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mardi 11 octobre 2011

Primaire PS: les deux candidats convoitent les électeurs de Montebourg a commencé

Les marchandages ont commencé

La chasse aux 17% est ouverte


Nono Montebourg est à l'écoute
des suppliques de Hollande et Aubry



Les partisans de Hollande et Aubry multiplient les appels du pied à Arnaud Montebourg , arrivé troisième du premier tour des primaires socialistes, et à ses électeurs.
Sans attendre l'intervention du député de Saône-et-Loire lundi soir sur France 2, depuis l'annonce des résultats du premier tour de la primaire PS, c'est à qui se découvrira des affinités avec ses thèses gauchistes.

Dans le camp Aubry, on affiche de la confiance.
Saluant le "bon score" de sa championne arrivée deuxième derrière François Hollande mais avec un écart de 10 points inférieur, Bruno Julliard prédit un second tour "très ouvert".
L'élu parisien espère un bon transfert des voix d'Arnaud Montebourg. " Nous pouvons penser que la campagne offensive, clairement à gauche de Martine Aubry devrait amener à ce qu'une partie importante des électeurs d'Arnaud se reportent sur Martine ", a-t-il espéré. Même si l'écart reste à dix points, " la marche n'est pas du tout insurmontable, bien au contraire " , selon lui.

Cette analyse homologuée est partagée par Laurent Fabius, qui affirme que Martine Aubry serait sur "une ligne compatible avec les principales thématiques d'Arnaud Montebourg " et torpille François Hollande en insistant sur le soutien que lui apporté Manuel Valls , "dont on connaît les thèses, plutôt à la droite du PS ", sans que ça gêne jusqu'ici qui que ce soit au PS.
VOIR et ENTENDRE Fabius:

Martine Aubry "incarne une ligne très précise et très claire, elle est au centre de la gauche" , insiste la racoleuse Élisabeth Guigou.
" Si nous constatons qu'Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Martine Aubry font 53,54%, les choses commencent à bien se présenter pour le deuxième tour " , analyse son côté Jean-Christophe Cambadélis, s'appropriant d'autorité les voix ségolénistes. "Comment ceux qui préconisent la démondialisation, la VIe République, une gauche radicale peuvent voter pour quelqu'un (Hollande) qui est le plus éloigné de leurs thèses politiques ? ", s'est interrogé le député de Paris, soutien de Martine Aubry.(le 10/10/2011).

Chez les pro-Hollande, on tente de convaincre les partisans de Montebourg de voter utile en estimant que le député de Corrèze est le mieux placé pour gagner la présidentielle de 2012. Bruno Le Roux rappelle que l'ex-premier secrétaire " arrive très largement en tête ".
" La logique, c'est d'avoir un vaste rassemblement, que le candidat qui sortira dimanche prochain soit un candidat qui ait de la force ". " Chacun devra faire preuve d'une extrême responsabilité ", met en garde Jean-Marie Le Guen. " Au premier tour, chacun a exprimé sa sensibilité, au deuxième, il faudra faire le choix de la personnalité qui peut battre Sarkozy ". " Nous n'avons pas à séduire les électeurs d'Arnaud, il doit dire en conscience quelle est la personnalité la mieux placée pour battre Nicolas Sarkozy ", croyait le député parisien.

Proche de Dominique Strauss-Kahn et coordonnateur de la campagne de François Hollande, Pierre Moscovici estime lui aussi qu'" Arnaud Montebourg et ses amis doivent se poser la question de savoir quel est le rassemblement le plus efficace pour battre Nicolas Sarkozy et je crois que c'est autour du candidat arrivé en tête, autour de François Hollande. Ensemble nous bâtirons une coalition de gauche pour la France ". " Il s'agit d'entendre ce qu'Arnaud Montebourg a vraiment porté: une exigence républicaine, de renouvellement en politique et une réorientation de la construction européenne ", commente Pierre Moscovici, un ancien de la LCR d’Alain Krivine, qui cornaque Olivier Besancenot. Se déclarant "post-strausskahnien" en 2008 au congrès de Reims, lors du dépôt des motions, il était du nombre des 'barons locaux' de la " Ligne Claire " qui apportaient leur soutien à Marie-sEGOlène Royal, tandis que Jean-Christophe Cambadélis et Arnaud Montebourg déclaraient soutenir la motion de Martine Aubry.

Sonnés par la déroute de leur égérie, les ségolénistes ont préféré évoquer le succès de la primaire et le rôle de la présidente de la région Poitou-Charentes. " Cette consultation est une formidable victoire pour la démocratie participative ", s'est consolé le sinistre député Jean-Louis Bianco plein de "tristesse", qui veut croire que " quel que soit son résultat, les idées de Ségolène Royal ont déjà gagné ". " C'est elle qui s'est battue la première pour ces primaires, la victoire de la gauche ne sera pas possible sans elle", a-t-il avancé, occultant l'exemple italien. " Soyez sûr que Ségolène Royal jouera un rôle éminent à gauche autour de celui ou celle qui sera désigné dimanche prochain ", a affirmé Guillaume Garot, dépité à l'idée de devoir se chercher une nouvelle écurie. " Il n'y aura pas de victoire de la gauche en 2012 sans Ségolène Royal, parce qu'on a bien vu pendant cette campagne qui a été capable de mobiliser dans les quartiers un électorat qui a du mal parfois à être entendu de la gauche ", a voulu croire le député de la Mayenne.

VOIR et ENTENDRE Bianco:


Mélenchon met en garde Montebourg contre tout marchandage

Les primaires sont avant tout une tribune de l'anti-sarkozysme primaire

Au PCF, on interprète la participation qui " confirme une envie forte et croissante de se mobiliser pour débarrasser la France de Nicolas Sarkozy, et montre une disponibilité citoyenne importante pour le débat d'idées à gauche. "

Mais les voix du radical Arnaud Montebourg sont aussi convoitée par la gauche du PS.
Le candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, espère que le partisan de la sixième république " n'acceptera aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le second tour. Il porte ses idées de rupture dans des termes souvent identiques à ceux du Front de gauche ". Tout en félicitant le PS de cette belle mobilisation du 1er tour, le sénateur d'extrême gauche ironise sur leur utilité notant que " les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel " du PS, dont les " nuances ont été trop faibles pour qu'ils soient clairement départagés " !...

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