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lundi 16 septembre 2019

Dialogue et concertation ? Le gouvernement annule une rencontre avec les avocats opposés à la réforme des retraites

Le haut-commissaire aux retraites et la garde des Sceaux annulent la veille pour le lendemain

Les trois responsables du Conseil national des barreaux, de la Caisse nationale des barreaux français et de la Conférence des bâtonniers devaient être reçus.

Des avocats, dont la présidente du Conseil national des barreaux, Christiane Feral-Schuhl (au centre), manifestent devant le tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour une \"justice de qualité\", le 15 février 2018.Les représentants des avocats ont été avisés lundi 15 septembre que Jean-Paul Delevoye et Nicole Belloubet n'étaient disponibles pour eux. "Nous ne voyons pas le gouvernement demain [mardi], le rendez-vous a été annulé", a annoncé Maître Marie-Aimée Peyron, bâtonnière de Paris, lundi midi sur franceinfo (ci-dessous).

Macron veut en effet fondre les 42 régimes existants en
un système unique à points, sur la base du rapport Delevoye, mais le tour de passe-passe soulève  l'ensemble des professions libérales.

"Le rendez-vous est reporté sans date, je l'ai appris juste avant d'entrer dans le studio", a assuré Marie-Aimée Peyron. La bâtonnière espère que ce rendez-vous aura bien lieu.

En attendant, les avocats poursuivent le combat dans la rue

Résultat de recherche d'images pour "Paris manifestation pilotes septembre 2019"

Ils manifestent lundi aux côtés de médecins et paramédicaux (kinésithérapeutes ou encore infirmiers libéraux), pilotes, hôtesses et stewards pour défendre leurs régimes autonomes de retraite et contre le système universel voulu par l'exécutif. 
Résultat de recherche d'images pour "Paris manifestation medecins septembre 2019"
Les professions libérales sont en effet assurées de perdre les avantages liés à leur régime particulier, lequel est excédentaire et servirait à renflouer la caisse de retraite générale.
Les avocats, mais aussi les autres professions libérales, manifestent ce lundi à Paris pour défendre leurs régimes spécifiques de retraite.
Ce que ne dit pas la presse couchée, c'est aussi l'aide juridictionnelle qui est menacée : les avocats manifestent donc aussi pour la défense des justiciables.


vendredi 30 mars 2018

Grèves à la SNCF et à Air France: les Français auront bientôt le choix de la concurrence étrangère

Les personnels d'Air France n'ont-ils rien à faire de leurs clients ?

Et si les usagers allaient voir ailleurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Air France panneau annulations"

Le personnel d'Air France est de nouveau appelé à faire grève pour de meilleurs salaires,
vendredi, un troisième arrêt de travail en plus d'un mois qui conduit à l'annulation d'un quart des vols. 
Au fil des grèves, surprise ou non, nos ports français ont perdu de leur crédibilité. Contraints et forcés, entrepreneurs et  voyageurs ont changé leurs habitudes et ont opté pour les ports et chantiers navals du nord. Bon nombre y sont restés...
Le trafic aérien était conforme aux prévisions vendredi matin, soit 76% de vols maintenus, a indiqué un porte-parole de la compagnie. Jeudi, la direction prévoyait d'assurer 80 % des vols long-courriers et autant de court-courriers, à Orly et en province, ainsi que 70 % des moyen-courriers au départ et vers Roissy.
Le trafic intérieur est sacrifié.
A Nice Côte-d'Azur, la moitié des vols Air France (filiale Hop! comprise) sont annulés, selon les prévisions de la deuxième plateforme aéroportuaire française.

Les estimations de grévistes indiquent une mobilisation de 31,6 % des pilotes, livrées par la direction à partir des déclarations préalables,  28,3 % des hôtesses et stewards, 20,4 % des personnels au sol. Les chiffres définitifs seront connus dans la soirée, a indiqué le porte-parole de la direction, des salariés pouvant se déclarer grévistes au moment de leur prise de poste.

Un rassemblement est prévu à 10h00 près du siège de la compagnie aérienne, à Roissy, à l'appel des organisations de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d'hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, Unac, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD).

Ces onze syndicats avaient programmé quatre grèves

Ils ont mené deux grèves les 22 février et 23 mars et en ont programmé deux autres (les 3 et 7 avril), pour obtenir une augmentation générale de 6 %.
Ils jugent insuffisante la politique salariale de l'entreprise, au regard des efforts passés et des bons résultats réalisés l'an dernier. La direction affirme ne pas pouvoir offrir plus, sans fragiliser sa compétitivité et sa croissance.
Une première grève a eu lieu du 9 au 12 septembre 2017, demandant entre autres une revalorisation salariale et le retour des 12 jours de repos supprimés dans le cadre de Trust Together. La deuxième s'est imposée aux usagers du 3 avril 2018 à 00h01 au 3 avril 2018 à 23h59.La troisième est prévue du 7 avril 2018 à 00h01 (pour les départs en vacances de la zone A) au 7 avril 2018 à 23h59.
Malgré l'absence d'accord majoritaire avec les syndicats, la direction a déjà décidé une augmentation générale - la première depuis 2011 - de 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre, ainsi qu'une enveloppe d'augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté...) de 1,4 % dédiée aux personnels au sol.

Avec les 130 millions d'euros d'intéressement, "on arrive à 200 millions d'euros" redistribués, a souligné jeudi le directeur général d'Air France, Franck Terner, en le rapportant au bénéfice d'exploitation de 590 millions d'euros enregistré l'an dernier.

Jusqu'à présent, les tentatives de conciliation de la direction ont été repoussées

Dernier exemple en date : la négociation entamée mardi avec les syndicats de pilotes, en vue de parvenir à un accord "gagnant-gagnant", s'est terminée deux jours plus tard dans un claquement de porte.
"Nous avons quitté la salle de négociations, la direction refusant ne serait-ce que d'écouter nos demandes", a assuré jeudi matin Grégoire Aplincourt, président du Spaf (2e syndicat de pilotes, 21% des voix,et non-signataire de Trust Together), qui n'a rien de commun avec la Société des poètes et artistes de France.

Les pilotes réclament 6 % d'augmentation générale pour tous, alors que la revalorisation de certaines primes ou majorations gonfle la facture de +4,7 %, soit "plusieurs dizaines de millions d'euros", d'après la direction.
Le groupe justifie la modération salariale par des besoins importants en financement, dans un contexte concurrentiel "toujours très agressif".
"Air France a besoin de moyens pour investir afin de ne pas perdre des parts de marché", a ainsi fait valoir Franck Terner jeudi. "Pour distribuer de la richesse, il faut d'abord l'avoir créée", a-t-il rappelé.

La concurrence n'est-elle pas plus responsable, respectueuse et fiable ?

lundi 2 novembre 2015

Air Cocaîne: la juge fait arrêter les pilotes par les gendarmes et scandalise Me Dupont-Moretti

L'avocat de la défense dénonce les "petits abus de droit" de la justice

Lundi à l'aube, les pilotes français 
Pascal Fauret et Bruno Odos, en Dominique
qui ont fui la justice de la Républicaine dominicaine afin "d'échapper à une lourde condamnation pour trafic de drogue", rapporte l'AFP, mais pour être jugés équitablement, selon les autres, ont été "acheminés", selon l'AFP, mais "conduits", selon les autres, par les gendarmes chez la juge marseillaise chargée de l'enquête qui a donné l'ordre de leur humiliation.

Ce comportement de la juge de Marseille interpelle. Au micro de LCI, Me Eric Dupont-Moretti, l'un des avocats des pilotes, s'est dit "scandalisé" du traitement infligé en France aux pilotes qui ont fui après avoir été condamnés à 20 ans et assignés à résidence en République dominicaine. Plutôt que de les convoquer, la juge marseillaise qui instruit l'enquête française sur l'affaire Air cocaïne a fait interpeller les deux hommes à leur domicile où ils se tenaient pourtant à la disposition de la justice. Les gendarmes sont venus les chercher lundi matin, ont révélé des sources proches du dossier.
VOIR et ENTENDRE l'état de la situation politico-judiciaire : 

Les gendarmes se sont présentés aux domiciles de Pascal Fauret, 55 ans, dans la banlieue de Lyon, et de Bruno Odos, 56 ans, en Isère, selon ces sources. Ils escortaient les pilotes dans le cadre de la mise en oeuvre d'un mandat d'amener de la part de la juge d'instruction.

VOIR et ENTENDRE Me Dupond-Moretti laisser éclater son "indignation sur LCI:


En France, on n'extrade pas, mais on embarque...

"C'est une initiative personnelle, il faut arrêter de fantasmer"

Me Eric Dupont-Moretti a grondé mardi, lors d'un point presse avec l'un des deux pilotes français, Pascal Fauret. "Mon réflexe, c'est de retourner dans mon pays", a expliqué ce dernier.
"Fatigué", il "essaie de réaliser qu'[il] est rentré" en France. Au lendemain de la révélation de sa fuite rocambolesque de la République dominicaine, Pascal Fauret s'est exprimé devant la presse mardi. Mais"pas question" alors d'évoquer "les modalités du départ ou l'évasion, comme vous l'appelez", a prévenu Me Eric Dupont-Moretti, qui assistait l'un des deux pilotes français de cette affaire dite Air Cocaïne. "Vous imaginez bien qu'elle [l'évasion] n'a pas été faite seule. En France, elle ne constitue pas une infraction", a rappelé l'avocat, avant d'ajouter plus tard que la fuite n'a pas été organisée par "une équipe de barbouzards qui aurait été financée par l'Etat français". "Il faut arrêter de fantasmer, c'est une initiative personnelle", a-t-il insisté.
VOIR et ENTENDRE la colère de Me Jean Reinhart, interrogé par TF1 la semaine dernière :

"Cette décision, je l'ai prise à titre personnelle après le verdict du 15 août"
qui l'a condamné à 20 ans de prison pour trafic de drogue - dont ils se disent innocents - avec son collègue Bruno Odos et deux autres ressortissants français, explique Pascal Fauret. "A partir du moment où on a affaire à une justice qui ne mène pas d'enquête et qui nous condamne parce qu'on est Français et pas de bons Chrétiens", la seule solution était de fuir. Le pilote raconte avoir été "enfermé 15 jours dans un cachot", puis dans un centre de haute sécurité. "On m'a rasé la tête", se souvient-il, rappelant qu'il était venu en République dominicaine "pour [son] travail".

"Mon réflexe, c'est de retourner dans mon pays" pour "m'exprimer" devant la justice française, affirme-t-il. Me Dupont-Moretti l'a d'ailleurs rappelé : "Il était important que cette évasion de cette justice dominicaine se fasse au grand jour, c'est pour ça que vous êtes ici. Mais pour signifier aussi au juge marseillais que ces hommes ne sont pas en fuite, ils sont à la disposition de la justice [de leur pays]. Il suffit d'une date pour que nous nous rendions à la convocation", a affirmé l'avocat, ajoutant qu'il n'était pas nécessaire de délivrer un mandat d'arrêt. "Ils respirent un peu avec leur famille (...). Ils sont partis et ils ont bien fait de le faire".

Une exfiltration rocambolesque

Les deux hommes étaient les pilotes d'un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l'aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à son bord. Ils ont été condamnés mi-août à Saint-Domingue à 20 ans de prison mais avaient été laissés libres en attendant leur procès en appel.
Des proches ont alors organisé dans le plus grand secret une opération d'exfiltration rocambolesque, par bateau, puis par avion, et ils ont réussi à regagner la France fin octobre, assurant toutefois s'en remettre à la justice française pour prouver leur innocence. Ils attendaient depuis d'être entendus par la juge marseillaise qui enquête depuis février 2013 sur un vaste trafic de drogue transatlantique.
VOIR et ENTENDRE pourquoi les deux pilotes n'avaient pas le droit de retourner en France:




VOIR et ENTENDRE 
le témoignage de l'expert aérien qui a aidé les deux pilotes à s'enfuir:
 

VOIR et VOIR  ET ENTENDRE
l'amertume des deux Français restés en République dominicaine:


VOIR et ENTENDRE
la version publique allégée de BFMTV:
La République dominicaine se "prépare à lancer" un mandat d'arrêt international contre les deux pilotes français.

dimanche 21 septembre 2014

Les non-grévistes subissent des tentatives d'intimidation, dénonce Air France

Depuis 2012, l'agence de presse française révèle de nombreuses pressions sur les travailleurs

La presse officielle ne soutient-elle donc plus les mouvements syndicaux?
Des pilotes syndicalistes d'Air France ont dressé une liste 
de "Jaunes", leurs confrères qui ont choisi de travailler. 
Ils leur interdisent ainsi l'accès aux "jump seats", 
ces strapontins utilisés pour voyager 
gratuitement dans le cockpit.
La "jungle" de Calais reste un sérieux abcès de fixation de la misère migratoire.
Or, depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, les associations ont cessé de harceler le gouvernement et les media détournent le regard. Il en est allé de même cet été à Avignon, de l'empathie coutumière des media pour les intermittents du spectacle qui s'est vite essoufflée. Et on peut citer encore les associations qui ne poussent plus aucun appel dans cette presse, qu'il s'agisse des défenseurs des sans papiers ou des sans abri, alors que l'immigration et le chômage n'ont jamais été aussi haut.   
La direction d'Air France trouve un écho nouveau dans la presse qui fait état de "menaces physiques et verbales" subies par des pilotes qui ne prennent pas part au mouvement actuel de grève. Voilà que des organes de presse relaient un courrier électronique de patrons qui dénoncent des pressions syndicales! Qu'est-ce qui a fait que la presse de gauche ait ainsi changé son fusil d'épaule -et fasse feu- si ce n'est qu'elle est redevenue pro-gouvernementale ?  Et même social-libérale avec Hollande, si l'on songe à son parti-pris contre les "frondeurs".
Une grève "corporatiste", selon la CGT,
favorable à la "lutte des classes" dans l'entreprise...
Le Point a estime que "le conflit qui affecte la compagnie s'éternise" et approuve, selon ses termes, que des patrons comme à Air France "passent à l'offensive"... Le groupe Air France-KLM a transmis dimanche un courrier à l'ensemble de ses pilotes afin qu'ils mettent un terme à des tentatives d'intimidation. Il aurait suffi que des pilotes non grévistes aient rapporté ces misères supposées. "Plusieurs pilotes non grévistes ont fait part à la direction de tentatives d'intimidation par d'autres salariés : menaces physiques et verbales, volonté d'établir et de publier une liste de pilotes non grévistes", indique ce courrier électronique de la direction des ressources humaines (DRH) des pilotes d'Air France, daté du 21 septembre. La direction demande "à tout pilote qui ferait l'objet d'une quelconque menace de se rapprocher de son encadrement" et indique que ces derniers pourront "compter sur le soutien de la direction d'Air France pour mettre un coup d'arrêt à ces comportements", qui, rappelle-t-elle, "sont punis par la loi". On croirait lire un communiqué de "fermeté" de Manuel Valls...
"La direction d'Air France ne tolérera aucun écart et engagera les démarches nécessaires pour punir celles ou ceux qui se livrent à de tels agissements", assure le document. Samedi Manuel Valls n'a pas seulement condamné "énergiquement" les "saccages et destructions par incendie" de deux bâtiments dont l'un, le centre des impôts de Morlaix, mais il a promis des poursuites judiciaires. La justice "indépendante" aura-t-elle cette fois les mêmes indulgences que lors du saccage de la préfecture de Compiègne en 2009? Les six ouvriers de l'usine Continental de Clairoix (Oise), dont Xavier Mathieu (leader syndical CGT, et porte-parole du conflit social Continental), condamnés en première instance à de la prison avec sursis, ont été finalement condamnés à de simples peines d'amendes par la cour d'appel d'Amiens. Pas de prison pour les Conti !
VOIR et ENTENDRE  l'empathie de l'agence de presse gouvernementale pour les usagers:


Chasse aux anti-jaunes
Un porte-parole a déclaré que la direction de la compagnie souhaite "envoyer un message ferme à ceux qui seraient tentés par ce genre d'intimidation et de soutien à ceux qui ont choisi de ne pas faire grève". 40 % des pilotes ne sont pas grévistes, à l'en croire, mais c'est néanmoins entre 50 et 60% du trafic qui est impacté (Grève à Air France : 55% des vols annulés vendredi: une légère amélioration par rapport au jeudi où 60% des vols étaient annulés). "Tout cela rend encore plus urgent le besoin de sortir rapidement de ce conflit", a poursuivi le porte-parole, abondamment repris par la presse.
Dans ce courrier électronique, Air France se flatte d'avoir fait fermer une page du site Facebook "qui avait vocation à faire connaitre les noms des pilotes non grévistes" et souligne qu'une plainte a été déposée". Des pilotes non grévistes avaient informé la direction être recensés sur ce compte baptisé "Anti-Jaunes" avec divulgation d'informations d'ordre privé.

Jean-Louis Barber, le président du SNPL, le syndicat majoritaire chez les pilotes, avait à l'époque affirmé ne pas être au courant de cette initiative, tout en la condamnant. "Nous ne sommes pas au courant de ce compte Facebook. Ce n'est en tout cas pas une initiative du SNPL", avait-il affirmé. "Nous la condamnons évidement. Mais si cela existe, cela montre que la base commence à être incontrôlable", avait-il prévenu.
Le conflit chez Air France est d'ores et déjà le plus long depuis le mouvement social de 1998, qui avait duré dix jours. Celui-ci, qui a débuté le 14, est annoncé pour durer jusqu'au 26 septembre. Ce dimanche, la compagnie prévoit d'assurer seulement 38% de ses vols.

C'est en fait l'ensemble de la société qui est recadrée

Le patron de France 24, 
un journaliste français d’origine libanaise, a fait pression sur ses camarades en leur dictant ses directives de fermeté partisane réduisant l'objectivité des reportages (terminologie, cadrages, etc) anti Etat islamique, débaptisé sur ordre de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, et rebaptisé Daesh, le terme ...arabe correspondant !

On veut croire que les consignes d'Air France, de France 24 et des membres du gouvernement sont des initiatives personnelles isolées et que ce zèle n'affectera pas l'ensemble des rapports sociaux en France. Mais il est bien évident que les syndicats, singulièrement le SNJ, ne permettraient ni la censure de la presse, ni le cadrage des rapports humains entre Français... 

samedi 13 septembre 2014

Grève massive à Air France, à compter de lundi 15

Les privilégiés se rebiffent

Les pilotes clouent les avions au sol sur u
désaccord avec la direction
Une grève importante se prépare chez Air France, annonce le PDG d'Air France, Frédéric Gagey, sur France Inter: la compagnie ne pourra assurer qu'un vol sur deux lundi, au premier jour de grève des pilotes. Les discussions entre les deux parties vont néanmoins se poursuivre pour tenter de trouver un accord.

Les passagers sont appelés à s'adapter

Les pilotes d'Air France veulent protester contre "l'absence de dialogue social sur les orientations stratégiques". Ainsi, ils refusent de donner leur accord à l'expansion de Transavia France, la filiale low-cost que la direction du groupe Air France-KLM 
veut développer ces prochaines années pour pénétrer ce marché en forte croissance dominé par l'anglaise easyJet, 4e compagnie européenne, l'irlandaise Ryanair et de l'espagnole Vueling (une compagnie aérienne à bas prix fondée en 2004 et basée près de Barcelone). Cette dernière fait partie du groupe IAG, holding née de la fusion de la britannique British Airways et l'espagnole Iberia le 8 avril 2010. 
Transavia France est elle-même une filiale de la compagnie aérienne à bas prix néerlandaise transavia.com,  créée en 2005 par Air France-KLM et basée à l'aéroport d'Amsterdam.

Air France va réduire la voilure sur les lignes intérieures et développer Transavia sur les lignes européennes

La flotte de Transavia doit passer de 11 à une trentaine d'avions d'ici à 5 ans. Celle d'Air France va diminuer d'une dizaine d'appareils. Ce transfert d'activité d'Air France à Transavia suppose un transfert des pilotes d'Air France vers Transavia aux conditions de Transavia (grosso modo, plus d'heures de vols pour le même salaire). L'accord avec le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) d'Air France n'a pas été trouvé pour lever l'accord actuel sur le périmètre de Transavia (14 avions). 
Certains transferts de compétence d'Air France à sa filiale low-cost semblent nécessaires pour assurer la fiabilité de l'exploitation. Pour beaucoup, en raison de la gestion difficile de plusieurs pannes d'avions, Transavia est incapable, dans sa structure actuelle, d'absorber une augmentation massive de sa flotte.

samedi 1 novembre 2008

Mot d'ordre de grève à Air France : ça peut attendre décembre !

Menace sur les vols de fin d’année
La grève des personnels navigants était prévue pour la période du 4 au 8 novembre. Le chantage est maintenu, mais la grève est désormais censée se dérouler du 5 au 9 décembre, si les syndicats n'obtiennent pas satisfaction d'ici là.
"Les syndicats considèrent que les négociations entamées avec le gouvernement doivent se prolonger, afin d'obtenir le déblocage des points qui demeurent inacceptables", estiment dans un communiqué commun les huit organisations syndicales (la CFDT-PNC, la CFTC, FO, le SNPNC, SUD aérien, l'UGICT-CGT, l'UNAC et l'UNSA).

La liberté de travailler jusqu’à 65 ans ne séduit pas les hôtesses et stewards
Les navigants refusent plus de liberté
Même sur la base du volontariat, ils protestent contre la possibilité de poursuivre une activité jusqu’à 65 ans et souhaitent obtenir le maintien complet du droit de départ en retraite à 55 ans. Le ministre leur a pourtant promis que ce serait "sous reserve d'en avoir préalablement manifesté l'intention et dans la limite de 5 années".

Discussion parlementaire
  • Les députés
    Les élus de la Chambre basse ont voté en première lecture cette disposition permettant un maintien dans l'emploi des navigants jusqu'à 65 ans, sur la base du volontariat et à condition d'un reclassement au sol dans les dernières années. Entre 55 et 60 ans, la prolongation d'activité des hôtesses et stewards serait possible, si la compagnie peut proposer le reclassement au sol. Dans de nombreuses professions les salariés auraient bien accueilli cette possibilité.
    Si la disposition est votée par les deux Chambres, la limite d'âge pour exercer une activité de pilote ou de copilote pourra passer à 65 ans en 2010, à la condition qu'un seul des pilotes d'un avion de ligne soit âgé de plus de 60 ans. Ce départ plus tardif ne se ferait que pour ceux qui exprimeraient le désir de travailler après 60 ans, qui reste l'âge légal de départ en retraite.
  • Les Sénateurs
    Ils voteront mi-novembre. En cas de désaccord avec le texte voté à l'Assemblée, une commission mixte paritaire réunissant les parlementaires des deux assemblées devrait trancher ensuite, fin novembre ou début décembre.
    Il était donc raisonnable de laisser les élus de la nation débattre.

    Le SNPL-France Alpa, principal syndicat des pilotes de ligne en France, devrait maintenir son préavis de grève du 14 au 17 novembre, au moment du débat au Sénat, pour également faire pression sur les élus contre la possibilité laissée aux navigants de poursuivre une activité.
  • mardi 7 août 2007

    ALTER, c’est quoi ?

    ALTER, syndicat extrémiste de Pilotes d’Air France

    Ils sont entrés en résistance: la désobéissance civile comme moyen de déstabilisation politique est leur arme atomique...

    Un peu d’histoire syndicale (vue par ALTER...)°

    En 1946, dans un transport aérien encore embryonnaire, les navigants ont senti l'impérieuse nécessité de se constituer en organisation représentative.

    C'est ainsi que naquit le SNOAM, (Syndicat National des Officiers de l'Aviation Marchande) regroupant tous les professionnels pilotes, navigateurs, radios et mécaniciens.

    Les démons des particularismes et l'esprit de caste ont fini, dix ans plus tard, par faire éclater cette belle unité et amener la création de syndicats de spécialités : SNPL, SNOMAC, SNORAC, SNA, etc...

    L'esprit de chapelle et l'égoïsme aidant, les menaces planant sur une spécialité condamnée à la disparition au nom du progrès et de la technologie ont stérilisé les actions collectives. Certains navigants non encore menacés, se lavèrent les mains de ce qui pouvait et ne manquerait pas de se produire a plus ou moins longue échéance. Pourtant à brève échéance les mêmes menaces allaient frapper leur propre spécialité.

    Une Fédération Nationale regroupant la totalité des syndicats PN, permit néanmoins un minimum de concertation et un comportement unitaire dans les instances officielles. La coexistence du SNOMAC et du SNPL disparut en 1984 à l’occasion d’un déménagement du SNPL vers Pantin. La Fédération a ainsi cessé d'exister et le chacun pour soi est devenu la règle.

    Le SPAC Air France naissait la même année et se regroupait auprès du SNOMAC.

    Le conflit sur la composition d’équipage des A320 Air Inter amena la naissance du SPAC Air Inter en 1987 suivi du SNPL Air Inter en 1988...

    Ressentant le besoin de s’exprimer d’une seule voix au sein de la compagnie Air Inter, le SPAC Air Inter, le SNPL Air Inter et la section Air Inter du SNOMAC se regroupaient dans l’USPNT Air Inter et disparaissaient au lendemain de la fusion Air France- Air Inter en gardant le seul SNPL Air Inter devenu ALTER.

    Plus tard, avec l'aide d'un SNOMAC à bout de souffle, le SPAC réussit à sortir ALTER d'une USPNT Nationale qui n'a jamais joué son rôle.

    En 1997, à la fusion Air France / Air Inter, le SNPL Air Inter, créé en 1988 avait décidé de garder son appellation d’origine, marque d’un syndicalisme PNT clair et déterminé.

    Des méthodes particulières

    Un " autre syndicalisme PNT" que nous voulions développer à Air France.

    L’Assemblée Générale des adhérents du 17 janvier 2000 a décidé du changement de nom du SNPL Air Inter qui s’appellera désormais : ALTER

    Grâce à la publication régulière du BSPN, un site Web, un FORUM, et par l’engagement clair et constant de son équipe de délégués pour défendre les intérêts de notre corporation, l’action d'ALTER est maintenant largement connue et appréciée à Air France pour ce qu'elle représente : le syndicalisme PNT qui fait " simplement " du syndicalisme ! Tellement reconnue que le syndicat est très minoritaire.

    ALTER tiendra le cap initié par le SNPL Air Inter qui a toujours pratiqué le vrai (sic) syndicalisme, c’est à dire tenu une ligne " pure et dure " sans aucune compromission ni copinage.

    ALTER est très attaché aux principes et aux règles qui gouvernent notre condition de salarié que certains ont tendance à oublier et restera un syndicat plus proche de la défense des intérêts du PNT que de la cogestion prônée par certaines organisations.

    ALTER est une équipe solide avec des syndicalistes expérimentés, d'origine variée [mais confidentielle], qui ne craignent pas les éventuels conflits [qu’ils provoquent] et savent les gérer [ce qui reste à démontrer]. Il attache une grande importance à la cohérence de ses choix et ne se contente jamais de promesses d’un PDG assis, par définition, sur un siège éjectable.

    Nos délégués syndicaux travaillent dans un cadre collégial : il en résulte des décisions qui peuvent parfois être difficiles à prendre mais qui ne sont jamais celles d’un seul homme [sans aller jusqu’à garantir qu’elles sont prises à l’initiative des travailleurs à plein temps, quant à eux…]

    Notre image est celle d’une équipe déterminée ; nous cherchons à offrir au PNT une autre conception du syndicalisme plus proche des intérêts réels et durables de notre corporation. [On sait tout mieux que quiconque et on est meilleurs que les autres…]

    Nous avons besoin des PNT qui adhèrent vraiment à ces idées, à ce syndicalisme qui avait disparu du Groupe Air France.

    Nos revendications ne sont pas originales, elles sont justes [ça rappelle quelqu’un, mais on savait qu’elle n’a rien inventé…] et nous continuerons à les soutenir sans faiblesse [sans archaïsme, ni risque d’ouverture…]

    Faire du syndicalisme simplement, c’est pour Alter améliorer nos conditions de travail, et donc faire changer les choses en tirant ces conditions vers le haut afin de revenir vers une qualité de vie que d’autres ont abandonné pour des raisons quelquefois obscures. [Les camarades de nos camarades ne sont pas nos camarades. D’ailleurs, nous n’avons pas de camarades : ce n’est qu’une notion bourgeoise et décadente…]

    Dans un paysage syndical aux contours mal définis, où certains oublient les intérêts réels du PNT, ALTER propose une alternative claire, un choix lucide.
    Vive la révolution!

    samedi 4 août 2007

    Sans-papiers : des pilotes d’Air France font de la résistance

    Des salariés du secteur public se dressent contre l’Etat-employeur

    Hier, le secrétaire général de la CFDT Air France, François Cabrera, a été parfaitement clair : «Nous refusons que les personnels des compagnies aériennes se transforment en auxiliaires de la police.» Il n'est donc pas question pour lui que les équipages de la compagnie nationale laissent expulser les enfants sans-papiers scolarisés et leurs parents. «On fera tout pour que les personnels ne fassent pas ce sale boulot», ajoute le responsable syndical. Les enfants, non ! Et les adultes, est-ce oui ? Pourquoi les enfants? Parce qu'ils sonts des instruments de la propagande facile fondée sur la compassion. Parce qu’accepter des enfants sans papiers, c’est accepter les parents également sans papiers… Mais le cas des adultes n’a pas le même impact sur la sensibilité des contribuables qui seront ravis de voir grimper leurs impôts, par solidarité…Trois d’un coup !

    Expulsion égale mobilisation, voire grève : tel est l’ultimatum ! C’est la politique consensuelle, à la façon CFDT, mais aussi …RESF, à nouveau ! Le Réseau éducation sans frontières (RESF) avait organisé hier une manifestation à l'aéroport Charles-de-Gaulle. Objectif : empêcher l'expulsion de Feng Xue Cai et Zhiyian Ni, lycéens chinois de 19 ans. De 'jeunes enfants', si on veut, mais en fait des adultes majeurs. Pourtant, quelques heures avant l'heure du rassemblement, les responsables de RESF apprennent que ce ne sont pas eux qui doivent être expulsés mais deux Chinois adultes. Qu'à cela ne tienne, la manifestation à Roissy est maintenue et servira de répétition générale ! RESF étend ainsi officiellement son activité aux adultes, démontrant que l’éducation des sans-papiers d’âge scolaire est bien un prétexte éhonté pour défier l’autorité publique.

    Les représentants de trois syndicats d'Air France sont présents : CFDT, mais également CGT et … SUD, qui est de tous les coups. L’entente de RESF et des pilotes activistes est concertée. Pour RESF, la mobilisation de ces personnels est importante : ils peuvent empêcher un avion de décoller. Ils sont parfaitement conscient d’entrer dans l’illégalité: «S'opposer à une expulsion, c'est se mettre en dehors du cadre de la loi», explique Léon Crémieux, membre du Bureau national SUD Aérien. L'accès aux zones réservées des aéroports exige une habilitation ­ un badge ­ délivrée par le préfet, qui peut également la retirer. «Notre seul pouvoir, c'est la "clause de fatigue". On peut l'invoquer si on ne se sent pas capable d'assumer notre fonction. Et on peut l'utiliser pour cette raison-là. Mais on sera immédiatement remplacé par quelqu'un d'autre», précise Karim Hilem, stewart CGT. Contourner la loi est une technique syndicale de dialogue.

    Tandis que les syndicalistes exposent la situation des salariés d'Air France, les militants de RESF distribuent des tracts attirant l'attention des passagers à destination de Pékin sur le cas des deux Chinois. «Ils risquent d'être vos compagnons de voyage ligotés, menottés et bâillonnés», dit le texte. Une femme promet de semer la pagaille dans l'avion. Si elle refuse d'attacher sa ceinture, l'appareil ne pourra pas décoller. Seul risque : elle pourrait être débarquée et devra répondre d' «entrave à la libre circulation des aéronefs», préviennent les syndicalistes.

    La marge de manoeuvre est étroite. De l'avis général, le mieux placé pour empêcher l'expulsion est le commandant de bord. Pour peu que le futur expulsé se débatte et fasse du barouf dans l'avion, «il peut dire : "je n'embarque pas ce passager"», affirme Léon Crémieux. Mais il devra ensuite s'expliquer devant sa hiérarchie et le préfet.

    Selon les syndicats, la direction d'Air France est «très ambiguë» sur ce dossier. «Elle revendique un humanisme façon PS, mais les expulsions, c'est également un super marché pour Air France», souligne Philippe Decrulle, secrétaire général adjoint de la CFDT d'Air France. Selon lui, les passagers expulsés paient plein tarif, ainsi que leur escorte. Soit 1 200 à 1 500 euros pour un aller simple Paris-Bamako. Somme toute, l’équilibre des comptes d’Air France serait assuré par les expulsions ?...

    Hier, la mobilisation de RESF n'a pas permis d'éviter l'expulsion de Ji Baoefeng et Sun Diguang vers Pékin. Mais, la prochaine fois, les sections les plus radicales des syndicats extrémistes sortiront à nouveau et impunément de la légalité, et réussiront à imposer des clandestins aux Français, et pas seulement à ceux qui par naïveté ne se sentiront ni exploités par les sans-papiers, ni manipulés par les syndicats : l’opinion ne doit pas se laisser berner. Le vote contre la gauche à la présidentiel ne doit pas être rendu caduc: il est une raison d’espérer que force restera à la loi voulue par une majorité de Français.

    La gravité de ces actions anti-démocratiques qui bafouent la volonté du peuple ne doit pas laisser indifférent, car la concertation est évidente : ce qu’on appelle préméditation’ en matière pénale. Crime en bande organisée, quand il s’agit du citoyen lambda, mais une qualification qui ne s’applique pas à des syndicats : la même loi ne s’applique pas à tous !