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mardi 9 mai 2017

Législatives: l'ancien premier ministre veut infiltrer "La République en marche"

Valls tente une opération survie en discréditant le nouveau parti de Macron

Valls sera "candidat de la majorité présidentielle" contre le PS

Souhaitant s'"inscrire" dans le mouvement d'Emmanuel Macronson ancien ministre élu contre lui à la présidencel'ancien Premier ministre  PS Manuel Valls a annoncé mardi qu'il sera "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives de juin.

"Parce que je suis un républicain, parce que je suis un homme de gauche, parce que je reste un socialiste, je ne vais pas renier 30 ans de ma vie politique, parce que j'ai exercé les responsabilités, parce que je sais que gouverner la France, c'est difficile, je ne suis pas en embuscade. Je veux la réussite d'Emmanuel Macron", a juré celui qui est redevenu député à Evry après sa démission de Matignon en décembre 2016 pour se lancer à la poursuite de Macron, lui-même démissionnaire du gouvernement en août et candidat depuis novembre.

Manuel Valls, que la primaire socialiste a exclu, invite les "progressistes" à la désertion du Parti socialiste

"J'invite d'ailleurs [à me suivre] tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire, moi je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m'inscrire dans ce mouvement qui est le sien, la République en marche", a-t-il déclaré sur RTL.

Valls admet que Macron et lui, c'est bonnet rose et rose bonnet
"Parlons franchement : nous nous retrouvons dans la plupart des propositions du projet qu'Emmanuel Macron porte, oui ou non? Oui", a-t-il dit.

Réaction du parti de Macron au coup de force de Valls

De son côté, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche! (vice-président du Conseil départemental de Saône-et-Loire, ancien collaborateur de Marisol Touraine et 
proche d'Ismaël Emelien (1987), un co-fondateur de l'organisation En Marche! et ex-participant à la campagne de Nicolás Maduro au Vénézuela en 2013, avant de conseiller le ministre Macron à Bercy, soupçonné d'avoir financé le candidat sur les 'frais de bouche' du ministère de l'Economie), a précisé sur Europe 1 que l'ancien Premier ministre n'a pas été investi par la commission nationale d'investiture, "ou alors sa candidature m'a échappé".
"A ce stade, on a 500" candidats, a précisé le responsable de la commission d'investitures, Jean-Paul Delevoye, sur France 2. Ca devrait suffire, puisque le candidat promettait de réduire le nombre de parlementaires... 
"Donc, nous sommes en train de travailler. La commission se réunira une dernière fois pour terminer cette liste et jeudi midi, nous serons prêts", a-t-il indiqué, repoussant la date butoir initialement fixée à mercredi. Un problème ?

"La bannière sur laquelle les candidats aux législatives iront s'appelle la République en marche (...) la procédure est la même pour tout le monde: il lui reste 24 heures", a-t-il ajouté.
Les candidats de "La République en marche" doivent être investis pour les législatives avant jeudi midi dans chacune des 577 circonscriptions. 


L'avenir de Valls est entre les mains de Macron

Résultat de recherche d'images pour "Valls Macron"Valls n'a pas d'autre choix pour ne pas disparaître à la trappe de la présidentielleS'il veut conserver son siège de député et continuer à exister au plan national, le maire d'Evry doit se soumettre à Macron. Sinon, Valls aurait en effet deux candidats de gauche contre lui, celui de Mélenchon et celui de "La République en marche". 

Le président Macron peut condamner Valls à la mort politique.
Il suffirait que la commission nationale d'investiture rejette le dossier Valls.

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