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mercredi 30 juin 2010

Des voix s'élèvent: Aubry livre le PS à Mélenchon et Hamon

Bayrou regrette les renoncements d'Aubry

Qu'est-ce qui fait sortir Bayrou de sa retraite?

Les cadres du MoDem dénoncent l'attitude «régressive» du PS sur les retraites

Malgré les échecs successifs du MoDem aux élections depuis 2007, Bayrou croit opportun de tenter un retour au centre du jeu politique.

D'un côté, des appels du pied de l'UMP
, puis de l'Élysée lui sont autant de déodorants aux narines de l'électorat de centre droit.

De l'autre, le débat sur la réforme des retraites - que son parti déclare «inévitable» - confirme les profondes divisions entre courants du PS. Ces divisions le rendraient de plus en plus fréquentable également aux yeux de l'électorat de centre gauche. L'ancien candidat malheureux aux présidentielles de 2002 et 2007 juge donc le moment venu de fustiger la posture de Martine Aubry, la faisant fonction de premier secrétaire du PS, concernant le débat sur les retraites

La ligne d'Aubry, «c'est la ligne Mélenchon»!

A chacune de ses interventions depuis deux semaines, le centriste moribond passe de la pommade à DSK, Michel Rocard, Manuel Valls, ou encore Gérard Collomb, dont il dit se «sentir proche». À l'inverse, Bayrou ne manque pas de fustiger «la direction du PS, qui a choisi une ligne qui n'est pas responsable» .
La majorité a de nouveau quelques qualités.
«Ce que les Français entendent aujourd'hui du PS, c'est qu'on pourrait se passer de cette réforme ! Or, si on ne réussit pas à conduire cette réforme à son terme, on met le pays en danger», a-t-il expliqué samedi devant ses cadres.

Le PS penche à gauche du côté où il va tomber


Sa première vice-présidente, Marielle de Sarnez, qui l'été dernier avait fait des grâces à Europe Ecologie et tenté un rapprochement avec le socialiste Vincent Peillon, en est aujourd'hui pour ses frais. Elle partage l'analyse de Bayrou sur le PS. «Tous ceux qui espéraient que le PS pouvait changer et défendre un projet plus moderne et plus ouvert sont aujourd'hui dans la déception. En réalité, ce mouvement politique est le lieu de deux approches différentes. L'une, réformiste et responsable. L'autre, régressive et, au bout du compte, mensongère», analyse-t-elle.

Les derniers mohicans changent de ton
Un avis partagé par l'eurodéputée Nathalie Griesbeck pour qui «Martine Aubry se radicalise à gauche, voire à l'extrême gauche». Pour cette ancienne de l'UDF, «ce qui distingue le MoDem du PS, c'est que, nous, nous avons une position réaliste et progressiste».
Bien qu'issu des Verts, Christophe Madrolle estime que «les propositions du PS sont injustes socialement et reposent sur des calculs politiciens». Pour lui, «Aubry cajole son électorat le plus gauchiste».

Le MoDem se rapproche de la majorité par étapes

Mais si les cadres du MoDem critiquent la direction du PS, ils ne louent pas les vertus de projet gouvernemental pour autant. Certes, ils approuvent le passage de l'âge légal à 62 ans, mais ils critiquent aussi bien «l'injustice» de certaines mesures, comme celles portant sur «la pénibilité» ou «la volonté de déplacer de 65 à 67 ans l'âge de départ à la retraite sans pénalisation pour les carrières incomplètes».
Samedi, à l'unanimité, ils ont ainsi voté un projet en neuf points, qui conditionnera, à l'automne, le soutien ou non de leurs parlementaires au texte de la majorité.
Prochaine étape à la rentrée.

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