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dimanche 13 juillet 2014

Un réseau de faux papiers pour immigrés démantélé

Arbre qui cache la forêt: combien de filières en activité?

La police aux frontières a démantelé un réseau qui fournissait des faux papiers à des immigrés clandestins
cap-verdiens 
de la région parisienne et dans le sud de la France, a clamé vendredi le Parquet de Marseille.

Un atelier de fabrication a été démantelé à Nemours (Seine-et-Marne), où les policiers ont saisi plusieurs centaines de faux documents, deux cents supports vierges, des imprimantes thermiques et des ordinateurs contenant des matrices pour fabriquer des "faux d’excellente qualité".

Neuf personnes ont été mises en examen à Marseille, principalement des Cap-Verdiens en situation régulière, et six d’entre elles écrouées entre mai et juin.

L’enquête a débuté au printemps 2013 quand la préfecture des Bouches-du-Rhône a eu des doutes sur la validité d’un permis de conduire portugais qui lui était présenté.
"Douze personnes détenteurs de faux permis ou de fausses cartes d’identité portugaises ont été interpellées à Marseille fin 2013. Toutes ont indiqué avoir acheté leurs papiers par correspondance dans la région parisienne pour des sommes allant de 200 à 350 euros", a indiqué Brice Robin, le procureur de la République de Marseille.
Un total de 47 personnes a été placé en garde à vue depuis le début de l'enquête, qui se poursuit.

Les immigrés illégaux ont indiqué qu’ils passaient commande par téléphone 

Il leur suffisait ensuite d'envoyer leur photo et leur état civil par mail avant de payer par mandat.

Ces faux ont permis des escroqueries à Pôle Emploi, qui chiffre provisoirement son préjudice à 110.000 euros, mais ont aussi d’ouvrir des comptes bancaires et de contracter des crédits sous de fausses identités.

Les faussaires encourent en moyenne 10 ans d’emprisonnement

Mis en examen pour "fabrication de faux documents administratifs et usages" ainsi qu’"aide au séjour irrégulier", l’un d’entre eux a été condamné à 20 ans, un chef d’entreprise cap-verdien de la région parisienne déjà condamné pour les mêmes faits et en état de récidive légale.

La police aux frontières de la zone Sud a démantelé six réseaux de faux papiers en 2013 et déjà cinq cette année, a annoncé son directeur Thierry Assanelli.

Faux permis, carte Vitale falsifiée, fausse carte d'identité...: de 4 à 6 % des documents d'identité présentés en France pour ouvrir un compte en banque ou obtenir des prestations sociales sont des faux ! Une fraude qui, à la vérité, se chiffre en milliards d'euros, selon des experts européens réunis en colloque à Marseille. En 2002, les fraudes avérées à l'identité ont causé un préjudice mondial de 63 md € ! 
Combien à partir de vols de papiers d'identité?
Et sur 42 millions de permis de conduire en circulation, trois millions seraient des faux !

"En France, la fausse identité lèse aujourd'hui État, entreprises et personnes privées : prestations sociales indûment payées, système de soins escroqué, banques qui font crédit à des clients virtuels."
Sans oublier des détenus "incarcérés sous X, la justice ignorant leur identité réelle". Ou les faux papiers pour demandeurs d'asile. En 2004, la Sécurité sociale, alors en déficit de 14 md €, évaluait déjà la fraude à 1 %. La SNCF déplorait 90 % d'amendes impayées et Air France évaluait à 30 M€ les faux billets d'avion et fausses identités.
En 2010, 3,61 % des pièces produites pour ouvrir un compte bancaire ou une assurance-vie "présentent des anomalies plus ou moins grossières". Le député UMP Dominique Tian évaluait à 20 md € le préjudice de la Sécurité sociale, dont 17 pour l'UNEDIC (assurance chômage).

Quarantaine à cinquante millions détournés chaque année par ceux qui assurent que la France leur doit tant...

samedi 1 février 2014

Syrie: la politique de Hollande incite nos jeunes au djihad; Fabius poursuivi en justice

Fabius a-t-il motivé les départs des mineurs français en Syrie?

Les d
eux apprentis djihadistes de Toulouse sont maintenant mis en examen

Les deux adolescents stoppés en Turquie dans leur projet de combat en Syrie au côté des rebelles ont été mis en examen vendredi soir à Paris, a-t-on appris de source judiciaire. Présentés à un juge d'instruction antiterroriste, ces jeunes de 15 ans et 16 ans ont été laissés en liberté sous contrôle judiciaire, alors que le ministre des Affaires étrangères  de Hollande Laurent Fabius est lui-même à la pointe du combat diplomatique contre le régime légitime d'Bachar el-Assad.

L'information judiciaire a été ouverte du chef de participation à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
Me Yassine Bouzrou, l'avocat de Yacine, 15 ans, a contesté la mise en examen de son client sur la base de cette qualification. "L'infraction n'est pas constituée", a-t-il fait valoir, estimant que dans l'Europe de Schengen se rendre en Syrie n'est pas interdit. "S'il n'y a pas de mise en examen, le dossier tombe."
Selon lui, son client "a du mal à comprendre la tournure que prennent les choses" et le père de famille "est dans la plus totale incompréhension. Il a vraiment collaboré avec la DCRI et il a l'impression que la situation se retourne contre lui."

Les enquêteurs cherchent à en savoir plus sur leurs motivations et les réseaux  éventuels d'appui logistique dont ils auraient bénéficié pour financer leur voyage.
Les deux adolescents ont donc été d'abord placés en garde à vue à Toulouse mercredi, puis transférés jeudi dans les locaux de la Direction générale de la sécurité extérieure (DCRI), près de Paris, pour y être interrogés.

Valls annonce des (demi-) mesures

Les policiers disent chercher à comprendre comment les lycéens en sont venus à se porter "candidats au djihad" et à identifier une éventuelle filière.

La tendance est maintenant de nier l'intention de djihad
Ainsi, trois jeunes autres Français, âgés de 25 à 30 ans au moment des faits, en 2012, et soupçonnés d'avoir projeté de combattre le régime syrienau côté des rebelles islamistes ont comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris, niant tout projet de djihad.
Alors que "les deux copains d'un lycée de Toulouse", selon les termes du Parisien, sont partis le 6 janvier pour se battre avec les djihadistes, comme le rapporte la Dépêche du Midi, l'un des pères déclarait que son fils a "subi un lavage de cerveau sur internet depuis décembre". Le 17 janvier dans Le Parisien, le père racontait encore que son fils Hakim (prénom de camouflage) " a appelé mardi de Syrie. Il est là-bas en ce moment et la situation est très particulière. Ils ne combattent même plus contre les forces de Bachar Al-Assad mais se battent entre eux, entre djihadistes au sein d’un conflit intrareligieux. Il est avec des combattants d’Al-Qaïda."
Aujourd'hui, les deux mineurs toulousains affirment, quant à eux, qu'ils étaient en mission de reportage, pour l'un, et  d'action ...humanitaire, pour l'autre.

Manuel Valls compte mettre en place d'un service d'alerte pour les familles, afin de faire face au phénomène des départs de jeunes Français vers la Syrie pour y combattre Bachar al Assad, a-t-il annoncé jeudi.
Le ministre de l'Intérieur dit aussi préparer "un certain nombre de propositions" avec les services de renseignement et qu'il va présenter prochainement au président de la République, d'après ce qu'il a précisé devant les députés français.

Le ministre s'est surtout défaussé de sa responsabilité sur les familles 
Sans jamais mettre en cause le rôle des mosquées, dont celle de Toulouse-le Mirail, dont l'imam d’origine malienne, Mamadou Daffé, un chercheur en micro-biologie, salarié du CNRS, est précisément connu pour ses prêches "modérés" appelant, par exemple le 19 avril 2013, à "tuer bien" et à "égorger bien" (lien PaSiDupes).
Lorsque Mohamed Merah fut l'auteur d'une fusillade à l'école juive de Toulouse, l'imam en question ignorait-il que le délinquant était un terroriste islamiste ? (lien PaSiDupes)
Il a été embrigadé par un dangereux réseau de recruteurs, rapporte le Parisien à propos de Hakim: "Il existe des réseaux de recrutement et d’endoctrinement structurés qui forment des jeunes et les envoient au front. Il faut en avoir conscience et ne pas se dire que cela n’arrive qu’aux autres," dit le père du lycéen toulousain.

"Il faut qu'il y ait une prise de conscience des familles, un éveil de ces familles, face à des phénomènes qu'on peut détecter", a lancé Valls,  le ministre qui décore l'imam intégriste de Bordeaux. Une fois convaincu de sa mission sacrée, l'adolescent a utilisé la carte bancaire familiale pour réserver deux billets d'avions vers la Turquie, la principale porte d'entrée dans le conflit syrien, ajoute Le Parisien. "Il n'a eu besoin que de son passeport pour quitter le territoire car les mineurs n'ont plus besoin depuis janvier 2013 d'une autorisation de sortie du territoire signée par les parents."

Manuel Valls a rappelé que 2.000 à 3.000 Européens étaient concernés par ces filières et "autour de 600 à 700 Français ou résidents en France, dont 250 sont aujourd'hui sans doute en Syrie et 21 sont déjà morts sur place." Qu'à fait Valls qui dénombrait déjà "une douzaine de mineurs français qui combattent en Syrie", il y a quelques jours.
Le père de l'adolescent lance même un appel à lutter contre ces extrémistes qui auraient recruté, selon le ministère de l'Intérieur, au moins 400 djihadistes français (à la mi-janvier). "Ces jeunes sont des proies faciles car pour eux, comme pour mon fils, ils croient porter la parole de l’islam et défendre le peuple syrien. Ces gens, à la tête de ces réseaux, je les hais, ils salissent l’islam et les musulmans. C’est inacceptable et je ne pardonnerai jamais", dit-il. 
La pochette blanche de Laurent Fabius en a-t-elle frémi au vent de l'Histoire ?

Et la "
prise de conscience" de Laurent Fabius ?

"La France entend être à la pointe de l'action contre Bachar el-Assad"
, a lancé Laurent Fabius, ministre autonome des Affaires Etrangères en marge du gouvernement Ayrault, dans sa conférence de presse de juin 2012.
Pour condamner le pouvoir de Damas et annoncer un renforcement de la pression internationale, Fabius a décrit Bachar el-Assad en "bourreau", en " prébendier à la tête d'un groupe d'assassins" et "un régime de mort et de sang". Laurent Fabius use de termes extrêmement violents et mobilisateurs de jeunes français, affirmant encore, en visite à Ramallah en Cisjordanie, pochette immaculée au vent, que tout indique que le régime syrien de Bachar el-Assad a perpétré une attaque chimique cette semaine près de Damas.
A la vérité, les gaz neurotoxiques qu'Assad est accusé d'avoir utilisés contre des rebelles, ont épargné sélectivement les personnels internationaux à leurs côtés...
L'activisme diplomatique de Fabius a conduit 21 Français à la mort en Syrie.

Plainte contre Laurent Fabius en Cour de Justice
Trois citoyens syriens ont déposé une plainte devant la Cour de Justice de la République française contre Laurent Fabius, pour complicité de menaces de mort, de violation de domicile, de dégradation et de destruction, de mutilation, d’assassinat, de séquestration, d’enlèvement, de détention et d’atteinte à l’intégrité du cadavre à raison de sa supposée non-appartenance à une religion déterminée.

Les plaignants, Mme Al Kassem, MM. Al Ibrahim et Salim, considèrent que Laurent Fabius, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, a commis des abus d’autorité visant à délégitimer les Syriens luttant contre le terrorisme et à légitimer, voire à légaliser, l’usage du terrorisme contre des civils en raison de leur supposée non-appartenance à l’islam sunnite.

Ils sont défendus par un Collectif international d’avocats, dont plusieurs membres se sont rendus en Syrie où ils ont pu constater les crimes commis par les djihadistes internationaux soutenus par M. Laurent Fabius.

La Cour de Justice de la République est l’instance constitutionnelle apte à juger les crimes commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions.

VOIR et ENTENDRE le journal télévisé syrien en français, notamment à partir de 5'12'':

samedi 11 janvier 2014

Un clandestin guinéen se noie en sautant d'un bateau au large de Marseille

Filière clandestine à Marseille, la Lampedusa française

Deux guinéens sont arrivés clandestinement par mer

L'un d'eux s'est noyé vendredi en sautant d'un bateau au large de Marseille. 
Son corps a été découvert au fond de l'eau par des plongeurs de la gendarmerie.  

Les deux clandestins guinéens étaient entrés vendredi à bord d'un porte-conteneurs italien de la compagnie Ignazio Messina, le Jolly Marrone. Après avoir été découverts par la Police aux frontières (PAF) à leur arrivée , ils ont été laissés à bord du cargo, qui a appareillé le jour même pour Barcelone.

Mais les jeunes hommes ont sauté à la mer à la sortie du port de Marseille, vraisemblablement pour tenter de gagner la rive à la nage. L'un d'eux a été rapidement retrouvé, sain et sauf, mais l'autre  âgé de 18 ans n'a pu être  sauvé. Son cadavre a été repêché par des plongeurs de la gendarmerie samedi en milieu d'après-midi, près de la digue du port. 
Le Guinéen survivant a été placé en zone d'attente au centre de rétention administrative (CRA) du Canet.

La LDH exploite le drame

"Un réfugié guinéen désespéré se noie dans le port de Marseille.
Ce nouveau drame devrait rappeler (au ministre de l'Intérieur Manuel) Valls ce que peut être l'une des conséquences de sa politique inhumaine", a lancé Joël Aparicio, président de la section Istres Ouest Provence de la Ligue des droits de l'Homme.

La Guinée est une république dont
le président, Alpha Condé, a enseigné en France et adhéré au SNES, avant de co-fonder le Mouvement national démocratique (MND) devenu l’actuel RPG (Rassemblement du peuple de Guinée)
En juillet 2011, l'ONG Reporters sans frontières publie un rapport dans lequel elle demande à Alpha Condé, élu en 2010, "d'affirmer publiquement son attachement à la liberté de la presse et au respect du pluralisme des media", tandis que la France l'appelle à ne pas entraver la liberté de la presse et à organiser des élections législatives dans les meilleurs délais.

samedi 9 mars 2013

Mali: un djihadiste français fait 4 victimes civiles

Franco-malien, le djihadiste est en garde à vue à Tombouctou

Des français, islamistes "présumés", ont tué quatre civils français 


En France, une certaine presse
stigmatise les "croises anti-islam"

"Des hommes armés" sont les auteurs de la tuerie, "en brousse", dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 mars 2013 dans le nord-ouest du Mali. "Nous croyons que ce sont les islamistes qui ont fait ça pour voler la voiture des gens tués", a-t-il assuré le maire de la localité de Tonka. Une source officielle malienne a également mis en cause les islamistes. Quant aux motifs...

Occupée, comme le reste du nord du Mali, par des islamistes armés pendant neuf mois en 2012, la cité mythique de Tombouctou a été libérée fin janvier par l'armée malienne appuyée par l'armée française, selon la version officielle et c'est sans doute pourquoi les fanatiques s'en sont pris à des Français, plutôt qu'à des Maliens... Depuis le début de l'intervention française engagée le 11 janvier contre ces djihadistes alliés à al-Qaidalors, la situation était demeurée calme dans cette région, contrairement à la zone de Gao, la grande ville du Nord, théâtre notamment d'attentats-suicides, et surtout au massif des Ifoghas dans l'extrême nord-est, où des soldats français et tchadiens combattent les islamistes qui s'y sont retranchés.

Deux djihadistes français recensés ...pour l'instant

C'est Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, qui a annoncé depuis le Mali vendredi sur Europe 1 qu'un djihadiste français a été fait prisonnier ces derniers jours dans la vallée de l'Ametettaï au Mali où les forces franco-tchadiennes mènent une offensive contre les groupes islamistes armés. "[Il] va être extradé vers la France dans les moments qui viennent", a-t-il déclaré en lieu et place des autorités maliennes.
br>Concernant l'autre djihadiste français présumé, arrêté en novembre au Mali et expulsé mardi vers la France, il s'agit d'un homme qui était "recherché par les services de police qui a été retrouvé par la police malienne", a précisé le ministre de la Défense. Cet homme de 25 ans originaire d'Aubervilliers, Bouches-du-Rhône  en Seine-Saint-Denis, a été placé en garde à vue dans les locaux de la DCRI (Direction centrale du renseignement Intérieur), et déféré vendredi au Parquet de Paris. Il pourrait être mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Une mesure de contrôle judiciaire décidée dans une autre affaire antiterroriste lui interdisait théoriquement de quitter la France.



L'homme en question,
Ibrahim Ouattara, 24 ans, avait été arrêté au Mali début novembre près de Mopti alors qu’il tentait de gagner, en autocar, Tombouctou alors aux mains des islamistes d’Aqmi et d’Ansar Dine.

Déjà mis en examen en 2010 pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme - il était notamment question d’assassiner Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande mosquée de Paris - et connu pour avoir essayé de rejoindre par le passé plusieurs zones sensibles comme le Yémen, la Somalie et le Pakistan, Ibrahim Ouattara avait réussi à gagner le Mali, via le Portugal, alors qu’il était placé sous contrôle judiciaire.

"Cela montre qu'il y avait là la constitution d'une espèce de filière terroriste de guerre qui pouvait accueillir certains jeunes en quête d'un destin radical, comme certains ont pu aller auparavant en Afghanistan ou en Syrie", a souligné Jean-Yves Le Drian. 
Depuis, François Hollande a toutefois refusé de parler de "filière", évoquant plutôt "un certain nombre de concitoyens perdus, parfois travaillés par des milieux extrémistes et fondamentalistes, qui peuvent se retrouver sur un certain nombre de théâtres d'opérations". 

Rue Myhra:
prière de rue
Maliweb accuse : " L’arrestation du Français [franco-malien, en France...] Ibrahim Ouattara a relancé le débat sur l’encadrement des jeunes tentés par le djihadisme." Le site malien commente en ces termes la situation faite en France à la diversité: "Mal intégrés dans le système, les jeunes banlieusards français d’origines maghrébine et négro-africaine seraient donc progressivement devenus une proie facile, des instruments aux mains des groupes terroristes, au cœur même de l’Europe.

Enfants d’Afrique et d’ailleurs, nés en Europe, ils semblent convaincus à ce point d’être à l’étroit dans l’espace occidental qui les marginalise, qu’ils ne résistent plus aux offres alléchantes des "fous d’Allah", décidément prêts à tout."

Les autorités françaises estiment qu'une dizaine de djihadistes français ou franco-africains sont partis au Sahel pour rejoindre des combattants islamistes. Plusieurs ont été arrêtés dans la bande sahélienne ces derniers mois, notamment Cédric Labo Ngoyi Bungenda, un Franco-Congolais de 27 ans, interpellé en août 2012 par la police nigérienne. 

Au Mali, "ils sont peu nombreux, pour l'instant, nous n'en avons identifié que deux", a déclaré le très perspicace ministre de la Défense.

Les deux binationaux conserveront-ils leur passeport français ?


lundi 26 mars 2012

Nice: arrestation d'islamistes en partance pour l'Afghanistan

Décembre 2011: une trentaine de jeunes interceptés le jour de leur départ pour l'Afghanistan.

Recrutés par un braqueur devenu ...prédicateur d’un islam radical,

Ces jeunes que choie F. Hollande devaient partir de Nice le 9 décembre 2011
, direction l’Afghanistan.
C'est un contrôle d’identité le jour même du départ qui a mis fin au projet, comme le révèle lundi 26 mars Nice Matin. "Ils devaient s'envoler pour Tunis et rester quelques mois en Libye. Mais c'est l'Afghanistan qu'ils voulaient rejoindre", raconte un habitant de quartier Bon-Voyage à Nice.

A l'origine du projet de cette trentaine de jeunes : Omar, un Sénégalais de 37 ans, un braqueur devenu prédicateur d’un islam radical.
C'est dans des squats du centre-ville ou sur internet qu'il a véhiculé sa lecture radicale du Coran. Il a notamment posté des vidéos qui "légitiment voire magnifient le jihad", raconte le quotidien.


Des "liens" avec Mohamed Merah

"Omar le Niçois" attire l'attention des services de renseignement français : il appartient à Forsane Alizza, une organisation islamiste dissoute par Claude Guéant le 29 février.
Finalement, c'est un banal contrôle d'identité qui mettra fin au "voyage initiatique". Le 9 décembre, Omar est interpellé devant la gare Thiers à Nice où il venait récupérer deux "frères fidèles". Et c'est une affaire de droit commun, un trafic de pièces de voitures, qui le conduira sous les verrous.

Qu'allaient faire cette trentaine de jeunes en Afghanistan ?

L'enquête de Nice Matin ne le dit pas. Mais selon le quotidien, des "liens" auraient ainsi été mis en évidence entre "Omar le Niçois" et Mohamed Merah, l'auteur revendiqué des tueries de Montauban et Toulouse, qui a fait sept morts en huit jours.

mardi 5 avril 2011

Les filières des faux produits halal

“Fraudes et escroqueries au nom de l'Islam”




Le bouc émissaire de l'islamophobie est
un agneau halal



Le business du halal


C'est un marché extrêmement florissant qui vaut 5 milliards d’euros. Il attire donc l'attention et aiguise les appétits. Lien L'Express

Mais l’envers du décor a été mis en pleine lumière par un récent documentaire de Canal + dans le cadre du magazine « Spécial investigation », soulevant un coin du voile sur les dessous d’un business en plein boom pas si pur que cela.

Le ver serait donc dans le fruit juteux. De traces de porc aux volailles abattues mécaniquement, en passant par l’absence de réglementation et le foisonnement de pseudo-organismes de certification halal, l’enquête journalistique dissipe tous les doutes : les abus sont légion, et la fraude, une pratique coutumière.

VOIR et ENTENDRE la 1ère partie d'un reportage de Canal+ (1/3):
Une vieille tradition de fraude
En 2007, il avait fallu plus de trois mois pour démanteler une mafia du faux hallal.
Trois entreprises hollandaises ( très grand abattoir de bovins Brada) et françaises ( transformation de viandes Charal et grande distribution Carrefour). Elles étaient si bien organisées pour la fraude et les tromperies dans des pays européens qu'elles ont réussi à imposer leurs produits “dont ne voudraient pas les chiens ..” aux consommateurs musulmans d'Europe et d'ailleurs.
Trois mois d'investigations, de persévérance et de patience, mais aussi d'intimidations et de menaces, voire de calomnies, avant de parvenir à recouper les informations, les confirmer par des preuves et documents irréfutables. A la croque au sel, ils dévorent les fouineurs, à la scie ils les dénigrent.

Le fameux “guide” de Brada qui assure le “100 % hallal”. Balivernes !
Pour éviter le dépôt de bilan, l'abattoir hollandais avait investi dans le marché des viandes hallal mais en recourant à la fraude.
En Europe, l'égorgement des bêtes, appelé “abattage par saignée”, n'est autorisé que par dérogation pour les juifs et les musulmans. Pour ce faire, les abattoirs autorisés doivent être équipés, notamment d'un “piège” appelé communément “tonneau” dans lequel le bovin est introduit afin que son débattement se fasse à l'intérieur du “piège” pour éviter des accidents. Or, le 8 décembre 2005, les services vétérinaires hollandais sont formels : “L'abattoir ne bénéficie d'aucune autorisation ou dérogation pour pratiquer l'abattage rituel hallal”.

Chez Brada on peut tout visiter, sauf le lieu d'abattage de vieilles bêtes de piètre qualité : il faut se satisfaire de l'affirmation: “nous égorgeons selon le rite islamique” et la promesse de documents 'en bonne et due forme': “Nous vous délivrerons des certificats de contrôle hallal”. De prime abord, le certificat est tout à fait réglementaire car il est signé et cacheté par Abd El Moneïm Mustapha Al Chaman, le directeur du bureau de contrôle hallal. (Ce n'est pas le cas en France et en Belgique où les “certificats” portant l'intitulé d'organismes de contrôle sont signés par le sacrificateur avec cachet de l'abattoir, ce qui n'est pas conforme, puisque le sacrificateur n'est pas un contrôleur”.Mais Brada ne pratique pas l'abattage hallal rituel.

Ce bureau de contrôle hallal est situé au sein même du consulat de Syrie à La Haye. Al Chaman assure qu'il n'a aucune relation avec cet abattoir et que le certificat remis par Brada est un faux.

Où en est la filière du faux halal ?

2007, c'était il y a tellement longtemps... Mais en octobre dernier, il n'y a donc pas six mois, un documentaire de C+ dénonçait encore des dérives du business hallal

Ce documentaire de Canal+ le lundi 11 octobre 2010 sur les dessous du business halal dénonce les dérives et les abus.

Voici la deuxième partie de l'enquête du magazine "Spécial investigation", signée Feurat Alani et Florent Chevolleau, qui montre comment l'absence de réglementation et la multiplication des organismes de certification halal douteux autorisent les fraudes les plus graves.
Ainsi, une analyse pratiquée sur des bonbons certifiés halal de la marque espagnole Fini a permis de détecter dans leur composition la présence de gélatine de porc.

De même, une enquête dans une usine d'abattage de poulets de la marque Doux permet de découvrir que les volailles certifiées halal sont anesthésiées et abattues mécaniquement, contrairement aux règles religieuses musulmanes.

Autre exemple à Rungis, où le volume de la viande halal a doublé en 10 ans. Faute de contrôle, il est possible de se procurer des certificats de complaisance, comme en témoigne un vendeur interrogé dans le documentaire.
"C'est du business tout ça, je sais comment ça se passe dans certaines boucheries soit disant halal, la viande est achetée a Rungis et ils nous font croire que c'est hallal alors que ça ne l'est pas. (faux tampons halal, etc, etc ...) les mecs tout ce qu'ils voient , c'est la rentabilité, point barre."


VOIR et ENTENDRE la deuxième partie (2/3):

VOIR et ENTENDRE la troisième et dernière partie du reportage (3/3):

Les restaurants Quick ne se laissent pas impressionner

Non seulement Quick n’a pas abandonné le halal, mais que 14 restaurants sont passés au « halal » dès le 1er septembre dernier
, dont 8 dans les villes suivantes :
- Chelles (77)
- Sevran (93)
- La Courneuve (93)
- Rosny-sous-Bois (93)
- Créteil (94)
- Strasbourg (67)
- Reims (51)
- Creil (60)
Les villes de Lille, Bordeaux et de nouveau Marseille étaient aussi concernées. En revanche, aucun des restaurants parisiens n’a été sélectionné.

Depuis le passage au « halal », les huit restaurants qui ont défrayé la chronique avant les élections régionales ont évité la fermeture. Mieux, le chiffre d’affaires de chacun de ces restaurants a littéralement explosé. Un succès rapide, dont l’ampleur a surpris le groupe Quick lui-même.

L'intoxication d'un jeune par un restaurant Quick et sa mort n'ont d'ailleurs pas suffi à dégriser la chaîne de restaurants de la Caisse des Dépôts et Consignations.

mardi 22 septembre 2009

Le réseau No Border: des activistes

Mieux connaître ' No Border '
No Border est un réseau associatif européen fondé en 2000.
Ses activistes militent pour la liberté de circulation pour tous et la fin des frontières et des contrôles migratoires.
Entre autres soutenu par les
anarcho-syndicalistes de la CNT (Confédération nationale du travail), son axe de lutte est la liberté de circulation au sein de l'Espace Schengen, mais s’oppose en fait à toute politique de contrôle de l'immigration et singulièrement extérieure à l’Espace, avec et sans papiers. No Border se présente d’ailleurs en mouvement radical contre les systèmes de contrôle qui divisent citoyens et non-citoyens.
No Border milite pour la régularisation des
étrangers en situation irrégulière et la fermeture des centres de rétention administrative.
Le réseau organise chaque été des campements de plusieurs jours à proximité des frontières. En
France, le réseau était représenté jusqu'en 2005 par le Collectif Anti-Expulsion (CAE), des autonomes. À partir de 2003, les extrémistes du CAE se concentrèrent sur une campagne contre la construction de nouveaux centres de rétention administrative : elle était en fait dirigée plus particulièrement contre la société Bouygues. Suite à une chute du nombre de ses participants, le CAE s'est auto-dissout en 2005.Un campement No Border a été organisé à Strasbourg en août 2002. En 2004, le réseau avait organisé la première journée internationale d'action « Europe sans frontières » pour la régularisation des « sans-papiers » et l'ouverture des frontières : cette action a été suivie dans 50 villes de 11 pays d'Europe.
Du 23 au 29 juin 2009 , le réseau No Border avait organisé un camp à Calais, dans un parc de l’Est, dans le but de mettre en lumière la situation des
migrants qui s’y sont établis dans l’illégalité et vivent dans des conditions misérables, en attendant de pouvoir rejoindre l'Angleterre.
Le camp No Border de Calais était un projet mené par des militants français et belges, et des groupes de soutien français, en coopération avec le réseau No Borders britannique, dans la tradition des camps No Border organisés dans le monde entier depuis une quinzaine d'années: outre Strasbourg en 2002, en Angleterre en 2007, à la frontière américano-mexicaine ou en Ukraine, en 2007 également.
«La notion de camp est associée à Sangatte [fermé en 2002] dans l'esprit des migrants. Certains nous ont dit qu'ils espéraient obtenir des papiers en rejoignant ce campement», confiait alors Mériem.
Ils auraient été une petite centaine à Calais, selon des témoins sur place, 250 selon Meriem.
Les associations d'aide aux migrants qui travaillent à Calais n'avaient pas souhaité s'associer au camp des extrémistes de No Border. «Ces militants prônent la suppression des frontières et la libre circulation des personnes. Ce sont des thématiques qui ne sont pas les nôtres», explique Vincent Lenoir, de l'association Salam (cf. lien PaSiDupes). Pourtant, le samedi 27 juin, un certain nombre d'organisations politiques et syndicales se sont associées à la manifestation, dont Terre d'errance.

Le 2 mars 2009, le ministre Éric Besson avait fait allusion à des liens entre les bénévoles et des passeurs à propos de l’affaire Monique Pouille, une militante de Terre d'errance à Norrent-Fontes.
« D'autres éléments nous font penser qu'il n'y avait pas que des recharges de téléphones portables. On ne place pas des bénévoles en garde à vue sur un abus de pouvoir », avait-il expliqué à propos de l'activité de "l'icône de l'humanitaire", selon la Voix du Nord. Avec aussi le concours de Réseau sans Frontières (RSF) et des sites de Sa Cynique Majesté Royal (cf. le 77500)

"Pour qu'une personne puisse être mise en cause par la justice, il faut qu'elle entre dans la filière d'immigration clandestine et qu'elle apporte volontairement son aide à l'entrée ou au séjour illégal". "Par exemple en apportant de l'argent au passeur pour le transport ».

lundi 21 septembre 2009

La « jungle » de Calais: fermeture imminente

Fallait-il laisser se développer ce no man's land sordide ?


Eric Besson a annoncé le 16 septembre sur TF1 la fermeture d'une zone située près du port de Calais où vivent plusieurs centaines d'immigrés clandestins, dont le but est de passer illégalement en Angleterre, et baptisée "jungle", en raison des conditions de vie très précaires de ces migrants, comme au temps de Sangatte. "Ce sera avec le préfet sur place que nous déciderons; en tout cas ce sera avant la fin de la semaine prochaine", a-t-il indiqué.


Une situation insupportable
Le ministre français de l'Immigration explique qu'un récent rapport sur cette zone fait apparaître une remontée très forte de la délinquance dans cette région, après plusieurs années d'accalmie due à la fermeture du centre de Sangatte en 2002.
"Depuis deux ans, les filières clandestines ont reconstitué une nouvelle plaque tournante du trafic d'êtres humains, à proximité directe du port de Calais", observe-t-il.
"Il s'agit d'une zone de non-droit, où les passeurs entendent faire la loi, rackettent et brutalisent les migrants, et les font vivre dans des conditions indignes", ajoute Eric Besson. Le ministère assure que "depuis six mois, un squat ou campement est fermé chaque semaine" et que "30 filières clandestines ont été démantelées", tandis que dans le cadre d'une "aide humanitaire aux migrants les plus fragiles" 170 demandes d'asile ont été enregistrées depuis le 1er janvier, "avec délivrance d'un titre de séjour provisoire et d'un hébergement".

Le ministre venu du Parti socialiste, dénonce en outre les agressions subies chaque jour par les habitants de Calais et s'inquiète d'une épidémie de gale parmi les centaines de personnes qui vivent dans des campements de fortune proches de Calais, une ville de 75.000 habitants (2006).
"Au total, il y avait environ 700 personnes dans ce village clandestin il y a trois mois. Il en reste aujourd'hui environ 300", précise le ministère.
Les campements ont été installés dans un petit bois principalement par des Afghans, candidats au passage clandestin en Grande-Bretagne.

Le mythe de Sisyphe ?
La France s'attelle-t-elle à une tâche impossible ?
Le ministre avait annoncé en avril que la "jungle" serait démantelée "avant la fin de l'année", suscitant l'inquiétude des associations militantes d'aide aux migrants sur les conditions de cette opération.

Le sort des sans papiers
Venant pour la plupart de pays déchirés par des conflits, comme l'Afghanistan ou l'Irak, mais aussi bien des Érythréens, Somaliens, Soudanais, Iraniens, Nigérians ou Kurdes, chacun se verra proposer une "solution individuelle" après la fermeture de cette zone, les choix proposés étant le "retour volontaire", la demande d'asile ou l'expulsion.
"Si la situation en Afghanistan ne le permet pas, il n'y aura pas de retour forcé" dans ce pays, a-t-il toutefois affirmé. Eric Besson rappelle que 180 personnes ont accepté la formule d'un retour volontaire dans leur pays.
Bien que le ministre ait énoncé des mesures d'accompagnement, l'abbé Jean-Pierre Boutoille, du collectif d'associations humanitaires C-Sur a prétendu qu' "il est ridicule, comme ça été fait jusqu'à présent (...) de démanteler un squat sans alternative".
"Sortis de la jungle, les Afghans partiront à 100 ou 200 m de là. Depuis la fermeture de Sangatte, les squats sont régulièrement vidés et fermés, ça ne change strictement rien", a-t-il prédit, estimant avec le plus grand sérieux qu'il fallait au contraire prendre le temps d'informer les migrants sur leurs droits.

Jack Lang déplore le démantèlement de la "jungle" à Calais.
Bernard Kouchner approuve la décision de démanteler la "jungle" à Calais

Le ministre dans la 'jungle'

"Ce démantèlement de la jungle, ce n'est pas la fin de la lutte contre les filières clandestines à Calais", explique le ministre. "C'est une étape importante, parce que nous allons casser le principal outil de travail des filières clandestines dans la région. Mais d'autres opérations suivront, partout où les réseaux clandestins chercheront à se réinstaller".

  • Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est officiellement établi début juin à Calais dans le but d'aider les migrants qui cherchent à rejoindre clandestinement la Grande-Bretagne à déposer des demandes d'asile en France.

  • En juillet, un comité de pilotage franco-britannique destiné à mieux lutter contre l'immigration irrégulière entre les deux pays a été également installé à Calais. Il comprend une quarantaine de policiers et de responsables administratifs (affaires étrangères, douanes, portuaires...) des deux pays.