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mardi 4 novembre 2008

Mode d'emploi : les fonctionnaires payés au mérite

L’Express rebondit sur les révélations du Figaro
Environ 200 000 agents de la fonction publique vont être rémunérés à la performance dès l'année prochaine. Comment ça marche ? Qui est concerné ? Les explications de lexpress.fr.

Le gouvernement va faire paraître, fin novembre, un décret qui instaure le salaire au mérite pour les fonctionnaires. C'est Le Figaro qui l'a révélé ce vendredi. Décryptage.

Est ce que c'est nouveau ?

Oui et non. Les directeurs d'administration centrale - quelques centaines de personnes - bénéficient depuis l'été 2007 d'une prime de performance s'ils remplissent les objectifs fixés par leur ministre. Cependant, cette prime est en réalité un bonus, c'est à dire qu'elle vient s'ajouter à leur salaire. Ce qui n'est pas le cas dans la réforme mise en place par le gouvernement.

Qu'est ce qui va changer pour le salaire des fonctionnaires ?
Le salaire d'un fonctionnaire est pour le moment composé de deux parties.
D'abord, la partie indiciaire : en fonction de son ancienneté, et de son grade, l'agent de la fonction publique se voit attribué un indice qui sert de base au calcul de son salaire. Cette "partie indiciaire" représente la plus grande part du salaire.
Mais ce dernier comprend aussi un "régime indemnitaire" composé de différents éléments disparates, parfois obscurs, et qui varie selon les ministères. Le mieux loti, c'est Bercy, le moins bien, c'est l'Education nationale. C'est ce "régime indemnitaire" qui disparaît et qui est remplacé par une "prime de fonctions et de résultats" (PFR).

Comment va marcher cette PFR ?
La PFR comprendra deux parties.
La première correspond à la fonction occupée, et sera cotée de 1 à 6 selon la difficulté du poste ou son attractivité. C'est à chaque ministère que reviendra le soin d'attribuer cette cote.
La seconde partie correspond à la performance elle même, et sera cotée de 0 à 6. C'est aux chefs de service que reviendra le soin d'attribuer, lors de l'entretien annuel d'évaluation, la note.
Le calcul de la PFR prendra donc en compte la combinaison de ces deux variables. Un agent qui aurait 1 et 0 recevrait 1750 euros, celui qui obtiendrait un double 6 empocherait 21 000 euros.

Y a-t-il un risque que les fonctionnaires perdent du pouvoir d'achat ?

Sur le papier, c'était possible, dans le cas où la PFR était inférieur au "régime indemnitaire". Mais les syndicats ont demandé, et obtenu, que, pour tous les agents, le salaire de 2009 soit au moins égal à celui de 2008.

Et pour les années suivantes ?
Rien n'est décidé, mais comme on le confie du côté de l'Unsa-Fonctionnaires, les syndicats ont bon espoir de voir le gouvernement reconduire son engagement.
Aucun fonctionnaire ne perdra de pouvoir d'achat, confirme le ministre de la Fonction publique, selon qui "la hausse des rémunérations sera financée par les marges de manoeuvre dégagées par les suppressions de postes: 22 600 en 2008, soit 450 millions d'euros d'économies ; 30 600 en 2009, soit 500 millions d'euros d'économies".

Qui est concerné ?

Pour le moment, une minorité d'agents de la fonction publique d'Etat : 200 000 environ, sur un total de 5 millions. Il s'agit essentiellement des cadres de catégorie A de la filière administrative : "intendants d'établissements scolaires, juristes dans les ministères, responsables de ressources humaines en préfecture" ansi que les décrit Le Figaro...
Les fonctionnaires de catégorie B de cette filière administrative pourront aussi être concernés, si leurs ministères le souhaite.

Quand cette réforme prendra-t-elle effet ?

Les ministères ne mettront pas tous la réforme en place en même temps. Premiers volontaires, dès l'année prochaine : les Affaires étrangères, l'Agriculture, la Défense et l'Education Nationale notamment.
Les autres auront jusqu'à 2012 pour adopter cette nouvelle forme de rémunération. L'Intérieur et les Finances sont ceux qui renâclent le plus.
A terme, c'est l'ensemble des agents des trois fonctions publiques - Etat, hôpital, collectivités locales - qui devrait être concerné par la réforme. Mais aucune date n'a été donnée pour la réalisation de cet objectif.

La fonction publique aura le choix d’un départ à la retraite à 70 ans

Les media d’opposition escamotent la notion de volontariat

Le contexte
L'Assemblée nationale a voté vendredi, lors de l'examen en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, une disposition qui permet aux salariés que le souhaitent de travailler jusqu'à 70 ans.

Obligation et volontariat
  • Le ministre du Travail Xavier Bertrand a indiqué lundi sur RTL que l'âge légal maximal de la retraite ne sera pas relevé à 70 ans dans la fonction publique, pour laquelle sera généralisé l'âge maximal de 65 ans.
    "Dans la fonction publique, on a décidé également de remonter, jusqu'à 65 ans, quand c'était en dessous auparavant", a indiqué M.Bertrand, interrogé sur le cas particulier de la fonction publique.
  • Mais la possibilité du départ à 70 ans sera ouverte aux fonctionnaires
    L'âge de départ à la retraite pourra être repoussé à 70 ans dans la fonction publique, sur la base du volontariat, déclare le ministre du Travail, Xavier Bertrand.
    "Aujourd'hui, c'est 65 ans qui a été retenu dans le texte qui a été modifié vendredi, parce que c'était en deçà dans la fonction publique, et pourquoi, parce que là c'est aussi lié aux statuts de la fonction publique, mais on a déjà décidé de remonter les choses" a-t-il précisé.
    Pour la majorité, il s'agit de mettre fin aux "retraites-couperet" et de lutter contre les faibles retraites.
    "Nous voulons inciter les Français à prolonger leur activité, leur donner envie de le faire", a-t-il ajouté. "Il y avait un côté absurde de forcer quelqu'un à partir alors qu'il voulait travailler."

    Distinguer âge légal et liberté de prolonger
    L'âge légal de la retraite - 60 ans si les 41 ans de cotisation ont été acquittés - ne bougera pas, a insisté le ministre. Et puisque l'opposition socialiste joue la polémique et la suspicion, en y voyant un allongement "insidieux" de la durée du travail", le ministre a dû ajouter à l’attention des désinformateurs malveillants: C'est mis noir sur blanc dans le texte adopté vendredi soir".

    Faites suivre au PS qui n’entend que d’une oreille, sans qu’on sache bien laquelle : c’est comme ça l’arrange…
  • Travail jusqu'à 70 ans: les syndicats savaient déjà en mai, révèle X. Bertrand

    L’opposition jouerait-elle un vilain jeu ?
    Les syndicats assurent qu'ils sont demandeurs de dialogue, de concertation et de transparence, mais pratiquent la rétention, l’opacité et le secret. Ils ont fait les morts pendant cinq mois et ont failli à leur devoir d’information de leurs mandants! Ils savaient que le gouvernement avait la volonté de repousser l'âge limite du travail à 70 ans "depuis le mois de mai dernier", mais ne leur ont rien dit…
    "C'est transmis aux syndicats depuis le mois de mai dernier", a fait savoir le ministre du Travail sur RTL. "On l'avait dit très clairement", a-t-il ajouté. "Au mois de mai dernier, dans mon bureau, j'ai reçu tous les partenaires sociaux pour parler retraites, en indiquant que nous allions supprimer les mises à la retraite d'office", a expliqué Xavier Bertrand, pour qui il y a eu "très long dialogue social aussi sur cette question".

    Le soleil ne devra pas se coucher à 65 ans pour tout le monde
  • Le responsable de la « riposte » au PS n’est guère réactif !
    Razzye Hammadi n’est toujours pas au parfum.
  • Quant à Hollande, il lui aura également fallu près de six mois pour réagir.
  • La prolongation du droit au travail ne l’aura donc pas trop préoccupé : il prend sa retraite du bureau national du PS à 54 ans. Flamby 1er n’a pas souhaité dialoguer ni faire progresser la réflexion pendant tout ce temps. Et d’ailleurs, le « débat participatif », ce n’est pas de lui, c’est de l’autre…

    Le contexte

    Coupés de la vraie vie, tels la maréchaussée, les socialistes arrivent quand tout est fini !
    Ce projet de repousser le plafond de l'âge de la retraite date pourtant de la polémique autour du départ du Pr Luc Montagnier aux Etats-Unis, puis de celle qui est née l'an dernier avec la reprise d'activité de l'entraîneur de football Guy Roux, après l’âge légal, a encore précisé le ministre du Travail.

    Une nouvelle liberté sociale
    Et elle ne doit rien à l’opposition, mais on peut penser qu’au fond elle n’est pas aussi hostile qu’elle le prétend. N’a-t-elle pas pas une forte expérience de l’obstruction parlementaire ?
    "A partir du 1er janvier, il n'y aura plus de plafond", a conclu Xavier Bertrand, tout en rappelant que "l'âge de départ à la retraite reste exactement le même, à 60 ans".

    Avec cent voix d’avance (315 voix contre 217)
    ,L'Assemblée a voté la fin de la mise à la d'office au rancart des salariés du privé en 2010. Un amendement qui réservait la possibilité aux salariés de prolonger leur activité au-delà de 65 ans, "dans la limite de cinq années", a été adopté avec la loi sut le budget.
    Les salariés volontaires ont conservé le droit de se reposer à 65 ans, mais ont gagné la liberté de travailler jusqu'à 70 ans, s’ils le veulent et le peuvent, s'ils sont en forme ou veulent faire grossir une petite retraite.
    En Allemagne, donc en Europe, l'âge officiel du départ à la retraite de nos voisins est 67 ans. Et de "vivre pour consommer", selon l'inéffable Joffrin de ...Libération ! Il a vraiment tout du socialiste ...

    lundi 3 novembre 2008

    Hollande s’oppose au développement de La Poste

    Le gouvernement prend un délai de réflexion lié à la récession
    Les deux thèses : réformisme gouvernemental ou conservatisme socialiste ?
    >

  • Libéralisation
    Le Président de l'entreprise publique, Jean-Paul Bailly, a soumis à l'Etat un projet prévoyant la transformation en société anonyme en janvier 2010, et l'ouverture du capital en 2011. Selon lui, La Poste a besoin de 2,5 à 3,5 milliards d'euros pour son développement et faire face à la libéralisation totale du courrier en 2011.
  • Nationalisation
    > François Hollande a demandé dimanche 2 novembre à Nicolas Sarkozy d'annoncer "l'abandon (...) du projet de privatisation de La Poste", estimant que sa capitalisation devait se faire avec des "capitaux publics", dans l'émission Dimanche soir politique (France inter-I-télé-Le Monde).
    > Le patron du Parti socialiste était interrogé sur les déclarations de Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République, qui a déclaré dimanche 2 novembre qu'il n'était "plus question pour l'instant, dans la situation où nous nous trouvons, d'ouvrir le capital de La Poste", avant de confirmer quelques heures plus tard que le calendrier de cette réforme "demeure valable", à terme.

    Hollande crée la confusion
    Fanfan Hollande fait mine de ne pas comprendre que les projets du gouvernement doivent s’adapter, sans dogmatisme, à la nouvelle donne de la récession, et déclare :"Ce que je demande c'est qu'il y ait une parole définitive et venant de Nicolas Sarkozy, abandonnant purement et simplement ce projet de privatisation de La Poste".

    Le futur ex-premier secrétaire se délecte toujours des mêmes polémiques
    , qui lui évitent de travailler, mais, bien qu’officiellement économiste, il n’a rien à proposer d’autre, que les vieilles recettes d’antan : "L'Etat est capable, parce que c'est la crise, de dégager des milliards d'euros (...) pour venir en soutien des banques [et donc des entreprises, et donc de l’emploi, et donc du pouvoir d’achat] et ne serait pas capable de dégager des milliards d'euros pour prendre une participation supplémentaire dans La Poste pour lui permettre d'assurer son développement, parce que La Poste a besoin de capitaux... Eh bien, ces capitaux doivent être publics", a-t-il ajouté. Flamby 1er n’a donc pas pris la juste mesure de la nécessité de moderniser La Poste, de la rendre plus compétitive et, pour cela, de la libérer des carcans étatistes, auquel l’opposition est tellement attachée.

    Le patron du PS souhaite toujours que l’Etat soit patron de tout. "Privatiser La Poste au moment où les marchés financiers sont en crise, se priver d'un outil comme la Banque postale [bien qu'il ne soit encore question que du courrier...] et comme le service public de la Poste, ce serait une faute considérable", a-t-il affirmé. La Poste resterait ainsi une pompe à fric pour l’Etat socialiste. Un « outil » : personnel compris ?

    Le Président Sarkozy a mis en place en septembre une commission qui doit rendre ses conclusions en décembre.
  • La crise du logement, prétexte à la fête pour les potaches de Jeudi Noir

    "Réquisition" d'un immeuble, un jeu d’enfants pour le Collectif
    Des dizaines de militants et sympathisants du collectif Jeudi Noir, qui dénonce la crise du logement, ont brièvement occupé samedi 29 novembre un immeuble vide pour inciter la ministre du Logement Christine Boutin à effectuer des réquisitions.Ce genre de divertissement est un 'must' branché pour les blasés des 'parties' du weekend.

    La nébuleuse médiatique

    L’opposition multiplie le nombre de ses associations, réseaux et collectifs dédiés, pour créer l’illusion d’une vaste mobilisation de contestation.
    Auparavant, Jeudi Noir avait participé à une manifestation avec des militants associatifs du syndicat étudiant UNEF, du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et des Jeunes radicaux de gauche (JRG) , place de la Bourse (IIe), pour dénoncer …la crise financière !

    Animation de rues
    Les participants avaient tendu une banderole noire devant le Palais Brongniart, site historique de la Bourse, sur laquelle on pouvait lire "Là, vous avez merdé les mecs"!
    Ils se sont livrés à une bataille de pavés en mousse en se jetant à la tête les noms de grands patrons et figures du libéralisme économique.
    Une partie des manifestants, emmenée par Jeudi Noir, s’est ensuite rendue dans un immeuble inoccupé appartenant au groupe Costes au 85, avenue Kléber (XVIe). Entrés dans les lieux vers 15H30, ils en sont sortis environ deux heures plus tard, mais restaient en début de soirée devant l’immeuble, face aux policiers, a indiqué un des membres du collectif, Jean-Marc Delaunay. Le bâtiment était vide, avec les "planchers défoncés pour éviter qu’il ne soit squatté", a-t-il relevé. Ce groupe aurait donc 'pourri' la fête de Jeudi Noir ?
    Par cette action ludique, Jeudi Noir entendait rappeler à la ministre la possibilité, qu’elle avait elle-même évoquée il y a un an, de réquisitionner des logements en cas de besoin. "Mme Boutin a promis a nouveau, elle a même demandé à Jeudi Noir de lui signaler des bâtiments vides ! Mais n’est pas davantage passée à l’action. Alors, samedi 1er novembre, Jeudi Noir remet le couvert pour lui montrer une fois de plus la marche à suivre, et vous invite à la fête !", expliquait le collectif dans un communiqué annonçant son action.

    Recherche immeuble vide désespérément?
    Bientôt, l’immeuble qui a été mis gracieusement à disposition de l’équipe des ‘ségolénistes’ qui tentent la prise de la Rue de Solférino par la force, devrait se libérer. Montant des frais pour le propriétaire ? Allez, un p'tit geste, pour les sans abri, maintenant, siouplé...
    Abandonnés sur place, Jeudi Noir ne trouvera pas de « pavés en mousse »… Que du dur, camarades...

    L’amère Royal pète encore un plomb

    La ‘république du respect’ en marche… arrière !
    Le PS la renverra-t-il à la glacière au mitard?
    Que reste-t-il de son arrogance? Le frigo ne lui réussit pas ; elle ne se maîtrise plus.

    La honte de son parti, Sa Cynique Majesté Royal se fait insultante, et avec insistance : du Besancenot, sans la manière ! Croît-elle que les trotskistes infiltrés au PS se laisseront séduire par une bourgeoise ?

    L' "ordre juste": avec elle, c'est en effet 'juste du désordre' !
    Déséquilibrée, la battue de cinq points à la présidentielle, caricature son vainqueur, le Président de la République en exercice: un jour, l'amère de Melle l'accuse de garder "les bras ballants"face à la crise, mais elle le traite le lendemain d' "agité" ! Cà donne quoi, dans sa pauvre tête, un "agité aux bras ballants" ?

    Faut-il que la démocratie ait à souffrir au passage de luttes intestines pour la conquête du poste de premier secrétaire du PS ?

    VOIR et ENTENDRE

    Document i>télé/BFM, publié le 31 octobre 2008 par Le Post: cherchent-ils à lui faire du tort ?
    On comprend que son ex-François soit allé voir ailleurs ! Mais qu’il abandonne le parti entre ses mains et le PS n’est pas prêt de revoir ses enfants… Ceux du PS, cette fois, il va sans dire...
    Des attaques -tous azimuts et en désordre- constituent-ils un programme ? Les invectives peuvent-elles compenser ?

    PS - Hollande invective Aubry et Royal, pour le compte de Delanoë

    Aubry fond sur lui et Royal tombe du bac à glaçons
    Les dirigeants du PS se préoccupent-ils de la crise économique?
    Non ! Ils consacrent toute leur énergie à la crise du PS en se lançant des pointes, quatre jours avant le vote des militants chargés de renouveler la ligne et la direction du parti en vue du congrès de Reims.

    Les media militants retentissent des barrissements d’éléphants socialistes
    En oublieraient-ils de faire campagne pour Obama? Chercheraient-ils à occulter la crise économique?

    Le vieil éléphant tance les concurrents de Delanoë
    Ainsi dimanche, tandis que Delanoë fait ses coups en douce, François Hollande, qui soutient Bertrand, a demandé aux adhérents de voter pour ceux qui respectent la discipline interne au PS, accusant sans les nommer aussi bien Laurent Fabius, rallié à Martine Aubry que Manuel Valls, partisan de Sa Cynique Majesté Royal.

    Flamby 1er (ci-contre) a saisi l’occasion de brûler son image de gros shamallow consensuel pour commencer à se peindre en combattant. "Je le dis aux militants socialistes: si vous voulez que la discipline (...) soit la règle collective, votez pour une motion dont tous les signataires ont eu ce respect", a déclaré le futur ex-premier secrétaire, lors de l'émission "Dimanche soir politique" France Inter/Le Monde/i-Télé.
    Le député de Corrèze, qui ne brigue pas de nouveau mandat après onze ans à la tête du PS, a estimé que "le vainqueur du congrès de Reims sera la motion qui sera arrivée en tête jeudi soir" puisqu'aucune alliance entre courants internes n'avait vu le jour avant le vote.

    Martine Aubry lui a balancé un coup de trompe
    "Il ne faut pas seulement être en tête mais être capable de rassembler sur une ligne politique",a-t-elle déclaré au Grand Jury RTL/LCI/Le Monde.
    Quant aux accusations visant Laurent Fabius, la maire de Lille a renvoyé François Hollande à sa gestion des dernières années.
    "Le parti doit changer. Nous devons arrêter ces querelles du passé", a-t-elle expliqué en allusion à la campagne de Laurent Fabius contre la Constitution européenne en 200, alors que la majorité du PS avait choisi le "oui".
    Quelques mois après le référendum, François Hollande a intégré les "amis de Laurent Fabius" dans la direction à la faveur du congrès du Mans, a-t-elle rappelé. "Alors ce qui était possible hier ne l'est plus ?", a-t-elle ironisé.

    Ségo-Frigo maintient-elle la chaîne du froid ?
    Au frigo, mais non pas au freezer, elle bouge encore les lèvres…
  • Royal s’est à nouveau proclamée candidate exclusive des militants
    Ne s’en servirait-elle plutôt comme d’un bouclier contre les attaques de l’ancienne équipe ? Selon elle, avec le "travail", les militants à 20 euros doivent être "enfin les règles au parti"… L’ennui, c’est qu’elle n’est pas candidate déclarée et qu’elle emploie des « barons locaux » (Collomb de Lyon, Guérini de Marseille, et consorts) comme ses VRP. Bien qu’elle ait prétendu avoir pansé ses plaies, l'ancienne candidate présidentielle continue à ressasser la campagne de 2007 en estimant avoir été lâchée par les principaux dirigeants du PS, alors que les Français sont tous témoins du mépris qu’elle leur a manifesté, au nom de la « république du respect ».

  • Depuis son frigo, l’amère Royal accuse
    Quelle cohérence ! Bien que, comme Martine Aubry, la présidente de la région Poitou-Charentes ne s'est pas officiellement déclarée candidate au poste de premier secrétaire, à la différence de la maire de Lille, en septembre, l’amère de Melle s’est mise "au Frigidaire" [publicité gratuite ou sponsor ?].
    L’intolérante persiste à refuser la concurrence démocratique au sein même du parti dont elle a choisi de ne pas être la représentante au Parlement. Devant Le Parisien et les adhérents consternés, elle a continué à régler des comptes. "Tous ceux qui ont manqué de respect au vote des militants en critiquant ou en ne soutenant pas la candidate choisie par eux méritent-ils moralement leurs voix aujourd'hui?", a-t-elle prétendu en croyant séduire les militants.
  • Tournée vers le passé, elle compte toujours sur la dynamique présidentielle.
    L’amère Royal n’est pas superstitieuse et ne semble pas craindre de renouveler sa fâcheuse expérience de 2007. Malgré la récession, elle tente de capitaliser sur la présidentielle :
    la prise du PS serait ses stock-options…

    Les éléphantes, ça trompe énormément !
  • Comme le montre sa photo ci-contre, où elle a l'air bel et bien défaite, Désirdavenir Royal combat l’anorexie, Comment ?
    A peine a-t-elle croqué aux tablettes de chocolat des jeunes, que Sa Cynique Majesté retourne lécher les ventres gras et mous des caciques socialistes. "Il y a un leadership politique qui continue et qui continuera. Est-ce que je l'assumerai en étant à la tête du PS, on verra", minaude-t-elle, caressant dans le sens poil son "pack opérationnel" de dirigeants qui ont fait la campagne interne à ses côtés. Voilà déjà que la ‘leader’ plaque ses petits militants aux jambes…


  • Copié-collé de la Ch’tite maire de Lille
    Aubry a également flatté son équipe et promis qu'elle prendrait "toutes ses responsabilités" si son programme était choisi majoritairement par les militants.
    En clair, elle décongèlerait le bas !
    La Ch’tite reine de la bière a dû forcer sa nature. Pour ne pas prendre un bock mardi, elle a, dit-on, descendu quelques pintes avant de se livrer à une tentative de séduction de l’appareil socialiste tombé en déshérence : "Il y a une chose que je sais, c'est que si une personnalité gagne mais que le parti derrière n'est pas mobilisé sur une vraie ligne politique, si on s'est rassemblé pour faire bien et que les alliances deviennent plus importantes que la ligne politique, on fera comme (au congrès du Mans) et on se plantera", a-t-elle ajouté pour sortir le parti du marécage dans lequel Hollande a laissé le PS. Qu’il s’agisse du Marais parisien de
    Delanoë ou du Marais Poitevin de Désirdavenir Royal.

    Le PS sent décidemment bien fort le déodorant du vestiaire, la bière éventée et le Chabichou pas frais…
    "Bébert, passe-moi les sels, je te prie !"


  • dimanche 2 novembre 2008

    PS : vademecum des motions du Congrès de Reims

    Trois principales et trois subalternes
    ’Phase terminale ‘ de la course à la succession de François Hollande
    Mardi 4 novembre, les six motions officiellement déposées par les différentes tendances du PS, seront soumises au vote. Quatre d’entre elles proviennent de prétendants au premier secrétariat. Ces six textes dont chacun porte une lettre tirée au sort, sont donc proposés au choix des militants. Essayons cependant de les classer selon leur position politique.

    La plus à gauche : la
    motion C, "Un monde d'avance", est la plus improbable. Non seulement parce qu’elle est présentée par Benoît Hamon et soutenue par toute l'aile gauche du parti (H. Emmanuelli, Mélenchon, Lienemann, Quilès, Dolez, Filoche...), mais parce qu’elle est la plus archaïque. Son programme affiche un PS "décomplexé", qui opère une "clarification nécessaire du parti face au libre-échange et à la puissance publique" : "L'Etat doit redevenir un stratège et non un poseur de pansement."

    Les plus écolos : les "petites" motions
    F et B, portées à bout de bras par des chefs de file proprement inconnus des militants eux-mêmes : le courant Utopia de Franck Pupunat (à gauche) et le Pôle Ecologique de Géraud Guibert (à droite), qui parlent toutes deux de crise environnementale et d'écologie.

    Au centre-gauche : Martine Aubry et sa
    motion D, préconisent de"Changer à gauche pour changer la France". Issue des "reconstructeurs" qui voulaient surtout éviter que le premier secrétaire du PS soit un "présidentiable", donc Delanoë ou Royal, cette motion veut "changer le parti" sans changer son positionnement réformiste, mais néanmoins résolument à gauche, même si la motion n'exclut pas non plus une alliance, à des conditions précises, avec le Modem au niveau local, comme ce fut le cas à Lille, au bénéfice de la Ch’tite Aubry... Cette motion ‘fourre-tout’ insiste également beaucoup sur le rôle de la puissance publique. Elle est soutenue par l'attelage des fabusiens (Bartolone, etc…) et de quelques strauss-kahniens, dont Jean-Christophe Cambadélis, "1ère gâchette" de DSK.
    Les amateurs de taxes lui donneront carte rose pour lutter contre le capitalisme, avec entre autres une taxe sur les ‘superprofits’ ou les entreprises pétrolières et encore une taxe carbone. Elle plafonnera les loyers les plus élevés. Populiste ? Boostée par Nono Montebourg et Laurent Fabius, la Ch’tite Aubry promet aussi une conférence salariale nationale annuelle et tripartite (Etat socialiste, employeurs, syndicats -2 contre 1) pour des négociations salariales d’entreprises : retour garanti à l’étatisme ! C’est le réformisme de gauche…

    Au centre-droit : Marie-sEGOlène Royal et la
    motion E, "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes". Sorti de son frigo, Sa Cynique Majesté Royal, qui se revendique de la social-démocratie certes, mais « réformiste », et teinté d’accents parfois virulents contre les excès du capitalisme, persiste à envisager, avec prudence, une alliance avec le centre. Le centre moribond survivra-t-il à cet écartèlement entre la maire de Lille et l’amère Royal qui ne visent qu’à le pulvériser une bonne fois pour toutes. Pour le reste, l'ex-candidate a repris ce qu’elle considérait comme un programme au temps de la présidentielle bien qu’il lui ait valu 5 poings points dans les gencives…La réformiste ne s’est donc pas réformée et a opté pour la discrétion affectée en se mettant en retrait de la course à la succession de son ex-compagnon, le père de ses enfants : ce n'est pas elle la première signataire de la motion, mais le maire de Lyon, Gérard Collomb, meneur de la contribution des "barons locaux" du parti, avec Frère Rebsamen, Juju Dray et Nono Guérini de Marseille, des seconds rôles qui se sont ralliés à Royal. Celle-ci aligne également les soutiens dans la jeune garde du parti : Vincent Peillon (tiède) et Manuel Valls (volens nolens).
    Les taxes sortiront de terre, en veux-tu, en voilà, comme des champignons : Total, EDF et Areva sont dans le collimateur et les fleurons de l’industrie française n’ont plus qu’à bien se tenir… Dans l’esprit de son show du Zénith (‘stand-up’ à 250.000 euros), elle envisage une ‘cérémonie républicaine’ pour chaque nouveau citoyen arrivé à la majorité. Elle créera le référendum d’initiative populaire : Aux Urnes, citoyens !

    Le plus social-démocrate : Bertrand Delanoë et sa
    motion A, qui garde le même titre que sa contribution : "Clarté, courage, créativité". Le maire de Paris, qui a reçu le soutien de François Hollande, ainsi que –finalement- celui du ‘saumon’ (trans-courants) Pierre Moscovici, résigné,assume sa social-démocratie clairement (nullement réformiste !): il veut "un parti progressiste, résolument écologiste, et profondément européen". Mais n'en oublie pas pour autant sa fidélité à la tradition du PS, car "être socialiste, c'est être fidèle". Notamment à l'ex-"gauche plurielle", donc aux alliances avec les Verts et le PC, du moins ceux d’entre eux qui seraient «socio-démocrates ».
    Bébert Delanoë annonce la création de plus de logements sociaux en France (120.000, chaque année…), mais ne dispose pas du premier terrain ! Il promet de multiplier par …cinq les sanctions financières contre les municipalités (391) qui n’appliquent pas la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de décembre 2000 (soit 20% minimum de HLM) : il lui faudra en effet du ‘courage’ puisqu’il ne manque pas de ‘créativité’. Les adhérents choisiront-ils une motion aussi ‘pragmatiques’ ?

    Petit rappel de la procédure
    Les militants vont lire ces textes (si leur religion n’est pas déjà faite en fonction du taux de passage à la télé), qui définissent une vision de ce que doit être le parti socialiste.
    Ensuite, ils voteront (s’ils sont à jour de leur cotisation (!) pour l'un d'entre eux. Le score de chaque motion déterminera combien de délégués elle obtiendra pour le congrès. Chaque motion peut par ailleurs recevoir les signatures des responsables socialistes qui la soutiennent. L’idée est, évidemment, d'avoir le plus possible de signatures.
    Enfin, les représentants de chaque tendance négocieront un accord pour obtenir une majorité claire. C'est ce qu'on nomme la "nuit des résolutions" (tous les chats sont noirs roses), où les représentants des différentes motions tentent de parvenir à un accord, duquel doit émerger une majorité.

    La gauche rejette la possibilité de travailler jusqu’à 70 ans

    Les Français seront-ils privés de la liberté offerte de choisir leur âge de départ à la retraite ?
    L'Assemblée a adopté un amendement au projet gouvernemental qui permettrait aux salariés de travailler jusqu'à 70 ans s'ils le souhaitent.
    La gauche conservatrice est perturbée : les syndicats se disent inquiets et l'opposition crie au «scandale».

    L’opposition en perd ses repères ...
    L’idéologie n’excuse pas tout et la démagogie aggrave leur cas
    L’idée même de travailler jusqu'à 70 ans lorsqu'on le souhaite est considérée comme impensable par nos quinquagénaires de l'opposition. Or,si leur espérance de vie a grandi, ils ont conservé en mémoire l’image de leurs pères à la maison pendant dix à quinze ans de retraite, que la réelle pénibilité des emplois permettait de qualifier de ‘bien méritée', et qui autorisait la passivité, tout au plus la partie de boules et le coin de potager. L'amendement qu'ont fait passer les députés dans la nuit de vendredi à samedi, en marge de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 a donc pris de court les plus ringards ou ceux qui s’imaginent que leurs concitoyens le sont plus qu’eux encore.

    Le projet de départ du texte interdisait aux employeurs de mettre leurs salariés à la retraite d'office passés 65 ans
    La majorité parlementaire a voulu aller plus loin, estimant que cette suppression pure et simple de la procédure de "mise à la retraite" pourrait causer des "difficultés pour les entreprises". Les députés ont donc proposé un amendement qui laisse «la possibilité aux salariés qui le souhaitent de prolonger leur activité au-delà de 65 ans sous réserve d'en avoir préalablement manifesté l'intention auprès de leur employeur et dans la limite de cinq années».
    Les Français auraient pu prendre leur destin en mains.
    En pratique, l'employeur doit interroger, avant l'âge de 65 ans, son salarié sur son intention de partir ou non en retraite. Si le salarié refuse, ou s'il ne donne pas de réponse, l’employé ne pourra pas être mis en retraite d'office, et ce, jusqu'à l'âge de 70 ans. Cette mesure ne repousse donc, ni l'âge de la retraite, ni le nombre d'années de cotisations nécessaires à l'obtention d'une pension à taux plein, qui reste de 40 ans aujourd'hui, qui deviendront 41 d'ici à 2012.
    Le député UMP Denis Jacquat, auteur de l'amendement, estime qu'il «n'est plus acceptable aujourd'hui qu'un homme ou une femme âgé de 65 ans soit mis à la retraite contre son gré, du seul fait de son âge, alors même qu'il n'a pas forcément toutes ses annuités d'assurance ou qu'il souhaiterait prolonger son activité pour améliorer sa pension». Ou qu’il se plaît et donne satisfaction dans son activité, la transmission du savoir, par exemple.


    Une opposition suspicieuse

    Cet amendement a suscité de vives critiques de la gauche politique et syndicale.
    >Les partis politiques
    «L'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans», s'est indignée en séance la Martine Billard (à gauche), Verte à plus d’un titre.

    Encore relativement jeune (1959), mais déjà au pli de l'idéologie, la socialiste Marisol Touraine (à droite) a, quant à elle, accusé le gouvernement d'utiliser «tous les moyens pour reculer l'âge des départs en retraite et amener les salariés à travailler le plus longtemps possible».

    Le PCF
    a fustigé dans un communiqué, un «scandale» et un «pseudo-volontariat», «comme si les retraités qui vivent aujourd'hui si nombreux sous le seuil de pauvreté pouvaient avoir le choix». Et s’ils souhaitent continuer quelques années, le PC les priverait de cette liberté.

    >Le syndicat CGT
    La CGT
    a-t-elle consulté sa base, qu’elle estime que ce texte susciterait «une légitime inquiétude» même s'il «ne modifie pas pour le moment les repères de 60 et 65 ans en matière de retraites» ?
    Ce syndicat glose. «Cette mesure traduit bien la réalité d'aujourd'hui : de moins en moins de salariés auront la totalité de leurs droits à 60 ans et une retraite suffisante à 65 ans. Ils devront donc chercher à poursuivre leur travail voire à cumuler emploi et retraite», estime le secrétaire confédéral Jean-Christophe Le Duigou. Applaudit-il donc qu’il soit donné la possibilité aux salariés d’obtenir la ‘totalité de leurs droits’ et une ‘retraite suffisante’ ?


    Les députés ont adopté un autre amendement

    Celui-ci repousse l'âge limite d'activité en vol des personnels navigants de l'aviation civile : il est actuellement de 55 ans pour les hôtesses et stewards, et de 60 ans pour les pilotes. Les personnels des deux catégories pourraient choisir de continuer, éventuellement au sol, mais les syndicats d'Air France ont décidé à leur place.
    Pour protester contre cette mesure, ils lancent un appel à la grève, qui pourrait avoir lieu en décembre, mais qui pourrait ne pas être suivie comme ils le voudraient, par des personnels qui ne souhaiteront pas que les syndicats régissent leurs vies et leur confisquent la possibilité d’opter pour une prolongation volontaire d’activité.

    «Je ne veux voir qu’une seule tête !»
    Les personnels d’Air France, et d’ailleurs, prennent peu à peu conscience de ce que ni les partis ni les syndicats de gauche ne prennent en compte le désir éventuel des salariés, qu’ils soient syndiqués, ou qu’ils ne le soient pas, mais sont pareillement contraints: la gauche entend décider pour tous de ce qui est mieux pour eux, tous autant qu’ils sont, hommes et femmes, valides et invalides, grosses et petites retraites, indistinctement.

    Les salariés supporteront-ils que
    les partis et les syndicats leur confisquent
    la liberté de décision?

    SNCF : ruptures de caténaires sous des …tirs de carabines !

    Leur vétusté -selon les syndicats- n’expliquait pas tout…
    La SNCF a annoncé ce dimanche matin 2 novembre qu'elle porte plainte " à la suite de tirs de fusil ayant très certainement entraîné la rupture de la caténaire" survenue samedi à Marcoussis (Essonne) en région parisienne sur la Ligne à grande vitesse Atlantique. (Lire PaSiDupes)

    Début de l’enquête
  • Selon la gendarmerie, les militaires de la brigade territoriale de Montlhéry, se sont déplacés sur le site vers 00h15, dans la nuit de samedi à dimanche, dix minutes après un appel de la la SNCF. La rupture de la caténaire, selon la SNCF, a eu lieu à 17h10.
  • Dimanche matin, les gendarmes locaux ont été relayés par leurs collègues de la SR de Paris qui ont commencé leurs investigations. La section de recherches (SR) de Paris de la gendarmerie a entamé les constatations sur la ligne du TGV Atlantique à la hauteur de Marcoussis (Essonne) où, selon elle, des tirs de fusil ont "très certainement" endommagé une caténaire, provoquant de grosses perturbations.

    Après les incidents survenus cet été, la SNCF avait lancé une inspection des caténaires, ces câbles électriques qui alimentent les trains. Dans le secteur de Marcoussis, l’inspection n’avait rien révélé et le passage d’un train à cet endroit n’avait provoqué aucun souci avant l’arrivée de celui qui se trouva en revanche bloqué. En rase campagne et dans un endroit encaissé, propice à un sabotage.

    Financement de la rénovation du réseau
    Selon un rapport d'étape remis début octobre, leur rénovation nécessiterait 400 millions d'euros sur quatre ans au moins. Un audit avait déjà mis en avant en 2005 la fragilité des infrastructure ferroviaires, liée à 30 ans de sous investissement.
    Pour Dominique Bussereau (ci-contre) "l'argent existe" tant à la SNCF que chez Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire du réseau, pour financer cette rénovation. Le ministre des Transport a indiqué qu'il signerait lundi, en compagnie du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et avec RFF, un contrat de "plusieurs milliards d'euros". "Il faut que cet argent soit mis en oeuvre si nécessaire", a-t-il souhaité.
    Mais le rapport d'étape recommande de faire passer l'enveloppe de 190 millions d'euros alloués en 2008 par RFF à la SNCF pour les caténaires à 240 millions d'euros pendant au moins quatre ans, les sommes supplémentaires allant au renouvellement plutôt qu'à l'entretien courant.
    Il faut aussi 150 millions d'euros pour renforcer tout le système caténaire face aux hausses de trafics en de nombreux points.
    Or, RFF, qui doit faire face à une dette de près de 28 milliards d'euros héritée de la SNCF et un déficit chronique, semble n'avoir aucune marge de manoeuvre financière. Ses ressources, qui proviennent des péages ferroviaires payés par les entreprises (essentiellement la SNCF) et de subventions de l'Etat, ne suffisent pas à financer les investissements nécessaires.

    Les « incidents » qui visent la SNCF et RFF sont-ils motivés par la recherche du mécontentement des usagers et de leur condamnation des services publics, donc à portée politique, ou sont-ils destinés à souligner les besoins accrus en personnels, donc à portée syndicale ?
  • Retard de TGV : incident prémédité de caténaire à Marcoussis

    Passagers en colère : la SNCF porte plainte
    PaSiDupes a déjà exprimé des doutes sur le caractère accidentel des ruptures de caténaires à répétition sur le réseau SNCF, en période de trafic intense et à la veille de mouvements syndicaux.
    Alors que des organisations syndicales lancent une action pour le jeudi 6 prochain et au moment où le préavis de grève est déposé, survient un nouvel « incident », malgré le lancement par la SNCF en septembre d’un programme d'inspection de ses caténaires sur les points les plus "sensibles" de son réseau. Or, précisément, cette zone avait été contrôlée…

    De nouveaux retards un jour de forte circulation
    Cet "incident caténaire" est survenu dans l'après-midi du 1er novembre, vers 17h30 sur la ligne empruntée par les TGV Atlantique, à hauteur de Marcoussis à seulement une trentaine de kilomètres de Paris. "Cet incident a provoqué l'arrêt de la totalité des circulations sur les deux voies de la ligne à grande vitesse", indiqua le SNCF.
    "Une cinquantaine de TGV en direction ou en provenance de Paris-Montparnasse sont détournés ou sérieusement retardés", annonça samedi soir la SNCF qui prévoyait des retards pouvant atteindre six heures, pour quatre TGV et trois heures ou moins pour les autres, à 21h encore.
    Les perturbations étaient en voie de résorption dimanche matin, mais des retards persistaient. L'incident a entraîné un véritable chaos dans la gare Montparnasse en ce week-end de Toussaint, de nombreux voyageurs étant amenés à dormir sur place, voire dans les trains restés à quai.
    Outre des retards, des annulations
    Des trains ont été annulés. La SNCF a en effet décidé à 19h30 de "supprimer les trains qui n'étaient pas encore partis".

    Rupture naturelle ou provoquée ?
    La SNCF annonce avoir déposé plainte au lendemain de la rupture de caténaire, causée selon elle par un acte de malveillance et qui a provoqué le chaos samedi soir sur la LGV (ligne à grande vitesse) Atlantique".
    L'ensemble du trafic a été stoppé samedi soir et une cinquantaine de TGV en direction ou en provenance de Paris-Montparnasse ont été détournés, certains accusant un retard de plusieurs heures. Les perturbations étaient en voie de résorption dimanche matin, mais des retards persistaient.
    L'incident fait suite à plusieurs autres perturbations, qui se succèdent à un rythme élevé depuis le mois d'août (Lire PaSiDupes, libellé 'Aubagne, par exepmple, ou 'caténaire').

    Le ministre des Transports demande des explications
    Dominique Bussereau a déclaré dimanche matin sur RTL que même si elle avait été victime d'un acte de malveillance, la SNCF devait revoir l'état de son réseau, d'autant que le transport des voyageurs est en croissance.
    La plupart des incidents sont en effet dus, selon lui, à "un mauvais entretien ou une mauvaise utilisation" du réseau. Le ministre ne demande pas la démission du patron de la SNCF Guillaume Pépy, qu'il juge "réactif", mais veut des améliorations.
    "Il faut que ça cesse, on ne peut apprendre sans arrêt, toutes les semaines, que les trains ont été bloqués, et c'est d'ailleurs mauvais pour la SNCF", a-t-il déclaré.

    Un lourd passif de ruptures de caténaires
    Les caténaires seraient–elles des cibles faciles pour des actes de malveillance ?
  • La situation
  • La caténaire, le câble électrique situé au-dessus des voies, bien souvent en rase campagne par conséquent, est à l'origine des principaux incidents sur le réseau à grande vitesse français, de loin le plus dense d'Europe. Bizarrement, les caténaires seraient les points faibles, exclusifs et privilégiés, en cause dans les incidents de circulation. Sont-elles à ce point vétustes qu'elles concentrent à elles seules les causes de perturbations sur le réseau SNCF? Ne bénéficieraient-elles pas d'un petit coup de pouce, de la part d'employés strictement motivés par leur amour de leur métier et le maintienen du réseau excellent état?
    Le réseau est la propriété de Réseaux ferrés de France (RFF), société distincte de la SNCF. La SNCF estime qu'il faudra 400 millions d'euros sur quatre ans. Or, SNCF et RFF se rejettent la responsabilité du financement. Dominique Bussereau a donc annoncé qu'il signerait lundi matin avec RFF un contrat pluri-annuel portant sur plusieurs milliards d'euros.

  • Historique des malveillances
    Le 17 août, pendant le long week-end du 15 août, le trafic dans le sud-est de la France avait subi de fortes perturbations en raison d'une caténaire arrachée près d'Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône.
  • Incident qui s'était répété en septembre sur le réseau ouest et aussi dans la région de Lyon.
  • Un nouvel incident est survenu le lundi 27 octobre dans la région de Toulouse. Aubagne, Lyon et Toulouse sont des zones bien connues d'activisme syndical.

    Mi-septembre, la SNCF avait donc lancé une opération nationale de contrôle et de renforcement de ces caténaires et un programme de travaux avait été annoncé.

    Dans les lois d'application du "Grenelle de l'environnement", l'Etat s’est engagé à favoriser la construction de milliers de kilomètres de lignes de TGV.
  • samedi 1 novembre 2008

    Mot d'ordre de grève à Air France : ça peut attendre décembre !

    Menace sur les vols de fin d’année
    La grève des personnels navigants était prévue pour la période du 4 au 8 novembre. Le chantage est maintenu, mais la grève est désormais censée se dérouler du 5 au 9 décembre, si les syndicats n'obtiennent pas satisfaction d'ici là.
    "Les syndicats considèrent que les négociations entamées avec le gouvernement doivent se prolonger, afin d'obtenir le déblocage des points qui demeurent inacceptables", estiment dans un communiqué commun les huit organisations syndicales (la CFDT-PNC, la CFTC, FO, le SNPNC, SUD aérien, l'UGICT-CGT, l'UNAC et l'UNSA).

    La liberté de travailler jusqu’à 65 ans ne séduit pas les hôtesses et stewards
    Les navigants refusent plus de liberté
    Même sur la base du volontariat, ils protestent contre la possibilité de poursuivre une activité jusqu’à 65 ans et souhaitent obtenir le maintien complet du droit de départ en retraite à 55 ans. Le ministre leur a pourtant promis que ce serait "sous reserve d'en avoir préalablement manifesté l'intention et dans la limite de 5 années".

    Discussion parlementaire
  • Les députés
    Les élus de la Chambre basse ont voté en première lecture cette disposition permettant un maintien dans l'emploi des navigants jusqu'à 65 ans, sur la base du volontariat et à condition d'un reclassement au sol dans les dernières années. Entre 55 et 60 ans, la prolongation d'activité des hôtesses et stewards serait possible, si la compagnie peut proposer le reclassement au sol. Dans de nombreuses professions les salariés auraient bien accueilli cette possibilité.
    Si la disposition est votée par les deux Chambres, la limite d'âge pour exercer une activité de pilote ou de copilote pourra passer à 65 ans en 2010, à la condition qu'un seul des pilotes d'un avion de ligne soit âgé de plus de 60 ans. Ce départ plus tardif ne se ferait que pour ceux qui exprimeraient le désir de travailler après 60 ans, qui reste l'âge légal de départ en retraite.
  • Les Sénateurs
    Ils voteront mi-novembre. En cas de désaccord avec le texte voté à l'Assemblée, une commission mixte paritaire réunissant les parlementaires des deux assemblées devrait trancher ensuite, fin novembre ou début décembre.
    Il était donc raisonnable de laisser les élus de la nation débattre.

    Le SNPL-France Alpa, principal syndicat des pilotes de ligne en France, devrait maintenir son préavis de grève du 14 au 17 novembre, au moment du débat au Sénat, pour également faire pression sur les élus contre la possibilité laissée aux navigants de poursuivre une activité.
  • "Il faut sauver la Camif !" Qui ose le dire ?

    Sa Cynique Majesté Royal a l’impudeur naturelle


    "Je suis venue soutenir les salariés de Niort !"
    ,
    a clamé Sa Cynique Majesté Royal.
    Elle n’est pourtant pas venue de loin et bien tardivement…

    Samedi 25 octobre à Niort, dans la région où l’amère de Melle est supposée présider au destin de la région Poitou-Charentes, 1500 personnes manifestaient en effet pour la défense de leurs emplois, après l'annonce du dépôt de bilan de la société de vente par correspondance, mais Désirdévenir Royal n’avait pas fait le déplacement de Paris…
    A l'appel des syndicats CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC et FSU, les salariés et leurs familles, ainsi que des élus et habitants de la région niortaise avait défilé du centre-ville à la mairie en scandant "liquidation, non, non, non". "900 chômeurs de plus, merci patron", pouvait-on lire sur des affichettes brandies par les manifestants.


    L’artiste entre en scène

    Finalement venue se mêler aux salariés de la CAMIF lorsqu’ils manifestaient à Paris contre leur licenciement devant le ministère de l'économie, vendredi 31 octobre, elle a posé non pas acte de solidarité mais de politique.
    "Vingt millions d'euros suffiraient pour sauver la CAMIF", a soutenu l'ancienne candidate battue à la présidentielle.
    Le Conseil Régional de Poitou-Charentes n'a pas envisagé de les employer bien.

    L’amère Royal s’est encore abandonnée à la démagogie

    "
    Ce n'est rien face aux 10,5 milliards d'euros débloqués par Nicolas Sarkozy pour soutenir les banques
    ", a-t-elle ajouté.
    La CAMIF n'aura-t-elle pas besoin des banques, comme par le passé, et du soutien de l'Etat, pour sauver des emplois dans la région de celle qui a l'invective facile ?


    Elle a aussi tenté de se rallier les manifestants abandonnés en citant des projets de reprise montés par les salariés de la Camif Particuliers pour sauver leur entreprise. Fort bien !

    Mais les salariés de la CAMIF sont solidaires des clients et sociétaires, comme pourrait l'être Sa Cynique Majesté susnommée
    . Employés par une ex-coopérative soutenue par une mutuelle 'militante' (c'est sa pub qui l'affirme !), ils ne démontrent en aucune manière qu'ils ont un esprit différent, supérieur à celui de leurs collègues du privé.S'ils étaient les dignes représentants de l'"économie sociale", ne seraient-ils pas plus positifs? Ainsi, il est révélateur que, plutôt que de piller leurs lieux de travail, ils ne rendent pas service à leurs clients spoliés en leur fournissant les coordonnées des fabricants (qui font crédit à la CAMIF depuis une année), pour que les produits commandés puissent être livrés en passant directement par les fournisseurs, lesquels réduiraient du même coup leurs pertes.


    Pour en revenir à la plaie du Poitou-Charentes aux désirs d'avenir national, elle n’a profité de sa prestation médiatique pour indiquer quel effort le Conseil Régional compte fournir en faveur de l’emploi à la CAMIF et, après les promesses en campagne de soutien à EADS, avec ses collègues présidents socialistes de région, les Poitevins et leurs clients auront jugé l’individu.

    Accusatrice, Royal est encore entrée dans une "colère saine" !...

    "C'est insupportable, les salariés se retrouvent sur le carreau à cause de patrons qui gagnent des centaines de milliers d'euros." Interrogée sur la viabilité d'un secteur comme la vente à distance, la comédienne a déclaré que "toutes les entreprises peuvent être sauvées, il y a des possibilités de développement comme le commerce équitable
    " ! En attendant, c’est un « couac » de l’économie social !

    La démagogue socialiste ne sait pas de quoi elle parle

    780 salariés sont menacés de licenciement à la suite de la liquidation judiciaire de CAMIF Particuliers prononcée lundi 27. Sa maison mère, CAMIF SA, a quant à elle été placée en redressement judiciaire. En tout ce sont 900 emplois sur plus de 1500 de l'ensemble du groupe qui doivent être supprimés.

    Et Sa Cynique Majesté Royal accuse les patrons, à la suite de la CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC et FSU !

    Mais, à l’origine, la CAMIF était une coopérative (Coopérative des Adhérents à la Mutuelle des Instituteurs de France (voir MAIF, l’assureur mutualiste des instituteurs) et l’économie sociale connaît donc des ratés qu'il conviendrait de maquiller…
    "Voilà dix ans que se succèdent des plans de redressement, mais sans volonté de développement durable... C'est une gabegie financière!", avait pourtant dénoncé Jacky Barra, secrétaire général départemental de FO. Des propos que la pauvrette n'a encore pas entendus.

  • Ne sait-elle pas, la comédienne, qu'en 2003, des difficultés financières amènèrent la coopérative CAMIF à se recapitaliser, avec l'appui de … mutuelles de la nébuleuse socialiste (MAIF, de la MGEN et de la CASDEN BP). Un partenariat industriel avec 3 SUISSES International fut scellé. Les magasins de Lille et Toulouse furent alors ouverts à tous, par nécessité, puis Marseille. Le Savour Club fut revendu et les filiales se multiplièrent.
  • Ne sait-elle donc pas non plus, l'artiste socialiste, qu'en 2004, est mis en œuvre un processus juridique et financier de l'accord CAMIF/3 SUISSES International, avec le soutien de la MAIF, de la MGEN et de CASDEN BP. Et la participation de COFIDIS à hauteur de 66% au capital de C2C, une filiale de crédit de la CAMIF. Ces patrons-là ne sont-ils pas 'insupportables' ?

    La gauche socialiste appelle la droite au secours

    Une délégation syndicale de la CAMIF a été reçue au ministère de l'économie
    . Ne connaissent-ils pas le chemin de leur Conseil Régional ? Autre possibilité : ils ne peuvent pas compter sur une locataire incapable.
    Mais si au moins Désirdavenir Royal savait se taire, plutôt que d’accuser constamment à tort et à travers et de tromper l’opinion, sans apporter de contribution à la résolution des difficultés.

    Ségo-Zéro Zorro est arrivée…

    La CAMIF va voir de quoi elle est capable…
  • CAMIF - Révolte des clients qui ont payé et n’ont rien reçu

    CAMIF : la gauche oublie les clients, mais se mobilise pour les employés

    Sa Cynique Majesté Royal ne connaissait pas la CAMIF (Lire PaSiDupes), dont le siège est pourtant situé à Niort, dans la région dont elle est la présidente et dans les Deux-Sèvres, dont elle fut la députée (avant que sa suivante ne les mène en bateau...) La candidate socialiste battue de 5 points à la présidentielle confondait d’ailleurs cette ex-coopérative d’instituteurs (qui ont massivement voté pour elle !), avec la MACIF, une mutuelle d'assurances...
    Mais, alors que la mise en liquidation est déjà prononcée, Désirdavenir Royal a finalement pressenti quel parti elle pouvait tirer du malheur qui a fondu sur la CAMIF et du licenciement des salariés de sa zone. En ‘bonne’ responsable socialiste, l'amère Royal a défilé avec les employés qu’elle avait ignorés jusqu’alors et abandonnés à leur sort. Ils ont accepté sa présence : pour médiatiser leur situation ?

    Les salariés de la CAMIF sont-ils tellement à plaindre ?
    A qui profite donc ce vol organisé ?
    Aucune perte d’emploi n’est acceptable. Des témoignages émergent pourtant de ce naufrage, comme autant d’objets personnels resurgis des flots.

  • Les licenciés d’aujourd’hui ignoraient-ils que leur sort était scellé depuis plus d’un an ? Alors pourquoi ont-ils accepté de recevoir des commandes, dont ils savaient qu’elles ne pourraient être honorées ?
  • Fin septembre, à trois semaines de la liquidation, n’ont-ils pas encore ouvert des crédits Véronèse auprès de C2C, la boîte de crédit de la CAMIF ? Ne savaient-ils pas que leurs clients (coopérateurs !) ne reverraient jamais leur argent et qu’ils pourraient servir à financer la liquidation de la CAMIF ?
    Témoignage sur Internet:
  • « Mais on parle PEU des milliers de clients véritablement ESCROQUéS d'une partie de leurs économies. » Je suis de ceux-là : 8'060 € partis en fumée dans une cuisine CAMIF dont je ne verrais jamais la couleur. Paiement de 100% exigés à la commande et encaissé de suite, le 15 octobre alors que le bateau chavirait (cf. l'article de la Nouvelle République du 15.10 - lien ICI:

  • Or, ne dit-on pas que les salariés ont devant eux 8 mois pour se refaire ?
  • Ne signale-t-on pas le pillage des bureaux et des hangars ?

    Et les clients, alors ?
    CAMIF Particuliers est en cessation de paiements.
    Ses clients recevront-ils leurs commandes de canapés devenus introuvables ailleurs qu’aux domiciles des habitants de la région ? Tombés du camion ou pris sur la bête ? Ainsi, la société n’appartiendrait pas à ses actionnaires, mais à ses salariés…
    Mais les clients trompés s’organisent
  • Sans le soutien de Désirdavenir Royal et des media qui prônent le développement de l’économie sociale, mais ignorent ses victimes. La « république du respect », ce n’est encore pas le respect des petites gens.
  • Le journal « Le Progrès » avait révélé mercredi les dommages financiers subis par des particuliers. Un informaticien de Rhône-Alpes, Xavier Caron, vient de créer un collectif national. Entretien :
    >Quand avez-vous décidé d’agir?
    Lundi soir, dès que j’ai appris la liquidation de la « Camif particuliers ». J’ai d’abord créé une adresse électronique et très vite, j’ai été submergé par les mails. D’où l’idée de mettre en place un collectif et un blog, pour regrouper les messages des clients lésés. Le fait que je sois informaticien a facilité les choses.
    > Vous étiez client de la « Camif Particuliers » ?
    Oui. J’avais acheté une cuisine 8000 euros le 8 octobre, au magasin d’Annecy, en Haute-Savoie. Elle a été réglée en totalité par chèque le 14 octobre. Je n’ai pas été livré. On se sent trompés! Quelques semaines avant, l’entreprise demandait seulement des acomptes. Mon sentiment est qu’il y avait une volonté de leur part de se faire le plus de trésorerie possible. Des livraisons ont été repoussées sous des prétextes fallacieux.
    >
    Avez-vous une estimation du préjudice global?
    600 clients de toute la France sont déjà membres de notre blog et ça continue! À l’heure où je vous parle, le montant cumulé du préjudice atteint 800000 euros. En moyenne, les personnes ont perdu 1500 euros. Mais j’ai le cas d’un client de Haute-Savoie qui a [subi un préjudice de] 17 200 euros!
    >
    Ont-ils des chances d’être livrés?
    On s’organise pour retrouver les fournisseurs, mais c’est difficile. Une première liste d’entreprises sera publiée très rapidement sur notre site internet. Un client qui aurait acheté un salon 5000 euros, pourrait le récupérer en payant une seconde fois au fournisseur la somme initiale, déduite de la marge de la Camif particuliers, soit environ 3500 euros. Au total, il aura certes dépensé 8500 euros. Mais c’est mieux que rien. Certains ont pu aussi ouvrir auprès de leur banque un dossier de remboursement quand ils avaient payé par carte.
    >
    Vous ne croyez pas à une indemnisation par le mandataire judiciaire?
    Personne n’y croit.
    > Que demandez-vous?
    Que la « Camif SA » – qui n’a pas été liquidée – rembourse les clients : ils n’ont pas à faire les frais de ce qui s’est passé. On va laisser s’écouler quelques jours pour voir la tournure prise par les événements. Puis nous contacterons des associations de consommateurs pour réfléchir à des actions collectives devant la justice."

    Des électeurs de Désirdavenir Royal en appellent aux ...pouvoirs publics : logique ?
    Ulysse91 écrit :
    « si nous ne faisons pas pression au niveau de :1/ du Président de la République 2/ du Premier Ministre 3/ du Secrétaire d'état à l'industrie , à la consommation et porte-parole du Gouvernement, nous ne seront jamais remboursés .Ensuite l'autre possibité est de faire une action collective en justice , afin de prouver la faillite ou mise en liquidation frauduleuse. »
    Il n’a pas pensé à mettre en cause la Présidente de Région ?… Faut-il être désespéré ! Ou conscient de l’incapacité de l’amère de Melle.

    L'UFC- Que Choisir? a-t-elle fait le bon choix ?
    Les clients malheureux de la CAMIF sont au 5ème et dernier niveau en ce qui concerne les créances, ils n’ont pour ainsi dire aucune chance d'être remboursés.
    Si vos paiements datent de moins de 70 jours les banques doivent vous les rembourser, selon les Articles L132-2 et L131-35 du code monétaire et financier. Mais pour faire opposition au prélèvement automatique, il faut payer…


    Pourquoi Que Choisir? faillit-il à sa mission ?
    Que Choisir ? est une publication de l'Union Fédérale des Consommateurs - Que Choisir ou UFC - Que Choisir (233, boulevard Voltaire, 75011 Paris.). C’est une association (loi de 1901), mais aussi un groupe de pression militant créée en 1951 qui a pour objectif de défendre les intérêts des consommateurs, des usagers, des contribuables et de défense de l'environnement.
    Pourtant, à ce jour, rien depuis un article du 27/10/08
    METHODE DE VENTE - ABUS Brève 27/10/08

    Camif Les commandes en sursis
  • 60Millions a choisi les victimes.
    Son lien pour s’adresser au liquidateur judiciaire : ICI
  • Les clients abusés qui ne sont pas décidés à se laisser voler se retrouvent à SOS CAMIF, ICI

  • Luc Chatel s'adresse aux clients par video (à partir de la minute 1:45)

  • Les conseils de la DGCCRF :
    D'après un article de la Nouvelle République, la répression des fraudes (DGCCRF) commence à s'intéresser à l'affaire; un numéro mis en place par l'Etat est à la disposition des clients ICI

    Le président de la CAMIF l’assure dans Libération ICI

    Intox du président, le 24/10/08:
    «'Une dizaine de partenaires potentiels'
    Camif Particuliers n’aura pas réussi à temps la mutation de son modèle économique, en particulier sur internet. D'après Louis Mallet, «la vente par correspondance sous sa forme traditionnelle sera marginale à l’avenir».
    Les prévisions économiques de Camif SA, la maison-mère, s’annoncent moins alarmantes, du moins à en croire son président. Louis Mallet affirme que le groupe qui détient quatre filiales — Camif Collectivités, Camif Habitat, Club Camif et Léon Fargues — sera «bénéficiaire en 2008». Camif SA, explique-t-il, «est uniquement touchée parce que Camif Particuliers est en difficulté». Une relative bonne santé économique qui aurait déjà suscité l’intérêt de plusieurs groupes: «Il y a eu des contacts importants avec une dizaine de partenaires potentiels, des fonds (d’investissement), des industriels. Ces contacts ont eu lieu en France et à l’étranger.»

    La loi permet-elle à Camif SA, la maison-mère, de laisser ses petits sans soins ?