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vendredi 2 décembre 2016

CSA, police de la pensée "politiquement correcte"

Les ayatollahs du CSA menacent Eric Zemmour par le biais de France 5 et RTL  

Chasse aux sorcières et dénonciations

Résultat de recherche d'images pour "schrameck hollande""Certains auditeurs et téléspectateurs ont dénoncé un discours qu’ils percevaient comme une forme de racisme et d’islamophobie", indique le CSA qui se contente de plaintes partisanes.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n'a pas hésité à mettre en garde RTL et France 5, se ralliant en novembre au sentiment de militants selon qui la maîtrise de leur antenne aurait été "insuffisamment assurée au regard de la gravité des propos tenus" par Eric Zemmour dans des émissions diffusées en septembre.

Le CSA avait reçu de nombreuses plaintes - qu'il ne chiffre pas précisément- de téléspectateurs pour des points de vue que rejettent les tenants anonymes de la pensée unique d'Etat. Les plaignants - dont l'identité n'est pas révélée - visent le polémiste pour des émissions C à vous (France 5) du 6 septembre, 6 minutes pour trancher (RTL) du 7 septembre et Bourdin Direct (BFMTV-RMC) du 16 septembre. 
Conseillers désignés par le Président de la République
Olivier Schrameck, présidentjusqu'en janvier 2019
Francine Mariani-Ducrayjusqu'en janvier 2017
Conseillers désignés par le Président du Sénat
Nicolas Aboutjusqu'en janvier 2017
Mémona Hintermann-Afféjeejusqu'en janvier 2019
Nicolas Curienjusqu'en janvier 2021
Conseillers désignés par le Président de l’Assemblée nationale
Patrice Gélinetjusqu'en janvier 2017
Sylvie Pierre-Brossolettejusqu'en janvier 2019
Nathalie Sonnacjusqu'en janvier 2021
Que signifie "une maîtrise de l’antenne 
"Une volonté de censure"

"Certains auditeurs et téléspectateurs ont dénoncé auprès du Conseil un discours qu’ils percevaient [subjectivité] comme une forme [amalgame] de racisme et d’islamophobie", indique le CSA par communiqué. Si tout est dans le flou, les faits ne sont pas caractérisés et le CSA sombre dans la sujétion aux groupes de pression associatifs et le procès d'intention contre la liberté de pensée.

Bourdin Direct est blanchi: proche du pouvoir ? Dans le cas des amis, le CSA ne pas cède pas à l'accusation de manquement. Le régulateur [!] estime que "la maîtrise de l’antenne doit être proportionnée au discours de l’invité et donc particulièrement forte lorsque ce dernier se caractérise par l’exacerbation des antagonismes au sein de la société française et la justification de comportements discriminatoires". Le CSA a-t-il dressé une liste noire des penseurs a l'Index de la Socialie ?

L'exception faite de l’émission Bourdin Direct se justifierait, selon le CSA.
"La maîtrise de l’antenne avait été effectuée par le journaliste, dans la mesure où les propos de l’invité ont fait, le plus souvent, l’objet d’une contradiction parfois vive".
 Bourdin, censeur officieux mais agréé par le CSA ?

En revanche, le Conseil a estimé que "la maîtrise de l’antenne avait été insuffisamment assurée" par C à vous et 6 minutes  et a "mis en garde les responsables de RTL et de France Télévisions contre le renouvellement d’un tel manquement.

jeudi 3 octobre 2013

Pourquoi les Français prennent leur auto-défense en mains

Dossier : Roms, l’overdose


Fléau. Lâchée par ses pouvoirs publics, muselée par le politiquement correct, la France subit une invasion de “gens du voyage  Rom” majoritairement issus de Roumanie et de Bulgarie. 

Alors que, le 1er janvier prochain, ces pays intégreront l’espace Schengen, les Français disent : assez !

Elles sont agrippées à ces deux pauvres femmes. Une gamine est montée sur le dos de la première, une autre s’est arrimée à la jambe de la seconde, pendant que leurs complices fouillent leurs poches et renversent le contenu de leurs sacs à main. Une dizaine de fillettes roms a fondu sur ces deux touristes venues visiter la capitale, ce 26 juillet. La plus âgée des voleuses doit avoir 14 ans. [Bientôt éligible au droit de vote, mais exclue de la majorité pénale?] Nous sommes sur le quai de la station de métro Opéra, dans la chaleur suffocante des horaires de pointe.

Un hurlement suspend cet instant surréaliste. Un homme en costume, cravate ouverte, attaché-case à la main, sort de ses gonds. Les veines gonflées, les tempes luisantes, il n’a que la voix pour effrayer les fillettes. Les voyageurs amassés sur le quai s’approchent, visiblement prêts à en découdre. La tension est palpable. L’arrivée de deux policiers en civil détend à peine l’atmosphère. Ils sont applaudis. Puis interpellent le gang de voleuses. L’un d’entre eux essaie de convaincre, dans un anglais plus qu’approximatif, les deux touristes de porter plainte. Déboussolées, elles refusent de donner suite. "Si vous ne portez pas plainte, je suis obligé de les relâcher ! ", s’époustoufle le policier. Rien n’y fait. Les gamines repartent libres, dans un concert de rires narquois. Scène banale de la vie parisienne, filmée par des caméras de vidéosurveillance, alors que ce type d’agression est devenu monnaie courante.

[...] Depuis 2007, avec l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’Union européenne, la France est contrainte d’accueillir les Roms tant que leur séjour n’excède pas trois mois et qu’ils disposent d’une carte d’identité ou d’un passeport. Le problème est qu’il est impossible de prouver la durée de séjour d’un immigrant, sa date d’entrée sur le territoire n’étant pas précisée… Conséquence ? Depuis 2009, à Marseille, où sont installés plus d’une quarantaine de campements illicites de Roms, des “milices privées” s’organisent pour les déloger, comme elles l’ont fait en septembre 2012. Comme, aussi, à Saint-Denis, où une terrible “expédition punitive” a été menée le 29 juillet dernier, faisant deux blessés graves chez les Roms. Excédés, les habitants [n'ont d'autre recours que de] se  défendre.

Militante SOS Racisme au spectacle 2011
du Comte de Bouderbala à l'Alhambra
31 mars 2012. Plateau de l’émission On n’est pas couché, sur France 2. Audrey Pulvar critique le spectacle de l’humoriste le Comte de Bouderbala, auteur d’un sketch drôlissime et politiquement incorrect sur les Roms. [Alors compagne de Montebourg qui aujourd'hui se désolidarise des propos de Manuel Valls, son collègue de l'Intérieur,] Pulvar confesse avoir "beaucoup aimé" le spectacle [avec une réserve politiquement correcte], tout en ayant été "profondément choquée" par ladite saynète. Bouderbala rétorque : " Est-ce que les gens rient ?" "Oui, mais justement, c’est ça le problème." Tout sourires, le Comte de Bouderbala écoute la papesse du politiquement correct instruire son procès. "Vous vous moquez de la France, tout ça me fait rire, mais là, très franchement, sur les Roms, [vous faites] appel à des pulsions qui sont assez mauvaises."
Quelques mois plus tard, la même Pulvar fustigera dans son éditorial des Inrockuptibles les expulsions de Roms menées par la gauche au pouvoir. La boucle [de l'hypocrisie et des faux-semblants] est bouclée.
[La gauche est privée de sa liberté de penser. Tout émancipée qu'elle se prétende, Pulvar illustree ici l'emprise de l'ordre moral stalinien: elle a honte de rire de ce que la pensée unique condamne.] 

Alors que les Français sont 70 %, de gauche comme de droite, à se dire “préoccupés” par les Roms (lire page 10 le sondage exclusif Harris Interactive pour Valeurs actuelles), 
le politiquement correct a jeté une chape de plomb sur cette épineuse question. S’est ainsi nouée au fil des années une alliance entre une gauche malade de ses bons sentiments et une droite honteuse de ses convictions, au grand dam d’une population excédée. [Les premiers restent prisonniers, les second sont décomplexés: qui sont les conservateurs ringards, les opprimés?] 

C’est pourtant peu dire que les Français sont unanimes quant à la présence des Roms sur le territoire : en octobre 2012, ils étaient, selon l’Ifop, 83 % à approuver le démantèlement des campements illicites — contre seulement 66 % deux ans plus tôt.
Pourtant, selon ce même sondage, seuls 22 % d’entre eux jugeaient “efficaces” ces mesures d’expulsion des Roms. Infatigable dénonciateur des frontières passoires de l’Union européenne, le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, qui connaît le sujet pour abriter des campements illicites sur sa circonscription, n’a de cesse de dénoncer la "loi de la jungle" des Roms en France : bidonvilles immondes, rats, ordures amoncelées en périphérie des grandes villes… Situations épouvantables dont pâtissent les Roms, souvent victimes des mafias qui les mettent en coupe réglée et gèrent, depuis la Roumanie, un trafic qui utilise les mineurs pour leur "intérêt commercial" et se soucient peu des catastrophes sanitaires dont sont victimes leurs "esclaves" : incendie, en mai, dans une usine proche de Lyon que squattaient 300 Roms (trois morts), dans un camp à Bobigny (Seine-Saint-Denis), en avril, ainsi qu’à Hellemmes, près de Lille (Nord), en mars, et, ces derniers jours, à Vaulx-en-Velin (Rhône)…

LIRE aussi dans Valeur actuelles:

mercredi 30 mai 2012

Résister à l'offensive socialiste contre la liberté d'opinion

Les discriminations d'associations portent atteinte aux libertés en France

La liberté de pensée est-elle en voie de disparition ?
 
La victoire de la gauche est aussi celle de la pensée récitée, qui refuse d’admettre des évidences et dénonce ceux qui ne respectent pas ses interdits. Cette insulte à la liberté d’expression, à l’esprit critique et au débat d’idées fait son grand retour, en prenant à nouveau pour cible Éric Zemmour, écrit Ivan Rioufol.

Des listes noires

Mon confrère est accusé par le MRAP et SOS Racisme d’avoir tenu, mercredi sur RTL à propos de Christiane Taubira, ministre de la Justice, une chronique "haineuse", "raciste", "misogyne". Le MRAP en appelle "au Conseil supérieur de l’audiovisuel pour que sa mission s’exerce contre une radio qui donne un tel espace à la haine raciste et misogyne". SOS Racisme dénonce "une haine quotidienne obligeamment permise par la sollicitude de RTL à l’endroit de ce personnage". Bref, les deux censeurs exigent de la radio qu’elle fasse taire le journaliste.

Ce lundi matin,
RTL a donné à Zemmour l’occasion de se défendre contre ce qu’il appelle "les Torquemadas du café du Commerce" et les "professionnels de l’indignation tarifée". 

L’information de l’Express.fr selon laquelle sa chronique ne serait pas reconduite dans la nouvelle grille de septembre, destinée à renforcer l’audience de la matinale, n’a été commentée ni par l’intéressé ni par son employeur.
La faute de Zemmour est de s’en être pris, avec Christiane Taubira, à une icône métissée du politiquement correct.

Elle est l’auteur d’une loi faisant de la traite négrière occidentale un crime contre l’humanité, sans mentionner les autres pratiques esclavagistes, parfois encore en vigueur dans certains pays musulmans

Son premier geste de ministre de la Justice a été de montrer sa proximité avec les détenus plutôt qu’avec les victimes, en assistant à un match de basket entre prisonniers et personnel pénitentiaire (au cours duquel un condamné s’est évadé). 

Ses premières décisions ont été d’abonder dans l’angélisme en annonçant la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs récidivistes de plus de 16 ans et les peines planchers

Elle entend également relancer la législation pénale sur le harcèlement sexuel, annulée par le Conseil constitutionnel pour défaut de définition précise. 

Pour avoir critiqué, avec ses mots, ce profil en effet contestable s’agissant d’un Garde des Sceaux présumé soucieux d’équilibre, Zemmour voit à nouveau sa tête mise à prix. 

S’il est accusé de racisme, c’est parce que Mme Taubira a la peau noire.
Cet acharnement, cette intolérance et cette bêtise des "antiracistes", qui sont les premiers à rappeler les origines et les couleurs de peau, est insupportable. 

Elle l’est d’autant plus que ces mêmes moralistes ne veulent rien voir de l’antisémitisme, du racisme anti-blancs et de l’islamisme radical qui prospèrent dans les cités. 

Cet aveuglement volontaire s’ajoute à celui des médias moutonniers qui n’ont pas voulu s’attarder sur les images des drapeaux étrangers flottant le 6 mai place de la Bastille ni sur les votes musulmans quasi-unanimement en faveur de la gauche

Vouloir analyser ces deux derniers faits autrement qu’en les sous-estimant ou en les justifiant vaut accusations d’islamophobie et de populisme
Voilà où en est la régression intellectuelle, encouragée par la victoire de Hollande. Si rien n’est fait pour résister à cette tyrannie des minorités, en dénonçant la pensée totalitaire qui habite ces associations subventionnées (Mrap, SOS Racisme, Indivisibles, etc), c’est la liberté d’opinion et le pluralisme des idées qui regagneront les caves dont ils tentaient de s’extraire ces dernières années. 
À la France libre de se mobiliser.

dimanche 20 mai 2012

Le "Métronome", étiqueté "politiquement incorrect"

Les gardiens du temple de la "pensée unique" se ravisent et s'émeuvent



Le « Métronome » de Lorànt Deutsch serait un livre " idéologique" !  

MDR

Pour tout dire, iconoclaste et séditieux.

Passé par la télévision, le théâtre et le cinéma, Lorànt Deutsch est aujourd’hui associé au monde de la littérature depuis la sortie, en 2009, de « Métronome, l’histoire de France au rythme du métro parisien », son premier livre consacré à l’histoire de Paris.
Des historiens, blogueurs et passionnés ont réagi après l’adaptation coûteuse (1 million d’euros, par les deniers publics) de l’ouvrage par France 5. Ils s’interrogent quant à une certaine vision de l’histoire, notamment « pro-royaliste », « anti-républicaine » et « anti-révolutionnaire ». Tout sauf totalitaire ?
Pendant trois années, peu de media "progressistes" ont été critiques, autant à l’égard du livre que de la série télévisée : le tout est désormais à jeter aux chiens et son auteur à mettre à l'index.
  • « Un pavé d’une science impressionnante », selon BibliObs ;
  • « Un récit enlevé de l’histoire de France vue de Paris, entre vulgarisation et effluves d’une réelle érudition », selon les érudits de Libération ;
  • « Cette série donne envie de chausser ses meilleures baskets pour parcourir la ville », selon Le Monde.
Et puis patatras ! 
Le livre est maintenant jugé sur des déclarations de son auteur

"Les révolutionnaires, ces horribles « persécuteurs "

Enfin, avec Lorànt Deutsch, il ne fait pas bon être révolutionnaire et défier l’ordre, la monarchie ou la royauté, estime Rue 89 qui ne s'était pas encore posé de questions. Car avant même que la révolution ne soit évoquée par l’écrivain, les acteurs en prennent pour leur grade, annonce Rue89. La dénomination du site issu du quotidien socialiste Libération fait référence à la Révolution française et se trouve confronté à des révélations qui ébranlent ses certitudes acquises à l'école et à l'université, l'une comme l'autre soumise à la pensée unique. Ces victimes de l'endoctrinement d'Etat n'en croient pas leurs yeux: leur aurait-on menti ? La vérité aurait-elle été maquillée ? L'échec du modèle totalitaire soviétique ne les a pas éveillé à l'esprit critique et nos intellos auto-proclamés ne sont pas prêts à se remettre en cause. De quel droit cet écrivain parle-t-il, dans un premier temps, de « fureur révolutionnaire » ; « fureur populaire » et des « nouveaux persécuteurs » qui « saccagèrent » une abbaye bénédictine. Fallait-il le taire ? 
Dans l’épisode 2, le présentateur va plus loin. Selon le trublion de la rive gauche, les révolutionnaires auraient [conditionnel !] sciemment [accusation... ] stocké du salpètre [poudre à munition, ndlr érudite] dans l’église Saint-Germain avec « une volonté réfléchie de faire pour(R)ir [sic] de l’intérieur le fondement des édifices religieux ». 
Et les illettrés de Rue89 passent à la critique frontale: "Sans forcément préciser qu’il pouvait tout simplement s’agir d’un lieux [sic] de dépôt pour les armes, s'étonne Rue 89 par ailleurs favorable  à la conversion des églises en lieux de stockages. "Et lorsqu’il évoque le roi Dagobert, au sujet de sa mauvaise réputation, la faute revient à « la brutalité révolutionnaire ». Pour ajouter sa pierre à la lapidation générale, le site de gauche stigmatise une précision : « La Révolution, qui se moque bien de la vérité historique, a produit cette rengaine pour railler les rois et les saints. » 
Mais que peut bien comprendre à la vérité historique un site partisan comme Rue89, qui s'est laissé endoctriner sans s'interroger, qui accepte certaines légendes et dont le quotidien consiste à fabriquer de faux témoignages à l'attention de nos concitoyens, mais aussi de futurs chercheurs qui le consulteront peut-être un jour. 
Il est vrai qu'un Laurent Mouchard-Joffrin sournois s'accorde à lui-même plus de finesse dans ses colonnes de désinformation.

Des convictions politiques trop visibles 

William Blanc, docile doctorant en histoire médiévale à l'Université Paris I, cadre bien dans le moule de son patron directeur de thèse et ainsi court la chanson de la "pensée unique". A deux doigts de la couture du pantalon et de la théorie du complot, il décide que Lorànt Deutsch écrit des erreurs et omissions. Mieux, elles seraient « orchestrées », afin de rendre compte d’une histoire « où rois et saints catholiques sont à la fois héros et moteur ». La comparaison avec le livre « Le Tour de la France par deux enfants » est appropriée, selon lui. 
Mais la thèse que W. Blanc prépare sur les « Problèmes de l’économie de transhumance en Provence au XVe siècle » (sous la direction de Laurent Feller, professeur à la Sorbonne et spécialiste de ...l'Italie au Haut Moyen-Age), le désigne-t-elle légitimement pour mener la croisade contre Le Métronome


Autre choix anodin de Rue89: le site Histoire pour Tous ( et de l'humanité, détail utile, dont nous prive à dessein Rue89... ) et Jean Perrin qui acquiesce, en tant qu'"historien de garde" pour qui " l’histoire est une construction. Raconter l’histoire dépend du point de vue ", et le point de vue marxiste est le seul "politiquement correct" : « L’histoire ne cesse de graviter autour des rois, des reines et de leurs proches au point que nous avons parfois le sentiment que c’est à eux seuls que nous devons cette histoire. » Or, il n'est plus d'Histoire qui vaille que populaire: le peuple seul fait l'Histoire. 


Autre sommité, Matthieu Lépine, "professeur", nous assène Rue89, laconique. Et le lecteur de penser, qu'au sein d'un tel aréopage, il est professeur d'université. Que nenni ! Ce professeur capésien de base en d’histoire-géographie juge l’émission dans un article consacré à la série en ces termes chargés d'un brave courroux militant: « Cette émission, présentée comme un outil d’éducation populaire n’est en réalité qu’une arme de propagande, faisant à la fois l’éloge de la monarchie, la glorification de la chrétienté et le réquisitoire de la Révolution française. » 


Et William Blanc de porter l'estocade mortelle à cet historien d'un genre suspect, tout parallèle et alternatif qu'il soit: « Derrière cette vision, il y a sans doute un auteur qui a du mal à cacher ses convictions royalistes et catholiques ultra. » La honte ! 


Lorànt Deutsch est affublé d'étiquettes infamantes: «un royaliste de gauche » 


Loin de la frilosité de certains artistes à s’épancher sur leurs opinions, l’écrivain français assume ses analyses politiques dans les media : il se dit « royaliste de gauche ». Et pour cela, il devra payer, ainsi que sa descendance, sur plusieurs générations ! 


Rue89 souligne que cet insolent a affirmé ses convictions au micro de RMC le 28 septembre 2009, puis lors de l’émission « On n’est pas couché » le 27 novembre 2010, et plus récemment sur Europe 1 le 6 avril 2012. 
Et au Figaro, en mars 2011, l'outrecuidant déclare : "Pour moi, l’histoire de notre pays s’est arrêtée en 1793, à la mort de Louis XVI. Cet événement a marqué la fin de notre civilisation; on a coupé la tête à nos racines et depuis on les cherche [...]. C’est comme avec la religion, on essaie de faire triompher la laïcité, je ne sais pas ce que cela veut dire. Sans religion et sans foi, on se prive de quelque chose dont on va avoir besoin dans les années à venir. Il faut réintroduire la religion en France, il faut un concordat. " Quelle audace ! 
Et quelle infamie: il ne s'est pas exalté à l'étude des exploits de 1793 et le dit, défiant l'Université !...

Il est sûr que, ni en tant qu'acteur, ni en tant que réalisateur, il n'aura jamais la Palme à Cannes...



jeudi 16 février 2012

Y. Roucaute libère la parole à droite, au grand dam des manipulateurs de gauche

Les réponses de Roucaute embarrasent les dictateurs de la pensée


L'escroquerie de la pensée dominante révélée

Auteur du discours de Claude Guéant sur les civilisations, le philosophe Yves Roucaute bat en brèche les arguments de la gauche marxiste sur l'esclavage, le nazisme ou le racisme.

L'information a été révélée par Europe 1, et confirmée au Monde par l'intéressé :
c'est le philosophe Yves Roucaute qui a fourni à Claude Guéant la formule qui indispose la gauche depuis le week-end dernier.

Samedi, lors d'un colloque organisé par le syndicat étudiant de droite UNI, le ministre de l'Intérieur avait appelé à " protéger notre civilisation "
:
" Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. "


La gauche totalitaire s'en prend aux personnes comme aux idées

Un communiste devenu néoconservateur

Yves Roucaute, professeur à l'université de Nanterre, sait précisément de quoi il parle et il lui est reproché d'être revenu du " relativisme de gauche " : dans les années 70, il avait été vice-président de l'UNEF, Union des étudiants de France, et a dirigé l'Union des étudiants communiste, UEC, à la Sorbonne. Un égarement de jeunesse de celui qui sera ami de feu le commandant afghan
Massoud.

La liste noire des hommes de droite à l'index de la gauche sectaire
Le philosophe a finalement évolué vers un néoconservatisme à l'américaine, en apportant au passage ses lumières à plusieurs figures de droite, comme Alain Madelin, Alain Carignon et, donc, Claude Guéant.

Si son discours écrit pour le ministre de l'Intérieur restera dans les mémoires, c'est aussi parce qu'il a été instrumentalisé par le PS qui, sur la base d'idées fausses, s'est cru fondé à polémiquer sur son interprétation devant les caméras de l'Assemblée nationale: le PS avait désigné un député exalté de la Martinique pour marquer Claude Guéant au fer rouge.

Mal leur en a pris, puisque la droite a ressorti les textes controversés - et occultés - de Victor Hugo ou de ... Jules Ferry que la gauche croyait avoir enfoui profondément.
Lien PaSiDupes : "Hollande interdirait-il Victor Hugo dans les écoles ?"

Mardi, lors des questions au gouvernement, le député de Martinique Serge Letchimy, apparenté socialiste, a assimilé de manière hasardeuse les propos de Claude Guéant au nazisme fort des idées fausses qui circulent dans les universités et organes de presse de la rive gauche aux banlieues, jusqu'ici sans contre-témoignages :
" Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial", avait prétendu Letchimy, de bonne foi, sous l'effet de la pensée dominante.
Lien PaSiDupes : la crise de l'élu socialiste noir de Martinique

Le gouvernement et l'UMP n'ont pas laissé passer cet outrage et ont quitté l'hémicycle. Claude Guéant n'a pas eu à se justifier. Il a simplement explicité ses propos auprès des Français qui n'auraient pas remarqué la manipulation grossière et injurieuse. Mais Rue 89 n'a pu résister à l'horrible jeu de mot consistant à noter avec l'ironie d'un Stéphane Guillon que le ministre n'a pas eu besoin de répondre en recourant aux œuvres de sa plume, Roucaute, qualifié de " nègre ": c'est dire le degré d'hypocrisie et d'ignorance de cette gauche donneuse de leçons qui n'a pas connaissance des revendications de la "négritude" par L.Senghor et A.Césaire. C'est aussi confirmer ainsi le coup monté de la colère injuste du PS.
Lien PaSiDupes : "Césaire (bien) Aimé, sors de ce corps de Letchimy! "



Le nazisme " inventé par la gauche "


Rue 89 s'élève contre la contestation des thèses négationistes de la gauche. Le site du Nouvel Observateur prend pour exemple, sorti de son contexte, une tribune publiée dans Le Figaro le 3 septembre expliquant "ce qui ne peut plus durer au PS". Rue 89 ne tolère pas qu'Yves Roucaute puisse démonter " les accusations de collusion de la majorité avec le FN " et les " attaques ad hominem contre un ministre de l'Intérieur " :
" Le Tartuffe Harlem Désir (ex-UNEF) le sait bien : ce sont ses amis d'extrême gauche qui inventèrent le fascisme avec le socialiste Mussolini, numéro deux du Parti socialiste italien, le national-socialisme avec Hitler, leader du Parti ouvrier allemand, tout autant que le goulag et le laogai [camp de rééducation par le travail en République populaire de Chine]. Il faut avoir le verbe plus fin que le nez pour oublier qu'en France même le parti nazi a été construit par Jacques Doriot, numéro deux du Parti communiste, et le parti fasciste par Jacques Déat, député socialiste [il s'agit en fait de Marcel Déat, corrige Rue 89]. Et pour oublier que celui qui lança le Front national s'appelle François Mitterrand. "


Incrédule, Rue 89 semble découvrir ces vérités, les présente comme des énormités et les diffuse comme autant d'incongruités. Et cette presse soucieuse de liberté d'expression et de secret des sources pour elle-même stigmatise Y. Roucaute, source autorisée de Cl. Guéant, tentant de l'intimider en le désignant à la vindicte populaire.


Des esclavagistes noirs ou arabes

Mardi, Serge Letchimy ne s'est pas contenté d'évoquer l'esclavage.
Il a utilisé l'enceinte l'Assemblée et ses caméras pour se livrer à un mauvais coup:son amalgame insensé sent fort la campagne nauséabonde de préau d'école. Le socialiste hystérique s'est trompé de lieu, de cible et d'époque.

Rue 89 ressert au ministre de l'Intérieur "La Puissance de la liberté", publié en 2004 par Yves Roucaute (1953), agrégé de philosophie (1981) et de sciences politiques (1987), docteur d’État en science politique et docteur en philosophie, professeur des universités à la faculté de droit de l’université de Paris-X Nanterre. Il fait donc autorité, au moins autant que B. Jumbo-Hamon, professeur en université avec bac +3... Le Figaro en avait offert à ses lecteurs un extrait consacré à l'esclavage :
" Comment peut-on continuer à prétendre attribuer aux Blancs, Américains en tête, l'origine et le goût de l'esclavage ?" [...] Rue 89 signale, mais ne fournit aucun élément infirmant cette citation, pensant probablement qu'elle suffit à étayer sa stigmatisation.

Le site des ex-journalistes de Libération
ne mentionne pas qu'en Irak, en 1991, Yves Roucaute a appelé l'opinion à défendre les droits de l'Homme, en particulier ceux des Chiites arabes et des Kurdes et a demandé une intervention au nom du droit d'ingérence humanitaire.

"Comment ignorer que depuis la plus haute antiquité, tous les peuples ignorant l'inaliénabilité des droits fondamentaux pratiquèrent l'esclavage ? En Afrique, avant même celle des Noirs par les Blancs, il y eut la traite des Noirs par les Noirs et celle des Blancs par les Arabo-Berbères et les Turcs [...]. L'esclavagisme, reconnu par la Charia, était une pratique courante des Arabes, avant d'influencer le monde musulman d'Afrique et d'Orient" [...].
Lien PaSiDupes
"Leur traitement ? L'ignominie atteint des sommets inconnus chez les Européens. La mutilation génitale infligée aux garçons de 8 ans pour fabriquer des eunuques était courante. Les femmes noires (et blanches) étaient systématiquement violées. Si elles devenaient enceintes, elles étaient avortées ou leurs enfants se trouvaient réduits en esclavage s'ils n'avaient pas été tués à la naissance par les concubines arabes [...]. "

La gauche, qui tient pour vérité avérée l'enseignement des thèses marxistes à l'Université, de surcroît colportées par des enseignants 'vigilants' (!) mais crédules de la FSU, n'a pas réfléchi à l'histoire de l'esclavage autant qu'Yves Roucaute : il lui avait pourtant mis à disposition une tribune dans Le Figaro en 2001, avec Jean-Jacques Roche, professeur à l'université Paris-Assas. Ces universitaires peu diffusés signalaient à son attention " la repentance à sens unique ", alors que se déroulait la conférence de Durban contre le racisme.


Défendre les minorités " sans idéologie "

Le racisme est encore une autre de ces accusations que Claude Guéant, énarque ouvert à l'enseignement d'Yves Roucaute, peut d'ailleurs aisément écarter.
Rue 89 recommande d'ailleurs à ses lecteurs et au ministre la re-lecture de ce que le philosophe écrivait en 2008, à propos de Barack Obama, un métis dont la gauche tient à faire pourtant un Noir pur jus.
Dans La Tribune, Yves Roucaute renvoyait les admirateurs du nouveau président américain à leurs contradictions :
" Faut-il au moins saluer le recul de l'anti-américanisme via l'élection d'un “Président noir”  ? Recul momentané. Aurais-je d'ailleurs la cruauté de noter la myopie  ? Le rêve de Martin Luther King, celui de tout humaniste, de ne plus voir la couleur de la peau en regardant un enfant, où est-il  ? "

" L'intérêt de la France et de l'Europe ", c'était l'élection du républicain John McCain, avait averti Yves Roucaute dans Le Figaro quelques mois plus tôt. Au passage, il disait ses doute " que Barack Obama réconcilierait l'Amérique avec elle-même, Blancs et Noirs ".
Selon lui, la " réconciliation raciale " est déjà terminée. Les idéologues de la lutte des classes y ont trouvé un sujet de recyclage ! Grâce aux Républicains, d'Abraham Lincoln à George W. Bush, de celui qui avait aboli l'esclavage à celui qui avait recruté Condoleezza Rice, à la fois " une femme et une Afro-Américaine " :
" Il ne suffit donc pas de dire que la gauche démocrate n'a pas le monopole de la défense des femmes et des minorités, il faut ajouter que la droite républicaine, fidèle à ses valeurs judéo-chrétiennes de liberté, les défend mieux et sans idéologie.
"

Remplacez George W. Bush par Nicolas Sarkozy, Condoleezza Rice par Rachida Dati ou Rama Yade et l'Histoire récente associée aux mises en évidences d'Yves Roucaute fournit à Claude Guéant matière à une réplique argumentée " sans idéologie " aux prochaines attaques des relativistes de gauche.
Au final, Rue 89 est de ces organes de presse qui savent, mais occultent, prosternés qu'ils sont devant la pensée marxiste, si manipulatrice et manichéenne soit-elle. Sans doute s'y reconnaissent-ils comme dans un miroir !

mercredi 8 février 2012

Césaire (bien) Aimé, sors de ce corps de Letchimy!

Les socialistes en quête d'identité résuscitent le poète martiniquais

Quand la négritude et les nègres étaient "politiquement corrects"

Les termes et la réalité raciale correspondants étaient revendiqués
Il fut un temps que les descendants de Senghor et Césaire ont occulté.
La négritude est un courant littéraire et politique, créé après la Seconde Guerre mondiale, initié par des écrivains noirs francophones, dont le martiniquais Aimé Césaire et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, suivis d'autres. Lié à l'anticolonialisme, le mouvement influença par la suite nombre de personnes proches du Black nationalism, s'étendant bien au-delà de l'espace francophone.
Ce mouvement regroupe une série d'idéologies affirmant l'unité fondamentale des populations africaines ou d'origine africaine et a trouvé ses expressions dominantes en Afrique et dans les deux Amériques, et notamment aux États-Unis, où son histoire se confond avec celle de l'UNIA de Marcus Garvey et du Black Panther Party dont les figures emblématiques sont Stokely Carmichael, Eldridge Cleaver, Malcolm X ou même Agela Davis.



Le devoir de mémoire floue sombre dans le ridicule

Le poète disparu se serait-il réincarné en la personne de Serge Letchimy ?
C'est ce que suggère une étrange phrase sur le site de la chaîne d'information BFM TV. Serge Letchimy est décidément le député socialiste du moment : outre son interpellation hier à l'Assemblée du ministre de l'Intérieur Claude Guéant, assimilant ses propos sur la hiérarchie des civilisations à l'idéologie ayant conduit au régime nazi, il semble qu'il partage des points communs plus que troublants avec Aimé Césaire. Au point que certaines rédactions peinent apparemment à faire la différence...
Son fait d'arme semble avoir semé la confusion parmi les équipes de BFM TV. Sur son site internet, on peut lire "Tous les Martiniquais auraient réagi pareil", assure Aimé Césaire sur BFTMV." Une bourde qui nous a été signalée par un @sinaute par le biais de Twitter. C'est bien évidemment Serge Letchimy et non Aimé Césaire, décédé en 2008, qui a tenu ces propos à la sortie de l'Assemblée.

samedi 12 mars 2011

France: les démocrates refusent le débat sur la laïcité

La police de la pensée interdit les rassemblements d'idées

La direction nationale de l'UMP a pris position vendredi soir en faveur du débat sur la laïcité voulu par Nicolas Sarkozy.

Elle a aussi condamné les "propos diffamatoires et injurieux" de Abderahmane Dahmane contre l'organisateur du débat, Jean-François Copé. Conseiller du président Sarkozy en charge de la diversité, A. Dahmane a été démis de ses fonctions vendredi pour s'en être violemment pris la veille à la Mosquée de Paris aux dirigeants de l'UMP: "L'UMP de Copé, c'est la peste pour les musulmans", avait-il lancé, en qualifiant de "néo-nazis" les promoteurs UMP du débat sur la laïcité.


Chantage
Il avait également incité ses coreligionnaires à "ne pas renouveler leur adhésion" à l'UMP tant que ce débat controversé, prévu pour s'ouvrir le 5 avril, ne serait pas annulé.


VOIR et ENTENDRE les propos d'une rare violence d'A. Dahmane:



Plus généralement, un débat sur la laïcité mécontente la communauté musulmane.

Abderrahmane Dahmane, mythe et réalité
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Conseiller principal d’éducation dans un collège du 18ème arrondissement de Paris, il a la poignée de main chaleureuse et le tutoiement facile. Pourfendeur des islamistes, ce «démocrate musulman» se targue de ne pas avoir une seule fille voilée dans son établissement. L’homme met son grain de sel aussi bien dans la vie politique française que dans les affaires algériennes.
aujourdhui.ma rappelle qu'en 2004, Dahmane a fait campagne en faveur d’Ali Benflis, candidat aux élections présidentielles en Algérie et ex-secrétaire général du FLN. Or, avant de défendre Benflis, Dahmane avait, pour le scrutin précédent, supervisé un comité de soutien à Bouteflika et cet homme de réseaux sème le trouble par sa versatilité et ses excès.
Fort en gueule, il est redouté, moqué ou courtisé: cet opportuniste a une une indécente propension à se fâcher avec ses «amis» avant de se réconcilier. Un jour, il se mobilise contre les «extrémistes» de l’UOIF et, après la mise en place du CFCM, Dahmane n’a de cesse d’accuser de tous les maux l’instance du «clergé musulman». C'est ainsi qu'au fil des années, il est devenu une figure incontournable et incontrôlable de l’Islam de France.
L'association de Dahmane, le «conseil des démocrates musulmans» est au comble de la fierté quand, le 26 mai 2004,Nicolas Sarkozy, devenu ministre de l’Économie, le décore de la légion d’honneur. Pour remercier son hôte de Bercy, Dahmane lui offre un sabre «dont il aura bien besoin». Quelques semaines plus tôt, Dahmane avait organisé un rendez-vous politique à la Mosquée de Paris, un iftar débat, un dîner de rupture de jeûne, autour de Jean-Paul Huchon, candidat socialiste aux régionales. Curieuse confusion des genres entre la politique et le religieux. Ce débat-là était 'politiquement correct'...

Ancien directeur de Radio France Maghreb, Abderrahmane Dahmane participe en 1983 à l’aventure de la Marche des beurs et de SOS Racisme. Dissident de nature, il crée en juin 1986 un mouvement concurrent, Génération 2001. Il raconte : «J’ai vu arriver l’armée des socialistes. Je ne voulais pas être phagocyté

Au milieu des années 90, Dahmane négocie son virage «religieux». Dans le cadre du Conseil représentatif mis en place sous Pasqua, il apparaît en 1995 au côté de son « lointain cousin » Boubakeur (ci-dessus à droite). Rapidement, Dahmane fait sécession en compagnie d’une autre «personnalité» du petit monde musulman de France, Khadija Khali, présidente de l’Union des femmes musulmanes. Le 16 décembre 1995, le duo met en place son « Haut Conseil des musulmans de France» (HCMF). Les RG rapportent : « Principal concepteur du projet, M. Dahmane apparaît avant tout motivé par le souci de se constituer une notoriété susceptible de lui fournir suffisamment de crédibilité pour reprendre le contrôle de Radio France Maghreb. Issu des rangs du mouvement beur laïc, M. Dahmane ne porte d’ailleurs pour l’Islam qu’un intérêt récent. Cette recherche de notoriété, en l’absence de reconnaissance religieuse, a conduit l’intéressé à se rapprocher, un temps, de l’UOIF.» Un mouvement que l’intéressé dénonce aujourd’hui : «J’ai organisé un colloque avec une des responsables de l’UOIF. Je voulais savoir ce qu’ils voulaient. Quant j’ai vu les filles en burka, j’ai compris.» Cruels, les limiers des RG notent que l’adresse de son «Haut Conseil» est la même que celle du siège de Radio France Maghreb : «Ce qui a ajouté à l’irritation des autorités algériennes qui voient dans cette initiative une nouvelle déstabilisation de l’influence algérienne sur la Grande Mosquée de Paris.» Dès lors, «l’éviction de M. Dahmane (…) est devenue un des objectifs du colonel Souames, responsable de l’antenne parisienne de la Sécurité militaire algérienne». Dahmane se défend : « La radio et le HCMF avaient la même entrée, mais c’était deux appartements différents. »

Sens des affaires, politique et services secrets : le cocktail est explosif. Les RG épinglent aussi l’acolyte de Dahmane, Khadidja Khali. Veuve d’officier, gaulliste de la première heure, «elle prétend avoir effectué dans le passé plusieurs missions «confidentielles» pour le compte du gouvernement français. Elle-même parle de l’affaire des otages du Liban. En tout cas, cette militante RPR a ses entrées auprès d’Alain Juppé et Jacques Toubon. Ancienne conseillère au cabinet du secrétaire Robert Pandraud, elle se trague de fréquenter Bernadette Chirac. «C’est une dame très gentille, un exemple d’intégration», sourit Nicolas Sarkozy. À l’époque, l’objectif du couple Dahmane-Khali est clair : éliminer Dalil Boubakeur de la Mosquée de Paris. L’ondoyant recteur a décidément beaucoup d’ennemis. La guerre atteint son apogée quand Dahmane publie dans la revue Islam une lettre du recteur demandant au ministère de l’Intérieur l’expulsion d’un imam de Grenoble coupable de «prises de positions extrémistes». La revue titre : «Quand l’abbé Pierre défend les Maliens, Boubakeur fait expulser les imams». Cependant, la coalition du conseiller principal d’éducation et de la veuve d’officier n’a rien d’une idylle. Selon les RG, Dahmane déclare qu’il «faudra virer Mme Khali une fois qu’elle aura servi à obtenir l’argent que les autorités avaient promis».
Les services de police soupçonnent Khadidja Khali de jouer un double jeu : «Tout en se démarquant des responsables de la Grande Mosquée de Paris, elle entretient, en effet, des relations avec le représentant en France des services de sécurité algériens.» La suite vire au vaudeville affairiste.

Les opposants à Dahmane se mobilisent et l’accusent de vouloir remplacer le recteur par un «richissime Algérien, qui souhaiterait une vaste entreprise de commercialisation de viande halal ».

Finalement, le 17 février 1997, Dahmane fait allégeance à Boubakeur. Une fraternisation quelque peu «forcée», dont le «principal instigateur» n’est autre que le colonel Souames, représentant des services secrets algériens à Paris.
Voilà un aspect occulté de l’Islam de France : sa cogestion permanente avec des puissances étrangères.