POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 9 juin 2010

Sur France Inter, on « encule », en toute liberté d'expression

De Stéphane Guillon à Didier Porte, en passant par Aubry

Le PS encourage l'escalade de la vulgarité

Martine Aubry dans l'oeil du cyclone

Nous nous sommes tant bien que mal accoutumés à une certaine âpreté dans les affrontements politiques au fil des années et des législatures, mais les angles d'attaque et le vocabulaire se sont dégradés. La gauche extrême n'a jamais reculé devant la violence et n'hésite pas à faire le coup de poing, tandis que les pères la vertu du PS se parent de toutes les qualités qu'ils nient à leurs adversaires. Mais depuis que les socialistes se sont donnés leur premier secrétaire en jupons, le PS est tombé au plus bas de la vulgarité. Lien PaSiDupes

Sans surprise, Martine Aubry s'en est prise au président de la République: c'est la règle du genre.
Mais ce samedi de juin de la convention nationale du Parti socialiste à La Plaine-Saint-Denis, elle s'est laissée aller en des termes particulièrement virulents. Elle avait déjà dénoncé la récupération politique «minable» de la victoire de la France pour l'organisation de l'Euro 2016 par Nicolas Sarkozy et le Premier secrétaire du PS a encore dérapé dans son discours de clôture.
C'était au joli mois de mai et, cerise sur le gâteau, la Ch'tite Aubry s'est livrée à une comparaison douteuse: pour elle, le chef de l'Etat serait «un Madoff qui donnerait quelques cours de comptabilité». Ce parallèle établi, la digue était franchie et la Xynthia socialiste a donc tempêté contre l'«inélégance» de l'élu du suffrage universel, contre son «inefficacité» dans la crise qui a fait sombrer les camarades socialistes de la Grèce à l'Espagne en passant par le Portugal, et contre «une dose de vulgarité».

Poussée à bout et chauffée à blanc par les rouges de son aile gauche,
que reste-t-il de l'éducation que la maire de Lille a reçue de Jacques Delors ? Malmenée par Sa Cynique Majesté Royal depuis le congrès de Reims, affaiblie par une désignation contestée et débordée l'ampleur de la tâche de rénovation d'un terrain laissé en friches par François Hollande, alias Flamby 1er le bien nommé, La Ch'tite Aubry a perdu tout jugement, en même temps que le nord et ses nerfs.


En la soutenant, la presse la coule
Comment Martine Aubry en est-elle arrivée à jeter les images d'Epinal du PS aux orties, ce sens aigu de la vertu et cette notion élevée de la vulgarité ? Ne sont-ils donc que pure apparence, un trompe-l'oeil de campagnes ?

La presse ne lui rend pas service
Certes peut-on attendre d'un capitaine de navire qu'il ait plus de maîtrise et ne se laisse pas entraîner sur des rives mal famées à travers de dangereux récifs.
Dès 2006, le magazine Marianne avait cru aider le candidat Bayrou en lançant une campagne de peur contre le champion de la droite. L'Internet et la presse engagés avaient livré un combat douteux fondé sur des impressions malveillantes, des images crasseuses et des rumeurs insensées.
Les Guignols de l'Info avaient joué un rôle tellement partisan que le comique tendait au ridicule
, mais la télévision (Canal+ mais i-télé ou Public Sénat aussi bien) est passée de la caricature au zapping, du lancer de nain aux montages. Le grand spectacle des attaques frontales et lynchages à trois contre un en direct a irrésistiblement banalisé les agressions de rue entre colleurs d'affiches.

A cette différence près que les journalistes ne sont pas supposés être des militants de base basiques, fusse en dentelle et brushing et que les électeurs ne sont pas nécessairement attirés par l'odeur du sang et ne se repaissent pas tous de visages et d'amour propre tuméfiés. Les taux d'abstention aux derniers scrutins ne militent pas en faveur d'un pugilat médiatique qui ne satisfait que les participants.

Le PS n'est pas présumé innocent

Depuis environ trois années que la gauche se livre à un jeu de massacre quotidien
dans le secret espoir de panser ses plaies ouvertes, le baume est devenu inopérant, voire irritant. Cette délectation malsaine pour les coups bas, avec Didier Porte sur le service pourtant public, donc supérieur au privé, nous assure France 2, atteint les sommets de vulgarité que dénonce précisément Titine Aubry. Et ce n'est pas seulement par l'effet d'une comparaison approximative.
Que l'opposition ne nous dise pas qu'elle n'a rien vu venir. Les « citoyens vigilants » de la gauche vertueuse ont en effet encouragé tous les débordements et Stéphane Guillon n'est pas le seul dommage collatéral d'une politique d'opposition systématique fondée sur le procès d'intention et le dénigrement, l'insulte et le scandale.

Montebourg-la-guimauve, dans son style sirupeux, n'avait-il pas désigné François Hollande comme "principal défaut" de Désirdavenir Royal?
A Cohn-Bendit nous devons le qualificatif « minable » et à Mélenchon celui de « petite cervelle ». Depuis qu'avec courtoisie le challenger Lionel Jospin (PS) s'était plaint de n'avoir face à lui qu'un candidat "vieux, usé, fatigué", Jacques Chirac qui devait le mettre au tapis et l'exclure à jamais de la vie politique, à son tour J.-V. Placé (n°2 des Verts) a stigmatisé Eva Joly sur son âge en la traitant de "vieille éthique".
Les professionnels de la politique sont mauvais juges de l'ambiance délétère qu'ils ont créée. En conséquence, la "politique de prévention" socialiste menée par Martine Aubry produit les effets que nous constatons.

Les humoristes nous entraînent du caniveau à l'égoût

Stéphane Guillon aurait dû provoquer un réflexe de rejet
La gauche, que ce soit la presse politiquement correcte ou les partis vertueux donneurs de leçons, se délecte. Son refus de condamnation officielle et solennelle, au prétexte hypocrite de la liberté d'expression, rend la classe politique complice et responsable des reflux d'égoûts. Martine Aubry n'est jamais au courant, n'a jamais ni lu ni vu quoi que ce soit de ce qui engage son parti. Sa sensibilité paraplégique à la vulgarité est coupable.

Pléthore d'odieux qui ravisssent la gauche

=> Rappel 1: le récidiviste Stéphane Guillon
VOIR et ENTENDRE comment il devient hystérique:

ou
VOIR et ENTENDRE le même, à la suite des régionales 2010:


=> Rappel 2: le misérable petit blogueur Bruno Roger-Petit: hébergé par LePost, il réclame la tête de Zemmour, prenant prétexte de l'exclusion de Jean-Marie Bigard qui s'étonnait qu'aucune trace n'ait été trouvée de l'avion qui se serait écrasé sur le Pentagone.
VOIR et ENTENDRE le p'tit ayatollah du PAF
On aura noté que la video tronquée que LePost met en ligne ne permet de connaître la réaction de Zemmour à la remarque en forme de coup de pied de l'ânesse de service à Canal+: la journaliste confond look et élégance de l'âme.
=> Le même censeur aigri s'en prend aussi bien au détecteur de "bouses" de France Inter, Didier Porte, connu pour ses diarrhées verbales nauséabondes et qui aurait dû en alarmer plus d'un et depuis longtemps:

=> Rappel 3: La gauche est-elle garante de la liberté d'expression ?
Jean-Marie Bigard avait été sanctionné pour ses doutes exprimés sur L'Express en 2008 quand il remit en cause les thèses officielles sur les attentats du 11-Septembre (
lien ) .
Après sa première déclaration, Bigard a déclaré dimanche 14 septembre, dans le 19-20 de France 3: "Je ne veux plus en parler, mais le fait est qu'on n'a jamais retrouvé l'avion sur le site du Pentagone". Depuis, le CSA lui a accordé des horaires privilégiés sur France 2: interdiction d'antenne avant 22h00 ! Lire PaSiDupes
VOIR et ENTENDRE la réaction de la victime de la censure:


=>
Rappel 4: u
ne chasse aux sorcières à ciel ouvert et à grande échelle, si l'on pense aussi aux chanteurs Enrico Macias, menacé de mort: janvier 2009 , il dément avoir été la cible, rue de l'Opéra, d'un tir à balle qui a traversé son manteau... C'est ce qu'il en coûte de chanter place de la République au soir de la présidentielle remportée par N. Sarkozy en 2007.

=> Rappel 5: Quel crédit accorder à la gauche dans sa défense de la diversité ?
Qu'est-il arrivé à
Doc Gynéco ? Tout allait bien pour lui tant qu'il se dit proche du Parti socialiste malgré son soutien à Jacques Chirac à la présidentielle de 1995 et qu'il chantait " Je suis nègre, juif et communiste, allez leur dire aux lepenistes..." dans la chanson Oyé Sapapaya avec Stomy Bugsy, ou "Je suis faible et j'suis à gauche" dans la chanson Cousins avec RZA et Cilvaringz du Wu-Tang Clan.
Mais, l'opposition lance contre lui une fatwa lorsqu'il adhère à l'UMP et annonce son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.
Ainsi, lors d'un concert d’ouverture des Fêtes de Genève, Doc Gynéco se fait huer par un groupe d'opposants, aux cris de : « Vendu », « Tu es un clown », et il se fait injurier par une banderole : « Sarko facho, Gynéco collabo ».
Qu'a fait l'opposition de la démocratie?
L'intolérance et la censure sont clairement de gauche.

Rappel 6: Déjà Didier Porte avait descendu le spectacle d'Arthur

VOIR et ENTENDRE:


Rappel 7: Didier Porte repasse à l'attaque sur le service public, lieu de tous les affronts.
L'outrage est sexuel, violent et odieux.
VOIR et ENTENDRE quand les enfants sont couchés ... après 22h00 !
Bien qu'il n'y ait rien là d'attentatoire à la dignité, puisque ni le réchauffement climatique en ce joli mois de juin, ni la dignité des femmes, ni le voile islamique ne sont ici stigmatisés...


=> Il ne reste plus ensuite qu'à se désolidariser de son équipe.

Les qualités morales des nouveaux ténors de la presse impertinente sont impressionnantes ...
Nicolas Demourant, prix Philippe Caloni du meilleur intervieweur, refuse ainsi de couvrir ses employés de France Inter: il estime sur Canal+ qu'il n'est ni responsable, ni coupable de son accolyte de France Inter
VOIR et ENTENDRE la classe du personnage, après l'indispensable florilège des débordements dont Canal+ ne se lasse pas :

Cet ex de i-télé a annoncé le 1er juin 2010 qu'il quitte la matinale de France Inter de lui-même: sera-t-il largué en parachute doré sur LePost ?


Avez-vous jamais essayé de déverser votre bile sur votre patron ou votre professeur, pour amuser la galerie ?
Avec la même facilité ? En toute impunité ? Et aux frais de la princesse ?
C'est - simplement ? - que nous ne sommes pas payés pour être odieux - et vulgaires - et avons le respect de l'autre et de nous-mêmes.

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