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mardi 20 octobre 2009

Le syndicat SUD, dénominateur commun des grèves SNCF, France Télécom et Pole Emploi

La CGT, l’UNSA et la CFDT sont à la remorque des radicaux

Action syndicale concertée, sans FO
Le trafic des trains devait être perturbé aujourd'hui mardi sur l'ensemble du réseau national à la suite d'un appel à la grève à la SNCF, tandis que les salariés de Pôle Emploi et de France Télécom sont appelés à se mobiliser sur les conséquences de leurs restructurations respectives.

SNCF

Le mouvement de grève des cheminots, à l'appel des syndicats CGT-Fgaac/CFDT et Sud Rail, a débuté lundi à 20H00 et, mardi matin, le trafic était conforme aux prévisions, selon un porte-parole de la SNCF.

Sans Force Ouvrière, trois des quatre syndicats représentatifs à la SNCF ont appelé à une grève jusqu'à mardi minuit pour protester contre la réforme du fret, pourtant initiée par Jean-Claude Gayssot, ministre communiste des Transports de Mitterrand-l’Aîné (lire les articles de PaSiDupes consacrés au 'ferroutage'), et ses conséquences en termes d'emplois et de réorganisation globale de l'entreprise, malgré la crise et l’ouverture à la concurrence européenne, ainsi qu'au sujet des salaires et des "facilités de transport".

=> La prise en otage des travailleurs-usagers s’étendra ce mardi sur l'ensemble du réseau national, la SNCF prévoyant un retour à la normale "dès le premier train mercredi matin", soit un jour et deux nuits, car le préavis courant jusqu'à mardi minuit permettra le repositionnement des trains suffisamment tôt.

=> Les perturbations malgré le service minimum
  • Pour les TGV, les liaisons internationales et le TGV Est rouleront normalement, tandis qu'il est prévu un train sur deux pour les TGV Atlantique, Sud-Est et Province-Province. Pour le TGV Nord, deux trains sur trois doivent circuler.

  • Dans les régions, un TER sur deux devrait rouler, tout comme les Corail Paris-province et les Intercités (province-province).

  • En Ile-de-France, deux trains sur trois sont prévus en moyenne, mais avec des différences notables en fonction des lignes. Ainsi, le trafic devrait être normal sur les RER A et E, ainsi qu'entre La Verrière et La Défense, par contre il n'y aura qu'un train sur deux sur le RER B, deux trains sur trois sur le C et trois trains sur quatre sur le D.

  • Enfin, vers la banlieue, il est prévu un train sur deux au départ de Paris-Nord et Paris-Montparnasse, et deux trains sur trois depuis Paris-Est, Paris-Saint-Lazare et Paris-Gare de Lyon.

    France Télécom

    A France Télécom, les salariés sont appelés à se mobiliser sous des formes à définir dans chaque établissement (débrayage, rassemblement, assemblée générale, etc.), alors que reprennent mardi les négociations sur le stress dans le groupe déclenchées par la vague des suicides (25 en moins de deux ans), bien orchestrés par les media dont la sincérité de la compassion n’est sans doute pas en cause, bien que des chiffres plus alarmants dans le système pénitentiaire, l’armée et l’éducation nationale ne sont pas mis sur la place publique. Ils ne sont pas encore instrumentalisés, car il est admis que, partout sauf à France Télécom, les causes de suicides sont multiples et que les conditions de travail, si dures soient-elles, n’expliquent pas tous les désespoirs.

    Pole Emploi

    A Pôle Emploi pareillement, un représentant de l’UNSA annonçait ce matin sur France Info, que les statistiques et le chantage au suicide étaient ouverts dans ce service public, au risque d’activer le syndrome du suicide qui frappe France Télécom et de provoquer une vague similaire d’actes désespérés à Pole Emploi.

    L’appel à la grève n’est pas non plus lancé par la base.
    Les salariés sont appelés par les directions nationales de leurs syndicats à faire grève par des syndicats.
    Sud appelle même à poursuivre le mouvement mercredi.
    Le mouvement de protestation porte sur les conditions de travail et les "services dégradés" rendus aux chômeurs, alors que la mise en oeuvre de la fusion ANPE-Assedic, censée améliorer leur accueil et rationaliser les moyens créérait des difficultés dans les agences, selon les grévistes. Le réprésentant UNSA accueilli ce matin par la radio militante de service public affirmait que le personnel n’est pas suffisamment formé. Or, Pole Emploi est le regroupement des ASSEDIC et de l'ANPE. Bien que ce service public de l'emploi ait été créé le 19 décembre 2008, il ne serait toujours pas opérationnel. Mieux, de source syndicale, ses personnels ne seraient pas formés, bien qu’issus des Assedic et de l’ANPE.

    Or, la rationalisation de l’aide aux chômeurs provoque dans le personnel des ajustements mal vécus par certains et exploités par les syndicats. En effet, les 30 Assedic (associations pour l'emploi dans l'industrie et le commerce) assuraient depuis 1998 l’accueil, l’information et d'inscription des demandeurs d'emploi.
    C’était pour le compte de l’
    ANPE, créée en 1967 sous l'impulsion de Jacques Chirac pour centraliser les offres et les demandes d'emploi, effectuer des statistiques sur le nombre de demandeurs d'emploi et gérer des centres de ressources pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours. Avec l’UNEDIC (et d’autres établissements), elle faisait partie du service public de l'emploi français et concrétisait le droit au travail reconnu par la Constitution de 1958.
    Quant à l’UNEDIC, elle fédère les Assédic au niveau national. Elle est plus particulièrement responsable de la gestion financière du système.
    Il convenait donc de mieux employer les deniers publics, de réformer ce système et de fusionner les services. La fusion de l’ANPE et de l'UNEDIC (incluant le réseau des
    Assedic) a pris effet le 1er janvier 2009.
    Comment les syndicats peuvent-ils donc affirmer que ces institutions d’experts de l’emploi seraient mal formés depuis la fusion qui ne date que d’un an, malgré des personnels en place depuis plusieurs décennies ?

    Enfourchant le cheval de France Télécom et virant à l’évidence dans la manipulation politicienne des personnels, les syndicats critiquent aussi "le management par objectif" prévalant à Pôle Emploi, la quantité jugée "insupportable" de demandeurs d'emploi suivis par chaque conseiller et le recours accru à la sous-traitance d'organismes privés en période de crise économique internationale et de lutte contre le chômage.
  • mercredi 23 septembre 2009

    La CGT veut faire dérailler le programme de ferroutage initié par Gayssot (PCF)

    Nouveau plan pour sauver le fret ferroviaire

    En 2000
    , alors qu'il est ministre des transports, Jean Claude Gayssot fixe un cap : le doublement des quantités de marchandises transportées par le rail d'ici 2010. Pourtant, en près de 20 ans, le ferroviaire n'a cessé de régresser sur ce marché, passant de 28,5% du volume de marchandises transportées en 1985 à 15,2% en 2001. (LIRE PaSiDupes) En parallèle, le transport routier, lui, a explosé et représente aujourd'hui plus de 83% du trafic. Dans les années à venir, la tendance devrait se prolonger : les spécialistes prévoient une forte croissance du transport de marchandises. Le livre blanc sur la politique européenne des transports, sorti en 2001, avance une augmentation du seul trafic poids-lourds de 50% d'ici 2010 par rapport à 1998. Le 21 mars 2002, L'Humanité fit paraître un article titré: "Le ferroutage sur la bonne voie"
    Le ministre communiste des Transports de François Mitterrand, Jean-Claude Gayssot, affirmait alors en Maurienne la volonté gouvernementale de relancer le fret ferroviaire et de lancer les travaux du Lyon-Turin. Mais aucune date n’a filtré pour le Mont-Blanc.
    Quand le ministre communiste avait choisi de promouvoir l’alliance du fer et de la route, ou ferroutage, l'organe de presse communiste célébra son ministre des Transports, losqu'avec son homologue italien il ouvrit les travaux du tunnel Saint-Antoine, sur la ligne classique Ambérieu-Modane-Turin, [pour commencer]. (…) C’est au transfert de l’équivalent de 2 600 000 poids lourds que devaient aboutir ces réalisations en 2012 au lieu de 2015. " C’est dans les Alpes, encore plus qu’ailleurs, affirmait Jean-Claude Gayssot, qu’une politique de rééquilibrage rail-route est urgente. " (...)


    Aujourd'hui, le gouvernement met plus de 7 milliards pour le fret ferroviaire d'ici 2020
    7 milliards d'euros consacrés au développement des infrastructures du fret ferroviaire
    Cette annonce du ministère de l'Ecologie s'inscrit dans le droit fil du Grenelle de l'Environnement, qui prévoit de faire passer la part des transports de marchandises alternatifs à la route de 14 à 25% d'ici 2022. Le gouvernement souhaite ainsi favoriser le report de la route vers le rail, a annoncé ce. «Il est vital de développer le fret», a déclaré Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, le mercredi 16 septembre.

    Huit axes de développement ont été retenus
    Ainsi, la suppression des goulets d'étranglement ferroviaires, par la création de contournements, est prioritaire dans certaines villes;
    le développement du fret à grande vitesse entre les aéroports;
    ou encore la création d'un réseau d'«autoroutes ferroviaires» pour favoriser le transport de camions par le train.

    Le gouvernement espère réduire d'ici 2020 de plus de 2 millions le nombre de trajets de poids lourds sur les routes chaque année et vise plus de 2 millions de tonnes de Co2 émises en moinsIl est indispensable d'augmenter la part du fret ferroviaire contre l'aérien et le transport routier» et de «préparer l'après-pétrole», a expliqué Jean-Louis Borloo.

    Emprunt national ou pas?
    L'effort d'investissement sera réparti entre l'Etat, Réseau ferré de France (RFF, le gestionnaire public des infrastructures ferroviaires) et la SNCF. Sur les 7 milliards d'argent public du plan, la compagnie nationale va notamment investir dans les cinq prochaines années un milliard d'euros au moins dans des solutions innovantes de transport de marchandises.
    Il n'a pas été décidé à ce stade si l'Etat aurait recours au grand emprunt national pour financer ces dépenses, a indiqué le ministre de l'Ecologie.De son côté, la SNCF s'apprête à présenter ses projets de réorganisation pour son activité de fret, en perte chronique, lors du comité central d'entreprise et de son conseil d'administration les 22 et 23 septembre.De même que La Poste est victime du courrier par l'Internet, la SNCF est frappée de plein fouet par la crise, le fret SNCF devrait perdre encore 600 millions d'euros cette année, après un déficit de 340 millions d'euros en 2008.

    Mais L'Humanité a changé de ton

    Le 16 septembre 2009, le journal donna la parole à Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminot, qui dit: « L’avenir de SNCF mérite un grand débat démocratique »
    Ce jour-là précisément, plusieurs milliers de cheminots participaient au Bourget à un rassemblement national sur le fret. Entretien

    ENTRETIEN avec Didier Le Reste.

    Didier Le Reste - "Ce rassemblement national des cheminots s’inscrit dans un processus d’actions dans lequel nous mobilisons, cheminots, acteurs économiques, le mouvement syndical, ONG environnementales et responsables politiques afin d’obtenir que d’autres orientations président aux destinées de fret SNCF. Les technocrates de la direction envisagent aujourd’hui de ne plus assurer 60 % du trafic dit du wagon isolé sous prétexte que cette activité est déficitaire au sens capitalistique du terme. La direction affirme que la messagerie ferroviaire est à l’origine d’entre 70 et 75 % des pertes de fret. Néanmoins, je remarque que cette activité représente encore 43 % du chiffre d’affaires. La SNCF parle de perte mais omet de dire qu’elle subventionne à 50 % la logistique des groupes privés et qu’elle ne s’engage pas à capter de nouveaux trafics. […] La politique de la SNCF en matière de transport de fret va à l’encontre du développement durable. En présentant ses comptes du premier semestre 2009 et en annonçant une perte de 496 millions d’euros, la direction cherche à dramatiser la situation afin de culpabiliser les cheminots qui se voient reprocher « un manque de compétitivité ».

    Vous avez déclenché la semaine dernière une alarme sociale, procédure qui arrive avant le préavis. Avez-vous obtenu réponse ?
    Didier Le Reste - Une demande de concertation immédiate (DCI) a été déposée la dernière par la CGT, l’UNSA et la CFDT. Malheureusement, je constate que SUD Rail qui a refusé de s’associer à cette démarche revendicative et mobilisatrice, préfère une nouvelle fois encore jouer la carte de la division. Cette DCI ponctue un cycle de concertation sur l’avenir du fret engagé depuis plusieurs semaines. Nous disons au président de la SNCF, Guillaume Pépy, qu’il faut maintenant passer aux travaux pratiques et qu’il doit nous démontrer que la carte de la concertation et du dialogue social paie plus que le rapport de la force et la grève. La direction a consenti à une table ronde emploi et à une réunion sur les salaires début 2010 pour procéder à des ajustements. Mais le compte n'y est pas. […] La reconnaissance par la direction [et le ministre Gayssot ?...] de l’échec de ses plans successifs de restructurations et de sa stratégie de dumping social montre que le seul tort de la CGT est d’avoir eu raison trop tôt. Aujourd’hui la CGT est donc légitime pour demander que soient examinées sérieusement ses propositions alternatives. C’est aussi le but des mobilisations en cours. [Nous aurions aimé en avoir juste un aperçu... ]

    Comme La Poste, la SNCF appartient à tous, les cheminots mais aussi les usagers, les élus etc. [Ca fait partie de la question...] Considérez-vous important d’élargir le débat au-delà des seuls salariés concernant son avenir ?
    Didier Le Reste - La SNCF n’appartient pas à la technostructure qui la dirige. Elle appartient à la nation et c’est donc à ce niveau que son avenir doit être décidé. C’est pourquoi, nous demandons
    un débat national et démocratique sur le rôle que doit jouer cette grande entreprise publique déstabilisée aujourd’hui par les directives européennes de libéralisation et par sa gestion interne de plus en plus tournée vers le profit. Les décisions cruciales pour la SNCF ne peuvent être prises en catimini."

    De la propagande
    , en lieu et place des propositions que le pays attend d'une opposition qui serait positive.

    samedi 13 décembre 2008

    Marie-George Buffet tire le rideau de fer

    Buffet impose sa ligne au PCF
    Le 34e congrès du Parti communiste français (PCF) se déroule à La Défense jusqu'à dimanche. Il a adopté samedi la stratégie impulsée par Marie-George Buffet, à une large majorité. Elle espère relancer le parti au lieu de le fondre dans une nouvelle force.

    La secrétaire nationale a imposé facilement sa ligne
    > Avec 24,06% des voix face à ses 68,70%, les anciens "réformateurs" et communistes "unitaires" ne semblent plus en mesure de fédérer les forces de "l'autre gauche."
    A l'ouverture du congrès, Stéphane Courtois, chercheur au CNRS, estimait néanmoins que le PCF poursuivait sa lente "agonie." "Marie-George Buffet n'a plus rien à dire, elle est dans une langue de bois terrifiante", disait-il sur France info.
    > "Je suis sûre que les communistes vont sortir rassemblés de ce congrès. Ce n'est pas un congrès de crise, de fractures", a rétorqué la dirigeante communiste.
    Olivier Dartigolles, porte-parole de la ligne Buffet a éclaré : "On nous promettait du sang et des larmes, mais le score témoigne du climat serein, qui devrait se prolonger dimanche sur le vote pour la direction".

    Vers une direction collective
    > Les 1.000 délégués se prononceront en effet dimanche sur le Conseil national, le "parlement" d'un parti qui reste une force militante, mais dont le déclin électoral depuis les années 1980 fait douter d'un possible rebond.
    > Marie-George Buffet, qui avait envisagé de passer la main après son score désastreux (1,9%) à l'élection présidentielle de 2007, sollicite un nouveau mandat, mais à la tête d'une direction collégiale.
    Elle propose que Pierre Laurent, 51 ans, directeur du quotidien l'Humanité, la seconde dans sa tâche.

    Une opposition disparate
    Les opposants à la direction offrent un front hétéroclite.

  • La liste des « unitaires » en premier lieu
    Les partisans d'une nouvelle force "alternative" rassemblent des membres du PCF qui se disent "exclus" de la future direction du parti.
    > Cette liste qui milite pour une "transformation du PCF" et a obtenu le soutien de l'ancien secrétaire général de la CGT, Georges Séguy, a été déposée samedi matin et a pour tête de liste Marie-Pierre Vieu, secrétaire fédérale des Hautes-Pyrénées, selon plusieurs de ses membres.
    "Je prendrai toutes mes responsabilités" et "je conduirai une liste alternative" si l'"immobilisme" et le "repli sur soi" restent de mise, avait déclaré Mme Vieu, un peu plus tôt devant les délégués, se disant "attachée à l'unité de tous les communistes".
    > Pour les alternatifs, les communistes ont la responsabilité de rassembler les mouvements de "l'autre gauche", faute de quoi, ils resteront une force d'appoint. Pour eux les "transformations" annoncées par la direction ne sont en effet qu'un vague "replâtrage."
    Avec l'ex-ministre Jean-Claude Gayssot, ils présenteront dimanche une liste contre Marie-George Buffet pour prendre date.
    > Dominique Grador, une proche de Jean-Claude Gayssot, ainsi que des "communistes unitaires" en feront également partie.
    Ces derniers organisent un débat "qui se ressemble se rassemble", pour une "force unitaire de l'autre gauche", samedi soir sur le parvis de la Défense, à deux pas du congrès du PCF mais en marge, avec notamment Patrick Braouezec, Pierre Zarka et Roger Martelli. Une initiative qui n'a pas été du goût de la direction communiste.
    "Nous voulons interpeller toutes les forces de la gauche critique pour dire 'arrêtons le massacre, cessons de cultiver nos petites boutiques'", a expliqué Roger Martelli, l'un des promoteurs du projet.

    Quant aux "identitaires"
    Ils sont conduits d'une part par le député André Gerin et de l'autre par Nicolas Marchand, ils déplorent les renoncements successifs.
    > Bien que largement approuvée, la constitution d'un front progressiste avec le Nouveau Parti de Gauche de l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon pour les élections européennes de juin 2009 fait également grincer des dents.
    "Mélenchon veut faire un 'PS bis', qu'il le dise. Ils veulent occuper tout l'espace", déplore ainsi André Gerin. D'autres militants soulignent qu'avant même son lancement officiel, le Parti de Gauche fait de l'ombre au PCF.

    Purge au Conseil national
    Les divisions se sont focalisées sur la composition du futur Conseil national, qui devrait passer de 254 à 160 membres. Les contestataires voient dans cette cure d'amaigrissement une façon de les écarter.
    Niant toute "purge", Marie-George Buffet a affirmé que toutes les sensibilités resteraient représentées dans les instances du parti tout en insistant sur le besoin de "rajeunissement."

    Quid des initiatives en cours ?
    Deux autres projets concurrents sont sur les rails,
    - celui de l'ancien secrétaire du PCF, Robert Hue
    - et un autre animé notamment par l'ex-apparentée communiste, Clémentine Autain.

    Sans compter la création prochaine du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot, qui a le vent en poupe dans les sondages.

    La situation des minoritaires est plus que jamais confuse, et brisée, la ligne dure de M.-G. Buffet.