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mercredi 23 septembre 2009

Le gouvernement peaufine la réforme de la retraite des mères

La situation des pères sera prise en compte

Xavier Darcos a fait savoir que le gouvernement a "décidé de sauvegarder le dispositif" actuel pour la retraite des mères de famille salariées du secteur privé qui bénéficient de deux ans de majoration d’assurance-vieillesse par enfant élevé. Il est donc aménagé et non pas remis en cause.


La situation des mères

Les mères de famille courent en effet plus de risques d’avoir des «trous» dans leur vie professionnelle; elles gagnent moins qu’un homme (25% en moyenne). Au moment de prendre la retraite, les écarts sont donc encore plus importants: de l’ordre de 40% de retraite en moins.
Ainsi, la Dares a justement publié une étude explicite : 70% des employeurs déclarent préférer recruter un homme plutôt qu’une femme, notamment en raison des problèmes liés à la maternité (congé de maternité, congé parental, enfants malades…)

Aujourd’hui, dans le privé, les textes accordent aux mères salariées huit trimestres de cotisation par enfant. Dans le public, c’est seulement deux... Cela ne donne pas droit pour autant à partir à la retraite deux ans plus tôt. Le travail est obligatoire jusqu'à 65 ans, mais elles toucheront une retraite un peu plus élevée grâce à ces annuités…

Polémique née de la crainte des femmes d'être dépossédées de leurs annuités supplémentaires

  • «Il faut que cette question soit réglée au plus vite, commence Pascale Coton, la vice-présidente de la CFTC, en charge du dossier des retraites. Pour elle, ces annuités supplémentaires ne font que «combler un peu les inégalités homme-femme».
  • Pour Familles de France, “la solution qui consisterait à supprimer ou réduire les droits familiaux des mères de famille ne peut que déclencher des manifestations de rue de toutes les femmes de France.” La menace de la rue, pour changer...

    Il suffisait pourtant simplement de dire qu’on accorde «cette majoration de durée d’assurance aux personnes qui s’arrêtent de travailler pour donner naissance à un enfant»: une manière différente – et non discriminante – de cibler uniquement les femmes.

    Alignement des pères

    Or, la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations, a relancé le débat en décembre dernier, considérant que cette compensation devait être également versée aux pères.

    En 2001, la Cour de Justice européenne avait en effet jugé discriminatoire envers les hommes le système en vigueur. Il datait de 1971.
    Alors, en 2004, la France avait rétabli l’égalité pour les fonctionnaires, en accordant la majoration au parent qui s’était occupé de l’enfant. Pour le privé, elle avait obtenu des dérogations.
    Mais en décembre 2008, un père a voulu faire reconnaître ses droits devant la justice et, deux mois plus tard, la Cour de Cassation a entériné les recommandations de la Halde et a décidé, par arrêt, d’accorder cette majoration au père plaignant.

    Le ministre du Travail a entendu jeudi la proposition de réforme proposée par la majorité des partenaires sociaux du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Elle consiste à associer les pères à un système dont les femmes étaient les principales bénéficiaires.

    Un dispositif vieux de 38 ans à la refonte

    Chaque femme salariée qui a donné naissance et élevé un enfant bénéficie de deux ans de majoration d’assurance vieillesse pour lui permettre de recalculer à la hausse la durée de sa cotisation retraite. Cela vise à compenser des carrières plus courtes et des salaires moins élevés que ceux des hommes.

    L'aménagement de la loi prévoit que la première année de bonification bénéficie toujours à la mère, au titre de la grossesse et de l'accouchement, mais que la deuxième, accordée au titre de l'éducation de l'enfant, puisse désormais être partagée entre mère et père. Cela sera possible "à condition qu'il soit bien démontré que c'est bien le père qui s'est arrêté de travailler pour élever l'enfant", a souligné Xavier Darcos, à la suite de l'arrêt de la Cour de cassation jugeant discriminatoire le bonus accordé aux mères.
    "C'était la volonté du président de la République, c'était la volonté du gouvernement: sauver le dispositif en dépit de ce qu'a dit la Cour de cassation", a déclaré le ministre du Travail pour qui il fallait "sauver cet élément de justice".
  • La CGT veut faire dérailler le programme de ferroutage initié par Gayssot (PCF)

    Nouveau plan pour sauver le fret ferroviaire

    En 2000
    , alors qu'il est ministre des transports, Jean Claude Gayssot fixe un cap : le doublement des quantités de marchandises transportées par le rail d'ici 2010. Pourtant, en près de 20 ans, le ferroviaire n'a cessé de régresser sur ce marché, passant de 28,5% du volume de marchandises transportées en 1985 à 15,2% en 2001. (LIRE PaSiDupes) En parallèle, le transport routier, lui, a explosé et représente aujourd'hui plus de 83% du trafic. Dans les années à venir, la tendance devrait se prolonger : les spécialistes prévoient une forte croissance du transport de marchandises. Le livre blanc sur la politique européenne des transports, sorti en 2001, avance une augmentation du seul trafic poids-lourds de 50% d'ici 2010 par rapport à 1998. Le 21 mars 2002, L'Humanité fit paraître un article titré: "Le ferroutage sur la bonne voie"
    Le ministre communiste des Transports de François Mitterrand, Jean-Claude Gayssot, affirmait alors en Maurienne la volonté gouvernementale de relancer le fret ferroviaire et de lancer les travaux du Lyon-Turin. Mais aucune date n’a filtré pour le Mont-Blanc.
    Quand le ministre communiste avait choisi de promouvoir l’alliance du fer et de la route, ou ferroutage, l'organe de presse communiste célébra son ministre des Transports, losqu'avec son homologue italien il ouvrit les travaux du tunnel Saint-Antoine, sur la ligne classique Ambérieu-Modane-Turin, [pour commencer]. (…) C’est au transfert de l’équivalent de 2 600 000 poids lourds que devaient aboutir ces réalisations en 2012 au lieu de 2015. " C’est dans les Alpes, encore plus qu’ailleurs, affirmait Jean-Claude Gayssot, qu’une politique de rééquilibrage rail-route est urgente. " (...)


    Aujourd'hui, le gouvernement met plus de 7 milliards pour le fret ferroviaire d'ici 2020
    7 milliards d'euros consacrés au développement des infrastructures du fret ferroviaire
    Cette annonce du ministère de l'Ecologie s'inscrit dans le droit fil du Grenelle de l'Environnement, qui prévoit de faire passer la part des transports de marchandises alternatifs à la route de 14 à 25% d'ici 2022. Le gouvernement souhaite ainsi favoriser le report de la route vers le rail, a annoncé ce. «Il est vital de développer le fret», a déclaré Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, le mercredi 16 septembre.

    Huit axes de développement ont été retenus
    Ainsi, la suppression des goulets d'étranglement ferroviaires, par la création de contournements, est prioritaire dans certaines villes;
    le développement du fret à grande vitesse entre les aéroports;
    ou encore la création d'un réseau d'«autoroutes ferroviaires» pour favoriser le transport de camions par le train.

    Le gouvernement espère réduire d'ici 2020 de plus de 2 millions le nombre de trajets de poids lourds sur les routes chaque année et vise plus de 2 millions de tonnes de Co2 émises en moinsIl est indispensable d'augmenter la part du fret ferroviaire contre l'aérien et le transport routier» et de «préparer l'après-pétrole», a expliqué Jean-Louis Borloo.

    Emprunt national ou pas?
    L'effort d'investissement sera réparti entre l'Etat, Réseau ferré de France (RFF, le gestionnaire public des infrastructures ferroviaires) et la SNCF. Sur les 7 milliards d'argent public du plan, la compagnie nationale va notamment investir dans les cinq prochaines années un milliard d'euros au moins dans des solutions innovantes de transport de marchandises.
    Il n'a pas été décidé à ce stade si l'Etat aurait recours au grand emprunt national pour financer ces dépenses, a indiqué le ministre de l'Ecologie.De son côté, la SNCF s'apprête à présenter ses projets de réorganisation pour son activité de fret, en perte chronique, lors du comité central d'entreprise et de son conseil d'administration les 22 et 23 septembre.De même que La Poste est victime du courrier par l'Internet, la SNCF est frappée de plein fouet par la crise, le fret SNCF devrait perdre encore 600 millions d'euros cette année, après un déficit de 340 millions d'euros en 2008.

    Mais L'Humanité a changé de ton

    Le 16 septembre 2009, le journal donna la parole à Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminot, qui dit: « L’avenir de SNCF mérite un grand débat démocratique »
    Ce jour-là précisément, plusieurs milliers de cheminots participaient au Bourget à un rassemblement national sur le fret. Entretien

    ENTRETIEN avec Didier Le Reste.

    Didier Le Reste - "Ce rassemblement national des cheminots s’inscrit dans un processus d’actions dans lequel nous mobilisons, cheminots, acteurs économiques, le mouvement syndical, ONG environnementales et responsables politiques afin d’obtenir que d’autres orientations président aux destinées de fret SNCF. Les technocrates de la direction envisagent aujourd’hui de ne plus assurer 60 % du trafic dit du wagon isolé sous prétexte que cette activité est déficitaire au sens capitalistique du terme. La direction affirme que la messagerie ferroviaire est à l’origine d’entre 70 et 75 % des pertes de fret. Néanmoins, je remarque que cette activité représente encore 43 % du chiffre d’affaires. La SNCF parle de perte mais omet de dire qu’elle subventionne à 50 % la logistique des groupes privés et qu’elle ne s’engage pas à capter de nouveaux trafics. […] La politique de la SNCF en matière de transport de fret va à l’encontre du développement durable. En présentant ses comptes du premier semestre 2009 et en annonçant une perte de 496 millions d’euros, la direction cherche à dramatiser la situation afin de culpabiliser les cheminots qui se voient reprocher « un manque de compétitivité ».

    Vous avez déclenché la semaine dernière une alarme sociale, procédure qui arrive avant le préavis. Avez-vous obtenu réponse ?
    Didier Le Reste - Une demande de concertation immédiate (DCI) a été déposée la dernière par la CGT, l’UNSA et la CFDT. Malheureusement, je constate que SUD Rail qui a refusé de s’associer à cette démarche revendicative et mobilisatrice, préfère une nouvelle fois encore jouer la carte de la division. Cette DCI ponctue un cycle de concertation sur l’avenir du fret engagé depuis plusieurs semaines. Nous disons au président de la SNCF, Guillaume Pépy, qu’il faut maintenant passer aux travaux pratiques et qu’il doit nous démontrer que la carte de la concertation et du dialogue social paie plus que le rapport de la force et la grève. La direction a consenti à une table ronde emploi et à une réunion sur les salaires début 2010 pour procéder à des ajustements. Mais le compte n'y est pas. […] La reconnaissance par la direction [et le ministre Gayssot ?...] de l’échec de ses plans successifs de restructurations et de sa stratégie de dumping social montre que le seul tort de la CGT est d’avoir eu raison trop tôt. Aujourd’hui la CGT est donc légitime pour demander que soient examinées sérieusement ses propositions alternatives. C’est aussi le but des mobilisations en cours. [Nous aurions aimé en avoir juste un aperçu... ]

    Comme La Poste, la SNCF appartient à tous, les cheminots mais aussi les usagers, les élus etc. [Ca fait partie de la question...] Considérez-vous important d’élargir le débat au-delà des seuls salariés concernant son avenir ?
    Didier Le Reste - La SNCF n’appartient pas à la technostructure qui la dirige. Elle appartient à la nation et c’est donc à ce niveau que son avenir doit être décidé. C’est pourquoi, nous demandons
    un débat national et démocratique sur le rôle que doit jouer cette grande entreprise publique déstabilisée aujourd’hui par les directives européennes de libéralisation et par sa gestion interne de plus en plus tournée vers le profit. Les décisions cruciales pour la SNCF ne peuvent être prises en catimini."

    De la propagande
    , en lieu et place des propositions que le pays attend d'une opposition qui serait positive.

    Le Verts Mamère: «Ségolène Royal, que les socialistes se la gardent»

    Un peu cru, ce Verts qui peut se passer de Désirdavenir Royal

    C'est au Figaro que le Verts va se confier...
    avec toute la brutalié qui le caractérise; une courtoisie qu'il partage avec Dany-le-Rouge:

    ENTRETIEN- Le député de Gironde plaide pour des listes écologistes autonomes aux régionales.

    Considérez-vous que Ségolène Royal, comme elle le dit, est la meilleure candidate écologiste pour 2012 ?
    Que les socialistes se la gardent. Ségolène Royal, on n'en veut pas. Notre projet ne se résume pas à la présidentielle de 2012. Nous, notre obsession, c'est la transformation écologique et sociale de la société. Ségolène Royal appelle le PS à se dépasser. Ça vous intéresse ?
    Non. C'est encore le problème de Royal et du PS, pas le nôtre ! Ce dont la gauche a besoin, c'est d'une véritable révolution culturelle qui la débarrasse des vieux schémas des Trente Glorieuses. Aujourd'hui, la seule force politique nouvelle capable de conduire ce changement, c'est l'écologie. Pour affirmer notre poids politique dans la gauche, nous avons besoin de partir en autonome aux élections régionales, qui ne sont qu'une étape sur le chemin de la mutation.
    Des alliances de second tour Verts-MoDem sont-elles envisageables ?
    Cette rengaine du MoDem devient lassante. Ce qui nous intéresse, c'est son électorat. S'il se retrouve dans notre projet, alors bienvenue. Quant à François Bayrou et aux responsables du MoDem, qu'ils se décident enfin à choisir entre la droite et la gauche.

    Propos recueillis par Rodolphe Geisler 21/09/2009

    UMP: les régions qui pourraient basculer en 2010

    Entre quatre et sept ?

    Voici les pronostics, tels que les présente Le Figaro
    :


    Xavier Bertrand a dénombré quatre régions, peut-être cinq, qui pourraient basculer à droite en 2010. Expert électoral de l'UMP, Alain Marleix (ci-contre à droite) pousse le pronostic jusqu'à six, voire sept.

    Champagne-Ardenne

    Avec 31 % aux européennes, l'UMP y a réalisé son meilleur score dans une région de gauche, devançant de 3 points le cumul des voix du PS (15,9 %) et d'Europe Écologie (11,8 %). En 2004, la région, qui avait toujours été à droite, n'a été emportée par le PS que de justesse et à la faveur d'une triangulaire avec le FN. Député UMP des Ardennes, Jean-Luc Warsmann dispose des meilleures chances de victoire face au sortant Jean-Paul Bachy.

    Paca

    Avec 30,4 % aux européennes, la majorité devance largement la somme des voix du PS et des Verts (19,8 %). Pour fédérer les suffrages de l'UMP, qui souffre de la rivalité des deux grosses fédérations des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes, la candidature du maire de Toulon et ministre Hubert Falco (notre photo) était idéale face au socialiste Michel Vauzelle, en place depuis 1998. L'UMP devra compter avec Jean-Marie Le Pen, qui mène sa dernière campagne. En 2004, le FN avait réuni 20 %. Aux européennes, son score est tombé à 10,7 %, de quoi imposer une nouvelle triangulaire en 2010.

    Basse-Normandie

    Un président en place depuis 18 ans et une triangulaire avec le FN : en 2004, la Basse-Normandie passait pour la première fois à gauche. Depuis, le socialiste Philippe Duron a repris son siège de député du Calvados à Brigitte Le Brethon, en 2007, et lui a arraché la ville de Caen l'an passé. Pour affronter son successeur à la région, Laurent Beauvais, l'UMP avait désigné le sénateur de l'Orne Alain Lambert. Mais celui-ci a déclaré forfait en dénonçant la candidature, bien vue à l'Élysée, du maire centriste de Deauville Philippe Augier. De quoi relancer les divisions à droite, alors que l'UMP avait devancé les socialistes aux européennes (27,1 % contre 15,5).

    Pays de la Loire

    François Fillon avait perdu la région en 2004. Roselyne Bachelot (notre photo) devait relever le gant en 2010. Avec 27,7 % aux européennes et un PS devancé par les Verts, le pari semblait possible. Trop, au goût de la ministre de la Santé, peu encline à quitter le gouvernement en cas de victoire. Christophe Béchu, président UMP du conseil général de Maine-et-Loire, a été sollicité par Nicolas Sarkozy pour la remplacer. Sa candidature aurait l'aval du très influent Philippe de Villiers.

    Centre

    Aux européennes, l'UMP y a réuni 29,4 %, PS et Europe Écologie 29,9 % à eux deux. La partie sera donc difficile pour Hervé Novelli. D'autant qu'en 2008, la gauche a gagné Blois et le conseil général d'Indre-et-Loire. Le secrétaire d'État en charge du Commerce espère cependant que l'effondrement du FN (5,8 % aux européennes) lui épargnera la triangulaire qui avait facilité la reconduction de la gauche en 2004.

    Ile-de-France

    Quels que soient les résultats nationaux, une victoire en Ile-de-France aurait des vertus salutaires pour la majorité. Les européennes ont conforté la tête de liste UMP Valérie Pécresse (notre photo). Non seulement la majorité y réalise son quatrième meilleur score, avec 29,6 %, mais les Verts devancent très largement le PS (20,9 % contre 13,6). Un vrai handicap, pour le socialiste Jean-Paul Huchon, qui brigue un troisième mandat. La droite pourrait cependant connaître une difficulté équivalente : le centriste André Santini, évincé du gouvernement en juin, a annoncé vouloir conduire sa propre liste.

    Franche-Comté

    Il l'assure, Alain Joyandet ira au combat. Mais le secrétaire d'État à la Coopération ne cache pas que la règle de non-cumul ministère-présidence de région l'agace. Pas parce qu'il souhaite rester membre du gouvernement, assure-t-il, mais parce que, « pour une petite région comme la Franche-Comté, ça compte, d'avoir un ministre à sa tête ». En 2004, les Francs-Comtois avaient élu l'ancien président PS de l'Assemblée Raymond Forni, mettant fin à vingt-deux ans de règne de la droite. Marie-Guite Dufay, qui lui a succédé à sa mort en 2008, n'a pas sa notoriété. Aux européennes, l'UMP a recueilli 28,9 %, loin devant le PS (17,4) et les Verts (14,5).

    Ajoutées aux deux actuelles (Alsace et Corse) et sans compter les 4 de l'Outre-Mer,
    on pourrait approcher l'équilibre entre la droite et la gauche, avec 6 à 9 sur 22 Mais depuis que Xavier Bertrand (à droite) a officialisé la règle du non-cumul, rien n'est réellement figé.

    mardi 22 septembre 2009

    La Poste: en grève à 21%

    Deux fois plus, selon les syndicats: 35% à 40%
    L'appel à la grève nationale à la Poste, contre le projet de loi de transformation en société anonyme était suivi mardi matin par 21,15% du personnel selon la direction. Les syndicats Sud, FO et la CFTC évaluent la participation entre 35% et 40%.

    Faut-il compter au nombre des grévistes les postiers absents ?

    La Poste
    a précisé avoir "mis tout en oeuvre pour assurer l'accueil de ses clients et la continuité de service" et démenti les syndicats, selon qui elle comptabilise parmi les non-grévistes les salariés en congé.
    Régis Blanchot, administrateur Sud de La Poste, a donné une "première estimation, de 35% à 40% de grévistes". "On essaie d'avoir des remontées de tous les départements, mais on n'en a pour l'instant qu'une cinquantaine et on recoupe" par rapport aux chiffres que donne l'encadrement, a-t-il admis. Ses chiffres partiels sont-ils plus fiables que ceux de la direction ?
    Michel Pesnel, secrétaire général de FO Postes et Alain Moreau de la CFTC ont également parlé de 35% et 40%. Le téléphone fonctionne à La Poste...
    Les cinq syndicats organisant la grève (CGT, Sud, CFDT, FO, CFTC) pèsent 94% des voix aux élections professionnelles, mais ils ne précisent pas le taux de syndicalisation...
    Ces syndicats estiment que l'Etat -donc les citoyens- peut financer La Poste malgré la chute d'activité du secteur postal et singulièrement du courrier, du fait de l'Internet. Ils ne jugent pas nécessaire les dotations en capital, lesquels annonceraient la création d'une société par actions, prélude, selon eux, à une privatisation.

    Les actions syndicales
  • A Paris
    "La Poste va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse", a déclaré le trotskiste Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, qui a investi le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse, avec une cinquantaine de collègues postiers.
    Porteurs d'autocollants jaunes, avec le slogan "votre privatisation, on en veut pas; par la grève avec les usagers combattons la privatisation!", ils ont tenu sur place une assemblée générale.

    Une manifestation doit partir à 14H00 du siège de la Poste, à Montparnasse, et les postiers parisiens, qui ont lancé une "grève illimitée" lundi, se retrouveront mercredi devant le bureau de poste de Château Rouge (18e arrondissement), où une grève dure depuis le 7 février.
  • Dans les régions
    Les manifestations ont commencé mardi matin en Province, avec 300 personnes à Strasbourg, de 250 à 500 à Bordeaux, de 450 à ...2.000 à Marseille, 450 à Rennes et plusieurs centaines à Grenoble (Isère), Roanne (Loire), Lille (Nord) et Nice (Alpes-Maritimes).
    Considérant que les chiffres de mobilisation peuvent varier du simple au double, nous les transmettons tels qu'ils sont fournis.
    La mobilisation serait forte en Gironde, où FO a déclaré que le nombre de bureaux de poste "de plein exercice" est déjà passé "de 120 en 2003 à 72 aujourd'hui".
    La grève aurait été suivie à 70% dans les villes basques, Bayonne et Anglet notamment, choisies parmi d'autres, et la distribution du courrier bloquée à 80% à Pau selon la CGT. Pourvu que le camarade Bayrou n'ait pas été trop pénalisé...

    La "votation citoyenne" avec la participation du PS

    Un millier de manifestants selon les syndicats, mais moitié moins selon la police, ont défilé à Toulouse avec de nombreuses affiches vantant la "votation citoyenne" organisée dans toute la France du 28 septembre au 3 octobre dont les postiers attendent un « large » soutien de la population. Avec des retards et des pertes de courrier, ils sont optimistes ?
    Ce "vote citoyen" aura lieu dans les mairies, les lycées, les entreprises ou devant les Postes, a précisé le comité national contre la privatisation de La Poste. Dans le 13ème arrondissement de Paris, il est déjà programmé sur six marchés.

    Le PS a écrit à tous ses élus pour leur demander d'en assurer l'organisation matérielle.
    Dans le Morbihan, "dix-sept communes se sont déjà engagées à mettre une urne à disposition du public pendant les heures d'ouverture des mairies", affirme sur son site mardi le quotidien Le Télégramme.
    Comment, dès lors, critiquer l'ouverture des agences postales communales ?

    La ministre de l'Economie Christine Lagarde a souligné mardi sur France Inter qu'il n'était "pas question de privatiser La Poste", excluant que le projet d'ouverture du capital puisse faire l'objet d'un référendum organisé par l'Etat.
    L'ouverture d'agences postales communales permet de maintenir un service public au village.
  • Le réseau No Border: des activistes

    Mieux connaître ' No Border '
    No Border est un réseau associatif européen fondé en 2000.
    Ses activistes militent pour la liberté de circulation pour tous et la fin des frontières et des contrôles migratoires.
    Entre autres soutenu par les
    anarcho-syndicalistes de la CNT (Confédération nationale du travail), son axe de lutte est la liberté de circulation au sein de l'Espace Schengen, mais s’oppose en fait à toute politique de contrôle de l'immigration et singulièrement extérieure à l’Espace, avec et sans papiers. No Border se présente d’ailleurs en mouvement radical contre les systèmes de contrôle qui divisent citoyens et non-citoyens.
    No Border milite pour la régularisation des
    étrangers en situation irrégulière et la fermeture des centres de rétention administrative.
    Le réseau organise chaque été des campements de plusieurs jours à proximité des frontières. En
    France, le réseau était représenté jusqu'en 2005 par le Collectif Anti-Expulsion (CAE), des autonomes. À partir de 2003, les extrémistes du CAE se concentrèrent sur une campagne contre la construction de nouveaux centres de rétention administrative : elle était en fait dirigée plus particulièrement contre la société Bouygues. Suite à une chute du nombre de ses participants, le CAE s'est auto-dissout en 2005.Un campement No Border a été organisé à Strasbourg en août 2002. En 2004, le réseau avait organisé la première journée internationale d'action « Europe sans frontières » pour la régularisation des « sans-papiers » et l'ouverture des frontières : cette action a été suivie dans 50 villes de 11 pays d'Europe.
    Du 23 au 29 juin 2009 , le réseau No Border avait organisé un camp à Calais, dans un parc de l’Est, dans le but de mettre en lumière la situation des
    migrants qui s’y sont établis dans l’illégalité et vivent dans des conditions misérables, en attendant de pouvoir rejoindre l'Angleterre.
    Le camp No Border de Calais était un projet mené par des militants français et belges, et des groupes de soutien français, en coopération avec le réseau No Borders britannique, dans la tradition des camps No Border organisés dans le monde entier depuis une quinzaine d'années: outre Strasbourg en 2002, en Angleterre en 2007, à la frontière américano-mexicaine ou en Ukraine, en 2007 également.
    «La notion de camp est associée à Sangatte [fermé en 2002] dans l'esprit des migrants. Certains nous ont dit qu'ils espéraient obtenir des papiers en rejoignant ce campement», confiait alors Mériem.
    Ils auraient été une petite centaine à Calais, selon des témoins sur place, 250 selon Meriem.
    Les associations d'aide aux migrants qui travaillent à Calais n'avaient pas souhaité s'associer au camp des extrémistes de No Border. «Ces militants prônent la suppression des frontières et la libre circulation des personnes. Ce sont des thématiques qui ne sont pas les nôtres», explique Vincent Lenoir, de l'association Salam (cf. lien PaSiDupes). Pourtant, le samedi 27 juin, un certain nombre d'organisations politiques et syndicales se sont associées à la manifestation, dont Terre d'errance.

    Le 2 mars 2009, le ministre Éric Besson avait fait allusion à des liens entre les bénévoles et des passeurs à propos de l’affaire Monique Pouille, une militante de Terre d'errance à Norrent-Fontes.
    « D'autres éléments nous font penser qu'il n'y avait pas que des recharges de téléphones portables. On ne place pas des bénévoles en garde à vue sur un abus de pouvoir », avait-il expliqué à propos de l'activité de "l'icône de l'humanitaire", selon la Voix du Nord. Avec aussi le concours de Réseau sans Frontières (RSF) et des sites de Sa Cynique Majesté Royal (cf. le 77500)

    "Pour qu'une personne puisse être mise en cause par la justice, il faut qu'elle entre dans la filière d'immigration clandestine et qu'elle apporte volontairement son aide à l'entrée ou au séjour illégal". "Par exemple en apportant de l'argent au passeur pour le transport ».

    Résistance des clandestins de la jungle de Calais

    La police a entrepris la fermeture du campement
    Annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Immigration, Eric Besson (Lire PaSiDupes), l'opération de démantèlement du vaste campement de migrants sans papiers près de Calais a commencé mardi matin à partir de 7h30.
    La police a interpellé 278 migrants, soit près de 50% de mineurs (132), dont le but est de passer en Grande-Bretagne.

    Une résistance organisée

    A l'approche des forces de l'ordre, des militants alter-mondialistes de No Border ont tenté de s’opposer aux forces de l’ordre en dressant un bouclier humain entre les migrants et la police. Parmi les organisations qui se revendiquent altermondialistes, citons aussi bien la Confédération paysanne (avec José Bové) et les Faucheurs volontaires, que le Réseau Sortir du nucléaire (présent FSE) (France), le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Greenpeace, l’Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP), ATTAC ou Amnesty International. Des photos de résistance ne manqueront pas ainsi d’alimenter les accusations de violences policières…

    Les migrants qui avaient reçu des consignes n’ont opposé aucune résistance aux policiers qui les ont interpellés, mais ils étaient protégés et retenus par des militants, qui ont contraint les policiers à les extraire un à un avec détermination Au moins cinq militants ont été interpellés, selon un journaliste d’agence.
    Moins de trois quarts d'heure après le début de l'opération, les journalistes et les militants associatifs étaient repoussés à l'extérieur de la "jungle", sous les protestations des activistes de No Border. (LIRE le prochain article que PaSiDupes leur consacre)

    Selon les associations d'aide aux migrants, les Afghans qui jouissent d'un régime spécial, devraient être acheminés par bus vers le centre de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais) pour un contrôle de la Police de l'air et des frontières (Paf). Les mineurs isolés devraient ensuite être orientés vers des centres d'hébergement et les majeurs maintenus dans un premier temps en centres de rétention.

    lundi 21 septembre 2009

    Le Point vise le Fouquet’s pour atteindre Thomas Fabius

    La face révélée d’une presse qui pue

    Le magazine Le Point n’est pourtant pas le plus abject des organes de presse. Or, il fait cette fois jeu égal avec le pire de la presse écrite, la cyber-presse exclue.
    Dans son numéro du 17 septembre dernier, l’hebdomadaire aborde l’affaire qui suit sous un angle révélateur des prudences et des ambiguïtés de la presse, lorsqu’il s’agit des grands de ce petit monde hexagonal.


    Ménager la chèvre et le chou (gras)

    Le point de vue adopté
    par les auteurs de la révélation que recèle l’article est remarquable. Outre qu’ils se sont mis à trois pour rédiger 2000 mots et se sont soumis à une certaine autocensure, sans toute fois réussir à taire l’affaire, les journalistes d’investigation du Point ont eu l’habileté de révéler le pot aux roses, mais sans trop en dire, tout en insinuant que l’arbrisseau cache la forêt amazonienne.

    Une méthode singulière ?

    La fielleuse méthode adoptée de conserve par les trois larrons consiste à attaquer un présumé innocent qui, incidemment, se trouve être le fils cadet du plus jeune premier ministre de la France, et cela en affectant de dénoncer une pratique qui serait particulière à un hôtel-restaurant de luxe des Champs-Elysées déjà vilipendé pour avoir accueilli le président et ses amis, au soir de la victoire du 6 mai 2007.
    A la lâcheté s’ajoute l’hypocrisie.

    A vous de juger sur pièce.

    Voici le verbatim de l’article qui vise le Fouquet’s pour atteindre le fils de…:

    ARGENT - LA FACE CACHÉE DU FOUQUET’S



    Depuis que Nicolas Sarkozy y a fêté son élection, le Fouquet's est l'épicentre du Tout-Paris. Ce que l'on sait moins, c'est que le fleuron du groupe Barrière peut aussi servir parfois de poste restante pour l'argent de certaines personnalités. Une pratique qui apparaît au grand jour à l'occasion d'un litige commercial entre Thomas Fabius, le plus jeune Fils de l'ancien Premier ministre socialiste, et deux chefs d'entreprise avec lesquels il était en affaire pour un projet de cartes à puce. Dans une plainte pour « abus de confiance et escroquerie » déposée contre
    Thomas Fabius
    , l'un des protagonistes, Ali Hamani, un chef d'entreprise d'origine algérienne, explique avoir déposé le 27 juin 2009,à la conciergerie de l'hôtel, 16.000 euros en liquide à l'attention du fils de l'ancien Premier ministre. Puis, le lendemain, 4.000 euros encore. Chaque fois, Ali Hamani repart avec un reçu (voir document dans Le Point). Rebelote le 16 juillet 2009. Ali Hamani se rend en début de soirée à l'hôtel Fouquet’s pour y remettre un sac supposé contenir 48.000 euros en espèces et un chèque de 12.000 euros. «Thomas Fabius m'a appelé pour me dire: "
    Dès ton arrivée au Fouquet’s, tu me passes la responsable pour que je lui donne les instructions. Ce n'est pas la peine qu'elle compte l'argent qui est dans le sac. La somme est trop importante, ça ne les regarde pas."» Le personnel remet alors un reçu au chef d'entreprise, sans cette fois en indiquer le montant. Le lendemain, Thomas Fabius se rend au Fouquet’s récupérer la somme.
    Quel intérêt a eu l'hôtel de servir de «boîte aux lettres» à Thomas Fabius, qui n'avait pas réservé de chambre?
    Une faveur à l'égard d'un fils de ministre qui est un habitué de l'établissement ? Jointe par Le Point, la direction du groupe Barrière déclare découvrir l'affaire et «mener actuellement des investigations approfondies pour comprendre et analyser les informations qui ont été portées à [sa] connaissance» tout en assurant: «
    II s'agit d'un cas isolé, comme l'explique un policier de la Financière, qui découvre le procédé. Aujourd'hui, les banques signalent systématiquement les mouvements d'argent liquide suspects; avoir recours aux services d'un hôte permet d'échapper à Tracfin».
    Quant à l'avocat de Thomas Fabius, Cyril Bonan, qui s'apprête à déposer plainte pour « extorsion, chantage et dénonciation calomnieuse », il assure que son client « a été manipulé et menacé»
    • JMN-HICHEI DÉCUGIS, CHRISTOPHE LABBÉ ET ARMEL MEHANI

    Fête de la Fraternité 2: Royal ne s'est pas dépassée

    Un nouvel exemple de remake catastrophique

    Quelle chute !

    Un an après sa prestation du Zénith, madame Royal avait délocalisé son châpiteau à Montpellier. En boléro fuchsia (à France Inter) sur robe blanche déjà portés sur des plateaux de télévision et de radio, elle est apparue en travailleuse précaire et pathétique.

    La crise financière frappe en effet son association, sans d'ailleurs que la crise économique internationale n'y soit pour quoi que ce soit.

    Deux fidèles parmi les fidèles, Jean-Louis Bianco et Aurélie Filippetti, se sont écartés. Au lendemain du congrès, elle avait déjà enregistré les défections de ses alliés Vincent Peillon et Manuel Valls, ainsi que celles des barons lyonnais et marseillais, Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini. Et plus récemment celle du très proche Me Jean-Pierre Mignard, qu'elle a excusé d'avoir passé le weekend en Afrique, bien qu'il fut présent lundi midi au tribunal de Paris lors du procès Clearstream.
    Et puis il y a les va-et-vient hypocrites sur sa vie privée. Sa Cynique Majesté Royal, poursuit Paris-Match au prétexte que jusque-là elle ne souhaitait pas exposer sa vie privée mais s' exhibe finalement en public au côté de son nouveau compagnon Dédé Hadjez.
    Hormis deux chèvres (Delphine Batho et Njat Belkacem) et une vachette (Martinotti), les numéros animaliers avaient donc été supprimés, faute d'éléphants socialistes et de jeunes lions, et les musicaux, réduits à une jeune crécelle, faute d'artistes de renom. Le spectacle, cette année, fut donc plutôt sobre, voire indigent: une Fête de la fraternité en peau de lapin.

    Ses ambitions sont revues à la baisse

    Après avoir 'tout donné' l'an dernier au Zénith, la cigale se trouva fort dépourvue le week-end dernier. La salle du Zénith était changée en piste de parc municipal théoriquement loué 15.000 euros la journée pour accueillir 3.000 militants. Ils n'étaient pas si nombreux à s'être déplacés pour participer à cette réunion et c'est par la force des choses que ce rassemblement fut requalifié en réunion de famille. Aucun responsable socialiste n'avait fait le déplacement et il fallut bien abandonner l'espoir d'une famille recomposé. Sans être tout à fait un tête-à-tête Ségo-Jojo de Montpellier (photo ci-dessosu), la rencontre fut néanmoins intime...

    Sa Cynique Majesté Royal avait certes réussi à faire monter la pression toute la semaine en se singularisant sur la taxe carbone ou en accusant ses vaiqueurs du PS d'hypothétiques fraudes et avait braqué micro et caméra sur sa petite personne, mais sans remporter l'adhésion. Loin de rassembler, elle a en effet fait fuir ceux de ses alliés politiques qui ne se complaisent pas dans les querelles de cages d'escaliers des quartiers difficiles.

    Quel crédit accorder à ses mots ?

    En effet, ses paroles de fraternité ne trouvent pas même un début de réalité dans son comportement. Ainsi, la présidente de Poitou-Charentes souhaita un "dépassement" du PS qu'elle-même ne parvient pas à pratiquer: "Nous accompagnerons le dépassement du Parti socialiste, nous créerons ce mouvement puissant et accueillant que tout le pays attend". Le temps qu'elle emploie rend donc le futur bien lointain et ce désir d'avenir bien inaccessible. Comment pourrait-elle donc espérer convaincre quiconque de rejoindre "ce mouvement citoyen, Désirs d'avenir, dans lequel il n'y a pas d'enjeux de pouvoir", puisqu'il n'a guère d'existence présente et bien moins encore d'avenir, dans un contexte d'espèce socialiste en voie de disparition.

    Le frêle esquif prend l'eau et l'amère Royal a écopé

    Pour couvrir les nombreux tirs sur l'ambulance de son courant, la présidente picto-charentaise a mis le gyrophare et déclenché la sirène. Sur son isolement politique et non sans se départir de sa démagogie naturelle, elle interpella la foule: "Oui, moi non plus je ne me sens pas seule". Pimpon-pin ! La foule des badauds chez qui la Journée du Patrimoine n'éveille aucun désir et que Michel Drücker n'avait pas voulu détourner d'elle. N'avait-il pas invité les acteurs de la Cage aux Folles, un autre remake...

    C'est donc sous une autre latitude qu'elle recruta

    Puisque la diversité fait déjà recette au PCF, l'amère Royal s'attira donc les sympathisants et anciens sujets d'une autre 'royal'. Désirdavenir Royal tenta de dépayser ses militants sous le ciel marocain reconstitué à Montpellier avec des pâtisseries et du thé à la menthe. Elle proposa même d'apprendre à dire son prénom en langage des signes à ceux qui ne connaissent pas notre langue.

    Plus dure sera la chute en 2010...

    Une plume anonyme du Nouvel Obs n'écrit-elle pas: «désormais la championne de la gauche semble emprunter un chemin erratique. On a du mal à la suivre et à retrouver de la cohérence dans ses choix. D'abord sur ses choix politiques marqués par de surprenantes contradictions et ses positions successives. »

    Mais c'est Manuel Valls vient de lui donner le coup de grâce: « Je comprends que Ségolène Royal ait une forme d'amertume, mais tout cela sonne un peu faux, fabriqué. Cette manière de faire de la politique, de faire croire qu'on est sincère alors qu'on sait exactement ce qui s'est passé, c'est dépassé. » Voilà pour le dépassement...

    En se rapprochant du sud marocain, elle annonça donc à Montpellier que sa traversée du désert pourrait être longue...

    La « jungle » de Calais: fermeture imminente

    Fallait-il laisser se développer ce no man's land sordide ?


    Eric Besson a annoncé le 16 septembre sur TF1 la fermeture d'une zone située près du port de Calais où vivent plusieurs centaines d'immigrés clandestins, dont le but est de passer illégalement en Angleterre, et baptisée "jungle", en raison des conditions de vie très précaires de ces migrants, comme au temps de Sangatte. "Ce sera avec le préfet sur place que nous déciderons; en tout cas ce sera avant la fin de la semaine prochaine", a-t-il indiqué.


    Une situation insupportable
    Le ministre français de l'Immigration explique qu'un récent rapport sur cette zone fait apparaître une remontée très forte de la délinquance dans cette région, après plusieurs années d'accalmie due à la fermeture du centre de Sangatte en 2002.
    "Depuis deux ans, les filières clandestines ont reconstitué une nouvelle plaque tournante du trafic d'êtres humains, à proximité directe du port de Calais", observe-t-il.
    "Il s'agit d'une zone de non-droit, où les passeurs entendent faire la loi, rackettent et brutalisent les migrants, et les font vivre dans des conditions indignes", ajoute Eric Besson. Le ministère assure que "depuis six mois, un squat ou campement est fermé chaque semaine" et que "30 filières clandestines ont été démantelées", tandis que dans le cadre d'une "aide humanitaire aux migrants les plus fragiles" 170 demandes d'asile ont été enregistrées depuis le 1er janvier, "avec délivrance d'un titre de séjour provisoire et d'un hébergement".

    Le ministre venu du Parti socialiste, dénonce en outre les agressions subies chaque jour par les habitants de Calais et s'inquiète d'une épidémie de gale parmi les centaines de personnes qui vivent dans des campements de fortune proches de Calais, une ville de 75.000 habitants (2006).
    "Au total, il y avait environ 700 personnes dans ce village clandestin il y a trois mois. Il en reste aujourd'hui environ 300", précise le ministère.
    Les campements ont été installés dans un petit bois principalement par des Afghans, candidats au passage clandestin en Grande-Bretagne.

    Le mythe de Sisyphe ?
    La France s'attelle-t-elle à une tâche impossible ?
    Le ministre avait annoncé en avril que la "jungle" serait démantelée "avant la fin de l'année", suscitant l'inquiétude des associations militantes d'aide aux migrants sur les conditions de cette opération.

    Le sort des sans papiers
    Venant pour la plupart de pays déchirés par des conflits, comme l'Afghanistan ou l'Irak, mais aussi bien des Érythréens, Somaliens, Soudanais, Iraniens, Nigérians ou Kurdes, chacun se verra proposer une "solution individuelle" après la fermeture de cette zone, les choix proposés étant le "retour volontaire", la demande d'asile ou l'expulsion.
    "Si la situation en Afghanistan ne le permet pas, il n'y aura pas de retour forcé" dans ce pays, a-t-il toutefois affirmé. Eric Besson rappelle que 180 personnes ont accepté la formule d'un retour volontaire dans leur pays.
    Bien que le ministre ait énoncé des mesures d'accompagnement, l'abbé Jean-Pierre Boutoille, du collectif d'associations humanitaires C-Sur a prétendu qu' "il est ridicule, comme ça été fait jusqu'à présent (...) de démanteler un squat sans alternative".
    "Sortis de la jungle, les Afghans partiront à 100 ou 200 m de là. Depuis la fermeture de Sangatte, les squats sont régulièrement vidés et fermés, ça ne change strictement rien", a-t-il prédit, estimant avec le plus grand sérieux qu'il fallait au contraire prendre le temps d'informer les migrants sur leurs droits.

    Jack Lang déplore le démantèlement de la "jungle" à Calais.
    Bernard Kouchner approuve la décision de démanteler la "jungle" à Calais

    Le ministre dans la 'jungle'

    "Ce démantèlement de la jungle, ce n'est pas la fin de la lutte contre les filières clandestines à Calais", explique le ministre. "C'est une étape importante, parce que nous allons casser le principal outil de travail des filières clandestines dans la région. Mais d'autres opérations suivront, partout où les réseaux clandestins chercheront à se réinstaller".

  • Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est officiellement établi début juin à Calais dans le but d'aider les migrants qui cherchent à rejoindre clandestinement la Grande-Bretagne à déposer des demandes d'asile en France.

  • En juillet, un comité de pilotage franco-britannique destiné à mieux lutter contre l'immigration irrégulière entre les deux pays a été également installé à Calais. Il comprend une quarantaine de policiers et de responsables administratifs (affaires étrangères, douanes, portuaires...) des deux pays.
  • Les salariés de Molex acceptent finalement le plan social

    Le plan social auquel Christian Estrosi a travaillé

    Les salariés de Molex
    refusaient depuis 11 mois la fermeture programmée de leur usine à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). Ils ont finalement accepté mardi soir que leurs élus au Comité d'Entreprise signent le plan social, qui doit se traduire par le licenciement des 283 salariés.
    Par un vote à bulletins secrets, les salariés ont voté à 140 voix contre 74 pour entériner le plan de reprise partielle par un fonds de pension américain, HIG, sous la pression de la direction du groupe américain, qui avait fixé la date butoir du 15 septembre pour des négociations sur l'indemnisation des licenciements.

    Les réactions au plan social

    Ce plan devrait leur permettre de toucher environ un mois de salaire par année d'ancienneté, a précisé l'un des représentants syndicaux, ainsi que le paiement des jours de grève de juillet et août.
    "On en vient à accepter ce qu'on refusait en juillet", reconnaissait le délégué CGT, Guy Pavan, qui refusait le dialogue. Il a encore lancé: "On va prendre la monnaie mais la bagarre continue".
    Dans le front intersyndical CGT-CFDT-FO-CGC-CFTC, des nuances se sont manifestées pour la première fois.
    Le secrétaire du CE, Denis Parise (CGT), n'a pas donné de consigne de vote.
    Les autres organisations syndicales traduisaient la lassitude générale.
    "On joue la sécurité", expliquait Marc Gaillard (CFE-CGC).
    Thierry Bonhoure (FO) justifie le clash, ajoutant pour ne pas perdre la face: "En combattant, on a gagné huit mois sur la date des licenciements, et pour l'emploi c'est un peu mieux que rien".
    Le syndicaliste ne s'est pas étendu sur le sort des 283 salariés licenciés.
  • En revanche, peu avant minuit, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a assuré que "les 283 salariés conserveront 100% de leur rémunération pendant 9 mois et un cabinet de reclassement interviendra durant 15 mois",saluant "un dénouement positif grâce à un plan de sauvegarde de l'emploi de grande qualité".
    Le ministre a évalué à "plus de 17 millions d'euros" les indemnités dont bénéficieront les salariés. Il a en outre annoncé la création "d'un comité de suivi de la réindustrialisation du site", en collaboration avec les élus locaux.

  • Mardi matin, Christian Estrosi avait annoncé la signature d'un accord pour une reprise partielle par HIG, représentant "dans un premier temps entre 60 et 70 personnes". "Je veux une remontée en puissance de 200 à 300 salariés dans les trois ans qui viennent", ajoutait-il.
    Le ministre indiquait alors que l'Etat apportait "6,6 millions d'euros sous forme d'un prêt à titre de garantie", et HIG Capital "un million d'euros en capital".
  • Les élus PS Malvy et Izard sont-ils présents ?

  • Les élus socialistes de la région et du département de Haute-Garonne se sont contentés de commentaires, pour déplorer "l'extrême fragilité" du plan de reprise de l'usine "par un fonds de pension dont ce n'est pas le métier".
    Quel est le montant de l'apport respectif de Pierre Izard (PS), président du Conseil Général de Haute-Garonne et de Martin Malvy (PS) président de la région Midi-Pyrénées ?
    A l'instigation de Désirdavenir Royal, ce dernier n'avait-il pas envisagé de mettre la main à la poche des habitants de Midi-Pyrénées
    pour aider EADS ? Avec le président de région Aquitaine, Alain Rousset (PS), il souhaitait que les “régions aéronautiques françaises” entrent dans le capital d'EADS (Airbus). C'était en mars 2007 et quelques semaines avant ...la présidentielle ! Combien ont-ils reçu, en fait ? Cette opération d'esbroufe n'était à l'évidence qu'un voeu pieux pour les media...

    A noter par ailleurs que
    Pierre Izard n'a pas de problème d'emploi. En seulement 35h, il est:
    Président du Service Départemental d’Incendie et de Secours.
    Président du Syndicat Départemental d’Electricité de la Haute-Garonne.
    Président du Centre de Gestion de la Fonction Publique et Territoriale.
    Président de l’Agence Technique Départementale.
    Président du SIVOM de Villefranche-de-Lauragais.
    Président du Syndicat Mixte Environnement de la Haute-Garonne.
    Président du C.A de L'hôpital Marchant.
    Président du Syndicat Mixte Eurocentre.
    Adjoint au Maire de Villefranche-de-Lauragais.
    Vice-Président de l'ADF (Assemblée des Départements de France).
    N'est-ce pas ce qu'on appelle un cumulard ?

  • dimanche 20 septembre 2009

    Arrestation de l’auteur des menaces aux personnalités politiques de droite

    Le "corbeau" présumé a été interpellé dans l'Hérault

    Depuis dimanche après-midi, les courriers de menaces, contenant parfois des balles de 9 mm, de type 38, ne seront plus adressés à des personnalités politiques.
    Ce sont plus d'une trentaine de lettres de menaces depuis fin 2008, parfois accompagnées d'une balle et postées dans le Midi, qui ont été adressées à des ministres (Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati et Christine Albanel), ainsi qu'à l'ancien Premier ministre et maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, ou au président de la République et à des élus de droite, tels le sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, le député UMP du Nord, Christian Vanneste, ou le sénateur UMP de Lozère, Jacques Blanc.
    Un courrier similaire avait pareillement été envoyé aux dirigeants de France Télévisions, service public, et TF1, ainsi qu'à l'A*P, en mars.

    Thierry J., 51 ans, sans profession et membre d'un club de tir local, a été interpellé à son domicile à Hérépian (Hérault) en raison d'une concordance entre son ADN et l'ADN qui avait été extrait par la police scientifique des quatre premiers courriers envoyés par la mystérieuse "cellule 34", notamment au maire de Lamalou-les-Bains, commune voisine au nord de Béziers.
    Cet homme, titulaire d'une carte de handicapé Cotorep, avait été entendu la semaine dernière comme témoin, une audition au cours de laquelle son ADN avait été prélevé, a précisé une source judiciaire.
    Le maire d'Hérépian (Hérault), Pierre Bernard, a précisé que le suspect vivait "depuis quinze ans dans un logement social avec son épouse". "C'est un homme fragile qui ne travaille pas et récrimine souvent. C'est vrai que le premier courrier était parti à Lamalou mais nous sommes quand même très surpris", a ajouté M. Bernard.
    Placé en garde à vue, le "corbeau" présumé devrait être rapidement transféré dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) à Paris.

    Cette affaire était devenue une priorité de l'Elysée

    Les enquêteurs avaient une "obligation de résultat" depuis la série d'interpellations infructueuses comme celles de début septembre qui avaient déclenché des protestations contre les méthodes employées par la police, mais avaient eu l’avantage de permettre des prélèvements.

    Lors de la perquisition menée à Hérépian depuis la fin d'après-midi et qui se poursuivait peu après 21H00, les enquêteurs auraient retrouvé de la documentation laissant supposer que le suspect fait bien partie de la "cellule 34" ainsi que des enveloppes similaires à celles reçues par des destinataires de ces courriers menaçants.
    Ces colis avaient été postés de plusieurs villes de l'Hérault: quelques envois sporadiques, inconnus fin 2008, suivis de plusieurs autres à partir de début février 2009 d'un même endroit, à proximité de Béziers.

    Jean Tibéri: le Conseil d'Etat confirme son élection à Paris

    L. Cohen-Solal (PS) ne sera pas maire du Ve par tous les moyens

    La justice a de nouveau tranché

    Le Conseil d’Etat a confirmé 18 septembre 2009 le
    rejet de la demande d'annulation des élections municipales de 2008 dans le Vème arrondissement.
    La juridiction était saisie en appel après un premier jugement du tribunal administratif, le 24 septembre dernier, qui avait déjà confirmé la validité de son élection au poste de maire d'arrondissement.

    Un long feuilleton

    A la différence de Google, aujourd'hui Yahoo! Actualités fait peu cas de l'information... Pour tout dire, PaSiDupes, ne l'a pas encore dénichée.
    La justice a pourtant confirmé la validité de la ré-élection de Jean Tiberi (UMP) en mars 2008 maire du Ve arrondissement, au terme d'une longue procédure qui avait en revanche nourri un flot de dépêches d'agences.

    En 1997, Jean Tiberi avait d'abord été accusé d'avoir organisé à compter de 1989 un système de fraude électorale.
    Le député-maire UMP de Paris (1995-2001) avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à dix mois de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité, dans l'affaire des faux électeurs du Ve. Le procureur avait requis une peine d'inéligibilité d'une durée de cinq ans, un an de prison avec sursis, ainsi que 10.000 euros d'amende.

    Puis, en 2008, le Conseil d'État avait été saisi en appel du jugement du tribunal administratif de Paris du 24 septembre 2008 qui avait rejeté la demande d'annulation des élections des 9 et 16 mars de la même année faite par une trentaine de candidats et d'électeurs du 5e, dont l'adversaire de Jean Tiberi, la socialiste Lyne Cohen-Solal.
    VOIR et ENTENDRE

    Une trentaine d’électeurs et candidats, dont la rivale PS de Jean Tiberi, Lyne Cohen-Solal , avaient attaqué l’élection de l’inoxydable maire du Ve (depuis 1983), et ancien maire de Paris, sur plusieurs points comme les dépenses de campagne, les procurations ou encore la composition des listes électorales.
    Au terme d'un second tour très débattu, Jean Tiberi avait remporté la victoire de la triangulaire de mars 2008 avec 225 voix d’avance, dans une ambiance électrique et sous un tonnerre d'applaudissements mêlé de sifflets.

    A toutes fins utiles, le Conseil d'Etat précise en 2009 avoir "confirmé cette décision sur tous les aspects contestés" de sa réélection de 2008, à savoir la liste électorale, l'établissement des procurations, le compte de campagne de Jean Tiberi.

    Jean Tibéri a donc conservé son poste de maire du Ve arrondissement de Paris
    Avec 45% des voix, il a devancé sa rivale socialiste Lyne Cohen-Solal (44,1%), dont les intrigues ont finalement lassé.

    Justice est rendue
    "Cette décision me donne totalement satisfaction", a déclaré le député-maire UMP du 5e depuis 25 ans.

    Le fair play d'une certaine presse ?

    La presse ne se fait guère l'écho de cette décision de justice qui met un terme aux visées de Lyne Cohen-Solal (ci-contre) sur l'arrondissement.
    Encore des désirs d'avenir brisés...