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jeudi 30 avril 2020

Bobigny: les 4.000 locataires de HLM n'auront finalement pas l'annulation de leurs loyers d'avril 

Le maire UDI n'avait pas les moyens de ce cadeau

Cette offre n'a pu se concrétiser: la situation financière de l’office HLM ne permet pas cette exonération !

Promesse de centriste proche de Lagarde. 
 Bobigny, le 22 novembre 2019. Stéphane de Paoli annonce qu’il ne se représentera pas aux municipales.Le 23 avril, la ville capitale de Seine-Saint-Denis gérée par un pion de Jean-Christophe Lagarde, Stéphane de Paoli - qui avait augmenté son indemnité de maire tout en conservant des allocations de Pôle Emploi, s’était engagée à annuler l’ensemble des loyers du mois d’avril pour les 4.000 locataires de son office public de l’habitat (OPH), évoquant une première en France pour "privilégier le pouvoir d’achat des familles”. Malheureusement, cette offre généreuse du maire, élu en 2014 après un siècle de communisme, n’a pas pu aboutir, l’OPH (Office public ) ayant refusé cette suppression, rapporte France Bleu ce jeudi 30 avril.

Allez donc comprendre pourquoi le site de cet OPH arbore toujours ses belles intentions:
Réponse: le président de l'office HLM départemental qui gère 24.000 logements est aussi président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis et c'est Stéphane Troussel, un socialiste... Or, le département, qui crie toujours misère, avait été désigné  - par le pouvoir socialiste - pour accueillir les JO de 2014: une manne qu'il aurait vite engloutie dans des aides à la population accro à l'assistanat. Mais le Covid-19 en a décidé autrement... 

Selon la radio publique, les locataires des HLM de la commune ont reçu une lettre expliquant pourquoi il n’est plus possible de les exonérer de ce loyer. En effet, d’après l’OPH socialiste, d’une part cette suppression des loyers "ne repose sur aucune base légale" et d’autre part la situation financière de l’office HLM ne permet pas cette exonération. Cette dernière représenterait une perte financière évaluée à 1,6 million d’euros. Ceci même si la mairie centriste s’est engagée à rembourser 50% de la somme: le trou de trésorerie aurait malgré tout été trop important, estime Troussel.

"Une part conséquente de la population balbynienne est composée de bénéficiaires de minimas sociaux, de personnes sans-emploi ou de précaires tirant leurs revenus de ‘petits boulots’. Le covid-19 et le confinement ont donc eu des effets conséquents sur l’équilibre économique de nombreuses familles”, avait expliqué la mairie dans un communiqué pour justifier la suppression des loyers d’avril.

Ce à quoi Manuel Domergue, le directeur des études de la Fondation Abbé Pierre avait réagi en affirmant que l’annulation des loyers est “une mesure un peu démesurée, dans le sens où la plupart des locataires n’ont pas de baisse de revenus". Il s’était toutefois dit favorable à un dispositif ciblé pour aider les personnes en difficulté.

Un tandem Lagarde-Paoli en outre accusé de s'être emparé de la ville PCF et de l'avoir gérée en pactisant avec des criminels et des religieux.

De graves accusations portées 
par une journaliste indépendante comme ils le sont à l'AFP, Eve Szeftel, dans un essai 'Le Maire et les barbares' (Albin Michel).

Il est une image du séparatisme islamiste en France
, où "en banlieue, le communautarisme et le clientélisme progressent à une vitesse folle," confirme la journaliste au bureau de l'AFP à Bobigny. 

L'Union des démocrates musulmans de France (UDMF) se lance discrètement mais voit grand. Elle n'a encore qu'un seul élu à Bobigny, d'ailleurs élu sur la liste du maire UDI Stéphane De Paoli, mais elle veut implanter des élus aux départementales puis espère réunir, un jour, les 500 signatures exigées pour pouvoir participer à une présidentielle.
Décrite comme islamiste par des analystes, tel Laurent de Boissieu, son fondateur Nagib Azergui situe l'UDMF à l'aile gauche de l'échiquier politique et se revendique de l'anti-impérialisme, de l'antisionisme et de l'anticolonialisme. Pour la journaliste Judith Waintraub, l'UDMF mise sur un discours victimaire pour séduire l'électorat musulman: du nanan en Seine-Saint-Denis.Pour la France, l'UDMF souhaite le développement du halal, l'instauration de cours d'éducation civique et de réflexion sur le droit au port du voile à l'école. Elle entend lutter contre tout ce qui ressemble de près à  l'islamophobie (et même de loin), notamment par l'instauration d'une directive européenne qui permettrait de dissoudre tout groupe ou media jugé raciste. Il milite également pour la sortie de la France de l'OTAN et pour le droit de vote aux étrangers.La revue du parti, Le Foulard déchaîné, défend Tariq Ramadan et compare son affaire sexuelle à... l’affaire Dreyfus " mais en pire".


dimanche 23 juillet 2017

Macron fait baisser les APL de 5 euros dès la rentrée prochaine

L'APL de tous les bénéficiaires sera amputée de 5 euros, dès le 1er septembre 

Le gouvernement a décidé de rogner cette aide, dont bénéficient notamment 800.000 étudiants


2,6 millions de foyers sont frappés par cette réduction dès le 1er octobre. 
Photo d'illustration.
L'aide personnalisée au logement (APL) est une aide sociale financière destinée à réduire le montant de votre loyer ou mensualité d'emprunt immobilier. La plupart des logements HLM sont conventionnés et un étranger doit justifier d'un titre de séjour en cours de validité.

L'annonce est avancée par France 2 ce samedi 22 juillet, citant les services de Matignon. 
L'information a été confirmée en début d'après-midi par le ministère de la Cohésion des territoires de Jacques Mézard, PRG, chargé notamment du logement. Les APL subiront "une baisse de 5 euros par mois et par ménage à partir d'octobre suite à l'application d'une réforme d'économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée", a précisé une responsable du ministère, ajoutant qu'une suppression pure et simple des APL, évoquée par certains media, "n'a jamais été envisagée" et n'aurait "aucun sens".

Cette décision avait été évoquée par Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, lors d'une audition le 12 juillet et par Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale. "La baisse des APL a été votée par la précédente majorité, mais n'a jamais été mise en place. Nous prendrons les mesures votées par le Parlement", avait-il indiqué, faisant référence à un décret paru le 16 octobre dernier au Journal officiel. Ce texte traduisait la volonté de l'ancien gouvernement de prendre en compte le patrimoine des bénéficiaires dans le calcul de l'allocation.
L'APL est attribuée sous conditions de ressources et conformément à certains plafonds variant en fonction de la composition de votre foyer et du lieu de votre logement. Les personnes rattachées au foyer fiscal de leurs parents, lorsque ces derniers sont redevables de l'impôt annuel de solidarité sur la fortune (ISF), ne sont pas éligibles à l'APL.
Le montant de l'APL est calculé en fonction de barèmes qui prennent en considération : la situation familiale du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer, les ressources du demandeur et de la personne avec laquelle il vit ainsi que des personnes vivant habituellement à son foyer, ainsi que la valeur en capital du patrimoine, lorsque cette valeur est supérieure à 30.000 €, le montant du loyer, de la redevance ou des charges de remboursement des prêts contractés pour l'acquisition du logement ou son amélioration.
Amputée de 5 euros, l'aide personnalisée au logement (APL) d'un étudiant s'élevait à 225 euros / mois, en moyenne 
Alors qu'il tente justement un retour en politique, l'ancien président François Hollande avait en effet affirmé sa volonté de supprimer les APL pour les foyers avec un patrimoine de plus de 30.000 euros. Un décret est paru au Journal officiel le 16 octobre 2016. Les APL ne bénéficient pas seulement aux étudiants, mais ils sont environ 800.000, qui touchent en moyenne 225 euros par mois. 
Le versement de cette aide coûta 20 milliards d'euros à la collectivité, l'année dernière. 

La réduction de cette aide sociale a notamment été critiquée par La France insoumise, singulièrement le député du Nord Adrien Quatennens, qui regrette une nouvelle restriction budgétaire qui pèse sur les Français. "Je ne dis pas que çà et là il n'y a pas quelques efforts à faire, mais les Français ont déjà fait beaucoup d'efforts et se sont déjà serré la ceinture", a-t-il déclaré sur LCI.

Les anciens ministres du Logement de Hollande, Cécile Duflot (EELV, mai 2012-mars 2014), Sylvia Pinel (PRG, avril 2014-février 2016), Emmanuelle Cosse (ex-EELV, février 2016-mai 2017) et Richard Ferrand (ex-PS et actuellement REM, ministre de la Cohésion des territoires (ex-ministère de l'Aménagement du territoire.) de Macron pendant 1 mois et 2 jours, mai-juin 2017) sont en vacances... 
Julien Denormandie, 37 ans, qui est secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, après avoir servi Nicole Bricq, est sans attribution précise: tellement polyvalent qu'il est introuvable.

samedi 1 août 2015

1er août: Livret A, EDF, loyers... ce qui va changer pour le pire

De nombreux changements qui riment avec hausse des dépenses pour les ménages

Les ménages vont encore souffrir de la politique socialiste...
 

Ce samedi 1er août,
le taux du livret A est abaissé de 1 % à 0,75 %, son plus bas niveau historique depuis sa création en 1818. Une décision prise par le ministre des Finances sur recommandation de la Banque de France, en raison de la faiblesse de l'inflation. Un effet de l'indexation qui aurait pu être pire : le taux aurait normalement dû descendre jusqu'à 0,5 %. Ce n'est que partie remise...

Le graphique de janvier 2015 ci-dessous souligne la valeur très relative de l'argument de l'indexation du Livret A sur le taux d'inflation: voir l'écart de 0,5% en 2008-2009
Une meilleure attractivité de la rémunération du livret A aurait dû favoriser la construction de logements HLM et c'est donc le logement social qui va souffrir de la désaffection attendue pour le Livret A. 

Les tarifs de l'électricité vont augmenter de 2,5 %. 
28 millions de ménages sont concernés par cette hausse. 
Les commerçants et les petites entreprises seront en revanche épargnés, a assuré la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal. 

En revanche, le prix du gaz ne change pas. Les tarifs ont diminué de 7 % en moyenne depuis le 1er janvier, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE): c'est l'effet bénéfique de la baisse de son prix, du fait de l'exploitation du gaz de schiste américain.
Le Premier ministre algérien souhaite que son pays relance ses projets énergétiques en partenariat avec l'Union européenne pour l’aider à limiter sa dépendance à l'égard de la Russie, rapportait le 11 mars la presse algérienne. Pays riche en hydrocarbures mais qui souffre de la crise du pétrole, l'Algérie est le deuxième fournisseur en gaz de l'Europe - 25% du gaz consommé - après la Russie.

Les loyers encadrés à Paris

Ce 1er août voit aussi l'entrée en vigueur de la loi Alur, mise en place par Cécile Duflot. La mesure est pour l'instant limitée à Paris, mais le gouvernement maintient encore l'idée de son élargissement. La mesure devrait ainsi entrer en application à Lille, à partir de 2016. 
Les loyers fixes ne pourront dépasser un certain montant au m2, en fonction de leur localisation dans les 80 quartiers découpés de la capitale. Ils ne pourront être majorés au-delà de 20 % du montant déterminé par secteur. 
Mais les détracteurs de cette mesure dénoncent des baisses qui s'appliqueront surtout dans les grands appartements des beaux quartiers... 

Parallèlement, le nouveau contrat-type pour la location d'un logement entre en application. La réforme vise à permettre une meilleure lisibilité pour le locataire et entend limiter les abus. Des informations jusque-là non précisées deviennent ainsi obligatoires, comme le montant du dernier loyer acquitté par le locataire précédent.

dimanche 8 février 2015

La fiscalité française ou la double peine sur une minorité

L'inventivité fiscale est une exception culturelle française méconnue. 

Et cette créativité ne cesse de s'épanouir dans l'austérité



En matière de nouveaux impôts, de nouvelles taxes, la France socialiste a la palme ! 
Mais sa population mérite l'ordre du mérite. 
Si vous êtes propriétaires, les nombreux occupants d'un logement dont ils sont propriétaires ne sont pas mieux traités que les automobilistes. Les uns et les autres sont matraqués à tous les coins de rues. Loin de moi l'idée d'envier les sans-abris et les mal-logés, mais ces derniers entrent parfois dans la catégorie des propriétaires de leur logement et, comme de plus aisés, ils doivent acquitter deux fois l’impôt qui donne le droit d’habiter chez soi: la taxe foncière et la taxe d’habitation. 

Et c’est la même chose pour les autres impôts, même quand on leur donne un nom différent.
Les prélèvements sociaux par exemple. Ils s’élèvent à 15,5% sur les placements et à 8% sur les revenus du travail. Ils viennent s’ajouter au l’impôt sur le revenu et aux revenus catégoriels.


Un impôt sur l'impôt
Pour tromper son monde, Bercy déduit partiellement une petite fraction des prélèvements sociaux,  mais cela n’empêche pas sans qu’on s’en rende bien compte qu’avec ce système on paie un impôt sur l’impôt Prenons l’exemple des loyers. Si on perçoit 100 de revenus fonciers, on va payer des prélèvements sociaux de 15,5%. Il reste net 100 moins 15, donc 84,5. La justice fiscale voudrait qu'on soit imposé sur ce revenu sur la base de 84,5%. Mais, comme on ne peut déduire que 5,1% sur les 15,5 % versés, on est imposé sur 94, 9%...
En somme, l'Etat nous prélève l'impôt même sur nos contributions sociales. 
Et cela vaut pour les traitements et salaires, comme le confirme Frédéric Douet, professeur de droit fiscal à l’Université de Bourgogne. Et la note risque d’être encore plus lourde demain si, comme préconise le Conseil des prélèvements obligatoires, le gouvernement socialiste supprime aussi la déduction actuelle. Ca fait du bien d'avoir des frondeurs dans le parti aux affaires !

Sans compter que les salaires des actifs sont ponctionnés sous forme de cotisation à une pension de retraite, laquelle est à son tour soumise chaque mois à l'impôt, quand est venue la retraite...

Elle est pas belle, la fiscalité française ? Ceux qui votent ces lois y sont-ils soumis?...
Les vieux coûtent cher,
mais l'Etat tient à eux

jeudi 25 décembre 2014

Manifestation contre le mal-logement à Paris, le jour de Noël

Malveillance des manifestants vertueux un jour de fête religieuse

Après les Femen à Rome, autre mise en scène à Paris


Quelques dizaines d'intermittents de l'association subventionnée Droit au logement (DAL) avaient attendu le jour de Noël pour se rassembler jeudi 25 décembre à Paris à proximité du ministère du Logement. Quant aux Femen, elles ont fait sensation un peu plus tôt le même jour, Place Saint-Pierre à Rome, avec une de leurs féministes exaltées, seins nus, qui s'est emparée de l'Enfant-Jésus de la crèche du Vatican et s'est faite interpeller  par un gendarme.

Les manifestants portaient notamment une banderole "Un toit, c'est un droit, application de la loi DALO"
, la loi sur le droit au logement opposable, qui impose depuis 2007 à l'État de trouver un logement social à toute personne qui n'est pas en mesure de se loger par ses propres moyens, mais qui n'est pas suffisamment respectée en Ile-de-France, selon l'association. Une autre banderole réclamait la "baisse des loyers" et proclamait "non aux expulsions".

La rue de Varenne, qui abrite de nombreux ministères, était bloquée par les forces de l'ordre.

Mgr Jacques Gaillot participait au spectacle de rue devant le ministère du Logement avec un réveil pour lui demander de "se réveiller", le 25 décembre 2014 à Paris

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL,
proche de ATTAC, organisation altermondialiste, a notamment attiré l'attention cette année sur le sort des mineurs à la rue à Paris, notamment plusieurs centaines de jeunes sans papiers, puisque sa préférence politique détourne DAL des sans-abri en règle et singulièrement de la population aux racines françaises profondes.

Il a aussi souligné l'importance du parc de logements vacants dans la capitale - 120.000 selon lui - et a appelé la municipalité à montrer l'exemple.

jeudi 6 juin 2013

Un premier propriétaire porte plainte contre la ministre du Logement

Cécile Duflot assignée pour complicité de vol


Duflot se ravale depuis peu la façade, mais 
sous la chaux, le crépi ne serait pas bien net


La ministre est restée verte:
elle n'est pas poursuivie,
comme on pouvait le craindre,
pour tapage diurne ou nocturne


Pour dénoncer les difficultés que rencontrent les bailleurs en cas d’impayés, un propriétaire du Vaucluse a déposé une plainte à l’encontre de la ministre du Logement, révèle le Dauphiné.


Le pot de terre contre le pot de fer
Domicilié à Bollène (Vaucluse), Jacques Flon est bailleur de logements à Montélimar dans la Drôme et au Teil en Ardèche et il dénonce depuis longtemps la situation injuste des propriétaires en cas d’impayés de locataires.

Selon Le Dauphiné, qui porte sur la place publique les déboires des propriétaires, l’homme avait déjà écrit à Cécile Duflot pour lui rappeler le parcours du combattant des bailleurs: larges sommes déboursées, attente de deux ans en moyenne avant de retrouver la jouissance de son bien…

Mais face au silence [sic !] de la ministre, M. Flon a décidé de battre le tambour médiatique : il a "carrément déposé plainte à son encontre", rapporte le quotidien.
Visiblement exaspéré par tant de mépris, le propriétaire explique dans une lettre au procureur de la République d’Avignon, que "depuis plus de trente ans, la loi protège de manière excessive le locataire indélicat au détriment du propriétaire, au point que les droits de ce dernier sont piétinés par les tribunaux. Mais, au lieu d’abroger ces lois iniques, la ministre du Logement les durcit davantage".

Un régime particulièrement incitatif à la fraude

Classée en zone "réservée" par la mairie
Son raisonnement par analogie avec d’autres secteurs dans lesquels il n’y a  "ni moratoire ni amnistie" a-t-il une quelconque chance d'être compris?
C'est ainsi qu'en cas de retard dans le paiement des impôts, le fisc a mis en place des majorations immédiates.
Dans la restauration, le fait de partir sans payer, est puni par le code pénal à travers le délit de grivèlerie, explique-t-il dans sa lettre.

Autant de réponses immédiates, qui font cruellement défaut aux manquements dans le bail d’habitation.
"Alors, pourquoi les propriétaires bailleurs n’ont-ils absolument aucun recours efficace contre le locataire qui ne paye pas son loyer ou qui dégrade son appartement?"

"Mme Duflot reste silencieuse sur cette anomalie ", déplore Jacques Flon, qui reproche à la ministre du Logement de contribuer "à aggraver des lois niant et violant les droits des bailleurs."

Le plaignant rebelle ne met d'ailleurs pas suffisamment en exergue l'effet contre-productif de cette démagogie qui pousse les propriétaires à laisser un bien vide plutôt qu'à le mettre en location et aller au-devant de problèmes incessants. Et de heurts. 

Il ne "lâchera rien" (encore un…)
L’initiative de Jacques Flon ne devrait pas rester lettre morte. Depuis la publication de cet article dans les colonnes et sur le site Internet du Dauphiné Libéré, outre la procédure judiciaire qui suit son cours, il a déjà reçu, de nombreuses marques de soutien.

Il va bientôt être traité d'ultra, voire de raciste !

jeudi 5 juillet 2012

Duflot veut bloquer des loyers dans 43 agglomérations

Le marché locatif risque de s'appauvrir


Quand la construction de logements prend l'eau en Espagne et depuis mars  en France



Un projet de décret prévoit un encadrement des loyers à la relocation 
Les loyers des zones dites "tendues" devraient être gelés lors du renouvellement du bail dans 43 agglomérations de France métropolitaine et d'outre-mer, " où habitent 40% des personnes en France ", a indiqué le ministère du Logement et de l'Egalité des territoires.Parmi les agglomérations choisies figurent Paris, Amiens, Bordeaux, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Nice, Grenoble ou encore Strasbourg.
Le gouvernement réglemente par décret
Le Conseil d'Etat sera saisi de ce texte dans les jours qui viennent, après concertation avec les acteurs du secteur. Le décret sera présenté en conseil des ministres avant la fin juillet pour une application le 1er août, a précisé le ministère."L'objectif est de prendre une mesure rapide dans l'attente de l'élaboration d'une loi-cadre sur le logement comportant notamment des dispositions relatives aux loyers", explique le ministère dans une fiche de présentation du projet.
Une loi de 1989 prévoit la possibilité pour le gouvernement de fixer par décret un montant maximum d'évolution des loyers des baux à la relocation ou renouvelés dans des zones géographiques où l'on constate une "situation anormale du marché locatif".
Pour sélectionner ces zones, le ministère a retenu deux critères pour la France métropolitaine : une hausse annuelle moyenne des prix supérieure à 3,2% sur l'ensemble du parc locatif privé -deux fois l'évolution de l'Indice de référence des loyers (IRL)-, et un niveau de loyer supérieur à 11,1 euros par m2- 105% du loyer de marché moyen observé en 2011 en France métropolitaine, hors Ile-de-France.
Or, le propriétaire ne sera pas obligé d'indiquer dans le bail le loyer que lui versait son locataire précédent.
Près de 1 500 villes sont visées: 
Onze agglomérations d'Outre-mer
Seules les agglomérations de plus de 50.000 habitants ont par ailleurs été retenues.
Ces critères n'ont en revanche pas été appliqués aux territoires d'outre-mer, où les données fiables font défaut, d'après le ministère. Le gouvernement a ainsi décidé d'appliquer ce décret à toutes les agglomérations ultramarines de plus de 50.000 habitants, 11 en tout.
Dans une note explicative, le ministère du Logement justifie ce choix par des revenus moyens "deux fois inférieurs dans certains cas à la moyenne nationale" et des loyers globalement élevés.
Le blocage de la hausse des loyers ne s'appliquera pas aux appartements où  ont été réalisés des travaux d'amélioration d'un montant au moins égal à la moitié de la dernière année de loyer, ni à ceux où le loyer a été "manifestement" sous-évalué, précise le projet de décret. Les hausses praticables dans ces deux cas seront toutefois encadrées.
Le ministère assure qu'avec ce texte, les loyers à la relocation seront bloqués mais non figés, puisqu'ils continueront d'évoluer en fonction de l'indice de révision en vigueur, adossé à l'inflation. Ils ne pourront plus en revanche augmenter à la discrétion du propriétaire.
La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) et l'Union des syndicats de l'immobilier (Unis) ont estimé dans un communiqué que cette mesure ne devrait pas "être de nature à trop pénaliser les bailleurs". Elles se sont toutefois dites "surprises" de l'étendue du zonage, et ont déclaré rester "vigilantes afin de garantir le nécessaire équilibre économique entre les intérêts des locataires et des bailleurs".
La Fondation Abbé Pierre a salué ce décret qui, d'après elle, "va dans le bon sens pour les ménages les plus modestes et défavorisés".
Sept Français sur 10 sont favorables à un plafonnement des augmentations des loyers à la relocation, et 72% sont pour un gel total des loyers dans les zones tendues, d'après un récent sondage.

samedi 12 mars 2011

Les expulsions ne mobilisent pas les Français

Faible mobilisation de la gauche

Seulement quelques milliers de manifestants, selon la nébuleuse LDH, DAL et CGT.

Les appels à manifester samedi contre les expulsions, à quelques jours de la fin de la trêve hivernale mardi, ont laissé froide la France. Observer ci-contre qui sont les militants de DAL et de la LDH. Et aussi plus bas...

A Paris, les manifestants étaient 1.100 selon la police, qui n'a relevé "aucun incident". Le porte-parole du DAL (Droit au logement), Jean-Baptiste Eyraud, a parlé de 10 fois plus, chiffre largement surévalué selon une journaliste sur place.

Loger les sans papiers ?

Bien qu'organisée en réseau,
  • Stop aux expulsions de logement (Resel), qui regroupe associations et organisation (Attac, altermondialiste,...), collectifs (Droit au Logement, Confédération nationale du logement, Jeudi Noir...),
  • Lien PaSiDupes 2: démasqué par des étudiants du MET
  • en sous-main des syndicats (CGT, FSU, Solidaires)
  • et de partis de gauche qui ne s'en sont pas vantés,
    ils ont fait la preuve que faire du volume ne compense pas le nombre.
    Ils n'ont d'ailleurs pas retroussé leurs manches. Les manifestants ont encore pensé qu'il suffit de réclamer "la production massive de logements sociaux" et de hurler "Stop aux expulsions, stop au logement cher, + de HLM".

    La presse relaie Resel de bonne grâce

    Ce réseau aura fait parler de lui sans pour autant faire avancer le dossier de "la baisse et la régulation" des loyers dans le parc privé et leur "gel" dans le parc social.
    Leurs méthodes amènent au constat que "la situation s'est dégradée. Les loyers continuent à augmenter et les revenus des ménages modestes sont en baisse", selon J.-Marc Eyraud (DAL), en tête du cortège.

    Jean-Pierre Dubois
    , président de la LDH (Ligue des droits de l'Homme), a encore justifié sa présence dans la rue, sans aucune légitimité, répétant que "le droit au logement est un droit fondamental", puisque son job ne s'étend pas aux devoirs. Ce professeur de droit public à l'université de Paris XIa seriné qu' "il y a des solutions concrètes", mais n'a pas évoqué l'impuissance du gouvernement Jospin. Selon ce militant de gauche, "la réquisition des logements vacants", dont sa résidence secondaire, et "la solidarité entre les communes" des régions socialistes, devraient être réalisable avec le concours de Guy Bedos aux yeux de cocker, Jo Balasko qui se targue d'obtenir tout ce qu'elle veut, Jean Rochefort qui élève des chevaux ou Carole Bouquet, modeste employée de Chanel et Dior, mais aussi productrice viticole. "Ca demande de la volonté politique", a-t-il simplifié, visant son maire à Epinay-su-Seine, Hervé Chevreau, ancien du MoDem, mais aujourd'hui sans parti.
    Sans logis et
    (pro-)Palestiniens ?

    D'autres rassemblements étaient organisés en province

  • Ainsi à Lille qui compte 14.000 demandes de logements en attente.
    Un manifestant, Jeff Nedelec (à droite), a réclamé "la fin pure et simple des expulsions, sans trêve". Le brave homme semble être un anonyme pris au hasard, mais il est militant
    du Comité sans-papiers 59 de Wazemmes qui a soutenu Hana Kharboutli, une sans-papiers, et qui réclame maintenant un logement pour cette syrienne.

    A Lyon, le maire-adjoint PC de Vénissieux, Christian Falconnet, menait un groupe de quelques élus du Rhône à la tête d'une petite centaine de manifestants.

    A Bordeaux, une soixantaine de personnes se sont retrouvées dans le centre, installant sur les grilles de la cathédrale Saint-André - plutôt que sur la mosquée - des banderoles proclamant "Liberté, égalité, fraternité: et si c'était vrai?", ou encore "Stop aux expulsions - application de la loi de réquisition et de la loi Dalo".

    Jean-Baptiste Eyraud fait ses additions et produit des chiffres bidons: 15000 !
    Et clame: "C'est plus que l'année dernière" !
    France Info (lien source) avait rapporté 7.000 personnes à Paris, selon Dal, et 1.300, selon la police. Depuis longtemps, l'esbroufe de Eyraud ne trompe plus personne...

    lundi 10 décembre 2007

    Des mesures en faveur du pouvoir d'achat des Français

    Sarkozy veut donner plus de pouvoir d'achat aux Français
    Le président Sarkozy a annoncé une série de mesures pour améliorer le pouvoir d'achat, une des principales préoccupations des Français, dont la gauche a fait un cheval de bataille.
    N. Sarkozy a dit vouloir « remettre du carburant » dans la croissance française, à la traîne en Europe, avec 1,9 % attendu par François Fillon cette année, un chiffre désormais jugé réaliste par les économistes.
    Reprenant le slogan de sa campagne électorale, « travailler plus pour gagner davantage » comme principale recette pour améliorer le pouvoir d'achat, il a notamment proposé une « monétisation » des « RTT ». Les RTT sont des journées de congé supplémentaires dégagées par la réduction du temps de travail à 35 heures, une réforme du gouvernement socialiste en 1998 accusée par la droite d'être à l'origine d'une grande partie des difficultés économiques en France. Les 35 heures constituent une exception économique à la française dans le monde, y compris dans les pays socialistes!
    N. Sarkozy veut que « tous les salariés qui se mettent d'accord avec leur chef d'entreprise puissent transformer en argent » leurs jours de RTT.
    « Il n'est pas question pour moi de supprimer les 35 heures, il ne s'agit pas de revenir sur un acquis social mais de permettre de travailler plus », a-t-il dit dans un entretien télévisé.
    Il a par ailleurs déclaré qu'il voulait élargir les possibilités de travail le dimanche, à condition que les salariés soient « payés le double » et sur la base du « volontariat ». L'amélioration du pouvoir d'achat doit-elle se faire au détriment de la vie de famille?

    Il a proposé que les loyers, qui ont fortement augmenté, soient indexés sur l'indice des prix
    , et non plus sur l'indice des prix à la construction.
    M. Sarkozy a également indiqué qu'il demanderait au gouvernement de mener des négociations pour réduire à un mois de loyer le montant de la garantie demandée aux locataires, et mettre en place un système de « mutualisation publique qui permette de ne pas demander de caution » aux locataires.
    Ces mesures pourront rentrer en vigueur « dès le début de l'année prochaine », a-t-il déclaré.
    Enfin, il a annoncé qu'il proposait aux partenaires sociaux de tenir à la mi-décembre une conférence sur l'agenda social de 2008, afin de voir « comment faire pour donner davantage de flexibilité aux entreprises, et en même temps donner davantage de garanties aux salariés ».
    Des experts ont estimé que la marge de manoeuvre du Président. Sarkozy pour soutenir le pouvoir d'achat était limitée en raison de la faible croissance et du prix de l'euro face au dollar.