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mardi 3 avril 2018

Air France : une quatrième grève et un conflit convergent

La mobilisation pour une revalorisation des salaires de la compagnie aérienne ne faiblit pas

Les salariés d’Air France ont reçu un nouvel appel à la grève mardi.

C'est la quatrième fois depuis la fin février, dans un conflit qui se durcit et  converge vers le mouvement  social à la SNCF, les éboueurs ou les universités

Une journée de mobilisation pour les salaires qui coïncide avec le début de la longue grève en pointillés et à rebonds à la SNCF, par sessions de deux jours hebdomadaires, même si les syndicats de la compagnie affirment que la date avait été arrêtée depuis longtemps, sans concertation avec les cheminots. 
En attendant une convergence des luttes, le calendrier social s’accorde au moins aujourd’hui dans la convergence des dates. Les salariés d’Air France sont d’ailleurs appelés à d’autres arrêts de travail les 7, 10 et 11 avril.  : combien, d'ici la fin juin ? 

Les grévistes restent fermes sur leur revendication d’une augmentation générale de 6%

Une intersyndicale regroupant les organisations de pilotes (le SNPL, majoritaire, Spaf et Alter), de personnels navigants (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et au sol (CGT, FO et SUD), coordonne un mouvement social unitaire. 
Un simple "rattrapage de l’inflation", plus que légitime, selon eux, alors que leurs salaires sont bloqués depuis 2011. Les fonctionnaires sont-ils plus favorisés ? Détenteurs de la clé du conflit avec leur capacité à clouer les avions au sol, les pilotes réclament même 4,7% de plus pour arriver à une revalorisation de leur rémunération de l’ordre de 11%.  

Les syndicats estiment que le retour aux bénéfices en 2017 a changé la donne, après plusieurs années d’efforts de productivité imposés par la direction, durant lesquelles ils ont joué le jeu d’une grande modération salariale, afin de ne pas aggraver les pertes de la compagnie, assurent-ils. Une juste répartition des fruits de la croissance qui s’est déjà traduite dans d’autres compagnies, comme l’allemande Lufthansa, par de substantielles augmentations pour les pilotes au terme d’un mouvement social de trois ans qui aura coûté plusieurs centaines de millions d’euros à la compagnie et au citoyen allemand. 

"Je crains que ce mouvement ne dure et coûte fort cher", a mis en garde le responsable du SNPL. Il y a quelques jours, Philippe Evain (Air France) a en effet consulté début mars les pilotes sur le principe d’arrêts de travail pouvant dépasser six jours, approuvé à 71%. 
Pour la direction, qui estime à 25 millions la facture de chaque jour de grève - additionnés aux 20 millions par jour de grève à la SNCF - avec environ 25% des vols annulés, céder à la revendication "pas réaliste" des grévistes reviendrait à hypothéquer gravement l’avenir de la compagnie dont la rentabilité demeure nettement inférieure à celle de ses concurrents. La compagnie a chiffré à 240 millions d’euros le coût d’une telle mesure qui viendrait s’additionner aux 200 millions déjà accordés pour 2018 : 1% d’augmentation générale, 1,4% de hausses individuelles pour les personnels au sol et un accord d’intéressement qui représente 20% du résultat d’Air France, soit 130 millions d’euros à répartir, avec, cerise sur le gâteau, un bonus de 2% par salarié. Au total, a-t-elle calculé, l’augmentation de la rémunération sera ainsi en moyenne de 4,5% en 2018.  

Pas question donc d’aller plus loin et de rogner sur les investissements 

On parle ici de 1,3 milliard d’euros prévus cette année, comprenant l’embauche de 250 pilotes et 1,7 milliard l’an prochain, en acceptant que l’essentiel des 590 millions de bénéfices de 2017, les meilleurs de l’histoire de la compagnie, soit absorbé par des hausses de salaires. 
La marge opérationnelle d’Air France atteint aujourd’hui 4% là où elle est à 9% chez Lufthansa et KLM et 12% chez British Airways. "Pour distribuer de la richesse, il faut d’abord l’avoir créée", a résumé Franck Terner, le PDG d’Air France. 

Le mouvement est-il en phase de décélération

La mobilisation n’a guère faibli, lors de la troisième journée de grève, vendredi dernier. Chez les navigants, elle était de 31% de grévistes chez les pilotes et 28% pour les hôtesses et stewards PNC. Elle était en revanche de moins de 10% au sol, selon la direction, un chiffre en forte baisse. 

Un dialogue social aphone s'installe. Les pilotes ont quitté la dernière séance de négociations après seulement quarante minutes de discussion et le directeur des ressources humaines a échoué dans sa stratégie de division syndicale sur laquelle avait dans un premier temps misé. 
Ex-conseiller de Manuel Valls à Matignon, Gilles Gateau entendait s’appuyer sur la CFDT, seul syndicat représentatif réformiste (proche du PS, tant qu'il ne s'était pas écrasé au sol lors des dernières élections) avec la CFE-CGC à avoir signé l’accord de février sur les salaires, pour créer une brèche dans le front syndical. 

L’écart grandissant entre le taux de pilotes grévistes et celui des personnels au sol pourrait-il finir par favoriser un découplage des négociations comme l’escompte la direction ? Cette hypothèse a jusqu’ici été mise en échec par le bureau du SNPL, qui joue à fond l’union intersyndicale avec les autres catégories de personnel pour faire plier la direction. 
En plus de la nouvelle journée de grève déjà prévue samedi 7 avril, les syndicats, qui s’inquiètent que la direction de la compagnie "ne semble pas prendre au sérieux la détermination des salariés et de l’intersyndicale", ont annoncé dimanche de nouveaux arrêts de travail pour les 10 et 11 avril.  

Air France amorce une "inversion de la poussée" ('reverse thrust', pour ce prétentieux de Macron)
Alors que les positions se figent, la direction a réaffirmé son ouverture à poursuivre le dialogue. Selon certaines sources [secret de sources, réelles ou imaginées], elle aurait également, mis sur la table la possibilité d’accéder à une partie des revendications des pilotes en échange d’un élargissement du périmètre d’activité de la filiale à bas coût d’Air France, Transavia. 
Transavia est une compagnie aérienne à bas prix néerlandaise, filiale de KLM [flotte de ...Boeing, essentiellement] et qui fait donc partie du groupe Air France-KLM [depuis 2003]. C'est un peu ce qu'est Flexibus (2011) - ou "cars Macron"- pour la SNCF [dont la filiale d 'autocars OuiBus' prend le relais des chemins de fer !], un moyen alternatif 'low cost' de transport destiné à  briser les grèves.Depuis longtemps, Guillaume Pepy, le président de la SNCF a pris la mesure qui pourrait changer la donne de la grève des cheminots. Ces dernières années, l’entreprise ferroviaire a ainsi créé de nombreuses filiales spécialisées : Ouibus pour le car longue distance, IDVroom pour le covoiturage, Ouicar pour la location de véhicules entre particuliers. "La solution alternative, maintenant, c’est le covoiturage", a-t-il lancé fin mars sur France Inter. La SNCF a d’ailleurs rendu gratuit son service IDVroom pour les passagers pendant la durée des grèves.
Pour se développer et augmenter le nombre de ses appareils (aux coûts d’exploitation réduits), alors qu'elle est pour la première fois bénéficiaire en 2017, Transavia, a besoin d’un agrément des pilotes. Le sujet sera au cœur du plan stratégique à cinq ans d’Air France, que les pilotes se disent prêts à prendre en compte, mais sans pour autant mélanger deux dossiers qu’ils estiment séparés. Autrement dit : d’abord le rattrapage et ensuite la discussion sur l’avenir. "On peut s’attendre à une longue guerre d’usure dans la grande tradition des conflits à Air France, pronostique un spécialiste, selon lequel l’attitude de l’Etat pourrait faire pencher la barre dans "un sens ou dans l’autre. S’il reste en dehors comme lors des précédents conflits, ce sera vu comme un encouragement pour la direction à tenir bon. Mais s’il s’en mêle, le dossier prendra un tour très politique, comme l’espèrent les syndicats et alors là, difficile de prévoir l’issue".

lundi 2 novembre 2015

En redressement, FRAM est en attente prolongée d'un éventuel repreneur

FRAM en redressement, dans l'attente d'un éventuel repreneur

Au bout d'une longue agonie, 
Fram est dans l’urgence
Le voyagiste toulousain FRAM a été placé vendredi en redressement judiciaire par le tribunal de Commerce de Toulouse, pour une période de six mois avant une éventuelle reprise par le seul intéressé à son rachat, Karavel-Promovacances, qui s'est dit prêt à reprendre les trois quarts des effectifs.
Après une lente agonie qui s’est précipitée avec la procédure d’urgence, ouverte par la déclaration de cessation de paiement et le dépôt de bilan jeudi 29 octobre de Fram, fondé en 1949, le tribunal de Commerce de Toulouse a placé ce vendredi le voyagiste en redressement judiciaire. La période d'observation durera jusqu'au 30 avril 2016. 
L’objectif est désormais de finaliser, dans un court délai d’une quinzaine de jours, la reprise de Fram. Une accélération rendue possible par une réforme du code du commerce intervenue en 2014, qui instaure un dispositif dit de "prepack cession". Les différentes offres seront ainsi présentées le 18 novembre à 9 h 30. 


Inquiétude des salariés pour leur emploi 

Outre le constat de cessation de paiement des quatre sociétés formant le groupe Fram (Fram Voyage, Fram Nature, Fram Agence et Plein Vent), le tribunal de Commerce a considéré que les offres reçues par le conciliateur sont "satisfaisantes" et a décidé que l'administrateur judiciaire sera  dispensé des "publicités [normalement obligatoires] concernant les offres de reprise". 

Présente à l'audience, Marie-Laurence Vieuille-Feral, la présidente du directoire de Fram (et nièce de l'actionnaire principal Georges Colson) n'a pas souhaité faire de commentaire. 

Une décision qui ne satisfait qu'à moitié les salariés qui s'inquiètent du flou de l'offre de Karavel-Promovacances-LBO France sur le nombre de salariés repris. Ce vendredi après-midi, dans le hall du tribunal de Commerce de Toulouse, une vingtaine de salariés entourait Laye Simakha, le délégué du personnel CGT et secrétaire du comité d'entreprise. Après une suspension de séance, le verdict a été annoncé publiquement. 
Satisfait de voir son entreprise placée en redressement judiciaire et non en liquidation, Laye Simakha, le cégétiste, a cependant souligné plusieurs points de mécontentement pour le personnel. "Le délai pour rendre le jugement et le fait que Maître Christian Caviglioli n'ait pas été écarté du dossier ne nous satisfont pas, a-t-il déclaré. Il a été mandataire ad hoc, puis conciliateur pendant trois ans et nous voilà au bord de la liquidation. Nous souhaitions que les actionnaires historiques ne prennent plus part à l'opérationnel et cela n'a pas été suivi d'effet." 

Karavel-Promovacances, seul repreneur agréé par les syndicats 
Après le retrait de l'offre sino-luxembourgeoise de HNA-Selectour Afat, Karavel apparaît plus que jamais comme le seul repreneur potentiel. "Il n'y aura pas d'autres repreneurs vu la manière dont c'est ficelé, considère Laye Simakha. 

L'offre de Karavel est un projet crédible car il pérennise l'outil industriel, mais il implique un plan de restructuration." Pour le syndicaliste, c'est là que le bas blesse car les salariés n'ont "aucune idée du périmètre du plan" et des conséquences sur l'emploi. "Karavel était parti sur une base de 15 % de l'effectif. Aujourd'hui, on est à 150-200 personnes en moins. Nous sommes dans l'incertitude et nous n'avons plus de marge de négociation. Aujourd'hui, nous sommes amers." 

Flou sur les effectifs 
Jeudi soir, après le dépôt de bilan de Fram, le fonds d'investissement LBO France, qui détient 75 % de Karavel-Promovacances, a confirmé "avoir déposé une offre de reprise du groupe Fram dans le cadre d'un plan de cession concerté et immédiat, dit 'pré-pack'." Concrètement, LBO France - détenue à 100% par ses 10 partenaires et actionnaire de Materne (compotes et crèmes dessert), Payot (produits cosmétiques), Promovacances (voyages et tour opérateur en ligne, CMR (capteurs et systèmes de câblage), Eminence (sous-vêtements), IKKS (prêt-à-porter), ou Alvest (équipements pour services aéroportuaires), etc - propose de "reprendre 77 % des effectifs actuels, soit 356 CDI et l'ensemble des contrats non permanents". 

Une inconnue subsiste: sur quels effectifs le repreneur se fonde-t-il ? 
630, 651, 680, 1.200 ou 1.500, les chiffres les plus divers circulent dans la presse. Selon le service de communication de LBO France, l'offre de reprise porte sur un effectif de 650 salariés, compté le 25 octobre dernier. "Ces effectifs varient entre 630 et 650 avec les emplois saisonniers. Le reste des emplois relève de franchisés et des salariés qui ne sont pas intégrés dans le groupe et donc pas pris en compte par l'offre de Karavel", précise LBO France. 
Une position contestée par la CGT qui affirme que les sociétés étrangères font juridiquement partie du groupe Fram et sont incluses dans la première offre de Karavel : "La cession de titres concerne l'ensemble du groupe, avec les réceptifs et les filiales à l'étranger. Mais peut-être qu'ils dévoilent leur jeu en disant que seules l'activité de tour opérateur et la distribution les intéressent, et non le réceptif et l'hôtellerie." Or, selon une autre source proche du dossier, Karavel ne compterait pas reprendre les sociétés liées à Fram à l'étranger. Quoi qu'il en soit, pour les syndicats, Fram compte aujourd'hui environ 1.200 salariés dont près de 680 en France.

"La situation de FRAM fragilise l'ensemble du secteur"

C'est la crainte de Jean-Pierre Mas, président du Syndicat des agences de voyages (SNAV). Elle impacte l’ensemble de ses fournisseurs, dont Air Méditerranée, compagnie de charters déjà fortement impactée par la baisse d’activité de 20 % du fait du "printemps arabe" et la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi et à la suppression de 85 postes. Or, elle réalise 40 % de son activité avec Fram, qui depuis juillet 2011 subit une concurrence importante de Transavia, compagnie low-cost d'Air France. De nombreuses agences de voyages peuvent aussi souffrir du dépôt de bilan de Fram, comme l’Association professionnelle de solidarité du tourisme, notre fonds de garantie collective qui protège les clients des voyagistes. Il faut donc très vite sauver le soldat Fram."

Fin octobre, la direction de l’entreprise peaufine son dossier avec le seul repreneur déclaré, le français Karavel-Promovacances. Né en 2000, le groupe parisien, spécialisé dans la vente de séjours à bas coût sur Internet, est détenu à 75 % par le fonds d’investissement LBO France. En rachetant Fram, il rejoindrait les poids lourds du secteur que sont TUI, Thomas Cook et Look-Transat. Une belle opération de croissance externe à moindres frais : 50 millions d’euros ont été mobilisés. "Mais ce n’est pas le prix du rachat, explique Jean-Pierre Mas, car actuellement, Fram vaut malheureusement zéro. Karavel peut acquérir Fram pour une somme symbolique, les 50 millions correspondant éventuellement aux investissements qui seront réalisés."

L’occasion de monter en gamme pour Karavel-Promovacances
L’intérêt est double pour Karavel. Sur le plan de l’image d’abord. Très identifié " bas coût" – avec ses marques Promovacances, Tati vacances.com ou Partir pas cher –, le voyagiste affirmait depuis des mois sa volonté de monter en gamme. Karavel devrait, du coup, bénéficier de la réputation à la fois populaire et de qualité de Fram, dont la notoriété reste très forte.
Son directeur, Alain de Mendonça, assurait également en 2014 vouloir développer son réseau d’une quarantaine d’agences physiques pour le porter à terme à 75 sites. Les 50 agences Fram pourraient donc lui permettre d’atteindre cet objectif. "Les gros opérateurs Internet constatent un essoufflement des ventes en ligne et cherchent tous des lieux physiques pour assurer la visibilité de leurs marques, commente Jean-Pierre Mas. L’opposition entre les canaux 'en ligne' et traditionnel n’est plus de saison."
Des agences Fram fermeront sans doute, mais Karavel pourrait asseoir sa couverture de l’Hexagone, notamment dans le sud de la France.

Les trois quart des effectifs seraient conservés
Geoffroy de Becdelièvre, fondateur de l’agence de voyages "sur mesure" Marco Vasco, en est persuadé : le profil de l’acquéreur de Fram est adéquat. "Le rachat de Fram par Karavel-Promovacances me semble un moindre mal, analyse ce fin observateur du marché. Ces dix dernières années, la société s’est spécialisée dans le rachat d’entreprises en difficulté – Partir pas cher, Ecotour, ABC Croisières – qu’elle est parvenue à assainir. L’acquisition de Fram est un vrai défi parce que d’un coup Karavel double de volume. Mais elle a du sens."

Sur le front social, jeudi 29 octobre, Karavel s’est engagé dans son offre à reprendre les trois quarts des effectifs de Fram – 356 CDI et 137 "non-permanents" – sur un total de 651 salariés. "Nous espérons que ce voyage Fram ne sera pas une destination finale, a réagi la syndicaliste CFDT, Thouraya Ferchichi, mais une escale simplement."

samedi 13 septembre 2014

Grève massive à Air France, à compter de lundi 15

Les privilégiés se rebiffent

Les pilotes clouent les avions au sol sur u
n désaccord avec la direction
Une grève importante se prépare chez Air France, annonce le PDG d'Air France, Frédéric Gagey, sur France Inter: la compagnie ne pourra assurer qu'un vol sur deux lundi, au premier jour de grève des pilotes. Les discussions entre les deux parties vont néanmoins se poursuivre pour tenter de trouver un accord.

Les passagers sont appelés à s'adapter

Les pilotes d'Air France veulent protester contre "l'absence de dialogue social sur les orientations stratégiques". Ainsi, ils refusent de donner leur accord à l'expansion de Transavia France, la filiale low-cost que la direction du groupe Air France-KLM 
veut développer ces prochaines années pour pénétrer ce marché en forte croissance dominé par l'anglaise easyJet, 4e compagnie européenne, l'irlandaise Ryanair et de l'espagnole Vueling (une compagnie aérienne à bas prix fondée en 2004 et basée près de Barcelone). Cette dernière fait partie du groupe IAG, holding née de la fusion de la britannique British Airways et l'espagnole Iberia le 8 avril 2010. 
Transavia France est elle-même une filiale de la compagnie aérienne à bas prix néerlandaise transavia.com,  créée en 2005 par Air France-KLM et basée à l'aéroport d'Amsterdam.

Air France va réduire la voilure sur les lignes intérieures et développer Transavia sur les lignes européennes

La flotte de Transavia doit passer de 11 à une trentaine d'avions d'ici à 5 ans. Celle d'Air France va diminuer d'une dizaine d'appareils. Ce transfert d'activité d'Air France à Transavia suppose un transfert des pilotes d'Air France vers Transavia aux conditions de Transavia (grosso modo, plus d'heures de vols pour le même salaire). L'accord avec le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) d'Air France n'a pas été trouvé pour lever l'accord actuel sur le périmètre de Transavia (14 avions). 
Certains transferts de compétence d'Air France à sa filiale low-cost semblent nécessaires pour assurer la fiabilité de l'exploitation. Pour beaucoup, en raison de la gestion difficile de plusieurs pannes d'avions, Transavia est incapable, dans sa structure actuelle, d'absorber une augmentation massive de sa flotte.