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lundi 17 juin 2013
mercredi 15 août 2012
Assomption: provocation laïque sur le service public de France Info
Traitement tendancieux des sujets diffusés un 15 août
Sujet religieux: 1970 - "Jésus Christ" par Johnny Hallyday

Une opération concertée anti-religieuse mais aussi doctrinaire
Prenons donc connaissance d'une sélection des questions anodines du jeu de France Info concoctées en association avec le magazine L'Etudiant, du 11 juillet au 29 août 2011.
6 août 2012 : " Quel philosophe a tué sa femme dans un accès de démence ? "
Le top de l'endoctrinement perfide ...
Sujet religieux: 1970 - "Jésus Christ" par Johnny Hallyday
"Johnny Hallyday interprète cette chanson écrite par le journaliste Philippe Labro au moment où, l'église catholique est traversée de courants contraires, et il inaugure une curieuse "Jésusmania" dans la variété en France."
VOIR et ENTENDRE le traitement inapproprié du sujet par Bertrand Dicale dans Un été, une chanson par :
15 Août 2012 à 05h40
1970 : "Jésus Christ" par Johnny Hallyday
Un "curieux" hasard, s'interrogent encore certain(e)s ?
Une opération concertée anti-religieuse mais aussi doctrinaire
Prenons donc connaissance d'une sélection des questions anodines du jeu de France Info concoctées en association avec le magazine L'Etudiant, du 11 juillet au 29 août 2011.
Le choix des questions et leur formulation sont intéressants en soi, mais il est édifiant d'entendre les réponses orientées proposées:
6 août 2012 : " Quel philosophe a tué sa femme dans un accès de démence ? "
12 août : D'où viennent les expressions " Droite "et " Gauche " en matière politique ?
13 août : "Quel philosophe français fustige l'orthographe ? "
Le top de l'endoctrinement perfide ...
mardi 3 avril 2012
Ado meurtrier : expliquer pour enfumer
"A force de vouloir expliquer la violence des jeunes, on oublie de parler de leur responsabilité"
Un prof de philo qui n'écrit pas dans Le Monde, ni Libération est-il nécessairement suspect ? Et s'il n'enchante pas les lecteurs de Télérama non plus ?
Non, bien sûr, mais c'est déjà un mauvais signe envoyé !
Alors qui est ce prof qui expose une réflexion alternative à la pensée unique ?
A 48 ans, Eric Deschavanne est actuellement membre du Conseil d’analyse de la société et chargé de cours à l’université Paris IV et a publié , avec Pierre-Henri Tavoillot, de Philosophie des âges de la vie (Grasset, 2007). Mais il a récemment publié Le deuxième humanisme – Introduction à la pensée de Luc Ferry (Germina, 2010) et là, il aggrave son cas. Mais poser le problème comme suit : "L'enquête se poursuit en Seine Maritime après le meurtre du jeune Alexandre, qui aurait été assassiné de deux balles dans la nuque par quatre de ses camarades âgés de 15 à 17 ans. Simple fait divers ou violence accrue des jeunes d'aujourd'hui ?" Ce n'est pourtant pas subversif.
Nous éviterons néanmoins de préciser qu'il partage ce qui suit dans atlantico.fr, car certains vont nous quitter ici... Voici son texte, pour ceux qui sont les plus nombreux, nous l'espérons, à venir sur ce blog.
Nous éviterons néanmoins de préciser qu'il partage ce qui suit dans atlantico.fr, car certains vont nous quitter ici... Voici son texte, pour ceux qui sont les plus nombreux, nous l'espérons, à venir sur ce blog.
Atlantico : Craignant d'être dénoncés pour un vol qu'ils avaient commis, quatre adolescents ont abattu puis brûlé leur ami. La violence des jeunes se radicalise-t-elle ?
Atlantico : Craignant d'être dénoncés pour un vol qu'ils avaient commis, quatre adolescents ont abattu puis brûlé leur ami. La violence des jeunes se radicalise-t-elle ?
Eric Deschavanne : Les faits divers de ce type, qui nous paraissent particulièrement monstrueux, nous frappent précisément par leur caractère exceptionnel. Il est donc malvenu d’y voir l’expression d’une banalisation de la violence. Je suis partisan de restituer à l’événement et aux auteurs de l’acte, leur singularité sans inférer de généralisation abusive.
Votre question traduit à mon sens une difficulté - que les commentaires médiatiques reflètent généralement - à penser la possibilité du mal. C’est particulièrement vrai quand de tels actes impliquent des mineurs, comme si ceux-ci étaient considérés a priori comme des êtres à l’abri du mal, des innocents que seule la société pourrait corrompre. On s’interroge doctement sur les conditions du « passage à l’acte » chez des « jeunes à la dérive », soumis à la mauvaise influence des « images violentes » propagées par la télévision et les jeux vidéo. On cherche des explications du côté d’une sociologie ou d’une psychiatrie de bazar qui dépossèdent le sujet du sens de son acte et de sa responsabilité. Or, dans ce cas de figure, tout le fatras explicatif habituel semble particulièrement inapproprié : les jeunes en question n’habitent pas une cité-ghetto ; ils sont issus, nous dit-on, de familles unies tout à fait ordinaires ; ils sont intégrés et ne souffrent pas de problèmes psychiatriques. Certes, ils ont dû pratiquer les jeux vidéo et regarder la télévision, mais comme des millions d’autres jeunes qui, fort heureusement, ne se lèvent pas le matin en concevant le projet d’assassiner leurs petits camarades.
L’expression « passage à l’acte » me heurte plus particulièrement : empruntée au vocabulaire de la psychiatrie, elle est en train de devenir un tic rhétorique incontournable dans les médias. Le problème est qu’elle porte en elle une pré-compréhension de l’acte, pensé comme aboutissement d’un mécanisme psychologique ou d’un processus pulsionnel qui échapperait à la conscience de l’auteur, et d’où la liberté serait totalement absente. Or, si l’on met à part les circonstances où l’on a affaire à des fous authentiquement irresponsables, les actes réalisent une intention consciente : le sens de l’acte est donné par la juste interprétation de cette intention qui l’anime. Ce qui fait problème, ce n’est pas le « passage à l’acte » de ces jeunes, mais l’intention mûrement réfléchie d’exécuter froidement un camarade d’une balle dans la nuque ! La prise en considération de l’âge ne change en rien à la caractérisation de l’acte : juridiquement, ce sont des assassins, et moralement, ce sont des salauds.
La vision du monde de ces jeunes a-t-elle changé ?
Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, en l’occurrence. Dans les Confessions, Saint-Augustin dépeint cette tentation de l’acte transgressif qui naît à l’adolescence, ainsi que la jouissance du mal voulu pour lui-même : il rend compte, déjà, du sentiment de toute-puissance lié à la découverte du pouvoir de transgression, en évoquant « une image noire et ténébreuse de la toute-puissance divine ». Dans l’affaire de Normandie, il est a priori difficile de discerner quelle est la part de volonté naïve d’étouffer par le meurtre l’affaire du cambriolage et la part de plaisir sadique dans l’acte d’exécution.
Il est absolument certain que la jeunesse est un « âge dangereux ». Dans tous les pays, les courbes relatives aux actes de violence physique font apparaître une croissance à partir de l’entrée dans l’adolescence, un pic entre 18 et 25 ans, suivi d’une décroissance progressive jusqu’à la fin de la vie. Dans l’affaire des jeunes Normands, l’immaturité de la jeunesse (l’immersion dans le moment présent, le conformisme des pairs, l’égocentrisme) a manifestement joué un rôle, justifiant « l’excuse de minorité » : avec dix ans de plus, ces individus auraient peut-être résisté à l’effet d’entraînement ou au vertige de la transgression. L’intérêt bien entendu les aurait sans doute conduits à préférer courir le risque d’être dénoncé pour le cambriolage plutôt que celui d’une condamnation pour assassinat. Cela n’enlève rien à la noirceur du crime. Les jeunes se sont, dit-on, effondrés en prenant conscience de la gravité de leur acte. Il ne faut pas y voir, je crois, l’expression du remords, mais la conscience de la gravité des conséquences pour eux-mêmes : ils pleurent sur leur propre sort.
Cette violence exprimée de façon très concrète par des meurtres, des tueries aux Etats-Unis par exemple, n'est-elle que le symptôme d'une violence généralisée de la société ?
Il ne faut pas se laisser aveugler par le spectacle de la violence, même lorsqu’il est offert par le journal télévisé. Le mal est une réalité, la psychopathologie aussi. Aux Etats-Unis se pose de surcroît le problème culturel de la circulation des armes. Le fait est cependant que nous vivons dans des sociétés de moins en moins violentes : le nombre d’homicides en France a été divisé par deux en quinze ans, alors même que la population a augmenté. Nous connaissons ainsi la période la moins meurtrière depuis le début du XIXe siècle.
Il s’agit d’une tendance historique lourde, universelle et durable. Ce constat n’est toutefois pas incompatible avec le fait qu’il puisse y avoir ça et là des évolutions régressives et des situations inquiétantes. Il s’est manifestement formé au sein de nos banlieues une contre-société animée par une culture de la violence liée à l’économie de la drogue, au pouvoir adolescent et à la socialisation par les pairs. Cette culture de la violence facilite la circulation des armes et s’en nourrit. Je ne dispose pas de l’expertise permettant de mesurer exactement l’ampleur et la dangerosité potentielle du phénomène, mais il faudrait être aveugle pour ne pas identifier l’existence d’un problème. Il s’agit néanmoins d’une contre-société, dont les dérives nous heurtent d’autant plus que la société dans son ensemble évolue en sens contraire.
jeudi 16 février 2012
Y. Roucaute libère la parole à droite, au grand dam des manipulateurs de gauche
Les réponses de Roucaute embarrasent les dictateurs de la pensée
L'escroquerie de la pensée dominante révélée
Auteur du discours de Claude Guéant sur les civilisations, le philosophe Yves Roucaute bat en brèche les arguments de la gauche marxiste sur l'esclavage, le nazisme ou le racisme.
L'information a été révélée par Europe 1, et confirmée au Monde par l'intéressé : c'est le philosophe Yves Roucaute qui a fourni à Claude Guéant la formule qui indispose la gauche depuis le week-end dernier.
Samedi, lors d'un colloque organisé par le syndicat étudiant de droite UNI, le ministre de l'Intérieur avait appelé à " protéger notre civilisation " :
" Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. "
La gauche totalitaire s'en prend aux personnes comme aux idées
Un communiste devenu néoconservateur
Yves Roucaute, professeur à l'université de Nanterre, sait précisément de quoi il parle et il lui est reproché d'être revenu du " relativisme de gauche " : dans les années 70, il avait été vice-président de l'UNEF, Union des étudiants de France, et a dirigé l'Union des étudiants communiste, UEC, à la Sorbonne. Un égarement de jeunesse de celui qui sera ami de feu le commandant afghan Massoud.
La liste noire des hommes de droite à l'index de la gauche sectaire
Le philosophe a finalement évolué vers un néoconservatisme à l'américaine, en apportant au passage ses lumières à plusieurs figures de droite, comme Alain Madelin, Alain Carignon et, donc, Claude Guéant.
Si son discours écrit pour le ministre de l'Intérieur restera dans les mémoires, c'est aussi parce qu'il a été instrumentalisé par le PS qui, sur la base d'idées fausses, s'est cru fondé à polémiquer sur son interprétation devant les caméras de l'Assemblée nationale: le PS avait désigné un député exalté de la Martinique pour marquer Claude Guéant au fer rouge.
L'escroquerie de la pensée dominante révéléeAuteur du discours de Claude Guéant sur les civilisations, le philosophe Yves Roucaute bat en brèche les arguments de la gauche marxiste sur l'esclavage, le nazisme ou le racisme.
L'information a été révélée par Europe 1, et confirmée au Monde par l'intéressé : c'est le philosophe Yves Roucaute qui a fourni à Claude Guéant la formule qui indispose la gauche depuis le week-end dernier.
Samedi, lors d'un colloque organisé par le syndicat étudiant de droite UNI, le ministre de l'Intérieur avait appelé à " protéger notre civilisation " :
" Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. "
La gauche totalitaire s'en prend aux personnes comme aux idées
Un communiste devenu néoconservateurYves Roucaute, professeur à l'université de Nanterre, sait précisément de quoi il parle et il lui est reproché d'être revenu du " relativisme de gauche " : dans les années 70, il avait été vice-président de l'UNEF, Union des étudiants de France, et a dirigé l'Union des étudiants communiste, UEC, à la Sorbonne. Un égarement de jeunesse de celui qui sera ami de feu le commandant afghan Massoud.
La liste noire des hommes de droite à l'index de la gauche sectaire
Le philosophe a finalement évolué vers un néoconservatisme à l'américaine, en apportant au passage ses lumières à plusieurs figures de droite, comme Alain Madelin, Alain Carignon et, donc, Claude Guéant.
Si son discours écrit pour le ministre de l'Intérieur restera dans les mémoires, c'est aussi parce qu'il a été instrumentalisé par le PS qui, sur la base d'idées fausses, s'est cru fondé à polémiquer sur son interprétation devant les caméras de l'Assemblée nationale: le PS avait désigné un député exalté de la Martinique pour marquer Claude Guéant au fer rouge.
Mal leur en a pris, puisque la droite a ressorti les textes controversés - et occultés - de Victor Hugo ou de ... Jules Ferry que la gauche croyait avoir enfoui profondément.
Lien PaSiDupes : "Hollande interdirait-il Victor Hugo dans les écoles ?"
Mardi, lors des questions au gouvernement, le député de Martinique Serge Letchimy, apparenté socialiste, a assimilé de manière hasardeuse les propos de Claude Guéant au nazisme fort des idées fausses qui circulent dans les universités et organes de presse de la rive gauche aux banlieues, jusqu'ici sans contre-témoignages :
" Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial", avait prétendu Letchimy, de bonne foi, sous l'effet de la pensée dominante.
Mardi, lors des questions au gouvernement, le député de Martinique Serge Letchimy, apparenté socialiste, a assimilé de manière hasardeuse les propos de Claude Guéant au nazisme fort des idées fausses qui circulent dans les universités et organes de presse de la rive gauche aux banlieues, jusqu'ici sans contre-témoignages :
" Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial", avait prétendu Letchimy, de bonne foi, sous l'effet de la pensée dominante.
Lien PaSiDupes : la crise de l'élu socialiste noir de Martinique
Le gouvernement et l'UMP n'ont pas laissé passer cet outrage et ont quitté l'hémicycle. Claude Guéant n'a pas eu à se justifier. Il a simplement explicité ses propos auprès des Français qui n'auraient pas remarqué la manipulation grossière et injurieuse. Mais Rue 89 n'a pu résister à l'horrible jeu de mot consistant à noter avec l'ironie d'un Stéphane Guillon que le ministre n'a pas eu besoin de répondre en recourant aux œuvres de sa plume, Roucaute, qualifié de " nègre ": c'est dire le degré d'hypocrisie et d'ignorance de cette gauche donneuse de leçons qui n'a pas connaissance des revendications de la "négritude" par L.Senghor et A.Césaire. C'est aussi confirmer ainsi le coup monté de la colère injuste du PS.
Lien PaSiDupes : "Césaire (bien) Aimé, sors de ce corps de Letchimy! "
Le nazisme " inventé par la gauche "
Rue 89 s'élève contre la contestation des thèses négationistes de la gauche. Le site du Nouvel Observateur prend pour exemple, sorti de son contexte, une tribune publiée dans Le Figaro le 3 septembre expliquant "ce qui ne peut plus durer au PS". Rue 89 ne tolère pas qu'Yves Roucaute puisse démonter " les accusations de collusion de la majorité avec le FN " et les " attaques ad hominem contre un ministre de l'Intérieur " :
" Le Tartuffe Harlem Désir (ex-UNEF) le sait bien : ce sont ses amis d'extrême gauche qui inventèrent le fascisme avec le socialiste Mussolini, numéro deux du Parti socialiste italien, le national-socialisme avec Hitler, leader du Parti ouvrier allemand, tout autant que le goulag et le laogai [camp de rééducation par le travail en République populaire de Chine]. Il faut avoir le verbe plus fin que le nez pour oublier qu'en France même le parti nazi a été construit par Jacques Doriot, numéro deux du Parti communiste, et le parti fasciste par Jacques Déat, député socialiste [il s'agit en fait de Marcel Déat, corrige Rue 89]. Et pour oublier que celui qui lança le Front national s'appelle François Mitterrand. "
Incrédule, Rue 89 semble découvrir ces vérités, les présente comme des énormités et les diffuse comme autant d'incongruités. Et cette presse soucieuse de liberté d'expression et de secret des sources pour elle-même stigmatise Y. Roucaute, source autorisée de Cl. Guéant, tentant de l'intimider en le désignant à la vindicte populaire.
Des esclavagistes noirs ou arabes
Mardi, Serge Letchimy ne s'est pas contenté d'évoquer l'esclavage. Il a utilisé l'enceinte l'Assemblée et ses caméras pour se livrer à un mauvais coup:son amalgame insensé sent fort la campagne nauséabonde de préau d'école. Le socialiste hystérique s'est trompé de lieu, de cible et d'époque.
Rue 89 ressert au ministre de l'Intérieur "La Puissance de la liberté", publié en 2004 par Yves Roucaute (1953), agrégé de philosophie (1981) et de sciences politiques (1987), docteur d’État en science politique et docteur en philosophie, professeur des universités à la faculté de droit de l’université de Paris-X Nanterre. Il fait donc autorité, au moins autant que B. Jumbo-Hamon, professeur en université avec bac +3... Le Figaro en avait offert à ses lecteurs un extrait consacré à l'esclavage :
" Comment peut-on continuer à prétendre attribuer aux Blancs, Américains en tête, l'origine et le goût de l'esclavage ?" [...] Rue 89 signale, mais ne fournit aucun élément infirmant cette citation, pensant probablement qu'elle suffit à étayer sa stigmatisation.
Le gouvernement et l'UMP n'ont pas laissé passer cet outrage et ont quitté l'hémicycle. Claude Guéant n'a pas eu à se justifier. Il a simplement explicité ses propos auprès des Français qui n'auraient pas remarqué la manipulation grossière et injurieuse. Mais Rue 89 n'a pu résister à l'horrible jeu de mot consistant à noter avec l'ironie d'un Stéphane Guillon que le ministre n'a pas eu besoin de répondre en recourant aux œuvres de sa plume, Roucaute, qualifié de " nègre ": c'est dire le degré d'hypocrisie et d'ignorance de cette gauche donneuse de leçons qui n'a pas connaissance des revendications de la "négritude" par L.Senghor et A.Césaire. C'est aussi confirmer ainsi le coup monté de la colère injuste du PS.
Lien PaSiDupes : "Césaire (bien) Aimé, sors de ce corps de Letchimy! "
Le nazisme " inventé par la gauche "
Rue 89 s'élève contre la contestation des thèses négationistes de la gauche. Le site du Nouvel Observateur prend pour exemple, sorti de son contexte, une tribune publiée dans Le Figaro le 3 septembre expliquant "ce qui ne peut plus durer au PS". Rue 89 ne tolère pas qu'Yves Roucaute puisse démonter " les accusations de collusion de la majorité avec le FN " et les " attaques ad hominem contre un ministre de l'Intérieur " :" Le Tartuffe Harlem Désir (ex-UNEF) le sait bien : ce sont ses amis d'extrême gauche qui inventèrent le fascisme avec le socialiste Mussolini, numéro deux du Parti socialiste italien, le national-socialisme avec Hitler, leader du Parti ouvrier allemand, tout autant que le goulag et le laogai [camp de rééducation par le travail en République populaire de Chine]. Il faut avoir le verbe plus fin que le nez pour oublier qu'en France même le parti nazi a été construit par Jacques Doriot, numéro deux du Parti communiste, et le parti fasciste par Jacques Déat, député socialiste [il s'agit en fait de Marcel Déat, corrige Rue 89]. Et pour oublier que celui qui lança le Front national s'appelle François Mitterrand. "
Incrédule, Rue 89 semble découvrir ces vérités, les présente comme des énormités et les diffuse comme autant d'incongruités. Et cette presse soucieuse de liberté d'expression et de secret des sources pour elle-même stigmatise Y. Roucaute, source autorisée de Cl. Guéant, tentant de l'intimider en le désignant à la vindicte populaire.
Des esclavagistes noirs ou arabes
Mardi, Serge Letchimy ne s'est pas contenté d'évoquer l'esclavage. Il a utilisé l'enceinte l'Assemblée et ses caméras pour se livrer à un mauvais coup:son amalgame insensé sent fort la campagne nauséabonde de préau d'école. Le socialiste hystérique s'est trompé de lieu, de cible et d'époque.
Rue 89 ressert au ministre de l'Intérieur "La Puissance de la liberté", publié en 2004 par Yves Roucaute (1953), agrégé de philosophie (1981) et de sciences politiques (1987), docteur d’État en science politique et docteur en philosophie, professeur des universités à la faculté de droit de l’université de Paris-X Nanterre. Il fait donc autorité, au moins autant que B. Jumbo-Hamon, professeur en université avec bac +3... Le Figaro en avait offert à ses lecteurs un extrait consacré à l'esclavage :
" Comment peut-on continuer à prétendre attribuer aux Blancs, Américains en tête, l'origine et le goût de l'esclavage ?" [...] Rue 89 signale, mais ne fournit aucun élément infirmant cette citation, pensant probablement qu'elle suffit à étayer sa stigmatisation.
Le site des ex-journalistes de Libération ne mentionne pas qu'en Irak, en 1991, Yves Roucaute a appelé l'opinion à défendre les droits de l'Homme, en particulier ceux des Chiites arabes et des Kurdes et a demandé une intervention au nom du droit d'ingérence humanitaire.
"Comment ignorer que depuis la plus haute antiquité, tous les peuples ignorant l'inaliénabilité des droits fondamentaux pratiquèrent l'esclavage ? En Afrique, avant même celle des Noirs par les Blancs, il y eut la traite des Noirs par les Noirs et celle des Blancs par les Arabo-Berbères et les Turcs [...]. L'esclavagisme, reconnu par la Charia, était une pratique courante des Arabes, avant d'influencer le monde musulman d'Afrique et d'Orient" [...].
Lien PaSiDupes
"Leur traitement ? L'ignominie atteint des sommets inconnus chez les Européens. La mutilation génitale infligée aux garçons de 8 ans pour fabriquer des eunuques était courante. Les femmes noires (et blanches) étaient systématiquement violées. Si elles devenaient enceintes, elles étaient avortées ou leurs enfants se trouvaient réduits en esclavage s'ils n'avaient pas été tués à la naissance par les concubines arabes [...]. "
La gauche, qui tient pour vérité avérée l'enseignement des thèses marxistes à l'Université, de surcroît colportées par des enseignants 'vigilants' (!) mais crédules de la FSU, n'a pas réfléchi à l'histoire de l'esclavage autant qu'Yves Roucaute : il lui avait pourtant mis à disposition une tribune dans Le Figaro en 2001, avec Jean-Jacques Roche, professeur à l'université Paris-Assas. Ces universitaires peu diffusés signalaient à son attention " la repentance à sens unique ", alors que se déroulait la conférence de Durban contre le racisme.
Défendre les minorités " sans idéologie "
Le racisme est encore une autre de ces accusations que Claude Guéant, énarque ouvert à l'enseignement d'Yves Roucaute, peut d'ailleurs aisément écarter. Rue 89 recommande d'ailleurs à ses lecteurs et au ministre la re-lecture de ce que le philosophe écrivait en 2008, à propos de Barack Obama, un métis dont la gauche tient à faire pourtant un Noir pur jus.
Dans La Tribune, Yves Roucaute renvoyait les admirateurs du nouveau président américain à leurs contradictions :
" Faut-il au moins saluer le recul de l'anti-américanisme via l'élection d'un “Président noir” ? Recul momentané. Aurais-je d'ailleurs la cruauté de noter la myopie ? Le rêve de Martin Luther King, celui de tout humaniste, de ne plus voir la couleur de la peau en regardant un enfant, où est-il ? "
" L'intérêt de la France et de l'Europe ", c'était l'élection du républicain John McCain, avait averti Yves Roucaute dans Le Figaro quelques mois plus tôt. Au passage, il disait ses doute " que Barack Obama réconcilierait l'Amérique avec elle-même, Blancs et Noirs ".
Selon lui, la " réconciliation raciale " est déjà terminée. Les idéologues de la lutte des classes y ont trouvé un sujet de recyclage ! Grâce aux Républicains, d'Abraham Lincoln à George W. Bush, de celui qui avait aboli l'esclavage à celui qui avait recruté Condoleezza Rice, à la fois " une femme et une Afro-Américaine " :
" Il ne suffit donc pas de dire que la gauche démocrate n'a pas le monopole de la défense des femmes et des minorités, il faut ajouter que la droite républicaine, fidèle à ses valeurs judéo-chrétiennes de liberté, les défend mieux et sans idéologie. "
Remplacez George W. Bush par Nicolas Sarkozy, Condoleezza Rice par Rachida Dati ou Rama Yade et l'Histoire récente associée aux mises en évidences d'Yves Roucaute fournit à Claude Guéant matière à une réplique argumentée " sans idéologie " aux prochaines attaques des relativistes de gauche.Au final, Rue 89 est de ces organes de presse qui savent, mais occultent, prosternés qu'ils sont devant la pensée marxiste, si manipulatrice et manichéenne soit-elle. Sans doute s'y reconnaissent-ils comme dans un miroir !
La gauche, qui tient pour vérité avérée l'enseignement des thèses marxistes à l'Université, de surcroît colportées par des enseignants 'vigilants' (!) mais crédules de la FSU, n'a pas réfléchi à l'histoire de l'esclavage autant qu'Yves Roucaute : il lui avait pourtant mis à disposition une tribune dans Le Figaro en 2001, avec Jean-Jacques Roche, professeur à l'université Paris-Assas. Ces universitaires peu diffusés signalaient à son attention " la repentance à sens unique ", alors que se déroulait la conférence de Durban contre le racisme.
Défendre les minorités " sans idéologie "
Dans La Tribune, Yves Roucaute renvoyait les admirateurs du nouveau président américain à leurs contradictions :
" Faut-il au moins saluer le recul de l'anti-américanisme via l'élection d'un “Président noir” ? Recul momentané. Aurais-je d'ailleurs la cruauté de noter la myopie ? Le rêve de Martin Luther King, celui de tout humaniste, de ne plus voir la couleur de la peau en regardant un enfant, où est-il ? "
" L'intérêt de la France et de l'Europe ", c'était l'élection du républicain John McCain, avait averti Yves Roucaute dans Le Figaro quelques mois plus tôt. Au passage, il disait ses doute " que Barack Obama réconcilierait l'Amérique avec elle-même, Blancs et Noirs ".
Selon lui, la " réconciliation raciale " est déjà terminée. Les idéologues de la lutte des classes y ont trouvé un sujet de recyclage ! Grâce aux Républicains, d'Abraham Lincoln à George W. Bush, de celui qui avait aboli l'esclavage à celui qui avait recruté Condoleezza Rice, à la fois " une femme et une Afro-Américaine " :
" Il ne suffit donc pas de dire que la gauche démocrate n'a pas le monopole de la défense des femmes et des minorités, il faut ajouter que la droite républicaine, fidèle à ses valeurs judéo-chrétiennes de liberté, les défend mieux et sans idéologie. "
Remplacez George W. Bush par Nicolas Sarkozy, Condoleezza Rice par Rachida Dati ou Rama Yade et l'Histoire récente associée aux mises en évidences d'Yves Roucaute fournit à Claude Guéant matière à une réplique argumentée " sans idéologie " aux prochaines attaques des relativistes de gauche.Au final, Rue 89 est de ces organes de presse qui savent, mais occultent, prosternés qu'ils sont devant la pensée marxiste, si manipulatrice et manichéenne soit-elle. Sans doute s'y reconnaissent-ils comme dans un miroir !
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lundi 14 novembre 2011
La gauche travaille à la démobilisation des Français
La catastrophe serait un passage obligé !
Edgar Morin: " Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe "
Pour certains, agir, c'est s'opposer
"Que faire dans cette période de crise aiguë ? S’indigner, certes. Mais surtout agir ", écrit TerraEco qui, pour étayer sa thèse, se tourne vers un exclu du Parti communiste (1951). A 90 ans, le philosophe et sociologue Edgar Morin, de son vrai nom Edgar Nahoum, n'est pas trop vieux (1921) -exceptionnellement- en effet, en dépit des critères de Nono Montebourg. Quand on n'a plus rien à faire ni à perdre, à l'instar également de Stéphane Hessel, que de prendre chaque matin le 'vent de la révolte', le secret de la jeunesse, c'est d'initier les jeunes aux plaisirs de cette révolte, quels que soient les risques encourus par les citoyens vigilants, les 'désobéisseurs' et les Indignés manipulés, d'Espagne, du Proche Orient récemment, et d'ailleurs.
Edgar Morin: " Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe "Pour certains, agir, c'est s'opposer
"Que faire dans cette période de crise aiguë ? S’indigner, certes. Mais surtout agir ", écrit TerraEco qui, pour étayer sa thèse, se tourne vers un exclu du Parti communiste (1951). A 90 ans, le philosophe et sociologue Edgar Morin, de son vrai nom Edgar Nahoum, n'est pas trop vieux (1921) -exceptionnellement- en effet, en dépit des critères de Nono Montebourg. Quand on n'a plus rien à faire ni à perdre, à l'instar également de Stéphane Hessel, que de prendre chaque matin le 'vent de la révolte', le secret de la jeunesse, c'est d'initier les jeunes aux plaisirs de cette révolte, quels que soient les risques encourus par les citoyens vigilants, les 'désobéisseurs' et les Indignés manipulés, d'Espagne, du Proche Orient récemment, et d'ailleurs.
Ils sont même parfois membres actifs d'association pacifistes, tel le fonds associatif Non-Violence XXI (2001), comme c'est le cas pour Françoise Héritier, Bernard Clavel (mort en 2010) ou S. Hessel. Ainsi en est-il aussi de l'universaliste Morin qui fait appel à " une prise de conscience de la communauté du destin terrestre " et incite à résister au diktat de l’urgence. Vaste champs d'opération, au même titre que l'indignation attrape-tout, banale et dépréciée ! L’espoir est à portée de main, assure-t-il. Mais l'espoir de quoi ?
E. Morin répond aux questions de ce media
Fondé sur un réseau de quelque 40 correspondants, dont beaucoup d'anciens du quotidien Libération, son approche environnementaliste et sociale est préoccupée des grands enjeux économiques et du développement durable. Super !
Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ?
La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIe et le XIXe siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. C’est dans cette optique que se sont multipliées les communications, aussi bien économiques que sociales, et toutes sortes de techniques qui ont permis de créer des transports rapides. Je pense notamment à la machine à vapeur, qui n’a pas été inventée pour des motivations de vitesse mais pour servir l’industrie des chemins de fer, lesquels sont eux-mêmes devenus de plus en plus rapides. Tout cela est corrélatif par le fait de la multiplication des activités et rend les gens de plus en plus pressés. Nous sommes dans une époque où la chronologie s’est imposée.
Cela est-il donc si nouveau ? (la machine à vapeur ?)
Dans les temps anciens, vous vous donniez rendez-vous quand le soleil se trouvait au zénith. Au Brésil, dans des villes comme Belém, encore aujourd’hui, on se retrouve " après la pluie ". Dans ces schémas, vos relations s’établissent selon un rythme temporel scandé par le soleil [et le réchauffement climatique ?] Mais la montre-bracelet, par exemple, a fait qu’un temps abstrait s’est substitué au temps naturel. Et le système de compétition et de concurrence – qui est celui de notre économie marchande et capitaliste – fait que pour la concurrence, la meilleure performance est celle qui permet la plus grande rapidité. La compétition s’est donc transformée en compétitivité, ce qui est une perversion de la concurrence.
E. Morin répond aux questions de ce media
Fondé sur un réseau de quelque 40 correspondants, dont beaucoup d'anciens du quotidien Libération, son approche environnementaliste et sociale est préoccupée des grands enjeux économiques et du développement durable. Super !
Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ?
La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIe et le XIXe siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. C’est dans cette optique que se sont multipliées les communications, aussi bien économiques que sociales, et toutes sortes de techniques qui ont permis de créer des transports rapides. Je pense notamment à la machine à vapeur, qui n’a pas été inventée pour des motivations de vitesse mais pour servir l’industrie des chemins de fer, lesquels sont eux-mêmes devenus de plus en plus rapides. Tout cela est corrélatif par le fait de la multiplication des activités et rend les gens de plus en plus pressés. Nous sommes dans une époque où la chronologie s’est imposée.
Cela est-il donc si nouveau ? (la machine à vapeur ?)
Dans les temps anciens, vous vous donniez rendez-vous quand le soleil se trouvait au zénith. Au Brésil, dans des villes comme Belém, encore aujourd’hui, on se retrouve " après la pluie ". Dans ces schémas, vos relations s’établissent selon un rythme temporel scandé par le soleil [et le réchauffement climatique ?] Mais la montre-bracelet, par exemple, a fait qu’un temps abstrait s’est substitué au temps naturel. Et le système de compétition et de concurrence – qui est celui de notre économie marchande et capitaliste – fait que pour la concurrence, la meilleure performance est celle qui permet la plus grande rapidité. La compétition s’est donc transformée en compétitivité, ce qui est une perversion de la concurrence.
Cette quête de vitesse n’est-elle pas une illusion ? En quelque sorte si. On ne se rend pas compte – alors même que nous pensons faire les choses rapidement – que nous sommes intoxiqués par le moyen de transport lui-même qui se prétend rapide. L’utilisation de moyens de transport toujours plus performants, au lieu d’accélérer notre temps de déplacement, finit – notamment à cause des embouteillages – par nous faire perdre du temps ! Comme le disait déjà Ivan Illich (philosophe autrichien né en 1926 et mort en 2002, ndlr) : " La voiture nous ralentit beaucoup. " Même les gens, immobilisés dans leur automobile, écoutent la radio et ont le sentiment d’utiliser malgré tout le temps de façon utile. Idem pour la compétition de l’information. On se rue désormais sur la radio ou la télé pour ne pas attendre la parution des journaux. Toutes ces multiples vitesses s’inscrivent dans une grande accélération du temps, celui de la mondialisation. Et tout cela nous conduit sans doute vers des catastrophes.
Le progrès et le rythme auquel nous le construisons nous détruit-il nécessairement ?
Le développement techno-économique accélère tous les processus de production de biens et de richesses, qui eux-mêmes accélèrent la dégradation de la biosphère et la pollution généralisée. Les armes nucléaires se multiplient et on demande aux techniciens de faire toujours plus vite. Tout cela, effectivement, ne va pas dans le sens d’un épanouissement individuel et collectif !
Pourquoi cherchons-nous systématiquement une utilité au temps qui passe ?
Prenez l’exemple du déjeuner. Le temps signifie convivialité et qualité. [dans le meilleur des cas, que ne connaissent pas les veuves et les personnes seules] Aujourd’hui, l’idée de vitesse fait que dès qu’on a fini son assiette, on appelle un garçon qui se dépêche pour débarrasser et la remplacer. [parole de sociologue nanti, mais ce dont rêvent les défavorisés] Si vous vous emmerdez avec votre voisin, vous aurez tendance à vouloir abréger ce temps. [On peut donc interrompre ici la lecture de ces pensées profondes] C’est le sens du mouvement 'slow food' dont est née l’idée de " slow life ", de " slow time " et même de " slow science ".
Un mot là-dessus. Je vois que la tendance des jeunes chercheurs, dès qu’ils ont un domaine, même très spécialisé, de travail, consiste pour eux à se dépêcher pour obtenir des résultats et publier un " grand " article dans une " grande " revue scientifique internationale, pour que personne d’autre ne publie avant eux. Cet esprit se développe au détriment de la réflexion et de la pensée. Notre temps rapide est donc un temps antiréflexif. [les 'artistes' de la 'star academy' connaissent-ils ce problème ?] Et ce n’est pas un hasard si fleurissent dans notre pays un certain nombre d’institutions spécialisées qui prônent le temps de méditation. Le yoguisme [yogisme ?], par exemple, est une façon d’interrompre le temps rapide et d’obtenir un temps tranquille de méditation. On échappe de la sorte à la chronométrie. Les vacances, elles aussi, permettent de reconquérir son temps naturel et ce temps de la paresse. L’ouvrage de Paul Lafargue 'Le droit à la paresse' (qui date de 1880, ndlr) reste plus actuel que jamais car ne rien faire signifie temps mort, perte de temps, temps non-rentable.
Pourquoi ?
Nous sommes prisonniers de l’idée de rentabilité, de productivité et de compétitivité. Ces idées se sont exaspérées avec la concurrence mondialisée, dans les entreprises, puis répandues ailleurs. Idem dans le monde scolaire et universitaire ! La relation entre le maître et l’élève nécessite un rapport beaucoup plus personnel que les seules notions de rendement et de résultats. [Que dire donc de la transmission des connaissances et de la formation ?] En outre, le calcul accélère tout cela. Nous vivons un temps où il est privilégié pour tout. Aussi bien pour tout connaître que pour tout maîtriser. Les sondages [divinatoires !] qui anticipent d’un an les élections participent du même phénomène. On en arrive à les confondre avec l’annonce du résultat. On tente ainsi de supprimer l’effet de surprise toujours possible.
A qui la faute ? Au capitalisme ? A la science ? [L'idée est réflexe dans certains esprits : puisqu'il faut désigner au peuple des coupables, Morin aurait pu nous faire gagner encore davantage de temps de réflexion et stigmatiser la banque directement !]
Nous sommes pris dans un processus hallucinant dans lequel le capitalisme, les échanges, la science sont entraînés dans ce rythme. On ne peut rendre coupable un seul homme. Faut-il accuser le seul Newton d’avoir inventé la machine à vapeur ? [Et la pesanteur !...] Non. Le capitalisme est essentiellement responsable, effectivement. Par son fondement qui consiste à rechercher le profit. [Vade retro satanas!] Par son moteur qui consiste à tenter, par la concurrence, de devancer son adversaire. [Au fait, le stakhanovisme, c'est quoi ? 102 tonnes de charbon extrait en six heures...et deux Ordres de Lénine remis par Staline !] Par la soif incessante de " nouveau " qu’il promeut grâce à la publicité…
Quelle est cette société qui produit des objets de plus en plus vite obsolètes ?
A qui la faute ? Au capitalisme ? A la science ? [L'idée est réflexe dans certains esprits : puisqu'il faut désigner au peuple des coupables, Morin aurait pu nous faire gagner encore davantage de temps de réflexion et stigmatiser la banque directement !]
Nous sommes pris dans un processus hallucinant dans lequel le capitalisme, les échanges, la science sont entraînés dans ce rythme. On ne peut rendre coupable un seul homme. Faut-il accuser le seul Newton d’avoir inventé la machine à vapeur ? [Et la pesanteur !...] Non. Le capitalisme est essentiellement responsable, effectivement. Par son fondement qui consiste à rechercher le profit. [Vade retro satanas!] Par son moteur qui consiste à tenter, par la concurrence, de devancer son adversaire. [Au fait, le stakhanovisme, c'est quoi ? 102 tonnes de charbon extrait en six heures...et deux Ordres de Lénine remis par Staline !] Par la soif incessante de " nouveau " qu’il promeut grâce à la publicité…
Quelle est cette société qui produit des objets de plus en plus vite obsolètes ?
Cette société de consommation qui organise la fabrication de frigos ou de machines à laver non pas à la durée de vie infinie, mais qui se détraquent au bout de huit ans ? Le mythe du nouveau, vous le voyez bien – et ce, même pour des lessives – vise à toujours inciter à la consommation. Le capitalisme, par sa loi naturelle – la concurrence –, pousse ainsi à l’accélération permanente, et par sa pression consommationniste, à toujours se procurer de nouveaux produits qui contribuent eux aussi à ce processus.
On le voit à travers de multiples mouvements dans le monde, ce capitalisme est questionné. Notamment dans sa dimension financière…
Nous sommes entrés dans une crise profonde sans savoir ce qui va en sortir. Des forces de résistance se manifestent effectivement. L’économie sociale et solidaire en est une. [L'aide alimentaire européenne a néanmoins besoin de la PAC et, sans elle et sa bonne santé, les associations ne sont pas grand chose...] Elle [l'économie sociale soutenue par les états capitalistes et l'Europe, tant qu'ils le peuvent encore] incarne une façon de lutter contre cette pression. Si on observe une poussée vers l’agriculture biologique avec des petites et moyennes exploitations et un retour à l’agriculture fermière, c’est parce qu’une grande partie de l’opinion commence à comprendre que les poulets et les porcs industrialisés sont frelatés et dénaturent les sols et la nappe phréatique. Une quête vers les produits artisanaux, les Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, ndlr), indique (bien qu'elles soient ignorées d'une "grande partie de l’opinion"] que nous souhaitons échapper aux grandes surfaces qui, elles-mêmes, exercent une pression du prix minimum sur le producteur et tentent de répercuter un prix maximum sur le consommateur. [le 'discount' et le 'low cost' n'entrent pas dans le raisonement du nonagénaire] Le commerce équitable tente, lui aussi, de court-circuiter les intermédiaires prédateurs. [mais, en " répercutant un prix maximum sur le consommateur", ne court-circuitent pas grand chose] Certes, le capitalisme triomphe dans certaines parties du monde [à la différence du marxisme], mais une autre frange voit naître des réactions qui ne viennent pas seulement des nouvelles formes de production (coopératives, exploitations bio), mais de l’union consciente des consommateurs. C’est à mes yeux une force inemployée et faible car encore dispersée. Si cette force prend conscience des produits de qualité et des produits nuisibles, superficiels, une force de pression incroyable se mettra en place et permettra d’influer sur la production.
Les politiques et leurs partis ne semblent pas prendre conscience de ces forces émergentes. Ils ne manquent pourtant pas d’intelligence d’analyse…
Mais vous partez de l’hypothèse que ces hommes et femmes politiques ont déjà fait cette analyse. Or, vous avez des esprits limités par certaines obsessions, certaines structures.
Par obsession, vous entendez croissance ?
Oui ! Ils ne savent même pas que la croissance – à supposer qu’elle revienne un jour dans les pays que l’on dit développés – ne dépassera pas 2 % ! Ce n’est donc pas cette croissance-là qui parviendra à résoudre la question de l’emploi ! La croissance que l’on souhaite rapide et forte est une croissance dans la compétition. Elle amène les entreprises à mettre des machines à la place des hommes et donc à liquider les gens et à les aliéner encore davantage. Il me semble donc terrifiant de voir que des socialistes puissent défendre et promettre plus de croissance. Ils n’ont pas encore fait l’effort de réfléchir et d’aller vers de nouvelles pensées.
Décélération signifierait décroissance ?
Ce qui est important, c’est de savoir ce qui doit croître et ce qui doit décroître. Il est évident que les villes non polluantes, les énergies renouvelables et les grands travaux collectifs salutaires doivent croître. La pensée binaire, c’est une erreur. C’est la même chose pour mondialiser et démondialiser : il faut poursuivre la mondialisation dans ce qu’elle créé de solidarités entre les peuples et envers la planète, mais il faut la condamner quand elle crée ou apporte non pas des zones de prospérité mais de la corruption ou de l’inégalité. Je milite pour une vision complexe des choses.
La vitesse en soi n’est donc pas à blâmer ?
Voilà. Si je prends mon vélo pour aller à la pharmacie et que je tente d’y parvenir avant que celle-ci ne ferme, je vais pédaler le plus vite possible. La vitesse est quelque chose que nous devons et pouvons utiliser quand le besoin se fait sentir. Le vrai problème, c’est de réussir le ralentissement général de nos activités. Reprendre du temps, naturel, biologique, au temps artificiel, chronologique et réussir à résister. Vous avez raison de dire que ce qui est vitesse et accélération est un processus de civilisation extrêmement complexe, dans lequel techniques, capitalisme, science, économie ont leur part. Toutes ces forces conjuguées nous poussent à accélérer sans que nous n’ayons aucun contrôle sur elles. Car notre grande tragédie, c’est que l’humanité est emportée dans une course accélérée, sans aucun pilote à bord. Il n’y a ni contrôle, ni régulation. L’économie elle-même n’est pas régulée. Le Fonds monétaire international n’est pas en ce sens un véritable système de régulation.
Le politique n’est-il pas tout de même censé " prendre le temps de la réflexion " ?
On a souvent le sentiment que par sa précipitation à agir, à s’exprimer, il en vient à œuvrer sans nos enfants, voire contre eux… Vous savez, les politiques sont embarqués dans cette course à la vitesse. J’ai lu une thèse récemment sur les cabinets ministériels. Parfois, sur les bureaux des conseillers, on trouvait des notes et des dossiers qualifiés de " U " pour " urgent ". Puis sont apparus les « TU » pour « très urgent » puis les " TTU ". Les cabinets ministériels sont désormais envahis, dépassés. Le drame de cette vitesse, c’est qu’elle annule et tue dans l’œuf la pensée politique. La classe politique n’a fait aucun investissement intellectuel pour anticiper, affronter l’avenir. C’est ce que j’ai tenté de faire dans mes livres comme Introduction à une politique de l’homme, La voie, Terre-patrie… L’avenir est incertain, il faut essayer de naviguer, trouver une voie, une perspective. Il y a toujours eu, dans l’Histoire, des ambitions personnelles. Mais elles étaient liées à des idées. De Gaulle avait sans doute une ambition, mais il avait une grande idée. Churchill avait de l’ambition au service d’une grande idée, qui consistait à vouloir sauver l’Angleterre du désastre. Désormais, il n’y a plus de grandes idées, mais de très grandes ambitions avec des petits bonshommes ou des petites bonnes femmes.
Michel Rocard déplorait il y a peu pour " Terra eco " la disparition de la vision à long terme…
Il a raison, mais il a tort. Un vrai politique ne se positionne pas dans l’immédiat mais dans l’essentiel. A force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. Ce que Michel Rocard appelle le " long terme ", je l’intitule " problème de fond ", " question vitale ". Penser qu’il faut une politique planétaire pour la sauvegarde de la biosphère – avec un pouvoir de décision qui répartisse les responsabilités car on ne peut donner les mêmes responsabilités à des pays riches et à des pays pauvres –, c’est une politique essentielle à long terme. Mais ce long terme doit être suffisamment rapide car la menace elle-même se rapproche.
Le président de la République Nicolas Sarkozy n’incarne-t-il pas l’immédiateté et la présence médiatique permanente ?
Il symbolise une agitation dans l’immédiateté. Il passe à des immédiatetés successives. Après l’immédiateté, qui consiste à accueillir le despote libyen Kadhafi car il a du pétrole, succède l’autre immédiateté, où il faut détruire Kadhafi sans pour autant oublier le pétrole… En ce sens, Sarkozy n’est pas différent des autres responsables politiques, mais son caractère versatile et capricieux en font quelqu’un de très singulier pour ne pas dire un peu bizarre. Edgar Morin, vous avez 90 ans. L’état de perpétuelle urgence de nos sociétés vous rend-il pessimiste ? Cette absence de vision m’oblige à rester sur la brèche. Il y a une continuité dans la discontinuité. Je suis passé de l’époque de la Résistance où j’étais jeune, où il y avait un ennemi, un occupant et un danger mortel, à d’autres formes de résistances qui ne portaient pas, elles, de danger de mort, mais celui de rester incompris, calomnié ou bafoué. Après avoir été communiste de guerre et après avoir combattu l’Allemagne nazie avec de grands espoirs, j’ai vu que ces espoirs étaient trompeurs et j’ai rompu avec ce totalitarisme-là, devenu ennemi de l’humanité. J’ai combattu cela et résisté. J’ai ensuite – naturellement – défendu l’indépendance du Vietnam ou de l’Algérie, quand il s’agissait de liquider un passé colonial. Cela me semblait si logique après avoir lutté pour la propre indépendance de la France, mise en péril par le nazisme. Au bout du compte, nous sommes toujours pris dans des nécessités de résister.
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je me rends compte que nous sommes sous la menace de deux barbaries associées. Humaine tout d’abord, qui vient du fond de l’histoire et qui n’a jamais été liquidée : le camp américain de Guantánamo ou l’expulsion d’enfants et de parents que l’on sépare, ça se passe aujourd’hui ! Cette barbarie-là est fondée sur le mépris humain. Et puis la seconde, froide et glacée, fondée sur le calcul et le profit. Ces deux barbaries sont alliées et nous sommes contraints de résister sur ces deux fronts. Alors, je continue avec les mêmes aspirations et révoltes que celles de mon adolescence, avec cette conscience d’avoir perdu des illusions qui pouvaient m’animer quand, en 1931, j’avais dix ans.
La combinaison de ces deux barbaries nous mettrait en danger mortel…
Oui, car ces guerres peuvent à tout instant se développer dans le fanatisme. Le pouvoir de destruction des armes nucléaires est immense et celui de la dégradation de la biosphère pour toute l’humanité est vertigineux. Nous allons, par cette combinaison, vers des cataclysmes. Toutefois, le probable, le pire, n’est jamais certain à mes yeux, car il suffit parfois de quelques événements pour que l’évidence se retourne.
Des femmes et des hommes peuvent-ils aussi avoir ce pouvoir ?
Malheureusement, dans notre époque, le système empêche les esprits de percer. Quand l’Angleterre était menacée à mort, un homme marginal a été porté au pouvoir, qui se nommait Churchill. Quand la France était menacée, ce fut De Gaulle. Pendant la Révolution, de très nombreuses personnes, qui n’avaient aucune formation militaire, sont parvenues à devenir des généraux formidables, comme Hoche ou Bonaparte ; des avocaillons comme Robespierre, de grands tribuns. Des grandes époques de crise épouvantable suscitent des hommes capables de porter la résistance. Nous ne sommes pas encore assez conscients du péril. Nous n’avons pas encore compris que nous allons vers la catastrophe et nous avançons à toute allure comme des somnambules.
Le philosophe Jean-Pierre Dupuy estime que de la catastrophe naît la solution. Partagez-vous son analyse
Le philosophe Jean-Pierre Dupuy estime que de la catastrophe naît la solution. Partagez-vous son analyse
Il n’est pas assez dialectique. Il nous dit que la catastrophe est inévitable mais qu’elle constitue la seule façon de savoir qu’on pourrait l’éviter. Moi je dis : la catastrophe est probable, mais il y a l’improbabilité. J’entends par « probable », que pour nous observateurs, dans le temps où nous sommes et dans les lieux où nous sommes, avec les meilleures informations disponibles, nous voyons que le cours des choses nous emmène à toute vitesse vers les catastrophes. Or, nous savons que c’est toujours l’improbable qui a surgi et qui a « fait » la transformation. Bouddha était improbable, Jésus était improbable, Mahomet, la science moderne avec Descartes, Pierre Gassendi, Francis Bacon ou Galilée était improbables, le socialisme avec Marx ou Proudhon était improbable, le capitalisme était improbable au Moyen-Age… Regardez Athènes. Cinq siècles avant notre ère, vous avez une petite cité grecque qui fait face à un empire gigantesque, la Perse. Et à deux reprises – bien que détruite la seconde fois – Athènes parvient à chasser ces Perses grâce au coup de génie du stratège Thémistocle, à Salamine. Grâce à cette improbabilité incroyable est née la démocratie, qui a pu féconder toute l’histoire future, puis la philosophie. Alors, si vous voulez, je peux aller aux mêmes conclusions que Jean-Pierre Dupuy, mais ma façon d’y aller est tout à fait différente. Car aujourd’hui existent des forces de résistance qui sont dispersées, qui sont nichées dans la société civile et qui ne se connaissent pas les unes les autres. Mais je crois au jour où ces forces se rassembleront, en faisceaux. Tout commence par une déviance, qui se transforme en tendance, qui devient une force historique. Nous n’en sommes pas encore là, certes, mais c’est possible.
Il est donc possible de rassembler ces forces, d’engager la grande métamorphose, de l’individu puis de la société ?
Ce que j’appelle la métamorphose, c’est le terme d’un processus dans lequel de multiples réformes, dans tous les domaines, commencent en même temps.
Nous sommes déjà dans un processus de réformes…
Non, non. Pas ces pseudo-réformes. Je parle de réformes profondes de vie, de civilisation, de société, d’économie. Ces réformes-là devront se mettre en marche simultanément et être intersolidaires. Vous appelez cette démarche " le bien-vivre ". L’expression semble faible au regard de l’ambition que vous lui conférez. L’idéal de la société occidentale – " bien-être " – s’est dégradé en des choses purement matérielles, de confort et de propriété d’objet. [Mais c'est pourtant la proposition d'une "société du bien-être" que Martine Aubry nous proposait à la veille des primaires du PS...] Et bien que ce mot " bien-être " soit très beau, il fallait trouver autre chose. Et quand le président de l’Equateur Rafael Correa a trouvé cette formule de " bien-vivre ", reprise ensuite par Evo Morales (le président bolivien, ndlr), elle signifiait un épanouissement humain, non seulement au sein de la société mais aussi de la nature. L’expression " bien vivir " est sans doute plus forte en espagnol qu’en français. Le terme est " actif " dans la langue de Cervantès et passif dans celle de Molière. Mais cette idée est ce qui se rapporte le mieux à la qualité de la vie, à ce que j’appelle la poésie de la vie, l’amour, l’affection, la communion et la joie et donc au qualitatif, que l’on doit opposer au primat du quantitatif et de l’accumulation. Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre.
Si vous avez tenu le coup jusqu'au dernier mot, bravo !
Sachons que le socialiste Hollande, comme Aubry, prend ses modèles en Amérique latine et ses sources auprès de la très marxisante "théologie de la libération" et de ce penseur fulgurant...
samedi 13 août 2011
La politique spectacle de BHL n'amuse pas Kadhafi
BHL sous protection policière aux frais de la République
Mouammar Kadhafi n'a pas goûté à sa juste valeur le numéro du richissime héritier, dédié au droit d'ingérence.
Et il se dit que le 'baroudeur' de salon craint maintenant pour sa précieuse vie. Il aurait donc demandé la protection de la police et reboutonné son col de chemise depuis plusieurs semaines, pour ne pas offrir son corps d'albâtre à son bourreau en raison de son spectacle médiatique pro-rebelles en Libye, a-t-on appris samedi dans le journal Le Parisien.
" Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente ", dit le sexagénaire de 63 ans, avec Brassens.
Cette protection est effectuée par des policiers du service de protection des hautes personnalités (SPHP), a précisé cette source.
L'artiste ne prend pas ces menaces avec philosophie
Défenseur des rebelles libyens (lien PaSiDupes), le philosophe Bernard-Henri Lévy (1948) s'est rendu, ces derniers mois, à quatre reprises en Libye. Il entretient des contacts réguliers avec les responsables du Conseil national de transition (CNT) de Benghazi, fief de la rébellion dans l'est du pays.
Il se refait une virginité sur tous les continents
En effet, pour l'élever à Neuilly-sur-Seine, son père, André, a fait fortune en pillant les réserves naturelles de bois en Afrique...
Lien PaSiDupes: les nouveaux agitateurs sociaux (de luxe, parfois)
En effet, pour l'élever à Neuilly-sur-Seine, son père, André, a fait fortune en pillant les réserves naturelles de bois en Afrique...
Lien PaSiDupes: les nouveaux agitateurs sociaux (de luxe, parfois)
Michèle Bernier ne les prend pas non plus à la légère
La comédienne (1956) a porté plainte suite à des menaces de mort
La fille de feu le professeur Choron (Charlie Hebdo) a en effet été la cible de menaces de mort publiées sur Internet, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.
La brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) travaille à identifier l'auteur de ces menaces, qui ont été postées sur le site du webzine l'Organe magazine, a-t-on précisé.
Le Parisien fait de son côté état de plusieurs messages adressés à la victime, dans lesquels leur auteur menace de s'en prendre à la comédienne, ou à l'une des deux fille qu'elle a eues de Bruno Gaccio, à coups de barre de fer.
La raison de ce délire n'est pas communiquée.
Pourvu que le détraqué épargne l'humoriste et sa famille et que BHL prenne sa retraite avant d'être exécuté.
Et si le malade ne devait pas remettre son geste à plus tard, puisse-t-il accorder sa clémence au plus drôle, au risque que DHL en réchappe...
La comédienne (1956) a porté plainte suite à des menaces de mort
La fille de feu le professeur Choron (Charlie Hebdo) a en effet été la cible de menaces de mort publiées sur Internet, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.
La brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) travaille à identifier l'auteur de ces menaces, qui ont été postées sur le site du webzine l'Organe magazine, a-t-on précisé.
Le Parisien fait de son côté état de plusieurs messages adressés à la victime, dans lesquels leur auteur menace de s'en prendre à la comédienne, ou à l'une des deux fille qu'elle a eues de Bruno Gaccio, à coups de barre de fer.
La raison de ce délire n'est pas communiquée.
Pourvu que le détraqué épargne l'humoriste et sa famille et que BHL prenne sa retraite avant d'être exécuté.
Et si le malade ne devait pas remettre son geste à plus tard, puisse-t-il accorder sa clémence au plus drôle, au risque que DHL en réchappe...
dimanche 7 août 2011
Réflexions sur l'organisation politique, selon le philosophe Michel Serres
Michel Serre livre son point de vue sur France Info
L'octogénaire s'entretient avec Michel Polacco
L'homme de lettres Michel Serres, également historien des sciences, est né à Agen en 1930.
Peut-on imaginer la politique sans partis ? N'est-il vraiment pas de politique sans partis ?
Lien: gauche et droite
Ces notions politiques anciennes ont-elles encore un sens profond aujourd’hui ?, s'interroge le philosophe...
dimanche 2 janvier 2011
Le dégoût du monde et de l'immonde 'politiquement correct'
Une émission philosophique d'Arte
La construction d'un monde commun se fait autour de l'éviction d'une part immonde : déchets, spectacle sanglant des abattoirs, cimetières, etc. C'est si vrai qu'on est prié de se nettoyer dans son coin pour qu'il soit possible de vivre ensemble, qu'on est placé sous la férule de l'écologie et qu'on est sommé d'aligner sa pensée et ses comportements sur le politiquement correct.
La construction d'un monde commun se fait autour de l'éviction d'une part immonde : déchets, spectacle sanglant des abattoirs, cimetières, etc. C'est si vrai qu'on est prié de se nettoyer dans son coin pour qu'il soit possible de vivre ensemble, qu'on est placé sous la férule de l'écologie et qu'on est sommé d'aligner sa pensée et ses comportements sur le politiquement correct.
La gestion collective et individuelle de l'immonde fait ainsi l'objet d'un consensus plus ou moins authentique, qui repose également sur toutes sortes de rouages invisibles. Tout ce travail de soustraction permet de construire une réalité supportable, voire meilleure, mais imposée... Alors, suffit-il de cacher sa part maudite pour ne pas la subir ? Les prescriptions du dégoût ne rejaillissent-elles pas sous la forme des mécanismes sociaux de stigmatisation et d'exclusion de l'autre ?
Le 31 octobre 2010, le magazine Philosophie d'Arte a proposé une discussion sur le sujet entre Raphaël Enthoven et son invitée Julia Peker, agrégée de philosophie et critique d'art. Docteur en philosophie, elle est journaliste à ParisART et co-auteur de "ParisARTbook, les leaders de l'art contemporain" avec André Rouillé et Pierre Evariste Douaire (Paris-Art, 2006). Sa thèse consacrée au dégoût vient d'être publiée en janvier: Cet obscur objet du dégoût (Ed. le bord de l'eau, 2010).
VOIR et ENTENDRE la discussion, comme base de réflexion sur les lacunes de cette démonstration qui contourne la problème actuel de la dictature du 'politiquement correct':
lundi 21 juin 2010
Finkielkraut: "putsch de voyous milliardaires" au mondial
Onze petites frappes
Avant de prendre sa retraite de la direction du PCF, Marie-George Buffet aura fait une dernière déclaration cohérente et politique, à défaut d'être sociale: elle s'est rangée derrière les putschistes milliardaires" !
Lien PaSiDupes sur la collusion des rouges et des Bleus du mondial 2010Avant de prendre sa retraite de la direction du PCF, Marie-George Buffet aura fait une dernière déclaration cohérente et politique, à défaut d'être sociale: elle s'est rangée derrière les putschistes milliardaires" !
De quoi complaire aux défavorisés de la diversité ...
Lire PaSiDupes sur le gang Ribéry, Abidal, Gallas et Malouda
Nicolas Demorand reçoit Alain Finkielkraut
Dans le tumulte, le philosophe, professeur à l'Ecole Polytechnique dans le 6h30/10h de France Inter,(08h20 - 21 juin 2010) a donné son point de vue.
VOIR et ENTENDRE son analyse:
L'analyse du philosophe est-elle susceptible de recadrer les égarés ?
Bilal Abidal, peut-être, puisqu'il se targue d'une intelligence supérieure... (lire PaSiDupes) Supérieure à ses performances ?
VOIR et ENTENDRE son analyse:
L'analyse du philosophe est-elle susceptible de recadrer les égarés ?
Bilal Abidal, peut-être, puisqu'il se targue d'une intelligence supérieure... (lire PaSiDupes) Supérieure à ses performances ?
lundi 3 août 2009
"Notre société est aussi sclérosée qu'à la fin de l'Ancien Régime"
Ou comment transmettre la sclérose dégénérative du PS à la France
Le Monde nous propose aujourd'hui lundi 3 août 2009, un entretien avec une personne qui déploie une énergie folle pour sortir de l'anonymat. Ca tombe bien, pour toucher à tout et se distinguer, il suffit d'être philosophe et de le rester. Le quotidien du soir commence par anesthésier le lecteur des titres et qualités de son interlocuteur, mais PaSiDupes les garde pour la fin; à vous de voir si c'était prévisible...
Comme une tête de veau vinaigrette? PaSiDupes a aussi persillé ce texte de commentaires irrités : pardon, comme dit l'autre !
Deux cent vingt ans après la nuit du 4 août 1789, la notion de privilège vous semble-t-elle toujours pertinente pour penser les inégalités qui traversent la société française ?
Il ne faut pas tomber dans l'anachronisme. Les inégalités de droit qui existaient sous l'Ancien Régime, c'est-à-dire les lois particulières qui permettaient à certains individus de bénéficier d'avantages spécifiques, ont bien été abolies le 4 août 1789. [Savidan nous met en garde contre le piège dans lequel il saute à pieds joints]
Sur le rapport entre privilèges et inégalités, il est important d'éviter les visions trop simplistes. (On ne va pourtant pas y échapper] La suppression des privilèges n'impliquait pas nécessairement, pour ceux qui s'en firent les promoteurs, l'éradication de toutes les formes d'inégalités. [Aujourd'hui, il penserait aux avantages acquis à la SNCF, par exemple] C'était par exemple le cas de Condorcet ou de Mme de Staël. D'un côté, certes, ils combattaient les privilèges au prétexte que ceux-ci figeaient les rapports sociaux autour d'"inégalités factices ", fondées sur la naissance ou le rang. Mais, de l'autre, ils considéraient certaines inégalités comme acceptables : celles dont ils disaient qu'elles étaient "naturelles" parce qu'indexées sur le talent ou la compétence. [C'est fait: notre Savidan -qui voulait nous garder des anachronismes- est tombé en plein dedans, en raisonnant avec le recul des siècles et la mentalité de l'homme du 21e siècle ! ]
Plus de deux siècles plus tard, nous continuons de raisonner ainsi dans une certaine mesure : ce qui nous apparaît comme vraiment scandaleux, ce ne sont pas nécessairement les inégalités en soi, mais les seules inégalités illégitimes. [Le « sens de l'Histoire » prétendrait-il faire table rase?]
Est-ce à dire que la notion de privilège n'a plus de sens aujourd'hui ?
Comme je le disais, les inégalités de droit ne sont plus admises. Mais on peut considérer qu'il en existe des équivalents fonctionnels. Je veux dire qu'il y a des canaux, qui sont aujourd'hui plutôt de nature sociale que juridique, grâce auxquels certains groupes bénéficient d'avantages dont il est parfois difficile de dire s'ils les doivent réellement à leur mérite. [Stignatiserait-il les dockers ou les agents EDF? Les professeurs, peut-être? Le gouvernement envisage aujourd'hui de revaloriser leurs logements de fonction...]
Voyez par exemple le système éducatif. En théorie, les concours et les diplômes ne sanctionnent que la compétence. Or ceux qui obtiennent les diplômes les plus valorisés et réussissent les concours les plus prestigieux viennent des milieux les plus favorisés. [Les oeillères idéologiques ne lui ont pas permis d'apprécier à leur juste valeur les enfants d'immigrés et les étudiants clandestins qui réussissent bien à l'université, malgré les défaveurs sociales qui les accablent dans cette université inégalitaire où les chambres universitaires miteuses vont aux seuls gosses des beaux quartiers ?] On sait ainsi que 55 % des élèves de classes préparatoires ont des parents cadres ou de professions libérales [à propos, quel est le pourcentage de cadres -supérieurs, moyens et petits- et de professions libérales, en France? 55% , est-ce tellement exorbitant? ], tandis que seuls 16 % ont des parents ouvriers, employés ou inactifs. [Fait-il la promotion de l'élitisme? Les facs, dont la Sorbonne où il fait des heures, ne sont-elles donc pas à la hauteur?] L'école en vient à fonctionner comme une sorte d'instance de blanchiment qui estampille comme légitimes des inégalités de naissance qu'elle est par ailleurs incapable de compenser. [Faut-il interdire les CPGE aux plus favorisés ? Ce professeur n'a-t-il pas remarqué sur ses bancs des enfants de la diversité qui ont emprunté l'ascenseur social? Suggère-t-il d'envoyer nos petits « bourgeois » au turbin pour leur apprendre la vie: une sorte de ré-éducation ?]
[Déduction hâtive et conclusion limpide] Voilà pourquoi [c'est aussi simple que ça ! ] des individus qui sont issus des classes défavorisées et qui, néanmoins, réussissent à percer, jouent un rôle si important : leur réussite permet d'entretenir l'illusion selon laquelle notre modèle méritocratique est toujours efficace. [Malveillance fétide qui ignore les chances réélles de réussite et les minimise au point de les qualifier d'illusion: ces propos démagogiques sont non seulement indignes, mais ils sont surtout ignobles, car décourageants et démobilisants et facteurs de haine sociale]
Si l'abolition des privilèges n'a pas mis fin aux inégalités, peut-on aller jusqu'à dire qu'elle fut, en elle-même, génératrice de nouvelles formes d'inégalités ?
L'abolition des privilèges se fonde sur l'idée que la loi doit être la même pour tous, qu'elle doit être générale dans sa source et dans son objet. De ce point de vue, on pourrait interroger le paradoxe que vous suggérez. Cette généralité de la loi ne laisse-t-elle pas aussi le champ libre à la constitution de nouvelles inégalités ? [Le philosophe lunaire croit ainsi que les inégalités ne seraient pas inhérentes à l'homme et qu'elles le font avancer: les travailleurs soviétiques, cubains ou chinois ont-il échappé à cette loi? Leurs régimes autoritaires ont-ils reussi à soumettre la nature profonde de l'Homme? ] C'est en partant d'un tel constat que l'on peut, par exemple, justifier des dispositions législatives qui poursuivent des objectifs de justice sociale en assumant, par rapport à leur objet, une particularisation relative. Je pense ici aux politiques dites de discrimination positive.
A titre personnel, je considère ainsi qu'il n'est pas illégitime, dès lors que la volonté politique n'est pas suffisante pour transformer en profondeur la manière dont se répartissent les honneurs et les richesses dans la société, d'introduire des dispositifs dérogatoires, temporaires, en faveur de groupes dont les membres voient, en raison de leur origine ou de leur identité, leurs chances de réussite sociale lourdement hypothéquées. [Ce sont des présupposés idéologiques qui font bien dans le rose du tableau des utopies et de la démagogie: les peuples s'y laissent prendre; c'est cyclique !]
En même temps, je suis conscient [bien !] que cela revient à légitimer un rapport à la loi qui est précisément celui que l'on a voulu renvoyer aux oubliettes lors de la Révolution française. [Le monsieur ne confondrait-il pas intention et nature?] C'est du reste ce qui rend le débat sur ces sujets toujours très délicat. On a beaucoup de mal, en France, à ne pas considérer la moindre entorse au principe d'universalité de la loi comme un privilège, et donc comme une injustice. [L'inverse est également vrai: les exceptions à la loi sont facteurs d'inégalité. Les négociations démocratiques sur le départ à la retraite ont amené à la fixation d'un âge théoriquement commun, mais ont aussi établi des aménagements confidentiels qui donnnt l'illusion de l'égalité. Savidan peut-il assurer que le mode de calcul des annuités ne crée pas déjà de privilèges nouveaux. C'est l'oeuvre des syndicats et la conséquence de leurs menaces. La gauche syndicale et politique est ainsi responsable de nouvelles inégalités devant la loi.]
Reste que la vérité est là [Savidan la détient !]: ce principe d'universalité de la loi n'a pas tenu toutes ses promesses car il n'a pas permis de fluidifier les rapports sociaux autant qu'on le croyait. [C'est de la candeur, voilà tout ! ... Ce philosophe-là entend appliquer des lois scientifiques à de l'humain. Navrant.] A cet égard, notre modèle, qui a permis une amélioration certaine des conditions, est aujourd'hui à bout de souffle, et notre société aussi sclérosée qu'à la fin de l'Ancien Régime. [ Ce n'est plus possible: Savidan est encarté au PS et observe la vraie vie dans les lugubres couloirs de la Rue de Solférino!] Les écarts de niveaux de vie se creusent et répondent à des logiques socialement identifiables. [La crise économique n'a manifestement pas passé la porte du PS] Un économiste, Edward Wolff, voyant la manière dont se répartit le surcroît de richesses produit depuis les années 1980, est même allé jusqu'à dire qu'on assistait à un "retour à Marie-Antoinette". [On peut tout dire et on n'a d'ailleurs pas encore tout dit: la preuve! On pourrait toutefois consacrer un peu de temps à démontrer ce bon mot?]
Les privilèges sont dénoncés avec une vigueur particulière dans le monde de l'entreprise. Comment analysez-vous ce phénomène ?
Pour beaucoup de salariés, l'entreprise apparaît effectivement comme un lieu où ce ne sont pas les plus méritants qui bénéficient d'un juste niveau de protection et de rémunération. [Notre philosophe est catégorique, mais outre cette affirmation péremptoire, il accorde la primauté au sentiment qu'on a des choses et donc à l'apparence, sur la réalité...] Et c'est de plus en plus vrai aujourd'hui. [affirmation également subjective et peu étayée: un sentiment développé -comme une rumeur- par la presse et l'opposition, mais qui n'offre d'autre certitude que d'être répandu] Quand on voit un patron qui coule plus ou moins son entreprise [il n'y a « plus ou moins » intérêt que dans un crâne d'oeuf, pourtant, mais c'est une 'brève de comptoir' au café du commerce ], touche un salaire et des avantages en nature [comme un bénévole d'asso] extrêmement importants [faisant une généralité d'une minorité d'odieux personnages, il ne fait référence qu'à quelques patrons de grandes entreprises mais jette le discrédit sur l'ensemble des petits], et, une fois licencié, part avec des indemnités exorbitantes, c'est moralement insupportable. [Un philosophe pacifiste qui relance la lutte des classes, c'est très tendance et … vertueux ! ]
Ce qui pose également problème, dans le monde de l'entreprise [bien connu des philosophes... ], c'est quand certains traitements de faveur n'obéissent pas à des logiques claires - la distribution des primes, par exemple. Ici, c'est surtout le côté arbitraire des décisions qui choque. [ La prime de sujétion dans la banque est-elle justifiée par une exposition à un danger, au froid, l'insalubrité, la situation géographique, de nuit, de dimanche ? Et pourtant, elle existe, mais choque-t-elle le philosophe vertueux ?...] Aucun de nous, en effet, ne s'offusque d'être traité avec des égards particuliers. Ce qui nous scandalise, en revanche, c'est quand nous ne comprenons pas pourquoi d'autres bénéficient de tels égards.
Autrement dit, nous sommes prêts à accepter certains privilèges - au sens où l'on parle de "client privilégié" - mais seulement à partir du moment où leur octroi obéit, en toute transparence, à une forme de procédure. [Est-ce bien le propre des privilèges ? En outre, un tel octroi par la violence syndicale est-il ce qu'évoque le camarade professeur ? Dans son flou artistique édifiant, fait-il allusion à la menace de la CGT de faire exploser des bombonnes de gaz sur les toits d'entreprises ?] Ce point permet de comprendre que la justice est affaire de redistribution et de reconnaissance. [La justice syndicale est-elle affaire de violence ?] Ce qui scandalise c'est, à travers l'avantage qui se trouve concédé à quelques-uns, le déni de reconnaissance que cela signifie pour les autres. [un avantage concédé sous la pression aux syndicats -et qui n'est évidemment pas rendu public- ne peut être vécu comme un déni de reconnaissance par les autres: tout ce passe dans leur dos, avec la complicité de la presse ]
Comment expliquez-vous la récurrence, dans le débat politique, de la référence aux privilèges, comme récemment lors des débats sur la réforme du statut des fonctionnaires ou sur la suppression des régimes spéciaux de retraite ?
On voit, à travers ces exemples, que le privilège n'est pas seulement une donnée mais aussi une question de perception. [En veillant au black-out sur les avantages accordés secteur par secteur, les syndicats cherchent-ils notre bonheur ou à entretenir leur commerce des inégalités cloisonnées ?] A une époque où le fait d'avoir un travail n'était pas problématique, la garantie de l'emploi dont bénéficiaient les fonctionnaires était justifiée par le fait qu'un fonctionnaire était, à niveau de diplôme égal, moins bien payé qu'un salarié du secteur privé. Or dans une société où, comme aujourd'hui, la précarisation de l'emploi est devenue un problème central, cet avantage est perçu comme un privilège illégitime parce que jugé exorbitant. [C'est faire peu cas du barrage que constitue le niveau des concours d'accès aux divers corps de la fonction publique. A lui seul, il justifierait de meilleurs salaires, et -a fortiori- si le service de l'Etat était encore reconnu comme un privilège…] Il est, dès lors, facile de dresser des catégories de la population les unes contre les autres. [Est-ce l'objectif de facilité de la philosophie et des philosophes ?]
Dans ce type de situation, il faut néanmoins garder en tête ce que le sociologue Robert Castel a appelé la "guerre des réformismes". Opère désormais un réformisme dont l'objet est purement "adaptatif" par rapport à l'évolution du système social et économique mondialisé, comme s'il s'agissait uniquement de mieux partager les fruits de la dégradation sociale. [Qu'ont-ils fait de la solidarité à gauche ? Dans le concubinage, la communauté, c'est pour le meilleur, mais ce n'est certainement pas pour le pire. Ce philosophe solidaire rejette la prise en compte collective de la dégradation sociale, "comme s' "il s'agissait de ça]. La loi de la solidarité sociale serait devenue illégale, si elle ne s'appliquait pas à tous, en fonction de ses possibilités ... ] Une politique du moins-disant social se met en place [ce professeur de philosophe cumulard et nanti profite de la crise pour faire la leçon, avec la même bassesse qu'un patron qui se casse avec le magot ou des indemnités indécentes] et, dans ce grand chambardement, les élites sociales et politiques font ce qu'il faut pour conforter ou renforcer leurs positions et leurs avantages. [Tous pourris, sauf un:Juju Dray Savidan. Il était temps que nos responsables collent à la réalité, mais notre philosophe poitevin est assez vicieux pour dévoyer les efforts entrepris dans le sens même qu'il préconise, et malgré les entraves de ses camarades impuissants, pour la seule faible raison que ce n'est pas la gauche qui passe à l'acte. L'amertume autorise-t-elle l'injustice ?
En somme, à quoi a-t-il servi que la gauche accède au pouvoir et s'y incruste ?
Pour ne citer que Mendès-France ou François Mitterrand, on se demande à quoi ils se sont employés, avec le renfort des communistes. Tant de vertu, pendant de si longues années, pour constater avec Patrick Savidan, homme de gauche désabusé, qu'on ne change pas l'homme par la politique? Alors, pouvons-nous miser sur la philosophie politique ? Savidan ne nous engage pas à engager le premier euro.
Mais qui est donc, au fait, l'insecte baveur?
Né en 1965, ce professeur de philosophie à l'université de ...Poitiers (en Poitou-Charentes !), a encore le temps de se forger une philosophie plus convaincante. Bien qu'il ne soit encore devenu que simple maître de conférences en philosophie à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), où il enseigne la philosophie morale et politique, Patrick Savidan est également président de l'Observatoire des inégalités et directeur de la rédaction de la revue Raison publique. Il est l'auteur d'une somme prétendant "repenser l'égalité des chances": il était temps, en effet, alors que le PS exhorte les siens à se remettre au travail, à réapprendre à raisonner et à proposer les moyens de la sortie du marasme socialiste.
Le professeur Savidan a mieux à faire.
Il en est toujours à s'interroger sur les questions fondamentales auxquelles personne n'attend de réponse, sauf peut-être Juju Dray: « Avoir une Rolex est-il le gage d’une vie réussie ? Ne pas en avoir est-il le signe d’une vie ratée? » Une contribution essentielle qui assurément aidera le PS à se redresser et sauvera sans doute le premier Parrain de SOS Racisme.
En mai 2008, Monsieur Savidan observait que le revenu de solidarité active (RSA) est censé garantir que tout retour au travail donne lieu à une augmentation de revenu. Mais il critiquait que, pour financer ce projet de 13 milliards d’euros destiné à remplacer la plupart des minima sociaux (RMI, allocation de parent isolé, etc.), N. Sarkozy veuille redéployer notamment les fonds de la prime pour l’emploi (PPE), qui profite à 8,5 millions de ménages modestes. Patrick Savidan critique la politique de redistribution du gouvernement. Que reste-t-il de la solidarité nationale de Mendès France chez les réactionnaires socialistes actuels?
Monsieur Savidan n'a pas eu vent de la crise économique internationale qui s'est abattue sur ce vaste monde fin 2008, et n'a d'autre ambition, hormis sa carrière personnelle, que d'être le gardien du musée Jospin, lequel créa la PPE en 2001?
Alors que la gauche est absente au rendez-vous de l'Histoire avec la crise économique et financière, on peut aisément oublier les puissantes contributions du philosophe. Il reste toutefois que Savidan accuserait ainsi la France inégalitaire de souffrir de la même inertie que le PS. Les socialistes ne seraient qu'à l'image des Français. Pour les entraîner, ils ont pourtant fait un autre choix qu'eux et trouvé mieux.
Faut-il pour autant baver sur les seuls qui soient là ?
Le Monde nous propose aujourd'hui lundi 3 août 2009, un entretien avec une personne qui déploie une énergie folle pour sortir de l'anonymat. Ca tombe bien, pour toucher à tout et se distinguer, il suffit d'être philosophe et de le rester. Le quotidien du soir commence par anesthésier le lecteur des titres et qualités de son interlocuteur, mais PaSiDupes les garde pour la fin; à vous de voir si c'était prévisible...
Comme une tête de veau vinaigrette? PaSiDupes a aussi persillé ce texte de commentaires irrités : pardon, comme dit l'autre !
Deux cent vingt ans après la nuit du 4 août 1789, la notion de privilège vous semble-t-elle toujours pertinente pour penser les inégalités qui traversent la société française ?
Il ne faut pas tomber dans l'anachronisme. Les inégalités de droit qui existaient sous l'Ancien Régime, c'est-à-dire les lois particulières qui permettaient à certains individus de bénéficier d'avantages spécifiques, ont bien été abolies le 4 août 1789. [Savidan nous met en garde contre le piège dans lequel il saute à pieds joints]
Sur le rapport entre privilèges et inégalités, il est important d'éviter les visions trop simplistes. (On ne va pourtant pas y échapper] La suppression des privilèges n'impliquait pas nécessairement, pour ceux qui s'en firent les promoteurs, l'éradication de toutes les formes d'inégalités. [Aujourd'hui, il penserait aux avantages acquis à la SNCF, par exemple] C'était par exemple le cas de Condorcet ou de Mme de Staël. D'un côté, certes, ils combattaient les privilèges au prétexte que ceux-ci figeaient les rapports sociaux autour d'"inégalités factices ", fondées sur la naissance ou le rang. Mais, de l'autre, ils considéraient certaines inégalités comme acceptables : celles dont ils disaient qu'elles étaient "naturelles" parce qu'indexées sur le talent ou la compétence. [C'est fait: notre Savidan -qui voulait nous garder des anachronismes- est tombé en plein dedans, en raisonnant avec le recul des siècles et la mentalité de l'homme du 21e siècle ! ]
Plus de deux siècles plus tard, nous continuons de raisonner ainsi dans une certaine mesure : ce qui nous apparaît comme vraiment scandaleux, ce ne sont pas nécessairement les inégalités en soi, mais les seules inégalités illégitimes. [Le « sens de l'Histoire » prétendrait-il faire table rase?]
Est-ce à dire que la notion de privilège n'a plus de sens aujourd'hui ?
Comme je le disais, les inégalités de droit ne sont plus admises. Mais on peut considérer qu'il en existe des équivalents fonctionnels. Je veux dire qu'il y a des canaux, qui sont aujourd'hui plutôt de nature sociale que juridique, grâce auxquels certains groupes bénéficient d'avantages dont il est parfois difficile de dire s'ils les doivent réellement à leur mérite. [Stignatiserait-il les dockers ou les agents EDF? Les professeurs, peut-être? Le gouvernement envisage aujourd'hui de revaloriser leurs logements de fonction...]
Voyez par exemple le système éducatif. En théorie, les concours et les diplômes ne sanctionnent que la compétence. Or ceux qui obtiennent les diplômes les plus valorisés et réussissent les concours les plus prestigieux viennent des milieux les plus favorisés. [Les oeillères idéologiques ne lui ont pas permis d'apprécier à leur juste valeur les enfants d'immigrés et les étudiants clandestins qui réussissent bien à l'université, malgré les défaveurs sociales qui les accablent dans cette université inégalitaire où les chambres universitaires miteuses vont aux seuls gosses des beaux quartiers ?] On sait ainsi que 55 % des élèves de classes préparatoires ont des parents cadres ou de professions libérales [à propos, quel est le pourcentage de cadres -supérieurs, moyens et petits- et de professions libérales, en France? 55% , est-ce tellement exorbitant? ], tandis que seuls 16 % ont des parents ouvriers, employés ou inactifs. [Fait-il la promotion de l'élitisme? Les facs, dont la Sorbonne où il fait des heures, ne sont-elles donc pas à la hauteur?] L'école en vient à fonctionner comme une sorte d'instance de blanchiment qui estampille comme légitimes des inégalités de naissance qu'elle est par ailleurs incapable de compenser. [Faut-il interdire les CPGE aux plus favorisés ? Ce professeur n'a-t-il pas remarqué sur ses bancs des enfants de la diversité qui ont emprunté l'ascenseur social? Suggère-t-il d'envoyer nos petits « bourgeois » au turbin pour leur apprendre la vie: une sorte de ré-éducation ?]
[Déduction hâtive et conclusion limpide] Voilà pourquoi [c'est aussi simple que ça ! ] des individus qui sont issus des classes défavorisées et qui, néanmoins, réussissent à percer, jouent un rôle si important : leur réussite permet d'entretenir l'illusion selon laquelle notre modèle méritocratique est toujours efficace. [Malveillance fétide qui ignore les chances réélles de réussite et les minimise au point de les qualifier d'illusion: ces propos démagogiques sont non seulement indignes, mais ils sont surtout ignobles, car décourageants et démobilisants et facteurs de haine sociale]
Si l'abolition des privilèges n'a pas mis fin aux inégalités, peut-on aller jusqu'à dire qu'elle fut, en elle-même, génératrice de nouvelles formes d'inégalités ?
L'abolition des privilèges se fonde sur l'idée que la loi doit être la même pour tous, qu'elle doit être générale dans sa source et dans son objet. De ce point de vue, on pourrait interroger le paradoxe que vous suggérez. Cette généralité de la loi ne laisse-t-elle pas aussi le champ libre à la constitution de nouvelles inégalités ? [Le philosophe lunaire croit ainsi que les inégalités ne seraient pas inhérentes à l'homme et qu'elles le font avancer: les travailleurs soviétiques, cubains ou chinois ont-il échappé à cette loi? Leurs régimes autoritaires ont-ils reussi à soumettre la nature profonde de l'Homme? ] C'est en partant d'un tel constat que l'on peut, par exemple, justifier des dispositions législatives qui poursuivent des objectifs de justice sociale en assumant, par rapport à leur objet, une particularisation relative. Je pense ici aux politiques dites de discrimination positive.
A titre personnel, je considère ainsi qu'il n'est pas illégitime, dès lors que la volonté politique n'est pas suffisante pour transformer en profondeur la manière dont se répartissent les honneurs et les richesses dans la société, d'introduire des dispositifs dérogatoires, temporaires, en faveur de groupes dont les membres voient, en raison de leur origine ou de leur identité, leurs chances de réussite sociale lourdement hypothéquées. [Ce sont des présupposés idéologiques qui font bien dans le rose du tableau des utopies et de la démagogie: les peuples s'y laissent prendre; c'est cyclique !]
En même temps, je suis conscient [bien !] que cela revient à légitimer un rapport à la loi qui est précisément celui que l'on a voulu renvoyer aux oubliettes lors de la Révolution française. [Le monsieur ne confondrait-il pas intention et nature?] C'est du reste ce qui rend le débat sur ces sujets toujours très délicat. On a beaucoup de mal, en France, à ne pas considérer la moindre entorse au principe d'universalité de la loi comme un privilège, et donc comme une injustice. [L'inverse est également vrai: les exceptions à la loi sont facteurs d'inégalité. Les négociations démocratiques sur le départ à la retraite ont amené à la fixation d'un âge théoriquement commun, mais ont aussi établi des aménagements confidentiels qui donnnt l'illusion de l'égalité. Savidan peut-il assurer que le mode de calcul des annuités ne crée pas déjà de privilèges nouveaux. C'est l'oeuvre des syndicats et la conséquence de leurs menaces. La gauche syndicale et politique est ainsi responsable de nouvelles inégalités devant la loi.]
Reste que la vérité est là [Savidan la détient !]: ce principe d'universalité de la loi n'a pas tenu toutes ses promesses car il n'a pas permis de fluidifier les rapports sociaux autant qu'on le croyait. [C'est de la candeur, voilà tout ! ... Ce philosophe-là entend appliquer des lois scientifiques à de l'humain. Navrant.] A cet égard, notre modèle, qui a permis une amélioration certaine des conditions, est aujourd'hui à bout de souffle, et notre société aussi sclérosée qu'à la fin de l'Ancien Régime. [ Ce n'est plus possible: Savidan est encarté au PS et observe la vraie vie dans les lugubres couloirs de la Rue de Solférino!] Les écarts de niveaux de vie se creusent et répondent à des logiques socialement identifiables. [La crise économique n'a manifestement pas passé la porte du PS] Un économiste, Edward Wolff, voyant la manière dont se répartit le surcroît de richesses produit depuis les années 1980, est même allé jusqu'à dire qu'on assistait à un "retour à Marie-Antoinette". [On peut tout dire et on n'a d'ailleurs pas encore tout dit: la preuve! On pourrait toutefois consacrer un peu de temps à démontrer ce bon mot?]
Les privilèges sont dénoncés avec une vigueur particulière dans le monde de l'entreprise. Comment analysez-vous ce phénomène ?
Pour beaucoup de salariés, l'entreprise apparaît effectivement comme un lieu où ce ne sont pas les plus méritants qui bénéficient d'un juste niveau de protection et de rémunération. [Notre philosophe est catégorique, mais outre cette affirmation péremptoire, il accorde la primauté au sentiment qu'on a des choses et donc à l'apparence, sur la réalité...] Et c'est de plus en plus vrai aujourd'hui. [affirmation également subjective et peu étayée: un sentiment développé -comme une rumeur- par la presse et l'opposition, mais qui n'offre d'autre certitude que d'être répandu] Quand on voit un patron qui coule plus ou moins son entreprise [il n'y a « plus ou moins » intérêt que dans un crâne d'oeuf, pourtant, mais c'est une 'brève de comptoir' au café du commerce ], touche un salaire et des avantages en nature [comme un bénévole d'asso] extrêmement importants [faisant une généralité d'une minorité d'odieux personnages, il ne fait référence qu'à quelques patrons de grandes entreprises mais jette le discrédit sur l'ensemble des petits], et, une fois licencié, part avec des indemnités exorbitantes, c'est moralement insupportable. [Un philosophe pacifiste qui relance la lutte des classes, c'est très tendance et … vertueux ! ]
Ce qui pose également problème, dans le monde de l'entreprise [bien connu des philosophes... ], c'est quand certains traitements de faveur n'obéissent pas à des logiques claires - la distribution des primes, par exemple. Ici, c'est surtout le côté arbitraire des décisions qui choque. [ La prime de sujétion dans la banque est-elle justifiée par une exposition à un danger, au froid, l'insalubrité, la situation géographique, de nuit, de dimanche ? Et pourtant, elle existe, mais choque-t-elle le philosophe vertueux ?...] Aucun de nous, en effet, ne s'offusque d'être traité avec des égards particuliers. Ce qui nous scandalise, en revanche, c'est quand nous ne comprenons pas pourquoi d'autres bénéficient de tels égards.
Autrement dit, nous sommes prêts à accepter certains privilèges - au sens où l'on parle de "client privilégié" - mais seulement à partir du moment où leur octroi obéit, en toute transparence, à une forme de procédure. [Est-ce bien le propre des privilèges ? En outre, un tel octroi par la violence syndicale est-il ce qu'évoque le camarade professeur ? Dans son flou artistique édifiant, fait-il allusion à la menace de la CGT de faire exploser des bombonnes de gaz sur les toits d'entreprises ?] Ce point permet de comprendre que la justice est affaire de redistribution et de reconnaissance. [La justice syndicale est-elle affaire de violence ?] Ce qui scandalise c'est, à travers l'avantage qui se trouve concédé à quelques-uns, le déni de reconnaissance que cela signifie pour les autres. [un avantage concédé sous la pression aux syndicats -et qui n'est évidemment pas rendu public- ne peut être vécu comme un déni de reconnaissance par les autres: tout ce passe dans leur dos, avec la complicité de la presse ]
Comment expliquez-vous la récurrence, dans le débat politique, de la référence aux privilèges, comme récemment lors des débats sur la réforme du statut des fonctionnaires ou sur la suppression des régimes spéciaux de retraite ?
On voit, à travers ces exemples, que le privilège n'est pas seulement une donnée mais aussi une question de perception. [En veillant au black-out sur les avantages accordés secteur par secteur, les syndicats cherchent-ils notre bonheur ou à entretenir leur commerce des inégalités cloisonnées ?] A une époque où le fait d'avoir un travail n'était pas problématique, la garantie de l'emploi dont bénéficiaient les fonctionnaires était justifiée par le fait qu'un fonctionnaire était, à niveau de diplôme égal, moins bien payé qu'un salarié du secteur privé. Or dans une société où, comme aujourd'hui, la précarisation de l'emploi est devenue un problème central, cet avantage est perçu comme un privilège illégitime parce que jugé exorbitant. [C'est faire peu cas du barrage que constitue le niveau des concours d'accès aux divers corps de la fonction publique. A lui seul, il justifierait de meilleurs salaires, et -a fortiori- si le service de l'Etat était encore reconnu comme un privilège…] Il est, dès lors, facile de dresser des catégories de la population les unes contre les autres. [Est-ce l'objectif de facilité de la philosophie et des philosophes ?]
Dans ce type de situation, il faut néanmoins garder en tête ce que le sociologue Robert Castel a appelé la "guerre des réformismes". Opère désormais un réformisme dont l'objet est purement "adaptatif" par rapport à l'évolution du système social et économique mondialisé, comme s'il s'agissait uniquement de mieux partager les fruits de la dégradation sociale. [Qu'ont-ils fait de la solidarité à gauche ? Dans le concubinage, la communauté, c'est pour le meilleur, mais ce n'est certainement pas pour le pire. Ce philosophe solidaire rejette la prise en compte collective de la dégradation sociale, "comme s' "il s'agissait de ça]. La loi de la solidarité sociale serait devenue illégale, si elle ne s'appliquait pas à tous, en fonction de ses possibilités ... ] Une politique du moins-disant social se met en place [ce professeur de philosophe cumulard et nanti profite de la crise pour faire la leçon, avec la même bassesse qu'un patron qui se casse avec le magot ou des indemnités indécentes] et, dans ce grand chambardement, les élites sociales et politiques font ce qu'il faut pour conforter ou renforcer leurs positions et leurs avantages. [Tous pourris, sauf un:
En somme, à quoi a-t-il servi que la gauche accède au pouvoir et s'y incruste ?
Pour ne citer que Mendès-France ou François Mitterrand, on se demande à quoi ils se sont employés, avec le renfort des communistes. Tant de vertu, pendant de si longues années, pour constater avec Patrick Savidan, homme de gauche désabusé, qu'on ne change pas l'homme par la politique? Alors, pouvons-nous miser sur la philosophie politique ? Savidan ne nous engage pas à engager le premier euro.
Mais qui est donc, au fait, l'insecte baveur?
Né en 1965, ce professeur de philosophie à l'université de ...Poitiers (en Poitou-Charentes !), a encore le temps de se forger une philosophie plus convaincante. Bien qu'il ne soit encore devenu que simple maître de conférences en philosophie à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), où il enseigne la philosophie morale et politique, Patrick Savidan est également président de l'Observatoire des inégalités et directeur de la rédaction de la revue Raison publique. Il est l'auteur d'une somme prétendant "repenser l'égalité des chances": il était temps, en effet, alors que le PS exhorte les siens à se remettre au travail, à réapprendre à raisonner et à proposer les moyens de la sortie du marasme socialiste.
Le professeur Savidan a mieux à faire.
Il en est toujours à s'interroger sur les questions fondamentales auxquelles personne n'attend de réponse, sauf peut-être Juju Dray: « Avoir une Rolex est-il le gage d’une vie réussie ? Ne pas en avoir est-il le signe d’une vie ratée? » Une contribution essentielle qui assurément aidera le PS à se redresser et sauvera sans doute le premier Parrain de SOS Racisme.
En mai 2008, Monsieur Savidan observait que le revenu de solidarité active (RSA) est censé garantir que tout retour au travail donne lieu à une augmentation de revenu. Mais il critiquait que, pour financer ce projet de 13 milliards d’euros destiné à remplacer la plupart des minima sociaux (RMI, allocation de parent isolé, etc.), N. Sarkozy veuille redéployer notamment les fonds de la prime pour l’emploi (PPE), qui profite à 8,5 millions de ménages modestes. Patrick Savidan critique la politique de redistribution du gouvernement. Que reste-t-il de la solidarité nationale de Mendès France chez les réactionnaires socialistes actuels?
Monsieur Savidan n'a pas eu vent de la crise économique internationale qui s'est abattue sur ce vaste monde fin 2008, et n'a d'autre ambition, hormis sa carrière personnelle, que d'être le gardien du musée Jospin, lequel créa la PPE en 2001?
Alors que la gauche est absente au rendez-vous de l'Histoire avec la crise économique et financière, on peut aisément oublier les puissantes contributions du philosophe. Il reste toutefois que Savidan accuserait ainsi la France inégalitaire de souffrir de la même inertie que le PS. Les socialistes ne seraient qu'à l'image des Français. Pour les entraîner, ils ont pourtant fait un autre choix qu'eux et trouvé mieux.
Faut-il pour autant baver sur les seuls qui soient là ?
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