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samedi 11 août 2018

Conflit d'intérêts: de Rugy met ses 70 kgs dans la balance de l'affaire impliquant sa deuxième épouse

Le magazine Le Point s'offre en support médiatique au président de l'Assemblée qui s'en prend à la romancière Emilie Frèche


En juillet dernier, la journaliste de Gala, Séverine Servat de Rugy, avait saisi la justice pour demander l'interdiction de la publication du livre d'Emilie Frèche "Vivre ensemble" qui, selon elle, "porte atteinte à sa vie privée et à celle de son enfant", Joseph, qu'elle a eu avec l'ex-député socialiste Jérôme Guedj. 

Séverine Servat, la nouvelle femme de François de Rugy, a attaqué en justice la romancière Emilie Frèche, compagne de son ex-mari Jérôme Guedj. La première affirme s'être reconnue dans l'un des personnages du nouveau livre de la seconde. La journaliste a ouvert le feu dans un entretien avec L'Express où elle explique que le roman de Frèche est "un viol de l'intimité de (son) fils", 11 ans, qui est dépeint, selon elle, comme "un monstre". 

La réponse de Jérôme Guedj, ex-président du Conseil général de l'Essonne, n'a pas tardé : "elle n'a jamais contesté s'inspirer de son vécu – comme tous les romanciers – pour le déformer, l'exagérer, le sublimer…. Et à la fin, cela donne une histoire qui n'a rien à voir avec la vie que Séverine et moi avons menée ni avec Joseph. Voir Joseph dans Salomon, comme le fait sa mère, est abusif et insupportable. Et plus encore de l'étaler d'une manière aussi indécente."


Dans un courrier adressé au Point, le mari de la journaliste, le président de l'Assemblée nationale s'est quant à lui défendu d'avoir voulu interdire cette parution. "C'est mon épouse, et mon épouse seule, madame Séverine Servat de Rugy qui a mandaté son Conseil, maître William Bourdon, pour demander aux éditions Stock et à madame Emilie Frèche de renoncer à la publication de l'ouvrage, faute de quoi l'interdiction judiciaire en serait demandée.(...)"
"Insinuer que j'aurais ainsi utilisé ma fonction pour participer à l'action menée par mon épouse est, là encore, gravement inexact", s'est offusqué François de Rugy.

Le président de l'Assemblée nationale se dit tout de même choqué de ce qu'il a pu lire dans le livre d'Emilie Frèche. "Indépendamment de toute considération liée à ma fonction politique, il était parfaitement légitime que j'apporte un témoignage dans une procédure impliquant mon épouse, ayant été moi-même très choqué, comme beaucoup d'autres, à la lecture du livre de madame Emilie Frèche par l'utilisation de nombreux éléments de la vie privée de mon épouse et, surtout, de celle de son enfant mineur", juge-t-il dans son courrier au magazine de la famille Pinault.

Un encart inséré dans le livre

F. Nyssen, future ministre de la Culture de Macron,
participe à la promotion de la concubine de Rugy
(juin 2013)
"Vivre ensemble", raconte le quotidien difficile d'une famille recomposée. Le bouquin serait fortement inspiré de l'histoire commune de la romancière et du père sépharade de son enfant, Jérôme Guedjselon Séverine Servat, épouse de Rugy.

Il y a quelques jours, la femme de François de Rugy déclarait avoir obtenu des son éditeur et de l'auteure qu'un encart soit inséré dans l'ouvrage stipulant qu'elle estime que des passages du livre portent atteinte "de manière répétée à l'intimité de sa vie privée et de celle de son enfant mineur". La pseudo écrivaine reconnaît, quant à elle, avoir "puisé une partie de son inspiration dans son vécu" tout en ayant "romancé et exacerbé les traits des différents personnages".

Dans les colonnes de L'Obs, la romancière a expliqué pourquoi elle avait accepté que cet encart figure dans son livre. "Cette femme avait assigné mon compagnon devant le juge aux affaires familiales pour pouvoir ensuite m'attaquer au nom de leur fils. Il fallait à tout prix protéger l'enfant de ce conflit judiciaire", s'est-elle justifiée, soulignant au passage ne pas connaître Séverine Servat de Rugy. "Je ne connais pas cette femme, je ne l'ai aperçue qu'une seule fois dans un cimetière, à l'enterrement de la mère de mon compagnon".

Fille de Patrick Frèche, sépharade originaire d'Algérie et créateur d'une marque de vêtement et nièce du créateur de mode Daniel Hechter, Emilie Frèche est engagée dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

En 2006, E. Frèche signa, en janvier de la même année, deux documents sur l'affaire Ilan Halimi, jeune Juif marocain séquestré et torturé par un groupe d'une vingtaine de personnes se faisant appeler le "gang des barbares- dirigé par Youssouf Fofana ensuite connu pour faire du prosélytisme islamique en détention - et avant le procès. Celui-ci fera l'objet d'un film réalisé par Alexandre Arcady dont elle signe le scénario avec lui. À cette occasion, elle dénonce la montée d'un nouvel antisémitisme en France issu des banlieues.
En 2014, dans Le Monde, elle signa une tribune dénonçant la conduite de Nicolas Anelka et manifestant en revanche sa sympathie pour Dieudonné, humoriste considéré comme militant antisémite.

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