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lundi 3 août 2015

Melun : des enfants de 5 à 13 ans saccagent l’école maternelle

Les vandales relancent la question de la responsabilité pénale à 14 ans

Melun, ce dimanche. Une vingtaine d’enfants, dont le plus jeune était âgé de 5 ans, ont vandalisé l’école des Mézereaux, ce samedi.




Crétinisme précoce

Meubles renversés, vitre brisée, peinture jetée au sol et sur les murs, étagères dépouillées, accessoires déchirés… L’école maternelle des Mézereaux a été littéralement saccagée samedi soir dans ce quartier de Melun réputé sensible, vers 19 heures. La mairie parle d’un paysage "apocalyptique", de "dégâts impressionnants"

Mais, surtout, les vandales présumés sont une vingtaine d’enfants, âgés de 13 ans en moyenne et dont le plus jeune a 5 ans ! Un "bambin", selon le journaliste de BFMTV... L’un d’eux a brisé une vitre de l’école avec un extincteur, a ouvert la porte à ses petits camarades et la bande s’est alors engouffrée dans les locaux, "s’en donnant à cœur joie" (sic) pour tout saccager.

Les délinquants "en culottes courtes" (sic) ont vandalisé notamment la salle dédiée aux activités ludiques et motrices. Le voisinage, alerté par les bruits suspects, a prévenu la police qui s’est rendue immédiatement sur place. "J’ai vu deux policiers courir vers un groupe d’enfants qui s’étaient réfugiés dans la cour de mon immeuble, confie un riverain. Certains étaient vraiment très jeunes."

L’âge du benjamin des enfants présents surprend aussi la commune et l'opinion, hormis Cazeneuve et Taubira: "Nous sommes stupéfaits par l’âge très bas de certains : 5 ans seulement, vous vous rendez compte ?", confie-t-on à la mairie de Melun. 

Pour l’instant, le montant du préjudice n’a pas été estimé.
La mairie a annoncé ce dimanche qu’elle porterait plainte dans la foulée. " Nous souhaitons que ces dégradations ne soient pas à la charge seule de la ville et voulons que les casseurs payent pour ce qu’ils ont commis.
"Je ne suis pas surpris de ce qu’il s’est passé, malheureusement", confie cet ancien professeur des écoles qui a enseigné près de vingt ans au groupe scolaire des Mézereaux, constatant la population difficile qui réside dans ce quartier. Une chance pour la France et les Français ?


Vint-deux mineurs - désoeuvrés, livrés à eux-mêmes- ont été interpellés

Pour entrer par effraction,
ils ont cassé un carreau
avec un extincteur 
"Ils seront entendus la semaine prochaine avec leurs parents", confie une source judiciaire. Ces jeunes n’étaient pas connus de la police... 
Parions qu'ils sont mêmes gentils et que la bande ne s'est constituée que pour la circonstance...

Coïncidence ou non, une tentative d'effraction avait déjà été observée par cette même porte la semaine précédente. "Ils avaient essayé de casser un carreau, en vain, précise la mairie. La vitre avait donc été sécurisée. Cette fois, elle n’a pas résisté à l’extincteur lancé contre elle."

En attendant la suite de l’enquête, les services techniques ont un mois pour remettre en état les classes avant la rentrée scolaire de septembre. Pas de vacances pour les agents municipaux, tandis que la ministre Najat Vallaud-Belkacem reste introuvable. 
Les dégâts ne justifient pas un retour du Maroc ?...

Melun: une école maternelle saccagée par des... par BFMTV

dimanche 6 avril 2014

Seine-Maritime: un gang de jeunes tortionnaires démantelé près de Rouen

Dans le fief de V. Fourneyron, ex-ministre socialiste des Sports et de la Jeunesse

Une effroyable affaire de sadisme juvénile,
rapportée par Paris-Normandie ce samedi. 

La brigade criminelle de la Sûreté départementale a démantelé un véritable gang de onze jeunes, âgés de 15 à 20 ans, suspectés d'avoir mis en coupe réglée une cité entière de Petit-Quevilly, une ville de l'agglomération de Rouen, dont Valérie Fourneyron était la députée-maire jusqu'en 2012.  

Pendant plus de deux années, entre janvier 2012 et le début de cette année
Un juge d'instruction vient de les mettre en examen pour "tentative d’homicide", "séquestration ", "extorsion aggravée" et "vol avec violences". Six d'entre eux, composant le noyau dur du groupe, ont été mis sous les verrous, les autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le meneur du groupe est un mineur de 17 ans connu de la justice et de la police qui, jusqu’à son interpellation, vivait avec sa mère et ses frères dans l’un des immeubles de la cité. Affublé par ses copains du nom d’une célèbre marque de gâteau, l’adolescent donnait les ordres et prenait une large part dans les exactions. Un autre mineur, âgé lui de 15 ans, semblait également être un élément dominant au sein du gang. La Criminelle l’a arrêté dans un foyer situé dans le Nord de la France. Quelques heures plus tôt, il venait de planter un coup de couteau à un éducateur, après s’être battu avec un autre pensionnaire.
Dans la cité quevillaise, les habitants, au courant des faits et qui acceptent de se confier, se disent « bien contents » du dénouement. 

Un gang de barbares s’est acharné sur des personnes vulnérables

Des victimes isolées ou déficientes mentales
De janvier 2012 au début de l'année 2014, ces jeunes barbares a fait vivre "un véritable calvaire à une dizaine d’habitants", rapporte le journal. Le mode opératoire était toujours le même. Les jeunes bourreaux s'introduisaient au domicile des victimes, des personnes le plus souvent isolées ou souffrant de déficience mentale, pour la plupart placées sous curatelle, puis finissaient par s'y installer durablement, comme dans de véritables squats où elles étaient insultées, humiliées, séquestrées, battues,

Selon les faits rapportés par Paris-Normandie, les malheureux locataires de cette cité HLM étaient ensuite "insultés, humiliés, séquestrés, battus". Cigarettes écrasées sur le corps, coups de batte de baseball, crânes rasés de force, aspersions d'urine : des sévices physiques et psychologiques qui mettent en cause les autorités locales et les services sociaux, comme le système scolaire.
 
Ces jeunes sauvages se sont de surcroît livrés à des vols, des extorsions de cartes bancaires et des dégradations. Ils vivaient donc au-dessus de leurs moyens, sans intriguer le voisinage. "Si les faits sont avérés, nous avons affaire à des voyous ! Des sauvageons ! Des dégénérés !", a commenté une source judiciaire, citée par le quotidien.

Mineurs et majeurs encourent la Cour d’assises et jusqu’à 25 années de réclusion criminelle.
Dans l’attente de leur procès, six des onze suspects ont été écroués en maison d’arrêt par un juge des Libertés et de la Détention; les autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

mardi 3 avril 2012

Ado meurtrier : expliquer pour enfumer

"A force de vouloir expliquer la violence des jeunes, on oublie de parler de leur responsabilité"


Un prof de philo qui n'écrit pas dans Le Monde, ni Libération est-il nécessairement suspect ? Et s'il n'enchante pas les lecteurs de Télérama non plus ?
Non, bien sûr, mais c'est déjà un mauvais signe envoyé !

Alors qui est ce prof qui expose une réflexion alternative à la pensée unique ?
A 48 ans, Eric Deschavanne est actuellement membre du Conseil d’analyse de la société et chargé de cours à l’université Paris IV et a publié , avec Pierre-Henri Tavoillot, de Philosophie des âges de la vie (Grasset, 2007). Mais il a récemment publié Le deuxième humanisme – Introduction à la pensée de Luc Ferry (Germina, 2010) et là, il aggrave son cas. Mais poser le problème comme suit : "L'enquête se poursuit en Seine Maritime après le meurtre du jeune Alexandre, qui aurait été assassiné de deux balles dans la nuque par quatre de ses camarades âgés de 15 à 17 ans. Simple fait divers ou violence accrue des jeunes d'aujourd'hui ?" Ce n'est pourtant pas subversif.


Nous éviterons néanmoins de préciser qu'il partage ce qui suit dans atlantico.fr, car certains vont nous quitter ici... Voici son texte, pour ceux qui sont les plus nombreux, nous l'espérons, à venir sur ce blog.


Atlantico : Craignant d'être dénoncés pour un vol qu'ils avaient commis, quatre adolescents ont abattu puis brûlé leur ami. La violence des jeunes se radicalise-t-elle ?


Eric Deschavanne : Les faits divers de ce type, qui nous paraissent particulièrement monstrueux, nous frappent précisément par leur caractère exceptionnel. Il est donc malvenu d’y voir l’expression d’une banalisation de la violence. Je suis partisan de restituer à l’événement et aux auteurs de l’acte, leur singularité sans inférer de généralisation abusive.

Votre question traduit à mon sens une difficulté - que les commentaires médiatiques reflètent généralement - à penser la possibilité du mal. C’est particulièrement vrai quand de tels actes impliquent des mineurs, comme si ceux-ci étaient considérés a priori comme des êtres à l’abri du mal, des innocents que seule la société pourrait corrompre. On s’interroge doctement sur les conditions du « passage à l’acte » chez des « jeunes à la dérive », soumis à la mauvaise influence des « images violentes » propagées par la télévision et les jeux vidéo. On cherche des explications du côté d’une sociologie ou d’une psychiatrie de bazar qui dépossèdent le sujet du sens de son acte et de sa responsabilité. Or, dans ce cas de figure, tout le fatras explicatif habituel semble particulièrement inapproprié : les jeunes en question n’habitent pas une cité-ghetto ; ils sont issus, nous dit-on, de familles unies tout à fait ordinaires ; ils sont intégrés et ne souffrent pas de problèmes psychiatriques. Certes, ils ont dû pratiquer les jeux vidéo et regarder la télévision, mais comme des millions d’autres jeunes qui, fort heureusement, ne se lèvent pas le matin en concevant le projet d’assassiner leurs petits camarades.

L’expression « passage à l’acte » me heurte plus particulièrement : empruntée au vocabulaire de la psychiatrie, elle est en train de devenir un tic rhétorique incontournable dans les médias. Le problème est qu’elle porte en elle une pré-compréhension de l’acte, pensé comme aboutissement d’un mécanisme psychologique ou d’un processus pulsionnel qui échapperait à la conscience de l’auteur, et d’où la liberté serait totalement absente. Or, si l’on met à part les circonstances où l’on a affaire à des fous authentiquement irresponsables, les actes réalisent une intention consciente : le sens de l’acte est donné par la juste interprétation de cette intention qui l’anime. Ce qui fait problème, ce n’est pas le « passage à l’acte » de ces jeunes, mais l’intention mûrement réfléchie d’exécuter froidement un camarade d’une balle dans la nuque ! La prise en considération de l’âge ne change en rien à la caractérisation de l’acte : juridiquement, ce sont des assassins, et moralement, ce sont des salauds.

 
La vision du monde de ces jeunes a-t-elle changé ?

 Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, en l’occurrence. Dans les Confessions, Saint-Augustin dépeint cette tentation de l’acte transgressif qui naît à l’adolescence, ainsi que la jouissance du mal voulu pour lui-même : il rend compte, déjà, du sentiment de toute-puissance lié à la découverte du pouvoir de transgression, en évoquant « une image noire et ténébreuse de la toute-puissance divine ». Dans l’affaire de Normandie, il est a priori difficile de discerner quelle est la part de volonté naïve d’étouffer par le meurtre l’affaire du cambriolage et la part de plaisir sadique dans l’acte d’exécution.

 
Il est absolument certain que la jeunesse est un « âge dangereux ». Dans tous les pays, les courbes relatives aux actes de violence physique font apparaître une croissance à partir de l’entrée dans l’adolescence, un pic entre 18 et 25 ans, suivi d’une décroissance progressive jusqu’à la fin de la vie. Dans l’affaire des jeunes Normands, l’immaturité de la jeunesse (l’immersion dans le moment présent, le conformisme des pairs, l’égocentrisme) a manifestement joué un rôle, justifiant « l’excuse de minorité » : avec dix ans de plus, ces individus auraient peut-être résisté à l’effet d’entraînement ou au vertige de la transgression. L’intérêt bien entendu les aurait sans doute conduits à préférer courir le risque d’être dénoncé pour le cambriolage plutôt que celui d’une condamnation pour assassinat. Cela n’enlève rien à la noirceur du crime. Les jeunes se sont, dit-on, effondrés en prenant conscience de la gravité de leur acte. Il ne faut pas y voir, je crois, l’expression du remords, mais la conscience de la gravité des conséquences pour eux-mêmes : ils pleurent sur leur propre sort.


Cette violence exprimée de façon très concrète par des meurtres, des tueries aux Etats-Unis par exemple, n'est-elle que le symptôme d'une violence généralisée de la société ?

Il ne faut pas se laisser aveugler par le spectacle de la violence, même lorsqu’il est offert par le journal télévisé. Le mal est une réalité, la psychopathologie aussi. Aux Etats-Unis se pose de surcroît le problème culturel de la circulation des armes. Le fait est cependant que nous vivons dans des sociétés de moins en moins violentes : le nombre d’homicides en France a été divisé par deux en quinze ans, alors même que la population a augmenté. Nous connaissons ainsi la période la moins meurtrière depuis le début du XIXe siècle.

Il s’agit d’une tendance historique lourde, universelle et durable. Ce constat n’est toutefois pas incompatible avec le fait qu’il puisse y avoir ça et là des évolutions régressives et des situations inquiétantes. Il s’est manifestement formé au sein de nos banlieues une contre-société animée par une culture de la violence liée à l’économie de la drogue, au pouvoir adolescent et à la socialisation par les pairs. Cette culture de la violence facilite la circulation des armes et s’en nourrit. Je ne dispose pas de l’expertise permettant de mesurer exactement l’ampleur et la dangerosité potentielle du phénomène, mais il faudrait être aveugle pour ne pas identifier l’existence d’un problème. Il s’agit néanmoins d’une contre-société, dont les dérives nous heurtent d’autant plus que la société dans son ensemble évolue en sens contraire.

dimanche 20 novembre 2011

Le lycéen suspect du meurtre et du viol d’Agnès, 13 ans, a avoué

Mineur violeur récidiviste: la polémique enfle

Une situation abracadabrantesque

Agnès et Mathieu étaient en effet scolarisés dans le même établissement, le collège-lycée international Cévenol au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), un établissement privé sous contrat d'association avec l'état depuis 1971, créé pendant la dernière guerre par des pasteurs.

L'internat de l'établissement est mixte


Il comporte plusieurs bâtiments dispersés sur un campus sylvestre de 16 hectares offrant des chambres de 2 élèves. Le coût de la pension s'élève à 12 330€ (8 350 € à la semaine).

Les méthodes éducatives particulières de cet établissement attirent ou repoussent
Les chambres à disposition des élèves pendant la journée, sauf pendant les cours de 9h00 à 11h00 et de 13h30 à 15h30, les nombreuses activités organisées sur le campus ou au Chambon (ex: soirée electro house au collège), la liberté de circulation dans et hors l'établissement et la discrétion de l'encadrement interpellent d'autant plus que l'atmosphère de l'internat est notoirement agitée.

Un jeune violeur sous contrôle judiciaire auprès d'adolescentes

On a appris hier que le garçon de 17 ans avait été mis en examen pour viol sur une mineure en août 2010 dans le Gard. Il avait ensuite effectué quatre mois de détention provisoire avant d'être placé sous contrôle judiciaire, il y a un an. La direction de l’établissement était-elle au courant du passé judiciaire du meurtrier présumé de la collégienne ?

De l'horreur à la fureur

Lors d’un rassemblement dans le XIème arrondissement de Paris en hommage à Agnès, l’adolescente violée et tuée en Haute-Loire, BFMTV a rencontré les grands-parents de la jeune fille.
VOIR et ENTENDRE leur "fureur" et leurs interrogations face à la réinsertion du meurtrier présumé:

L’équipe dirigeante a voulu se défendre
Selon elle, le collège-lycée Cévenol a eu connaissance des quatre mois de prison effectués par le lycéen, mais ignorait les motifs de la détention. " La direction a découvert, en même temps que les parents d'Agnès, l'effroyable vérité. Nous avions accepté dans notre établissement un jeune garçon convaincu de viol ", a déclaré Jean-Michel Hieaux, vice-président du collège, lors d’une conférence de presse organisée ce dimanche.

VOIR et ENTENDRE les éléments de défense de la direction de l'établissement:

" Si nous avions su, nous n’aurions pas accepté "

Un peu plus tôt dans la journée, en marge de la marche blanche organisée en hommage à Agnès, Philip Bauwens, directeur, avait affirmé ne pas connaître la nature de " ses ennuis avec la justice ".

La justice doit-elle endosser la responsabilité des experts ?
" Si la justice dit que ce jeune est réinsérable (...), c'est notre mission que de pouvoir l'accueillir », a-t-il déclaré durant la conférence de presse, tout en précisant n'avoir pas été " informé d'obligation d'un suivi judiciaire, ni d'obligation d'un suivi thérapeutique ".

Jean-Michel Hieaux s’est également dit " sidéré que, par inconséquence et irresponsabilité, un système puisse permettre à un jeune particulièrement violent d'être accueilli dans un internat mixte, ouvert, en pleine nature ". " Nous ne sommes pas un établissement de rééducation et si nous avions su, nous n'aurions pas accepté " son inscription, a-t-il affirmé.
Selon la direction, " il est urgent d'agir pour transformer le fonctionnement d'un système qui peut faillir aussi gravement ".


La mère d’Agnès conteste les déclarations de la direction

" Les administrateurs du collège étaient au courant" du passé judiciaire du lycéen", assure-t-elle ce dimanche sur BFMTV.

Elle déplore en particulier qu’ ils se sont fiés au " jugement des psychiatres qui suivaient" le tueur présumé et violeur de sa fille.

VOIR et ENTENDRE la maman de la victime poser les vraies questions:

Une marche blanche en hommage

Agnès, âgée de seulement 13 ans, avait disparu mercredi soir. Deux jours plus tard, les enquêteurs ont retrouvé son corps calciné. Le lycéen de 17 ans, principal suspect, a été mis en examen samedi soir pour viol et assassinat. Le meurtrier présumé, un récidiviste, est passé aux aveux et a admis la préméditation.

Ce dimanche, une marche blanche a été organisée en hommage à la victime au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire). Professeurs, famille, amis… Des centaines de personnes étaient présentes, dont Bruno Wauquiez, le ministre et fils de Madame Wauquiez, maire du village traumatisé.

vendredi 3 juin 2011

A Paris, des mineurs agressent à coups de marteau pour 20 euros


Délinquance juvénile: 2 ados lachés dans Paris à 01 h 00 du matin

Les barbares sont dans Paris

C'est une agression d'une violence inouïe qui s'est déroulée, dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris (11è), rue Taillebourg. Vers 1 heure du matin, un homme a été pris à partie par deux adolescents âgés de 15 et 16 ans. Ces derniers l'ont frappé à coups de marteaux au niveau de la tête et du visage.

Une variante de la barre de fer...
Un responsable syndical Sud-PTT maniait la barre de fer, mais accusa la directrice du centre courrier de Nanterre d'un twirling plutôt musclé un jour de grève: lien

Lutte des classes ?
Ils se sont acharnés sur leur victime, haut cadre du groupe agroalimentaire italien Barilla, au point de lui perforer la joue et de provoquer un très grave traumatisme cranien, avant de prendre la fuite en emportant son portefeuille. Le pronostic vital de l'homme est d'ailleurs engagé.
Les deux agresseurs ont été interpellés peu après par des agents de la brigade des réseaux ferrés dans le 12è arrondissement.

Présumés innocents, les barbares ont été placés en garde à vue.
Le 2è district de la police judiciaire est chargé de l'enquête.

Le pronostic vital de l'homme est d'ailleurs engagé.
Pour 20 euros.

Devoir de mémoire: des précédents d'agression à coups de marteaux


Les Français sont des manuels qui s'ignorent...
=> Violences conjugales à coups de marteau en Picardie: lien
=> Avril 2009, dans le 18e arrondissement de Paris, des jeunes âgés de 18 et 19 ans ont frappé un autre jeune à coups de marteau: lien
=> Mai 2009, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), un lycéen de 18 ans a reçu des coups de marteau dans la tête par trois jeunes, dont deux mineurs: lien
=>Octobre 2009: agression homophobe par deux jeunes de 15 ans, dans l'Hérault: lien
=> Novembre 2009, déjà à Paris, en milieu scolaire, à la suite d'une distribution de billets de banque: lien Le Figaro
=> Avril 2010: drame conjugal à Lorient, dans le Morbihan: lien
=> Juin 2010: des jeunes à Poitiers: lien

Nadine Morano l'a échappé belle au Printemps de Paris face à l'excitation d'une vendeuse du magasin ...

mardi 3 mai 2011

Marseille : cambrioleur de 15 ans tué par balles en action

Le prix fort de la banalisation des "incivilités"

Un cambrioleur de 15 ans a été tué

Le lundi 2 mai vers 19h, un jeune a été victime de la banalisation de la délinquance, alors qu'il tentait de pénétrer par effraction dans une maison des quartiers du nord de Marseille.

C'est au 162 boulevard Henri Barnier, à proximité de la cité La Castellane (16e arrondissement), que ce jeune a franchi un grillage pour pénétrer dans une maison.

Agé de 55 ans, un habitant du quartier, observateur de la scène, est accusé d'avoir saisi une arme et d'avoir fait feu deux fois de sa 22 Long Rifle, depuis son balcon, touchant mortellement l'adolescent en plein thorax.

Le jeune est mort malgré l'intervention des marins-pompiers.
Originaire de la Bricarde, une cité difficile du nord de la ville en zone franche urbaine et dans le canton du député PS Henri Jibrayel, l'adolescent venait de découper un grillage pour s'introduire avec deux complices dans cette propriété privée.
Le maire du huitième secteur de Marseille est Samia Ghali (PS), également sénatrice des Bouches-du-Rhône et consoeur de Sylvie Andrieux-Bacquet (PS).


samedi 20 novembre 2010

Drogue: guetteur à 11 ans et cible de tueurs à la kalachnikov

Un ado de 16 ans meurt sous les balles à Marseille

Le salaire de l'économie souterraine

Dans le quartier de Sylvie Andrieux (PS)
Fin janvier 2010 déjà, l'hypothèse d'un règlement de comptes était aussitôt retenue au Clos la Rose dans le 13e arrondissement de Marseille où un homme de 23 ans a été grièvement blessé par balles dans un parking. La victime est connue des services de police pour divers braquages et trafics de stupéfiants.

Fin novembre 2010, une fusillade s'est encore produite, peu après 22 heures dans la cité populaire Le Clos de la Rose, dans les quartiers du nord de la ville. Un garçon de 11 ans est dans un état grave. Il a été touché par trois balles, au cou, dans une main et dans le dos. "L'enfant était bel et bien visé par les tueurs", a déclaré le procureur de la République Jacques Dallest, cité par La Provence.
"Même si l'enfant de 11 ans faisait le guetteur pour le compte d'un vendeur, c'est incroyable à cet âge-là d'être la cible d'un règlement de comptes", a-t-il déploré.

Dans cette fusillade liée au trafic de drogue, un adolescent de 16 ans a été tué. Il était connu des services de police.

Les assos n'auraient pas dû être sans ressources

Mais la députée socialiste Sylvie Andrieux, conseillère municipale de Marseille et vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, déléguée à la politique de la ville, a été mise en examen (juillet 2010) pour complicité de tentative d'escroquerie et complicité de détournement de fonds publics (lien Le Monde)
Elle est impliquée dans le scandale du détournement des subventions du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur présidé par Michel Vauzelle (PS) (lien PaSiDupes): 700 000 euros présumés détournés devaient être affectées aux associations des quartiers nord de Marseille où la vertueuse était justement conseillère municipale et où on meurt sous les balles de trafiquants, à 11 ans.
Lien PaSiDupes: suspension de l'élue socialiste

Les victimes de l'argent facile

Les policiers pensent ce nouveau règlement de compte est lié au trafic de stupéfiants dans les cités marseillaises.

Un climat
Le jeune adolescent tué vendredi soir est la 18e victime de règlements de comptes depuis le début de l'année dans les Bouches-du-Rhône, et le rythme s'accélère.
Samedi dernier, un homme de 30 ans a été blessé par balles sur la commune des Pennes-Mirabeau, à l'ouest de Marseille. Quarante-huit heures plus tôt, un homme de 22 ans avait été abattu au fusil kalachnikov tout près du lieu de la fusillade de la nuit dernière. Il faudrait aussi citer Martigues ou Port-de-Bouc.

Que du lourd
L'utilisation de plus en plus fréquente d'armes inquiète les policiers. Les armes de guerre circulent en nombre. A bord de deux véhicules, plusieurs individus munis d'armes lourdes ont ouvert le feu sur les jeunes de la cité.
"Le fort taux de pénétration de ces armes dans les cités fait qu'on s'y promène avec une kalachnikov", dit le représentant syndical, selon qui les armes arrivent de pays d'Europe de l'Est par voies maritime et terrestre et sont disponibles à un prix très bas.

Et du (très) jeune
"Les victimes de règlement de comptes sont de plus en plus jeunes. On peut présumer que les tueurs sont aussi de plus en plus jeunes", a commenté le délégué à Marseille du syndicat Alliance police nationale, David-Olivier Reverdy.

La législation

La loi d’orientation et de programmation pour la justice du 9 septembre 2002
Elle marqua un durcissement sensible de la réponse pénale à la délinquance des mineurs.
Outre la réaffirmation du principe de la responsabilité pénale des mineurs, dès lors qu’ils sont dotés de discernement, la loi prévoit la création de "centres éducatifs fermés" pour les mineurs âgés de 13 à 18 ans faisant l’objet d’un contrôle judiciaire ou d’un sursis avec mise à l’épreuve.
En revanche, la loi assouplit les conditions de la retenue judiciaire des 10-13 ans et instaure à leur endroit des "sanctions éducatives". Elle rend possible le placement sous contrôle judiciaire et en détention provisoire des mineurs de 13-16 ans ainsi que "le jugement à délai rapproché" pour les multirécidivistes.

Avec le renforcement de la réponse pénale à la délinquance des mineurs, et pour désengorger les tribunaux, la justice doit cependant trouver de nouveaux modes de gestion pour les contentieux dits "de masse".
La diversification des modes de réponses s’est notamment traduite par la relance des mesures alternatives aux poursuites et à l’emprisonnement contenues dans la loi du 9 mars 2004 sur l’adaptation de la justice aux nouvelles formes de criminalité. A l’initiative du Sénat en 2003, le loi prévoit que le juge des enfants exerce désormais l’ensemble des attributions dévolues au juge de l’application des peines (JAP) afin de renforcer la continuité du suivi des mineurs délinquants.

La politique de "lutte contre les discriminations" occupe la galerie d'où les vertueux assistent à la mort de jeunes délinquants.

  • En 2009, le mot «contrôle» (ou 'audit ') est encore tabou dans l'opposition.
    Et pourtant, une centaine de cadres de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), ex-éducateurs ou directeurs, furent reconvertis en «auditeurs» pour sillonner les foyers et centres éducatifs de France: 1 200 établissements accueillant des mineurs gérés par des associations accréditées par l'État. Ils symbolisent la révolution culturelle engagée à la PJJ.
    Or, la Protection judiciaire de la jeunesse s'est recentrée sur les mineurs délinquants passés devant le juge, alors qu'auparavant les services accueillaient aussi des «mineurs en danger». «Mais faut-il attendre qu'ils mettent un pied dans la délinquance pour s'occuper d'eux ?», s'insurge un éducateur de Seine-Saint-Denis.
  • Le 18 février 2010
    60 propositions et 20 bonnes pratiques de terrain étaient proposées par un rapport sur la délinquance des jeunes remis par Jean-Yves Ruetsch, responsable du service Prévention Citoyenneté de la ville de Mulhouse) à Jean-Marie Bockel, alors secrétaire d'Etat à la Justice et maire de cette ville.

    => Voici quelques-unes des 60 propositions du rapport de 146 pages:

    - Etendre, comme alternative aux poursuites, les stages pour les parents lorsqu'ils "se soustraient à leurs obligations au point de compromettre la santé, la moralité ou l'éducation de leurs(s) enfants(s)". Lien PaSiDupes: les parents pénalement responsables ?
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des familles défavorisées.

    - Pérenniser l'action de formation des policiers à la connaissance des quartiers sensibles en l'enrichissant d'une découverte du terrain avec les acteurs locaux.

    - Réfléchir à la création d'un nouveau métier d'"éducateur de la délinquance" dans les quartiers prioritaires et à la mise en place de groupes interprofessionnels d'échanges et d'analyse des pratiques des éducateurs de rue.
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des familles défavorisées.

    - Mieux former les enseignants et directeurs d'écoles primaires à la transmission d'informations préoccupantes sur des enfants manifestement en danger.
    Mais la FSU, syndicat dominant, a refusé cette tâche supplémentaire au prétexte d'effectifs insuffisants.

    - Amplifier les actions de prévention des violences sexistes et sexuelles entre mineurs dans les collèges, lycées et structures jeunesse. Lien PaSiDupes
    La gauche a préféré ironiser sur « un retour » à la prévention plutôt que de la soutenir.

    - Instaurer des stages sur la "prévention du risque alcool" pour les mineurs en état d'ivresse sur la voie publique.
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des jeunes des quartiers.

    - Encourager les mesures de réparation à l'encontre des élèves du secondaire commettant une faute.
    La gauche a dénoncé une discrimination des jeunes défavorisés.

    - Augmenter pour les mineurs délinquants, comme alternative rapide aux poursuites, les travaux d'intérêt général (TIG), les stages de citoyenneté et de formation civique.
    La gauche a dénoncé un acharnement sur les jeunes défavorisés.

    -Instituer un "projet de sortie d'établissement" pour chaque mineur incarcéré ou placé, dès le départ ou, au plus tard, six mois avant sa sortie programmée.
    La gauche a dénoncé une insuffisance comptable de moyens.

    Mineurs et sanctions pénales
    Le principe actuel est que le juge des enfants doit maintenir le mineur dans son milieu actuel chaque fois que cela est possible.
    Les mineurs qui commettent une infraction (vol, dégradations, tags...) pour la première fois, peuvent faire l'objet de la procédure dite de "rappel à la loi", qui concerne, en principe, les jeunes qui commettent une infraction pour la première fois, et non les récidivistes.
    Les cas où des mineurs âgés de 13 ans révolus et de moins de 16 ans peuvent être placés en détention provisoire sont stritement encadrés.
    Seuls le tribunal pour enfants et la cour d'Assises des mineurs peuvent prononcer des sanctions pénales à l’encontre des mineurs délinquants, sous réserve qu’ils soient âgés d’au moins 13 ans à l’époque des faits.
    => Avant 13 ans, seules des mesures ou des sanctions éducatives peuvent être prononcées contre un mineur. La prison n'est pas encourue par un mineur de 13 ans, âge minimum à partir duquel un mi­neur peut aujourd'hui être incarcéré.

    Le couvre feu sauverait-il de jeunes vies ?

    A Nice, cinquième ville de France, comme à Orléans où il a déjà été mis en oeuvre partiellement, tous les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés sont tenus d'observer un couvre-feu entre 23h et 5h du matin, du mardi au vendredi, a annoncé la municipalité, début décembre 2009.
    Ce couvre-feu, devenu exécutoire après contrôle de légalité par le préfet des Alpes-Maritimes, stipule que les mineurs de moins de 13 ans seront reconduits à leur domicile.
    => Xavier Garcia, porte-parole départemental du PS, a estimé alors qu’un tel couvre-feu sera totalement inefficace, compte tenu de l’insuffisance des effectifs de la police municipale à Nice, particulièrement la nuit : «Il y a une quinzaine de policiers municipaux en faction la nuit pour 360.000 habitants. Cette mesure est inapplicable», a-t-il assuré.

    Les parents de la victime de 11 ans auraient-ils souhaité un couvre-feu à Marseille ?
  • jeudi 1 juillet 2010

    Les parents pourraient devenir pénalement responsables de leurs enfants mineurs

    Responsabiliser les parents démissionnaires

    Inciter les parents à assumer les actes de leurs enfants mineurs

    Les parents pourront-ils, à l'avenir, être poursuivis en justice pour des délits commis par leurs enfants mineurs ?

    Un exemple sordide récent
    Vincent, 55 ans, a été torturé et séquestré par trois adolescentes, durant des heures, dans la nuit de mardi 23 au mercredi 20 février 2010, à son domicile à La Tronche, en Isère.
    Sur son lit d'hôpital, Vincent raconte, dans Le Parisien, son calvaire:
    Mardi, il était 17 heures, quand les
    trois filles âgées de 14, 15 et 17 ans se sont présentées chez lui. "Elles voulaient ma carte bleue avec le code pour retirer de l'argent. J'ai refusé. Elles ont fermé les volets, ont commencé par tout casser dans la maison. Ensuite, elles m'ont déshabillé, m'ont mis un manche à balais dans le derrière, m'ont donné des coups de marteau, des coups de couteau, de fourchette, m'ont brûlé avec des cigarettes, m'ont versé de l'eau chaude sur les jambes" confie Vincent.
    Il ajoute: "Toute la nuit elles m'ont torturé. Elles m'ont dit: T'es vieux, on va bouffer tous tes sous. Si je ne leur avais pas donné le code, je serais mort aujourd'hui. Comme je n'en pouvais plus, je leur ai livré les chiffres".


    On peut comparer ci-dessous les traitements de l'information
    :
    =>VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV

    =>
    VOIR et ENTENDRE (bientôt) le récit de la victime au JT de 20h sur TF1
    .

    => PLUS avec le reportage de TFI

    Donner plus de responsabilités aux parents

    Les parents de mineurs délinquants seront bientôt pénalement responsables de leurs enfants mineurs, et non plus seulement civilement. Le Figaro précise qu' "aujourd'hui, les parents sont civilement responsables en cas d'actes de délinquance de leurs enfants mineurs".


    Une loi est en préparation, selon des députés UMP reçus mercredi par le chef de l'Etat.

    La loi actuelle est inadaptée à notre société
    Les parents ont déjà des responsabilités
    Le droit français permet aujourd'hui de punir des parents qui délaissent leurs enfants ou qui les incitent à commettre des délits.


    Le juge des enfants exerce en outre un contrôle préventif : une mesure éducative peut être prise en cas de démission avérée des parents.

    Le délinquant engage la responsabilité de ses parents
    «Quand un mineur lance un pavé sur un bus de la RATP, il doit avoir à l'esprit que sa responsabilité est liée à celle de ses parents», estime au contraire Jérôme Chartier, député UMP. La responsabilité pénale des parents a déjà été envisagée par le passé. En 2000, le député Yves Nicolin proposait ainsi de faciliter l'application du «défaut d'éducation». Les adultes encourraient une peine maximale de deux ans d'emprisonnement et 200 000 francs d'amende, en cas d'infraction commise par leur enfant. Sa proposition de loi n'a jamais été examinée.

    Conservateurs vs réformistes

    Après le vote en début de semaine de la suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire répété, la pénalisation des parents risque fort d'agiter les laxistes.

    Les anciens
    Alors qu'hier mercredi François Fillon se demandait à l’Assemblée nationale «si M. Pierre Bergé finance les campagnes de Mme Royal ou qui finance les campagnes du Parti socialiste», Le Monde, journal de Désirdavenir Royal, titre: «Sarkozy veut sanctionner par une loi les parents de mineurs délinquants ».

    Le quotidien du soir racheté par le socialiste Pierre Bergé qui a financé la campagne présidentielle de Ségol'haine Royal, n'a pas tiré les conséquences de l'échec de la politique de prévention qui lui est chère et à laquelle il reste attaché. Il faudrait donc rester les bras ballants face à la délinquance endémique.

    L'avocat Jean-Yves Lienard est admirable
    Me Jean-Yves Liénard, avocat à Versailles, plaide qu'une telle mesure qui consacrerait pour la première fois la responsabilité du fait d'autrui serait dérogatoire aux principes généraux du droit. «Tout l'esprit du droit pénal français repose sur la « volonté de faire » : sans élément intentionnel, il ne peut y avoir d'infraction, explique le pénaliste. Une responsabilité automatique des parents paraît invraisemblable.» Des impressions ne constituent pas une démonstration.
    Sans même envisager la préméditation, il n'est pas possible de nier la « volonté de faire » à un mineur de 13 à 17 ans. Eduqué (!?) dans le système national d'instruction obligatoire jusqu'à 16 ans, un jeune délinquant est une personne douée de raison disposant de droits et de devoirs.

    L'avocat oppose encore que la preuve d'une faillite éducative serait par ailleurs difficile à administrer en pratique
    : «On peut être un parent tout à fait admirable et avoir perdu le contrôle de son enfantIl fut le défenseur en septembre 2005, de l'une des trois jeunes filles de 15 à 19 ans suspectées d'avoir enflammé un immeuble de La Haÿ-les-Roses pour se venger d'une rivale. Douze habitants de l'immeuble avaient été retrouvées mortes dans la cage d'escalier, victimes d'une intoxication par les fumées. Six autres, également intoxiquées, étaient décédées à l'hôpital les jours suivants, portant le bilan à 18 morts, dont trois enfants, et 28 blessés.
    Il avait alors estimé que, dans "cette histoire" sa cliente ne pouvait imaginer "le centième des conséquences".

    VOIR et ENTENDRE Me Liénard et observer le style.

    Il estime aujourd'hui qu' "une telle mesure qui consacrerait pour la première fois la responsabilité du fait d'autrui serait dérogatoire aux principes généraux du droit'". Il a en outre le sentiment qu' "une responsabilité automatique des parents paraît invraisemblable".
    Ce même maître Lienard avait défendu la cause de quatre jeunes filles de 15 à 18 ans qui, le 4 septembre 2006, au château de l'école Le-Nôtre de Sonchamp (Yvelines), partageaient le même dortoir du centre de formation professionnelle géré par la Ville de Paris où une cinquantaine de jeunes sont placés par l'Aide sociale à l'Enfance. Parce que l'une d'entre elles faisait grincer son lit, le trio infligea à la victime des claques, des coups, des brûlures de cigarette sur les mains et les jambes et lui ordonna de se raser les jambes avant de la violer avec un cintre. Les trois adolescentes, qui n'avaient aucun antécédent judiciaire, ont reconnu les faits sans fournir de mobile précis. L'une des tortionnaires présumées étaient âgée de 18 ans et les deux autres de 15 et 16 ans. De la mineure auteure du viol, Me Jean-Yves Lienard, son défenseur, dit: "De ce procès, elle attend de liquider une partie de son histoire pour en commencer une autre".

    => Maître Liénard fut le défenseur de Jean-Marc Compain, Gilbert Miara, l'ex-compagnon de Christine Deviers-Joncour, de Marc Hornec, dit « le Forain », ou de l'acteur Samy Naceri. Il a représenté Bernard Tapie dans l’affaire OM-VA. Il n'est donc pas à proprement parler spécialiste des délinquants mineurs.

    Les nouveaux
    "Sanctionner les parents démissionnaires au portefeuille permettrait de réhabiliter leur responsabilité", a estimé le député UMP Eric Ciotti, présent lors de la rencontre avec le Président de la République.
    Le Figaro précise que le député "introduira la mesure dans la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure qui doit être examinée au Sénat à l'automne".

    samedi 26 juillet 2008

    16 ans, soupçonnée de sept braquages et écrouée, elle justifie le fichier Edvige

    La baisse du pouvoir d’achat n’affecte pas tout le monde également
    Le projet de fichage des mineurs récidivistes et des jeunes délinquants potentiels ne s’impose pas, nous assurait l’opposition qui y voit une atteinte aux libertés de braquage et de violences diverses par des mineurs. L’actualité apporte pourtant la contradiction aux démagogues de la permissivité.

    Une mineure de 16 ans a été mise en examen et écrouée pour un vol avec arme après le braquage mercredi d'une banque à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), mais "cette mineure a été déférée vendredi 25 et est susceptible d'être impliquée dans sept vols ou tentatives dans des établissements bancaires du Val-de-Marne commis depuis début juillet", a déclaré à la presse, Dominique Gaillardot, procureur adjoint.

    La jeune fille a ensuite été présentée devant le juge de la liberté et de la détention qui a décidé de la placer en détention provisoire, suivant ainsi les réquisitions du parquet. Le procureur s'est refusé à fournir des détails sur le mode opératoire des braquages, le rôle précis de cette jeune fille lors des faits ou encore sur sa personnalité. Une information judiciaire pour "vol avec arme" a été ouverte pour notamment "rechercher les co-auteurs ou complices" de la jeune fille, a ajouté le magistrat.
    Les informations judiciaires contre X ouvertes à l'époque des six autres affaires devraient être jointes au cours de l'instruction à l'information judiciaire ouverte ce jour, a précisé une autre source judiciaire, aussi anonyme que prolixe.

    Si le procureur respecte son obligation de réserve, une source anonyme n’a en revanche pas manqué de compenser son silence professionnel et de nous en faire savoir davantage… Il s’agit en effet pour l’opposition politique et syndicale de combattre l’établissement du fichier Edvige, voulu par la Garde des Sceaux, dont les méthodes de prévention ne conviennent pas à la gauche, malgré cette nouvelle affaire.

    Tandis que ses complices prenaient la fuite à bord d'une voiture à l'arrivée de la police, cette mineure sans aucun passé judiciaire fut interpellée mercredi matin après le braquage d'une agence HSBC à Maisons-Alfort avec une partie du butin sur elle. Pouvait-elle ne pas reconnaître sa participation au braquage ? Dans la foulée, elle reconnut même sept braquages de banques, selon les précisions apportées jeudi par une source, cette fois ‘policière’ (et non plus ‘judiciaire’… mais qui reste aussi indéterminée.
    Durant sa garde à vue, qui a duré environ 48 heures, celle qui, pour des raisons partisanes, est qualifiée par la presse de « jeune femme » mais qui, objectivement, n’est pour les autres qu’une mineure, est "restée sur la même ligne de défense", a ajouté vendredi cette même source, pour laquelle la presse et l’opinion doivent en savoir plus que ne veut en dire le parquet.

    Le procureur aurait-il laissé le soin aux sources ‘policières’ et ‘judiciaires’ d’abreuver la presse ? Si ce n’était le cas, le parquet a-t-il donc si peu de pouvoirs que la presse aille à l’encontre de l’enquête. Etait-il indispensable et urgent que, la veille, la source policière souligne, dans le seul but d’écarter l’hypothèse malveillante d’une origine étrangère, que la douce enfant est une jeune fille blonde? Préciser que son « physique inspirait confiance » du seul fait qu’elle est blonde ne serait-il pas tendancieux, voir xénophobe ? Etait-il déjà nécessaire de suggérer en outre que la délicieuse délinquante est une petite jeune fille comme les autres, issue "d'une famille simple et sans histoire" ? Il faut en effet être simple et sans histoire pour se livrer à sept braquages. Le seul élément qui suffira à excuser la petite en mal d’aventures sera qu’elle est « en échec scolaire » ! Pourvu que les 20% qui ne se sont pas vus offrir le bac ne se livrent pas comme elle à des braquages de banques.

    Détail : des vols à main armée
    Sept vols -à main armée- dans des agences bancaires ont été recensés en quelques semaines dans le Val-de-Marne avec un même mode opératoire: chaque fois une « jeune femme » entre seule, à visage découvert, comme une simple cliente, très vite elle brandit une arme et fait ouvrir le sas à ses complices, qui eux ont le visage masqué, et font à sa suite leur entrée dans l'établissement, ont encore expliqué des sources policière et judiciaire, en réunion.
    Les malfaiteurs agissaient par équipe de deux à quatre personnes selon les cas. C’est encore une source policière qui fait de la communication dans son temps libre, puisque comme chacun sait, il entre dans les attributions des policiers de renseigner la presse. Problème : une source policière ne peut dire que ce qu’elle sait, sans aucune rétention d’information. Or, ces anonymes n'ont toutefois pas pu préciser s'il s'agissait à chaque fois des mêmes auteurs. Nous n’en saurons donc pas plus que le procureur. Mais pas moins !

    Le lundi précédent, une agence HSBC du Kremlin-Bicêtre avait ainsi été attaquée selon le même procédé. Deux sacs d'argent avaient été volés par trois braqueurs armés, une jeune femme et deux hommes, qui avaient pris la fuite après avoir gazé le personnel de la banque, avait alors indiqué une (autre ?) source judiciaire. La ‘jeune’ mineure arrêtée vendredi était également armée et, en grande professionnelle, a eu le temps, dans sa fuite, de se débarrasser de son arme à feu.
    L'enquête a été confiée au service départemental de police judiciaire du Val-de-Marne.
    Et à la presse…