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samedi 19 décembre 2015

Sécurité à Paris 12e: soupçons de palpations de mauvais aloi sur ados de la diversité

18 adolescents déposent une plainte collective pour violences policières: coup monté?

A moins de 16 ans, dénoncer 
des violences policières à la justice n'est pas commun, sauf si des associations politisées sont à la manoeuvre. 
Les contrôles de sécurité doivent-ils 
être limités à la "race blanche"?
Les juges ont largement contribué à la dévaluation de leur propre image.
Ils sont rarement considérés comme des alliés des justiciables. Or, dix-huit adolescents dont deux filles du 12e arrondissement de Paris ont pourtant surmonté leurs rancoeurs. Jeudi 17 décembre, avec le soutien -lire à l'instigation- de leurs éducateurs, ces jeunes ont signalé des faits de "violences volontaires aggravées ", d’ "agression sexuelle aggravée", de "discrimination" et d’ "abus d’autorité" par des policiers au procureur de la République de Paris. Leur quotidien était devenu invivable, racontent-ils. La plainte contre X désigne les "Tigres", comme se surnomment les policiers de la brigade de soutien de quartier (BSQ).
A Saint-Denis en Seine-Saint-Denis et troisième ville la plus peuplée d’Ile-de-France, deux brigades de ce type, ou BST (brigade spécialisée de terrain), accomplissent aussi cette mission de "prévention", chère à la gauche, faisant aussi face à une population méfiante ou pire, indifférente, quand il s'agit pour les policiers de "recréer du lien social"..., équipés de jambières et de boucliers blindés, armés du flash-ball classique, un LBD40 - sorte d’énorme flash-ball, "mais capable de tirer à 40 mètres" -, grenades lacrymogènes, matraques télescopiques… Successeurs des Uteq (unités territoriales de quartier, 2008), les BST sont pourtant censées représenter cette police oeuvrant au rapprochement police-population. La gauche avait accablé ces "grands frères en chemisettes inopérants", mais les a conservés. Christian Meyer, le commissaire de Saint-Denis déclarait: "La police doit communiquer, pas seulement avec les journalistes, mais avec les citoyens, c’est une évidence." Lui, il donnait son adresse mail à qui voulait quand il participait à une réunion de quartier. 
Aujourd'hui l'ambiguïté sur le fil du rasoir perdure. Partager un sandwich avec ces jeunes du quartier Reuilly-Montgallet, entre gare de Lyon et place de la Nation, ne règle rien. Il faut bien effectuer les contrôles, au minimum une fois par jour, parfois plus, souligne la presse en lien avec le ministère. Et certains dérapent, admet-elle. C'est inéluctable, suggère-t-elle, depuis 2012. 

"Les violences dont 'ils' parlent, rapporte Le Monde pour désigner les plaignants, ont eu lieu entre l’été 2013 et l’été 2015." 
"Seules ont été retenues pour la plainte celles pour lesquelles des témoins pourront confirmer leurs dires", précise Le Monde, clairement suspicieux. Une enquête préliminaire a été confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. La police n’a pour le moment pas souhaité réagir.

Le premier événement, reflet de tant d’autres, remonte à l’été 2013, un soir de ramadan. Il est 20 heures, Jérémy rentre chez lui avec un copain, raconte Le Monde. Deux policiers les arrêtent et procèdent à une "palpation de sécurité".
L’un, "musclé", "les cheveux noirs coiffés avec du gel" lui met "les doigts dans les fesses". "Arrête de te contracter; laisse-toi faire", lui ordonne-t-ON. Jérémy aurait reçu [au conditionnel] un coup dans les côtes. A son ami aussi, ON a mis un doigt dans les fesses. Le Monde semble balancer d'un bord à l'autre. 

"Atteinte à la dignité humaine"
Les "vérif", c’est une fois par jour, "les doigts dans les fesses", "au moins une fois par semaine", estime Yassine qui semble se trouver un peu souvent sur le passage des policiers.
Dans ses décisions, le défenseur des droits n’a pourtant de cesse de "déplorer le caractère systématique de la palpation de sécurité", une "atteinte à la dignité humaine," si rien ne laisse penser que la personne dissimule un objet. Jacques Toubon semble naviguer à l'aise dans le subjectif, du "systématique" au "laisser penser." Dans tous les cas, elle "doit intervenir dans un local retiré du commissariat", rappellent Mes Slim Ben Achour, spécialiste des questions d’égalité et de non-discrimination, membre du syndicat des avocats de France, et Félix de Belloy, les avocats des adolescents. Comme si les huis-clos ne comportaient pas de risques. Tous les soupçons d'exactions, mais aussi toutes les accusations, seraient pourtant favorisées et les "témoins" encouragés. Et la présence d’un médecin est " indispensable" pour toute fouille approfondie.

Le Huffington Post a publié les accusations de Ben Achour en avril dernier:
"Les interpellations du premier Ministre sur le risque d'une arrivée au pouvoir du FN m'incitent à partager un constat et une conclusion en forme de morale politique: il est difficile d'être entendu, voire crédible, lorsque l'on défend, dans le même temps, des pratiques de ségrégation encourageant la propagation de représentations racistes, susceptibles de contribuer à la réalisation de la prophétie mortifère.
Une affaire est révélatrice de la gravité et de l'ambiguïté de la situation. Il s'agit de
l'affaire dite du "contrôle au faciès" (dont le prononcé du délibéré par la Cour d'appel de Paris est le 24 juin prochain) qui a vu 13 personnes assigner l'Etat en raison de "contrôles de routine", selon la terminologie policière, et qui concernent toujours les mêmes personnes, selon les témoignages (en l'espèce) et les statistiques (établies, notamment, par le CNRS et l'ONG Open Society Justice Initiative)".
Maître Ben Achour a monté un nouveau dossier, suite à l'échec de la tentative de 2013. VOIR et ENTENDRE cet avocat débouté dénoncer le verdict de la justice de son pays:

S’opposer à un contrôle des "Tigres"expose à des représailles. 
Lors des vacances de Noël 2013, trois policiers contrôlent Mamadou et ses amis qui traînent sur un banc. Mamadou voudrait qu’ils laissent les filles en dehors de tout ça. L'intercesseur est jeté à terre [Le Monde l'affirme, sans les précautions d'usage au conditionnel]. Le lendemain, les "Tigres" patrouillent en voiture. L’un d’eux aurait ouvert sa fenêtre et agrippé le garçon par le bras, le forçant "à marcher à l’allure du véhicule". "L'intercesseur" [un grand frère?] finit par se libérer. "Rébellion !", crient les agents, selon Le Monde qui semble être témoin, tant il nous met en situation... Le journal repasse au conditionnel pour ajouter que les policiers de Cazeneuve "l’auraient alors plaqué contre le mur et frappé ' au niveau des hanches'", ce qui est requis en matière de palpation dite "de sécurité", par dessus les vêtements, de la tête aux pieds, hormis vider les poches ou fouiller un sac : pour cela, il faut une commission rogatoire signée par un juge ou un ordre du procureur de la République.

La vue de la police fait fuir les jeunes des quartiers. Nulle part ailleurs les jeunes n'ont ce réflexe. C’est dans les moeurs locales, bien que la plupart n'aient rien à se reprocher, mais à plus forte raison s'ils sont pris en défaut. Le Monde prend pour exemple "Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) où, en 2005, Zyed et Bouna sont morts d’avoir couru," un résumé aussi partisan qu'irresponsable, puisqu'il ne rend pas compte du risque pris par les deux victimes qui ont escaladé une clôture marquée "danger" pour pénétrer dans un transformateur électrique, et non pas une cabane de jardinier, d'une part, et puisqu'à la fois il accuse les forces de l'ordre, encourage les effractions et justifie l'hostilité de la population, d'autre part. 

Un "soir" d’avril 2014, nouveau contrôle, dalle Rozanoff, dans le 12e. Certains quartiers vivent des nuits plus agitées que d'autres, dont ce groupe d'immeubles Paris Habitat "Erard Rozanoff" qui n'est pas seulement animé par les tours de manège gratuits, le cirque Pinder ou l' "Objectif Zéro gaspillage pour les fêtes" et le "Défi familles à énergie positive" de la maire du 12e arrondissement de Paris, Catherine Baratti-Elbaz (enseignante socialiste de 44 ans), à la suite de Michèle Blumenthal (2001-2014), poussée par la direction du PS à ne pas se représenter. 
L’un des agents fait signe à Alassane et Mamadou d’approcher. Le Monde raconte en phrases courtes, heurtées, comme un roman policier: "Ils refusent, s’éloignent, puis courent. Barrage. Plaquage contre le mur. "Pourquoi courez-vous ?", demandent les policiers. "La peur", répondent les garçonsFin de l'épisode narré par Emeline Cazi, salariée de milliardaires en euros, les hommes d'affaires Pierre Bergé qui finance le Parti socialiste, notamment Ségolène Royal, Xavier Niel, investisseur dans les sites Mediapart et Bakchich et propriétaire de Free, et Matthieu Pigasse, président du magazine Les Inrockuptibles, et actionnaire du Huffington Post, outre Le Monde.

Les cartes d’identité volent, selon Emeline. "Ramassez, bande de chiens", ordonnent les 'Tigres'. Les coups partent : Alassane est frappé au visage, Mamadou à l’épaule. Du gaz lacrymogène fuse. L’épicier à qui les garçons ont demandé du lait pour calmer leurs brûlures a vu les policiers repasser, hilares. "Alors, les singes, la prochaine fois, vous ne courrez pas !"

Brûlures au gaz lacrymogène
Emeline Cazi, qui a suivi assidument l'affaire DSK, ne nous épargne aucune des invectives présumées des policiers. "On pisse sur le ramadan", "espèce de Libanais de merde", "connards, sales Noirs". Un chapelet d'injures livrées sans retenue ni preuve journalistique: le secret des sources l'autorise... "A chaque contrôle, les insultes pleuvent", assure cette journaliste qui relate depuis le trottoir des habitués des contrôles, toujours les mêmes.  
Elle a aujourd'hui choisi son camp dans le conflit jeunes-policiers, dalle Rozanoff, qui dure depuis des années. Les grands frères disent avoir connu les mêmes brimades. "Mais maintenant, ils s’en prennent aux petits, dès 12 ans", déplore un presque trentenaire anonyme. Le lecteur manipulé ne demande plus de noms, fussent-ils d'emprunt.

Les non-dits de la journaliste ignorent les plaintes des riverains
De la musique écoutée "sur un téléphone, en fin d’après-midi" ? "Contravention pour tapage nocturne", rapporte-elle laconiquement avec l'intention d'indigner à la première lecture. Et ça continue, dans le même style incisif, mais transparent. "Une balade entre copains le long de la promenade plantée ? Une invitation ferme à rentrer chez soi. Qu’ils osent répondre avoir l’autorisation de leurs parents, c’est une clé de bras. Les jeunes d’autres quartiers n’ont rien à faire ici. S’ils ne comprennent pas, c’est la gazeuse," accuse la journaliste. Cazi combat ainsi la pénurie de magistrats en distribuant elle-même les sentences. Emeline peut circuler sans encombres dans Reuilly. 

Longtemps, les parents n’ont rien su. Dans l'affaire d'Outreau, les parents étaient déjà loin de tout. Quand le commissariat appelait, la police avait forcément raison, assure Le Monde, sûr de son fait, sans plus de précautions. A force d’être contrôlé, un garçon de 13 ans a été envoyé un an au Mali par sa famille. C'est la technique pour échapper à une condamnation, mais ne le répétez pas: seule la presse a cette liberté, dont Le Monde n'abuse pas. A présent que les langues se délient et que la journaliste d'investigation met le doigt entre les faits, les adultes réagissent un peu plus. Le 5 janvier, c'était il y a bientôt un an - sans qu'Emeline ne frémisse d'indignation-, une intervention [de police] au bas d’un immeuble a fait descendre une mère et il semble qu'Emeline ait été présente, qui rapporte dans une longue phrase cette fois à rallonge, sans respirer: "Fermez-la ou je vous embarque", s’est-elle entendu répondre quand elle a demandé leur matricule aux policiers, qui l’auraient "ensuite narguée" sans jamais le lui donner. Le Monde explique à ses lecteurs que se sont les forces de l'ordre qui perturbent la tranquillité des habitants de la dalle...

Les violences se déroulent aussi au commissariat. 
La mère de Théo - un nom bien de Reuilly et qui pourrait être du 7e -  "constate régulièrement des traces de coups et de brûlures au gaz lacrymogène sur le visage" de son [fils, mot oublié dans le feu de la rédaction fiévreuse de l'article] quand elle l’y récupère, écrivent les avocats. 
"Le 22 avril, six jeunes s’enfuient de la dalle à la vue des policiers" [sic Le Monde]. Cavale ou cabale ? L’un des six est rattrapé, jeté à terre [ne peut-on écrire 'plaqué au sol' ?], gazé. Au commissariat, il se retrouve seul dans une pièce. Un agent attend qu’il se déshabille. "Alors, t’as mal ?", lui demande-t-il à la vue du visage rougi par le gaz. "Attends, je t’en mets de l’autre côté." "Est-ce que vous allez dire ce que vous avez fait dans la salle de fouille ?", demande le garçon en sortant. "Si tu veux déposer plainte, il n’y a pas de problème, il y aura du répondant", lui a-t-ON rétorqué, rapporte Emeline Cazi, petite souris du commissariat de Reuilly.

Partage de l’espace public
Une médiation a été tentée [sic] par les éducateurs de l’association Soleil et le service de prévention de la police. La maire du 12e a ouvert les terrains de sport, développé la danse, les ateliers d’écriture, tout ça depuis 2014, à lire Le Monde, suggérant que Blumenthal n'aurait rien fait pour la jeunesse: "Il est vrai que le partage de l’espace public entre générations est l’un de mes sujets quotidiens", assure Catherine Baratti-Elbaz que Cazi "tente" de dédouaner de toute responsabilité dans son arrondissement.
VOIR et ENTENDRE pourtant le compte rendu d'activité 2011 du sport de proximité de la maire de l'époque Bertrand Delanoë pendant laquelle les faits se seraient déroulés:

Mais il y a eu des représailles. "Les policiers n’aiment pas les balances", expliquent les jeunes à qui Le Monde donne abondamment la parole. La situation empirant, l’ONG anglo-saxonne - supra-nationale et illégitime -  Open Society Justice Initiative (OSJI) les a encouragés à porter plainte. Le duo d’avocats qui défend le dossier n’en est pas à son coup d’essai. En juin, ils ont obtenu, pour la première fois, la condamnation de l’Etat pour faute lourde pour une série de contrôles d’identité au faciès ; une action, là encore, soutenue par Open Society.
Avec Human Rights Watch, l'OSJI combat le profilage ethnique, réel ou supposé, et la France a officiellement accepté leur ingérence: "La France a reconnu qu’il n’est pas acceptable que la police interpelle des personnes dans les rues et les traite comme des criminels ou des citoyens de seconde zone, simplement sur la base de leur apparence physique", a expliqué James A. Goldston, directeur exécutif de l’Open Society Justice Initiative. "Maintenant, elle doit faire en sorte que ces pratiques abusives cessent une bonne fois pour toutes." L'OSJI doit pour sa part en faire maintenant la preuve.
C’est cette même ONG qui avait financé une étude menée à Paris, en 2007 et 2008, sur les contrôles discriminatoires. Les résultats confirmaient ce que les associations dénonçaient depuis des années: en France, lorsqu’on est noir ou d’origine arabe, on risque respectivement 6 et 7,8 fois plus de se faire contrôler que lorsqu’on est blanc. Ce qu'il est en revanche interdit de démontrer, c'est que la délinquance est, quelles qu'en soient les causes, plus répandue , mais le vécu de la population l'atteste, comme l'atteste le vote Front national en croissance exponentielle. Une considération que les  ONG ne prennent pas en compte dans les considérations qui sont leur raison sociale. 
L’étude disait aussi que les personnes habillées "jeunes" représentent 10 % de la population considérée, mais étaient contrôlées dans près de la moitié des cas. Brayan, Kevin, Théo et leurs amis, qui portent des vestes de sport et ont des parents bien souvent nés à l’étranger, cumulent tous les handicaps. A noter que les ONG et la journaliste en choeur zappent les filles.

S'il était permis de donner la parole à la partie incriminée...

Le réquisitoire de la journaliste du Monde
ne soulève pas seulement la question des contrôles au faciès, mais aussi celui de l'impartialité des interrogatoires dirigés par 
des spécialistes d'organisations dédiées, ainsi que des témoignages recueillis sur des populations habiles à se victimiser.

Une affaire à visée politique

Elle a éclaté au lendemain des Régionales:
est-ce encore à la décharge des associations et ONG vertueuses ? La  maire socialiste actuelle du 12e leur en sait-elle gré ?
"Les politiques se sont engagés à lutter contre la discrimination raciale et sociale. Rien n'a été fait. Nous sommes aujourd'hui obligés d'aller en justice pour faire respecter leurs droits", a déploré leur avocat Slim Ben Achour, qui assure la défense des jeunes gens, avec Félix de Belloy. En juin, ils avaient obtenu, pour la première fois, la condamnation de l'État pour "faute lourde," après une série de contrôles d'identité au faciès injustifiés.

Le 3 avril 2015
dans le Huffington Post du banquier Pigasse, maître Ben Achour affirmait encore, au risque de stigmatisation de l'ensemble des Français :
"Des millions de Français sont considérés comme "suspects", "illégitimes", en raison de leur origine (réelle ou supposée); à tel point que beaucoup "rêveraient" de les voir quitter le territoire."
Le groupe Communiste et Front de gauche a réagi et dénoncé des faits "inadmissibles". 

"La justice saisie par les jeunes et leur famille dira où est la vérité, observe le président du groupe Communiste-Font de gauche au Conseil de Paris, Nicolas Bonnet Oulaldj. Mais il réclame justice en balayant la "présomption s'innocence," à laquelle il est tenu par la loi. Et de passer aussitôt aux accusations. "La concordance des témoignages, la réitération des faits nécessitent une réaction des autorités chargées de la police à Paris pour mener une enquête interne", a réclamé ce président du groupe PCF au Conseil de Paris, élu du 12e et responsable de la commission sport du PCF depuis 2009. Est-ce précisément celui dont la maire PS actuelle compense l'inactivité en matière d'infrastructures sportives et qui tacle "Macron, fossoyeur du temps libre et des pratiques sportives" ?

TF1, à la différence du Monde, ne préjuge pas de la culpabilité des hommes de Cazeneuve.

Indisposé par le parti-pris de la presse, sur ce sujet comme sur bien d'autres, ce blog donne la parole à la partie adverse, ce que ses lecteurs auraient sans doute apprécié du Monde. Allez savoir... Mais, 
après avoir diffusé l'exaspération de SGP Police FO sur sa chaîne d'information en continu, BFMTV, en spécialiste des reportages racoleurs ou polémiques,  a enfoui l'information. Cazeneuve, l'antenne de la préfecture de police (rue de Charenton, 12e) et la mairie PS sont exaucés, mais PaSiDupes a toutefois retrouvé une version radio, apaisée, ci-dessous. 

Des faits "inadmissibles", s'ils sont avérés.
A ce stade de l'enquête, il convient d'être prudent, insiste Luc Poignant, responsable du syndicat Unité Police SGP Force ouvrière pour l'Ile-de-France : "Mes collègues sont présumés innocents," n'en déplaise au journal Le Monde, à la remorque d'ONG et avocats spécialisés, en dépit de la concomitance d'accusations frappants trois groupes à la fois:


A la justice -après toutes ces années- désormais de se livrer à ses propres fouilles. En tout bien tout honneur, car il n'est pas question de jeter la suspicion sur la palpation de sécurité en pleine controverse sur l'état d'urgence décrété par Hollande et Valls et dont certains veulent empêcher la prorogation pour six mois de plus...

Pour mémoire,
en septembre 2014, un agent de police - déclaré suicidaire -  du 12e arrondissement, quadragénaire et père de famille, s'était donné la mort et l'affaire avait été jugée d'ordre privé.
C'est en revanche impunément qu'à sa façon radicale et impudique un adulte manifeste sa désapprobation des contrôles de sécurité aux portails d'aéroports, comme Ségolène Royal en impose à l'entrée des quais d'accès au Thalys: 
Les délais d'embarquement risquent fort de s'allonger dans les queues aux contrôles de sécurité de la SNCF.

samedi 26 octobre 2013

Marseille: le PS a-t-il désigné un raciste qui n'aime pas les arabes ?

Patrick Mennucci insulte Samia Ghali au Conseil communautaire

"Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une arabe "
Un "clash"? 
C'est bien peu dire !


Le soir de sa désignation, l'élu socialiste avait fait acclamer Samia Ghali en faisant scander son nom... Mais c'est ainsi qu'en tête-à-tête Patrick Mennucci s'est ironiquement adressé à un élu UMP ce matin 25 octobre à la réunion du conseil communautaire de MPM à Marseille. 

L'insulte  à caractère raciste de Patrick Mennucci ce matin. 
Patrick Mennucci a tout de suite regretté ses propos mais c'est peut-être trop tard
Les deux camarades socialistes du PS vertueux

La grossièreté de Ayrault à l'Assemblée contamine Mennucci  à l'ouverture de la séance pleinière (lien PaSiDupes). Comme le chef du gouvernement, le candidat officiel du PS était arrivé en retard, mais serra des mains pendant qu'une élue UMP s'exprimait à la tribune. Bruno Gilles lui fit remarquer qu'il ferait mieux d'écouter. Le thon qui compte boucher le port de Marseille de s'exclamer: " Vous feriez mieux de m'applaudir ". Répartie de l'élu UMP : " Non, on va faire comme à l'Assemblée, on va scander Samia ,Samia...

Et c'est à ce moment-là que le candidat à la mairie de la deuxième ville de France disjoncte, provoquant l'indignation générale. 
Présente à cette séance, Samia Ghali  a rapidement quitté les lieux, outragée.
VOIR et ENTENDRE les premières réactions, dont celle de Mennucci, un proche de Marie-sEGOlène Royal, lequel "s'excuse" plutôt que de demander des excusés:

Le socialiste s'en prend à l'UMP !

L'odieux candidat officiel de l'Elysée se trouve des excuses...
  
L'UMP porte plainte pour diffamation publique et la réunion est reportée au 31 octobre.

Les associations anti-racistes telles que SOS Racisme tardent à laisser éclater leur indignation juste ! Harlem Désir est-il déjà en congé du parti? Même le MRAP a des états d'âmes: une grande première! 
Dommage pour leur crédibilité, tant éthique que politique...

La communauté musulmane qui a voté Hollande à 86% - voire à 93%, selon OpinionWay  - s'en mord les merguez. 
Songe-t-elle, grâce à Mennucci, à voter FN ?...




mercredi 9 janvier 2013

Nicolas Bedos, un "sale mec" pour des Antillais offensés

Une association antillaise porte plainte pour injures 

"L'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale"

C'est ce que fait valoir l'association Collectif Dom qui a porté plainte contre le chroniqueur, ce lundi pour injures publiques raciales. L'hebdomadaire Le Point le dit "visé" par une plainte...

"Enculé de nègre", ça ne passe pas, comme le fils Bedos appelle les  "autochtones oisifs" antillais dans deux articles que le site Internet de Marianne a accepté de publier fier d'héberger un raciste présumé, présumé drôle
Ses expressions inspirées d'une époque révolue éclairée à la bougie ne peuvent être justifiées par l'humour, pas plus que la caricature insultante d' "une commère aux hanches guadeloupéennes" qu'il ne se permettrait pas à l'endroit (ni à l'envers) d'Audrey Pulvar: "boudin créole", c'est réservé aux autres, à l'UMP).  Notons d'ailleurs que ce trentenaire déséquilibré, arbitre des élégances parisiennes et antillaises, découvre "sur le tard", que son " ministre du Budget de gauche aurait, par le passé, ouvert un compte secret en Suisse, m'apprenant que les socialistes ne travaillent plus bénévolement. " Que peut-on attendre d'un bobo microcosmique, tel un Depardieu en exilé fiscal, qui en est  à considérer que "dans tous les cas, me les peler à Paris ne sauvera pas les finances". Pour l'heure, sa propre fiancée qui "enfonçait désormais ses ongles sur l'application Bourse.com de son iPhone 5, vitupérant la 'feignasserie' d'un pays sursyndiqué", se fait chambrer. S'identifie-t-il d'ores et déjà à ces amis fraudeurs fiscaux socialistes et anticipe-t-il les mêmes excuses à son profit: "Possèdent-ils, eux aussi, des ex-femmes coûteuses, plusieurs cartes godes et une morale douteuse ? "
Que le nanti socialo-gaucho traîne sa propre oisiveté sur tous les continents et considère toutes les misères humaines par désoeuvrement, ça va un instant. Au-delà du ton arrogant et des mots blessants, le personnage  du déséquilibré au regard brillant perturbe et le moralisateur provoquant ne corrige aucun des travers qu'il dénonce. Le mal-être de l'enfant gâté inspire la plus grande compassion  pitié. "N'ai-je plus le droit d'expectorer un mépris réminiscent ?" écrirait-il.


Le comique se défend avec véhémence


Il met les associations en procès

Nicolas Bedos, joint par France Info, a fait part de sa colère face à ces "accusations", selon les termes de la radio de service public. Il estime aller – à travers ces deux chroniques – "dans le sens des gens qui viennent de m'attaquer"

L'humoriste prétend "faire l'éloge de cette île, de l'indépendance d'esprit, de la liberté. Je fais la critique des colons, des Békés et des bourrins. Donc qu'on ne m'attaque pas sur ce que je dénonce". Les Békés sont des "bourrins" et des "enculés" ravis et on a le droit de le clamer !


Pour le méprisant Nicolas Bedos, "il faut avant tout apprendre à lire un papier qui est exactement l'inverse de ce qu'ils ont compris. Ca me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du deuxième degré". Le "nègre" serait-il donc stupide, Monsieur Bedos ? 
Selon ce philosophe parisien, employer le terme "nègre" "le banalise pour mieux le dénoncer".

Pour lui, "il est temps, une bonne fois pour toute, que l'on fasse le procès de ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que d'emmerder des comiques, des rigoleurs, des amuseurs et des petits Molières de supérette".



Le "second degré", un brin élitiste et méprisant dans la bouche fétide de ceux qui l'invoque comme un article de la Constitution, ne justifie en aucune façon le manque de respect "juste et citoyen" dont on le décore. 
Charlie Hebdo fait des ravages dans la gauche et notamment parmi les "bourrins" du rire... 

La délicate Sophia Aram, chroniqueuse du service public sur France Interdonne-t-elle dans le second degré quand elle qualifie certains électeurs Français de "gros cons", et s'est-elle rangée solidairement au côté de N. Bedos pour maltraiter les Antillais ?


Nicolas Bedos reprend la technique malsaine de François Hollande

Au cours d'un déjeuner réunissant plusieurs journalistes amis (dont ceux d'Europe 1, de l’AFP et du Parisien), le candidat PS a prononcé une expression qui a indigné. L’expression "sale mec" a provoqué une courte polémique dans les media à la parution d’un article dans Le Parisien. "Pour Hollande, il n’y a pas de mystère : c’est bien le chef de l’Etat, ‘un président en échec’, ‘un sale mec’, qui se cache derrière les formules de l’UMP", révèla Le Parisien. 
Les media sympathisants développèrent alors leur interprétation tendant à assurer que l'injure avait bien été prononcée par le candidat PS, mais que les propos du député de Corrèze avaient été sortis de leur contexte. Rien que du classique, mais dans les circonstances et sur le fond, c'était un peu court...


Le candidat de la gauche, qui avait décidé de faire monter la pression en adoptant un ton plus offensif en 2012, pour ce faire, évoqua donc le dossier Nicolas Sarkozy, sa stratégie et ses arguments, et lâcha le terme insultant de "sale mec" désignant son adversaire et déclencha l'ire de l'UMP. Mais François Hollande, assurèrent certains, imaginait en fait le chef de l’Etat s’adressant aux Français : "Il va aller devant les Français et qu’est-ce qu’il va leur dire : ‘je suis un président de l’échec depuis 5 ans, je suis un sale mec…mais réélisez-moi…parce que moi je suis le seul capable de gouverner…et j’ai le courage d’affronter l’impopularité’", a habilement déclaré le sournois. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'autre ! 
Que peut-on espérer de plus courtois de la part de socialistes qui se cachent derrière un rideau de l'Assemblée nationale pour faire croire qu'un texte sera voté par la droite, faute de socialistes présents dans l'hémicycle ? 

Lien PaSiDupes - La partie de cache-cache d'élus socialistes : Loi Hadopi rejetée ? Un bon coup pour rienQui croit encore au fair-play socialiste, après le tromperie du PS ?

Matthieu Croissandeau assume son analyse. 

"Le choix de ce qualificatif pour appuyer son raisonnement en dit long sur l’estime qu’il porte à son adversaire. Raison pour laquelle nous avons décidé, ce matin (mercredi), de le publier."


Nicolas Bedos va-t-il trouver le soutien de la politique et médiatique. Marianne va-t-il lui garder sa confiance et buzzer ? Car Bedos-le-fils (qui pense avoir de l'esprit) ne procède pas autrement et nous verrons si un collectif noir arrive à obtenir justice de propos insultants, là où un président blanc en exercice n'y parvient pas.



Le collectif vise donc trois expressions de ses écrits "au plutonium" (sic): dans la chronique intitulée "Indolence insulaire", il dénonce les expressions "enculé de nègre" et "indolence insulaire". Dans celle titrée "Un voyage en Chirac", il vise l'expression "autochtones oisifs". 

"Les termes méprisants contenus dans ces chroniques constituent, pour les originaires des Antilles, une grave atteinte à leur honneur", ont estimé les avocats du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Me Eddy Arneton et Jules Ramaël

Ces expressions employées par l'humoriste ne peuvent être justifiées par l'humour car "l'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale", note dans sa plainte le Collectif qui estime en outre que "les stéréotypes et amalgames utilisés par le chroniqueur sont légion"

Jules Ramaël explique que l'humour déployé dans ces deux chroniques est "néfaste pour la communauté antillaise puisqu'il contribue à vulgariser et à banaliser des propos racistes".


La plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Paris auprès du doyen des juges d'instruction. Il reviendra au tribunal de trancher le débat sur le caractère ou non d'injure raciale des expressions employées.

lundi 5 septembre 2011

Pourquoi J.V Placé aurait-il honte d'être Coréen d'origine ?

Jean-Vincent Placé veut porter plainte contre Alain Marleix

Fièrement qualifié de "Coréen national" par l'ancien secrétaire d'Etat UMP, le responsable écologiste veut le poursuivre pour "injure à caractère racial".


Le 'Vert émeraude Coréen' renie ses origines
Il faut vraiment être Europe Ecologie-les Verts, comme J.-V. Placé, pour se sentir victime d' "injure à caractère raciste" au rappel de ses origines évoquées par l'ancien secrétaire d'Etat UMP Marleix qui l'a désigné comme le "Coréen national" du groupe altermondialiste. Ne faut-il pas parfois fournir des éléments d'identification pour aider un second couteau inconnu du grand public à sortir de l'anonymat ?
Aigri par son rang subalterne, il a annoncé samedi sur Public Sénat qu'il allait déposer plainte ce lundi contre l'Auvergnat Alain Marleix.

Les producteurs de volaille vont-ils porter plainte ?
Alain Marleix avait évoqué les divisions à gauche, notamment "dans l'Essonne, où notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes". " Je vais déposer cet après-midi plainte auprès du procureur de la République de Paris pour injure à caractère raciste", a déclaré le responsable d'Europe Ecologie-Les Verts sur France-Inter.
Placé ne se plaint pas de se faire voler dans les plumes...
Notre "national" aurait-il une connaissance limitée de sa langue après 36 ans ?
Se prend-il pour le coq du groupement politique radical qu'il ne s'offusque point d'être affublé de plumes ? Aujourd'hui âgé de 43 ans, il est né en mars 1968 à Séoul, aété adopté en 1975 par une famille normande à l'âge de 7 ans et naturalisé deux ans plus tard, il y a 34 ans, en fait...

Bien que national
Placé chercherait des vers dans le sol auvergnat qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Reconnu "national", c'est d'être Coréen qui le choque ! "Qu'est-ce qu'il faut faire pour être français ?", s'est interrogé Placé. "JE suis français depuis 36 ans, JE suis vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France, JE suis même chevalier de l'ordre du mérite, tête de liste pour les sénatoriales dans l'Essonne..." Visiblement, son problème d'ego le tourmente.

Placé a dénaturé les propos et les intentions d'Alain Marleix
Il récupère des propos anodins en langue française pour stigmatiser un "ancien ministre"
, élégamment identifié: "ce député, ce patron des élections de l'UMP", et qualifie ses propos de "stigmatisants, condescendants, idiots, vulgaires, imbéciles" ! Auquel cas, il n'y aurait pas de quoi en faire toute une fourme d'Ambert ou un Bleu d'Auvergne !
"C'est scandaleux politiquement et très blessant personnellement", a-t-il encore dit, ajoutant avoir reçu des messages de solidarité, notamment de François Hollande et Martine Aubry et de binationaux, tel Daniel Cohn-Bendit, mais Eva Joly ne s'est pas encore manifestée !


Les élus fiers de leurs origines

Interrogé par Rue89, J.-V. Placé ne dissimule pas ses motivations profondes
Sa recherche d'instrumentalisation politicienne y est éclatante.
"C'est un scandale absolu, et je suis rarement scandalisé. Aujourd'hui il s'agit de moi, mais demain il dira de Manuel Valls 'notre Espagnol national' ou de Rachida Dati 'notre Marocaine nationale', ou encore de Rama Yade 'notre Sénégalaise nationale'. (...) Le fait d'être Coréen n'est bien sûr pas une infamie. Mais tout simplement, je suis français depuis 34 ans et uniquement français".

L'obsession de la diversité !
S'égarant dans les méandres de la diversité
, Placé souligne sottement la différence dont il se défend et se réclame à la fois !

Et c'est qui, notre Jojo national ?

Quant à notre 'Béarnais national', il n'a pas ce problème: avec Didier Borotra, sénateur-maire Union centriste de Biarritz ou Jean Lassalle, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou a l'âme béarnaise et en est fier. Il a publié une biographie du roi Henri IV, un héros béarnais comme il les aime.

" Notre Zizou national touche en effet 3 millions d’euros par an", révélait Sport. Zidane compte-il déposer une plainte pour "injure à caractère racial" contre le quotidien catalan ?

"Notre Algérien national" pourrait assurément être Alain Mimoun (1921). Le vainqueur du marathon des J.O. d'été de 1956 à Melbourne n'est pas en campagne et ne porerait pas plainte, lui qui a érigé un véritable musée en l'honneur de l'Histoire de France dans son pavillon de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). On y trouve des références au chevalier Bayard, au général de Gaulle, à Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus et aux papes Jean XXIII et Jean-Paul II.
Autres temps, autres moeurs...
Et autre mentalité !




samedi 27 août 2011

Immigration: la réalité de l'échec scolaire dépasse Guéant


Les deux tiers des élèves en échec scolaire sont issus de l'immigration


"Issu de l'immigration" veut aussi dire "clandestin"

Le ministre de l’Intérieur avait mis en garde: les deux tiers des élèves en échec scolaire sont issus de l’immigration et une part non négligeable est en situation irrégulière. Mais Claude Guéant a été bien modéré dans son domaine ministériel, car un rapport du Haut Conseil à l’Intégration montre combien la réalité est plus dure que des propos de ministre.

Et les syndicats d’enseignants, de la fédération dominante de parents d’élèves et des associations anti-racistes ont poussé les hauts-cris: « stigmatisation des immigrés », « propos dignes du Front National », « chiffres inventés » !
Le ministère de Claude Guéant a tenté d'ouvrir les yeux des démagogues en produisant les chiffres du Haut Conseil à l’Intégration que la gauche ne saurait croire. Le rapport est à la disposition de tout un chacun, mais certains préfèreront se voiler la face, à défaut de se couvrir de cendre. A celle des journalistes qui auraient pu le citer, à celle des associations indignées, à moi, à vous. Un clic sur HCI suffit.

Les révélations du rapport du HCI

Elles ne se trouvent ni dans Le Monde de l'Education, ni dans Libération ou Mediapart.

Il est d'ailleurs tellement préoccupant que la déclaration de Claude Guéant aurait pu passer pour laxiste.

Le terrain
Dans certaines villes comme Clichy-sous-Bois, Aubervilliers ou La Courneuve, plus des trois quarts de la jeunesse est d’origine étrangère et il n’est pas rare d’avoir des classes primaires et des collèges « entièrement composées d’élèves d’origine étrangère partageant la même confession ».
Et comme si le milieu n'était pas déjà suffisamment ingrat, le rapport confirme que « la montée du fondamentalisme et du communautarisme ouvre la porte à des contestations de cours de plus en plus nombreuses. » Pour développer leur influence, les islamistes ont en effet intérêt à maintenir le plus grand nombre dans l'hébêtude et l'analphabétisme.

Professeurs contestés
Dans certains quartiers, certaines classes se déclarent « 100 % musulmanes ».
Dans de nombreux cas, les enseignants d’Histoire ont du mal à aborder le fait religieux, la Shoah, le Proche-Orient. Des élèves dénient à un professeur européen le droit de traiter de l'islam introduit dans le programme pour leur complaire.
Mêmes difficultés pour les enseignants de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) : valorisant l'Homme et glorifiant les sciences, « l’évolutionnisme est remis en cause au profit d’une action divine ou créationniste » et les laïcs en sont pour leurs frais.
Bien que le HCI ne soit pas, jusqu'à plus ample informé, une officine de la place Beauvau, le rapport est explicite: le Haut Conseil à l'Intégration ne subit de pressions ni du Front national, ni des Identitaires ou de Riposte Laïque souvent stigmatisés pour leur radicalisme. Parmi ses membres actuels, des noms émergent qui ne sont pas étiquettés à l'extrême droite: Malika Sorel, Yazid Chir, Mohand Hamoumou, Nacer Meddah, Abdel Wahab Meddeb…

Le choc des civilisations

Réalité 'politiquement incorrecte'. Mot tabou !
Dû à Samuel Huntington, la réalité est antérieure aux attentats du World Trade Center. Or, les faits lui ontdonné raison depuis. Mais les gendarmes de la pensée n'ont eu de cesse de protester : Le choc des civilisations ? Nul besoin d’aller le chercher dans les montagnes de l’Afghanistan, dans les zones tribales du Pakistan, dans la charia, dans la burqa, près des églises coptes qui brûlent, dans les exécutions de chrétiens, dans les fatwa, dans les lapidations… Il est parmi nous: dans nos rues, nos quartiers et nos écoles passées à la loupe du Haut Conseil à l’Intégration.

L'échec scolaire n'est pas une fatalité
Même en milieu défavorable, aucune fatalité génétique, raciale ou religieuse ne pèse sur les gosses issus de l’immigration. Mais, s'ils ne sont pas redevables à notre société autant qu'on veut bien le dire à gauche pour nier l'échec d'une politique de luttes et de refus, le déni de l'ascenseur social et le repli identitaire et religieux peut être lourd de conséquence. Des enfants sont élevés dans cet esprit communautaire du rejet de l'Européen. Ali ou Fathia peut bien être appliqué, surdoué ou simplement brillant, ses parents peuvent être analphabète, sa famille modeste peut les tirer vers le haut : « tu es Arabe alors tu dois travailler deux fois plus, deux fois mieux que les autres » leur serine-t-on, aussi bien pour décourager que pour exhorter. Dans nos campagnes, nos grands parents n'avaient pas fait autrement, génération après génération, et pareillement les petits Juifs venus de l’Est, les petits Portugais, les petits Espagnols… L'ambition des parents étaient d'amener leurs enfants à un statut social supérieur au leur et ils luttaient pour y parvenir: c'était la fierté d'une vie de labeur, une réussite sans grands apports extérieurs. Et la plupart ont gravi l'échelle sociale à force de volonté et de persévérance, avec les encouragements de l'Etat. Désormais, la gauche avide de pouvoir et impatiente entrave l'action de l'Etat associé aux familles pour assurer son retour aux affaires.

Le communautariste est bloqué de l'intérieur
Que peut-on lire sur le site 'Santé Magazine' ? "Je suis tunisien d origine, mes 2 parents. mon probleme c est que tout le monde me prend pour un blanc, meme quand j affirme le contraire."
Au mérite, une Fathia peut parfaitement sauter une classe et, aussi bien, un enfant privilégié redoubler. La moquerie est un possible inconvénient commun: les élèves, issus de la même cité qu’elle, la harcelèrent jour après jour. Elle fut régulièrement traitée d’ « Arabe blonde » : l’équivalent de « bounty », noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur, utilisé pour les « traitres » par certains enfants d’origine africaine. Comment, elle, une Arabe, pouvait-elle, osait-elle, être première ?

Fathia fit une dépression, sa mère alerta les profs. On ne fit rien, il ne fallait pas « stigmatiser »… Fathia a été retirée du collège (public). Elle est aujourd’hui dans un établissement catholique. Toujours première. Il y a une dizaine d’années parut un petit livre du sociologue Emmanuel Brenner, consacré à l'antisémitisme, au racisme et au sexisme en milieu scolaire (octobre 2002 aux éditions Mille et une nuits) et qui réunit des témoignages de professeurs de collège et de lycée,« Les Territoires perdus de la République ». Il disait déjà tout ce qu’on peut lire dans le rapport du HCI. Tout ce qui devait arriver à une Fathia. En dix ans la République a encore perdu beaucoup de ses territoires.


Le fatalisme social, développé par ceux qui y ont intérêt, gauche radicale et islamistes, est destructeur d'espoir et de réussite, mais pourvoyeur de vote contestataire et de violences urbaines.