Gauche: tous ensemble contre; chacun pour soi, pour
Que reste-t-il de cette unité de façade ?
Mandat exceptionnellement court, dernier rendez-vous avant la présidentielle
Les cantonales des 20 et 27 mars 2011, qui verront le renouvellement de la moitié des élus départementaux, auront valeur de galop d'essai pour les formations politiques: un scrutin traditionnel face à la majorité, mais aussi une test de résistance à la division des composantes la gauche.
Alors que deux France se font face - pouvoir local de gauche contre pouvoir national de droite, « le taux de participation sera un indicateur de la nationalisation de l'enjeu », écrit Pascal Perrineau, directeur du Cevipof, mais sera le révélateur de la désunion de la gauche après les fanfaronnades des défilés unitaires dans les rues de France.
Les Français sont appelés à renouveler les conseillers généraux dans la moitié des cantons -soit 1938 sièges à pourvoir- pour un ultime mandat de trois ans seulement. En 2014, en effet, les conseillers généraux, comme leurs collègues régionaux, seront remplacés par des conseillers territoriaux lors d'un renouvellement qui coïncidera avec les élections municipales.
Val-de-Marne: curée PS/Europe Ecologie-les Verts contre le PCF
L’une des deux dernières places fortes du PCF, avec l’Allier, le Conseil général du Val-de-Marne est sous le siège du PS, allié aux Vertsde Cécile Duflotet à Europe Ecologie de Joly Eva et Cohn-Bendit (EELV) pour la circonstance.
Les Verts souhaitent "un rééquilibrage politique", s'est justifiée Cécile Duflot, qui a encore perdu une occasion de se taire...
Quant à Martine Aubry (PS), elle se tait, mais agit en sournoise. Le candidat PS, quadra aux dents longues, Luc Carvounas, conseiller général d’Alfortville Nord et vice-président chargé de la politique de la ville et de l’aménagement, peut compter sur Jacques Perreux (PC), qui a rallié Europe Ecologie (avril 2010). En revanche, les socialistes ont notamment du souci à se faire dans la ville d’Argenteuil (Val d'Oise) où ils pourraient perdre 2 cantons, car l’électorat n’a notamment pas apprécié les hausses d’impôts décidées par Philippe Doucet, le maire PS depuis 2008.
Cette alliance est évidemment vivement critiquée par le Front de gauche, mais le PCF a malgré tout bon espoir de conserver la présidence du département.
Le PCF affronte la coalition des camarades, avec une sérénité de façade.
"On devrait garder le département parce que la campagne a confirmé ce qu’on pressentait au départ : une adhésion forte aux orientations de la majorité départementale et au travail conduit par Christian Favier", son président PCF, estime le secrétaire national du ...PCF. Pierre Laurent qui "met en alerte" ses partenaires pour qu’entre les deux tours "soit respecté le désistement en faveur du candidat de gauche arrivé en tête", déplore que "les Verts laissent planer le doute".
La majorité est donc mobilisée, car elle ne peut compter sur la seule capacité des Verts à semer le chaos sur leur passage.
Jacques Martin,maire UMP de Nogent-sur-Marne, est candidat au Conseil général.
Armée de Corée du Nord: Vauzelle souhaite voir son drapeau flotter sur le territoire français
Réglementer l'utilisation de drapeaux étrangers serait une manifestation pour "flatter la xénophobie"
Le président de région qui se flatte de diriger la région de France qui comporte le plus de musulmans a parlé: Ugh ! (lien PaSiDupes) Le socialiste à la tête de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA), Michel Vauzelle (PS), s'est opposé lundi à Toulon (Var) au projet de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône, Guy Teissier, qui veut réglementer la présence des drapeaux étrangers sur la voie publique a dénoncé une "nouvelle manifestation (pour) flatter la xénophobie, le rejet de l'autre, le racisme qui est la clientèle du Front National et essayer de raccrocher cette clientèle à tout prix", a assuré Michel Vauzelle au cours d'une réunion de soutien aux candidats varois du PS, en campagne des cantonales. Lien PaSiDupes vers les casseroles de Vauzelle Sans peur et sans reproches
Drapeau du Turkmenistan
Les pacifistes de la ligne Maginot ont fait des petits "Moi, je n'ai pas peurpour la France, je n'ai pas peur des étrangers, je n'ai pas peur des Français d'origine étrangère (...) qui ont fait mon pays et ma région", a poursuivi Michel Vauzelle, citant les pays qui bordent la Méditerranée, quand d'autres vertueux citaient l'Allemagne nazie à laquelle ils opposaient la ligne Maginot et leur humanisme.
"L'essentiel, c'est que le drapeau Français qu'on a dans son coeur, le drapeau de la République, de la Révolution, de la Résistance contre les nazis et les fascistes continue de flotter sur les frontons des bâtiments publics", a encore estimé. le lyrique Vauzelle. Selon cet irresponsable, "l'extrême droite est en train de monter considérablement parce que les électeurs ne veulent plus de la droite". Lien PaSiDupes vers son article sur le Vauzelle totalitaire et vindicatif
Il a aussi critiqué la politique du gouvernement, "les lois répressives de Nicolas Sarkozy", "les régressions sociales", tout en rappelant son opposition à la réforme territoriale. Lien PaSiDupes vers la fuite de militants CGT et NPA vers le FNde Marine Le Pen.
Drapeau birman
La gauche molle n'est pas crédible dans ses critiques acharnées contre la majorité.
Les familles des victimes méritent les excuses publiques de Mme Brochen-Aubry
La gauche exploite le filon du fascisme
Les bras nous en tombe !
ENTENDRE - pour le croire -Lionel Jospin avouer en septembre 2007 que le PS fait son cinéma sur le grave sujet du fascisme et laver le FN de cette accusation (émission Répliques de France Culture, animée par Alain Finkielkraut sur le service public depuis 1987):
On savait le PS et la gauche manipulateurs, mais ils ont osé l'admettre ...
Voyez-les plutôt dans leurs œuvres à la télévision.
Ce sont certes de bons clients qui font de l'audience, mais le service public est tombé dans la logique du buzz et c'est inadmissible.
La république respectueuse ? Alors, sans eux !
Altercation Beyala-Zemmour: il a l'outrecuidance de ne pas apprécier le style de l'auteure d'origine camerounaise. Le critique prend des gants, mais rien n'y fait . VOIR et ENTENDRE
ce que diffuse France 2 dans l'émission "On n'est pas couché" animée par Laurent Ruquier et diffusée le 14 février 2009. On retiendra surtout sa réaction à notion nouvelle de « français républicain » :
Clash de l'auteure Calixthe Beyala également avec Naulleau qui dit « du n'importe quoi » : en toute impunité, il est beaucoup plus cruel que Zemmour qui « tourne autour du pot ». Ré-écoutons... VOIR et ENTENDRE cet extrait de l'émission "On n'est pas couché" animée par Laurent Ruquier et diffusée le 14 février 2009 sur ...France 2 :
Beyala arrive à indisposer Michel Polac: le « médiocre » dit des « conneries » ! Thierry Ardisson et Linda Hardy accueillent l'écrivain Calixthe Beyala, Charly Nestor dit Charly et Jean-Marc Lubin dit Lulu. VOIR et ENTENDRE cet extrait de l'émission de Thierry Ardisson « Tout le monde en parle » du 23-10-1999. Michel Polac exprime le souhait de quitter le plateau, refusant d'écouter Calixthe Beyala, dont il dénonce les propos extrêmes tenus dans une récente émission de TV5 sur la contraception, comme génocide contre les Noirs dans les sociétés africaines surpeuplées. Il dénonce ensuite le plagiat auquel elle se livre et rappelle qu'elle a d'ailleurs été condamnée pour ça. Son interlocutrice déverse son agressivité et lui répond de façon extrêmement véhémente, voire injurieuse. Michel Polac quitte le plateau. Le tout sous les yeux (mi-amusés, mi-gênés) des autres invités, dont ce brave Noël Mamère qui ne prend pas parti.
Les agressions par la diversité ne sont pas isolées : elles sont devenues la règle.
VOIR et ENTENDREl'altermodialiste Rokhaya Diallo s'emporter contre Guerlain qui a prononcé des mots racistes, utilisant une expression ancienne du français,« travailler comme un nègre », en cours il y a 73 ans et plus, mais qui de nos jours doit être rayée de la langue car elle n'est pas 'politiquement correct' et présumée raciste, bien que Léopold Senghor (Sénégal) et Aimé Césaire (Martinique) en revendiquassent l'usage et fissent la promotion de la « négritude ». Elle réclame le boycottage d'une entreprise française.
Devoir de mémoire :
Manuel Valls, candidat à la primaire socialiste à la présidentielle 2012 et député-maire de la ville d'Evry : “Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos…” (10 juin 2009)
Sa Cynique Majesté Royal, autre candidate PS à la présidentielle, était allée jusqu’à estimer qu’il y avait eu "beaucoup d’injustice" contre Georges Frêche, exclu du PS pour ses propos racistes mais toujours très influent dans la fédération de l’Hérault qui a voté massivement pour sa motion. ..."Harkis et sous-hommes", "Eretz-Israël", "les Noirs en surnombre dans l'équipe de France", "la statue de Staline" à Montpellier, les "affaires Frêche" ne l'avaient pas perturbéeet elle s'en était prise à Bertrand Delanoë qui soutenait la Ch'tite Aubry dans sa condamnation de Frêche. Visant la maire de Lille et Delanoë, la présidente du Marais poitevin, considéra que le PS "a perdu le sens du code de l’honneur". Et c'est elle qui le dit... Qu'en pensent les Diallo et Beyala ?
VOIR et ENTENDREà nouveau Rokhaya Diallo sur le service public, face à Malika Sorel, membre du Haut conseil à l'intégration (car ça existe, en effet), dans un débat sur la place de l'Islam en France, animé par Frédéric Taddéi (France 3).
=> R. Diallo, militante du multiculturalisme, est financée par l'ambassade des Etats Unis lors de ces voyages aux Etats-Unis Lien YouTube => R. Diallo veut importer en Europe le multiculturalisme à l'américaine. Lien YouTube
Et pour couronner le tout...
Houria Bouteldja (ci-contre), Indigènes de la République, voilée et pure,
avec grâce et élégance,
nous rappelle que la diversité est une chance pour la France;
évidemment, il faut aimer... mais qui nous demande notre avis ?
D'un extrême l'autre: le NPA et la CGT ne charment plus les jeunes
Le "coming out" de deux gauchistes
Ceux qui à tout propos cherchent à se convaincre d'une expansion de la conscience de classe du prolétariat, ont distingué une poussée mondiale des révolutionnaires à l'occasion de la révolte pour les libertés de la Tunisie, l'Egypte et la Lybie, qu'ils ont maquillée en révolte sociale, distinguant de surcroît un état de peur gagnant la bourgeoisie. Ils n'ont en revanche pas porté plus d'importance qu'ils ne méritent, selon eux, aux passages d'extrémistes de gauche au FN. Ils ne sont pas parvenus à les occulter, mais la publication de sondages est arrivée à propos pour les envoyer aux oubliettes. Provocateurs et irréalistes, ils ont suscité l'indignation. Deux propulsèrent d'abord Marine Le Pen, candidate du FN devant tous les autres candidats déclarés du 1er tour de la présidentielle, puis un troisième la repoussa en 3e position derrière des candidats probables. Tout mettait donc en garde l'opinion contre le risque FN, mais la presse dénonça simplement le pouvoir de séduction trompeur de Marine Le Pen, refusant ainsi d'aborder la question du refus par la génération montante des agressions du NPA, qui se défile du pouvoir, et des méthodes coups de poing de la CGT, qui bloque et nuit au pays.
La gauche braquée contre Sarkozy est tellement obnubilée qu'elle s'aveugle en interne.
Vénussia Myrtil est un sujet sensible. L'étudiante en psycho de 21 ans a milité au NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) d'Olivier Besancenot et a tout du profil altermondialiste : la couleur de peau métissée - mi-Ariégeoise, mi-Guadeloupéenne -, le piercing à l'arcade sourcilière et tout un tas d'idées libérées sur la sexualité. La jeune femme a fait ses années lycée aux Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR). Mais Vénussia Myrtil milite désormais au Front national. Elle est même candidate aux cantonales dans les Yvelines, à Aubergenville. Ce jeune fonctionnaire territorial beau parleur a quitté LO après un score intéressant aux municipales (6%) pour que LO choisisse au final de ne pas entrer dans l'alliance avec la gauche plurielle. Le jeune « révolutionnaire » s'est alors inscrit dans un processus de concertation avec le PS local, l'assemblée « citoyenne » crée par le maire de Thionville, et s'est rabattu sur le NPA, en vogue dans les années 2000.
Fabien Engelmann crée un malaise Ce jeune militant de 31 ans, après huit ans dans des partis d'extrême-gauche, s'est déclaré candidat frontiste aux élections cantonales. Cette affaire divise l'extrême gauche, entre ceux qui prétendent qu'il s'agit d'un cas isolé, et ceux qui se réjouissent que la CGT, pourrie jusqu'à l'os à force de collaboration de classe, administre une bonne leçon aux militants ouvriers qui ont choisi d'y rester. Or, les voies de la radicalité sont impénétrables. Bien que cas 'isolé", les attaques qu'il subit de la gauche sont radicale. Il est traité de fasciste, sa catégorie socio-professionnelle étiquettée gauchiste et syndicale et ses options classées au rang de la collaboration de classe.
Le 31 janvier, Fabien Engelmann, secrétaire du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange (Moselle), dont le maire est socialiste, annonce avoir adhéré au Front national. Mais l’Union départementale CGT de Moselle a annoncé avoir suspendu le syndicat des communaux de Nilvange, qui a refusé de désavouer son secrétaire. Celui-ci explique: " ils ont exclu toute la section.Ces militants CGT de ma section ne sont pas au FN ; ils m’ont défendu pour mes valeurs, pour mon travail syndical ». Le NPA a également publié une déclaration sur Engelmann, prétendant que c'est un cas « extrêmement rare », et non pas "isolé", donc.Nombre d'autres militants « de gauche » sont susceptibles de suivre son parcours. Interrogé par Libération, Baptiste Talbot, responsable de la fédération CGT de Moselle, a déclaré « Je ne serais pas étonné qu'il y ait d'autres cas d'ici les élections cantonales et présidentielles. » Le secrétaire de la CGT Moselle, Denis Pesce, a déclaré à Libération que : « Ce que les militants nous font remonter des entreprises est inquiétant, notamment sur l'impact du discours "social" de Marine Le Pen auprès de certains salariés. Les gens ont moins peur d'en parler, et s'affichent désormais ouvertement. » Le Républicain Lorrain cite un « responsable cégétiste » anonyme qui dit : « Dans notre section, les trois quarts des mecs votent Le Pen ou Sarkozy, et ils ne s’en cachent pas. » Engelmann est défendu par Me Gilbert Collard dans son dossier de suspension de la CGT.
Entrisme ? En 2007, la CGT avait commandé un sondage qui révélait que 11 pour cent de ses adhérents avaient voté FN. Le Président du groupe Front national au Conseil régional de Lorraine (et syndicaliste CFTC), Thierry Gourlot, s'enorgueillit alors d'avoir au FN des militants « de toutes les organisations, dont certains — y compris de la CGT — détiennent des responsabilités. »
La trajectoire du militant n'est pas aussi aberrante que ses camarades veulent bien le dire, car cette ancienne région sidérurgique a perdu beaucoup d'emplois dans les années 80-90, avec la liquidation de la sidérurgie en grande partie orchestrée par les gouvernements socialistes successifs. En février 1982, Mitterrand nationalisait toute la sidérurgie avec le soutien du PCF (qui défendait cette mesure depuis des années) et, dès juin 1982, l’État socialiste annonçait 12.000 suppressions d’emplois, qui allaient être suivies de nombreuses autres non compensées.
Les conséquences de la collaboration des organisations syndicales et de « l'extrême gauche » avec la « gauche » de gouvernement ont été désastreuses, si bien que, pour les jeunes actuels, la politique et le syndicalisme sont deux activités totalement autonomes. « Qu’il soit au FN, ce n’est pas incompatible avec le syndicat. Ça n’a rien à voir. D’ailleurs, aux régionales de 2010, Engelmann était en seconde position sur la liste du NPA de Moselle 2010. "Ca n’a posé aucun problème », a souligné l'un de ses collègues à L'Est républicain.
Sa rupture avec le NPA s'est produite à l'occasion des élections régionales, où une section de ce parti trotskiste présentait une candidate musulmane voilée. Troublé par cet épisode, Engelmann, comme les trois quarts du comité de Thionville, a quitté le NPA, et s'est orienté vers la revue « Riposte laïque » (RL), créée par Pierre Cassen, ex-militant du PCF, de la LCR et de la CGT. RL combat pour que survive la laïcité et lutte aussi bien contre le catholicisme que contre l'islam, mais les sectaires lui reprochent de ne pas limiter le champ de son dénigrement aux chrétiens qui ont fait l'Histoire du pays et de ne pas épargner les musulmans nouvellement installés.
A côté de cela, il déclare: "J'accorde beaucoup d'importance au respect de la vie, et j'avoue mon admiration pour Brigitte Bardot. » Or, cette star des années 1960, qui s'est reconvertie dans la défense des animaux, est ouvertement de droite, mariée à un proche de Jean-Marie Le Pen. Elle fut ainsi poursuivie pour provocation à la discrimination raciale, pour ses déclarations sur l'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de l'Aïd el-Kebir.
Le NPA refoule Vénussia Myrtil vers le FN
Chez les étudiants aussi, la presse admet des cas de passage de la gauche radicale au FN. Les jeunesses du FN (FNJ) prétendent que deux mille jeunes auraient adhéré depuis la mi-janvier, dont « beaucoup » issus de la « gauche ou de l'extrême gauche ». Par exemple, Vénussia Myrtil, étudiante en psychologie de 21 ans, passée par l'organisation de jeunesse de la LCR « pendant les manifs contre les réformes Darcos [pour] se battre contre les gros patrons et pour plus de justice sociale » puis sympathisante du NPA.
La militante est assez vite devenue une sorte d'icône dans l'entourage de la nouvelle présidente du FN qui la présente comme un gage d'évolution de son parti. Pendant la campagne, les anti-Marine se sont déchaînés contre le profil atypique de l'ex-militante d'extrême gauche. Mais son parcours fait mouche, comme celui du jeune délégué suspendu de la CGT Fabien Engelmann, ex-militant de Lutte ouvrière passé au NPA et désormais candidat du FN à Algrange (Moselle).
Vénussia Myrtil s'est engagée avec la JCR « pendant les manifs contre les réformes Darcos », entraînée «par une copine de lycée» et séduite par le côté «communautaire» des jeunes, «décidés à se battre contre les gros patrons et pour plus de justice sociale». Au NPA, qu'elle a côtoyé à partir de 2009 sans avoir été encartée, le souvenir de ceux qui l'ont connue reste focalisé sur une furieuse dispute au sujet du colonialisme. « Leur côté internationaliste m'a gonflée, dit-elle aujourd'hui. J'ai pas aimé non plus les prières en arabe dans la rue pendant les manifestations propalestiniennes, ça a été la goutte d'eau… Je me suis tirée.» Rapidement, cette jeune femme, dont la mère a déjà fait le saut du PCF au FN, est séduite par le discours «social et patriote» de Marine Le Pen. Vénussia et Fabien se sont rencontrés vendredi au Salon de l'agriculture autour de Marine Le Pen.
«Je croyais que des fachos allaient me casser la gueule, j'ai été bien accueillie.» En particulier par la vice-présidente du FN, Marie-Christine Arnautu, qui coache de près la jeune militante et son discours… «Elle a le droit d'être pour le mariage homosexuel et favorable à l'adoption par des couples homos. c'est son affaire, explique avec prudence Nathalie Pigeot, responsable du Front national de jeunes, mais cela n'en fait pas la position du FN. Nous ne sommes pas dans une utilisation marketing de son image », ajoute-t-elle. Le FNJ revendique plus de deux mille adhésions de jeunes depuis la mi-janvier dont «beaucoup» viendraient de la gauche ou de l'extrême gauche.
A LO, parti d'origine de Fabien Engelmann, on dénonce la «véritable dérive» d'ouvriers qui «se sont fait abuser par la démagogie lepéniste» d'un parti «socialement du côté de la bourgeoisie». «Depuis l'arrivée de Marine Le Pen, ils mettent en musique ces cas exceptionnels de passage d'un extrême à l'autre par des gens désorientés», s'irrite Éric Coquerel, du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui ajoute : «En gage de défense de la laïcité, ils ne font que pourchasser une religion.» Pour les ringards de la laïcité, ça change et ça bouscule ! Mais dénigrer n'a jamais enraillé aucune fuite et certainement pas celle de forces vives.
Le site de Le Monde est-il pourtant accessible à la honte ?
Voici de quoi il vit: de la collaboration d'anonymes (ici, Galahad, Dieu nous garde des croyants), avec la mention "post non vérifié par la rédaction"... La déontologie professionnelle de certains n'est-elle pas admirable ? Des sites satellites de grands organes de presse sont alimentés par la publication d'articles d'internautes masqués et, sans vergogne ni se mouiller, ils couvrent les élucubrations et agressions de leurs 'contributeurs' bénévoles... Un 'post' aussi malveillant que le sondage de Harris Interactive "Jusqu'à présent, on pouvait penser que Nicolas Sarkozy était le candidat naturel de l'UMP et plus largement de la droite à l'élection présidentielle de 2012. Malgré ses excès, malgré ses ratages, il demeurait le candidat évident à sa propre succession, personne ne contestait vraiment ce leadership, à part quelques Villepin ou Bayrou, improbables Don Quichotte situés nulle part sur l'échiquier politique français et bien partis pour y rester, pourtant, en quelques jours la situation vient de changer.
Des sondages très bas
Une côte de popularité très basse, et surtout qui dégringole chaque jour un peu plus, aurait dû finir par avertir l'Elysée, et bien non, si l'on en croit le très fidèle Xavier Bertrand qui déclarait au Parisien, "Monsieur Obama est aussi très bas dans les sondages et madame Merkel a perdu plusieurs élections intermédiaires. Quand on fait de la politique, il faut savoir garder son sang-froid et la présidentielle n’a lieu que dans quatorze mois." Quatorze mois qui ne suffiront pas à faire oublier ce qui est désormais la faute majeure de Nicolas Sarkozy : la rupture consomée avec les français musulmans. [Les malveillants Galahad et Le Monde (et non pas Libération, comme écrit par erreur) vont vite en besogne. Avant d'envisager ce potage annoncé, rappelons toutefois à Galahad, et à ceux qui les choisissent à leur convenance, que selon un sondage IFOP, la candidate du Front National (FN), Marine Le Pen, serait reléguée en 3e position après le candidat PS et Nicolas Sarkozy si le premier tour de la présidentielle devait se dérouler dimanche 13 mars.]
Tout a commencé avec le débat sur l'identité nationale, espèce d'usine à gaz censée établir une relation, un socle commun, à tous les français, vision réductrice de ce qu'est le sentiment d'appartenir à une nation. Quand un de Gaulle déclarait, "Je me suis toujours fait une certaine idée de la France", il traduisait en une phrase lumineuse, la complexité de l'Histoire, du lien national, de la philosophie d'un pays. Nicolas Sarkozy a voulu définir de façon quasi-scolaire ce qu'était notre identité, ça partait déjà mal, et puis en ligne de mire on a vite compris qu'il y avait l'autre, le français, mais pas tant que ça, ou depuis pas assez longtemps, ou avec la mauvaise religion : le musulman.
La [divine] rupture avec les musulmans
Au départ, il s'agissait surtout d'amener le débat électoral sur le terrain du Front National, le terrain de l'amalgame entre islam, banlieue et insécurité, avec, en principe, deux avantages : affronter un parti raciste en se drapant dans une dignité toute républicaine, mâtinée de fermeté droitière pour faire bonne mesure, et ensuite, laisser le Parti Socialiste dans ses atermoiements puisque, sur ces sujets, son immuable dogmatisme le condamne à nier tout problème ou à en imputer systématiquement la responsabilité à la société française, attitude remarquablement contre-productive. C'était sans compter sur la réaction des musulmans. Jeudi 10 mars, un militant UMP du Gard, responsable à la Grande mosquée de Paris, déchire sa carte d’adhérent à l’UMP pour protester contre le débat sur la laïcité et l’islam, le débat de toutes les confusions. Nicolas Sarkozy dans ces calculs a juste oublié que les musulmans pouvaient être membre de l'UMP, pouvaient être des français qui vivent dans le respect d'une France qu'ils apprécient, et ceux-là, nombreux, qui avaient trouvé un équilibre entre une société occidentale et leurs racines d'outre-méditerranée n'admettent pas, et ils ont parfaitement raison qu'on attaque comme le dit Dalil Boubakeur ce qui leur est sacré, que cela plaise ou non, c'est le sens de la loi de 1905, la liberté du culte, celle-là même que Sarkozy invoque alors qu'il ne la respecte pas. La carte de l'UMP déchirée
Nicolas Sarkozy limoge Abderrahmane Dahmane et entre dans une logique haïssable et suicidaire
Le président de la République a limogé le vendredi 11 mars 2011 son conseiller à la diversité, Abderrahmane Dahmane. Pourquoi ? Parce que Abderrahmane Dahmane s'était lui aussi inquiété la veille de cet acharnement de l'état [sans majuscule], la République, à vouloir débattre de l'islam, débat stigmatisant, désolé on ne peut éviter ce mot, stigmatisant donc, les musulmans à priori. [Lien PaSiDupes sur la personnalité versatile et controversée de l'opportuniste Dahmane] Comme si cette religion et ses adeptes devaient être soumis à des règles spéciales où il devraient prouver toujours plus leur nationalité entachée d'un indélébile soupçon du [dû] à leurs origines."
VOIR et ENTENDRE la scène théatrale du déchirement de la carte, sous l'oeil des caméras convoquées:
Cette catastrophe intellectuelle se transformera en catastrophe électorale, le parallèle avec la chasse aux juifs des années 40 passe de la caricature à la réalité, Sarkozy est dans une logique détestable et suicidaire que son soutien à la révolte lybienne ne saurait faire oublier, si la droite parlementaire ne se lève pas en exigeant l'arrêt de cette infamie, il y a urgence, c'est peut-être déjà trop tard, alors non seulement les présidentielles seront perdues par la droite républicaine, mais l'histoire se souviendra de ce mandat comme celui de l'islamophobie en France."
Quoi que fasse Nicolas Sarkozy, rien ne saurait satisfaire les haineux du Post
Pas même un soutien "détestable et suicidaire" de Sarkozy à la révolte lybienne ? Le baume biblique de Galaad est supposé calmer toutes les douleurs, mais à condition de ne pas aimer la souffrance pour elle-même (celle des autres, de préférence), et de ne pas s'en repaître.
Tout est dit et gravé dans le marbre: prêt pour l'après-présidentielle 2012.
Seulement quelques milliers de manifestants, selon la nébuleuse LDH, DAL et CGT.
Les appels à manifester samedi contre les expulsions, à quelques jours de la fin de la trêve hivernale mardi, ont laissé froide la France. Observer ci-contre qui sont les militants de DAL et de la LDH. Et aussi plus bas...
A Paris, les manifestants étaient 1.100 selon la police, qui n'a relevé "aucun incident". Le porte-parole du DAL (Droit au logement), Jean-Baptiste Eyraud, a parlé de 10 fois plus, chiffre largement surévalué selon une journaliste sur place.
Loger les sans papiers ?
Bien qu'organisée en réseau,
Stop aux expulsions de logement
(Resel), qui regroupe associations et organisation (Attac, altermondialiste,...), collectifs (Droit au Logement, Confédération nationale du logement, Jeudi Noir...),
et de partis de gauche qui ne s'en sont pas vantés, ils ont fait la preuve que faire du volume ne compense pas le nombre. Ils n'ont d'ailleurs pas retroussé leurs manches. Les manifestants ont encore pensé qu'il suffit de réclamer "la production massive de logements sociaux" et de hurler "Stop aux expulsions, stop au logement cher, + de HLM".
La presse relaie Resel de bonne grâce
Ce réseau aura fait parler de lui sans pour autant faire avancer le dossier de "la baisse et la régulation" des loyers dans le parc privé et leur "gel" dans le parc social. Leurs méthodes amènent au constat que "la situation s'est dégradée. Les loyers continuent à augmenter et les revenus des ménages modestes sont en baisse", selon J.-Marc Eyraud (DAL), en tête du cortège. Jean-Pierre Dubois, président de la LDH (Ligue des droits de l'Homme), a encore justifié sa présence dans la rue, sans aucune légitimité, répétant que "le droit au logement est un droit fondamental", puisque son job ne s'étend pas aux devoirs. Ce professeur de droit public à l'université de Paris XIa seriné qu' "il y a des solutions concrètes", mais n'a pas évoqué l'impuissance du gouvernement Jospin. Selon ce militant de gauche, "la réquisition des logements vacants", dont sa résidence secondaire, et "la solidarité entre les communes" des régions socialistes, devraient être réalisable avec le concours de Guy Bedos aux yeux de cocker, Jo Balasko qui se targue d'obtenir tout ce qu'elle veut, Jean Rochefort qui élève des chevaux ou Carole Bouquet, modeste employée de Chanel et Dior, mais aussi productrice viticole. "Ca demande de la volonté politique", a-t-il simplifié, visant son maire à Epinay-su-Seine, Hervé Chevreau, ancien du MoDem, mais aujourd'hui sans parti.
Sans logis et (pro-)Palestiniens ?
D'autres rassemblements étaient organisés en province
Ainsi à Lille qui compte 14.000 demandes de logements en attente. Un manifestant, Jeff Nedelec (à droite), a réclamé "la fin pure et simple des expulsions, sans trêve". Le brave homme semble être un anonyme pris au hasard, mais il est militant du Comité sans-papiers 59 de Wazemmes qui a soutenu Hana Kharboutli, une sans-papiers, et qui réclame maintenant un logement pour cette syrienne.
A Lyon, le maire-adjoint PC de Vénissieux, Christian Falconnet, menait un groupe de quelques élus du Rhône à la tête d'une petite centaine de manifestants.
A Bordeaux, une soixantaine de personnes se sont retrouvées dans le centre, installant sur les grilles de la cathédrale Saint-André - plutôt que sur la mosquée - des banderoles proclamant "Liberté, égalité, fraternité: et si c'était vrai?", ou encore "Stop aux expulsions - application de la loi de réquisition et de la loi Dalo".
Jean-Baptiste Eyraud fait ses additions et produit des chiffres bidons: 15000 !
Et clame: "C'est plus que l'année dernière" ! France Info (lien source) avait rapporté 7.000 personnes à Paris, selon Dal, et 1.300, selon la police. Depuis longtemps, l'esbroufe de Eyraud ne trompe plus personne...
"Si on n'accepte pas la présence des musulmans en France, la France disparaït"..."On risque d'avoir une Marine Le Pen et un Front National qui arrivent avec le seul programme économique raisonnable".
VOIR et ENTENDREd'un débat permis, sur France 3 ("Ce soir ou jamais" du 10-03-11) animé par Frédéric Taddeï. Ancien du magazine Actuel et de Radio Nova, il n'est pas suspect de dérive droitière a priori... Le thème ? Marine Le Pen, le phénomène. D'une manière générale, Marine Le Pen est souvent jugée comme plus modérée que son père. L'image qu'elle donne, calme et souriante, semble être à l'opposé des stéréotypes habituellement attribués à sa famille politique. Est-ce le cas ? Comment interpréter la montée en puissance du Front national et de ses thématiques ? Les intervenants de l'extrait ?
Christine Tasin: Présidente de l’association Résistance républicaine. Militante de DLR (Debout La République) de Nicolas Dupont-Aignan jusqu’en mai 2010. Militante du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen, parti politique de gauche républicaine présidé par Jean-Pierre Chevènement) jusqu’au 18 février 2009, ancienne militante du P.S. qu’elle a quitté en 1999 à cause de ses positions en faveur d’une Europe libérale. Paul-Marie Couteaux, Ecrivain Ecrivain, il est notamment l'auteur de biographies comme Clovis, une histoire de France, Le génie de la France, de Gaulle philosophe, d'essais polémiques comme Ne laissons pas Mourir la France avec Nicolas Dupont-Aignan, Être et parler français. Défenseur de la cause souverainiste, il dirige notamment la revue mensuelle Les cahiers de l'indépendance, revue des souverainistes de tout horizon ». Au fil d'une longue carrière, il a enfin été conseiller de Michel Jobert, de Philippe de Saint Robert, de Jean-Pierre Chevènement, de Boutros Boutros-Ghali, puis de Philippe Séguin. Paul-Marie Couteaux Ecrivain, il est notamment l'auteur de biographies comme Clovis, une histoire de France, Le génie de la France, de Gaulle philosophe, d'essais polémiques comme Ne laissons pas Mourir la France avec Nicolas Dupont-Aignan, Être et parler français. Défenseur de la cause souverainiste, il dirige notamment la revue mensuelle Les cahiers de l'indépendance, revue des souverainistes de tout horizon ». Au fil d'une longue carrière, il a enfin été conseiller de Michel Jobert, de Philippe de Saint Robert, de Jean-Pierre Chevènement, de Boutros Boutros-Ghali, puis de Philippe Séguin. Emmanuel Todd (né en 1951), fils d'Olivier Todd (Le Nouvel Observateur, grâce à Gilles Martinet), arrière petit-fils de Dorothy Todd, la rédactrice en chef de Vogue des années 1920 et petit-fils de l'écrivain Paul Nizan, ancien membre des Jeunesses communistes, est un inconscient touche-à-tout et un arrogant je-sais-tout (politologue, démographe, historien, sociologue et essayiste). Outre qu'il recommande un protectionnisme à l'échelle de l'Union européenne, ses titres de gloire resteront qu'il milita pour le « non » au référendum de 1992 sur le Traité de Maastricht et que, le 7 septembre 2007, dans une de ses rares interventions publiques, Oussama Ben Laden appella le peuple américain à étudier les idées de certains intellectuels, et cita notamment Emmanuel Todd. Gilles William Goldnadel, avocat fondateur et président d'une association nommée Avocats sans frontières (à ne pas confondre avec l'ONG du même nom ASF), il préside l'Association France-Israël et se déclare « hostile à toutes formes d’antisionisme et d’antisémitisme indépendamment de leur orientation politique ». Il est l'auteur de "Réflexions sur la question blanche, Du Racisme blanc au racisme anti-blanc" (Gawsewitch, 2011 Gaël Brustier Il est politologue, chercheur associé au Groupe de sociologie politique européenne de Strasbourg. Il est par ailleurs membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica. Il a été membre de la direction du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement. Il a notamment publié en 2008 Les Socialistes, les altermondialistes et les autres, et en 2009 Recherche peuple désespérément. Il cosigne aujourd'hui avec Jean-Philippe Huelin Voyage au bout de la droite, Des Paniques morales à la contestation droitière (Mille et une nuits, 2011), un ouvrage dans lequel il affirme que « la droite a gagné le combat pour l'hégémonie culturelle dans les sociétés occidentales, poussant aussi bien les droites conservatrices que les droites extrêmes à opérer de nombreuses mutations ».
La présidente et porte-parole du mouvement des « Indigènes de la République » a droit à la parole, malgré ses propos provocants et son agressivité, à la différence du journaliste Eric Zemmour.
La police de la pensée interdit les rassemblements d'idées
La direction nationale de l'UMP a pris position vendredi soir en faveur du débat sur la laïcitévoulu par Nicolas Sarkozy.
Elle a aussi condamné les "propos diffamatoires et injurieux" de Abderahmane Dahmane contre l'organisateur du débat, Jean-François Copé. Conseiller du président Sarkozy en charge de la diversité, A. Dahmane a été démis de ses fonctions vendredi pour s'en être violemment pris la veille à la Mosquée de Paris aux dirigeants de l'UMP: "L'UMP de Copé, c'est la peste pour les musulmans", avait-il lancé, en qualifiant de "néo-nazis" les promoteurs UMP du débat sur la laïcité.
Chantage
Il avait également incité ses coreligionnaires à "ne pas renouveler leur adhésion" à l'UMP tant que ce débat controversé, prévu pour s'ouvrir le 5 avril, ne serait pas annulé.
Plus généralement, un débat sur la laïcité mécontente la communauté musulmane.
Abderrahmane Dahmane, mythe et réalité >Conseiller principal d’éducation dans un collège du 18ème arrondissement de Paris, il a la poignée de main chaleureuse et le tutoiement facile. Pourfendeur des islamistes, ce «démocrate musulman» se targue de ne pas avoir une seule fille voilée dans son établissement. L’homme met son grain de sel aussi bien dans la vie politique française que dans les affaires algériennes. aujourdhui.ma rappelle qu'en 2004, Dahmane a fait campagne en faveur d’Ali Benflis, candidat aux élections présidentielles en Algérie et ex-secrétaire général du FLN. Or, avant de défendre Benflis, Dahmane avait, pour le scrutin précédent, supervisé un comité de soutien à Bouteflika et cet homme de réseaux sème le trouble par sa versatilité et ses excès. Fort en gueule, il est redouté, moqué ou courtisé: cet opportuniste a une une indécente propension à se fâcher avec ses «amis» avant de se réconcilier. Un jour, il se mobilise contre les «extrémistes» de l’UOIF et, après la mise en place du CFCM, Dahmane n’a de cesse d’accuser de tous les maux l’instance du «clergé musulman». C'est ainsi qu'au fil des années, il est devenu une figure incontournable et incontrôlable de l’Islam de France. L'association de Dahmane, le «conseil des démocrates musulmans» est au comble de la fierté quand, le 26 mai 2004,Nicolas Sarkozy, devenu ministre de l’Économie, le décore de la légion d’honneur. Pour remercier son hôte de Bercy, Dahmane lui offre un sabre «dont il aura bien besoin». Quelques semaines plus tôt, Dahmane avait organisé un rendez-vous politique à la Mosquée de Paris, un iftar débat, un dîner de rupture de jeûne, autour de Jean-Paul Huchon, candidat socialiste aux régionales. Curieuse confusion des genres entre la politique et le religieux. Ce débat-là était 'politiquement correct'...
Ancien directeur de Radio France Maghreb, Abderrahmane Dahmane participe en 1983 à l’aventure de la Marche des beurs et de SOS Racisme. Dissident de nature, il crée en juin 1986 un mouvement concurrent, Génération 2001. Il raconte : «J’ai vu arriver l’armée des socialistes. Je ne voulais pas être phagocyté.»
Au milieu des années 90, Dahmane négocie son virage «religieux». Dans le cadre du Conseil représentatif mis en place sous Pasqua, il apparaît en 1995 au côté de son « lointain cousin » Boubakeur (ci-dessus à droite). Rapidement, Dahmane fait sécession en compagnie d’une autre «personnalité» du petit monde musulman de France, Khadija Khali, présidente de l’Union des femmes musulmanes. Le 16 décembre 1995, le duo met en place son « Haut Conseil des musulmans de France» (HCMF). Les RG rapportent : « Principal concepteur du projet, M. Dahmane apparaît avant tout motivé par le souci de se constituer une notoriété susceptible de lui fournir suffisamment de crédibilité pour reprendre le contrôle de Radio France Maghreb. Issu des rangs du mouvement beur laïc, M. Dahmane ne porte d’ailleurs pour l’Islam qu’un intérêt récent. Cette recherche de notoriété, en l’absence de reconnaissance religieuse, a conduit l’intéressé à se rapprocher, un temps, de l’UOIF.» Un mouvement que l’intéressé dénonce aujourd’hui : «J’ai organisé un colloque avec une des responsables de l’UOIF. Je voulais savoir ce qu’ils voulaient. Quant j’ai vu les filles en burka, j’ai compris.» Cruels, les limiers des RG notent que l’adresse de son «Haut Conseil» est la même que celle du siège de Radio France Maghreb : «Ce qui a ajouté à l’irritation des autorités algériennes qui voient dans cette initiative une nouvelle déstabilisation de l’influence algérienne sur la Grande Mosquée de Paris.» Dès lors, «l’éviction de M. Dahmane (…) est devenue un des objectifs du colonel Souames, responsable de l’antenne parisienne de la Sécurité militaire algérienne». Dahmane se défend : « La radio et le HCMF avaient la même entrée, mais c’était deux appartements différents. »
Sens des affaires, politique et services secrets : le cocktail est explosif. Les RG épinglent aussi l’acolyte de Dahmane, Khadidja Khali. Veuve d’officier, gaulliste de la première heure, «elle prétend avoir effectué dans le passé plusieurs missions «confidentielles» pour le compte du gouvernement français. Elle-même parle de l’affaire des otages du Liban. En tout cas, cette militante RPR a ses entrées auprès d’Alain Juppé et Jacques Toubon. Ancienne conseillère au cabinet du secrétaire Robert Pandraud, elle se trague de fréquenter Bernadette Chirac. «C’est une dame très gentille, un exemple d’intégration», sourit Nicolas Sarkozy. À l’époque, l’objectif du couple Dahmane-Khali est clair : éliminer Dalil Boubakeur de la Mosquée de Paris. L’ondoyant recteur a décidément beaucoup d’ennemis. La guerre atteint son apogée quand Dahmane publie dans la revue Islam une lettre du recteur demandant au ministère de l’Intérieur l’expulsion d’un imam de Grenoble coupable de «prises de positions extrémistes». La revue titre : «Quand l’abbé Pierre défend les Maliens, Boubakeur fait expulser les imams». Cependant, la coalition du conseiller principal d’éducation et de la veuve d’officier n’a rien d’une idylle. Selon les RG, Dahmane déclare qu’il «faudra virer Mme Khali une fois qu’elle aura servi à obtenir l’argent que les autorités avaient promis». Les services de police soupçonnent Khadidja Khali de jouer un double jeu : «Tout en se démarquant des responsables de la Grande Mosquée de Paris, elle entretient, en effet, des relations avec le représentant en France des services de sécurité algériens.» La suite vire au vaudeville affairiste.
Les opposants à Dahmane se mobilisent et l’accusent de vouloir remplacer le recteur par un «richissime Algérien, qui souhaiterait une vaste entreprise de commercialisation de viande halal ».
Finalement, le 17 février 1997, Dahmane fait allégeance à Boubakeur. Une fraternisation quelque peu «forcée», dont le «principal instigateur» n’est autre que le colonel Souames, représentant des services secrets algériens à Paris. Voilà un aspect occulté de l’Islam de France : sa cogestion permanente avec des puissances étrangères.
Ils ne sont même pas d'accord sur son utilité Ce sujet-là aussi divise le PS
Portées par Martine Aubry, votées comme un seul mouton par le troupeau des militants socialistes et un temps ouvertes à toute la gauche, la primaire socialiste devait être le signe tangible de la modernisation du PS et le tremplin médiatique à une victoire de la présidentielle en 2012.
Elle s'est refermée sur eux comme un piège. A quelques mois de la présidentielle dans ce qui aurait dû être un vaste rassemblement de camarades, des voix s'élèvent pourtant, de plus en plus nombreuses qui craignent qu'elles tournent au ring de catch.
Depuis Washington et les bords du Potomac, où il y aura tout juste 30 ans, le Boeing 737 du Vol 90 d'Air Florida s'abîma dans le fleuve en 1982, le directeur du FMI n'a jamais vu d'un très bon œil ces élections qui lui posent un problème de calendrier.
Il avait passé un pacte secret avec la Ch'tite Aubry et, quand leur duplicité avait été découverte, ils s'étaient alors entendu pour un report de leur lancement à juillet et voilà que des voix s'élèvent maintenant de plus en plus nombreux pour contester le principe même de ce scrutin.
Côté confortable
"Il faudra que nous analysions la pertinence des primaires dans le contexte des mois à venir", a déclaré, dans un entretien à publicsenat.fr, le député strauss-kahnien Pierre Moscovici, interrogé sur la compétition socialiste prévue en octobre prochain. "Il faut analyser pragmatiquement l'évolution de la situation. Nous sommes face à un avertissement", a-t-il ajouté, en allusion à la montée de l'extrême droite et au sondage Harris Interactive qui place la présidente du FN, Marine Le Pen, en tête du premier tour de la présidentielle.Lien PaSiDupes "Je ne suis pas en train de dire qu'il faut les supprimer, je suis en train de dire que si demain on a cinq ou six sondages (qui confirment la montée du FN), il faudra qu'on se pose des questions.Ce n'est pas un sujet tabou", a-t-il admis. "S'il apparaît que nous devons nous rassembler autour de l'un d'entre nous le mieux placé, il faut y réfléchir", a-t-il suggéré, pendant que son patron Dominique Strauss-Kahn brille dans les sondages par son absence en France.
Autant dire qu'ils sont déterminés à attendre D'autant qu'un sondage IFOP renvoie Marine Le Pen dans les cordes, au 3e rang d'un coup...
Dans la même mouvance, Jean-Marie Le Guen se fait plus clair : "La situation est suffisamment grave pour que les socialistes fassent preuve de responsabilité. Personne ne comprendrait les chicayas ou les batailles d'égo", a renchéri un autre strauss-kahnien.
Encore plus direct, le président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), Michel Vauzelle, a estimé qu'organiser la primaire PS "sur fond de percée du FN est devenu déplacé". Il ne pense qu'à l'intérêt des électeurs : « les Français souffrent » [sic, et pour les socialistes, c'est encore pire !], mais en vérité ne redoute rien tant que le PS [offre] le triste spectacle de ses divisions ? Les gens [les socialistes seraient la France entière...] ne veulent plus d'un combat insupportable qui va arriver au pire moment, à quelques mois de la présidentielle", a finalement admis Michel Vauzelle, qui a lancé il y a près de trois semaines un appel à renoncer aux primaires. Le président qui s'enorgueillit d'être le président de la plus grande région musulmane de France, a d'ailleurs lancé une pétition en ligne pour appeler à la suppression des primaires "dévastatrices". Elle a recueilli plus de 17 000 signatures. Pour lui, organiser la primaire PS "sur fond de percée du FN est devenu déplacé". Mais, paradoxalement, le schizophrène chenu préconise l'organisation d'un congrès de désignation du candidat, soit un huis-clos, mais démocratique et populaire, réduit au Bureau national...
VOIR et ENTENDREGeorges Tron dénoncer les connivences entre le PS et le FN:
Côté espoir : les Flambistes
"C'est quand même assez particulier. On ne peut pas avoir demandé des primaires et maintenant priver les militants et sympathisants de la possibilité de faire un choix", glapit l'eurodéputé Stéphane Le Foll, proche de François Hollande qui devrait déclarer sa candidature après les cantonales. Jean-Marc Ayrault abonde, en appelant à accélérer le processus. Il faut maintenant "qu'on connaisse assez vite qui est candidat à la candidature pour la clarté d'une part et puis pour que le dialogue avec les Français, pour que le débat autour de nos propositions commence vite", a déclaré le chef de file des députés PS, sur France Inter. Dans un appel implicite à Dominique Strauss-Kahn pour qu'il clarifie ses intentions, Jean-Marc Ayrault ajoute qu'il faut que "les candidats à la candidature" commencent rapidement "ce travail avec les Français [ou dumoins les socialistes] pour comprendre quelle est l'aspiration populaire, quel est le message qu'il faut faire passer pour remettre la France en mouvement, qu'elle se retrouve autour de ses valeurs, pour montrer qu'elle a un avenir, qu'elle n'est pas finie". Jean-Marc Ayrault, magnanime, a aussi concédé que le groupe de députés PS appuyant une candidature de Martine Aubry - "une trentaine, selon lui, et 60 qui semble-t-il s'apprêtent à soutenir cette démarche" - étaient dans leur droit. Aurait-il assuré son repli ?
Côté légitimiste : les aubrystes
A la direction du PS, on relativise toutes ces interrogations. "Il n'y a aucun élément factuel aujourd'hui qui nous permettrait de dire qu'on doit annuler la primaire ", a soutenu François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry. "La primaire, c'est un moment de choix (pour les sympathisants de gauche), et le premier acte de la présidentielle", a-t-il estimé. "Il faut arrêter de se parler à nous-mêmes, ce qui fait monter le FN c'est que toutes nos forces et nos réflexions ne soient pas uniquement tournées vers les Français", a-t-il poursuivi. Olivier Ferrand conclut: "La primaire est la réponse à la montée du Front national" doit se tenir les 9 et 16 octobre prochains. Les candidats doivent se déclarer entre le 28 juin et le 13 juillet, calendrier critiqué par les partisans de Dominique Strauss-Kahn qui auraient préféré un délai plus long pour permettre au patron du FMI d'entrer le plus tard possible dans la course.
Côté marginal : Royal, Montebourg et Valls
Les autres candidats à cette primaire, potentiels ou déclarés, sont évidemment contre l'idée de les supprimer. Mais parmi eux, ceux qui se sont déjà déclarés candidats, le député-maire d'Evry Manuel Valls, le jeune lion de Saône-et-Loire et brillant auteur du machin, Arnaud Montebourg, et l'ex-candidate à la présidentielle sEGOlène Royal, ils comptent pour du beurre Charentes-Poitou. Enthousiasmant ! Malek Boutih les renvoie d'ailleurs tous dos à dos :"A partir du moment où chacun veut présenter son candidat, la primaire devient un gadget du PS pour régler ses préoccupations internes qui n'intéressent personne", expliquait-il au Parisien, mardi 8 mars. La phrase la plus assassine est venue d'un fidèle de Lolo Fabius, rallié à Martine Aubry mais qui ne serait pas hostile à Dodo Strauss-Kahn : Cloclo Bartolone. Invité de RMC et BFMTV, il a lâché : "Quand on a sorti l'idée des primaires, on n'imaginait pas qu'on pouvait gagner en 2012 et personne ne pouvait imaginer la situation économique, sociale, environnementale dans laquelle se trouverait le pays". A ce listing des malheurs de la majorité, il faut ajouter l'absence d'opposition constructive. VOIR et ENTENDREle président du 9.3 :
Le financement du gadget PS inquiète les Français
Candidat aux primaires doté de son propre micro-parti, Manuel Valls a interpellé mardi la direction du PS sur l'absence de "règles et de financement. "A l’heure où certains me demandent - non sans mauvaise foi ?- de me mettre en règle, je réponds qu’il serait temps que les règles soient pensées et édictées", a lancé le député-maire PS d’Evry qui prévient qu'il est "prêt à faire évoluer (son) association". Cependant, "sans céder à un mouvement de défiance généralisé remettant en cause des dispositifs légaux qui ont le mérite de la transparence", Manuel Valls "demande à la direction du Parti socialiste d’aborder clairement, dès la rentrée, la question du mode de financement et des moyens accordés aux candidats des primaires à gauche". "Comment les candidats concourant aux primaires, pourront-ils financer à terme leur campagne en l’absence de tout système de financement provenant des partis organisateurs ? Quand la campagne des primaires débutera-t-elle officiellement ? Si la désignation des candidats pour l’investiture a bien été actée en juin 2011, qu’en est-il de l’avant juin 2011 ? Comment assurer l’égalité des moyens entre les candidats (…) face à des personnalités très hétérogènes en termes de moyens ?", interroge M. Valls. Il rappelle s’être doté dans ce "cadre" des primaires, en 2009, d’une association, "A Gauche, Besoin d’Optimisme !", "régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901", et "par la loi n° 88-227 du 11 mars 1988, modifiée, relative à la transparence financière de la vie politique". Pour autant, Manu Valls ne se préoccupe pas de l'usage des aides de l'Etat, donc de l'ensemble des contribuables.
Cette association bénéficie des "cotisations des adhérents" et des "dons de personnes physiques ne dépassant pas 7.500 euros par an et par individu". "Si ces structures légales, qui ont pour vocation originelle de pouvoir exercer une activité politique en autonomie, venaient à contredire leur propre logique en se transformant en +pompe à financements+ pour les grands partis, alors, il faudrait revoir leur existence ou édicter de nouvelles règles", juge-t-il.
Le Parti socialiste devra-t-il inscrire les dépenses de sa primaire dans ses comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2012?
Si le coût de ses primaires devait être pris en charge par l'État pour partie des frais afférents à la «propagande officielle», c'est l'ensemble des Français, défavorisés ou non, qui supporterait le gaspillage socialiste.