POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

dimanche 31 octobre 2010

Bourg-en-Bresse: Delanoë se fait recevoir par des pro-palestiniens

L'élu socialiste est interdit de parole en territoire palestinien socialiste

Le maire socialiste de Paris, né en Tunisie, Bertrand Delanoë, était annoncé à Bourg-en-Bresse (Ain, dans la région Rhône-Alpes) vendredi 15 octobre.
Il y a animé en soirée une réunion publique que la section burgienne du Parti socialiste voulait consensuelle: le maire Jean-François Debat est socialiste. Elle devait être consacrée à l'âge de la retraite, mais le sujet n'est pas assez important pour une certaine catégorie de la population.

Car Delanoë a été pris à partie par des militants de Free Palestine qui lui reprochent son soutien à la politique israélienne.

VOIR et ENTENDRE une scène de haine raciale:



Compte-rendu de La Voix de l'Ain

"Bertrand Delanoë agacé, Jean-François Debat déconfit, des militants socialistes désemparés. C’est l’image qui restera du meeting du maire de Paris, vendredi 15 octobre à la Maison des jeunes et de la culture (MJC). La section burgienne du Parti socialiste avait voulu marquer sa rentrée politique en invitant un « ténor », présidentiable en puissance, et ami du maire de Bourg. Un buffet-concert devait même clore la soirée.

Mais la « fête » espérée a tourné au fiasco par la faute d’une dizaine de partisans de la cause palestinienne, venus invectiver l’orateur, coupable à leurs yeux « de défendre la cause sioniste ». Ces étudiants lyonnais ou burgiens, pour la plupart engagés dans le mouvement Free Palestine, avaient préparé leur « coup ». Pressé par un timing serré - venu en train, la grève des cheminots le contraignait à écourter son passage à Bourg - Bertrand Delanoë n’avait qu’une quarantaine de minutes, montre en main, pour livrer son discours dans une salle pas entièrement pleine. Au bout du compte, le maire de la capitale, n’a pu s’exprimer sereinement qu’une petite dizaine de minutes. À plusieurs reprises, il a été interrompu par ses détracteurs.

Invectives

À peine était-il installé à la tribune, qu’un jeune homme se levait dans le public pour pointer un doigt accusateur, « non Monsieur le maire de Paris, vous n’êtes pas le bienvenu à Bourg-en-Bresse ! » Et ce « chahuteur » d’accuser Bertrand Delanoë : « vous avez fait citoyen d’honneur de la ville de Paris un soldat d’occupation israélienne, Gilad Shalit (NDLR : actuellement détenu par le Hamas, groupe armé palestinien), dont l’armée a tué 1 400 hommes, femmes et enfants lors des massacres à Gaza en 2008. Vous avez aussi inauguré une place en faveur du chef de l’État, David Ben Gourion, à l’initiative du massacre et de l’expulsion de 800 000 Palestiniens en 1948… ». Un autre militant a poursuivi sa charge, invectivant aussi Jean-François Debat, « qui accueille ainsi un partisan sioniste dans notre ville alors qu’il refuse inlassablement de rendre Salah Hamouri citoyen d’honneur, pourtant originaire de Bourg-en-Bresse et emprisonné depuis 5 ans par les forces israéliennes sans aucun motif valable ».

Sur le net

Quittant son pupitre pour se rapprocher de son accusateur, Bertrand Delanoë a réagi fermement mais dignement à ces violents propos, réfutant toute démarche partisane dans ses actions. « Je suis en contact avec les Palestiniens. Paris est en amitié avec La Palestine, nous aidons à la réalisation d’un projet d’adduction d’eau à Jéricho. Mais je veux la paix pour les deux États, palestinien et israélien ». Une autre voix s’est alors élevée dans le public, scandant « criminel ! » Courroucé [sic], le maire de Paris a alors rétorqué : « je me bats pour la liberté des deux peuples, et ça, ça vous emm… » Venus visiblement, non pas pour débattre, mais bien pour déstabiliser la réunion, les acteurs de BDS
[ Boycott Désinvestissement Sanctions, contre l'Apartheid israélien] ont continué leur pilonnage verbal face à Bertrand Delanoë dénonçant leur attitude « incorrecte et antidémocratique ». Outrés par le procédé, plusieurs auditeurs de gauche ont essayé de faire taire ces « intrus ». Et quelques militants socialistes, à l’instar de l’ancien maire André Godin, ont tenté d’éconduire les perturbateurs hors de la salle. En vain, d’autres ont pris le relais. Caméra en main, une jeune femme a filmé l’action de ses complices, avec l’objectif de la « faire tourner sur le net » [Mais le Net a bloqué le buzz !]. Sur l’estrade, Jean-François Debat, médusé, devait peut-être regretter de ne pas avoir suffisamment pris au sérieux l’avertissement de l’un de ses collaborateurs. Quelques jours auparavant, et après avoir visionné le site internet de BDS, ce conseiller avait avisé des risques pesant sur la réunion de ce vendredi. « Pas à Bourg », s’était-il entendu répondre dans l’entourage du maire…

La liberté d'expression est-elle confisquée en France ?

LePost conclut très finement que Delanoë a été privé de buffet...
Buffet halal !

1 commentaire :

  1. Participant à cette action je n'avais pas vu votre article, il m'épate bravo et merci !!!!

    RépondreSupprimer

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):