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jeudi 28 avril 2011

Nuance: baisse des "demandeurs d'emploi" ou baisse du "chômage"

La presse dévalorise les efforts français de lutte contre le chômage

Travail de sape de l'opposition
Considérer les "demandeurs d'emploi" plutôt le "chômage" n'est pas anodin.

Les candides préfèreront envisager les demandeurs pour l'aspect humain, plutôt que l'emploi, notion particulièrement abstraite pour les personnes en recherche.
Oublions aussi un instant que, si les chômeurs étaient nécessairement des demandeurs d'emploi, l'industrie de la restauration ne serait pas en manque de main d'oeuvre, et attardons-nous à la terminologie socio-politique des media d'opposition.

Selon l'AFP, "les chiffres du chômage publiés mercredi 27 font état d'une baisse des demandeurs d'emploi", terminologie choisie pour ce qu'elle induit de négatif pour les salariés. S'agit-il d'induire en erreur: baisse confirmée de l'emploi au lieu du nombre des demandeurs ?
Croyez-vous, en revanche, que "Baisse du chômage, mais explosion de la précarité " aurait la même portée psychologique que "Les chiffres du chômage révèlent l'explosion de la précarité", selon le titre cette agence qui occulte toute baisse ?
Qui peut encore ignorer le dénigrement des media ? Apportent-ils leur contribution à l'effort de redressement des Français? Défendent-ils l'intérêt de la France ou celui - à court terme et à courte vue - du PS ?

Selon le PS, maintenant, les chiffres du chômage révèlent "l'explosion de la précarité"
"Cette baisse révèle en réalité" (A*P) "l'explosion de la précarité en France", estime objectivement le PS qui dénigre le positif pour pointer exclusivement l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi en activité réduite.

La dépêche est exclusivement consacrée au secrétaire national PS à l'Emploi
Une fois fugitivement signalé que "le nombre de demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) a enregistré en mars son troisième mois consécutif de baisse, reculant de 0,8%, selon le ministère de l'Emploi, pour l'agence bien française de presse, seul compte l'angle d'attaque de Alain Vidalies. Ensemble, ils n'auront retenu que le nombre total d'inscrits à Pôle emploi, dont ceux ayant eu une activité réduite, qui a augmenté de ...0,1%.

"L'augmentation significative des demandeurs d'emploi en activité réduite, de +130.600 en un an, révèle une triste réalité: l'explosion de la précarité en France, qui s'installe mois après mois, atteste d'une mutation durable du marché du travail", selon un communiqué du PS.

Amalgame dé(sin)formant tendance général / tendance particulière

On serait en droit d'attendre un chiffrage des 0,8% de foyers qui ont retrouvé un salaire
, mais ni le PS, ni l'agence socialiste de presse,(ASP A*P) n'a cette objectivité.

Mieux, l'un et l'autre déforment la réalité profonde
"Contrairement aux annonces répétées du gouvernement sur un changement de tendance, les chiffres sont limpides: la courbe continue inexorablement d'augmenter", ajoute le communiqué.

Rien n'est jamais encourageant

France Info cache sa joie. La chaîne de service public ne positive pas même l'embellie concernant les jeunes, alors pourquoi saluerait-elle le retour à l'emploi de moins de 50 ans ! "Cette baisse profite surtout aux jeunes (pour eux, le nombre de demandeurs d’emploi baisse de 1,3%), ainsi qu’aux moins de 50 ans (-1%)."
Seuls importent les autres, tant il est vrai que nulle détresse n'est négligeable. "Le chômage continue à augmenter en revanche pour les seniors (les plus de 50 ans), ainsi que pour les demandeurs d’emploi de longue durée, au chômage depuis plus d’un an (+ 0,4%)."
Au total, aucun progrès réél n'est digne de redonner le moral à la presse partisane.

Nous assistons pourtant à la 3e baisse mensuelle consécutive
Les 2.701.100 en France métropolitaine de la fin février 2011 représentaient une baisse par rapport à la fin janvier 2011 (-0,1%, soit 2.100 chômeurs en moins).
En mars, c'étaient encore 21.100 demandeurs d’emplois satisfaits de plus.

Aucun contrepoint au parti-pris socialiste

Ni l'agence de presse, ni la radio de service public ne propose aucun autre point de vue que celui du PS.
"Les chiffres du chômage révèlent également l'incohérence de la politique du gouvernement: à l'heure du 'travailler plus longtemps' imposé par la réforme des retraites, les plus de 50 ans sont de plus en plus exclus de l'emploi", selon le même. Ces chiffres sont "aussi la triste conséquence de politiques en défaveur de l'emploi: destruction des emplois publics, austérité salariale, encouragement aux heures supplémentaires ou absence de relance de la consommation", accuse-t-il.

Nous devrons donc compléter l'information dans un prochain article !

Lien PaSiDupes

Sarkozy veut pallier les lacunes de la loi Hadopi

Modèle d'objectivité non exportable à la gauche ?

En manifestant sa volonté de perfectionner la loi Hadopi, Nicolas Sarkozy cherche à se rallier les professionnels de l'Internet, qui avaient prévenu des faiblesses du dispositif.

Nicolas Sarkozy admet qu'on peut faire mieux

La création du Conseil national du numérique
, nouvelle instance de consultation sur les questions liées aux nouvelles technologies, est la démonstration de la volonté de concertation du président de la République. Il a reconnu sa «part d'erreur», et a évoqué une Hadopi 3, « et même une Hadopi 4, qui signerait la fin de la Hadopi si vous, acteurs du numérique, réussissez à trouver des moyens de rétribuer justement les créateurs." On ne peut être plus clair et honnête.

VOIR et ENTENDRE


En décembre 2010, Nicolas Sarkozy avançait déjà l'idée d'une Hadopi 3 lors de son déjeuner avec des entrepreneurs du web et des blogueurs .
Eric Dupin, blogueur, avait écrit sur Twitter que le président était « conscient que Hadopi «n'est pas parfaite » et souhaite une Hadopi 3 plus adaptée».
En janvier 2011, c'est au tour de Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la Commission de protection des droits de la Hadopi, d'affirmer que «soit la pédagogie [d'Hadopi] marche et on arrête. Soit cela ne marche pas, et on passe à autre chose.»

Satisfaire l'industrie numérique et les internautes

Le dispositif de répression envers les internautes téléchargeant illégalement ne va pas pour autant être supprimé.
Pour Nicolas Sarkozy, il faut modifier Hadopi, jusqu'à ce que le phénomène du téléchargement disparaisse, « parce qu'un entrepreneur [aura] trouvé un moyen de garantir un système de distribution qui permette le respect de la propriété intellectuelle et la juste rétribution des créateurs.» Et pour cela, le président entend bien s'associer aux professionnels de l'Internet, et non plus seulement à l'industrie musicale ou du cinéma.

«Si on avait mieux appris à se parler, on aurait pu trouver un autre système», affirme Nicolas Sarkozy, ajoutant qu'il aurait «dû prendre l'initiative[du dialogue] plus tôt». Opération séduction à un an de la présidentielle ? Pour le président, il faut séduire ces entrepreneurs qui se sont sentis trahis en n'étant pas écoutés sur des lois touchant au numérique, comme Hadopi ou Loppsi 2. Comme par exemple Xavier Niel, fondateur de Free, qui s'était illustré en refusant d'envoyer les emails d'avertissement de la Hadopi et qui est désormais membre du Conseil national pour le numérique, organe par lequel Nicolas Sarkozy compte opérer sa reconquête.

Contributions des professionnels de l'Internet

Les professionnels de l'Internet avaient pointé plusieurs défauts dans la Hadopi.

L'obsolescence de la loi, d'abord : les radars d'Hadopi ne visent que les protocoles d'échange par peer-to-peer (BitTorrent, eMule ...), alors que les internautes amateurs de films et de séries se tournaient déjà vers le téléchargement direct (MegaUpload) ou le streaming lors du vote de la loi. Un mouvementqui s accelère depuis. De même, le volet «offre légale», censé inciter les internautes à revenir dans le droit chemin en payant les contenus culturels, n'était pas prêt lors de la mise oeuvre du volet répressif de la loi. Il tarde toujours à faire son apparition.

La riposte graduée était également jugée imparfaite : la haute autorité part du principe que le propriétaire d'une ligne Internet sera sanctionné pour «défaut de sécurisation» si sa connexion a été «flashée» par les radars de TMG, la société mandatée par l'Hadopi pour surveiller les réseaux d'échanges. Comment alors sécuriser sa ligne et éviter qu'un voisin ne la pirate pour télécharger en toute impunité ? Un an et demi après le vote de la loi, Hadopi n'a toujours pas apporté de réponse.

Pour un accès contrôlé à l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) se mérite

42 députés ont co-signé la
proposition de loi (LIEN) de Lionnel Luca réservant l’ASPA aux Français et étrangers ayant travaillé en France.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

L’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées, créée le 11 mai 1998 sous le Gouvernement Jospin, en remplacement du minimum vieillesse, est allouée aux personnes qui ont au moins 65 ans, qui résident en France, et qui n’ont pas cotisé à un régime obligatoire de retraite.

Son montant est de 709 euros par mois pour une personne seule ou 1 157 euros si elle vit en couple.

L’importance du nombre de bénéficiaires en 2011, 70 930 personnes, comme du coût de l’APSA qui s’élève aujourd’hui à 612 millions d’euros, nécessite que le Parlement s’interroge sur les raisons de cette dépense publique en augmentation de plus de 20% sur les cinq dernières années, selon les comptes de la Sécurité Sociale.

Exemple type de l’effet d’appel de notre régime social, l’ASPA se trouve être ouverte depuis sa création aux personnes étrangères qui n’ont pas travaillé en France.

Le déficit de nos comptes sociaux, que le Gouvernement et le Parlement cherchent à réduire lors de chaque loi de Financement de la Sécurité Sociale, impose que nous limitions le versement de l’ASPA à tous ceux qui peuvent justifier d’avoir travaillé en France.

En effet, s’il est légitime de verser une retraite à ceux qui ont travaillé dans notre pays, même s’ils n’ont pas cotisé à un régime obligatoire de retraite, il n’y a aucune logique à l’accorder à ceux qui ont travaillé dans un pays étranger.

Il convient donc de modifier l’article L 815- 1 du code de la Sécurité Sociale afin que le versement de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA) soit réservé aux personnes de nationalité Française ou ayant travaillé en France, qui ont au moins 65 ans, même s’ils n’ont pas cotisé à un régime obligatoire de retraite.

mercredi 27 avril 2011

18 000 professeurs du primaire n'ont jamais vu un élève !

Le PS et la FSU sont-ils justifiés à manifester contre les suppressions de postes ?

L'intox médiatique

Le conditionnement syndicale de la presse fonctionne à merveille
Les journalistes n'enquêtent pas; leur investigation consiste à prendre leurs informations auprès du "syndicat dominant". Leur point de vue est donc biaisé à la source: militant, partisan et faussé. Ainsi, naissent les idées fausses qui ont la vie dure, puisqu'elles sont reprises à chaque action syndicale, c'est-à-dire une fois par semaine. C'est ce qui s'appelle du matraquage.


Depuis 2007, la musique n'a pas changée, mais le refrain a évolué
"Les profs ne foutent rien » ou encore « ils sont toujours absents ». C'était avant, car Var Matin admet aujourd'hui que ce sont " des accusations gratuites". La presse a changé de cible. "Souvent raillés, les enseignants ne méritent pas ces attaques faciles. Conscients de la difficulté grandissante du métier, les parents d’élève se gardent bien en tout cas de les accabler, de tirer sur l’ambulance. Plus que l’absentéisme des enseignants, c’est aujourd’hui leur non-remplacement qui fait débat." Les propos ont changé, mais les journalistes ont versé de l'erreur dans dans la tromperie politique de l'opinion. Or, la vérité serait à portée de leurs stagiaires, s'ils n'étaient formatés en école de journalisme. Ils ne s'interrogent pas de savoir si les absences de professeurs sont légitimes; ils désignent les responsables faciles de leur non-remplacement: le pouvoir, forcément !
Ils étaient 23.200 en 2008 : lien contribuables.org
Les ministres doivent battre les accusations péremptoires en brèche.

Georges Tron défend le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et affirme son opposition à une primaire au sein de l'UMP en vue de l'élection présidentielle.

VOIR et ENTENDRE le secrétaire d'Etat à la fonction publique, invité à répondre aux questions des internautes du Monde.fr mercredi 27 avril.

Georges Tron défend le non-remplacement d'un... par lemondefr

Le Chat - Le Monde de Georges Tron

Dany : Pensez-vous réellement que la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux est justifié ?

Georges Tron : La France a une politique en matière de ressources humaines dans la fonction publique qui a trop longtemps répondu à une approche très majoritairement quantitative.

De ce fait, nous avons trop longtemps omis de porter un regard attentif à deux facteurs : premièrement, la qualité du service public rendu avec comme objectif principal de bien évaluer les résultats des politiques publiques ; deuxièmement, le coût réel d'une augmentation des effectifs qui n'avait pas de justification en soi.

Ainsi, l'augmentation continue des effectifs de l'Etat, alors même que deux vagues de décentralisation importantes étaient mises en œuvre, atteste de cette occultation d'un désir de rendre un meilleur service à moindre coût. La politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans la seule fonction publique de l'Etat, et en réalité, pour les administrations centrales et déconcentrées, le tout sur une période correspondant à une augmentation massive du nombre de départs à la retraite, trouve sa justification dans la volonté de corriger cette situation.

Caro34 : Pourquoi les collectivités territoriales n'ont-elles pas participé à l'effort engagé par l'Etat dans la réduction du déficit ? Pourquoi les mairies et les régions n'ont-elles pas eu à réduire leur nombre de fonctionnaires ?

Georges Tron : C'est une très pertinente question. On n'a pas vraiment trouvé matière à rechercher et en même temps à modifier le comportement des collectivités territoriales alors même que, de fait, elles procédaient massivement à des embauches.

L'idée reçue selon laquelle ces embauches correspondaient au transfert de compétences de la part de l'Etat s'est révélée erronée. En effet, entre 1998 et 2008, les collectivités territoriales ont embauché 450 000 personnes ; or 120 000 de ces embauches seulement ont correspondu à des transferts de compétences.

On constate ainsi que les collectivités territoriales ont laissé exploser leurs effectifs. La masse salariale des collectivités territoriales a donc crû sur la même période de plus de 60 %. Il convient aujourd'hui de réfléchir, et nous le faisons, à la façon dont les collectivités territoriales devront donc s'associer à la maîtrise de nos dépenses publiques.

Je l'affirme avec d'autant plus de force que 90 milliards de fonds de concours, soit le double de la masse salariale des collectivités territoriales, sont transférés du budget de l'Etat vers elles. Cela donne le droit de réfléchir à leur association à la volonté de maîtriser la dépense publique.

Glenn : Qu'en est-il du secteur de l'éducation ? Les effectifs augmentent alors que des postes d'enseignants sont supprimés rentrée après rentrée. Comment pensez-vous pouvoir maintenir une qualité d'enseignement dans ces conditions ?

Georges Tron : Des effectifs qui augmentent alors que le nombre de professeurs diminue est un argument qui s'adosse à une approche démographique. C'est très précisément cette approche qui est contestée depuis des années par ceux-là mêmes qui ont réfuté des diminutions massives d'élèves – 550 000 depuis 1990 – pour diminuer en même temps le nombre de professeurs.

Au demeurant, c'est d'ailleurs l'inverse qui s'est produit, puisque les 550 000 élèves en moins ont été encadrés par 45 000 professeurs de plus sur la même période. Je ne crois pas, pour ma part, que l'on puisse aujourd'hui contester la qualité d'un service public de l'enseignement au regard de cette seule approche quantitative.

Les professeurs font un travail remarquable, je le constate moi-même dans la commune dont je suis maire. Les enfants sont l'objet de suivi personnalisé, et souvent au-delà même des heures de cours.

Je pense donc que la qualité d'un service public de l'éducation suppose bien entendu de savoir ajuster les effectifs de professeurs à ceux des élèves, mais je le redis, de ce point de vue-là, avec les évolutions des dernières années, il n'y a pas péril en la demeure.

Mais cela suppose également de faire en sorte d'ajuster le système d'enseignement pour qu'il permette aux élèves, dans un accomplissement personnel, d'être compétitifs sur un marché de l'emploi de plus en plus concurrentiel, et où il faut être parfaitement aiguisé. A cet égard, le classement de la France dans les évaluations PISA (Programme for International Student Assessment ; en français : Programme international pour le suivi des acquis des élèves) suppose une réflexion portant plus sur le fond, une réflexion qualitative, qu'une réflexion simplement quantitative.

Egg : M. Tron peut-il m'expliquer commment il fait pour trouver des gains de productivité dans l'enseignement ?

Georges Tron : Je ne crois pas qu'il faille rechercher des gains de productivité dans l'enseignement. Je crois même, pour être franc, que c'est un exercice de la plus haute difficulté.

Je crois, en revanche, qu'il faut rechercher des gains de productivité dans l'administration de l'éducation nationale, comme dans n'importe quelle autre administration. Il ne s'agit, à mes yeux, en aucun cas de mettre le personnel enseignant sous pression, il l'est déjà suffisamment compte tenu des conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles il exerce.

Je suis, en revanche, convaincu que le système peut être géré de meilleure façon, de telle sorte que l'on puisse optimiser l'utilisation des ressources humaines d'enseignement en faisant par exemple en sorte que les professeurs soient réellement en situation d'enseignement, et qu'il n'y ait pas de contingent dédié à des tâches d'autre nature, au-delà, bien entendu, d'une certaine limite.
Je rappelle à nouveau que la France consacre une part de son PIB à l'éducation supérieure à celle des autres pays de l'OCDE, tout en baissant progressivement dans les classements d'évaluation des élèves. Cela justifie pleinement les réformes, qui ne doivent pas se comprendre comme étant exclusivement à la recherche de gain de productivité.

Charles : La France a le taux d'encadrement le plus bas des pays de l'OCDE ....

Guest : Trente élèves par classe : cela vous semble cohérent ou scandaleux ?

Georges Tron : Je fais deux observations sur le taux d'encadrement. En premier lieu pour noter qu'il convient sans aucun doute d'accroître ce taux en réformant la mobilisation des compétences dans l'éducation nationale. A ce titre, avoir confirmation année après année que 18 000 professeurs dans le secteur primaire ne sont pas directement en relation d'enseignement avec les enfants est, reconnaissons-le, une source d'interrogation dont je n'ai trouvé des réponses appropriées dans aucun rapport ni aucune étude.

Par ailleurs, je rappelle que le budget de l'éducation nationale, supérieur à 60 milliards d'euros, est aujourd'hui, rapporté au PIB, l'un de ceux des pays de l'OCDE les plus importants. J'en déduis donc naturellement qu'il convient de mieux analyser le système pour le réformer et corriger cette situation.

J'ajoute en dernier lieu que le nombre d'enfants par classe, même s'il est préférable bien entendu de le contenir, comme c'est d'ailleurs le cas en moyenne aux alentours de 22-23 enfants, n'est pas le seul référent. Dans la génération qui est la mienne, j'ai fait toute ma scolarité avec des classes d'entre 35-40 enfants chaque année.

Le vrai sujet est que notre système d'éducation – et c'est très bien ainsi – personnalise aujourd'hui l'accompagnement scolaire des élèves, tant d'ailleurs au sein de l'école que dans les systèmes d'accompagnement périscolaire auxquels sont associés d'ailleurs les professeurs, comme celui de la réussite éducative.

De fait, l'exigence d'individualisation se conjugue dans l'esprit des parents avec des classes aux effectifs plus réduits. C'est un fait, c'est une évolution, et il faut savoir l'accompagner.

Egg : Les Rased (Réseaux d'aide spécialisées aux élèves en difficulté) proposaient tout ce que vous déclinez et cela dès le plus jeune âge (petite section de maternelle) et avec des enseignants spécialisés. Pourquoi le gouvernement ferme-t-il au fur et à mesure l'ensemble de ces postes ?

Georges Tron : J'ai toujours considéré que les Rased correspondaient à l'accompagnement de situations individuelles en consacrant, certes, des moyens fort importants – un enseignant pour un élève –, mais en se focalisant à mon sens de façon excessive sur le problème comportemental de certains élèves.

La réussite éducative est une approche globale qui prend en compte le comportement et le déroulé scolaire de l'enfant, tout en associant la famille dans son ensemble à cet exercice de suivi.

Pour l'avoir mis en place dans ma commune et avoir constaté l'explosion de la demande, je le crois plus adapté, et je tiens à préciser aussi qu'il mobilise des moyens humains et financiers bien au-delà de ceux des Rased.

Il ne s'agit donc pas, en l'occurrence, d'un souci d'économies.

Fred : Pourquoi avez-vous décidé de ne pas augmenter le point d'indice cette année ?

Georges Tron : Merci de cette question, qui me permet de redire que le point d'indice ne se confond pas avec le salaire dans la fonction publique. Lorsque vous regardez la masse salariale de l'Etat en une année récente donnée, et que vous la comparez avec celle de l'année précédente, trois constats caractérisent l'évolution de cette masse salariale.

Premier constat : les augmentations individuelles liées à l'ancienneté ou aux promotions représentent dorénavant plus de 50 % de l'augmentation de cette masse salariale.

Cela nous conduit de fait à souhaiter maintenir la possibilité pour les agents de bénéficier à titre individuel d'un déroulement de carrière continuant à permettre cette progression régulière des rémunérations.

Deuxième constat : les mesures catégorielles, en très grande partie financées par les économies générées par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, financent un quart de cette augmentation de la masse salariale d'une année sur l'autre.

Troisième constat : le point d'indice, de même que l'indexation de la rémunération minimale sur le smic et la garantie individuelle de pouvoir d'achat, compose le dernier quart. Cela signifie que le point d'indice ne représente plus aujourd'hui que 15 à 20 % de l'augmentation de la masse salariale d'une année sur l'autre.

Nous avons donc fait le choix de privilégier les autres outils que je viens de citer. Je souligne d'ailleurs, concernant par exemple les mesures catégorielles, que cela se fait bien au-delà des promesses que nous avions faites de restituer 50 % des économies réalisées en politique salariale. A titre d'exemple, en 2010, ce sont plus de 65 % des économies réalisées qui ont été reversés aux agents.

Poissauge : A Draveil (Essonne) – dont vous êtes maire –, combien de fonctionnaires avez-vous supprimés ?

Georges Tron : A Draveil, nous avons aujourd'hui à peu près 650 agents, fonctionnaires et non-fonctionnaires, c'est-à-dire contractuels. C'est une légère diminution dans les dernières années. Cela dit, une partie des effectifs a été transférée vers la communauté d'agglomérations à laquelle la commune appartient.

En ce qui me concerne, j'ai surtout souhaité m'en tenir à une stricte maîtrise de la masse salariale rapportée aux dépenses de fonctionnement. Je crois d'ailleurs, et je plaide en ce sens, que c'est un excellent critère. Pour donner des chiffres précis, la masse salariale représente approximativement 50 % des dépenses de fonctionnement, ce qui permet de ne pas subir une diminution des marges de manœuvre budgétaires dont on a besoin pour gérer l'ensemble du budget de fonctionnement.

Sylvie : Qu'en est-il des effectifs dans la police et dans la justice (juges, greffiers, éducateurs, conseillers d'insertion et de probation, etc.) ?

Georges Tron : Les effectifs dans la police sont aujourd'hui de l'ordre de 250 000 policiers et gendarmes, soit environ 5 000 de plus qu'au début des années 2000. La vraie réforme, comme je viens de le signaler pour l'enseignement, consiste actuellement à réaffecter le maximum d'agents sur les missions centrales de sécurité qui sont les leurs en économisant sur les fonctions secondes qui leur absorbent trop de temps.

Quant à la magistrature, malgré la RGPP, c'est le seul ministère, avec la recherche, dont les effectifs aient augmenté de façon constante ces dernières années. A titre d'exemple, 450 ou 500 magistrats ont été embauchés dans le budget de cette année.

Remarque complémentaire : la judiciarisation de la société, que tous les élus locaux constatent d'ailleurs lors des entretiens dans leurs permanences, aboutit à une multiplication invraisemblable des litiges à traiter. Notre système judiciaire concentre toutes les procédures vers les magistrats des tribunaux, alors même que les systèmes de médiation ou d'arbitrage, comme il en existe à l'étranger, pourraient permettre de les désengorger.

Des juges de paix pourraient ainsi permettre aux magistrats professionnels de se consacrer à un nombre d'affaires réduit et, de fait, à la France de rejoindre les pays en bon rang dans le classement du rapport entre nombre de magistrats et nombre d'affaires traitées.

V : Comment expliquez-vous et justifiez-vous la progression constante du nombre d'agents non titulaires à la place de fonctionnaires titulaires, y compris dans la fonction publique de l'Etat ?

Georges Tron : C'est un constat inattaquable. Je ne cherche pas à le justifier, je cherche à l'expliquer et à le corriger.

L'expliquer : les trois versants de la fonction publique continuent et continueront à privilégier l'emploi titulaire sur des emplois permanents. C'est une règle à laquelle les syndicats comme le gouvernement sont attachés avec la même force.

Il n'en demeure pas moins que la diversité des missions du service public aboutit à faire appel à des compétences de plus en plus variées. Par ailleurs, certaines missions dévolues aux agents non titulaires le sont précisément parce qu'elles sont limitées dans la durée.

En bref, la diversité à tous les sens du terme des missions explique, me semble-t-il, celle des recrutements.

Le corriger : cela a généré de la précarité dans les trois versants de la fonction publique. L'accord que je viens de signer avec François Baroin, avec les organisations syndicales, fin mars va précisément permettre de transformer des contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée de la fonction publique.

Paul : Pensez-vous que Dominique de Villepin a sa place dans la course présidentielle ?

Georges Tron : L'élection présidentielle n'est pas une course, dans la mesure où les enjeux du résultat supposent une organisation et une préparation parfaitement coordonnées et avec le seul souci, totalement légitime, d'emporter l'adhésion d'une majorité des Français.

Dominique de Villepin a une expérience, une compétence et une vision qui sont indispensables au débat présidentiel. Ma conviction est qu'il doit les mettre au service de la majorité parce que c'est son camp naturel. Ce qui n'est en aucun cas contradictoire avec une capacité de préserver une très grande liberté d'expression.

Aujourd'hui, le seul candidat qui soit en mesure de faire gagner la majorité est le président de la République. Qui, d'ailleurs, pourrait contester que si Nicolas Sarkozy ne portait pas le bilan et le projet, cela serait considéré comme un signe d'aveu de faiblesse de la part de la majorité ? Les dernières années ont été marquées par des événements que nul n'avait pu anticiper.

La France a traversé ces crises mieux que la quasi-totalité de ses partenaires. L'effort qui est engagé doit être évidemment poursuivi. C'est au président de le faire, et à chacun – Dominique de Villepin au premier rang – d'y contribuer. Je tiens en dernier lieu à souligner que cette analyse, celle de maintenir un discours critique au sein de son camp, je l'ai toujours développée auprès de Dominique de Villepin.

Dashgami : Un mot sur le drame d'Orange-France Télécom...

Georges Tron : Immense tristesse, parce que la détresse d'un salarié exprimée de façon aussi atroce nous interpelle tous, avant tout, comme des hommes et des femmes d'un pays dans lequel le travail, malgré ses contraintes, devrait être synonyme d'un épanouissement personnel, ce qui est, de façon générale, de moins en moins le cas.

Stéphane Richard, que j'ai rencontré il y a quelques mois, était profondément conscient de la nécessité d'analyser dans le détail les causes de cette vague de suicides dans son entreprise. Sans aucun doute y a-t-il des méthodes de management à corriger et, je le crois personnellement, une réflexion plus approfondie à conduire pour tenter de comprendre quelles sont les limites qu'une femme ou un homme désireux d'accomplir sa mission normalement ne peut plus franchir sans être affecté(e) très profondément à titre personnel.
PLUS
La MAE, mutuelle rose qui ponctionne les parents pour rien, avec la complicité du SNUipp (FSU) et de la FCPE. Lien PaSiDupes

Les chrétiens de France doivent garder leur sang froid

En Vendée, les profanations continuent !



Sainte Marie des Angles,
église médiévale
classée aux monuments historiques


Les gendarmes se déplacent à la deuxième profanation


En pleine semaine sainte, des graffitis et des inscriptions sataniques ont profané l’église par deux fois en deux jours, dans la petite commune d’Angles, entre Longeville-sur-Mer et La Tranche-sur-Mer, en Vendée.

Lundi matin, une première série de profanations avait été découverte: « Satan », pentacles sataniques ou autres croix celtiques.

Le lendemain, des dégradations étaient commises aux abords de l’autel et sur certains bancs en bois.

L'église d'Angles est l'une des plus remarquables de Vendée, selon les spécialistes. Elle a été onstruite en deux phases, d'abord le chevet de l'église, à la fin du XIe siècle, puis le corps de l'église, au début du XIIIe siècle.
Il subsiste de la partie la plus ancienne uniquement le bras droit du transept, la coupole du clocher et la façade qui correspondent à la partie romane. La superbe nef à deux travées sans bas-côtés couverte de deux coupoles nervurées constitue un remarquable exemple du style gothique dit angevin ou Plantagenêt. La largeur de la nef (11,40 m) est exceptionnelle, obligeant à faire supporter les coupoles par d'énormes massifs de colonnes groupées.

Près de mille ans d'histoire chrétienne ont ainsi été profanés avec l'intention de provoquer et de blesser.

La commune a porté plainte
La sous-préfète des Sables, Béatrice Lagarde « condamne fermement » ces actes. " Quels que soient les cultes et les lieux de cultes, c’est une atteinte au principe de laïcité. "

La candidature de F. Hollande dérange la gauche


L'ex-premier secrétaire consensuel n'a pas que des camarades

François Hollande grille la politesse au Premier secrétaire Aubry

Certes, ils se détestent déjà, mais l'annonce de la première grande réunion de campagne du candidat à la primaire socialiste crée des remous dans la piscine réservée à la maire de Lille, il ne faut pas se voiler la face !

Le candidat à l'investiture socialiste pour 2012 met la surmultipliée. Après l'opération séduction lancée le week-end dernier auprès des jeunes du Printemps de Bourges, le maire de Tulle tiendra son premier meeting de campagne ce mercredi soir à Clichy-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine.

Le député de Corrèze est de tous les candidats à la primaire, celui qui progresse aujourd'hui le plus vite dans l'opinion. Depuis des mois, il multiplie les prises de parole et les déplacements aux quatre coins de la France -parfois trois par semaine. Surnommé Flamby, son tour de taille a fondu.

La tactique de ce mou agite la basse-cour socialiste

On attendait une tortue et c'est un lièvre qui s'élance.
Il tente ainsi d'engranger le soutien du plus grand nombre possible de Français. c'est aussi un peu la grenouille qui essaierait de se faire aussi grosse que le boeuf dans les bons sondages: une fois que DSK se lancerait, il apparaîtraît comme l'animal politique dominant de la ferme PS. Ce qui fait passablement pester les strauss-kahniens, en attendant qu'il ponde l'oeuf.

=> Autour du coq du FMI, les poulets se dressent sur leurs ergots. Selon eux, l'ancien premier secrétaire (1997-2008) enfreint les règles du jeu de la primaire. "Nous avons fixé des règles, c'est une campagne électorale à partir du 28 juin. Je pense que François (Hollande) part trop tôt", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis. Point de vue partagé par Jean-Marie Le Guen pour qui "organiser un meeting en dehors du calendrier prévu n'est pas un bon signal" pour l'unité du parti.«Pourquoi choisit-il d'apparaître comme le diviseur ?», interroge le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas

=> Chez François Hollande, on campe sur le tas de fumier. On ne voit pas où est le mal. Sa cour entend occuper l'espace entre aujourd'hui et l'ouverture de la campagne et ne voit aucune entrave aux règles du jeu. "C'est normal, les strauss-Khaniens prêchent pour leur paroisse", riposte Stéphane Le Foll, directeur de campagne de François Hollande. "DSK a bien eu son documentaire sur Canal +" grince-t-il.

=> Le gang Aubry affecte l'indifférence. Ainsi, Benoît Hamon a-t-il jugé lors du point presse hebdomadaire du 26/4 que le calendrier officiel n'empêche pas les candidats "d'exprimer leurs convictions". Certes, on veut croire que Hollande prend parmi les soutiens potentiels de DSK, « notamment les sénateurs cumulards », mais sa candidature empêche la Ch'tite Aubry d'incarner le rassemblement du PS.

Hollande soulève la question du budget de campagne

Le candidat met les pattes dans la gamelle du financement de la primaire

François Hollande pose deux questions: une au PS, l'autre à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Dans un avis rendu la semaine dernière, la CNCCFP stipulait que " les dépenses engagées pour la primaire visent uniquement à obtenir les suffrages des militants, des adhérents et des personnes intéressées par le processus de vote" et " n'ont donc pas à figurer au compte de campagne du candidat investi par le parti".

Le député de Corrèze a cependant du souci à se faire avec une autre règle
"Si le candidat désigné à l'issue des primaires a engagé avant cette date des dépenses dont la finalité était l'obtention du suffrage des électeurs lors de l'élection présidentielle à venir (...), ces dépenses seraient à considérer, au cas par cas et avec les justifications utiles à l'appui, comme des dépenses électorales".

Le candidat désigné à l'issue de la primaire devra donc trier "dépenses pour convaincre les votants de gauche" et "dépenses pour convaincre l'ensemble des électeurs". Compliqué, encore plus pour un candidat en campagne bien avant la date d'ouverture de la campagne socialiste.

Enfin, Hollande devra intégrer ses frais de pré-campagne dans le financement de la primaire prévu par le PS. Solférino a prévu d'aider chaque candidat à hauteur de 30 000 euros et se pose encore la question d'un plafonnement des dépenses de chaque candidat. Si c'est le cas, comment fera François Hollande ? Le PS ne comptabilisera-t-il que ses dépenses engagées après la clôture des candidatures ?

Qui paie pour cette pré-campagne?
Comment François Hollande peut-il dès à présent financer tous ces déplacements?

C'est évidemment une association qui joue ce rôle !
"Répondre à gauche" règle tous les frais de pré-campagne. Lancé en 2008, ce club est une sorte de comité de soutien, de laboratoire d'idées et de pompe à fric pour François Hollande. Présidé par Stéphane Le Foll (second plan), son ancien directeur de cabinet au PS et plus proche lieutenant, il regroupe tous les soutiens du candidat, parmi lesquels Bruno Le Roux (au centre, député de Seine-Saint-Denis et secrétaire général de « Répondre à gauche»), Faouzi Lamdaoui (à droite) et Bernard Poignant (ex-député du Finistère).

"Les dépenses prises en charge par l'association sont minimes", affirme Stéphane Le Foll. "Cela concerne essentiellement la location des salles, parfois gratuites", poursuit-il.

L'association qui compte aujourd'hui 4000 soutiens entend rassembler 10 000 adhérents avant l'été. Pour cette fois-ci se jeter dans la "vraie" campagne.

Les réseaux hollandistes

Ils sont animés par:
Le noyau algérien
Le député européen Kader Arif (né à Alger en 1959) a travaillé rue de Solférino auprès de François Hollande: ex-secrétaire national chargé des relations internationales à partir 2002, chargé des fédérations en 2005 ( ancien patron dde la puissante fédération de Haute-Garonne jusqu'au congrès de Reims.
D'origine algérienne, Kader Arif a accompagné François Hollande à Alger en décembre dernier en recherche d'épaisseur internationale.
Faouzi Lamdaoui (1964), élu PS local à Argenteuil, était aussi du voyage. Ancien secrétaire national chargé de l'égalité des chances sous l'ère Hollande, il s'occupe d'une partie des relations presse du candidat aux primaires.

Des énarques
Le député de l'Indre Michel Sapin conseille le député de Corrèze sur les questions économiques: ministre de l'Economie de François Mitterrand, trésorier du PS jusqu'au départ de François Hollande du premier secrétariat. Les deux hommes ont notamment publié des tribunes communes sur la nécessité d'une réforme fiscale, l'un des axes forts du programme de François Hollande pour 2012. Ils se sont rencontrés sur les bancs de l'ENA (promotion Voltaire, 1978-1980).

Autre camarade de promotion, Jean-Pierre Jouyet, s'était éloigné du cercle des «hollandistes» en devenant un temps secrétaire d'Etat aux Affaires européennes de Nicolas Sarkozy. Mais les deux hommes, liés par une solide amitié, se sont réconciliés. Désormais à la tête de l'Autorité des marché financier (AMF), il fait figure de ministrable, si Hollande accédait à l'Elysée.

Des parlementaires
François Rebsamen, ex-numéro 2 du PS (1997-2008), ancien co-directeur de campagne de l'ex-concubine de F. Hollande, Désirdavenir Royal, et actuel sénateur-maire de Dijon;
Jean-Marc Ayrault, patron des députés socialistes (au centre);
André Vallini, représentant de l'Isère (à droite).

Pétition pour la reconnaissance des racines chrétiennes dans l'U.E.

UE : pétition pour la reconnaissance des racines chrétiennes

Le Parti-Chrétien Démocrate (associé à l'UMP et présidé par Christine Boutin) lance une pétition officielle auprès de la Commission des Pétitions du Parlement Européen pour la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe dans la Constitution européenne :


"La pétition concernant les agendas de la Commission européenne ne mentionnant aucune fête chrétienne a récolté plus de 51 000 signatures à ce jour. C’est le signe que de nombreuses personnes en Europe souhaitent que notre héritage chrétien soit reconnu : nous avons donc décidé de pousser plus loin notre action. L’Europe doit sortir du déni et de l’idéologie pour rétablir la vérité sur son histoire. La culture européenne a été marquée principalement par le sceau du christianisme pendant deux millénaires : les valeurs européennes comme la dignité de l’être humain, les droits de l’homme, la paix, la liberté, la démocratie, la prééminence du droit, les principes de solidarité et de subsidiarité sont issus de cet héritage chrétien.

Trois voies de droit sont envisageables pour faire inscrire les racines chrétiennes de l’Europe dans notre Constitution ; l’initiative d’un ou plusieurs Etats membres, l’initiative parlementaire ou l’initiative populaire. Puisque ni les gouvernements des différents Etats membres, ni le Parlement européen n’ont engagé de démarches dans ce sens, il revient aujourd’hui aux peuples européens de se mobiliser pour demander la reconnaissance de leur héritage, de leur culture, de leurs valeurs, conclut Christine Boutin. Nous devons atteindre le million de signatures pour que notre voix soit réellement entendue ! A l’échelle européenne, c’est possible.
"

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mardi 26 avril 2011

1er mai: Hamon raille l'absence de DSK

La majorité ne suffit plus à défouler les teigneux du PS

B. Hamon lave le linge sale PS avec les media

Le camarade est absent: «Dommage !», ironise le fétide Hamon
Sur l'aile gauche du PS, Benoît Hamon ne loupe jamais D. Strauss-Kahn, sur l'aile droite du même parti. Lors du point presse socialiste du 26/4,le porte-parole de Martine Aubry parlait-il au nom de tous les courants du PS ? A la question de savoir si le parti invite au défilé du 1er mai le patron du FMI, éventuel candidat aux primaires socialistes, qui séjourne actuellement à Paris, le porte-parole du PS, sourire en coin, joua d'abord son rôle: « S'il est à Paris, pourquoi pas ? Mais je pense que c'est un peu compliqué (...) Je crois que les statuts du FMI lui interdisent ». Mais le perfide ajouta aussitôt son petit commentaire déplacé: « C'est dommage. J'adorerais que le FMI demande à tout patron du FMI de devoir manifester le 1er mai, c'est-à-dire le jour de la fête du Travail. Ce serait génial », persifla-t-il.

Pour ensuite règler une autre querelle interne, il a contré Roland Dumas
L'ancien ministre des Affaires Etrangères du Président Mitterrand a une piètre idée de Martine Aubry
(lien PaSiDupes), alors Benoît Hamon, petit élu à rien en nom propre, lui témoigna servilement sa estime ! « Martine Aubry est la plus légitime pour rassembler la gauche ». Pas sûr qu'elle compense... En février, il avait déclaré au «Monde» que, pour lui, «la meilleure candidate pour nous représenter et pour représenter le PS est Martine Aubry». C'est dire que si elle se démarque radicalement de son père, Jacques Delors, la féministe est sous la domination de son deuxième mari, Me Jean-Louis Brochen.

Hamon est pure malveillance à l'état brut

Favori dans les sondages, Dominique Strauss-Kahn est tenu à un strict devoir de réserve du fait de sa fonction de directeur général du Fond monétaire international (FMI). Candidat probable, DSK se refuse à tout commentaire à ce sujet. En février dernier, il avait laissé entendre dans un entretien au Parisien.fr que « la France (lui) manque ». Une petite phrase qui avait déjà suscité la malveillance de son opposition à la gauche du parti. Il se trouvait alors également à Paris pour le sommet du G8 et cette responsabilité internationale irrite les anti-libéraux du PS.

Hamon et ses semblables trépignent d'impatience
Les nains roses du PS devront ronger leur frein jusqu'au 13 juillet, date de clôture du dépôt des candidatures à la primaire PS à laquelle DSK devra se conformer. L'ouverture du dépôt des candidatures est fixée au 28 juin. Mais tout indique que le patron du FMI pourrait rendre publique sa décision une fois achevé le sommet du G8 de Deauville prévu les 26 et 27 mai.
D'ici là, Rue de Solférino, le fiel confraternel sera un produit de grande consommation des rageux.
Et la majorité ne suffira jamais à absorber ce trop plein de méchanceté naturelle.
SS

Les Verts (EEVL) taclent le PS sur sa politique nucléaire

Le PS n'a jamais trouvé la sortie du nucléaire


La gauche n'est-elle qu'une allumeuse ?


Toute ressemblance avec la maire de Lille
ou l'amère du marais poitevin
ne serait que pure coïncidence,
indépendante de notre volonté.




Des promesses non tenues vieilles de 30 ans


Le dimanche 3 avril 2011, le Parti Socialiste ressortait une promesse vieille de 30 ans et qu'il n’a pas tenue sur les 14 ans de deux présidences (1981-1995) et près de 5 années Jospin. En effet, lors du débat d’entre deux-tours des élections présidentielles de 1981, François Mitterand s’engageait déjà à ne pas mettre "tous les oeufs dans le même panier". Il indiquait ainsi sa volonté de diversifier les sources de production d’énergie, envisageant des énergies non renouvelables, de faire des économies d’énergie, sans mention des retombées fiscales, et de ne pas tout miser sur le nucléaire pour ce qui est de la production d’électricité.

VOIR et ENTENDRE la partie du débat VGE-Mitterrand consacrée au choix nucléaire lors de la campagne présidentielle 1981. A noter le ton paternaliste de l'arrogant candidat Mitterrand face au président sortant, Valérie Giscard d'Estaing.

Effet d'annonce: le référendum socialiste

La trente-huitième des 101 propositions de François Mitterrand en 1981 promettait : « L’approvisionnement énergétique du pays sera diversifié. Le programme nucléaire sera limité aux centrales en cours de construction, en attendant que le pays, réellement informé, puisse se prononcer par référendum. Les crédits en faveur des énergies nouvelles ou des techniques nouvelles d’exploitation des énergies traditionnelles (charbon) seront très considérablement augmentés. »

Mais lorsqu'en mars dernier Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) émis la proposition toxique d'un référendum sur le nucléaire, on assista à des émissions radioactives dans les centrales politiques.
Florilège :
"Nous ne sommes pas favorables aujourd'hui à un abandon du nucléaire, nous ne pouvons pas nous engager à une fin du nucléaire du jour au lendemain", rétorqua le porte parole du PS,Benoit Hamon.
"Faut-il encore savoir ce qu'on veut poser comme question aux Français", hésita Martine Aubry.
"Un référendum sur le nucléaire, c’est précipité », affirma un proche de F. Hollande, le député européen Stéphane Le Foll. Ou encore François Hollande soi-même : " On ne peut pas répondre oui ou non à une question aussi lourde et aussi complexe et qui fait appel à des réponses multiples", a-t-il tergiversé.

VOIR et ENTENDRE Christian Bataille, député PS du Nord, soutien de la Ch'tite Aubry et partisan convaincu du nucléaire. Il assume, sans subtilités solfériniennes : "Il n'y a pas de raison de considérer notre parc nucléaire comme plus dangereux qu'il ne l'était hier".

Les Verts jugent le passé sur la base des connaissances de 2011

On peut ironiser sur l'absence de financement, mais viendrait-il à l'esprit d'un honnête homme de reprocher à Mitterrand de mentionner la houille, de faire l'impasse sur la biodiversité ou d'occulter le coût des énergies non conventionnelles. Aurait-il donc failli en ne diabolisant pas le gaz de schiste dès 1981 ? Soyons sérieux.

Rétrospectivement, les Verts l'ont belle de fustiger le PS
Ils soulignent qu’aucun des engagements socialistes sur le nucléaire n’a été tenu, exception faite des normes d’isolation du bâtiment: elles ont été renforcées sans pour autant que les convecteurs électriques énergivores à la construction ne soient interdits.

Par ailleurs, la dangerosité des installations nucléaires n’est pas même évoquée ou alors d’une façon ambigüe : "la fission serait dommageable…". Encore une fois, l’histoire de la production électro-nucléaire confirmera avec Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima que le risque n’est pas maîtrisé.
Il faut dire qu'ils n'ont jamais été vraiment au pouvoir.

Mais ils ont eu des ministres
Nous devons à Georges Pompidou le premier ministre de l'environnement (délégué auprès du Premier ministre, successivement Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer ) et ce fut l'UDF Robert Poujade (1971-1974). On saluait alors la découverte de gisements de pétrole en mer du Nord ! Il faut admettre que la secrétaire d'Etat de François Mitterrand, Huguette Bouchardeau (gouvernements Mauroy et Fabius), a laissé un souvenir renouvelable. Ce fut ensuite, moins d'un an, Marie-sEGOlène Royal (1992-93): elle se plongea dans le recyclage des déchets où proliféra ensuite le camarade J.N. Guérini (président PS du CG13) et son frère (que ses méthodes mafieuses ont mené en prison) et s'immergea dans les problèmes de l'eau purificatrice où elle n'a, semble-t-il, pas sufisamment séjourné.

Et le bilan des Verts est contrasté
Le passage de la militante écolo, Dominique Voynet
, au ministère de l'Environnement (1997-2001) sera, on s'en doute, marquée par des participations à des conférences (adoption du Protocole de Kyoto, décembre 1997) et réunions (changement climatique). L'époque étant porteuse, elle fera voter la « loi Voynet » pour l’aménagement et le développement durable du territoire. Au titre de la compétence de son ministère dans l'aménagement du territoire, elle négocie des contrats de plan État-régions intégrant des mesures de diversification des modes de transport ou en faveur des énergies renouvelables et de l’agriculture biologique.
Dominique Voynet ne fut pas épargnée par les milieux écologistes, en raison de sa signature de l'autorisation de l'enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse). Elle est également critiquée pour son silence quand le gouvernement Jospin supprime en 2000 la vignette automobile, seul impôt écologique.
Voynet n'otiendra pas non plus de Jospin qu'il limite les autorisations de cultures OGM plus de trois ans.
Le passage de l'activiste anti-nucléaire, le Verts Yves Cochet, au ministère (moins d'un an: 2001-2002)n'a pas laissé de traces.

Nooon ! L'islam n'est pas "une menace"...

Et qu'en pensent les peuples d'Europe, si on veut bien les sonder ?


Ce dont
précisément
nous ne voulons pas !



Les Allemands, comme les Français, ne savent pas apprécier leur chance d'avoir des musulmans autour d'eux.

Plus de 40 % de la population considère l’islam « plutôt comme une menace » (42 % en France, 40 % en Allemagne), selon un sondage Ifop réalisé sur les deux rives du Rhin auprès des ressortissants respectifs et révélé par Le Monde.

Pour seulement 22 % des Français, les musulmans sont « un facteur d’enrichissement culturel » [sic] – 24 % en Allemagne – quand, dans les deux pays, un européen sur trois (36 %) choisit la réponse « ni l’un ni l’autre ».

Un islam "trop influent" (c'est le terme retenu !)

Des poncifs mémoriels artificiels

" Malgré une histoire coloniale différente, une immigration différente et des modes d'intégration différents", les idéologues obstinés sont face au constat, terrible et tardif, de l'entreprise de sondage Ifop, mais croyez-vous qu'ils se sentent coupables de leur aveuglement et des conséquences de leurs manipulations insensées ?

Un islam « trop visible »

55 % des Français et 49 % des Allemands jugent sa visibilité « trop importante ».En clair, ils l'ont assez vu.


Quelques provocations:;">

=> les prières de rue font débat: lien PaSiDupes

=> Le port du voile dans les lieux publics agresse la vue et les convictions égalitaires homme-femme

=> les manifestations d'un communautarisme au quotidien: le ramadan s'est imposé à l'école, les cantines professionnelles se sont adaptées, les enseignes commerciales développent un marché parallèle: nourriture halal, système bancaire, structures immobilières, etc...

=> Pourtant, la religion doit être cantonnée à la sphère privée depuis la loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques en 2003-2004.

=> Pour 35% de Français qui se déclarent croyants,
de 2 % en 1994, ils sont passés à 4 % en 2006-2007, un doublement en nombre.

Si la question n'interpelle toujours pas les humanistes radicaux,
les responsables politiques s'interrogent comme les citoyens, de Paris à Berlin.

Les premiers renforcent leur législation anti-immigration et les seconds s’inquiètent du refus d'intégration des "personnes pratiquant l’islam" (PC).

Pour 68 % des Français interrogés, en effet, les 5 à 6 millions de musulmans de France (au bas maux mot) ne sont « pas du tout » ou « plutôt pas » intégrés. En Allemagne, le pourcentage est encore plus significatif : 75 % des Allemands estiment que l’intégration est peu aboutie ou ne l'est pas.

La faute aux accueillants Européens ?

Pour l'expliquer, des deux côtés du Rhin, les analystes pointent avant tout
- « leur refus de s'intégrer » (61 % en France, 67 % en Allemagne),
- puis les « trop fortes différences culturelles » (40 % et 34 %)
- avant la ghettoïsation (37 % et 32 %) et le racisme des pays d'accueil (18 % et 15 %).

A noter
toutefois quelques lacunes involontaires de ce décryptage:
- les Français d'origine asiatique ne semblent pas se plaindre de "trop fortes différences culturelles"
- cette étude n'envisage pas le racisme anti-blanc et l'anti-colonialisme au rang des causes de ressentiment des Européens à l'endroit des musulmans
- et que, d'une part, la ghettoïsation affecte aussi bien des Chrétiens et des laïcs, sans les effets collatéraux observés à la sortie des mosquées notamment, et que, d'autre part, le "racisme des pays d'accueil" semble épargner les bouddhistes les hindouistes et les Confucéens, les Témoins de Jéhovah ou les Mormons.
De là à conclure, à la différénce des sondeurs, que les musulmans intégristes nuisent indifféremment aux communautés musulmane comme nationale, il n'y a qu'un pas qu'il est politiquement incorrect de franchir.

Et, si l’islam suscite un sentiment permanent d’hostilité en Europe à travers les âges, il est inconvenant de stigmatiser son agressivité conquérante et les agresseurs se flattent de leur pouvoir de nuisance. Seule peut être évoquée la question de leur refus d’intégration. Comme les socialistes qui, dans le paysage religieux, se font reluire une image vertueuse, les intégristes musulmans font miroiter auprès de leurs congénères modérés la domination de l'Europe.

Les analystes figés comme Jérôme Fourquet dans le marxisme continuent de colporter les notions éculées. En transposant les mêmes amalgames à chaque époque, ils instrumentalisent l'immigration clandestine et les situations qu'elle génère, sans jamais dresser le bilan des charges et aigreurs des Européens. « On est passé du "3 millions d'immigrés, 3 millions de chômeurs" à l'expression d'une menace pour l'identité culturelle d'une société de tradition chrétienne. On sait que les immigrés musulmans ne repartiront pas et le débat se focalise donc sur leur intégration. » Cette analyse caricaturale du fardeau social que nous nous laissons imposer, avec la mauvaise conscience qui l'accompagne, ne porterait pas à conséquence, si, outre qu'elle est complaisante, elle n'était infondé, fausse et injuste. Ce travail indigne de culpabilisation pousse les accueillants mal-considérés et mal maltraités vers le FN.

Tout sauf l'identitaire, fût-ce le communautaire !

En France comme en Allemagne, depuis plusieurs mois, les "socio-démocrates" subjugués par l'extrême gauche internationaliste enragée mènent une campagne vertueuse contre l’identité propre à chacun des pays. La chancelière Angela Merkel a affirmé récemment que le modèle multiculturel dans lequel cohabitaient harmonieusement différentes cultures avait « complètement échoué ».

Le refus d’intégration des étrangers, singulièrement musulmans, fait débat

Outre-Rhin
, un ancien dirigeant de la Banque centrale allemande, Thilo Sarrazin a d'ailleurs publié un ouvrage dénonçant l'islam, "L’Allemagne se détruit", qui s’est vendu à 1,25 million d'exemplaires en à peine quatre mois. Les media l'ont déclaré scandaleux, mais le sondage IFOP vient aujourd'hui justifier son succès.

En France, le Front national (FN) donna de la voix, comparant les vagues d'immigration clandestine à l’Occupation de la France par l’Allemagne pendant la guerre et les prières de rue, organisées par des musulmans à Paris.

S'indignèrent
les chrétiens charitables, les vertueux (ou nouveaux "pacifistes", héritiers ravis des effets de l'humanisme d'entre-deux-guerres) et les laïcs qui ne conçoivent pas d'autres acquis que sociaux et pour lesquels la laïcité est avant tout le rejet de la culture chrétienne.
Mieux vaut le néant. Sans compter que la nature a horreur du vide et que l'islam comble tout ça.

L’année sociétale 2010 a été marquée par le débat sur l’identité nationale, qui a donné lieu à une psycho-thérapie de groupe. L'opposition en profita pour accuser le Chef de l'Etat de tous les maux et turpitudes et d'avoir fait passer la loi réglementant le port du voile intégral dans l’espace public, bel et bien votée par les représentants du peuple au Parlement, n'en déplaise au quotidien socialiste Le Monde.
Quant au Premier ministre François Fillon, politique et pacificateur chrétien, il qualifiait l’islam de France, « culte de paix et de dialogue »...

N. Hulot, nouvel imprécateur anti-nucléaire


La sortie du nucléaire, « un objectif prioritaire »: et comment, SVP ?

Hulot: « Sortir du nucléaire est un objectif prioritaire »

Le candidat écologiste à la présidentielle Nicolas Hulot a déclaré lundi que la catastrophe de Fukushima avait achevé de le convaincre.
Le 15 avril, Le Monde clamait encore que « Hulot peine à sortir du flou », un mois après le tremblement de terre, au large du Japon, qui est à l'origine du tsunami, à son tour responsable de la catastrophe nucléaire, le 11 mars 2011. Actuellement, les victimes de drame japonais ne sont pas nucléaires.
Mais les Verts ont l'esprit en escalier. Il aura fallu dix jours de plus, pour que l'incident arrive au cerveau de Nicolas Hulot, le 25 avril, soit six semaines après l'accident.
Il faut bien avouer aussi que l'ex-animateur d'émissions de télévision (sur TF1, qui plus est !) est critiqué pour ses liens avec l’industrie française du nucléaire (la Fondation Hulot compte EDF parmi ses sponsors), ce qui expliquerait qu'il n'avait pas évoqué le nucléaire dans sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle.
Ainsi le candidat à la primaire n'apparaît-il pas impulsif. Mais est-il assez réactif pour la fonction ?




Animation assurée
par les animateurs des arts du spectacle de rue




Bien que les causes de la catastrophe soient naturelles et non pas nucléaires
, le nouvel avatar écolo s'est finalement aligné sur la vulgate politico-compatible: irradié à l'idéologie dominante, le candidat frais émoulu annonce ce qu'il ne peut accepter, mais reste incapable d'énoncer une seule proposition réaliste qui puisse satisfaire, convaincre et, mieux, compenser.
« Fukushima est une démonstration qui achève de me convaincre que le nucléaire ne peut plus être la réponse à l'avenir énergétique de la planète », a donc déclaré Monsieur Hulot, au moment de participer à Strasbourg à une manifestation pour réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Le candidat en charge de la planète ouvre son parcours sur un aveu de faiblesse
D'entrée de jeu, il fait son auto-critique. « C'est un changement d'état d'esprit ». « Je faisais partie de ceux qui accordaient une certaine confiance aux arguments des ingénieurs pronucléaires. Leurs arguments s'émoussent aujourd'hui à l'épreuve des faits», a-t-il estimé. Tout sauf pressé, il avoue: « Je chemine. Je ne suis pas un dogmatique. Je suis horrifié par ce qui se passe à Fukushima et horrifié par le désarroi immense des acteurs politiques et scientifiques» face à cette catastrophe, insiste le candidat sensible, seul de son espèce, dans la course à l'Elysée.

M. Hulot est sur la défensive
Il assure qu'il ne prend pas position pour faire plaisir à son camp. Pourtant, dans sa déclaration de candidature, sa rivale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV),Joly Eva n'avait pas manqué de lui reprocher son indécision sur la question du nucléaire.
« Je n'affûte pas mes convictions à l'aune de ce que les militants écologistes ont envie d'entendre (...) La réalité a fait une démonstration implacable qu'on s'est trompés», a-t-il riposté.

Un calendrier flou pour une action indéterminée
Il a estimé « envisageable » de sortir du nucléaire en « quelques décennies », tout en mettant en garde contre toute « précipitation » et en plaidant pour le « pragmatisme ». Une affaire rondement menée: il y a urgence à ne rien faire.

« Il faut faire jaillir un mix énergétique digne de ce nom, orienter les investissements en terme de recherche et de développement des énergies renouvelables, favoriser l'efficacité énergétique», a-t-il esquissé, en fait de jaillissement.

La solitude du coureur présidentiel

L'heure est à la tragédie.
Un peu triste, Nicolas Hulot a en outre regretté d'aller seul à la bataille et souhaité entrer dans le cadre d'Europe Ecologie-Les Verts, sans quoi ce serait « tragique pour tout le monde ». Ainsi a-t-il plaidé pour une « primaire ouverte » qui le légitimerait.

Le candidat écologiste civil et les stratèges "militaire" de la direction d'EELV sont d'ailleurs engagés dans des pourparlers portant principalement sur le corps électoral appelé à voter à la primaire.
« Il faut que l'on s'ouvre. On va avoir besoin du socle EELV, mais ensuite, il faut convaincre ceux qui sont dans le doute, ce sont eux qui m'intéressent», a déclaré M. Hulot.
« Il faut que l'on dise clairement aux gens qui vont participer à ces primaires, que participer, ce n'est pas une adhésion à EELV. Il ne faut pas les piéger », a-t-il expliqué, plaidant pour une baisse de la cotisation (pour le moment fixée à 20 euros) qui sera demandée aux électeurs. L'écologie n'est que souffrance et sacrifice. Et tragédie, bien sûr...

Etre écolo, c'est vouloir sortir du nucléaire et c'est aussi trouver l'énergie dans l'argent ...

lundi 25 avril 2011

F. Fillon dressera un bilan conjoint de quatre années chargées

Une équipe qui gagne: la majorité se met en ordre de bataille

Les députés sarkozystes effectueront en mai un « tour de France » pour assurer eux-mêmes le service après-vente des réformes accomplies depuis 2007 par la majorité sous l'impulsion du Président.

Fillon a sa part du bilan

Le Premier ministre entend être en première ligne pour la promotion du bilan du quinquennat, à un an de l'élection présidentielle.
C'est ce qu'il a notamment confié à l'ancien ministre Brice Hortefeux, qu'il a longuement reçu à déjeuner le 20 avril à Matignon. «Ce n'est pas le président qui va vanter lui-même son action, indique un proche de Nicolas Sarkozy. Il est concentré sur son travail. Il revient donc naturellement au gouvernement de mettre en valeur tout ce qui a été fait depuis quatre ans, en dépit de la crise qui a fait beaucoup de dégâts.»

Le premier ministre a convoqué un séminaire gouvernemental pour le 5 mai, veille du jour anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Élysée.
Tout un symbole, même s'il s'agira davantage de «faire le point sur l'action gouvernementale» pour les douze mois à venir que de «regarder dans le rétroviseur» : «une réunion autour du bilan et de la prolongation du bilan», sourit un proche du premier ministre. Une manière aussi pour François Fillon de montrer qu'il entend être à la manœuvre «jusqu'au bout».

Une intervention télévisée suivra, le 12 mai sur TF1.
L'an dernier, Fillon avait également défendu les trois premières années de réformes sur un plateau de télévision, le 6 mai. À Matignon, on réfléchit à d'autres actions éventuelles pour «marquer le coup»: «Si on se retourne, le bilan est impressionnant», insiste un conseiller du premier ministre. «Le bilan est plutôt bon mais les Français sont si remontés contre Sarkozy qu'ils ne s'en rendent pas compte, s'inquiète un responsable de la majorité. Quoi qu'il fasse, ça lui revient en boomerang. Compte tenu de son image de sérieux et de rigueur, Fillon est donc le mieux placé pour faire passer des messages.»

François Fillon, qui s'est vu reprocher par Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé de ne pas s'exposer assez, entend bien tenir son rang, alors que le secrétaire général de l'UMP a prévu, lui aussi, une série de manifestations autour du 6 mai, «dans la France entière»: «Nous prévoyons une grosse présence sur le terrain», indique-t-on à l'UMP.

Quant aux députés sarkozystes, qui se réunissent tous les mardis autour du conseiller politique du président, Olivier Biancarelli, ils commencent en mai un «tour de France» pour vendre les réformes accomplies depuis 2007. Une première réunion publique aura lieu chez l'animateur du groupe, le député de Savoie, Dominique Dord.

«Nous avons pris cette initiative car nous estimons que le premier ministre ne va pas assez sur le terrain, affirme le sarkozyste Alain Gest. Nous ne comprenons pas pourquoi il ne le fait pas plus, d'autant qu'il a été le rédacteur du programme de 2007. Il a une manière très pédagogue de parler des réformes à l'Assemblée. Mais ce ne sont pas les députés UMP qu'il faut convaincre. Ce sont les Français. Tout le monde doit se mouiller. Si Fillon a décidé de le faire enfin, tant mieux !», ajoute le député de la Somme.

Avant de partir se reposer trois jours dans sa maison de Solesmes (Sarthe) pour le week-end pascal, . Il a fait part à ses visiteurs de sa préoccupation de valoriser le bilan. Mais aussi le rôle des gaullistes sociaux à l'UMP, « afin de ne pas laisser s'installer l'idée que tout ce qui est social ne peut s'épanouir qu'en dehors de l'UMP, notamment chez Jean-Louis Borloo», indique un proche.

Mercredi, François Fillon et Brice Hortefeux ont aussi évoqué l'avenir

Les réformes continuent mais l'organisation de la campagne présidentielle comptera.
Le tout nouveau député européen (qui pourrait être nommé directeur de campagne de Nicolas Sarkozy) et le chef du gouvernement ont travaillé à la manière d'articuler bilan et projet, dans les douze mois à venir.

Le projet de l'UMP sera prêt après l'été
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« La question, c'est: “comment on s'organise pour gagner ?”», note un proche du président. « Le premier ministre doit porter le bilan et l'articuler avec le projet, confirme la députée UMP Valérie Rosso-Debord. Car ce qu'on vend, c'est dix ans, pas seulement cinq ! »