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mercredi 27 janvier 2010

Elections: communication institutionnelle vs. propagande électorale

Des partis bafouent les critères d'appréciation de la propagande

Vademecum à l'usage des élus d'opposition

"Le Conseil d’Etat, tout comme le Conseil Constitutionnel, passent au crible d’un certain nombre de critères formels les campagnes d’information. Ainsi de la périodicité et de la régularité des actions de communication.

  • L’ancienneté et la régularité des moyens de communication mis en œuvre par les collectivités territoriales sont des éléments souvent déterminants pour écarter le risque d’une requalification électorale.
    Ainsi sera regardée avec suspicion une initiative de communication qui apparaîtrait par trop novatrice si celle-ci venait à se dérouler à proximité de l’organisation du scrutin.
    Une commune qui n’aurait pas pour habitude d’inviter la population à l’inauguration d’un bâtiment public encourt le risque, si elle se hasardait à une telle initiative en période électorale, de se voir soupçonnée d’avoir recherché un effet électoral.
    A l’inverse, une collectivité coutumière de ce genre de manifestations est autorisée à poursuivre sa pratique habituelle.
    [il suffit d'anticiper pour se protéger]
    Le juge vérifiera cependant que les inaugurations correspondent à des réalisations véritables, que le coût de la communication ou des initiatives qui les accompagnent n’est pas exorbitant au regard de l’ordinaire et qu’elles n’ont pas, par le contenu de la communication, l’objet de promouvoir un candidat.
  • De même, une grande attention est-elle portée à l’évolution du budget de communication. Si celui-ci peut bien évidemment progresser d’une année sur l’autre, voire prendre en compte un événement exceptionnel, il va de soi qu’il n’est guère envisageable de doubler l’année des élections le montant des crédits normalement affectés aux actions de communication.
    Si un changement de pagination ou de formule éditoriale est accepté, encore faut-il qu’il n’occasionne pas un bouleversement des traditions, notamment financières, de la communication locale. Dans un pareil cas, tout indice de propagande électorale sera naturellement amplifié, la collectivité étant soupçonnée d’arrières pensées électorales.
  • Au-delà de ces premiers critères, et bien évidemment, le juge de l’élection examine, en priorité, le contenu de l’information.
    La notion essentielle permettant d’identifier un risque de propagande électorale est celle du profit électoral qu’en retire le candidat par la valorisation de son image, de son action, ou de son programme.

    Ce sont ces trois obstacles que doit s’efforcer de surmonter la communication municipale.
    Une communication non personnalisée s’analysant davantage comme une information apportée au public que comme la valorisation d’une action, demeure licite.

    [Ex. 1] C’est ainsi qu’une campagne d’affichage sur le recyclage des papiers s’inscrivant dans un ensemble d’actions de communications en faveur de la protection de l’environnement ne constitue pas une campagne illicite (CC, 4 nov.1993, AN Rhône, 2ème).
    Dans cette espèce, le Conseil Constitutionnel a relevé que la campagne de communication tendait à informer le public de l’importance du recyclage des vieux papiers et qu’elle se bornait à porter à sa connaissance les modalités de leur collecte sélective.

    [Ex. 2] De la même manière, un affichage destiné à informer le public sur la mise en œuvre prochaine de travaux d’aménagement n’est pas interdit dans la mesure où il privilégie l’information des habitants, éventuellement en leur présentant les désagréments qu’ils subiront du fait des travaux, et non pas la valorisation de l’ouvrage ou du maître d’ouvrage (CC, 6 oct. 1993, AN Lot, 1ère circonscription).
    En revanche, et dans le même arrêt, le Conseil constitutionnel a critiqué la publication d’un reportage publicitaire inséré dans un journal d’informations, d’un courrier par lequel le maire exposait le programme de développement de sa ville, qu’il entendait mener pour l’année à venir.

    Il est également important de respecter le rythme administratif des actions municipales.
    Ainsi, de nombreux textes législatifs ou réglementaires imposent aux collectivités d’informer les habitants de leurs projets.
    Par exemple : les textes imposent de nombreuses enquêtes publiques relatives aux opérations d’aménagement à l’occasion des DUP ou des études d’impact en cas de grands travaux.
    Les communes n’ont aucune raison, dès lors qu’elles en ont l’habitude, de renoncer à ce type de communication qui peut être importante dans la mesure où les textes n’imposent qu’un minimum d’obligations, laissant aux collectivités la possibilité d’aller au-delà des textes.
    [Ex.3] Ainsi, si la création d’une ZAC peut se contenter d’une information minimale, rien n’interdit aux collectivités de présenter des projets d’urbanisme de manière plus ambitieuse.
    [Ex.4] De la même manière, rien n’interdit aux collectivités, qui en ont l’habitude, de procéder à l’inauguration d’équipements publics.
    Encore faut-il que la date d’inauguration soit dictée, non pas par des motifs électoraux, mais par les délais normaux du processus d’élaboration administrative et de réalisation des travaux.

    Un autre critère fréquemment utilisé est la date de diffusion des vecteurs de communication. En effet, s’agissant d’un document présentant les réalisations d’une collectivité, le Conseil d’Etat s’attachera à la date de sa confection et de sa première distribution pour déterminer s’il entre ou non dans le champ d’application de l’article L.52-1.
    Autant la distribution tardive d’un tel document serait, éventuellement, répréhensible, autant le fait qu’il continue à être mis à disposition de la population dans des endroits publics postérieurement au délai de 6 mois, ne sera pas obligatoirement critiquable.
    [Ex.5] A titre d’exemple, à considérer avec prudence, le Conseil d’Etat a admis la diffusion d’un document intitulé « bilan » qui, eu égard à sa présentation et à son contenu se limitait à une énumération en des termes mesurés des principales actions entreprises par la municipalité et était dépourvu de toute polémique électorale .

    En considération de ces principes du droit électoral, si les collectivités doivent être prudentes et mesurées, rien n’autorise cependant une paralysie de la communication locale.

    Il suffit, mais cela est souvent délicat, de s’en tenir à une information légitime qui ne puisse pas, ou difficilement, prêter le flanc à la critique.
    [Ex. 6] Notamment, rien n’interdit que, pendant la période préélectorale, les magazines d’information continuent à publier un éditorial signé du Maire ou du Président du conseil général, et illustré de leur photographie coutumière.
    De la même façon, dès lors que les magazines comprennent habituellement des photographies des conseillers municipaux et des conseillers généraux, rien ne fait obstacle à ce que ces photographies continuent d’illustrer les articles du magazine s’y rapportant.

    Les tribunes de l’opposition

    L’obligation pour les collectivités locales de réserver, dans le magazine municipal ou départemental, un espace réservé à l’expression des élus de l’opposition est prévue par les articles L.2121-27-1 et L.3121-24-1 du Code général des collectivités territoriales.
    Saisi d’un référé liberté contre la décision du Maire de supprimer, en période préélectorale, la publication des tribunes de l’opposition, le Tribunal administratif de Versailles a considéré que cette suppression porte une atteinte grave et immédiate à l’exercice du mandat des conseillers de l’opposition et méconnaît les dispositions de l’article L.2121-27-1.
    => Aussi, la période préélectorale ne justifie pas que la publication des tribunes libres soit supprimée, au contraire, une telle suppression pourrait être sanctionnée par le juge administratif.
    => De la même façon, le Tribunal administratif d’Orléans vient de restreindre fortement la possibilité pour le Maire ou le président du Conseil général de contrôler le contenu des tribunes libres de l’opposition.
    En effet, dans un arrêt du 5 janvier 2007 , le Tribunal administratif d’Orléans a considéré que le Maire, en tant que directeur de publication, ne détenait pas le pouvoir de s’opposer à la publication d’un article de l’opposition dans la Tribune libre.
    Il a d’ailleurs expressément fait référence à l’article L.52-1 du Code électoral pour préciser que cet article ne donnait pas compétence au Maire pour refuser des articles de l’opposition.

    La possibilité pour le Maire, en tant que directeur de la publication, de vérifier le contenu des articles proposés et, le cas échéant de refuser leur publication s’ils ne rentrent pas dans des sujets d’intérêt local ou s’ils revêtent clairement un caractère électoral, paraît donc devoir être utilisé avec précaution.
    Selon le contenu de l’article, deux attitudes pourront être adoptées.
    En effet, lorsqu’un article sort quelque peu du débat d’intérêt public local pour, par exemple, commenter une politique de dimension nationale, la publication ne pourra pas être refusée.

    En revanche, lorsque, en période préélectorale, l’article revêt clairement un caractère électoral, le Maire, sans refuser pour autant la publication, pourrait néanmoins avertir l’auteur des risques tenant à cette publication.
    L’envoi de ce courrier pourrait conduire l’auteur de l’article litigieux à le supprimer ou, du moins, à l’amender.
    En cas de diffamation ou d’injure, le président de l’exécutif local pourra saisir le juge pénal dans les conditions de droit commun."
    (source elunet, portail de l'action des Elus et de la vie citoyenne, PCF )
  • dimanche 2 novembre 2008

    PS : vademecum des motions du Congrès de Reims

    Trois principales et trois subalternes
    ’Phase terminale ‘ de la course à la succession de François Hollande
    Mardi 4 novembre, les six motions officiellement déposées par les différentes tendances du PS, seront soumises au vote. Quatre d’entre elles proviennent de prétendants au premier secrétariat. Ces six textes dont chacun porte une lettre tirée au sort, sont donc proposés au choix des militants. Essayons cependant de les classer selon leur position politique.

    La plus à gauche : la
    motion C, "Un monde d'avance", est la plus improbable. Non seulement parce qu’elle est présentée par Benoît Hamon et soutenue par toute l'aile gauche du parti (H. Emmanuelli, Mélenchon, Lienemann, Quilès, Dolez, Filoche...), mais parce qu’elle est la plus archaïque. Son programme affiche un PS "décomplexé", qui opère une "clarification nécessaire du parti face au libre-échange et à la puissance publique" : "L'Etat doit redevenir un stratège et non un poseur de pansement."

    Les plus écolos : les "petites" motions
    F et B, portées à bout de bras par des chefs de file proprement inconnus des militants eux-mêmes : le courant Utopia de Franck Pupunat (à gauche) et le Pôle Ecologique de Géraud Guibert (à droite), qui parlent toutes deux de crise environnementale et d'écologie.

    Au centre-gauche : Martine Aubry et sa
    motion D, préconisent de"Changer à gauche pour changer la France". Issue des "reconstructeurs" qui voulaient surtout éviter que le premier secrétaire du PS soit un "présidentiable", donc Delanoë ou Royal, cette motion veut "changer le parti" sans changer son positionnement réformiste, mais néanmoins résolument à gauche, même si la motion n'exclut pas non plus une alliance, à des conditions précises, avec le Modem au niveau local, comme ce fut le cas à Lille, au bénéfice de la Ch’tite Aubry... Cette motion ‘fourre-tout’ insiste également beaucoup sur le rôle de la puissance publique. Elle est soutenue par l'attelage des fabusiens (Bartolone, etc…) et de quelques strauss-kahniens, dont Jean-Christophe Cambadélis, "1ère gâchette" de DSK.
    Les amateurs de taxes lui donneront carte rose pour lutter contre le capitalisme, avec entre autres une taxe sur les ‘superprofits’ ou les entreprises pétrolières et encore une taxe carbone. Elle plafonnera les loyers les plus élevés. Populiste ? Boostée par Nono Montebourg et Laurent Fabius, la Ch’tite Aubry promet aussi une conférence salariale nationale annuelle et tripartite (Etat socialiste, employeurs, syndicats -2 contre 1) pour des négociations salariales d’entreprises : retour garanti à l’étatisme ! C’est le réformisme de gauche…

    Au centre-droit : Marie-sEGOlène Royal et la
    motion E, "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes". Sorti de son frigo, Sa Cynique Majesté Royal, qui se revendique de la social-démocratie certes, mais « réformiste », et teinté d’accents parfois virulents contre les excès du capitalisme, persiste à envisager, avec prudence, une alliance avec le centre. Le centre moribond survivra-t-il à cet écartèlement entre la maire de Lille et l’amère Royal qui ne visent qu’à le pulvériser une bonne fois pour toutes. Pour le reste, l'ex-candidate a repris ce qu’elle considérait comme un programme au temps de la présidentielle bien qu’il lui ait valu 5 poings points dans les gencives…La réformiste ne s’est donc pas réformée et a opté pour la discrétion affectée en se mettant en retrait de la course à la succession de son ex-compagnon, le père de ses enfants : ce n'est pas elle la première signataire de la motion, mais le maire de Lyon, Gérard Collomb, meneur de la contribution des "barons locaux" du parti, avec Frère Rebsamen, Juju Dray et Nono Guérini de Marseille, des seconds rôles qui se sont ralliés à Royal. Celle-ci aligne également les soutiens dans la jeune garde du parti : Vincent Peillon (tiède) et Manuel Valls (volens nolens).
    Les taxes sortiront de terre, en veux-tu, en voilà, comme des champignons : Total, EDF et Areva sont dans le collimateur et les fleurons de l’industrie française n’ont plus qu’à bien se tenir… Dans l’esprit de son show du Zénith (‘stand-up’ à 250.000 euros), elle envisage une ‘cérémonie républicaine’ pour chaque nouveau citoyen arrivé à la majorité. Elle créera le référendum d’initiative populaire : Aux Urnes, citoyens !

    Le plus social-démocrate : Bertrand Delanoë et sa
    motion A, qui garde le même titre que sa contribution : "Clarté, courage, créativité". Le maire de Paris, qui a reçu le soutien de François Hollande, ainsi que –finalement- celui du ‘saumon’ (trans-courants) Pierre Moscovici, résigné,assume sa social-démocratie clairement (nullement réformiste !): il veut "un parti progressiste, résolument écologiste, et profondément européen". Mais n'en oublie pas pour autant sa fidélité à la tradition du PS, car "être socialiste, c'est être fidèle". Notamment à l'ex-"gauche plurielle", donc aux alliances avec les Verts et le PC, du moins ceux d’entre eux qui seraient «socio-démocrates ».
    Bébert Delanoë annonce la création de plus de logements sociaux en France (120.000, chaque année…), mais ne dispose pas du premier terrain ! Il promet de multiplier par …cinq les sanctions financières contre les municipalités (391) qui n’appliquent pas la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de décembre 2000 (soit 20% minimum de HLM) : il lui faudra en effet du ‘courage’ puisqu’il ne manque pas de ‘créativité’. Les adhérents choisiront-ils une motion aussi ‘pragmatiques’ ?

    Petit rappel de la procédure
    Les militants vont lire ces textes (si leur religion n’est pas déjà faite en fonction du taux de passage à la télé), qui définissent une vision de ce que doit être le parti socialiste.
    Ensuite, ils voteront (s’ils sont à jour de leur cotisation (!) pour l'un d'entre eux. Le score de chaque motion déterminera combien de délégués elle obtiendra pour le congrès. Chaque motion peut par ailleurs recevoir les signatures des responsables socialistes qui la soutiennent. L’idée est, évidemment, d'avoir le plus possible de signatures.
    Enfin, les représentants de chaque tendance négocieront un accord pour obtenir une majorité claire. C'est ce qu'on nomme la "nuit des résolutions" (tous les chats sont noirs roses), où les représentants des différentes motions tentent de parvenir à un accord, duquel doit émerger une majorité.

    mardi 20 mai 2008

    Le Service Minimum d’Accueil : comment l’organiser ?

    La PEEP, une fédération de parents d’élèves favorable au SMA
    Les municipalités doivent s'organiser pour aider les familles les plus défavorisées à régler leurs problèmes de garde d'enfants crés dans le service public. LIRE PaSiDupesVademecum de la PEEP pour mettre en oeuvre le SMA:

    Mise en place du service minimum au sein des APE

    Le dispositif élaboré par le ministre de l’Education nationale [a été] expérimenté [pour la première fois] le 24 janvier 2008.
    Au sein de chaque commune, voire de chaque établissement susceptible de voir son fonctionnement ralenti ce jour-là, la PEEP propose aux volontaires d’organiser un service d’accueil des enfants dont les professeurs ont choisi de débrayer.
    Concrètement, chaque recteur d’Académie a adressé aux maires de leurs communes un projet de convention de financement en plus d’une lettre d’intention afin de mettre en place ce service minimum dès le 24/01/08.
    Certains édiles ont d’ores et déjà décidé de ne pas s’associer à ce dispositif.
    La PEEP, elle, fait le choix d’aider les parents et de relayer les communes et les établissements.
    Comment ?
    Une APE qui souhaite s’associer à l’expérimentation du 24 janvier 2008 devra :
    1. Contacter la municipalité pour savoir si le « service minimum » a été mis en place par les élus.
    2. Si tel est le cas, un ou plusieurs membres de L’APE peuvent se proposer nommément pour accueillir les enfants « orphelins de professeurs » ce jour-là. Il est nécessaire qu’un adulte encadre 15 enfants pour le niveau du secondaire, 12 enfants pour les écoles élémentaires et 8 pour les écoles maternelles. La circulaire ministérielle que vous pouvez consulter sur le site
    www.education.gouv.fr
    précise que ce dispositif est financé et que les communes participant à l’expérimentation du 24 /01/08 bénéficient d’une convention qui garantit le paiement pour le service rendu aux familles ce jour-là.
    3. La PEEP rappelle que ses associations affiliées ainsi que les parents d’élèves adhérents à la fédération PEEP sont couverts par ses assurances en cas de sinistre ou de dommages.
    4. Cet accueil se fera sur les heures normales d’enseignement.
    5. Les communes candidates pourront accueillir ainsi les enfants dans les salles de classe et les locaux des écoles.
    6. Pour ce qui est des repas de midi, aucune précision en provenance du ministère sur ce sujet. Il faut pour chaque établissement demander au chef d’établissement si les repas seront assurés par le personnel de service. Si l’ampleur du mouvement social est faible, les repas pourront être assurés. En revanche, dans le cas contraire, s’informer auprès de la mairie pour savoir si le
    prestataire habituel qui livre les repas peut le faire, auquel cas, le déjeuner sera assuré. Dans l’hypothèse où les repas sont préparés et cuisinés sur place et que le mouvement social ne permet pas leur distribution, les parents devront confier un repas froid à leurs enfants, comme ils le font toujours dans ce cas de figure. Les enfants pourront alors pique-niquer dans le réfectoire de l’école ou de l’établissement, surveillés par les non grévistes et/ou les parents volontaires pour le faire.
    A retenir : Douze parents bénévoles permettent à une centaine d’enfants d’être encadrés et à plus de quatre-vingts autres parents de travailler… sereinement.
    LIEN (pdf)