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vendredi 2 décembre 2016

Législatives 2017: L'Express annonce un combat "aux couteaux" de la droite parisienne

Après la victoire de Fillon, la gauche fantasme une succession sanglante à Paris

Quoi de plus naturel que la libération d'une circonscription parisienne suscite des vocations !

Législatives 2017: 
le PS craint un reflux massif, mais 
déjà sa presse agite des peurs à droite
Surtout s'il s'agit de celle du candidat du parti Les Républicains à la présidentielle 2017 qui devrait bientôt y renoncer pour mener campagne. 
De quoi mobiliser les bonnes volontés et éventuellement "relancer la guerre des droites dans la capitale," comme se plaît à l'imaginer L'Express. Pour étayer son propos, le petit Jules Pecnard, stagiaire journaliste au service monde de RTL jusque récemment, évoque avec délectation pour L'Express le duel Rachida Dati et François Fillon lors des législatives de 2012, il y a quatre ans, bien que l'un et l'autre aient depuis trouvé leur voie.

La victoire inattendue de François Fillon comme candidat Les Républicains (LR) en 2017 par les sondeurs toxiques et autres décrypteurs avisés de la presse a créé des ouvertures. Pour les analystes de la vie politique à travers le prisme des hommes et de leurs rivalités, dans la 2e circonscription de la capitale, l'idéal serait que les législatives de 2017 qui s'annoncent puissent créer des remous. Rachida Dati, qui avait perdu son siège face à une pointure, le Premier ministre en exercice en 2012 et futur candidat du principal parti d'opposition en 2017, pourrait légitimement vouloir enlever le siège. Logiquement et tout désir de rassemblement mis à part, les partisans de Fillon ne manqueront pas pourtant de lui opposer l'un des leurs. 

Ainsi, le maire sarkozyste du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, est aussi dans les starting-blocks. "Si elle était aux enchères, il y aurait 200 personnes", a-t-il déclaré au sujet de la circonscription tant convoitée. 
La maire du Ve, Florence Berthout, proche de Bruno Le Maire, s'y intéresserait également. 
Sans oublier les ambitions de la cofondatrice de Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous au sein de LR, Madeleine de Jessey. 

Rien ne dit encore que Dati est toujours sur les rangs

Dirigée par la famille Tibéri pendant plus de 40 ans, la 2e circonscription de Paris a été âprement disputée par Rachida Dati et François Fillon. Une de ces guerres de tranchées dont le paysage politique porte les stigmates, pendant laquelle l'ancienne Garde des sceaux s'était dite placée "face à son devoir de résistance", pour finalement éviter un duel fratricide avec le mieux placé, qui a remporté son duel face au candidat investi par le Parti socialiste, Axel Kahn. 

Dati pourrait envisager d'affirmer sa légitimité de candidate de longue date. A l'heure actuelle, Philippe Goujon, président de la fédération LR à Paris  - fidèle de François Fillon qui apporta son soutien et son parrainage à Nicolas Sarkozy lors de la primaire - semble décidé à rassembler sa famille politique et déterminé à ne pas empêcher Rachida Dati de postuler à ce siège. "Elle est évidemment intéressée", a-t-il déclaré au Parisien. Mais François Fillon ira-t-il jusqu'à la soutenir face aux autres prétendants ?

Les sièges qui posent problème

Le "traître" Lellouche est-il à l'abri ?
Dans la 1ère circonscription (1er, 2e, 8e arrondissements, ainsi qu'une partie du 9e), l'ex-filloniste Pierre Lellouche (ex-secrétaire d'État au Commerce extérieur dans le gouvernement Fillon, mais soutien de Nicolas Sarkozy à la primaire, comme Philippe Goujon) pourrait trembler dans son siège. Proche du vainqueur de la primaire à droite (qui fut témoin lors de son mariage), l'ancien secrétaire d'Etat est désormais considéré comme un "traître" au sein de la droite parisienne. "Il n'y aura pas de chasse aux sorcières", assure pourtant Jean-François Lamour, filloniste de toujours, nommé mardi à la présidence de la commission nationale d'investitures. 

Le cas Nathalie Kosciusko-Morizet, présidente du groupe LR au Conseil de Paris
Son faible score à la primaire à droite - 4,4% dans la capitale - pourrait donner des espoirs à ses rivaux, nombreux chez les sarkozystes, comme parmi les fillonistes. De quoi alimenter la presse assoiffé du sang des politiques et beaucoup moins curieux de leurs programmes. Depuis le départ de Jacques Chirac en 1995 et l'arrivée du Parti socialiste à la mairie de Paris en 2001, les combats historiques de Jean Tibéri, Jacques Toubon ou Philippe Séguin sont largement dépassés, mais continuent d'occuper une certaine presse mercantile (et malveillante: cf Pecnard, ci-contre) qui détourne l'attention de l'essentiel, les enjeux d'avenir pour la population. 

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