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lundi 25 octobre 2010

Les étudiants resteront seuls mardi contre la réforme des retraites

Grève: appelés en renfort et abandonnés en rase campagne
J.B. Prévost (UNEF) et Christian Mahieux (SUD-rail) côte à côte (2008)

Le pari de l'UNEF

Le syndicat étudiant dominant continue à appeler à des "actions" dans toute la France mardi 26 contre la réforme des retraites, dans le respect du contrat passé avec le PS de mobiliser malgré les vacances de la Toussaint.

Pour les étudiants de gauche, il s'agit d'assurer la continuité
jusqu'à la nouvelle journée de manifestations et de grèves à l'appel de l'intersyndicale des salariés, jeudi 28 octobre.

Le gouvernement observe une décrue des rassemblements de jeunes
, qui ont parfois mal tourné la semaine dernière (à Lyon et Nanterre particulièrement), alors que les vacances ont commencé, que la Commission mixte parlementaire (CMP) est tombée d'accord sur le texte de réforme et qu'il ne reste plus le vote définitif de la réforme par le Parlement mercredi. La CMP a validé la version finale du texte qui reprend les aménagements négociés avec le gouvernement. Le débat parlementaire a donc bel et bien eu lieu.

L'UNEF, comme un beau diable

"Demain, ce n'est ni une journée-test ni un baroud d'honneur", a estimé Jean-Baptiste Prévost (ci-contre à la droite de Bruno Julliard, devenu secrétaire à l'éducation du PS), qui est à la tête de l'UNEF. "Le but est de faire le lien avec la mobilisation des salariés et de passer le cap des vacances".
Selon cet ancien membre du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS
), la mobilisation des jeunes dépasse le cadre de la réforme des retraites, qui reporte de 60 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite.
"Les jeunes ne sont pas dupes face aux injonctions contradictoires du pouvoir qui voudrait qu'ils travaillent plus longtemps alors que rien n'est fait pour qu'ils entrent sur le marché du travail", a-t-il affirmé.

Le syndicat Sud Etudiants appuie les initiatives de mardi comme il a envenimé les autres conflits. Il s'est en effet asssocié à FO pour obtenir la grève reconductible des autres syndicats. "Le mouvement salarié contre la réforme des retraites n'est pas en vacances, donc, le mouvement étudiant, qui s'appuie dessus, non plus", a lancé Marie Prieur, porte-parole de Sud Etudiants qui réclame le retrait du projet de loi. Nostalgiques de Mai 68, les étudiants trotskistes de SUD prônent maintenant une "multiplication des actions conjointes salariés-étudiants"
, comme des opérations péages gratuits ou des relais de jeunes dans les sites industriels bloqués.
A signaler que les grévistes ne subiront guère de retraits sur salaires, puisque la méthode de SUD depuis plusieurs années consiste pour les équipes à exploiter le système des trois huit et à bloquer les usines par roulement pendant leur tranche horaire de repos.

Le mouvement va-t-il s'éteindre ?

Pour savoir s'il faiblit mardi à la faveur de la pause de la Toussaint
, rappelons les éléments de comparaison.
Lors de la dernière journée d'actions interprofessionnelle jeudi, 70.000 jeunes - lycéens et étudiants confondus - étaient descendus dans les rues, selon les chiffres de plusieurs organisations comme le Mouvement des jeunes socialistes (
MJS), membre du collectif "La retraite, une affaire de jeunes"
.





Si !
A 14-15 ans,
on est "assez grand"
(S. Royal)



Les universités sont au travail, les lycées et collèges en vacances

Depuis vendredi, toutes les académies sont en vacances. Collèges et lycées sont donc fermés, mais ce n'est pas le cas des universités, dont les dates de fermeture varient en fonction de leur date de rentrée.
Au nombre de facs bloquées, l'UNEF communique désormais plutôt celui des assemblées générales d'étudiants, parfois massives, qui votent – à main levée - des journées de grève qui coïncident avec les journées de mobilisation interprofessionnelle.

Sud Etudiants a recensé pour sa part une vingtaine de "facs en lutte" (terminologie obscurantiste), soit en grève et fermées , soit perturbées avec installation de barrages filtrants à l'entrée.

Mais le ministère de l'Enseignement supérieur dément ces chiffres. Lundi, la faculté de Pau était bloquée et Rennes II perturbée, a précisé un porte-parole.

L'UNEF ne prend pas le risque d'appels à manifester mardi




J.-B. Prevost au côté de Didier Guillot,
adjoint au maire socialiste de Paris
chargé de la vie étudiante





L'UNEF redoute un échec et se radicalise sous la pression de SUD étudiants.
Il organisera donc des actions politiques allant de sit-ins devant des locaux de parlementaires, de l'UMP ou du MEDEF, à des rassemblements et à des "opérations coups de poing", sans plus de précision.
Cette dérégulation des modes d'action - de type harcèlement révolutionnaire - a deux avantages :
- ne pas compter le nombre de manifestants, forcément inférieur à ceux des autres journées de mobilisation,
- et prévenir tout débordement, après les violents accrochages qui se sont déroulés en marge des derniers cortèges de jeunes, notamment à Lyon.

Sur Canal +, Jean-Baptiste Prévost polémique
Visant au soutien de l'opinion, il a exigé des explications du gouvernement sur de supposées consignes aux forces de l'ordre.
"Je m'interroge [sic!] : est-ce que les préfets n'ont pas eu pour consigne de faire monter la tension avec les jeunes, pour montrer quelques images spectaculaires en fin de JT pour marquer l'opinion ?", a supputé le meneur syndical, lui-même présenté comme la marionnette du PS.

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