avait été ouverte après la plainte du jeune militant pour "menaces de mort" et "injure à caractère racial". L'avocat d'Amine Benalia-Brouch, Me Defos du Rau, avait à l'époque affirmé que "le but de cette plainte était de protéger [son] client de ces actes insupportables", et de montrer que l'on ne peut pas faire n'importe quoi sur l'Internet.

Une incitation au crime
Dans le détournement de la vidéo, on ne voyait pas seulement un fusil pointé sur la tête du jeune homme, mais aussi "des bruits de chargeurs automatiques" en fond sonore.

La direction du Monde.fr se désolidarise
Le quotidien du soir souligne qu'il s'agissait d'une "initiative personnelle qui n'engage donc pas la responsabilité du site".
Le Parisien précise que le journaliste (indépendant ?) qui publie sur le site du Monde a été "remis en liberté" et qu'il doit "comparaître devant le tribunal correctionnel de Dax". Il risque jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Mais PaSiDupes ignore si le tribunal a rendu son verdict et s'il a ce même sens de l'humour.

Du 9 ou du 38 mm ?

Il est clair que la proposition de loi de Jean-Louis Masson contre l'anonymat des blogueurs est une aubaine pour la presse papier qui périclite, mais peut-elle soutenir sérieusement que les blogs constituent une menace de l'envergure de LePost, une insulte permanente à la langue française et au journalisme et du calibre des lettres et videos de menaces ?

Les soupçons de l'opposition sur l'indépendance de la justice sont-ils crédibles ?

Big Brother est-il de gauche ?

Nous aurons appris avec la condamnation de Brice Hortefeux qu'il est interdit de plaisanter en privé: la gauche a mis l'UMP sous surveillance électronique.
Mais la presse d'opposition n'est pas condamnée: ni Le Monde, ni le Nouvel Observateur.

Dérapage de la justice à deux vitesses
Et le PS est à l'abri de la justice politique: les tribunaux ont-ils condamné les socialistes Manuel Valls qui réclame plus de Blancs pour Evry ou Georges Frèche pour ses insultes raciales récidivantes ?

jeudi 3 juin 2010

Clandestins délogés de l'Opéra Bastille

Cent soixante illégaux exigeaient des "critères clairs" de régularisation
Les forces de police ont évacué des salariés sans papiers jeudi matin et ont rendu ce lieu public à sa destination en le remettant en état.
Les manifestants sont des travailleurs illégaux pour la plupart, dont beaucoup d'Africains (principalement Maliens et Sénégalais), qui occupaient les marches de l'Opéra Bastille, à Paris, depuis plusieurs semaines.

Les policiers soulignent que l'évacuation s'est passée dans un calme relatif et qu'il n'y a pas eu d'interpellation, mais c'est un 'détail' que le journaliste de l'A*P n'a pas constaté !...
"Cette manière de faire est vraiment indigne. Hier nous étions en train de discuter au ministère du travail, et ce matin on sort le bâton ! C'est indigne et incohérent", déplore Maurice Amzallag. "Ce n'est pas comme ça que l'Etat va régler le problème, ça ne peut qu'envenimer les choses. Nous restons mobilisés et attendons toujours un texte clair du ministère."

Occupation de l'Opéra Bastille, le 27 mai 2010

La gauche était mobilisée: une version unique

En revanche, Maurice Amzallag, un délégué CGT qui soutient le mouvement des travailleurs sans papiers (et dont on ne sait pas qui est l'employeur), a affirmé que la police avait procédé à une "quarantaine d'interpellations", au cours de l'opération. "La police est arrivée de l'intérieur de l'opéra en gazant tout le monde et en dégageant les sans-papiers qui étaient sur les marches, encore endormis. Ils les ont délogés sans qu'ils aient le temps de prendre leurs affaires. Au moins une quarantaine ont été emmenés, a priori jusqu'au commissariat du cinquième arrondissement", selon la version partisane du syndicaliste. Il n'était manifestement pas sur place au moment des faits...

VOIR et ENTENDRE des sans papiers téléguidés par Maurice Amzallag (CGT), qui se décide finalement à se montrer devant la caméra amie:


Un photographe partisan de l'agence de presse française
"semble" avoir campé aux côtés des clandestins.
Malgré l'heure matinale, il aurait pris des photos qui "semblent également montrer" que des travailleurs sans papiers auraient bien été emmenés par la police, ce qui est une chance: on aurait eu peine à croire qu'ils aient été pris en otage par un commando révolutionnaire...
Un commerçant ambulant - et anonyme - de la place de la Bastille aurait corroboré sensiblement le même récit : "Les policiers sont arrivés par la place de la Bastille, puis par le haut des marches, ils ont répandu du gaz lacrymogène et ensuite, ils ont procédé à des interpellations." Selon lui, il y a eu (il est affirmatif) des blessés légers au cours de l'opération.

Selon Le Monde, il ne "semble" pas utile à l'agence de presse de s'interroger sur l'origine de la demande d'intervention des forces de police.
Elle n'a pu avoir lieu qu'à la suite d'une demande expresse du responsable des lieux.
Or, "a priori, l'intervention ne s'est pas faite à la demande de l'Opéra ni de la ville de paris, qui nous ont indiqué qu'ils n'avaient pas demandé l'intervention de la police", a assuré Raymond Chauveau, l'un des coordinateurs - salariés à la CGT - du mouvement des sans papiers.

Retour à la normale

Peu après 8 heures, les marches de l'Opéra Bastille étaient complètement libérées. Seuls restaient des dizaines de couvertures, sacs de couchage éparpillés.

La presse sélectionne les témoignages

Le Monde n'a pas entendu la Préfecture de police
Dans un dans un communiqué, celle-ci a fait valoir un autre point de vue: "Ce rassemblement, non autorisé, constituait une gêne importante pour la libre circulation des personnes sur une des places les plus fréquentées de Paris".
Elle assure par ailleurs n'avoir "reçu aucun nouveau dossier de régularisation" de la part des personnes présentes sur le site.

Ni Le Monde ni l'A*P n'a recueilli le témoignage de Jean-Hubert Guidou
Selon cet autre délégué CGT qui entretient le conflit des sans papiers, la police a procédé à une "trentaine d'interpellations", au cours de l'opération. Qu'en pensent l'autre cégétiste, le marchand ambulant -Amidou, 42 ans, selon France24, et l'équipe de l'agence de presse militante ?

Les clandestins savent-ils bien en qui ils placent leur confiance ?

Le double jeu de la CGT devrait être connus
cf. PaSiDupes, à titre indicatif, sans possibilité d'être exhaustif:

25 juin 2009: selon des clandestins occupants de la Bourse du Travail,
lien 1: la CGT jette ses sans-papiers - lien video
lien 2: 'CGT collabo': une victime accuse des vigiles de la CGT -lien video

Le maire de Montigny-les-Cormeilles, Robert Hue, et le PCF lancèrent une chasse à l'homme contre un Marocain accusé de trafic de drogue - lien video
VOIR et ENTENDRE la video de l'INA en date du 9 février 1981

20 février 1981: le secrétaire général du PCF, Georges Marchais dénonce les méfaits de l'immigration et réclame son arrêt - lien video

La violence de la CGT et du PCF

28 juin 2009: la CGT gaze les sans papiers qu'elle prétend soutenir

3 mai 2008: pourquoi des sans papiers squattaient-ils des bureaux de la CGT ?


24 décembre 1980: quand le maire PCF de Vitry, Paul Mercieca, lança des bulldozers contre un foyer d'immigrés - lien video

Euro 2016: Sarkozy a contrebalancé l'opposition du PS

Euro 2016 : selon Platini, Sarkozy a "fait pencher la balance"


Le président de l'UEFA Michel Platini a estimé vendredi 28 mai que la présence du président de la République Nicolas Sarkozy, venu à Genève défendre le dossier français, avait "fait pencher la balance" en faveur de la France dans l'obtention de l'organisation de l'Euro-2016. Lire PaSiDupes: le succès de la candidature

"Ça s'est joué à 7-6. Donc je pense que c'est bien qu'il soit venu", a-t-il affirmé, ajoutant que sinon la Turquie aurait pu gagner. "Pour arriver à gagner, il faut un engagement de tout le monde", a-t-il aussi affirmé. Lire PaSiDupes: l'escroquerie de la récupération d'Aubry

Le PS a boycotté la candidature française
L'investissement de Nicolas Sarkozy

Le président de la République s'est également investi en amont. A plusieurs reprises, il a reçu à l'Elysée les dirigeants du football français ou les maires des villes retenues pour accueillir des matches de la compétition.

Les crampons socialistes sur le maillot tricolore

=> Martine Aubry a eu mieux à faire que de se rendre à l'Elysée pour étudier le financement de la candidature de la France
.
Les maires des villes concernées par l’organisation de l’Euro 2016 de football étaient présents autour de Nicolas Sarkozy par un beau mercredi de décembre 2009 à l'Elysée: les
représentants de Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Nice, Paris (Anne Hidalgo), Saint-Denis, Saint-Etienne, Strasbourg et Toulouse.
Mais la maire de Lille avait brillé par son absence et ne s'était pas faite représenter.
, « Je ne veux pas que les Lillois soient les otages de la politique politi
cienne »

Stade de La Beaujoire, à Nantes

=> Autre haineux: Jean-Marc Ayrault

Le maire de Nantes avait également pénalisé la candidature de la France
.
Le néfaste socialiste avait honoré la réunion de son absence.
Mais par mesquinerie, il a privé le stade de la Beaujoire d'une occasion avantageuse de rénovation en bénéficiant d'une partie des 150 millions d'euros attribués par l'Etat !
Or, Jean-Marc Ayrault a définitivement enterré l'idée d'une candidature de sa ville pour accueillir l'Euro 2016, par ces mots: "On est dans la démesure totale avec le cahier des charges de l'UEFA. On est dans un autre monde. Le jeu n'en vaut pas la chandelle."
Franck Louvrier, conseiller régional UMP, dénonça « un loupé magistral » ce à quoi Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, répondit que c'était « ridicule »...

=> L’Ouest n’accueillera aucune rencontre de la compétition

Outre Nantes,
Rennes avait retiré sa candidature dès novembre 2009.
Suite au retrait rennais, Bruno Chavanat, le leader de l'opposition municipale UMP à Rennes, estima que l'annonce faite par le maire n'est « ni conforme à la vérité, ni conforme à la chronologie des faits. Dire que la Ville renonce au projet à cause de l'Etat n'est qu'une espèce d'entourloupe. En se portant candidate, la municipalité n'avait aucune intention d'aller au bout. J'ai eu des échanges en apparté avec plusieurs élus de la majorité qui le reconnaissaient depuis longtemps. Faire semblant d'arrêter en disant que c'est à cause de l'Etat n'est pas glorieux du tout ! »
L'exxxcellent maire socialiste estima également que le coût de mise aux normes de son stade était faramineux. Les travaux à engager pour pouvoir accueillir trois ou quatre matchs de la compétition avaient été chiffrés à près de 100 millions d’euros.
A Rennes comme à Nantes, ils ont les moyens de refuser quelque 10 millions d'euros !
Le football est
un sport de nantis ?...

Une « attitude pas très républicaine »

C'est ce que souligne Frédéric Lefebvre sur sa page Facebook, observant que cette absence « non représentée, non excusée (…) dénote un manque de solidarité avec la France candidate et avec les autres villes unies pour renforcer nos chances ».

De plus, des socialistes refusent la manne gouvernementale, mais - avec la bonne foi qui les caractérise - ils font le procès du gouvernement qui, selon eux, ne financerait pas suffisamment les transferts de compétences aux collectivités locales.
La logique socialiste est impénétrable !

De plus, des socialistes refusent la manne gouvernementale, mais - avec la bonne foi qui les caractérise - ils font le procès du gouvernement qui, selon eux, ne financerait pas suffisamment les transferts de compétences aux collectivités locales.
La logique socialiste est impénétrable !
Lien pour son information

mercredi 2 juin 2010

Georges Tron: il n'est pas question de baisse solidaire des traitements

Défilez et manifestez en paix, braves fonctionnaires !

Mériter sa rémunération

La fonction publique, qu'elle soit d'Etat, territoriale ou hospitalière, a toujours toutes les bonnes raisons du monde de se mettre en grève et ses fonctionnaires ne comptent pas en perdre une. Le gouvernement assure d'ailleurs aux syndicats une réserve stable de manifestants payés par les contribuables.
Bon an mal an, crise ou pas et rien que sur les retraites, ils ont les moyens de manifester dans la rue chaque mois, sans dommage pour les enfants des écoles, puisque les instituteurs peuvent refuser toute évaluation, ni pour le fonctionnement de La Poste ou de la SNCF, puisqu'une grève de plus ou de moins ne modifie en rien les aléas légendaires de ces services, ni pour les crèches, puisque la presse ne rencontre jamais que des parents ravis de leur galère mensuelle. A la vue des banderoles rouges, le râle des femmes (et des hommes !) est unanime: « Tiens, les anglais débarquent ! »
Qui, sinon eux, aurait en effet de meilleures facilités d'expression bruyante de la solidarité humaine à toutes les causes hexagonales, proche-orientales et planétaires ? Il y va d'ailleurs de l'image du pays des droits de l'homme dans le monde et une image truquée a plus de prix que la réalité des déficits publics.

Mériter la sécurité de l'emploi et la stabilité des salaires

Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Georges Tron, a assuré mercredi sur France Info qu'il n'était "pas question" d'une baisse ou d'un gel des rémunérations des fonctionnaires.

Lors des dernières négociations salariales triennales, avait déjà été acté l'augmentation de 0,5% du point d'indice (point d'augmentation générale, qui sert de base au calcul du salaire des fonctionnaires) au 1er juillet.
"On aura une discussion pour voir très précisément où on en est, on verra quelle est l'augmentation ou la stabilisation du point d'indice. On verra quelle est la différence entre le point d'indice et le pouvoir d'achat des fonctionnaires", a-t-il dit.
Selon lui, en 2009, "le point d'indice a augmenté de 0,5%, et le pouvoir d'achat de plus de 3%".
La rémunération des fonctionnaires est composée d'une part indiciaire (calculée avec le point d'indice) et d'une part indemnitaire, basée sur les primes, les mesures catégorielles et l'avancement individuel dû aux évolutions de carrière.

Interrogée sur la possibilité d'augmenter les cotisations de retraites des fonctionnaires dans le cadre de la réforme des retraites en cours, M. Tron a expliqué que "sept ou huit sujets avaient été expertisés comme ayant des différence entre public et privé".
"Sur le taux de cotisation, c'est une réalité : il y a trois points d'écart", a-t-il affirmé, rappelant que le taux de cotisation dans le privé était de 10,65%, contre 7,85% dans la fonction publique.
"La question est la suivante : est-ce qu'on peut considérer qu'il est équitable, normal que, pour avoir une retraite qui est à peu près d'un montant équivalent, on paye trois points de plus dans le privé que dans le public", s'est-il demandé.
Mais "il n'y a aucun sujet tabou, et aucune décision n'est prise", a-t-il ajouté, précisant que, sur d'autres points, la différence était en faveur du privé, citant par exemple la pension de reversions pour les veuves et veufs.

Conspuer Sarkozy et Fillon, mais encaisser son chèque à la fin du mois

La mission des fonctionnaires ?
Le service de la population ou la défense du service public ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ne se sacrifient pas.
Ils se disent méprisés et leurs élèves, leurs administrés et leurs patients seraient mal traités, mais les traitements sont bons à prendre.

Georges Tron les apaise sur ce qui ne les concerne pas...
Un professeur de collège a-t-il à faire que "la France ayant plutôt mieux géré" la crise, "il n'est pas question d'évoquer ce qui se passe dans à peu près la majorité des pays européens, à savoir la baisse des rémunérations et ensuite le gel des rémunérations", comme l'observe le secrétaire d'Etat ?
Georges Tron, qui rencontrera les syndicats sur le sujets fin juin, ajoute: "On n'est pas du tout dans cette actualité là". L'actualité des professeurs, c'est assez peu l'éducation et encore moins la transmission des connaissances, non ! C'est davantage la déformation idéologique des générations successives que la rémunération, car un prof, ça peut vivre de rien dans le Larzac avec un bon livre. Avec la certitude du lendemain.

Les ouvriers des entreprises qui ferment peuvent brandir le poing contre pouvoir,
mais les syndicats de fonctionnaires ?
Les enseignants de la FSU, et les partis d'opposition, tel le Parti de gauche avec cette « petite cervelle » de Mélenchon, Europe Ecologie avec ce « minable » de Cohn-Bendit ou le PS avec cette « vulgaire » Aubry, qui s'accordent le droit d'instrumentaliser la crise économique et financière à des fins politiciennes et, contre l'intérêt des Français, de harceler et d'insulter, ces malfaisants de mauvaise foi ne sont-ils pas des « escrocs » ?

Désirdavenir Royal cherche à s'infiltrer entre DSK et Aubry

Prête à s'effacer pour ne pas disparaître ?
L'effet coupe du monde de football ?

Le politologue Roland Cayrol, cofondateur de l'institut de sondages CSA, estime que
la candidate de la gauche à la présidentielle de 2007 n'est plus "dans la course".
L'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012 se jouera donc entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn.

Sa Cynique Majesté Royal a donc testé sa popularité dimanche en menaçant de ne pas briguer l’investiture socialiste.
Mais elle n'a soulevé aucun cri de désespoir !
Fera-t-elle partie de la sélection nationale?
Après plusieurs années d'un invraisemblable psychodrame, elle envisagerait de se ranger, dès les primaires, derrière Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn, en équipe réserve ?
La rusée esquisse un léger sourire
Elle prévient d’emblée que ce serait à condition: à condition que tous les trois se soient mis d’accord sur un « dispositif gagnant ». Autant dire que ce n'est pas fait ! La rouée n'a trouvé que ce stratgème cousu de fil rose pour imposer sa présence. Une manière aussi de ne pas se réfugier derrière l’excuse habituelle : « Ce n’est pas le moment… », mais elle ne réussit qu'à faire regretter la langue de bois.

Après sa déchirure du tendon d'Achille de mai 2007 et sa blessure d'amour-propre de novembre 2008, l'amère Royal ne sait plus comment rejoindre l'équipe nationale. Sa relance de dimanche est d'autant plus pathétique que les joueurs vedettes n'ont rien à faire d'un Domenech: la sélection sera établie par les supporters-militants. En ne jouant pas le jeu convenu, elle n'aspire donc à aucune légitimité ni crédibilité: chez elle, respect et sincérité sont contre nature. Comment pourrait-elle surprendre la confiance d'un François Hollande, qui en a fait le tour, ou la vanité d'un Manuel Valls, qui est totalement absorbé dans la contemplation de sa petite personne ?
L'amère Royal ne vise qu'à rappeler sa présence et son désir de jouer les utilités. Depuis le banc des remplaçants, elle rêve encore d'être le "recours", si d'aventure Aubry ou DSK se faisait un claquage...

Désirdavenir Royal s'était donc fait inviter à l'émission hebdomadaire C Politique,
dimanche soir sur France 5.

Cette entrée sur le terrain scène en deuxième mi-temps partie de soirée était du niveau d'une première partie de spectacle. La perfide jeune première sur le retour nous y a fait le coup du renoncement aux premiers rôles, mais cette tragédienne de la politique était fort peu crédible: trop de maîtrise dans cette manipulation médiatique mêlant désir et jouissance, cause du désir et objet du désir.
Nous avions pris goût à son mutisme et espéré son départ en pré-retraite, puisque l'âge légal de 60 ans n'est pas un dogme. La présidente de Poitou-Charentes s'était appliquée corps et âme à la préservation de son unique mandat en 2010 et il ne serait donc pas juste qu'elle abandonnât Melle finalement pour l'Elysée en 2012. Elle s'est consacrée à sa propre survie avec l'énergie du désespoir et, ce faisant, a parfaitement réussi à confirmer sa volonté de vendre chèrement sa peau. Malgré près d'une année d'absence, Mlle Royal, sociétaire de la Politique française, n'a pas fait oublier les tentatives d'assassinat du Congrès de Reims et n'a pas convaincu de sa rédemption.

Démon, divinité mineure

Le syndrome de Jeanne d'Arc...

En révélant son désir de second rôle pour la présidentielle de 2012, Sa Cynique Majesté Royal ne nous a pas joué la scène du don de soi. Probable adepte du satanisme, elle a simplement - mais méchamment - reconnu sa propre impuissance et qu'ils ne seraient pas trop de trois pour amener son ennemi mortel à l'autel sacrificiel. « Ma priorité, c’est que la France sorte de la crise, et soit débarrassée de Nicolas Sarkozy, a-t-elle expliqué, sans vergogne. Dans ces conditions, je soutiendrai tout dispositif gagnant. » La haine étant un puissant moteur de "réussite sociale" et de prise de pouvoir, Désirdavenir Royal n'a visiblement pas pansé ses plaies. Sa vie entière sera donc marquée par le besoin de destruction.
Aubry demandera-t-elle pardon pour la vulgarité de l'attaque Royal ?

La satanique socialiste gagnerait à se taire jusqu'au jour béni où, par son retrait, elle permettrait à la politique de se reconstruire.
Cet esprit malin prend de malsains détours pour préciser qu'elle se porte bien candidate lors des primaires socialistes, prévues l’été prochain. Car avec des « si », tout peut arriver: « S’il y a un projet capable de projeter la France dans le futur, s’il y a un candidat capable de rassembler et s’il y a un parti en ordre de marche, je soutiendrai ce candidat. Je préfère faire le sacrifice d’une ambition personnelle et voir gagner la gauche que le contraire. » Et si une seule des conditions n'est pas remplie ?

Distancée, elle cherche à raccrocher le peloton de tête

L'amère de Melle glisse qu'elle n'est pas hors jeu
Elle va jusqu’à accréditer la thèse d’une entente entre les trois strars du moment au parti, pour peu que « toutes les conditions soient réunies ».
Elle assure qu'à défaut de certificats de moralité, elle a des lettres de recommandation de Dominique Strauss-Kahn, avec lequel elle serait « en contact », et même de Martine Aubry, dont elle se serait rapprochée: « Nous nous voyons régulièrement ». Sans précision de fréquence. Et quand elle lui garantit son soutien « à fond », c'est sur un autre sujet, qui ne la concerne pas, celui de son combat contre le cumul des mandats. Passeront-elles leurs vacances ensemble ?
« Le mot de pacte est sans doute excessif, estime-t-elle, mais si nous sommes solidaires chacun dans nos responsabilités, nous gagnerons la présidentielle, quel que soit celui de nous trois qui sera candidat. » La solidarité selon Sa Cynique Majesté Royal, ça ne manque pas de sel !

Vers une répartition des rôles et des territoires ?

Aubry n'a-t-elle pas préconisé un « nouveau modèle de développement », samedi lors de la convention nationale du PS ? Le premier secrétaire avait alors salué « la fin du bal des ego ».
Or, dès le lendemain, Sa Cynique Majesté Royal ouvrait le bal des ego meurtris.
Certes, elle n'a pas mordu la main de la maire de Lille sollicitant sa contribution au projet socialiste avec une réflexion sur la social-écologie.
Mais, l'amère Royal, toute solidaire qu'elle soit, c'est à nouveau située en marge du PS. « Moi, je ne suis pas très à l’aise dans les appareils du parti : j’ai besoin de liberté et de créativité, besoin de m’affranchir des codes », précise la marginale battue de mai 2007 et rebattue de novembre 2008.

Une harmonisation s'impose...

Elle y est en effet allée de son credo personnel, dimanche, sur les retraites. Non que ses positions divergent de celles du parti, mais la peste Royal réclame un référendum. « Il suffit qu’un cinquième des membres du Parlement et 4,5 millions de Français le réclament pour que Nicolas Sarkozy soit obligé de consulter la population. » C'est la même procédure pour ce qui est du port du voile intégral...

Les socialistes vont devoir débattre entre camarades, plutôt que de jeter leurs divergences en vrac sur la voie publique.

mardi 1 juin 2010

Retraites: Hollande s'accroche au dogme des 60 ans

Sur la même ligne que les réactionnaires Hamon et Fabius

Reculades et reniements des funambules socialistes

Le député socialiste de Corrèze était l’invité de France Info à la veille de la grève du 27 mai ('unitaire', sans FO !), qui aurait attiré dans la rue le million désiré (mais que Mediapart dévalue à 600.000) et avant donc qu'elle ne s'avère un nouvel échec.

Le PS n'a toujours pas découvert les règles du « débat participatif » démocratique

Sans doute est-il sensible au pléonasme... Toujours est-il que la gauche ne peut comprendre que le gouvernement puisse laisser ouverte la discussion.
Puisqu'il n'impose pas, elle l'accuse de « distiller un certain nombre d'informations ou de rumeurs », selon Hollande, mais, aussi bien, de « nier que des décisions ont été actées », alors que Xavier Bertrand se voit précisément reprocher partout de ne pas fixer de chiffres et de ne pas figer le débat. L'opposition a en fait la volonté de persuader qu'il a déjà bouclé la réforme.
Ainsi se dispense-t-elle du même coup de lever le mystère sur ses prétendues innovations et sur le néant de ses propositions.
Une fois de plus, la faisant fonction de premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, cède au triumvirat socialiste Hamon-Emmanuelli-Fabius: lire PaSiDupes

Le PS concentre et gonfle les angoisses

L’ancien numéro 1 du PS est un modulateur
Il accuse le gouvernement d'avoir "la volonté de tout faire passer par le report de l’âge légal". C'est depuis des décennies sa manière de s’opposer sur tous les sujets et donc au recul de l’âge légal de la retraite, mis en débat par le gouvernement. Si, pour Martine Aubry, la retraite à 60 ans n'est pas un "dogme" (selon DSK), ce n'est pas non plus "une règle", selon Hollande ! Le porte-parole bis du PS est pourtant venu énoncer les «principes» d'un PS unanime.
Hollande explicite la pensée « unitaire » (sans Valls ni DSK)
Le report de l'âge de la retraite pénalise "ceux qui ont commencé la carrière tôt". Peu lui importe donc qu'elle pénalise en revanche ceux qui ont fait des études pour accéder aux responsabilités et font des arrêts cardiaques et des AVC avant 50 ans. Hollande ignore le stress et les 15 heures de travail par jour: il ne redoute rien tant que d'avoir les mains calleuses et les ongles cassés et noirs.

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s’est pourtant montré favorable à un report de l’âge légal.
A l'inverse, le PS d'Aubry n'a pas changé de millénaire
A Hollande qui dit « avoir des 'mémoires' [sic] qui ne sont pas sélectives », il faut rappeler que DSK est à l'origine de la loi des 35 heures que la Ch'tite Aubry a dû promouvoir et endosser et que le PS la défend depuis, bec et ongles.
Contradiction entre solistes socialistes ?
Au nom du dogme à l'ancienne, Hollande n'a pas dissimulé son souhait de tenir le phénomène socialiste loin de France et, geste à l'appui, de le « laisser travailler à la tête d'une organisation internationale »: "Je ne commente pas son propos" .

VOIR et ENTENDRE

L'ex-premier secréire du PS rappelle les autres leviers traditionnels de la réforme
Ainsi, affirme-t-il que, s'il faut bloquer la possibilité de départ à 60 ans et 41 annuités, les retraites doivent de surcroît être financées par "des ressources nouvelles": outre les cotisations ("allonger la durée de cotisation") , en sollicitant « les revenus du capital et les contributions du secteur bancaires", et "régler le problème de l’emploi des seniors" (à partir de 55 ans et menacés de précarité). La proposition de Hollande est fort hypocrite et démagogique, car elle veut ignorer que les bas salaires seront tentés de cotiser au-delà de l'âge légal pour améliorer leur niveau de vie de petits retraités.

Sa proposition d'un « contrat de génération »
permettrait, pour chaque jeune embauché, de garder un senior comme tuteur, avec exonération totale des cotisations sociales patronales, en échange de la transmission des savoirs.

Hollande est un funambule

Il préconise de réaliser des « recettes supplémentaires et un certain nombre d'économies », c'est-à-dire plus d'impôts et d'austérité: sans être « pour l'augmentation générale des impôts », il estime qu'« il va falloir augmenter certains prélèvements »... Il reconnaît au passage qu'il « n'en voit pas sur les régimes de retraite et d'assurance maladie »: il réclame d'ailleurs des réformes structurelles dans ces secteurs... Hollande est facteur d'anxiété: lire PaSiDupes

« Si je suis demain aux responsabilités de notre pays, tous les cinq ans, il faudra regarder ce qu'il y a à modifier dans les régimes de retraite »

Cumul des mandats
Le député socialiste est également revenu sur le non-cumul des mandats décidé par le PS.
=> C'était une proposition de Martine Aubry à La Rochelle, fin août 2009: elle insistait pour que les statuts du PS "avancent radicalement vers le non-cumul des mandats". Et déjà, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, lui lançait un défi: "Si on ne veut pas que je me représente à Lyon, qu'on me trouve un candidat !" A Dijon, Frère Rebsamen prépare aussi sa retraite et ne veut donc lâcher aucun mandat. Le travail au noir n'est pas autorisé, sauf aux sans papiers et aux élus. Lire PaSiDupes sur le non-cumul des mandats, pierre angulaire de la rénovation du PS


Martine Aubry était ainsi accusée d'être la représentante du passé face à la bande à Royal. La Ch'tite Aubry avait donc à coeur de mener à bien cette fameuse rénovation qu'elle promet depuis son élection controversée à la tête du PS.

=> Or, le 1er octobre 2009, un référendum interne est organisé et les militants plébiscitent la mise en oeuvre du non-cumul entre deux mandats exécutifs.
Un vote qui devrait être entériné lors d'une convention nationale portant sur la rénovation, le 3 juillet prochain. Le sang des sénateurs n'a donc fait qu'un tour. Ils seraient ainsi les premiers à devoir s'appliquer la règle, en septembre 2011. Lien PaSiDupes sur ce couac de la Ch'tite Aubry

=> Et le 25 mai 2010, malgré ses convictions et toute sa détermination, Titine Aubry s’est dit prête devant les sénateurs à des dérogations "marginales".
Le funambule François Hollande la soutient : à la fois "il faut éviter les cumuls de responsabilités", mais, pour autant, "il ne faut pas s’en priver pour permettre la victoire de la gauche dans certaines régions".

Hollande exhorte donc Montebourg, grand prêtre de la rénovation à la marge, à « favoriser l'intelligence contre la bêtise »... Ce n'est pas gagné ! Nono devrait pourtant y parvenir; non pas qu'il soit intelligent, mais les militants sont des "chèvres" et, comme Jean-Marc Ayrault, il est lui-même cumulard. Lien PaSiDupes sur les contorsions de Nono

Bayrou est-il sur la route de Canossa ?

Méconnaissable, le fils prodigue frappe à la porte de la majorité

"Le Retour du Fils prodigue",
de Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682)

François Bayrou est réapparu spectaculairement dépité dimanche soir au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro). Douché par les régionales (lien PaSiDupes: le MoDem se vide) et rasé de près par les dettes, il s’est exprimé sur le ton accablé de celui qui relève d'une longue maladie (lien PaSiDupes: le MoDem n'est pas mort, il parle encore): un état aussi surprenant qu'intrigant.

Que faut-il comprendre ?

1. Les gens sérieux et responsables, au rang desquels Bayrou entend figurer, ne peuvent plus se permettre de continuer les petits jeux classiques de la politique. Il se fonde sur le déficit français qui, la crise aidant, a augmenté de 400 %, de 2007 à 2010, passant de 38 milliards d’euros à 152 milliards d’euros. La situation étant grave, il ne pourrait garder plus longtemps la posture qui était la sienne. Il admet aujourd'hui avec force que « pendant longtemps, on a été un peu légers. Je suis moi-même gascon. On ne peut plus aujourd’hui se payer ce luxe-là. » Et à l’adresse de Nicolas Sarkozy : « Il est des moments où il faut rassembler un peuple pour qu’il s’en tire. »

2. Bayrou se garde de verser dans le catastrophisme, mais il estime que le pire n’est pas complètement exclu.
Le pire ?
Le pénitent noir estime que la France, parce qu’elle n’aurait pas pris à temps les mesures ad hoc, pourrait se retrouver demain, toutes proportions gardées (?), dans une situation proche de la Grèce et de l’Espagne : « dégradées » par la communauté financière, donc mal notées. L’ex-candidat centriste a pris bonne note de ce que le nouveau ministre du Budget, François Baroin, venait, en termes diplomatiques, d’admettre : la situation est « tendue ».
« Le pire est l'ami de l'excès »
C'est le corrélat que Pierre Dac apporte au dicton selon lequel « le mieux est l'ennemi du bien »
Du coup, Bayrou approuve Nicolas Sarkozy de vouloir faire inscrire dans la Constitution que les déficits de fonctionnement – gommés aujourd’hui artificiellement par des emprunts « immoraux, honteux » – soient demain structurellement interdits. Et il révèle, au passage, que la France a transmis une « note » à Bruxelles annonçant deux points d’augmentation des prélèvements obligatoires.

3. Bayrou fait don de sa personne à l'économie
Il fait une offre de services. Parce qu'il refuse catégoriquement l’idée d’une « récession », il se dit prêtà participer, à sa place, à toute opération de nature à éviter ce drame : « Je n’accepte pas qu’on plonge le pays dans la récession. » Que la crise se le tienne pour dit: elle trouvera Bayrou sur son chemin !
Mais qu'a-t-il à opposer à ce « on » voilé ? « Personne, admet-il, n’a de solution ». Quand 'on n'a pas de solution' (affirmation qui n'est pas de nature à le rapprocher du PS), comment peut-on refuser jusqu'à l'idée même de « récession » ?... Et il insiste dans le registre dérisoire en soulignant que nul ne sait quelle sera la donne « dans deux ans ».

Bayrou, indésirable

Le Gascon a fait le tour de ses ambitions
Il a échoué dans sa lutte contre le bipartisme et l'affrontement aura lieu sans lui, en 2012. Bayrou n'a rien à espérer d’une gauche qui a tenté de l'instrumentaliser: Wendolène a bien tenté de suborner Wallace, ci-contre, en lui proposant d'être son Premier ministre: cf. PaSiDupes, mais le PS ne veut plus de lui aujourd'hui: Hamon domine la faisant fonction de la Rue de Solférino et Bayrou, surnuméraire de la gauche, n'a jamais eu sa place dans la pléthore de courants socialistes et d'ambitions personnelles.

Le pénitent ira-t-il rencontrer Nicolas Sarkozy à Canossa ?

Le pontifiant Bayrou n'est pas Grégoire VII ni Sarkozy Henri IV d'Allemagne
Le pape avait certes excommunié l'empereur, mais Sarkozy n'a pas prononcé la déchéance de l'ex-UDF Bayrou, ce ministre de l'Education qui colle des gifles aux petits enfants: cf. PaSiDupes.
L'hypothèse d'une catharsis et d'une réconciliation est à court terme peu envisageable: Bayrou n'a pas engagé de purgation et le temps de l'ouverture est passé. Sarkozy serait-il miséricordieux ?

L'épine est plutôt dans le pied d'Hervé Morin qui, avant toute chose, devra se débarrasser de Bayrou-le-coucou. Qui d'ailleurs, pour le prix d'un, voudrait en prime recueillir la vieille reinette de Sarnez ?