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mardi 27 décembre 2011

Hollande autorisé à ignorer les frais engagés par le PS pour son candidat

Le coût des débats de la primaire PS exclus des frais de campagne de Hollande !

Les défavorisés paieront, comme les autres, pour le PS

L'UMP avait demandé un peu d'équité à la Commission nationale des comptes de campagne, estimant juste d'intégrer le coût des débats télévisés tenus pendant la primaire PS au budget de son candidat.

Cadeau de Noël de l'instance administrative aux socialistes !
Bénéficiaire d'une remise de dettes, le PS est-il un état bananier dans l'Etat ?

Le "pré-candidat" Hollande peut occulter les frais engagés par son parti avec France Télévisions
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est-elle indépendante ? En réponse à la demande de l'UMP, la CNCCFP a en effet estimé mardi -pendant la trêve des confiseurs- que les dépenses engagées lors des débats télévisés de la primaire PS n'auraient pas à être imputées au compte de la campagne de François Hollande.
" Sous réserve des observations éventuelles du Conseil constitutionnel, la commission considère (...) que de telles dépenses, qui n'ont pas été exposées directement au profit du candidat désigné in fine et en vue de son élection, n'ont pas à être rattachées à son compte de campagne", écrit le président de la commission, François Logerot (75 ans), au secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.

C'est officiel, le service public de télévisions fait des "ménages" pour le PS
"Les dépenses engagées lors de ces émissions se rapportent à des confrontations contradictoires entre plusieurs pré-candidats du même parti, en vue de la désignation de l'un d'entre eux", relève en effet François Logerot, depuis 7 années (2004), Premier président honoraire de la Cour des comptes.


Aucun crédit de temps d'antenne pour la majorité sur le service public ?

Le 9 décembre, Franck Riester, secrétaire national en charge de la communication de l'UMP, avait demandé à la CNCCFP si, dans le cadre de la primaire socialiste, "les dépenses engagées par les chaînes de télévision et de radio doivent ou non être intégrées dans le compte de campagne du candidat socialiste". Il avait aussi attiré l'attention de la Commission sur le partage inégal, selon lui, du temps de parole dans les médias entre le PS et l'UMP au troisième trimestre.
Dans son courrier, la commission rappelle aussi que "toutes les questions relatives à l'appréciation des temps de parole politique dans les media relèvent exclusivement du CSA", le Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Ces questions font régulièrement l'objet de chicaneries entre la droite et la gauche. Ainsi, depuis plusieurs années, le PS demande-t-il que le temps de parole du chef de l'Etat soit décompté, en partie, de celui de l'UMP.

Il y a fort à parier que l'autorité administrative "indépendante" jugerait que le "pré-candidat" Sarkozy est redevable de frais dits 'de campagne' depuis 2007 qu'il est président et effectue des déplacements en régions à la rencontre des Français et des problèmes !


Deux poids politiques, deux mesures partisanes

Le 30 novembre, le mandataire de la campagne de François Hollande, Daniel Vaillant, et le président de la commission de contrôle financier du PS, Pascal Terrasse, avaient aussi saisi la Commission sur les frais de déplacement du président Nicolas Sarkozy "qui relèvent d'actes de propagande", accusent-ils. La commission avait répondu qu'une partie du coût des déplacements du chef de l'Etat pourrait être intégrée à son compte de campagne s'il était "amené à exposer les éléments d'un programme de futur candidat" avant sa déclaration de candidature.

Ainsi Nicolas Sarkozy est-il accusé de s'en prendre à la gauche lorsque, fin novembre 2011, le Chef de l'Etat se déplace à l'usine Areva de Pierrelatte dans la Drôme, pour défendre l'emploi dans la filière nucléaire attaquée par la coalition PS-Europe Ecologie-les Verts.
Lien PaSiDupes :" Le PS tente de retenir le président Sarkozy prisonnier de l'Elysée "

Les dépenses socialistes seront-elles à la charge des contribuables ?

Le Conseil constitutionnel sera-t-il appelé à trancher ?
D'autant que Logerot admet par ailleurs des limites à sa compétence en matière de contrôle des dépenses de campagne électorale et de financement des partis politiques: "Nous n'avons pas de pouvoir d'investigation", admet-il. "Par définition, des remises d'argent en espèces ne se trouvent pas dans les comptes d'un parti ! "


Les comptes du PS sont-ils en règle ?
Selon des informations du Canard Enchaîné parues le 3 novembre 2010, la CNCCFP) aurait adressé une lettre au trésorier du PS, Régis Juanico, soulignant des irrégularités dans les comptes du parti socialiste, concernant "les versements entre formations politiques et les aides apportées à divers organismes", selon le président de la Commission. "Les 6.854.426 euros inscrits au titre des aides financières versées à d'autres organismes ne sont pas totalement détaillés dans l'annexe des comptes, celle-ci ne mentionnant que 6 219 195 euros", poursuit-il.

Le journal satirique ajoute que les associations de financement des fédérations locales de neuf départements n'auraient pas fourni leurs justificatifs de recettes.
Interrogé par le Canard, le trésorier du PS, Régis Juanico, évoque un simple "problème comptable" et assure que "c'est normal" et que le parti donnera "toutes les pièces justificatives".
Où en est-on, après une année ?

Mise en cause des chirurgiens qui ont placé les prothèses PIP

La Sécurité sociale ne va peut-être pas quand même payer pour les médecins !
10 avril 2010: des salariés en colère de la société PIP jettent des prothèses mammaires devant l’usine de la Seyne-sur-Mer


Un avocat va assigner les chirurgiens et la société qui certifiait leur qualité


Quatre porteuses d'implants mammaires de la société française PIP portent plainte au civil. Elles estiment que les chirurgiens et la société allemande Tüv, qui certifiait leur qualité, auraient manqué à leur devoir d'information. Le but est d'obtenir l'indemnisation que les victimes de prothèses défectueuses risquent de ne pas obtenir dans le volet pénal, Poly Implants Prothèses (PIP) ayant été déclaré en faillite en 2010, a dit Laurent Gaudon.

L'avocat se fonde sur un arrêt de la Cour d'Appel d'Aix de 2008 qui a déjà ciblé la responsabilité d'un chirurgien pour "manquement au devoir d'information" dans des faits qui remontent à 1996 mais concernaient déjà des prothèses PIP.
Outre les sociétés PIP et Tüv, Me Gaudon veut cibler les chirurgiens qui auraient continué à opérer des patientes avec des implants PIP malgré des ruptures en saisissant le tribunal de grande instance de Toulon dès la semaine prochaine.
Dans l'arrêt de la cour d'Aix, la patiente a subi quatre déchirures d'implants PIP et se serait vu réinsérer à chaque fois cette marque sans en avoir été informée, a-t-il dit.
"Le chirurgien est débiteur d'une obligation d'information, comme tous les médecins", a souligné Me Gaudon. "Il ne doit pas seulement vous informer sur l'opération elle-même - les risques de cicatrisation, les risques liés à l'anesthésie - mais sur les avantages, les inconvénients des prothèses qu'il va vous insérer et le choix qu'il y a entre les différents types de prothèses", a-t-il ajouté.
D'après l'arrêt, le chirurgien doit apporter la preuve écrite qu'il a bien informé sa patiente des risques de rupture ou de dégonflement des prothèses qu'il envisageait d'implanter.

Achat du silence des victimes ?

L'avocat de PIP, Me Yves Haddad, qui reconnaît que la majorité des implants de la société étaient fabriqués avec du gel non conforme depuis sa création en 1991, a lui aussi pointé du doigt la responsabilité des chirurgiens.
"Ce sont quand même les chirurgiens qui ont implanté ces prothèses mammaires dans le corps des femmes, ils devraient intervenir un peu plus pour dire quel est leur sentiment et quelle est leur position", a-t-il déclaré.

De son côté, Me Philippe Courtois, l'avocat de 1.300 autres plaignantes, demande que Jean-Claude Mas, le président fondateur de PIP, soit mis sous contrôle judiciaire pour éviter toute fuite avant son procès.

Les protagonistes de l'affaire devraient se retrouver avant fin 2012 au centre d'un procès pour "tromperie aggravée", mais aussi d'une instruction judiciaire ouverte pour "blessures et homicide involontaire".

Pour Philippe Courtois, PIP a tenté d'acheter le silence des femmes mécontentes, bien avant que le scandale n'éclate en 2010. "PIP a traité directement avec les femmes porteuses de ses prothèses en 2007-2008 et cela aussi bien en France qu'en Grande-Bretagne", affirme-t-il.
L'avocat de PIP a reconnu cette pratique, mais a expliqué qu'il s'agissait d'une décision contractuelle.

Les choses sont claires, selon Yves Haddad, puisque Jean-Claude Mas reconnaît avoir violé la législation. "Il y a un produit fabriqué par la société PIP qui n'a pas reçu formellement l'agrément et à ce titre il y a une infraction à la réglementation", a-t-il déclaré, expliquant que PIP avait un produit d'appel bon marché et un autre, de luxe.


Charge contre l'AFSSAPS

Me Haddad a amorcé une contre-attaque en s'interrogeant sur l'intervention, tardive selon lui, des autorités de contrôle.
Il souligne ainsi que l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) n'est intervenue qu'à la suite d'une dénonciation anonyme.
Pour Yves Haddad, la question que l'on pourrait poser à l'Afssaps, c'est de savoir si des contrôles avaient été réalisés avant cette dénonciation anonyme .
Si des produits étaient fabriqués avec du gel non conforme, l'Afssaps "n'avait pas le droit de l'ignorer. Si elle l'ignorait, c'est qu'elle est négligente", estime l'avocat.

Dès 2000, les autorités sanitaires américaines avaient adressé une mise en garde à PIP sur la qualité de ses implants fabriqués à l'aide de sérum physiologique.
L'Afssaps a déclaré mardi ne pas avoir trouvé trace d'un avertissement de son homologue américaine, ajoutant qu'elle n'avait pas à être obligatoirement mise au courant pour un problème qui n'était pas de type sanitaire à l'époque.

A terme, Me Gaudon espère la création par l'Etat d'un "fonds de garantie" qui prendrait en charge l'explantation et la réimplantation des prothèses PIP.
"On milite pour la création d'un fonds qui, sur le modèle de ce qui a été fait pour le Mediator, indemniserait les victimes et se substituerait à elles dans les poursuites contre PIP, les chirurgiens esthétiques", souligne-t-il.

Le gouvernement français a recommandé le retrait des implants à titre préventif, même si le lien entre les prothèses PIP et neuf cas de cancers suspects signalés sur son territoire, dont deux mortels, n'est pas démontré.
On estime à 60 millions d'euros le coût de l'opération d'explantation, qui sera prise en charge par la Sécurité sociale. La pose de nouveaux implants sera à la charge de la patiente, sauf pour les femmes ayant subi une chirurgie réparatrice après un cancer du sein.
Dans ce dernier cas, la Sécurité sociale devra faire face, et non pas les chirurgiens-plasticiens coupables présumés d'une faute professionnelle en ne conseillant pas efficacement leurs patientes.
Lien PaSiDupes: "Retrait des prothèses PIP: c'est aux médecins de payer "

lundi 26 décembre 2011

Aéroports: les agents de sûreté signent un accord de sortie de grève

Les prises d'otages syndicales nuisent aux travailleurs


Certains bossent pour partir en vacances; d'autres attendent les fêtes de Noël
pour faire grêve



Onze jours pour signer

Quatre syndicats d'agents de sûreté aéroportuaire ont signé lundi un accord de sortie de crise après onze jours de grève (depuis le 16 décembre), a-t-on appris de sources syndicales.
La ministre de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, a assuré qu'il n'était "pas question de laisser les Français pris en otage par ce conflit à l'occasion des vacances de Noël". "Si la situation ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée" à cette prise "otages" en pleine trêve des confiseurs.
Le mouvement, qui réclame de meilleures conditions de travail et une augmentation de salaire mensuel de 200 euros brut, a d’ores et déjà obtenu la promesse d’une prime annuelle de 500 euros.


La base est consultée après coup

Les fédérations FO, CFTC, CFDT et UNSA du secteur ont accepté les propositions négociées, la promesse d’une prime annuelle de 500 euros afin de sortir du conflit, ont indiqué des responsables syndicaux.
"Nous avons pris nos responsabilités, nous avons signé cet accord, suite à la demande de très nombreux salariés qui souhaitaient sortir du conflit", a déclaré Erik Biro, secrétaire général de l'Unsa-FMPS.
"Nous leur demandons maintenant de reprendre le travail. Grâce à cet accord nous avons fortement limité la casse, même s'il n'a pas atteint les objectifs par rapport à nos revendications initiales", a-t-il poursuivi.

"La grève a pris une tournure très difficile ces quatre derniers jours. Nous avions atteint une forme d'enlisement. Il fallait en sortir très vite. Beaucoup de salariés étaient très fatigués et à bout de nerfs", a-t-il gémi, sans considération aucune pour les files d'attente et les retards imposés à leurs concitoyens.

M. Biro a aussi déploré "l'atteinte à la grève" faite par le gouvernement en remplacement des grévistes par des forces de l'ordre, ce qui était "inédit" et pose des problèmes juridiques.
"Les négociations étaient bloquées, le patronat a rouvert une fenêtre de négociations, et après consultation de notre base, nous constatons que les propositions sont mieux que rien", a expliqué de son côté Thierry Fressart, de la fédération services CFDT.

Des négociations s'ouvriront au premier semestre 2012 pour fixer les modalités de l'augmentation de la prime proposée par le patronat, a-t-il précisé.


Les extrémistes refusent tout dialogue social

La CGT et SUD Prévention et Sécurité s'alignent, mais en faisant mine de consulter ses militants
De son côté, la CGT, non signataire, a fait savoir qu'elle allait "consulter ses bases".
Ils n'ont pas encore annoncé qu'ils ne seraient pas présents lors des négociations sur la prime...

Les politiques de la gauche extrême ont fait le déplacement

Au septième jour de leurs blocages, les agents de sûreté grévistes ont reçu jeudi le soutien de Marie-George Buffet (PCF, à droite sur la photo) et des trotskistes Olivier Besancenot (NPA) et la névrosée Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière, LO, à gauche).

"Je ne suis candidat à rien, je suis venu les soutenir", a expliqué l'ancien candidat à la présidentielle, Olivier Besancenot du Nouveau Parti anticapitaliste. "Le droit de grève est en danger, j'espère que toute la gauche le comprend", a-t-il ajouté, en allusion à François Hollande, le représentant de la "gauche molle".

VOIR et ENTENDRE Jean-Luc Mélenchon ( Front de gauche) à Roissy.

Les syndicats révolutionnaires montrent leurs muscles mous
Ils considèrent que l'encadrement du droit de grève et la substitution de forces de l'ordre aux grévistes signe l'extinction de ce droit, mais les usagers voient avec satisfaction la fin de l'anarchie dans les services de transports.

Leur mauvaise foi les amène à des vérités partielles
: si la législation actuelle prévoit déjà que les salariés des entreprises privées ayant une mission de service public doivent déposer un préavis de grève au moins cinq jours avant le début prévu des débrayages, ce qui a été fait dans le cas présent, ils ne disent pas qu'ils n'avaient pas jusqu'ici l'obligation de se déclarer ou non grévistes pour permettre aux autorités de s'organiser au service des usagers. Une proposition de loi sera déposée en sorte d'établir l'égalité entre grévistes des services de transports et d'assurer un service minimum dans le secteur aéroportuaire.

Se fondant sur la loi du 21 août 2007 relative au service minimum dans les transports terrestres, le gouvernement va soutenir le 24 janvier 2012 une proposition de loi UMP visant à l’instauration d’un système similaire pour tous (dépôt de préavis de grève auprès de la direction et déclaration d'intention individuelle) dans les transports aériens.
Le ministre en charge des Transports, Thierry Mariani, a fait valoir que "ce texte permettrait d'organiser le trafic aérien, d'informer en avance les passagers et ainsi d'éviter les engorgements (...), en conciliant de façon équilibrée, le principe constitutionnel du droit de grève, l'objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l'ordre public ainsi que le principe de la continuité du service dans les aéroports".


Aux bloqueurs nostalgiques des prises d'otages, le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a répondu en fondant "sa décision sur le fait que le remplacement d'agents grévistes par des fonctionnaires de l'Etat, dont les missions sont d'assurer la sécurité des biens et des personnes, ne constitue pas une atteinte au droit de grève dans la mesure où aucune réquisition [de personnels grévistes] n'est demandée".

Les terroristes turcs menacent tous les députés français

La Turquie "modérée" postule pour l'UE mais exerce des menaces physiques


Manifestation "spontanée" de Turcs
devant l'ambassade de France à Ankara,
le 21 décembre 2011



La Turquie n'a pas changé: l'islam est sa priorité


Le message de militants pro-turc renvoie à un véritable terrorisme d'Etat
"Vous, la diaspora arménienne, êtes de tels lâches que vous n'avez pas le cran d'ouvrir les archives arméniennes et de faire face à la vérité. La vérité " est qu'on ne peut pas parler de "génocide arménien».
Indignée par les " menaces de viol, de mort, de destruction, injures et insultes " qu'elle, sa famille et ses parents reçoivent, l'élue républicaine Valérie Boyer, à l'origine de la proposition de loi sanctionnant la négation de génocide, dont celui des Arméniens, a déclaré son intention de porter plainte. Alors que des élus de tous les partis, de gauche comme de droite, ont votée contre le déni de génocide, dont celui des Arméniens en 1915, la députée estime qu'il " n'est pas possible de se laisser insulter en tant que personne mais aussi par rapport à ses fonctions" [de parlementaire].


La colère de la Turquie

L'"impétrant" turc a exercé des réprésailles
Suite à l'adoption jeudi par l'Assemblée nationale de cette proposition pénalisant la contestation de tout génocide, la Turquie a décidé le gel de sa coopération militaire avec la France et le rappel de son ambassadeur à Paris.
Demandeur de l'admission de son pays islamiste dans l'Union Européénne, Erdogan, le premier ministre "modéré", n'a d'ailleurs pas condamné les actes criminels visant l'élue porteuse de la proposition.
Lien PaSiDupes

Hier, dimanche de Noël, le vice-Premier ministre turc, Ali Babaca a en revanche accusé le président Nicolas Sarkozy d'avoir manqué à sa promesse selon laquelle le Parlement français ne voterait pas une loi sanctionnant la négation du génocide arménien.


Le retour des hackers de "Charlie Hebdo"

Le message inscrit sur le site de Valérie Boyer est signé par le groupe "GrayHatz"

Ce groupe de hackers pourrait être étroitement lié à celui des hackers turcs "Akincilar", auteurs de l'attaque du site de Charlie Hebdo au mois de novembre. Le groupe "Akincilar" avait alors déclaré vouloir lutter contre "les publications qui attaquent nos croyances et nos valeurs morales, qui proposent des contenus pornographiques et sataniste", ainsi que les "publications adversaires à la Turquie".

On attend le "retour de ces soutiens", en solidarité avec l'élue UMP...
En les attendant, Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP, a fait part de son indignation suite aux menaces intolérables de violences dont Valérie Boyer, député des Bouches-du-Rhône, ainsi que plusieurs de ses proches ont été victimes.



Deux milliers de manifestants d'origine turque
devant l'Assemblée nationale, le jeudi 22 décembre 2011
combien de Français,
ou de demandeurs du droit de vote et d'éligibilité ?




"Tous les sites web des députés français" menacés

"Les Turcs pratiquent la diplomatie de la menace. C'est une ingérence qui ne peut que renforcer la détermination des députés "
, souligne la députée des Bouches-du-Rhône. Après le vote de la loi du 29 janvier 2001 sur la reconnaissance par la France du génocide arménien de 1915, aucun texte n'a pu être mené à son terme dans les deux assemblées. La gauche, comme les élus du Nouveau Centre, devraient pourtant voter pour la proposition Boyer: on ne peut imaginer qu'ils se laissent dicter ce qu'ils doivent faire par l'étranger.

Le groupe de hackers turcs Akincilar serait entré en contact avec le Nouvel Observateur, peu après le piratage du site de Valérie Boyer. Il aurait transmis un message à cet hebdomadaire politique de gauche: "Nous allons pirater tous les sites web des députés français. Nous nous expliquerons [nos motivations] après avoir fini de protester sur les autres sites web", ont mis en garde ces démocrates.

Des Turcs anti-républicains tentent d'intimider une députée française

Le site web de Valérie Boyer piraté

Sanctionnée pour son projet reconnaissant le génocide d'arméniens

Des menaces de mort
Des militants pro-Turcs ont adressé des menaces de mort contre la députée UMP des Bouches-du-Rhône et sa famille, au motif que l'élue UMP a défendu le texte pénalisant la négation du génocide arménien.

Le site internet de la députée a été piraté dimanche
Des militants pro-Turquie s'en sont pris à son moyen de communication, trois jours après le vote à l'Assemblée nationale, par les députés UMP, Nouveau Centre, PS
et PCF
.

Devoir de mémoire: déni de la Turquie "modérée"
Ankara a exprimé son indignation du vote, mais n'a pas condamné les actes criminels qu'il a suscité parmi ses ressortissants en France.
Candidate à l'entrée dans l'Union européenne, la Turquie, pour laquelle les massacres d'Arméniens de 1915 ne relèvent pas d'un génocide, a jugé inacceptable le texte adopté jeudi par les députés et a rappelé son ambassadeur à Paris. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé la France d'avoir commis un génocide en Algérie dans les années 1940-1950. Le président français Nicolas Sarkozy a invité les autorités turques à "respecter" les convictions de la France.


Amalgame pro-arabe
Sur internet, le site renvoyait automatiquement vers un écran noir affichant le drapeau de la Turquie et un message non signé en deux langues, en turc et en anglais, s'en prenant au gouvernement français et à la communauté arménienne de France, dans des langues étrangères.

Parti-pris politique
" Vous êtes un pays à ce point respectueux de la liberté d'opinion que vous mettez en prison toute personne qui dit la vérité en disant qu'il n'y pas de génocide arménien ", peut-on encore lire sur la page d'accueil du site.

Stigmatisation des élus
" Votre parlement devrait avant tout parler du génocide, qui est un crime contre l'humanité, que vous avez commis en Algérie. "(...)
" Il n'est pas possible de se laisser insulter en tant que personne mais aussi par rapport à ses fonctions [de parlementaire], donc je me dois de déposer plaine, ce que je ferai", a ajouté Mme Boyer.

Insultes partisanes contre tous les Français
Les détenteurs de LA vérité s'en prennent à tout le monde.
" Vous, les Français, êtes tellement pitoyables et pathétiques que vous méprisez la vérité pour (obtenir) des voix ", écrivent les activistes en turc et en anglais, en référence aux élections législatives et présidentielle françaises de 2012. Ankara a accusé le président français Nicolas Sarkozy, vraisemblable candidat à sa succession, de visées "électoralistes" dans cette affaire.

" Vous, la diaspora arménienne, êtes tellement lâches que vous n'avez pas le cran d'ouvrir les archives arméniennes et de faire face à la vérité.
"
Côté lâcheté, les activistes turcs ont adressé des menaces contre ses parents et ses enfants, a précisé la députée dans un entretien téléphonique diffusé par BFMTV.
Capture d'écran du site de Valérie Boyer

Réactions des démocrates

Valérie Boyer a également fait part de son intention de porter plainte
" Je me dois de déposer une plainte, ce que je ferai. Cette façon de procéder ne peut que nous conforter à la fois dans nos convictions et dans notre résolution. C'est quand même totalement paradoxal d'être l'auteur et le rapporteur d'un texte qui parle de droits de l'homme, de dignité humaine, de reconnaissance et de protection des plus faibles, et légiférer sous la menace, se faire menacer par un État étranger et ensuite subir des menaces personnelles, extrêmement graves " a-t-elle souligné, estimant : " Des menaces de mort, des menaces de viol, des menaces de destruction, des injures et des insultes, je trouve ça très choquant. "

VOIR et ENTENDRE la députée menacée de mort par les activistes turcs:

On attend les réactions des acteurs politiques...
Lien PaSiDupes: "Révisionnisme vs négationnisme: les lois mémorielles, y faut voir..."

Une ingérence politique intolérable
Le texte doit désormais être inscrit à l'ordre du jour du Sénat.
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a jugé peu probable que le texte soit adopté définitivement par le Parlement d'ici à la fin de la législature en 2012.

dimanche 25 décembre 2011

Nigéria: pour Noël, des islamistes tuent des Chrétiens

Des islamistes "modérés" revendiquent quatre attentats

Les attaques perpétrées dimanche par le groupe Boko Haram ont fait 40 morts

Elles visaient notamment des églises pendant les célébrations chrétiennes de la Nativité. La fête de Noël a été endeuillée dimanche au Nigeria par une série d'attentats, dans un pays en proie à des violences religieuses récurrentes.
L'attentat le plus meurtrier, contre une église catholique de Madalla, près
d'Abuja, a fait au moins 35 morts à la fin de la messe de Noël. L'attentat a provoqué des scènes de chaos et endommagé l'église Sainte-Theresa. Des jeunes en colère ont allumé des feux et menacé d'attaquer un commissariat de police des environs. Les policiers ont tiré en l'air pour les disperser et fermé un grand axe routier.

Un peu plus tard, un second attentat a visé une église évangélique de Jos.
"Une bombe a explosé à l'église Mountain of fire. Un policier qui surveillait l'église a été tué et trois véhicules ont brûlé", a déclaré un porte-parole du gouverneur de l'Etat du Plateau, dont Jos est la capitale. Jos, située à la rencontre du nord majoritairement musulman et du sud à dominante chrétienne du Nigeria, est régulièrement le théâtre de violences à caractère ethnique, religieux et économique. Des tracts menaçant d'attentats des églises et d'autres lieux y avaient été découverts mi-décembre. Ils énuméraient 21 cibles et leur auteur, qui affirmait parler au nom des "populations musulmanes de l'Etat du Plateau", dont Jos est la capitale, menaçait d' «attentats avant le 26 décembre». Ce drame est le fruit d'une "haine aveugle et absurde", a réagi le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

Une "guerre interne"

"Ces actes de violence contre des citoyens innocents
sont un affront injustifié à notre sécurité et à notre liberté collectives" et "les Nigérians doivent unanimement les condamner", a réagi dimanche le président nigérian Goodluck Jonathan. "C'est comme si une guerre interne avait été lancée contre le pays. Nous devons vraiment être à la hauteur et faire face", a déclaré le ministre chargé de la police, Caleb Olubolade. A Washington, la Maison Blanche a condamné "la violence gratuite et les morts tragiques le jour de Noël". L'Allemagne, la France, l'Italie et la Grande-Bretagne ont également dénoncé ces attaques ainsi qu'Israël qui va fournir une aide médicale aux blessés.

Trois agents des services de renseignement et un kamikaze sont également morts dans un attentat à Damaturu, dans le nord-est du Nigeria. Le kamikaze en voiture aurait suivi un convoi de la police nigériane qui pénétrait dans l'enceinte des bureaux de cette agence. "Le kamikaze a tenté de s'imposer dans le convoi mais en a été empêché par des gardes vigilants, selon le communiqué des services de renseignement. Mais, l'impact avec la porte a résulté en une explosion".

Une autre explosion a eu lieu sur un rond-point de Damaturu dimanche 25 décembre et il n'y avait pas dans l'immédiat d'informations sur d'éventuelles victimes. Samedi soir, un attentat a visé une église à Gadaka, sans faire de blessé selon un témoin.

Des islamistes revendiquent leurs crimes

Les deux villes sont situées dans l'Etat de Yobe, déjà secoué en fin de semaine par une vague d'attaques revendiquée par la secte islamiste nigériane Boko Haram. Cette secte a revendiqué l'attentat près d'Abuja et laissé entendre qu'elle était responsable de la totalité des attaques. "Nous sommes responsables de toutes les attaques de ces derniers jours, y compris celle à la bombe contre l'église de Madalla. (...) Nous continuerons de lancer de telles attaques dans les prochains jours", a déclaré un homme affirmant parler au nom du groupe.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique où musulmans et chrétiens représentent chacun environ la moitié de la population, est régulièrement secoué par des attaques et des attentats souvent attribués à la secte Boko Haram.
Ce groupe islamiste lutte pour l'introduction -fusse par la violence- de la charia à l’ensemble du Nigeria, un pays à la population pourtant également partagée entre musulmans, vivant principalement dans le Nord, et chrétiens, majoritaires dans le Sud.
L'an dernier, ces extrémistes religieux s'étaient déjà attribué la responsabilité d'une série d'attentats à la bombe et d'attaques qui avaient fait au moins 80 morts à la veille de Noël.

Boko Haram - dont le nom signifie que "l’éducation occidentale est un péché", en langue haoussa - serait responsable de la mort de plus de 250 personnes depuis juillet 2010, selon des organisations de défense des droits de l'homme. Fondée en 2002 à Maiduguri, dans l’État de Borno (nord-est du pays) par le prédicateur Mohammed Yusuf (ci-contre, 1970-2009), la secte islamiste s’est fixée pour objectif de combattre le pouvoir en place jusqu’à l’instauration de la loi islamique, la charia.

La secte signe son premier coup d’éclat en juillet 2009, lorsqu’elle mène une révolte dans plusieurs États du nord du pays. Un mouvement insurrectionnel réprimé par les forces de sécurité nigérianes. Mohammed Yusuf sera capturé puis tué en marge des combats. Huit cents personnes périront de chaque côté.
En mars 2010, plus d'une centaine de villageois chrétiens avaient été massacrés par des éleveurs musulmans dans différentes attaques.

Le groupe se réorganise ensuite autour d’Abubakar Shekau, un ancien lieutenant autoproclamé chef du groupe dans une vidéo mise en ligne en juillet 2010.

En juin 2011, il y mène un attentat-suicide contre le quartier général de la police, puis en août, un kamikaze parvient à s’introduire et faire exploser le siège des Nations unies.
Certains de ses combattants seraient passés par des camps d’entraînement des Shebab de Somalie et des observateurs craignent en outre que Boko Haram ait développé des liens avec la branche maghrébine d'al-Qaida."Boko Haram et Aqmi ont à peu près les même finalités et les mêmes pratiques, comme les attaques d’églises", souligne Philippe Hugon, directeur de recherche à l'IRIS, en charge de l'Afrique." Les liens entre ces deux organisations étaient très faibles au départ, mais depuis deux ans environ on peut penser qu’il y a davantage de ramifications, notamment sur le plan logistique" indique le chercheur.


Depuis la reprise des conflits interreligieux en 2001,
la violence a fait plusieurs milliers de morts.
Le Nigeria, qui porte le Golfe de Guinée, est le pays le plus peuplé d'Afrique avec 160 millions d'habitants.

Jack Lang, chambré par un ami de Gro Eva Joly

Le septuagénaire socialiste, victime d'une petite annonce altermondialiste


Photo d'art pour ce vestige de la Mitterrandie:
d'Jack Lang prend la pose, le 19 juin 2011:
cadrage de loin...




"Jeudi noir", un mardi ! Où va-t-on !
Le député PS a été la cible d'une plaisanterie sous la forme d'une petite annonce publiée dans Libération, le mardi 20 décembre. La recherche d'un logement était ainsi libellée: "URGENT - Jeune homme de 72 ans, toujours fringant, recherche activement une circonscription accueillante et tolérante".

Nono Montebourg pourrait-il être si drôle ?
Cette petite annonce, publiée dans la rubrique "messages personnels", a fait le tour du web. Les internautes ont identifié sans mal l'homme politique bien connu des Français : Jack Lang, stigmatisé au faciès. Le contact présent en fin d'annonce met fin aux doutes des moins perspicaces. Une adresse mail djack.lang@sfio.fr, références à la prononciation à l'anglaise du prénom de l'ancien ministre de la Culture et à l'ancien nom de l'ancêtre du Parti socialiste, dont Jack Lang est aujourd'hui député intermittent du Pas-de-Calais.
Mais le sournois ?

Un élu irrespectueux de droite ?
L'auteur du canular n'est donc pas le "gommeux" socialiste qu'on croit: trop méchant pour être drôle.
Non! Il ne pouvait s'agir que d'un avatar de la génération Mitterrand, trop jeune pour respecter les éléphants roses et trop peu en prise avec la vraie vie pour faire de la politique sérieusement. Plutôt qu'un anarchiste aggressif ou un révolutionnaire grave, ce ne pouvait être qu'un étudiant nanti que la vie n'a pas malmené. Et c'est bien un trentenaire insouciant, un potache demeuré qui ravit le microcosme branché avec ses blagues à deux balles.
Pour ceux et celles que Guillon obsèdent, rappelons qu'il a le poil gris et la langue bifide, comme le sabot de l'âne. Certes, le clown triste qui s'est colleté chez Ruquier avec Audrey Pulvar, la concubine, a le niveau requis et la Toile a pu hésiter.
Alors, un petit coup de pouce ?
Si on vous dit, ami Lecteur, qu'il se colle un nez rouge pour amuser les âmes simples, les humanistes exemplaires et les media torturés par la vertu, vous pensez peut-être à Mélenchon ou Bayrou et, qui sait, à la tartignolle sénile des après-midi de France Info ou à Mouchard-Joffrin, puisqu'il est capable de tout. Outre ces ringards-là, en vrac, vous avez tour à tour soupçonné la Ch'tite Aubry ou l'amère Royal (qui sont follement drôles, selon leurs entourages), Hollande (plein d'humour avant son régime et ses postures présidentielles), mais ils ne sont pas franchement du genre rigolard et donnent plutôt dans l'insulte. Alors, avouez que d'Jack Lang vous inspire Ruquier ou Lafesse !

Le bouffon nouveau est arrivé
Or, la candidate sexagénaire, qui est agacée par le septuagénaire socialiste passe-partout, au botox a préféré les p'tits jeunes. Alors, dans la petite section d'Europe Ecologie, la fée Carabosse altermondialiste a recruté des mignons et le sale gosse qui lui a fait chausser des lunettes rouges a maintenant trouvé bon de cibler, dans la catégorie de la cougar des Verts, le vieillard en col rose, cheveu frisotté et denture éclatante et sifflante.

Le parti des redresseurs de torts s'est trouvé le (vieux) bouc émissaire rêvé
Ce vieux beau n'est pas bio. Il a en effet refusé de se frotter au populo et, parce qu'il n'a pas daigné se soumettre au vote des militants de base à Boulogne-sur-Mer, il n'a pas été investi par son parti pour les prochains législatives. "Il fallait lui donner un petit coup de main", selon Julien Bayou, conseiller régional Europe Ecologie-Les Verts et auteur de "cette plaisanterie".
L'annonce a été déposée sur Internet et, venu de Jeudi noir et Génération précaire, ce membre de l'équipe de campagne d'Eva Joly a parlé d'un "délire" avec des "copains d'EELV et un ou deux du PS", anonymes !

Et Julien Bayou (ci-dessous-croix- en 2007) pense déjà à la prochaine, cette fois-ci dans Le Figaro. Objectif : "trouver un candidat à l'UMP", car "ils sont vraiment en retard dans leur primaire" pour la présidentielle, a ricané l'amuseur de la bi-nationale: de l'humour scandinave ?.
Lang rit vert

Le vieux barbon a mis une semaine pour réagir
Si le socialiste dit avoir trouvé la blague amusante, il ne s'est pas privé de vanner la bande à Gro Eva. Ce lundi sur RTL, il a démontré son sens de l'humour vache (ou chevalin?): "Il faut s'amuser de ce type de plaisanterie", a-t-il henni dans les micros. " surtout de la part d'un parti, le parti écologiste, qui s'est fait attribuer des circonscriptions depuis le sommet", a-t-il rué, assurant que "dans mon cas, ma circonscription sera attribuée par la base", sans doute comme à La Rochelle. "Ca m'a beaucoup amusé et c'est paradoxal de la part de cette organisation écologiste qui ne craint de conclure des accords d'appareil qui propulsent des candidats dans des circonscriptions auxquelles ils sont étrangers", a-t-il lâché au sol, aux bons soins des motocrottes de Delanoë.


Il informera son bon peuple "en janvier"
Le député sorti du Pas-de-Calais a dit lundi: "Je serai candidat aux législatives l'année prochaine et je ferai connaître en janvier la circonscription où je me présenterai", a-t-il déclaré sur RTL.

Encore une "annus horribilis" en perspective...
Les possibles circonscriptions du parachutage ne remercient pas d'Jack. Quelle est "la base" au fond du trou qui pourrait vouloir de lui et le désignr comme candidat aux législatives ?
Selon lui, il serait même très demandé
"J'ai été sollicité par trois départements [ah, tout de même !] et je ferai le choix qui me paraît le meilleur (selon son bon vouloir !], en harmonie avec les militants et les élus", a-t-il ajouté, sans citer les trois terrains d'atterrissage qui ne s'en sont d'ailleurs pas vanté non plus. C'est aussi ça, le secret des sources ?

A main levée, les syndicats votent la poursuite des bloquages d'aéroports

Les agents de sûreté votent la reconduite de la grève à Roissy

Les agents de sûreté aéroportuaire, en grève depuis le 16 décembre, ont décidé de reconduire le mouvement de grève, lors d'une assemblée générale à Roissy-Charles-de-Gaulle.

Les bloqueurs présents à l'assemblée ont voté à main levée en faveur de la poursuite de la grève, afin d'obtenir une revalorisation salariale. En effet, les agents réclament une hausse de leur salaire mensuel de 200 euros (+ 20%), qui -à ce niveau bas de qualification- se situe pour l'instant entre 1 100 et 1 600 euros.

Le mouvement n'aura cependant pas de grandes conséquences sur le trafic, puisque le gouvernement a décidé de faire appel aux forces de l'ordre pour remplacer les grévistes à l'aéroport et donner aux passagers le "bien-être" promis d'une main par la Ch'tite Brochen-Aubry, mais refusé de l'autre par la CFDT.


Le vote de l'AG est la réponse syndicale à l'offre d'une prime annuelle, proposée par le patronat
Elle a fait naître des dissensions entre les syndicats, notamment entre l'UNSA qui envisage de signer un accord et la CGT, qui s'y oppose, après avoir réclamé le dialogue social et une augmentation.

Le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (SESA, patronat) propose de porter à un mois de salaire le montant de leur prime annuelle (1000 euros), sous certaines conditions.

De source concordante, le protocole d'accord est encore valide.
Et selon Patrick Thouverez, président du SESA, plusieurs syndicats "sont en train d'expliquer à leurs adhérents l'intérêt de cet accord afin d'obtenir l'adhésion de leurs délégués", ce qu'a confirmé une source syndicale.

Le mouvement d'agents de sûreté n'entraîne "pas de répercussion particulière" sur le trafic et la situation était "normale" lundi à Roissy où sont attendus 75.000 passagers, a indiqué un porte-parole d'Aéroports de Paris (ADP).

Joyeux Noël à tous, dans la paix du Christ !

samedi 24 décembre 2011

Egypte: les islamistes confirment leur domination en écrasant la 2e phase de vote

Pas de souci: ce sont des "modérés" !

Les principaux partis islamistes ont confirmé leur domination

Ils ont remporté plus de 65% des voix lors de la deuxième phase des élections législatives organisée entre le 14 et le 22 décembre, a annoncé samedi la commission électorale.

Le Parti liberté et justice (PLJ), issu des Frères musulmans, a remporté 36,5% des voix et les salafistes d'Al-Nour 28,7% lors du scrutin organisé dans un tiers des 27 gouvernorats du pays, notamment Suez (nord-est), Assouan (sud) et Guizeh (qui englobe une grande partie de l'ouest du Caire).

Lors de la première phase du vote fin novembre/début décembre, qui avait concerné notamment Le Caire, Alexandrie (nord) ou Louxor (sud), le PLJ avait déjà raflé 36% des voix, tandis qu'Al-Nour avait réalisé une percée surprise avec 24%.

Pour les 60 sièges attribués au scrutin uninominal à deux tours lors de cette deuxième phase, la commission a annoncé samedi les vainqueurs sans préciser leur affiliation. Selon le quotidien d'Etat Al-Ahram, le PLJ a remporté 40 de ces sièges et Al-Nour 13.
Lien PaSiDupes: "Le calvaire des chrétiens du monde persécutés"

Les libéraux sont à nouveau les grands perdants de ce scrutin

Le parti Al-Wafd, le plus ancien du pays, doit se contenter de 9,6% des voix, et le Bloc égyptien, la principale coalition libérale, de 7%.

VOIR et ENTENDRE Frédéric Encel, maître de conférences à Sciences Po, mettre en garde contre une prise de pouvoir par des proches des Frères musulmans si les manifestations aboutissent à la chute du président égyptien. (LCI, janvier 2011):

La troisième phase du scrutin pour élire les députés, dans le dernier tiers des gouvernorats, doit débuter le 3 janvier. Une fois l'assemblée élue, un nouveau cycle de trois phases similaires étalées jusqu'en mars permettra de désigner les membres de la Choura (chambre haute consultative).
Avec près des deux-tiers des voix lors des deux premières phases, les islamistes semblent assurés de dominer l'assemblée, qui doit se réunir pour la première fois le 23 janvier.
Le PLJ a donc estimé qu'il aurait le droit de former le prochain gouvernement, mais l'armée, qui détient le pouvoir depuis la chute de Hosni Moubarak en février, et le Premier ministre qu'elle a désigné ont déjà annoncé que le Parlement n'aurait pas le pouvoir de nommer les ministres.

8 millions de coptes d'Egypte
marginalisés, terrorisés et persécutés
(lien PaSiDupes)


Cuba: Castro libère 3000 de ses prisonniers et il en reste encore !

Amnistie de Noël

Une amnistie sans précédent

Le président cubain Raul Castro a annoncé vendredi la libération de près de 3.000 prisonniers, dont 86 étrangers.
L'amnistie, effective "dans les prochains jours", concerne "plus de 2.900 condamnés" et "86 étrangers de 25 pays, dont 13 femmes, condamnés pour des délits commis à Cuba", a affirmé le chef de l'Etat.

La mesure ne concernera toutefois pas l'Américain Alan Gross, dont la condamnation en mars à quinze ans de prison constitue un obstacle majeur à l'amélioration des relations entre les Etats-Unis et Cuba.

Des opposants politiques sont morts dans les prisons cubaines, parmi lesquels ou Virgilio Piñera ou le plus célèbre d'entre eux, le poète catholique Pedro Luis Boitel.

Le frère du dictateur communiste cubain Fidel Castro (ci-contre: ce révolutionnaire, icône de nombreux pays dits du tiers-monde, mais aussi de Danielle Mitterrand, Jack Lang, Jean-Luc Mélenchon...) , est en outre amateur de Rolex, cf. libellé 'montres') a également réaffirmé sa volonté de promouvoir "lentement" une réforme de la loi migratoire allégeant les restrictions de voyage imposées aux Cubains depuis un demi-siècle.

S'exprimant en clôture de la seconde session annuelle de l'assemblée nationale, le président Castro a également abordé avec prudence la politique migratoire de Cuba, dont la réforme est très attendue par la population après les libéralisations des marchés des véhicules et des logements cet automne. Cette réforme se fera "sans pression", a souligné le président cubain.
" Nombreux sont ceux qui considèrent urgente l'application d'une nouvelle politique migratoire, en oubliant les circonstances exceptionnelles que vit Cuba, sous le siège que nous impose la politique d'ingérence et de subversion du gouvernement des Etats-Unis", a-t-il polémiqué. "Je réaffirme ma volonté intangible d'introduire lentement les changements requis dans cette problématique complexe" de la loi migratoire, a-t-il toutefois assuré en clôture de la seconde session annuelle de l'assemblée nationale.

Joyeux Noël au peuple opprimé de Cuba !

Tunisie: Rached Ghannouchi devant le Juge d’instruction

Le leader du parti islamiste Ennahdha cité dans un dossier de corruption

Rached Ghannouchi a été entendu comme témoin en octobre 2011 par le juge d’instruction du 12ème bureau au Tribunal de première instance de Tunis, dans le cadre de l’affaire de l’Agence Tunisienne de la Communication Extérieure (ATCE), selon radio Mosaïque FM.

L’affaire de l’ATCE est parmi les grands dossiers de corruption examinés par la Justice tunisienne après le 14 janvier.
L’ancien conseiller de Ben Ali, Abdelwahab Abdallah, est impliqué en tête de hauts responsables, mais avec eux aussi le leader du Mouvement Ennahdha.

Créée aux débuts des années 90, l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure était destinée à promouvoir l’Image de la Tunisie à l’Etranger, avant de devenir un outil au service du régime de Ben Ali, en commanditant, entre autres, des articles et des livres sur-mesure.

L’ATCE a également accaparé le marché de la publicité publique accordée d’une manière inéquitable aux media sur un seul critère, celui de la loyauté au régime.


Kapitalis rapporte

Lancé en mars 2010, ce portail d’information en langue française est dédié à la Tunisie et aux autres pays du Maghreb, aisi qu'aux rapports nord-sud et, on l'imagine aisément, à tout le pourtour méditerranéen.
Le fondateur-patron de Kapitalis.com est Ridha Kéfi, un ancien correspondant de Jeune Afrique à Tunis, ancien rédacteur en chef de 'L’Expression' (écarté en 2008) et aujourd’hui membre de l’Instance Nationale Indépendante de la Réforme de l’Information et de la Communication. "Avec Kapitalis, on a choisi de donner l’impression d’un journal économique (même avec le nom). C’était une diversion. "
Or, sur ce site, on peut lire ceci:
"On parle déjà d’au moins une trentaine de journalistes, directeurs de journaux et autres représentants de l’Atce à l’étranger – dont des femmes – corrompus et grandement impliqués. On parle aussi de sommes d’argent exorbitantes dépassant l’imaginaire. Chaque année, des milliards partaient en fumée et étaient dilapidés pour soi-disant soigner l’image de la Tunisie dans les pays arabes, européens et même aux Etats Unis. Quelques-uns recevaient souvent sur leurs comptes personnels des virements et aucun compte rendu n’a figuré dans la comptabilité. " Lien Kapitalis

Des menaces de purge signées d'un ...journaliste (Imed Bahri)

L'article se poursuit sur le mode de la menace: "Les listes noires qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux sont des fausses [des faux?] et nous sommes en train d’enquêter sur leur origine, et tous ceux qui sont derrière n’échapperont pas à la justice. Nous avons déjà des traces... (C'est aussi la technique employée par la Ch'tite Aubry, lorsqu'elle réagit aux rumeurs de son homosexualité et ou de son alcoolisme, rappelez-vous ! ) Quant à la réconciliation ! Ces journalistes, qui s’affichent et exercent aujourd’hui comme si de rien n’était, seront traduits devant la justice et doivent payer leur dette envers ce peuple, selon la gravité de leurs délits. Qu’ils commencent déjà par rendre l’argent à l’Etat..., puis qu’on efface tout pour mieux rebondir", selon une même source du tribunal."

Des homologues vertueux ?
Dans le genre militant hexagonal, il n'y a que Libération ou Le Monde et Rue89 ou Mediapart sur l'Internet.

Le gouvernement tunisien, investi par la famille Ghannouchi

Le printemps arabe ou l'hiver de la francophonie en Tunisie

Rached Ghannouchi: " Notre langue, c’est l’arabe "

Le chef du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi a regretté que les Tunisiens soient devenus " franco-arabes " dans la pratique du langage, et a insisté sur l’identité arabe du pays, dans un entretien à la radio Express FM.
" Nous sommes arabes et notre langue c’est la langue arabe ", a martelé M. Ghannouchi, Rached Kheriji (dit Ghannouchi), rentré d'exil à Londres et dont le parti est donné vainqueur des élections du 23 octobre. " On est devenu franco-arabes, c’est de la pollution linguistique. Nous encourageons l’apprentissage de toutes les langues, surtout les plus vivantes, sans perdre notre identité. Celui qui n’est pas fier de sa langue ne peut pas être fier de sa patrie ", a-t-il ajouté.
Lien PaSiDupes: "Retour de l'islamiste R. Ghannouchi en Tunisie: la gauche a ce qu'elle voulait "


Après la famille Ben Ali, la dynastie Ghannouchi

Rafik Abdessalem, gendre de Rached Ghannouchi, proposé ministre des Affaires Etrangères
dans le Gouvernement de Hamadi Jebali, aurait refusé d’accorder une interview à Radio Tunis Chaîne Internationale (RTCI) , ce vendredi 23 décembre 2011 , faute de la non maîtrise de la langue française, selon lui.

Abdessalem se serait excusé de ne pas pouvoir s’exprimer sur les ondes de la radio en langue française. Un acte qui a suscité une polémique parmi les internautes quant aux compétences du nouveau ministre. Plusieurs ont jugé ce geste d’irresponsable surtout que ce rejet grandissant de la francophonie chez les nahdhaouis risque de mettre en péril nos relations avec notre premier partenaire qu’est la France.

Certains ont lié ce fait à une mutation radicale au niveau des relations bilatérales de la Tunisie qui s’orientera désormais vers les pays arabophone, pays du Golfe surtout!. D’autres ont vu qu’il s’agit là de mettre la question de l’identité de la Tunisie au centre du débat politique. Ce qui est sûr, c’est que le gendre de Ghannouchi suit les pas de son beau père.

Rappelons que, Rached Ghannouchi avait déjà déclaré, début novembre 2011 :«Nous sommes arabes et notre langue c’est la langue arabe. On est devenu franco-arabe, c’est de la pollution linguistique» .


Portrait du futur ministre des affaires étrangères de Tunisie

Originaire d’El Hamma, Rafik Abdessalem était l’une des icônes de la lutte estudiantine à la fin des années 80, quand il était membre du Bureau exécutif du mouvement islamiste étudiant, l’Union Générale Tunisienne des Étudiants (UGTE), de 1987 à 1990, avant d’immigrer au Maroc, puis au Royaume Uni, en 1993. Il est titulaire d’une maîtrise en philosophie et a obtenu un doctorat en politique et relations internationales de l’Université de Westminster, au Royaume Uni.

Rafik Abdessalem a créé, en Grande Bretagne, l’Institut maghrébin de recherches et de traduction et a présidé la Tribune de Londres pour le dialogue, une tribune qui regroupait une élite de politiciens et intellectuels installés à Londres. Il avait occupé plusieurs fonctions dont celle de chercheur à l’Université de Westminster, chercheur-visiteur au Centre des recherches islamiques à Oxford et maître de conférence au Centre Marc Field pour les Hautes études en Grande Bretagne.
Il est actuellement chef de la division des recherches et d’études au centre Al Jazeera, à Doha, siège du gouvernement du Qatar.


Rafik Abdessalem est aussi membre de plusieurs comités de recherche. Il a contribué à plusieurs commissions de recherches et d’études dont le Centre New Process qui regroupe plusieurs ministres et personnalités politiques internationales.

Il est également rédacteur assidu au journal " Ashark Al Awssat " et à d’autres journaux et magazines arabes, il a aussi des publications dont : " La religion, la laïcité et la démocratie ", " Les États Unis d’Amérique entre la force dure et la force douce ", il a un nouvel ouvrage en cours d’impression (en anglais): " Les réformes islamiques et la modernité ", en plus de dizaines de billets et de notes publiées en anglais et en arabe, ainsi que des participations à des séminaires et conférences internationales.


Sur les bancs de l’université à Londres, il avait fait connaissance de la fille du cheikh Rached Ghannouchi, Intissar Kheriji, (ci-contre).
Jeune avocate, parfaitement trilingue, voilée, charmante et dynamique, Intissar, 26 ans, a vécu à Londres dès l’âge de 8 ans. Elle est ditorialiste au quotidien londonien The Guardian, deviendra son épouse et lui donnera deux enfants.

Intissar prétend être "apolitique", à cause notamment de ce qu’ont vécu son père et plusieurs de ses proches sous le régime tunisien déchu. Elle se voit "plus utile en tant qu’activiste des droits de l’homme".
Bien ancrée dans la tradition anglo-saxonne et forte d’une formation approfondie dans le Center for the Study of Human Rights, London School of Economics, Intissar croit beaucoup en l’apport de la société civile dans la défense des libertés fondamentales et des droits de l’homme. C’est pourquoi elle propose de profiter des réseaux associatifs très développés (ONG, activistes des droits de l’homme, experts des médias…, dont plusieurs originaires des pays arabes et islamistes) "pour apprendre de leur expérience et de leur savoir-faire dans tous les domaines".

Les stages d’études et les emplois à temps partiel qu’Intissar a effectués à la ..Chambre des Lords (haute assemblée du Parlement britannique), aux Nations-Unis à New York et au Parlement européen à Bruxelles, ont beaucoup contribué à renforcer sa formation militante. Elle souhaite ainsi voir les Tunisiens, autorités et peuple, "revoir leurs rapports avec l’Europe". Autrement dit, se comporter désormais "en une nation libre et autonome".

Lectrice régulière de Kapitalis, Intissar Kheriji-Ghannouchi appelle les journalistes et les activistes tunisiens à privilégier la langue anglaise. "C’est indispensable aujourd’hui, dit-elle, pour atteindre et convaincre beaucoup plus d’interlocuteurs de tout genre dans le monde".

Cette simple 'stagiaire' au prestigieux cabinet d’avocats Clifford Chance est clairement apolitique !...