POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est 'jungle'. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 'jungle'. Afficher tous les articles

mardi 30 octobre 2012

Nantes: l'aéroport de Ayrault crée de fortes turbulences

Notre-Dame-des-Landes: vifs affrontements mardi en vue des premiers travaux



Nous ne sommes pas dans la Syrie de Bachar al-assad:

mais à Nantes sur le site de

l'aéroport de Ayrault




Défendu de longue date par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, le projet d'aéroport Grand Ouest,  continue de diviser la population. 
Les opposants déplorent que la concertation promise par le candidat Hollande ne se vérifie pas plus sur ce terrain que sur les autres.

De vifs affrontements se sont déroulés entre forces de l'ordre et opposants.

La préfecture de Loire-Atlantique a encore comptabilisé des blessés, six légers, côté forces de l'ordre mardi, mais n'a pu assurer si les affrontements avaient fait des blessés côté opposants à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, déclarant qu'il n'y aurait "pas eu de demande de secours reçue au 18".  Les Echos du 31/10 (07:00) rapportent toutefois que les opposants signalent au moins trois blessés dans leurs rangs. 

Au moins trois personnes ont été blessées.

Les affrontements font suite à une nouvelle opération d'évacuation d'adversaires du projet, lancée à l'aube par les forces de l'ordre, afin de "permettre les travaux préparatoires prévus début 2013", préalables à la construction de l'équipement dont l'ouverture est prévue en 2017, selon la préfecture.

"Ces interventions se sont déroulées face à des opposants très déterminés dont le nombre a notablement augmenté ce week-end (...) Les forces de l'ordre ont du faire face à de violentes attaques par jets de projectiles et éloigner les groupes d'assaillants par l'usage de lacrymogènes", si on en croit un communiqué de la préfecture.



Mardi matin, les forces de l'ordre ont poursuivi l'opération, commencée le 9 octobre, d'évacuation puis de destruction des lieux susceptibles de servir de base aux manifestants. Elles se sont d'abord concentrées sur le site appelé Le Sabot, devenu un lieu de vie dont les habitants se sont lancés dans les cultures maraîchères, pour démontrer la qualité des terres sacrifiées par le projet, et considéré comme un site emblématique de l'opposition au projet d'aéroport.


Appuyées par un très important dispositif, les opérations se sont ensuite focalisées sur La Saulce, un autre site occupé par les opposants.

Partie de bras de fer

Dans la matinée, une vingtaine de tracteurs, qui étaient arrivés à proximité du Sabot, ont été contraints de faire demi-tour sur ordre des forces de l'ordre. Ce rassemblement, "non-violent", selon la préfecture qui la distingue de l'"opposition radicale violente" qui a suivi, était programmé depuis plusieurs jours en soutien aux agriculteurs menacés par ce projet, prévu sur un terrain bocager préservé. L'annonce de cette évacuation avait filtré dès lundi soir. Dans cette perspective, les opposants avaient creusé des tranchées et érigé des barrages pour ralentir la progression des forces de l'ordre.

Une quinzaine d'élus Europe Ecologie Les Verts (EELV) étaient présents mardi sur les lieux, malgré le silence de leurs représentants au gouvernement sur cette question. Les opposants avaient également reçu samedi la visite, non pas d'Eva Joly ou de l'un des membres EELV du gouvernement, mais de l'élu local, Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan.

"La volonté de l'Etat et d'Ayrault (Jean-Marc Ayrault, Premier ministre), c'est de jouer les gros bras sur un projet qui ne se justifie pas. C'est antidémocratique", a affirmé de son côté René Louail, conseiller régional EELV de Bretagne, présent mardi à Notre-Dame-des-Landes. "On aurait pu imaginer que la gauche remette en cause ce type de projets", a-t-il déploré.

J.-M. Ayrault a toujours été le plus ardent défenseur du projet quand il était, maire de Nantes et président de Nantes Métropole et ce, jusqu'à sa désignation à Matignon.
Pascal Durand, numéro un d'EELV, avait laissé entendre lors d'une visite sur le site que l'ancien maire de Nantes, "très attaché à ce projet", changerait peut-être d'avis en tant que Premier ministre "quand arriveront les arbitrages [financiers]".

Partenariat public-privé, avec le groupe capitaliste Vinci en maître d'oeuvre, le projet d'aéroport Grand Ouest est situé à 30 km au nord de Nantes, en direction de Rennes. Il est destiné à remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l'agglomération. 
Outre EELV, il est contesté par le Parti de Gauche et le MoDem.

Aéroport Notre-Dame-des-Landes : "la violence doit cesser", selon EELV

Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) a déclaré mardi que "la violence doit cesser" à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) où les forces de l'ordre se sont lancées contre les opposants à l'aéroport de Ayrault.
"Alors que l'État poursuit avec violence ce qu'il appelle une opération de 'nettoyage' sur le site de Notre-Dame-des-Landes, Europe Écologie Les Verts exige l'arrêt immédiat des opérations de destructions en cours et appelle au retour à la raison", déclare le parti écologiste dans un communiqué.

"L'entêtement irraisonné du gouvernement à poursuivre cette démonstration de force ne peut que produire l'escalade de violence à laquelle nous assistons et qui a ce matin encore provoqué des blessés", ajoute EELV.
"Pour qui sait le lire, l''avis favorable' de la commission d'enquête en charge de l'examen des dossiers d'autorisation relatifs à la loi sur l'eau porte en fait un véritable coup d'arrêt au projet de nouvel aéroport", estime le parti écologiste.
"La commission a en effet émis deux réserves de taille à la poursuite des procédures, et demande expressément que les travaux ne commencent pas avant que celles-ci n'aient été levées", selon EELV.
"La commission d'enquête insiste sur l'urgence de lever ces deux réserves avant le début des travaux, qui entraîneraient des dommages irréversibles", souligne EELV.

Pour Europe Écologie Les Verts, "l'avis de la commission d'enquête doit ouvrir les yeux aux porteurs du projet. L'État doit cesser immédiatement les destructions en cours, qui créent la situation irréversible que craint la commission d'enquête, dans un processus de passage en force mis au service d'un projet inacceptable".

EELV appelle "à la poursuite de la mobilisation contre ce projet inutile sur le terrain et invite toutes les organisations associatives, syndicales et partis politiques à s'unir pour une action de plus grande ampleur".


Onze organisations nationales interpellent Ayrault sur l'aéroport nantais

Une banderole sur une route des Landes pour protester contre la construction d'un nouvel aéroport, le 24 octobre 2012
Onze organisations nationales dont Greenpeace (ONG supra-nationale !), Les Amis de la Terre, Réseau action climat, la Condéfération paysanne ou Attac ont interpellé jeudi Jean-Marc Ayrault  et dénoncé la "brutalité" des expulsions en cours.

"Nous appelons le Premier ministre à remettre en cause ce projet d'aéroport qui aura une incidence significative sur le budget de l'Etat, un impact irréversible sur plus de 2.000 hectares de zones humides et terres agricoles et sur nos émissions de gaz à effet de serre ", ont déclaré les 11 organisations lors d'une conférence de presse à Paris.



Elles apportent "un soutien plein et entier" aux opposants au projet et veulent en faire "un enjeu national".

"Nous appelons avec la plus grande fermeté le gouvernement à cesser les expulsions des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes", ont-elles poursuivi, ajoutant que "le déploiement de force auquel nous assistons actuellement à Notre-Dame-des-Landes ne fait que renforcer notre détermination à contester ce projet d'infrastructure".



Depuis une semaine, les forces de l'ordre procèdent à des expulsions de maisons illégalement occupées et à des destructions de ces habitations.



Une lettre ouverte a été adressée jeudi au Premier ministre Jean-Marc Ayrault par les onze organisations altermondialistes (dont, en outre, Agir pour l'environnement, Générations futures, Solidaires, Fnaut, Paysages de France, ou Droit au logement).
Pour Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace, "ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, c'est un nouveau signal négatif envoyé par le gouvernement à la veille d'un grand débat sur la transition énergétique".

"Après la reprise des forages en Guyane, le départ précipité de Nicole Bricq (ex-ministre de l'Ecologie), les provocations d'Arnaud Montebourg sur le nucléaire et les gaz de schiste et la conférence environnementale qui n'a pas répondu à l'urgence, le débat semble mal parti avant même d'avoir débuté", a estimé le responsable de Greenpeace France. Mais les ministres écolos restent sereins au gouvernement, bateau ivre abandonné à toutes les risées et déferlantes. Un comble, lorsqu'il s'agit de donneurs de leçons de vertu démocratique qui avaient de surcroît promis la concertation...

Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement, "participer à un débat avec parallèlement des interventions policières et des expulsions, ça devient compliqué".

Philippe Colin, porte-parole de la Confédération paysanne, a dénoncé "une contradiction entre les beaux discours sur la volonté de ralentir l'artificialisation des sols et la volonté de prendre possession de ces terres".



L'AFP qualifie de "guérilla bocagère" l'opposition au projet d'aéroport (18 octobre 19:45)




Barrages, barricades, gaz lacrymogènes et cocktail molotov: les abords de la commune de Notre-Dame-des-Landes, ont été le théâtre jeudi d'une véritable "guérilla bocagère" opposant 500 CRS et gendarmes à environ 150 adversaires du projet.



Sur une zone recoupant pratiquement les 1.600 hectares du futur aéroport du Grand Ouest que doit construire Vinci, des barrages de gendarmes filtrent étroitement l'accès depuis qu'ont commencé mardi les évacuations de squats d'opposants.

Dans un chemin boueux encadré de haies, les opposants qui habitent "le sabot", une cabane construite à côté d'un champ maraîcher défriché et cultivé collectivement depuis 18 mois, montrent les photos d'un monceau de cartouches de grenades lacrymogènes. Ils affirment les avoir ramassées après "l'assaut" des CRS mercredi soir, confirmé par l'AFP auprès des autorités.



Depuis mardi, les autorités affirment que les onze lieux qui devaient être dégagés sont "sous contrôle", mais les journalistes ont assisté à d'incessants affrontements autour de barricades posées sur les routes, puis dégagées par les forces de l'ordre, puis remises en places par les opposants dès leur départ.


Jeudi matin, lors de deux nouvelles évacuations, au moins un cocktail molotov a été tiré en direction des forces de l'ordre. La préfecture a annoncé l'interpellation de trois personnes qui ont finalement été relâchées au terme d'un simple "contrôle d'identité".

L'extrême gauche écolo reconstitue une "jungle" de Calais 
Dans un autre lieu "squatté", la "Forêt de Rohanne", jusque-là inaccessible parce que les anticapitalistes qui y avaient construit un campement ne souhaitaient pas être vus, l'assaut a été donné jeudi matin.
D'une grande cabane de plusieurs pièces et deux étages au plus profond d'un bois, il ne reste que gravats qu'écrasent et déplacent les engins de démolition.

Une des occupantes, grimpée dans un arbre à 10 mètres du sol, y est restée perchée, encerclée par les gendarmes avant de finalement accepter de descendre, tétanisée de froid et assistée d'un gendarme escaladeur...
"Si on ne gagne pas une bataille comme celle-là, le monde va se détruire", explique-t-elle une fois au sol dans un français hésitant. "Ils ont détruit la forêt, j'ai beaucoup de rage, on va se battre, on va gagner", ajoute-t-elle.

"Ici c'est le plus grand squat à ciel ouvert d'Europe", raconte une autre jeune femme, venue il y a un an rejoindre cette communauté éparpillée dans une trentaine de cabanes ou de vieilles fermes réhabitées. Dans une cabane juchée à 15 mètres du sol dans un arbre, une occupante anglophone regarde la scène.

"Mais c'est loin d'être fini, la date de notre grande manifestation de réoccupation sera prochainement annoncée", explique Christelle, réfugiée dans la maison d'un habitant "légal" sympathisant, lui-même en voie d'expulsion.

Les journalistes se croient sur un théâtre d'opérations militaires.
Ce n'est pas Beyrouth, mais la couverture du conflit rural s'apparente à un parcours du combattant. Il faut sortir jusqu'à une quinzaine de fois par jour sa carte de presse aux barrages avant d'entendre, comme jeudi: "Passez, mais à vos risques et périls, ils pourraient brûler vos voitures", dramatisent les forces de police.
Il faut ensuite éviter les engins de chantiers, aux sigles et plaques d'immatriculation masqués pour éviter d'éventuelle représailles, affrétés par Vinci pour détruire les maisons et déblayer les gravats.

Puis il faut parlementer, cette fois avec les anti-aéroport, trempés, vêtus de tenues sombres et cagoulés, derrière des barricades faites d'arbres, de vieux meubles, avec un feu derrière pour tenir chaud sous la pluie qui ne cesse de tomber depuis mercredi.

Ayrault cherche-t-il à faire de la région nantaise une Syrie ?  

jeudi 5 mai 2011

Marche des cochons interdite: et la marche des pigeons ?

A Lyon, les arguments du Préfet, c'est du lard ou du cochon ?
C'est tant pis pour les producteurs de porc

Le préfet du Rhône a interdit mercredi une « marche des cochons » qui doit se tenir à Lyon le samedi 14 mai. Les organisateurs de cette manifestation ont deux revendications clairement exprimées sur leur site internet: lien

- L’information du consommateur sur le mode d’abattage des animaux, afin qu’on ne soit pas amené à acheter de la viande « halal » "à l'insu de son plein gré", à cause de son recyclage en dehors des circuits musulmans, sans aucun étiquetage et donc, de surcroît, une traçabilité incertaine. Cela ne fait d’ailleurs qu’appuyer une demande de députés européens.

- La fin du halal et le retour du porc dans les établissements de restauration scolaire.

VOIR et ENTENDRE
Il n’y a donc rien à redire à tout cela. Mais pas pour Jean-François Carenco, préfet du Rhône, dont les arguments rapportés par la presse sont stupéfiants de déni de démocratie et de respect de la liberté d’expression (et donc de manifestation), voire de soumission à un diktat politico-religieux.

Tout d’abord, le préfet trouve l’intitulé de la manifestation « insupportable ». En quoi cette opinion toute subjective et personnelle serait-elle une raison d’interdire ce défilé ?

Dans la même veine, le préfet ajoute : « Cette manifestation islamophobe et provocatrice est une atteinte au consensus de notre République », tout en disant que « la liberté d’expression est un principe fondamental, mais là c’est de la provocation ».

L’islamophobie n’est pas un délit, si tant est que cette manifestation soit « islamophobe ». On a le droit d’exprimer une crainte ou un rejet d’une religion ou de certains de ses dogmes ou pratiques. Et toutes les manifestations sont des « provocations » : la CGT provoque le patronat et le gouvernement chaque 1er mai, les « gay prides » provoquent certains croyants, et aucun préfet ne trouve à y redire, et à juste titre. De plus, selon une jurisprudence constante, la provocation n’est pas délictuelle en soit, même si elle traduit une opinion excessive.

Le préfet craint également des débordements en raison d’une contre-manifestation organisée par un groupuscule d’extrême-gauche. Il précise dans son communiqué : « Les réactions très défavorables [...] au sein d’une partie importante de l’opinion publique lyonnaise [...] permettent de supposer que la contre-manifestation sera composée d’un nombre élevé de manifestants », induisant le « risque certain d’(une) confrontation physique entre les militants ».

Cela voudrait donc dire qu’il faut interdire toute manifestation qui pourrait rencontrer une réaction défavorable importante ? (Reconnaissande de la loi du plus fort? ] C’est la négation du droit d’expression des minorités, si tant est que le préfet puisse apporter la preuve que les Lyonnais seraient davantage hostiles que favorables aux revendications des manifestants. Là encore, ce sont des considérations subjectives et qui n’ont pas lieu d’être de la part d’un serviteur de l’État, qui doit rester neutre par rapport aux opinions des uns et des autres.[Le préfet de tous ?]

Et son argument est extrêmement dangereux, puisqu’il suffirait que quelqu’un organise une contre-manifestation pour faire interdire une manifestation.[Les syndicats sont prévenus !] C’est donc laisser à des groupes de pression, parfois violents, le soin de déterminer qui a le droit de parler et de manifester et qui n’en a pas le droit. Certes, le danger de confrontation existe, mais c’est au préfet d’éloigner les contre-manifestants des manifestants en leur imposant un itinéraire éloigné. Et non de se soumettre à leur diktat totalitaire.

Et je garde le meilleur pour la fin : le préfet Jean-François Carenco estime que la manifestation « met en avant pour la dénoncer une pratique religieuse, ce qui est contraire à la laïcité de la République » et fait ainsi « en quelque sorte l’apologie de la discorde sociale ».

Comme nous l’avons dit, en quoi serait-il condamnable de « dénoncer une pratique religieuse » ? Mais alors il faut interdire les manifestions de Ni putes ni soumises contre l’excision, la polygamie, les mariages forcés ! Mais alors il faut interdire les manifestations contre la visite du Pape !

Ni les religions ni leurs pratiques n’ont de caractères sacrés dans notre République laïque, ou sinon ce serait la soumission à la théocratie. On a le droit de dire que Mahomet est pédophile, que l’abattage rituel est ignoble, que les catholiques qui condamnent le préservatif ou l’IVG sont dangereux, tout comme on a le droit de dire le contraire. Nous ne vivons pas sous le règne d’une quelconque loi religieuse, n’en déplaise à tous ceux qui, depuis Mouloud Aounit jusqu’à Eric Raoult en passant par Dalil Boubakeur, veulent rétablir le délit de blasphème.

Et que vient faire la « discorde sociale » là-dedans, Monsieur le Préfet ? Là encore, tant qu’à faire, interdisons les manifestations syndicales qui jettent la « discorde sociale » entre ouvriers et patrons, interdisons les « kiss-in » qui jettent la « discorde sociale » entre homosexuels et catholiques ou musulmans, interdisons les « marches pour la vie » qui jettent la « discorde sociale » entre opposants et partisans de l’IVG, etc. Ou restons sérieux… Dans une démocratie, il y a des opinions divergentes voire opposées, et prétexter la « discorde sociale » pour interdire les unes ou les autres, c’est ouvrir la porte à une pensée unique obligatoire et… anti-démocratique. Et c’est toujours le déni de démocratie et le fait d’interdire la libre expression qui provoquent des rancœurs porteuses de violence et de trouble à l’ordre public.

Enfin, l’argument que dénoncer une pratique religieuse est « contraire à la laïcité » est tout simplement surréaliste, surtout qu’on nous explique sans cesse que la laïcité ne s’oppose pas à l’expression religieuse. A fortiori, elle ne s’oppose pas non plus à la critique des religions, ou alors ce serait une discrimination à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance à une religion !

Qui plus est, les deux revendications des organisateurs de la « marche des cochons » sont tout à fait en faveur de la laïcité même si elles ne sont pas exprimées comme telles : d’une part avertir quiconque du caractère religieux de la viande qu’il achète, afin de respecter ses convictions religieuses, a-religieuses ou éthiques (souffrance des animaux, non-financement d’un culte) ; d’autre part interdire l’introduction de considérations ou de préférences religieuses dans les écoles laïques de la République, ce qui est d’ailleurs parfaitement conforme à nos lois sur la neutralité des services publics.

Cette décision du préfet du Rhône est donc incompréhensible et contradictoire, à moins qu’il s’agisse d’une double allégeance religieuse bien peu laïque, bien peu démocratique et bien peu républicaine :

- Allégeance à des groupes de pression qui veulent interdire toute critique de la religion musulmane ;

- Crainte de réactions violentes de ces groupes de pression ou de leurs alliés.


Les organisateurs de la « marche des cochons » ont décidé de faire un recours auprès du Tribunal administratif. On ne peut que leur donner raison, et espérer que les juges sauront faire respecter les lois de la République, la laïcité, la liberté d’expression. Et qu’ils ne se soumettront pas à la charia.

Djamila GERARD (
Riposte Laïque)

mardi 22 septembre 2009

Résistance des clandestins de la jungle de Calais

La police a entrepris la fermeture du campement
Annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Immigration, Eric Besson (Lire PaSiDupes), l'opération de démantèlement du vaste campement de migrants sans papiers près de Calais a commencé mardi matin à partir de 7h30.
La police a interpellé 278 migrants, soit près de 50% de mineurs (132), dont le but est de passer en Grande-Bretagne.

Une résistance organisée

A l'approche des forces de l'ordre, des militants alter-mondialistes de No Border ont tenté de s’opposer aux forces de l’ordre en dressant un bouclier humain entre les migrants et la police. Parmi les organisations qui se revendiquent altermondialistes, citons aussi bien la Confédération paysanne (avec José Bové) et les Faucheurs volontaires, que le Réseau Sortir du nucléaire (présent FSE) (France), le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Greenpeace, l’Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP), ATTAC ou Amnesty International. Des photos de résistance ne manqueront pas ainsi d’alimenter les accusations de violences policières…

Les migrants qui avaient reçu des consignes n’ont opposé aucune résistance aux policiers qui les ont interpellés, mais ils étaient protégés et retenus par des militants, qui ont contraint les policiers à les extraire un à un avec détermination Au moins cinq militants ont été interpellés, selon un journaliste d’agence.
Moins de trois quarts d'heure après le début de l'opération, les journalistes et les militants associatifs étaient repoussés à l'extérieur de la "jungle", sous les protestations des activistes de No Border. (LIRE le prochain article que PaSiDupes leur consacre)

Selon les associations d'aide aux migrants, les Afghans qui jouissent d'un régime spécial, devraient être acheminés par bus vers le centre de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais) pour un contrôle de la Police de l'air et des frontières (Paf). Les mineurs isolés devraient ensuite être orientés vers des centres d'hébergement et les majeurs maintenus dans un premier temps en centres de rétention.

lundi 21 septembre 2009

La « jungle » de Calais: fermeture imminente

Fallait-il laisser se développer ce no man's land sordide ?


Eric Besson a annoncé le 16 septembre sur TF1 la fermeture d'une zone située près du port de Calais où vivent plusieurs centaines d'immigrés clandestins, dont le but est de passer illégalement en Angleterre, et baptisée "jungle", en raison des conditions de vie très précaires de ces migrants, comme au temps de Sangatte. "Ce sera avec le préfet sur place que nous déciderons; en tout cas ce sera avant la fin de la semaine prochaine", a-t-il indiqué.


Une situation insupportable
Le ministre français de l'Immigration explique qu'un récent rapport sur cette zone fait apparaître une remontée très forte de la délinquance dans cette région, après plusieurs années d'accalmie due à la fermeture du centre de Sangatte en 2002.
"Depuis deux ans, les filières clandestines ont reconstitué une nouvelle plaque tournante du trafic d'êtres humains, à proximité directe du port de Calais", observe-t-il.
"Il s'agit d'une zone de non-droit, où les passeurs entendent faire la loi, rackettent et brutalisent les migrants, et les font vivre dans des conditions indignes", ajoute Eric Besson. Le ministère assure que "depuis six mois, un squat ou campement est fermé chaque semaine" et que "30 filières clandestines ont été démantelées", tandis que dans le cadre d'une "aide humanitaire aux migrants les plus fragiles" 170 demandes d'asile ont été enregistrées depuis le 1er janvier, "avec délivrance d'un titre de séjour provisoire et d'un hébergement".

Le ministre venu du Parti socialiste, dénonce en outre les agressions subies chaque jour par les habitants de Calais et s'inquiète d'une épidémie de gale parmi les centaines de personnes qui vivent dans des campements de fortune proches de Calais, une ville de 75.000 habitants (2006).
"Au total, il y avait environ 700 personnes dans ce village clandestin il y a trois mois. Il en reste aujourd'hui environ 300", précise le ministère.
Les campements ont été installés dans un petit bois principalement par des Afghans, candidats au passage clandestin en Grande-Bretagne.

Le mythe de Sisyphe ?
La France s'attelle-t-elle à une tâche impossible ?
Le ministre avait annoncé en avril que la "jungle" serait démantelée "avant la fin de l'année", suscitant l'inquiétude des associations militantes d'aide aux migrants sur les conditions de cette opération.

Le sort des sans papiers
Venant pour la plupart de pays déchirés par des conflits, comme l'Afghanistan ou l'Irak, mais aussi bien des Érythréens, Somaliens, Soudanais, Iraniens, Nigérians ou Kurdes, chacun se verra proposer une "solution individuelle" après la fermeture de cette zone, les choix proposés étant le "retour volontaire", la demande d'asile ou l'expulsion.
"Si la situation en Afghanistan ne le permet pas, il n'y aura pas de retour forcé" dans ce pays, a-t-il toutefois affirmé. Eric Besson rappelle que 180 personnes ont accepté la formule d'un retour volontaire dans leur pays.
Bien que le ministre ait énoncé des mesures d'accompagnement, l'abbé Jean-Pierre Boutoille, du collectif d'associations humanitaires C-Sur a prétendu qu' "il est ridicule, comme ça été fait jusqu'à présent (...) de démanteler un squat sans alternative".
"Sortis de la jungle, les Afghans partiront à 100 ou 200 m de là. Depuis la fermeture de Sangatte, les squats sont régulièrement vidés et fermés, ça ne change strictement rien", a-t-il prédit, estimant avec le plus grand sérieux qu'il fallait au contraire prendre le temps d'informer les migrants sur leurs droits.

Jack Lang déplore le démantèlement de la "jungle" à Calais.
Bernard Kouchner approuve la décision de démanteler la "jungle" à Calais

Le ministre dans la 'jungle'

"Ce démantèlement de la jungle, ce n'est pas la fin de la lutte contre les filières clandestines à Calais", explique le ministre. "C'est une étape importante, parce que nous allons casser le principal outil de travail des filières clandestines dans la région. Mais d'autres opérations suivront, partout où les réseaux clandestins chercheront à se réinstaller".

  • Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est officiellement établi début juin à Calais dans le but d'aider les migrants qui cherchent à rejoindre clandestinement la Grande-Bretagne à déposer des demandes d'asile en France.

  • En juillet, un comité de pilotage franco-britannique destiné à mieux lutter contre l'immigration irrégulière entre les deux pays a été également installé à Calais. Il comprend une quarantaine de policiers et de responsables administratifs (affaires étrangères, douanes, portuaires...) des deux pays.
  • jeudi 23 avril 2009

    Quand les clandestins de Calais s'entretuent dans la 'jungle'

    Les passeurs font monter la pression
    et les tensions inter-ethniques font des morts

    Dans la 'jungle' de Calais, les tensions grandissent

    Mercredi soir 7 janvier 2009
    , un Afghan est décédé à Calais lors d'une rixe entre migrants.
    Le contexte est en effet de plus en plus tendu entre les candidats à l'émigration vers l'Angleterre, du fait de leur nombre qui ne cesse d'augmenter dans la région calaisienne, mais aussi en conséquence de rivalités ethniques.
    "Un Afghan est décédé, apparemment des suites d'un coup de couteau. Il est mort sur place", aux abords de la "jungle", une lande sablonneuse à l'écart du centre de Calais où vivent dans des abris de fortune des centaines d'Afghans, a indiqué un responsable des pompiers de Calais. C'était un Afghan d'une trentaine d'années.
    "Il y avait une trentaine d'Afghans impliqués dans une bagarre liée à une question de territoire" et de rivalités ethniques, a expliqué Sylvie Copyans, une responsable de Salam.
    "Ca s'est passé près d'un passage à niveau surélevé où les camions sont obligés de ralentir", permettant aux migrants de s'introduire dans les remorques avant l'embarquement des véhicules sur les ferries trans-manche, a-t-elle précisé.

    Selon Salam, la situation est de plus en plus tendue
    Les heurts se multiplient non seulement entre les clandestins, en raison du froid et de l'augmentation régulière du nombre de immigrants illégaux, mais aussi entre les associations, réseaux et collectifs divers qui se disent humanitaires, mais sont mus par des idéologies intolérantes. Plusieurs retraits d' associations en rivalité permanente, spécialement Salam et C'Sur, étaient annoncées, fin 2008. Elles estiment ne plus être en mesure de faire face, malgré l'aide du Conseil Régional et pour politiser la situation en interpelant les pouvoirs publics.
    Ainsi, le collectif C-Sur avait cessé, fin novembre, d'intervenir auprès des migrants de Calais et ces derniers ne bénéficient plus depuis de douches quotidiennes --assurées jusqu'alors par le Secours Catholique-- et des repas du midi --distribués par l'association La Belle Etoile.

    Le 1er janvier 2009, les Kurdes et les Afghans s'étaient affrontés avant l'ouverture du local. On a choisi de ne pas prendre de risque, on a décidé de ne pas l'ouvrir", a ajouté la responsable de Salam .

    Les passeurs font monter les enchères et les tensions

    Les migrants illégaux doivent débourser dans la plupart des cas plusieurs centaines d'euros auprès de passeurs --des migrants eux-mêmes-- qui n'hésitent pas à faire usage de la violence à l'encontre des récalcitrants.Les incidents mortels n'en restent pas moins rares.
  • En septembre 2006, une personne avait été tuée et six autres ont été blessées dans des violences entre migrants.
  • Aux alentours de Noël 2006, une vingtaine de migrants ont été blessés dont trois grièvement, attaqués dans leur sommeil probablement par un autre groupe de migrants. Les personnes agressées sont des « Eurasiens originaires du Moyen-Orient. Ils dormaient près du centre ville dans une zone peu passante la nuit », a indiqué la préfecture. Plusieurs d'entre eux ont été hospitalisés. Les agresseurs, des migrants afghans avaient pu prendre la fuite. «Il pourrait s'agir d'un règlement de compte, d'une rivalité entre réseaux de passeurs, pour la conquête d'une clientèle ou le partage d'un territoire» a déclaré le procureur adjoint.
  • En novembre 2008, trois migrants avaient été légèrement blessés dans une bagarre.
  • 'Jungle' de Calais: «La situation était devenue intenable», selon un patron d'entreprise

    Le point de vue biaisé de la presse d'opposition occulte la réalité du terrain

    La presse dans son ensemble recherche le sensationnel, mais lorsqu'elle s'est assigné la mission de dénigrer l'action du gouvernement pour servir les intérêts de la gauche, elle faillit à sa mission qui consiste à respecter le lecteur et à présenter tous les aspects d'un problème.
    PaSiDupes a donc rappelé le viol en août dernier d'une étudiante canadienne par un migrant dans la « Jungle » de Calais. (lien) La jeune fille était stagiaire en journalisme. En "république du respect", la solidarité professionnelle s'efface devant l'intérêt idéologique supérieur...

    Nous vous soumettons donc maintenant un entretien de 20minutes.fr avec un patron de la région. Notre souci n'est pas de plaire à l'opposition, ni même de rendre justice à l'action gouvernementale, mais d'effectuer un rééquilibrage des éléments d'information. Et d'appréciation de la situation.

    Voici donc l'entretien publié le 23.04.09:

    Un patron d'une entreprise voisine de la Jungle:
    «La situation était devenue intenable»

    INTERVIEW - Christian Vasseur, patron d'European Diesel Card Limited à Calais...
    Il s'était engagé en janvier à revenir apporter «des solutions» au problème des migrants avant le 1er mai. Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, est venu sur le terrain ce jeudi à Calais. Il a notamment rencontré quelques chefs d'entreprises pour leur confirmer que «la jungle n'existera bientôt plus» [d'ici la fin de l'année]. La jungle est la zone sablonneuse à proximité du port de Calais où trouvent refuge des centaines de clandestins en transit.
    Aussitôt la gauche s'oppose et ne fait que critiquer: plutôt que d'apporter sa contribution, elle prédit que le problème sera seulement déplacé. Lire l'article dans PaSiDupes consacré à la responsabilité de l'U.E. et de la Grande Bretagne, dans l'espace Schengen (cf. libellé).
    «20 Minutes» a interviewé Christian Vasseur, patron d'European Diesel Card Limited.
    Votre entreprise est située à quelques mètres de la Jungle. Comment réagissez-vous aux mesures annoncées?
    Je remercie le Ministre. Sans ça, je pense que les entreprises de la zone industrielle des Dunes auraient pu mettre la clé sous la porte d'ici à un an. La situation était devenue intenable.

    C'est à dire?
    Depuis quelques semaines, les clandestins sont de plus en plus nombreux dans la Jungle. Mon entreprise accueille les chauffeurs routiers 24 heures sur 24. Il ne se passe pas une nuit sans qu'il y ait une agression. La dernière fois, mon gardien s'est fait poursuivre par une quarantaine de migrants. On parle toujours de leurs droits, jamais de leurs devoirs.

    Que cherchent-ils chez vous?
    Tout et n'importe quoi. Nos barrières ont servi pour construire leur campement. Mon cuisinier s'est fait menacer pour un peu de nourriture. On a dû investir dans des clôtures, dans des caméras. Depuis, certains de mes salariés ont désormais peur de venir travailler.
    Recueilli par Vincent Vantighem

    La "jungle" des migrants illégaux est une verrue européenne

    Un avatar de l'espace Schengen instrumentalisé par l'opposition française

    PaSiDupes vous invite à lire cet article de 20minutes.fr, daté du 23.04.09
    Calais: une solution européenne pour un problème international?

    Les délais de rétention ou les recours possibles varient d'un Etat à l'autre...

    «La position des Britanniques est quand même bien confortable.» Natacha Bouchart, le maire UMP de Calais, n'a pas hésité, ce jeudi, à critiquer ses voisins anglais et leur obsession de ne pas entrer dans l'espace Schengen qui autorise la libre circulation des personnes en Europe.

    Lui succédant à la tribune, Eric Besson a tempéré ses propos mais il n'est pas loin d'être sur la même longueur d'ondes. «Nos amis britanniques doivent prendre une part plus importante à la gestion du problème», a-t-il lâché.

    Le contrôle migratoire quatre fois plus cher pour les Français

    Selon nos informations, le contrôle migratoire sur le secteur coûte quatre fois plus cher aux Français qu'aux Anglais. Logique, tous les efforts sont déployés en France pour ne pas que les migrants mettent un pied en Grande-Bretagne.

    Pour Jean-Yves Topin, le directeur central de la police aux frontières (PAF), le problème est mondial. La solution peut-être européenne. «Nous devrions commencer par harmoniser les législations dans les 27 pays membres.» Actuellement, les délais de rétention ou les recours possibles varient d'un Etat à l'autre. Ainsi, la France accepte entre 50 et 60% des demandes d'asile quand la Pologne en refuse 90%. «Il faudrait tout remettre à plat avant d'agir», poursuit le directeur de la PAF.

    Ce n'est pas gagné. Eric Besson a annoncé ce jeudi de nouveaux investissements pour sécuriser le tunnel sous la Manche. Un système de contrôles de poids lourds, cinq machines à rayon X dont une à Boulogne-sur-Mer et une demie-compagnie de CRS supplémentaire.
    Vincent Vantighem

    La campagne des Européennes sera-t-elle une nouvelle tribune pour la propagande de l'opposition ? Les damagogues de gauche ont déjà clairement récupéré la question de l'immigration clandestine.

    Flux migratoires

    Avec chacun 30% du volume d'immigration clandestine, l'Afrique (Maghreb, Erythrée) et le Moyen-Orient (Afghanistan, Iran, Irak) sont les plus gros pourvoyeurs de clandestins en France. Viennent ensuite l'Asie et le sous-continent indien avec 8%. Depuis le début d'année, la PAF assure avoir interpellé 1.500 passeurs et démantelé 28 filières dans l'Hexagone.

    'Jungle' de Calais: une étudiante canadienne violée par un migrant

    Pouvait-on oublier la victime après seulement six mois ?

    Les droits de l'homme sont probablement les mêmes pour l'individu que pour les groupes... Théoriquement, la Ligue des Droits de l'Homme veille aussi équitablement que scrupuleusement au respect des uns et des autres, mais c'est pour elle plus dur pour une blanche isolée que pour une personne de couleur ou un groupe élu par la LDH pour des raisons idéologiques.

    20minutes.fr avait en son temps rapporté le viol d'une journaliste, mais le crime est tombé aux oubliettes. PaSiDupes ignore si le(s) criminel(s) ont été punis et rappelle que le risque existe toujours, bien que la presse habituellement friande de sordide ait en l'occurrence perdu la mémoire.
    Il y a seulement six mois, Sa Cynique Majesté Royal n'avait pas de crises mystiques et ne se répandait pas encore en pardons: seulement habitée par le 'bravitude' et exposée aux bourdes à répétition, elle n'était pas encore frappée de 'pardonite' aigüe. Suite à sa lecture de PaSiDupes, elle ne devrait pas tarder à manifester sa « colère saine » face à l'incapacité de la réformatrice de la carte judiciaire et son soutien sexiste aux femmes victimes du président qui, quant à lui, échappe à ses élans de pardons à tour de bras: elle n'a en effet ni les bras, ni la langue ballante(s): juste un peu baveuse !

    Article de 20minutes.fr en date du 29.08.08:

    La « Jungle », c'est le nom qu'ont donné les migrants au petit bois qui borde le port de Calais. C'est aussi à cet endroit qu'une Canadienne, qui étudie le journalisme à Londres, a été violée, mardi soir vers 19 h 30. Sur place depuis une semaine, la jeune femme effectuait un reportage photo.

    «Le viol est caractérisé», confiait, hier, Philippe Muller, vice-procureur au parquet de Boulogne-sur-Mer. L'auteur présumé des faits - un migrant originaire du Moyen-Orient - a été identifié par la police judiciaire de Calais après une série d'auditions. Mais, hier soir, il n'avait toujours pas été localisé.

    Beaucoup de tensions

    Bien souvent indispensables au travail des journalistes, les associations qui viennent en aide aux migrants n'avaient pas été contactées par l'étudiante. «En plus c'est très compliqué en ce moment sur le terrain, nous expliquait Jean-Claude Lenoir de l'association Salam. Les migrants sont très nombreux. Il y a beaucoup de tension.» L'association d'aide aux victimes du Pas-de-Calais a été saisie pour apporter assistance à la jeune femme.
    (V. V. - ©2008 20 minutes)

    Un portrait-robot du suspect a été transmis ce vendredi à Interpol.
    Il ne sera pas diffusé de manière publique pour le moment. Les enquêteurs disposent également d'empreintes digitales et de son ADN. Où en sommes-nous de cette affaire qui mobilise Interpol?...

    Ce crime a-t-il été comptabilisé dans les statistiques 2008 de la criminalité? Et la gauche a-t-elle conservé la solution préventive à ce danger pré-existant à l'éviction de la gauche du pouvoir et qu'elle a bien dû saisir, il y a huit ans, à bras le corps ?