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mercredi 10 septembre 2014

L'Etat laïc ne condamne pas la profanation de la cathédrale N-D. de Paris dont il est le gardien

Les féministes anarcho-révolutionnaires sont dans Paris

Les Femen étaient poursuivies pour une opération coup de poing le mardi 12 février 2013


Les activistes laïques et gay ont suscité l'indignation des catholiques et d'une partie de la classe politique. Elles étaient neuf, dont huit Ukrainiennes, à exhiber leurs seins nus dans Notre-Dame de Paris pour "fêter" à leur manière le renoncement du pape Benoît XVI à sa charge pontificale, une action condamnée par le gouvernement.  

Les Femen sont connues depuis 2010 pour leur extrémisme en Russie, en Ukraine, à Londres ou encore récemment sur la place Saint-Pierre à Rome pendant que le pape récitait la prière de l'Angelus
Installées à Paris en septembre 2012ces activistes para-militaires occupaient un local de la mairie socialiste du 18e arrondissement 
et disposaient d'un camp d'entraînement - au Lavoir Moderne - à Paris, "premier centre d'entraînement" au "nouveau féminisme".

Simulation d'agression avec complicité
d'un second rôle homo à Paris
Comme à leur habitude, ces adeptes du happening  avaient médiatisé leur provocation en prévenant les agences de presse. Elles étaient entrées vers 10h15 dans la basilique, le monument le plus visité de Paris (13.650.000 visiteurs en 2010), dissimulées dans le flot des centaines de touristes.
Le recteur et archiprêtre de Notre-Dame, Mgr Patrick Jacquin, a indiqué que deux plaintes avaient été déposées au commissariat du IVe arrondissement pour "profanation d'un espace cultuel" et pour "coups et blessures". Un des agents du service de sécurité a en effet une épaule démise.

Exhibitionnisme anarchiste autorisé
sur la voie publique à Paris
Ces sextrémistes ont ensuite rapidement enfourché trois des neuf nouvelles cloches provisoirement déposées dans la nef, avant d'exhiber leur torse nu et de crier "Pope no more" ("Plus de pape") en faisant tinter les cloches avec des morceaux de bois, faisant ainsi sauter des feuilles d'or qui les recouvrent partiellement. Sur leur torse et leur dos, elles avaient écrit des slogans comme "No homophobe", "Crise de la foi", "Bye bye Benoît!".
Expulsées manu militari par le service d'ordre de la cathédrale, elles ont continué sur le parvis à scander pendant une dizaine de minutes des slogans comme "In gay we trust" (Nous croyons en l'homosexualité), ou "Dégage homophobe!".
Les excitées ont ensuite été conduites au commissariat du IVe pour vérification d'identité.

Les réactions politiques du moment

Najat Vallaud-Belkacem,
porte-parole franco-marocaine
 du PS, voilée au Maroc
Le lendemain, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole de l'exécutif et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, s'est contentée de juger cette provocation "inutile". 
A la différence de la franco-marocaine, le ministre de l'Intérieur et des Cultes, témoignait, quant à lui "de son soutien aux catholiques de France qui ont pu être offensés par ce geste grossier." "Ces agissements, commis au sein même d'un lieu de culte, sont contraires aux valeurs républicaines qui offrent – faut-il le rappeler -, à chacun, la possibilité de s'exprimer librement", a habillement insisté Manuel Valls dans un communiqué du 13 février. Le soir même du raid anarchiste, Manuel Valls avait fait part "de sa consternation face aux agissements des neuf membres du groupe Femen, condammant "une provocation inutile".
"Si la laïcité permet à chacun de croire ou de ne pas croire en toute liberté, la République entend, dans le même temps, garantir à tous les croyants de pouvoir pratiquer leur religion dans la dignité et le respect mutuel", a-t-il ajouté.

Le maire PS de Paris Bertrand
Delanoë a également condamné cette action et fait part de sa "tristesse". "Je réprouve un acte qui caricature le beau combat pour l'égalité femmes-hommes et choque inutilement de nombreux croyants", a-t-il déclaré.

Elles ont pourtant vandalisé Notre-Dame peinturlurée de slogans haineux envers le Pape, l’Eglise et l’ensemble des catholiques. Cette modique somme constitue un encouragement à poursuivre cette guerre religieuse, vulgaire et anti-républicaine. 

Les juges ont toute liberté d'interprétation de la loi
C'est ainsi qu'ils décident la relaxe pour l’empoisonnement de sept patients, la relaxe pour le viol collectif d’une handicapée, pendant qu’un Hommen encoure 6 mois de prison ferme pour avoir déployé une banderole à Rolland-Garros, pendant qu’une mère de famille encoure 4 mois de ferme pour avoir "aimé" un photo-montage ridicule comparant Taubira à une guenon sur Facebook, que des jeunes sont mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour être montés sur le toit d’une mosquée en chantier ou pendant qu'un manifestant pacifiste de "La Manif pour tous", Nicolas B., 23 ans, interpellé sans raison, est condamné notamment parce qu'il a cherché à éviter son interpellation, la sachant non justifiée, et mis séance tenante sous mandat de dépôt, mesure exceptionnelle, l'empêchant de retrouver la liberté en attendant l'appel.…

Au final, la justice relaxe les anarcho-révolutionnaires

Les neuf furies qui menacent l'ordre public ont été relaxées ce mercredi par le Tribunal correctionnel de Paris: une décision de relaxe, malgré une profanation de lieu de culte assortie de dégradations sur les cloches de Notre-Dame. Les chefs de poursuite laissaient toutefois entrevoir cette décision politique de clémence.
La qualification des faits était totalement inappropriée et ne pouvait conduire qu'à cette relaxe ou une très faible condamnation. Le Parquet a fait en effet le choix de ne retenir qu'une dégradation sur des biens matériels, créant un flou dissimulant un loup, la gravité des faits

Les églises ne sont plus des sanctuaires,
ni des lieux d'asile, espaces jusqu'ici
 sacrés et inviolables
Les victimes d'actes christianophobes en retirent un sentiment de découragement, voire d'humiliation, avec le sentiment que "de toutes façons on ne peut rien faire". Si la situation est sans commune mesure avec les persécutions de masse contre les Chrétiens, au Proche-Orient notamment, le paradoxe est saisissant d'une part de juges français qui banalisent les atteintes religieuses, quand il s'agit de catholiques et d'autre part de musulmans de France qui condamnent les persécutions de Chrétiens en Orient...

Les juges n'ont pas pu mesurer l'effet d'incitation pour ceux qui les commettent. Non seulement les agresseurs font leur pub médiatique assurée par les poursuites judiciaires, mais ils se livrent à leur prosélytisme athée et homosexuel, avec la promesse de leur impunité ou d'une peine non dissuasive. 

Pour ajouter le scandale d'une justice ubuesque, les gardiens de la cathédrale, qui n'ont fait que leur travail, sont eux condamnés à des amendes avec sursis. Le deux poids, deux mesures est révélateur. Les Femen  bénéficient d'un traitement de faveur au regard du procès des Hommen qui, pour avoir interrompu un match à Roland-Garros, ont écopé de six mois ferme.

Valls exclut la haine raciste, l'appartenance religieuse ou l'orientation sexuelle du champ de la liberté d'expression

Eglise de La Gacilly (Morbihan) ,
incendiée et vandalisée, le 12 mai 2012
C'est ce qu'il dit, mais ne fait pas respecter. La riposte juridique doit donc s'organiser pour que les catholiques cessent d'être exclus du périmètre de protection que la loi a fixé pour garantir aux citoyens la sécurité du culte et la liberté de conscience, contre les extrémistes haineux.

Or il est faux de croire qu'il n'existait pas d'outil juridique permettant que justice soit rendue. La qualification inadéquate des faits ressortissait de la provocation à la haine religieuse, qui est une sous-catégorie de l'incitation à la haine raciale. La loi du 1° juillet 1972 a créé le "délit de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée", mais elle n'est pas mise en oeuvre à bon escient ou en faveur des uns contre les autres. En l'espèce, l'action a été perpétrée de manière à avoir le plus grand retentissement médiatique possible. Elle a été filmée, photographiée et diffusée sur internet. On est donc bien dans la volonté préméditée de nuire et de commettre un sacrilège, seins nus dans un lieu de culte, avec profération de propos blasphématoires et injure publique à l'égard de personnes en raison de leur appartenance à la religieuse, dans la provocation à la violence et à la haine.

Les Femen France menacent Hollande :
si le chef de l'État retire le timbre,
une "tempête va s'abattre" sur lui.
Ensemble Pour le Bien Commun, association de jeunes laïcs catholiques notamment à l'origine de la supplique présentée au président Hollande (à la suite du scandale d'un timbre - de La Poste !- à l'effigie d'Inna Shevchenko, la fondatrice des Femen), se rapprochera dans les tout prochains jours de la LICRA et du MRAP pour proposer (et développer ?) un partenariat sur un programme spécifique de lutte contre les agressions christianophobes.

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